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 STEVE → the star spangled man with a plan.

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Steven « Steve » Rogers
the star spangled man with a plan


Identité
Nom et Prénom : Steven « Steve » Grant Rogers. Alias : Captain America. Âge : Techniquement, il a 98 ans, mais il n'a vraiment vécu que 30 ans de sa vie. Lieu de naissance & nationalité : Il est né dans le quartier de Brooklyn à New-York, il est donc Américain. Métier : Leader des Avengers, Champion du S.H.I.E.L.D., bien qu'il se considère plus comme un consultant dernièrement. Superhéros. Statut civil : Célibataire. Orientation sexuelle : Autrefois, il aurait répondu hétérosexuel sans hésiter, la question ne se posait même pas à vrai dire. Il a toujours été attiré par les femmes et uniquement par elles. Mais depuis quelques temps, Steve est un peu confus... Particularités : Super Force, Super Agilité, Super Rapidité, Super Intelligence, Super Endurance.
Il a une grande capacité de Régénération, de meilleurs réflexes, une très bonne mémoire. C'est un tacticien et un leader hors-pair, il a une volonté inébranlable. C'est un maître dans plusieurs arts martiaux, il sait se servir de différentes armes à feux et c'est un As du Bouclier. C'est un artiste, il dessine très bien. Il parle également l'anglais et le français couramment.  Affiliation : Les Avengers, mais aussi le S.H.I.E.L.D.

Interview
Avez-vous peur des Mutants ?  Steve n'est pas vraiment un être humain normal, il serait donc hypocrite de sa part de penser que les Mutants méritent d'être discriminés comme ils le sont. Il a été prouvé que ces personnes étaient une nouvelle mutation de la race humaine, ils n'ont pas demandé à hériter de ces pouvoirs et la plupart font de leur mieux pour apprendre à les contrôler. Steve respecte ces personnes qui tentent de se fondre dans le monde malgré leurs différences. Bien évidemment, ils restent des êtres humains et certains d'entre eux en veulent trop et se servent de leur capacité pour faire le mal. C'est d'eux que Steve a peur, mais il ne fera jamais de généralités, il déteste cela.  
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ? Étant donné que Steve en est un - encore qu'il a toujours beaucoup de mal avec ce terme et ne peut s'empêcher de se sentir terriblement gêné et de bafouiller lorsqu'on l'appelle ainsi - et qu'il est à la tête des Avengers, soit un groupe de Superhéros, il est évident que ce cher Captain America pense qu'ils sont une bonne chose. Il aime l'idée de mettre sa puissance au service des plus faibles, de défendre ceux qui ne peuvent le faire seuls. Avant le Super Sérum, il faisait partie de ces personnes qui malheureusement, n'étaient pas en mesure de se défendre, trop petit, trop maigre, trop malade. Ça ne l'empêchait pas d'avoir un sale caractère mais sans Bucky à ses côtés, il aurait très certainement très mal terminé - tabassé à mort dans une ruelle, par exemple. Steve déteste les caïds, tous ces types qui pensent avoir le droit de blesser des gens sous prétexte qu'ils sont plus forts, il a toujours lutté contre eux et ne cessera jamais de le faire.
