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 winibal •• dragons want blood

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Il y avait une légende vieille comme le monde, au sujet des dragons. On les racontait fous, on les racontait avides et perfides, désireux d'amasser toujours plus de richesses, plus de terres, et plus de pouvoir. Ils étaient des êtres puissants, aux corps d'écailles impénétrables par les armes humaines, mais plus que tout, ils étaient des êtres retors. La force brute, les ogres aussi la possédaient. Tout comme les trolls. Les dragons, eux, étaient dotés aussi bien d'un avantage physique – outre leur peau épaisse et leur force évidente, ils avaient des ailes, quand même – que d'un intellect poussé. C'est la raison pour laquelle ils étaient craints, la raison pour laquelle ils furent chassés.

Au commencement, ils étaient traqués, sans terre et sans foyer. Les mages, les druides, avaient formé des congrégations destinées à l'extinction des dragons. Ces derniers n'étaient pas assez nombreux, pas assez organisés pour riposter. Ils se faisaient éradiquer, purement et simplement. Le plus vieux d'entre eux – et il est à noter que les dragons avaient une longévité supérieure à celle des hommes – s'appelait Ghaltar. Il était à l'origine de la légende, et alors qu'il fuyait son pire ennemi, le druide Pomsec, il racontait à qui voulait l'entendre, qu'un berceau de la magie existait. Un berceau caché et protégé par les mages eux-mêmes, mais destiné aux dragons. Une orbe aussi rouge que le feu qui brûlait leurs entrailles. Il ne suffisait que du touché des dragons, pour que sa magie se libère, et que chaque Ailé reçoive le pouvoir de devenir un homme. Le pouvoir d'accéder aux émotions des hommes, à leurs passions, leurs désirs, leurs douces folies. Ghaltar, voyez-vous, faisait partie de cette minorité de dragons, qui jugeait sa race trop animale pour son propre bien. Il était un érudit, et voyait dans l'émotion des hommes, un espoir pour son peuple.

Or il était si vieux, bien trop vieux pour combattre les druides, les mages, pour affronter le courroux de leurs persécuteurs, et aider la race des Ailés à être meilleure. Il ne pouvait que passer le flambeau, raconter sa légende et espérer qu'un autre que lui, accomplirait cette lourde tâche. Il fut exaucé, lorsque Bolt le Furieux décima les gardiens de l'orbe, et s'en empara entre ses griffes. Bolt n'était pas un érudit, il n'avait pas d'espoir ni d'ambitions pour son peuple, autres que celle de prendre le pouvoir sur le continent. Il était fier d'être un dragon, fier d'être puissant. Tout ce qu'il désirait, était une magie plus puissante que lui, pour anéantir ce qu'il restait des druides. Un petit coup de pouce.
Quand les griffes de Bolt le Furieux resserrèrent leur prise sur l'orbe écarlate, il sentit ses ailes rétrécir. Il sentit sa peau mollir, ses membres s'affiner. Il se posa avec fracas sur le sol, avant que son dos ne soit plus qu'un dos d'homme. Avant que sa transformation ne soit complète. Il était devenu l'un de ceux qu'il avait tués, l'un de ceux qu'il détestait : un faible terrestre, si fragile, si vulnérable. Épris de colère, Bolt le Furieux jeta l'orbe contre la roche, provoquant sa destruction. Alors la magie contenue dans l'artefact se libéra, et toucha chaque dragon, chaque Ailé vivant sur ce continent, et sur les autres. Désormais, ils avaient tous un homme à l'intérieur, une part de faiblesse, une part d'émotions. Chacun sentit la magie le traverser, la vulnérabilité les toucher. Ghaltar, ce soir-là, ferma les yeux comme un homme, et s'éteignit dans la plus grande des plénitudes.

_________________

Il s'appelait Winter, et il était un dragon blanc, un dragon de lune dont le feu était bleu, intense et hivernal. Le feu qui vous glace avant de vous dévorer brûlant. Mais il ne prenait que rarement son apparence d'Ailé. La majeure partie du temps, Winter se promenait sous les traits d'un jeune homme, un oriental qui aurait traversé les mers. Avant, il vivait sur l'île de Forggia, mais son frère jumeau avait voulu changer d'air. Ils avaient donc vogué ensemble vers l'horizon, et étaient arrivées sur le littoral, puis avaient voyagé jusqu'aux terres brûlées. C'était l'histoire qu'ils racontaient, quand on leur demandait d'où ils venaient. Parfois, cette histoire changeait un peu – ils n'étaient pas frères, ils étaient amants, et alors ils pouvaient s'adonner aux pires vulgarités en public. Ils s'amusaient des regards choqués, des insultes outrées. De toute manière, la plupart des terrestres qu'ils croisaient ne passaient pas la nuit.

Son jumeau était son amant, était son confident, était sa bonne et sa mauvaise conscience. Depuis toujours ils avaient ce lien, cette ambiguïté salement dérangeante, grandement rafraîchissante. Winter n'existait pas sans Hannibal. Il cria au loup alors que la nuit était d'encre, et la lune bien pleine leur souriait doucement. Son frère lui donna un coup de coude avant d'éclater de rire. Une passante accéléra le pas, serrant le bras de son époux ; ils ressemblaient à deux pochards, peut-être parce qu'ils avaient en effet trop bu, titubant dans les rues à la recherche de leur prochaine proie. « We could destroy this entire village! » s'esclaffa Winter. Il avait faim de sang, faim de vengeance. Il se souvenait encore avoir vu bien des siens périr sous les coups des mages, des druides, des siècles plus tôt. Des millénaires plus tôt. Il fit quelques pas rapides et se planta devant son autre. Un vrai miroir. « And then, I'll let you fuck me on their dead bodies. » Il rit encore un peu, arrache un baiser passionné à Hannibal. Puis ils se séparent, et Winter laisse un soupir de frustration s'échapper de ses lèvres. « Come on! Let's have some fun, let's be killers tonight! » Il se retourne et scrute les quelques passants, il cherche leur victime, cherche la peau qu'ils goûteront et mâcheront entre leurs lèvres salies, avant de baigner et baiser dans son sang. « Like any other night, really. » murmura-t-il pour lui-même tandis qu'il observait les visages de chacun. Ses yeux perçants s'arrêtèrent sur une jeune femme, vêtue lourdement pour un mois de printemps. Elle gardait la tête baissée, et s'affairait à nettoyer le perron d'une cahute, comme si elle allait pouvoir en enlever la saleté. Winter ne demanda même pas l'avis de son frère, et s'approcha d'elle. C'était la victime parfaite, elle en avait l'allure et l'attitude, le corps et les manières. « You need to scrub harder than that, if you want to remove any dirt. » Elle lève un regard curieux, mais timide, vers lui. Il offre son plus beau sourire, et fait signe à Hannibal de le rejoindre. « My brother and I would be happy to help. We know our way around this. » Ses lèvres s'étirent encore, ses dents apparaissent. « Dirtiness, I mean. »