Qu'est-ce qui vous a poussé à combattre le crime ? C'est arrivé un peu malgré lui, mais c'était inévitable. Son courage et sa droiture ont fait de lui un héros pendant la guerre, mais pour être honnête, Steve avait simplement l'intention de battre les Nazis, rentrer au pays, finir ses études d'art et fonder une famille. Rien de prestigieux, rien de fantastique, une vie simple. Il n'a pas eu droit à tout cela et lorsqu'il s'est réveillé en 2012, dans un monde qui avait complètement changé mais qui avait toujours besoin de héros pour le protéger... et bien, Steven a rempilé et il ne s'arrêtera probablement jamais.
Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? Lorsque la Seconde Guerre Mondiale a éclaté, Steve a été profondément choqué par ce que les Nazis faisaient aux autres populations qu'ils écrasaient sous leur armée. Il a alors tout fait pour s'enrôler dans l'armée mais n'a cessé d'être refusé. Il était petit, bien trop maigre, asthmatique et le moindre rhume pouvait alors lui coûter la vie.  Personne ne voulait d'un type qui crachait ses poumons au moindre effort dans l'armée. Mais il a continué de s'acharner, jusqu'à être repéré par le Dr Erskine. Créateur du Super Sérum, il recherchait alors le soldat idéal, celui qui pourrait bénéficier de son invention et faire le bien. Steve a prouvé qu'il était cet homme-là et c'est ainsi qu'Erskine et Stark ont fait de lui un Super Soldat. Contrairement à beaucoup d'autres, Steve a donc choisi d'obtenir ces pouvoirs.
Qui connaît votre véritable identité ? Comment faites-vous pour la cacher ? Tout le monde sait que Steven Rogers est Captain America. Entre les comics, les récits de guerre, les ailes de musées réservées aux Howling Commandos, son mémorial, il est difficile d'avoir manqué ce détail important. Ce que le grand public ignore en revanche, c'est que Steve Rogers n'est pas mort en 1945. Lorsque les gens ont vu Captain America lutter contre les Chitauri en 2012, ils ont tous supposé qu'on avait refilé le costume à un autre gars aussi balèze. Le S.H.I.E.L.D. n'a rien fait pour démentir cela et a même alimenté les rumeurs. Aux yeux du monde, Steve Rogers est donc bel et bien mort. Les Avengers, le S.H.I.E.L.D. et les agents de l'HYDRA sont les seuls à savoir qu'il a survécu, alors pour conserver son anonymat, Steve utilise des fausses identités créées par le S.H.I.E.L.D. dans la vie de tous les jours. Lorsqu'il sort au grand jour, il se sert d'un Voile Photostatique afin de modifier légèrement son visage et passer inaperçu. Grâce à Tony, il passe pour un agent de sécurité du département R&D de Stark Industries, ce qui explique son accès à la Tour Avengers.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ? Steve n'est pas certain que mener l'équipe des Avengers soit vraiment un métier mais puisque cela lui permet de vivre alors... pourquoi pas. S'il en est satisfait ? C'est compliqué. D'un côté, Steve aimerait pouvoir arrêter tout cela, car ça signifierait que le monde n'a plus besoin des Superhéros et donc la paix, le calme. C'est un peu pour cela qu'il se bat. D'un autre côté, il a également l'impression de ne pouvoir être utile, d'avoir une raison d'être qu'en situation de crise. Il ne vient pas d'ici, du moins, pas de ce temps-là et même s'il fait de son mieux pour l'accepter, il arrive encore que Steve soit convaincu qu'il aurait mieux fait de mourir en 1945. Alors oui, il est satisfait de ce travail, ça lui donne une raison de se lever tous les jours.