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Dernière édition par Winter Sekhmet le Jeu 7 Avr - 23:22, édité 1 fois
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Il s'appelait Hannibal. Un nom plein de pouvoir. Un véritable nom de dragon. Un dragon d'orage et de mauvais présages. Un dragon aux écailles aussi noires qu'étaient celles de son jumeau, de son frère — de Winter. Un dragon au souffle aussi brûlant que celui de son jumeau était glacé; un dragon aussi puissant que son frère. Deux faces d'une même pièce, deux reflets dans un miroir, deux jumeaux, deux frères, deux dragons. Cela faisait bien longtemps qu'Hannibal avait embrassé sa part humaine. Bien longtemps qu'elle régnait en son coeur en reine, bien longtemps qu'il avait abandonné souffle brûlant et ailes majestueuses. Évidemment, parfois, ils reprenaient leurs formes animales pour se déplacer ou pour effrayer certains; pour tuer certains; pour massacrer certains; mais Hannibal préférait son corps d'homme. Ce corps d'homme avait mal, ce corps d'homme saignait, ce corps d'homme était chaud contre celui de Winter. Hannibal ne parlait pas beaucoup; il restait dans l'ombre de son jumeau parce que s'il aimait le corps des hommes, il n'aimait ni leurs langages ni leurs compères: il n'y avait jamais que Winter, Winter, Winter qu'il pouvait supporter. Parmi les dragons, Hannibal se sentait comme un roi; parmi les humains, si ce n'était dans les yeux de son jumeau, Hannibal n'était personne.
Et c'était pour le mieux. « We could destroy this entire village! » s'écrie Winter, alors qu'ils s'accrochent l'un à l'autre, titubant dans les rues du petit village dont ils ont déjà oublié le nom. L'alcool aussi. L'alcool aussi était un excellent avantage d'être un homme, parfois. Le rire grinçant d'Hannibal se mêle à celui de son frère, alors qu'il passe un bras autour de ses épaules pour s'aider à tenir debout, son autre main s'appuyant sur le mur de l'auberge qu'ils viennent de quitter pour éviter qu'ils finissent cul par-dessus tête sur le sol. « And then, I'll let you fuck me on their dead bodies. » Ça aussi. Un autre avantage à être humain. Il a envie de l'embrasser. De l'embrasser là, maintenant, de le mordre et de le prendre contre le mur. Comme si il avait lu ses pensées, Winter se tourne vers lui et plaque ses lèvres contre les siennes; Hannibal répond à son baiser avec ardeur, mord sa langue, lèche ses lèvres. Grogne quand son Autre recule.

Il ne parle pas. Pas besoin. « Come on! Let's have some fun, let's be killers tonight! Like any other night, really. » Hannibal a un sourire sardonique qui s'élève sur les lèvres. Il s'imagine déjà en train de prendre Winter, il s'imagine déjà le faire hurler de douleur et de plaisir, il imagine déjà son corps et son visage; mais maintenant qu'il en parle... quelque chose se réveille en Hannibal. Quelque chose de plus profond que du désir, de plus complexe aussi. Il a envie de voir du sang, ce soir. Il a envie de voir des morts, il a envie de voir de la douleur, des cendres, des flammes. Alors ses lèvres s'ouvrent — bouche ornée de dents trop affutées, d'une langue qui fourche presque alors qu'il sussurre: “ I want to see blood.
Il y a une femme non loin. Une femme sur laquelle le regard de Winter s'attarde. « You need to scrub harder than that, if you want to remove any dirt, » dit-il avant de faire signe à Hannibal de s'approcher à son tour. Il s'exécute avec un mince sourire, observe avec son frère le travail de la femme qui, à genoux, lève vers eux un regard où se mêlent espoir et peur. « My brother and I would be happy to help. We know our way around this. Dirtiness, I mean. » Hannibal rit. Un son désagréable au possible. “ Winter, open the door, ” lâche-t-il simplement sous sa respiration. Le moment suivant, les deux jumeaux se mettent en marche: Hannibal fond sur la femme et lui assène un formidable coup de poing alors que l'autre ouvre en grand la porte de la cahute d'un fort coup de pied. Pas un cri, pas un bruit alors qu'Hannibal glisse sa main sur la bouche de la femme et la tire à l'intérieur, étouffant son hurlement entre ses doigts qu'elle mord au sens. La douleur. La douleur lui fait du bien. Elle lui rappelle qu'il est humain en cet instant précis. Vulnérable. Hannibal referme la porte derrière eux, jette la femme sur le sol. Elle a le visage en sang, les yeux agrandis par la peur et la lippe tremblante. Sur le perron de la cahute, il ne reste que quelques gouttes de sang et la misérable brosse sur laquelle elle s'usait. Derrière les portes closes, en ces temps de trouble, tout le monde s'ignore. Ils seront tranquille.