IRL
Pseudo/âge/sexe ; ♠ MOONY/22 ans/F. Fréquence de connexion ; Je passerai tous les jours c'est certain. Que pensez-vous du forum? ; Il est beau, c'est mon bébé.  :shon:   Comment l'avez-vous découvert ? C'est une drôle d'histoire. On déconnait sur les personnages Marvel sur skype, on a fini par se les attribuer, à dire que ce serait trop bien un forum sur ce thème... Là, on a commencé à me harceler, genre "t'as vu comment ce serait trop bien si tu faisais un forum Marvel ?" et j'ai tenté de résister. Finalement, j'ai dit "ok, j'le fais que si on fait tous les 7 partie du staff". Là, j'ai reçu une pluie de "OK" et ben... nous voilà aujourd'hui.   Célébrité choisie ; Chris SO FUCKING HOT Evans. Credits (avatar, icon etc.) ; tumblr, bazzart, pour les détails, voir le profil.


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Dernière édition par Steve Rogers le Ven 7 Aoû - 14:16, édité 5 fois
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chapitre I
i'm just a kid from brooklyn
Il faisait une chaleur terrible et Steven se sentait mal. La gorge coincée dans un col de chemise trop serré, il avait les yeux rivés au sol et faisait de son mieux pour rester debout malgré la fatigue qu’il éprouvait. Il n’avait que huit ans, mais il savait qu’il devait se montrer fort aujourd’hui, qu’il n’avait pas le droit d’être le petit garçon malade, le fardeau. Sa mère était effondrée, elle qui se montrait toujours si forte, même lorsqu’il était si mal que les médecins ne savaient pas s’il passerait la nuit. Elle avait bien essayé de retenir ses larmes, mais lorsqu’ils avaient commencé à descendre le cercueil dans le trou, elle n’avait plus été en mesure de se contenir. Steven leva sa main, toujours froide malgré la chaleur suffocante, et alla la refermer autour des doigts de sa mère qui lui lança un regard ravagé par les larmes. Les poumons méchamment attaqués par le gaz moutarde pendant la guerre, le foie rongé par l’alcool qui était devenu son unique échappatoire pour oublier les atrocités qu’il avait vues, Joseph Rogers avait fini par s’éteindre, une magnifique journée de juillet. Steven était malade depuis plusieurs semaines – enfin, il l’était toujours plus ou moins, ça avait simplement été pire que d’habitude – mais ça ne l’empêchait pas de se tenir là.

Pour dire au revoir à ce père qu’il avait à peine connu, puisqu’il n’avait côtoyé que son fantôme revenu de la guerre. Mais aussi pour soutenir sa mère qui perdait pour de bon un homme qu’elle avait continué d’aimer malgré tout. Steven était triste, c’était son père que l’on enterrait là, après tout. Mais il ne parvenait pas à pleurer comme sa mère. Il s’empêchait certainement de le faire, se sentant déjà suffisamment coupable d’être cet être faible et malade qui causait beaucoup trop de soucis à ses proches. Et puis, si sa mère s’accordait le droit de pleurer pour une fois, alors il devait tenir bon à sa place.
Sa respiration était sifflante, mais il faisait de son mieux pour que ça ne s’entende pas. Il avait chaud et la tête lui tournait un peu. Il pouvait tenir, il l’avait déjà fait. La petite foule amassée dans le cimetière finit par se dissiper, alors ses doigts toujours fermement repliés autour de la main de sa mère, Steven la laissa l’entraîner loin de la tombe de Joseph Rogers. Ensemble, ils prirent la direction du minuscule appartement où ils vivaient à Brooklyn et le garçon s’immobilisa en voyant assis sur les marches de l’immeuble, Bucky Barnes qui l’attendait visiblement depuis un moment. Sa mère esquissa un doux sourire et lui fit signe de rejoindre son ami avant d’entrer chez eux certainement pour pleurer plus encore.

« Ça va ? » lui demanda Bucky en s’avançant vers lui, les sourcils froncés. Steven hocha la tête et se força à esquisser un sourire, mais son jeune ami lui lança un regard désapprobateur. « Je… » essaya-t-il de dire mais il fut coupé par une violente quinte de toux qui le secoua et l’empêcha pendant un moment de reprendre son souffle. Lorsqu’il parvint à inspirer de nouveau, Bucky avait posé une main entre ses omoplates pour l’encourager silencieusement. Alors Steven sentit sa gorge se nouer et alla meurtrir sa lèvre inférieure de ses dents. « Ça va aller, » murmura Bucky et le garçon secoua la tête. Un hoquet secoua ses épaules et les larmes se mirent à rouler le long de ses joues pâles et creuses. Avec un soupir, James referma ses bras autour de lui et Steven se laissa enfin aller à sangloter, parce que son père était mort et il n’avait plus besoin d’être fort pour qui que ce soit, là avec Bucky.