Hannibal s'apprête à s'approcher de la pauvre femme parterre quand un bruit à sa gauche lui fait tourner la tête. Il indique à Winter de rester en place du regard et s'approche silencieusement de là d'où provenait le bruit. C'est toujours comme ça, entre eux. Au final, c'est toujours Hannibal qui prend les rênes, surtout quand ils chassent, surtout quand ils répandent leur fiel et leur poison dans ce monde.
Hannibal ouvre la seule autre porte du logis. Derrière elle, il y a un gamin. “ Where's me mum? ” Hannibal sourit. “ I found a boy, ” dit-il à haute voix à l'adresse de son Autre. Le gamin semble comprendre trop tard qu'il n'est pas en sécurité ici: il essaie de courir mais Hannibal l'attrape au vol, le met sur son épaule et revient dans la pièce. Il jette le garçon dans les bras de sa mère et les deux se mettent à gémir et à pleurer. Désavantages humains. “ Empty, ” dit-il à Winter, par rapport à la cahute.
Ils se tournent vers leurs victimes de ce soir. Une femme et un garçon. [HRP/#CALLMEDADDY]How will you have them? ” demande-t-il lentement, sa respiration s'accélérant automatiquement alors qu'ils les pensent déjà morts, leur sang sur ses mains, leurs coeurs dans ses mains. “ How will I have you? ” reprend-t-il ensuite d'un ton lubrique, en levant les yeux vers son Autre, une lueur presque fiévreuse au fond du regard. Comme à chaque fois. Sa peau commence à chauffer, son coeur bat trop vite, son pantalon est trop serré. Il a envie de lui. Il a envie de sang.
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Le rire d'Hannibal est un rire vicieux, insidieux, il se glisse sous votre peau et il pénètre vos veines, vos artères, il se mêle à votre sang et le rend noir, pourri, acide. C'est la plus belle chose que Winter puisse entendre, la plus belle chose que Winter puisse goûter. « Winter, open the door. » Bien sûr, il s'exécute. Il a les idées folles, mais son frère les dirige, son frère a le contrôle. Il domine. Il a toujours dominé. Le dragon d'hiver frappe la porte du pied, elle s'ouvre dans un grand fracas. Il voit le corps de la femme glisser sur le sol, jusqu'au milieu du salon. Le spectacle le fait doucement ricaner. Hannibal lui fait garder le silence. Elle veut hurler, elle veut partir, ses petits bras faibles se débattent sans que rien n'y fasse. Cette vision excite Winter – littéralement, il se sent à l'étroit dans son pantalon, il se lèche les lèvres, et quand elle mord les doigts de son frère, quand il voit le sang, il grogne sans retenue.

La porte est fermée. Les conversations s'éteignent de l'autre côté, il n'y a que le silence dans la cahute, la respiration saccadée, terrifiée de la bougresse, et les battements de cœur de Winter, si rapides, si humains. Un bruit sur la gauche. Il tourne la tête, vite. Hannibal lui intime de ne pas bouger, et il prend les choses en main, il prend toujours les choses en main. La voix de son jumeau résonne. « I found a boy. » Le sourire carnassier de Winter s'étend. Les choses deviennent intéressantes. Son autre revient, le gamin sur l'épaule, et il le jette aux pieds de Winter, dans les bras de sa mère. Les deux se tiennent serrés forts, l'un contre l'autre. Ils geignent. Il lève les yeux au ciel. « Empty. » fait Hannibal, après un regard circulaire de la pièce. Mais le bêta n'est pas de cet avis. Il regarde leurs victimes de ce soir, il a faim de leurs peaux, de leurs pleurs, il a faim de leurs cris et de leur mort. « How will you have them? » demande Hannibal. Son ton est lancinant, c'est un supplice pour eux. Un délice pour lui. « How will I have you? » poursuit son frère et le regard qu'il lui lance, est celui du diable en personne, épris d'un désir sauvage et mauvais. Un frisson parcourt l'échine de Winter. Il s'accroupit devant la femme. Elle tient son petit contre sa poitrine, elle le serre si fort qu'elle a les jointures toutes blanches. Du bout des doigts, il caresse la joue du gamin, remonte aux seins de sa mère. « I like it rare – almost raw. Don't you? » Il y a une ombre dans sa voix, l'ombre parfaite de la folie. « Can I play with this one? » demande Winter, en attrapant le menton du petit. Il a les yeux écarquillés, il s'est pissé dessus – le bêta le sent. « Smell that? » Il se tourne vers Hannibal, il explose de rire. « He's all wet and still wearing his clothes. You need a bath, young boy. » Il le relève d'un coup sec, l'arrachant aux bras de sa mère. Elle hurle, mais Winter la frappe au visage, avec son pied. Elle retombe en arrière, sonnée, pourtant toujours en larmes. Il ramène le gamin contre lui, le gamin qui tremble et gémit mais qui n'ose pas se battre, qui n'ose pas fuir. Ce n'est vraiment pas rigolo. « He's not even trying, Han. Can I punish him anyway? » Il pose la question, mais ses pulsions prendront le pas de toute façon, et il n'attendra pas la réponse de son frère. Il ne l'attend pas. Winter plaque le petit contre le mur, il garde ce même sourire figé, trop étiré, sur les lèvres, et il commence à tirer son oreille, tirer son oreille fort et fort et la peau s'élargit, on voit le lobe qui grandit, grandit, qui blanchit et ça craque, ça tire, il hurle alors le dragon met la main sur sa bouche, il tire jusqu'à ce que l'oreille se détache, tranquillement, dans un bruit sonore et désagréable pourtant si agréable aux oreilles de Winter. Le gamin pleure, ses sanglots énervent et excitent le dragon. Il approche son visage, il lèche les larmes, puis il lèche le sang qui coule, qui coule sur sa joue. « Eh, eh, shh, shh, kid. » Winter a presque la voix douce, presque l'air compatissant. « I need you to-- juste ear me out, okay? Ear me out. » Soudain, son sourire revient, plus long encore, plus grand et plus carnassier que jamais. « Get it? Ear me out! » Il tient l'oreille entre ses doigts, la colle devant les yeux du mioche et s'esclaffe. Sa main relâche la pression sur le col du petit, qui se dégage et retourne dans les bras de sa mère. « Ear me out, oh my. I'm on fire tonight! » Winter approche d'Hannibal, ses mains sont pleines de sang mais il les passe autour de la taille de son frère et amant, il mordille son lobe. « Should I take yours too? » murmure-t-il dans un soupir, appuyant d'un coup de bassin son corps contre celui de son alpha. La soirée est à eux.


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counting bodies like sheep to the rythm of the war drums •• Le regard que lui lance Winter est terrible. Hannibal n'a même plus envie de faire semblant, de s'adonner à ce foreplay qui, pourtant, fait toujours effet sur eux quoiqu'il arrive. Il a envie de lui arracher ses vêtements et de le prendre, là, tout de suite, sans égard pour rien et personne; il a envie de lui arracher la peau, lui mordre l'épaule, le faire sien encore et encore et encore, jusqu'à ce qu'il perdre pied, jusqu'à ce qu'ils oublient, jusqu'à ce qu'ils s'oublient l'un dans l'autre, comme c'est supposé l'être, comme ça a toujours été supposé l'être. Hannibal ne touche pas. Il l'observe, sans mot dire, croise les bras pour coincer ses mains sous ses aisselles, dans le vain espoir de contenir sa folle envie de lui sauter dessus; il est une bombe à retardement. Ça arrivera, à un moment ou à un autre, ils le savent tous les deux. Mais il n'y a rien de tel, pour l'un comme pour l'autre, que d'attendre, se faire attendre. Ils sont fous. Complètement fous. Ils sont fous du sang, de la douleur, de la mort, de l'horreur mais surtout, ils sont fous l'un de l'autre.
Alors Hannibal ne dit rien. Observe son frère, son jumeau, son autre; détaille comment son doigt appuie sur la peau du gamin, y creuse des ravins éphèmères, plie la peau trop souple, trop jeune, trop belle, intouchée. Intouchée. Cette idée réveille quelque chose de terrible dans ses entrailles, qui se tordent douloureusement. « I like it rare – almost raw. Don't you? » Hannibal ne répond pas. Winter sait ce qu'il préfère. « Can I play with this one? » Hannibal ne répond pas. Winter sait ce qu'il aurait à répondre. « Smell that? He's all wet and still wearing his clothes. You need a bath, young boy. » Il rit. Ça a des accords discordants. Hannibal ne répond pas. Il l'observe, ses yeux le suivent, il ne bouge pas: une sculpture, une statue, un roi démon enfermé pour toujours dans cette position presque inquisitrice, douloureusement immobile.

Il l'observe torturer le gamin comme si de rien n'était. Il observe le sang couler et sa bouche se remplit de salive. Il observe Winter lécher la peau du gamin et il a juste envie qu'ils soient nus, ensemble. Il observe la mère, qui gémit, qui pleure, qui a envie de hurler mais n'ose pas et il brise seulement son voeu d'immobiilité pour tourner son regard vers elle, la fusiller sur place du regard. Elle croise fièrement le fer avec les billes opalescentes du plus silencieux des deux dragons; relève même le menton mais Hannibal sourit, découvre les dents, lui montre ce qui se cache derrière le masque rigoureusement indolent. Un monstre. Un monstre qui ne s'en cache pas. Mais ses yeux se retournent vite sur Winter. Ils se retournent toujours sur Winter. « I'm on fire tonight! » Il se rapproche et, à chaque pas qu'il fait dans sa direction, Hannibal se détend lentement, relâche la pression dans ses bras, les lâche de chaque côté de son corps, l'attend. Winter passe ses bras autour de sa taille, le serre contre lui. Ils sont si proches. Pas assez. « Should I take yours too? » murmure-t-il à son oreille, ses dents rentrant dans la chair trop fragile, trop humaine, de plus en plus fort jusqu'à ce que la douleur fasse peur — ou ce qui s'en rapproche —, jusqu'à ce qu'Hannibal se défasse de son emprise d'un léger grognement. Sans un mot, il écrase ses lèvres sur celles de son Autre, possessif, impatient, excité et avide, mord ses lèvres et sa langue, glisse ses mains dans son dos, la chute de ses reins, serrant leurs excitations impatientes, relâchant seulement sa bouche pour venir embrasser son cou, y aspirer le sang, croquer la base de son épaule, mordre férocement la carotide.
Il en faut plus. Il en faut toujours plus, il veut plus, il veut tout mais ce n'est pas suffisament, il veut plus, il veut trop, il le veut lui, il les veut tous asservis à lui. Il dépose sur la peau de son amant, de son frère, des plaies en demi-lunes, des marques en demi-teintes: il est à moi, il est à moi, il est à moi et pendant un instant, il se perd dans la douce extase des lèvres de Winter sur sa peau, de sa langue sur la sienne, son corps contre le sien, comme tout est supposé être.

Mais la femme se traîne parterre. Elle gémit et elle essaie d'atteindre quelque chose, quelqu'un, elle essaie de prendre son courage à demain pour se battre, pour hurler, pour se sauver. Hannibal s'arrache des bras de Winter et lui saute dessus, sans même réfléchir, son poing s'abattant sur sa joue dans un craquement sinistre. “ You're not going anywhere, ” siffle-t-il, la voix rauque de plaisir et de colère — deux émotions toujours intrinsèquement mêlées chez lui. “ You, are, not, going, anywhere, ” répète-t-il, assénant son poing à chaque fois sur le visage de la femme. Elle essaie bien de hurler mais ses dents sautent; elle essaie bien de gémir mais son autre bras lui écrase la gorge; elle essaie bien de vivre mais il la tue, rapidement, avec beaucoup de douleur et de peur. Le gamin rugit. Hannibal fait signe à Winter de s'en occuper.
Il s'assied à califourchon sur le cadavre encore chaud. Elle saigne affreusement. Sa bouche est un trou béant écarlate, ses yeux écarquillés sont injectés de sang, son visage est déformé, blafard, teinté de sang, ouvert de plaies, raviné par le temps et l'expérience. Elle a tant vécu — tout ça pour ça. Un véritable tableau de douleur, de peur, de sang et de mort. Un chef d'oeuvre. “ Have you ever bathed in someone's blood? ” demande-t-il finalement au bout d'un moment, relevant le regard vers le gamin auquel il s'adresse. “ Have you ever felt- -  ” Le gamin vomit. Tout sur Winter, tout sur Hannibal, tout sur l'oeuvre d'art. “ Have- have you e-ever- - ” gronde-t-il, soudainement à côté du gamin et de son Autre, l'un qui pleure et l'autre qui l'excite, qui l'excite par sa simple présence, par sa simple existence. Il sent son corps tressauter incontrôlablement — c'est trop, tout ça, c'est trop, le dragon se bat en duel avec l'humain, le dragon veut sentir la puissance de ses muscles monstrueux, le dragon veut hurler, veut détruire, veut enflammer, veut prendre Winter, veut tout détruire, tout détruire, tout détruire.
Mais il n'a pas envie de se transformer tout de suite. Il n'a pas envie de s'enfuir à tire-d'aile tout de suite: il y a tellement de joie à retirer ici, encore, un cadavre à défaire, un gamin à salir, une maison à détruire, des vies à arracher. Alors il se jette sur Winter, parce qu'il sait que c'est la seule manière pour lui de rester humain, de rester lui, de rester en vie, et le propulse parterre, écrasant de nouveau impatiemment ses lèvres sur les siennes, ses mains griffant et arrachant ses vêtements pour en faire un sort au plus vite.

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Hannibal se détache de l'étreinte de Winter, il se retourne et reprend le contrôle. Ses lèvres viennent dévorer celles du dragon d'hiver, il n'y aucune douceur, aucune patience, ces baisers sont sauvages et Winter grogne contre son Autre. Ses mains descendent, s'aventurent sur une peau qu'il connaît déjà par cœur, il expose son cou et le laisse le marquer, au fer et au sang, il le laisse prendre des bouts de lui entre ses dents. Leur proximité n'est pas assez, les corps presque liés ne sont pas assez, ils veulent plus, ils veulent plus. Alors ils serrent fort et ils gémissent dans leur étreinte mais ça ne suffit pas, ça n'est pas assez.

Il n'y avait plus de bruit autour, plus de chandelle, plus de maison, il n'y avait plus rien puis Hannibal le quitte et la réalité revient, brutale. L'odeur du sang, de la peur, celle du désir presque aussi intense que le reste, tout ça frappe Winter et il en ferait une overdose, s'il s'y laissait prendre. La femme cherchait à fuir. Elle traînait sa carcasse vers la porte – et elle l'aurait ouverte, si son Autre ne l'avait pas empêchée. Elle aurait déclenché un massacre, ils auraient rasé le village, si les passants avaient vu le spectacle. Malheureusement pour eux, ils vivraient encore une nuit de plus. Ce dont la femme ne pouvait pas se targuer. Hannibal lui défonça la mâchoire, lui explosa les orbites, les os de ses joues craquèrent avec force et le sang giclait, giclait, éclaboussant le visage de son frère. Des jets vermillon qui lui donnaient la trique, à Winter. Il voulait lécher son frère, goûter le sang, faire l'amour sur ce cadavre encore chaud. Un rugissement le fait tourner la tête, lentement. Le gamin s'est poussé une paire de couilles. Il veut tenter d'abattre Hannibal, mais il n'est qu'un moucheron face au dragon, face à l'orage. Winter l'attrape par le col tandis qu'il cherche à courir. Il se retourne, furieux, et il abat ses petits poings mais ça ne fait pas mal. Pas aussi mal que cette oreille arrachée. Il enfonce son doigt dans la plaie encore ouverte, béante. Il appuie et il contemple le petit qui se met à genoux, qui hurle et qui pleure. Il respire la médiocrité. Puis il vomit. Sur les dragons, sur le cadavre de sa mère. Il vomit et l'odeur rance transpire le désespoir. Quelque chose qui a toujours plu à Winter. Un regard vers son jumeau, c'est tout ce qu'il lui faut.

Le poids de son amant le fait basculer en arrière. Ils sont au sol et leurs baisers reprennent, leurs attaques redoublent. Ils ondulent comme on baise à l'animal, la passion au bout des doigts, ils mordent et ils griffent, ils arrachent et ils gémissent. Hannibal ne sait pas se contrôler, il a des pulsions qui lui dévorent le bas-ventre à chaque fois. Winter doit toujours le calmer. Parce que leur travail ici n'est pas terminé. Il repousse son frère, sans aucune douceur. Il se relève, cherche le petit du regard. « Later, Han. I'm not done playing yet. » Le gamin s'est planqué sous une table. Il suffisait de suivre le sang pour le retrouver. Le dragon d'hiver se permet un nouveau sourire, et d'une voix de fausset, déclame. « Kitty kitty, where are you? » D'un pas léger, il s'approche de la table, il sent le cœur du garçon qui bat plus fort et il l'entend gémir de crainte. Une bonne drogue. Il pose le plat de sa main sous la table, et la renverse avec fracas. Un rire lui échappe. Il se penche, prend le petit dans les bras. Ce dernier n'a plus la force de se battre, ou bien s'est-il simplement résigné, attendant patiemment son heure à lui, sa mort à lui. Pas un grand courageux, hélas. C'est beaucoup moins drôle pour Winter. Il l'amène quand même près du cadavre de sa mère. « Kiss her good night now, would you? » Il ne fait rien. Il ne se penche même pas. De sa voix d'outre-tombe, sa voix de dragon, Winter insiste. « Kiss her. » Tremblant, le gamin s'accroupit, et pose ses lèvres sur ce qu'il reste du visage de sa mère. Les mains de Winter se joignent en un court applaudissement. « Very good! Come now. » Il tend la main, et le petit la prend. Il agit comme un automate. Cette docilité a ses avantages. Winter l'amène près de son Autre. « He put your mama to sleep. Say thank you. » Le gamin murmure, mais c'est à peine audible. « Louder. » fait Winter, tirant sur l'oreille restante du petit. « Thank you, sir. » dit-il. Le dragon d'hiver sourit à pleines dents. Il regarde Han, presque suppliant. « Can I keep him? Pleaaaaaase. » Comme pour aider à le convaincre, il retire son haut, exposant son torse dont les épaules étaient déjà marquées par les morsures de son amant. Avec le tissu, il attache les mains du gamin ensemble. Puis il lui descend le pantalon, et le coince à hauteur de ses mollets pour qu'il ne puisse pas s'enfuir en courant. « You won't even know he's here. » murmure Winter alors qu'il se rapproche de son jumeau, et pose sa main sur son entrejambe. « And if you're worried about him screaming his lungs out, you can still... shut him up. » Prononçant ces quelques mots, Winter effectua une plus forte pression sur le sexe du dragon. Des fois qu'il n'ait pas compris le message.


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La seule chose réelle dans ce monde est Winter. Winter sous ses doigts, sous ses dents, sous sa langue, contre son érection douloureuse, Winter sous son corps, les mains de Winter sur son corps, ses ongles à la surface de sa peau. Hannibal en veut plus. Hannibal veut toujours plus parce que Hannibal veut tout, entièrement, complètement; il veut que son Autre s'abandonne à lui, qu'il s'abandonne en lui. Le théâtre de leurs ébats est toujours différent, toujours malsain. Boue, terre, sang, tripes, vomi, neige, feuilles, rien n'est trop horrible pour eux.
Et Hannibal aime Winter comme ça. Sale. Tainted. Il veut pouvoir caresser son visage après l'acte, il veut pouvoir caresser son corps, laisser sa paume recouvrir ses formes — il dit toujours que c'est pour le nettoyer, que c'est pour enlever les traces crasseuses de leurs ébats. Mais en réalité, Hannibal aime entendre le coeur humain, tellement humain de Winter battre sous sa paume. Ça lui rappelle qu'il y a du sang dans ses veines à lui aussi.
Winter le repousse et Hannibal grogne en essayant déjà de l'attirer à nouveau contre lui, prêt à l'écraser et le force à l'accepter en lui s'il le faut. « Later, Han. I'm not done playing yet. » Hannibal a du mal à respirer. La frustration est terrible, la douleur dans son bas-ventre le tourmente, il suit Winter d'un regard brûlant et colérique, ses muscles jouent sous la surface de sa peau, sa poitrine se soulève difficilement. Ses ongles s'enfoncent cruellement dans ses paumes et pendant que Winter s'amuse avec le gamin, il s'approche de la carcasse de la mère, la dénude et l'observe, sans rien dire. Il a toujours une conscience acérée de la présence de Winter dans la pièce — comme souvent, comme toujours; ils sont sur la même longueur d'ondes, ont été créés dans le même moule; ils sont les Mêmes — et du gamin qui gémit, qui saigne, qui pleure, qui souffre. Alors qu'il observe toujours ce qu'il reste du crâne défoncé de la mère, le sang qui a cessé de couler et la peau qui refroidit lentement. Sa trique est encore plus douloureuse.

« Thank you, sir. »

Hannibal tourne les yeux vers le gamin, difficilement. Il l'observe. Il a peur, il saigne, il pleure à moitié, il a du vomi sur le menton. Pourquoi est-ce que Winter s'intéresse plus à lui qu'à Hannibal?
Maintenant que la pensée est formulée, elle explose.
« Can I keep him? Pleaaaaaase. » « You won't even know he's here. » « And if you're worried about him screaming his lungs out, you can still... shut him up. »
Les mots ne font aucun sens dans la tête d'Hannibal. Il regarde Winter, il regarde le gamin, il grogne légèrement quand les doigts de son Autre se crispent sur son sexe. On le dirait muet ou déconnecté de la réalité, ses yeux opalescents faisant sans cesse l'aller-retour, gamin, Winter, Winter, gamin.
Pourquoi est-ce qu'il l'intéresse autant?
Pourquoi est-ce qu'il le regarde autant?
Ce n'est pas possible.
Pourquoi veut-il le garder?
En a-t-il besoin?
Ce n'est pas possible.
Il ne se rend simplement pas compte qu'il n'en a pas besoin.
De rien.
De personne.
Ils ont juste besoin l'un de l'autre.
C'est tout.
Ça a toujours été comme ça.
Alors pourquoi est-ce que le gamin est toujours là?
Pourquoi le gamin les regarde?
Pourquoi Winter veut que le gamin les regarde?
Ils n'ont pas besoin de ça.
De rien.
De personne.
Juste eux.
Contre tous.
Contre le monde.
Pourquoi est-ce que Winter lui inflige ça?

Is it what you want? ” grogne-t-il finalement, en plantant définitivement son regard sur Winter, le clouant sur place avec une colère peu commune. Oh, Hannibal est lent à s'énerver. Il est rapide à s'agacer, à agir, à bondir, à faire du mal, à avoir des coups de sang. Mais pour l'énerver, l'énerver pour de vrai, il faut le faire. Généralement, il lui suffit de regarder Winter pour se calmer. Pour enchaîner le dragon, pour étouffer la rage, pour se concentrer sur son corps humain, sur le corps de Winter, sa peau contre la sienne.
Mais cette fois, c'est Winter qui est la source de cette colère. Hannibal le repousse brusquement en arrière, sans douceur non plus, et s'approche du gamin en un bond et celui-ci tremble, s'immobilise, gémit. “ Wetting yourself, child? gronde-t-il, un dragon masqué. Is that what you want, Winter? A child's cock still wet with piss? A child's mouth too small for your own dick? ” Hannibal pose la main sur le crâne du gamin, approche dangereusement son entrejambe tendue, seulement protégée d'un pantalon en toile; ses yeux, pourtant, sont tournés vers Winter, même quand il appuie sans vergogne la chute de ses reins contre la joue du gamin. Ses lancent des éclairs.
Plutôt littéralement, d'ailleurs. Les étincelles commencent à vibrer à la surface de son corps, s'enrouler autour de ses muscles, disparaître aux articulations. Il tremble. L'air se charge d'ozone. “ No. You can't keep him.
La sentence est finale. Princière.

La main d'Hannibal qui s'est posée sur son crâne se crispe, ses ongles s'enfoncent dans la peau du gamin et sa force de dragon fait exploser la tête de l'enfant.
Hannibal est entièrement recouvert de sang. Il déplie les doigts et la carcasse sans vie de l'enfant retombe, avant même qu'il ait eu le temps de supplier, de crier, de pleurer. Ses doigts sont plein de matière grise, de morceaux de cervelet coincés sous les ongles. Il ne bouge pas, pourtant. Observe toujours Winter.
Comme toujours. En attendant un signe de sa part ou- ou n'importe quoi, vraiment.
Le silence s'étire une seconde avant qu'Hannibal se mette à marcher vers lui, presque conquérant. Il n'y a plus qu'eux dans la pièce, dans le silence, dans le monde entier.
Eux.
Contre le monde.
Plus personne.
Juste eux.
Winter.
Et Hannibal.
Comme ça devrait être.
Comme ça sera toujours.
Hannibal l'accule contre le mur de la chaumière et sa main encore pleine de substances cérébrales vient se porter à la gorge de Winter, le plaque au mur, l'étrangle un peu trop pour que ce ne soit qu'une menace. “ You think I'd agree to share? ” demande-t-il, presque doucoureux, alors que son autre main va trouver l'entrejambe de Winter, délace les chausses, s'empare sans douceur  de son sexe déjà dur pour le caresser brusquement, ne trouvant du plaisir qu'en lui infligeant de la douleur, aussi douce soit-elle. “ You're mine and mine only, Win.

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Hannibal repoussa Winter avec force, et s'approcha de l'enfant. Sous le coup, le dragon blanc heurta le mur et un sourire un peu fou se glissa sur ses lèvres. Il aimait la rage sourde que dégageait son Autre. Il aimait ses grognements, la fièvre qu'il pouvait lire dans ses yeux et ses paroles. « Wetting yourself, child? Is that what you want, Winter? A child's cock still wet with piss? A child's mouth too small for your own dick? » Il devrait savoir que rien n'intéresse plus Winter, sinon le sang, le feu, le chaos. Les plaisirs charnels sont un passe-temps agréable, un instinct qu'il n'aime pas réprimer, qu'il préfère même sublimer – mais ce n'est pas ça qu'il l'excite. Ce n'est pas la perspective d'une bouche autour de son membre qui le fait bander.
Le spectacle de son frère, pressant le visage de l'enfant contre son entrejambe, sans quitter son Autre des yeux, était de loin bien plus plaisant. Il brille. Il crépite. Le petit est si effrayé, si effrayé. Quel plaisir que cette terreur qui le dépossède de sa propre conscience. On lui ôterait bras et jambes qu'il ne pleurerait même pas. Winter se lèche les lèvres. « No. You can't keep him. » Ce ton profond, alpha, lui fait froncer les sourcils. Hannibal a posé sa domination, et ça le fait durcir un peu plus – mais il n'aime pas qu'on lui refuse ses caprices. Il est le dragon d'hiver, il n'est pas n'importe qui. Le bruit est sourd dans sa gorge, et grimpe jusqu'à ce que le crâne du gamin explose entre les doigts d'Hannibal. Le sang gicle, éclabousse les murs et les meubles, repeint la peau de son jumeau en un rouge qui lui va si bien. Le reste du corps du petit s'écroule. Déjà, les dragons n'y prêtent plus attention. Son Autre approche, félin, et le plaque contre le mur. Sa main s'enroule autour du cou de Winter. « You think I'd agree to share? » Les doigts de son autre main glissent jusqu'à l'aine, s'acharnent à peine sur les lacets qui retiennent le vêtement, avant de saisir le sexe turgescent de son frère. Ce n'est pas une caresse, sinon un acte de possession. « You're mine and only mine, Win. »

Avec force, il attrape le poignet d'Hannibal, le repousse à quelques pas et le toise. De haut en bas. Le sang commence déjà à sécher sur sa peau, il devient plus sombre, il divise son visage en deux. Un côté ange et un côté démon, bouffé par les tâches écarlates. L'érection de son frère déforme le tissu qui le recouvre. Winter sourit. Il fait un pas, un deuxième, et il finit devant son Autre, mais il ne veut pas qu'il le touche. Il lui attrape donc les poignets, il les serre fort et avance son visage. Winter sort la langue. Elle vient titiller le sang séché sur la joue d'Hannibal. Elle glisse sur son cou, et il y pose sa bouche. Il croque le sang, le mange, le boit, il emmène avec lui un peu de la peau d'Hannibal. Entre ses dents elle brille et fond. Ses mains lâchent les poignets. Il a dû comprendre, mais rien n'affirme qu'il se tiendra tranquille. Les dragons ne sont pas connus pour leur docilité.
Winter arrache le haut de son frère. Quelques traînées rouges maculent son torse. Il les suit. De la langue il les suit, s'acharne et mord et suce et lèche. Le voilà à genoux, à embrasser ses hanches, le haut de ses cuisses. Puis il reprend les mains de son frère, et plante son regard dans le sien. Il prend chacun de ses doigts en bouche, en ôte consciencieusement le sang et les dernières traces de matière grise. Il mâche et il avale. Jusqu'à ce qu'elles soient aussi propres qu'à sa naissance. Winter se redresse, se dénude. Il marche jusqu'à la petite mare rougeâtre, s'y assied et commence à se masturber. « I'm yours, Han. Come and take me. »


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Winter le repousse.
Winter n'a pas le droit de le repousser — il a le droit de tout, mais pas de ça. Hannibal sent un feu se réveiller dans ses veines, agiter ses membres d'un frisson terrible et violent: il a envie d'enfoncer ses ongles, ses griffes dans la douce peau tendre et humaine de son frère, de son Autre. Lui rappeler qui domine, qui commande, qui contrôle; lui rappeler, aussi, qu'il est sien tout comme lui-même est le sien. Alors il n'a pas le droit de le repousser, il n'a vraiment pas le droit, et un grondement furieux commence à grandir dans sa poitrine, remonte le long de sa gorge, est seulement maintenu enfermé par une détermination violente toute humaine, alors qu'un muscle vient jouer à la surface de sa peau au niveau de sa mâchoire. Il fait appel à tout ce qui existe en lui pour ne pas lui sauter dessus et le prendre de force, d'autorité, pour lui rappeler qu'il ne peut pas le repousser, qu'il n'a pas le droit et qu'il ne devrait même pas en avoir l'envie.
Mais au moment où Hannibal s'apprête à écraser son poing sur le beau visage de son Autre pour lui faire payer, Winter s'empare de ses poignets et maintient ses bras droits et raides. Le grognement s'intensifie, puis se calme quand il se rend compte que Winter est en train de sourire, de vraiment sourire. Et pour ce sourire, Hannibal pourrait rester immobile pendant très longtemps, très très longtemps. Pour ce sourire, il réduirait le monde en flammes et en sang, pour ce sourire, il n'existe rien qu'il serait incapable de faire. Alors il reste immobile, il le laisse s'approcher, laisse la langue chaude de Winter glisser sur sa peau et bien malgré lui, il ferme les yeux, se concentre sur la sensation de son souffle, sa salive et ses lèvres sur sa peau. Même quand les dents, les crocs, s'enfoncent dans la chair et en retirent un morceau, il garde les yeux fermés et il reste immobile en pensant au sourire de Winter. Il a envie de se toucher. Il a envie que Winter le touche.

La douleur, évidemment, remonte le long de son épaule et il sent le sang, désagréable et chaud, lui coller à la peau, couler entre les vallées et les reliefs de ses muscles. Mais il reste immobile, l'épaule en feu, rouvrant seulement les yeux quand la présence de son Autre s'écarte, vrillant sur lui deux prunelles opalescentes dilatées de désir.
Ses muscles tremblent à force de rester immobiles par la force de sa volonté. Tout son corps tremble, de désir et de colère et de discipline, parce qu'il ne bougera pas, il veut que Winter continue de le lécher, de le mordre, de l'embrasser, de sourire. Pour une fois, il veut bien se soumettre à son désir et son ordre. Il ne s'était jamais rendu compte, avant, combien ça l'excitait de satisfaire son frère. Peut-être qu'il aurait dû le laisser baiser le gamin, finalement.
Mais cette pensée le dégoûte. Non. Personne d'autre que lui. Il n'a pas le droit.
Il le débarrasse du haut de ses vêtements et ses lèvres reviennent sur sa peau — Hannibal se sent entier, complet, alors que la bouche de Winter parcoure son corps, sa langue lèche le sang, ses dents mordent la chair sans douceur mais Hannibal ne veut pas de douceur de toutes façons. Il garde les bras immobiles le long de son corps, les poings serrés, ses phalanges blanchâtres à cause de la pression jouant entre elles pour trouver quelque chose à faire alors qu'il n'a qu'un désir, suprême et ultime: enfoncer ses doigts dans les cheveux de Winter et attirer sa bouche sur son sexe douloureux tant il est excité, le forcer sur son désir pour qu'il le satisfasse enfin.

C'est seulement quand Winter est à genoux devant lui, le visage dressé vers lui, prenant ses mains dans les siennes pour glisser ses doigts dans sa bouche qu'il bouge un peu: juste le visage, qu'il baisse, pour l'observer faire. Ses doigts tremblent un peu, se détendent seulement quand Winter enroule sa langue autour. Il l'observe lécher et astiquer et avaler, il l'observe sans rien dire, essayant d'être aussi immobile que possible mais c'est de plus en plus dur, il a du mal, il a juste envie de le prendre, maintenant et tout de suite. Il veut crocheter son menton, l'attirer à lui, lui enfoncer le nez dans le sang et le prendre jusqu'à ce qu'il lui supplie d'arrêter — sauf que les dragons ne sont pas du genre à supplier, et Hannibal sait que Winter ne le fera pas, alors il continuera, encore et encore, jusqu'à être pleinement satisfait.
Mais il reste immobile, jusqu'à ce que ses doigts soient propres et que Winter se relève. Winter lui tourne le dos, il n'a pas le droit de lui tourner le dos. Mais c'est juste pour aller s'asseoir sur leur peinture, leur mare de sang, l'observant alors que sa main va et vient le long de son sexe. « I'm yours, Han. Come and take me. »
Il est à lui. À lui. À LUI. Juste à lui. Hannibal a l'impression que son coeur va exploser et c'est une impression tellement humaine qu'elle en est nauséeuse. Il a le droit de bouger maintenant alors il s'exécute: l'instant suivant, il est sur Winter, écrasant ses lèvres sur les siennes, ses dents déchirant ses lèvres quand sa langue ne part pas à la conquête de la sienne, une main écrasée sur le sol pour se maintenir en équilibre au-dessus de lui alors que l'autre rejoint la sienne autour de son membre, accompagnant ses mouvements avec plus de brutalité. Il a l'impression qu'il va exploser, qu'il y a trois mille feux d'allumés dans ses veines, sous sa peau. Il déteste ça. Il adore Winter.
Il n'a toujours pas enlevé son pantalon alors il se contente de poser la main de Winter sur la bosse formée au niveau de son propre sexe, alors que ses lèvres se perdent sur sa mâchoire, dans son cou et c'est à son tour de lécher, de sucer, de mordre jusqu'à ce que le sang envahisse sa bouche, jusqu'à ce que Winter gémisse un peu dans le fond de sa gorge. “ Take me? ” gronde-t-il contre sa peau, en la relâchant, sa main autour de son sexe toujours plus brusque, rapide et violente, avant de se perdre plus bas pour aller titiller son entrée, avant d'y rentrer un doigt avide, déjà. “ You whore, ” gronde-t-il, désapprouvant apparemment, pour une seule et bonne raison: Winter l'a demandé, alors il ne le lui donnera pas. Juste pour qu'il “ beg ” supplie, juste pour qu'il le supplie, juste pour qu'il se soumette à lui, encore et encore. Ou alors qu'il se révolte — c'est encore plus drôle, dans ces cas-là. “ Beg for me, répète-t-il, you little whore.
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