Steve jeta un regard à la boîte de fusains que sa mère lui avait acheté à son entrée à l’école d’art. Il ne l’avait presque pas utilisée, parce qu’elle avait coûté très cher et elle avait déjà mis toutes ses économies dans les frais d’inscription. Elle l’avait rassuré en lui disant qu’il pourrait la rembourser puis payer ses études en se trouvant un travail, ce qu’il avait fait. Puis sa mère avait attrapé la tuberculose et ne s’en était jamais remise. Pour pouvoir l’enterrer à côté de son père, Steve avait été forcé d’utiliser l’argent qu’il avait mis de côté pour ses études et à présent il n’avait plus rien. S’il ne trouvait pas une solution rapidement, sa mère aurait dépensé toutes ses économies pour rien puisqu’il ne pourrait pas finir ses études. Bien évidemment, Bucky lui avait proposé de l’aider à trouver un travail, quelque chose qui payerait mieux, qui lui permettrait de mettre de l’argent de côté plus rapidement. Ce n’est pas que Steve est trop fier pour accepter. Il y a peut-être un peu de ça bien sûr, mais c’est surtout que pour une fois, il voudrait s’en sortir tout seul. Pour une fois, il voudrait cesser d’être le fardeau, le gamin trop maigre, trop faible et trop malade, que tout le monde doit toujours aider. Comme s’il ne pouvait pas ne serait-ce que marcher tout seul. Il n’était pas trop fier, il recherchait désespérément une raison de l’être.
Le jeune homme se laissa tomber sur une chaise et dénoua sa cravate avant de triturer le col de sa chemise pour la déboutonner. Il avait insisté pour être seul mais maintenant que c’était le cas, il n’était plus certain que c’était ce qu’il voulait vraiment. Les murs miteux entre lesquels il avait grandi lui paraissaient brusquement trop petits, trop proches. Inhospitaliers. Maintenant que l’odeur des plats de sa mère ne régnait plus dans la minuscule cuisine, que l’éclat de son rire chaleureux ne résonnait plus dans toutes les pièces, il n’avait plus aucune envie de se trouver ici. Sans Ma Rogers pour donner vie à cet endroit, il n’y avait plus que tous les mauvais souvenirs. Cette fois où il avait voulu l’aider à porter les courses et n’avait réussi qu’à se faire mal en plus de se ridiculiser. Cette fois où il avait été tellement malade que sa mère avait veillé sur lui toute la nuit sans dormir, de peur qu’il cesse de respirer et de ne pas pouvoir intervenir à temps.
Il avait promis à Bucky que tout irait bien, qu’il pouvait le faire. Mais il en était incapable. La gorge nouée, Steven se redressa d’un bond et sortit de cet appartement dans lequel il suffoquait déjà. Là, assis sur les marches de la cage d’escaliers, Bucky n’avait pas bougé. Parce que James savait qu’il voudrait jouer au dur et refuser son aide. Parce qu’il savait qu’il ferait de son mieux et lutterait de longues minutes. Mais il savait aussi que c’était trop difficile pour lui et qu’il avait besoin de son meilleur ami, parce qu’il venait d’enterrer sa mère, aujourd’hui.
Bucky ne dit rien. Il se contenta de se lever, d’avancer vers lui, forçant Steve à lever la tête pour continuer de le regarder, les dents plantées dans sa lèvre inférieure, parce qu’il se sentait stupide. Bucky esquissa un sourire, pas cette stupide grimace qu’il adressait aux filles et qui les faisait toujours craquer – plus jeune, Steven avait bien tenté de reproduire ce sourire, seul devant son miroir, ne parvenant qu’à avoir l’air ridicule -, non, celui qu’il n’adressait qu’à lui. Celui qui voulait dire « t’en fais pas Stevie, ça va aller, quoi qu’il arrive, j’suis avec toi, jusqu’au bout ». Celui qui parvenait à réchauffer son corps glacé et à lui redonner espoir, même lorsqu’il était cloué au lit avec une énorme fièvre et une toux terrible. Bucky passa un bras autour de ses épaules, le serra contre lui brièvement et ils se mirent en marche, loin de l’appartement où il avait grandi et qui ne rimait plus qu’avec désespoir, maintenant que sa mère ne l’habitait plus.


Ce n’était pas faute d’assurer à Bucky qu’il n’avait pas besoin de faire ça. Il passait son temps à lui répéter que ce n’était pas nécessaire, qu’il pouvait sortir et s’amuser sans lui, qu’il ne lui en voulait pas du tout. Mais son meilleur ami restait sourd à tout cela et trouvait toujours un moyen de le traîner à ces stupides double date. Ce n’était pas vraiment compliqué, Bucky n’avait aucun mal de séduire des jolies filles et de leur demander si elles n’avaient pas une copine qui pourrait être intéressée par un ami à lui. Il n’avait pas besoin d’en dire plus. Elles voyaient James et s’imaginaient un double de lui, s’empressaient de dire oui. Mais ce n’était pas un beau brun d’un mètre quatre-vingt qui se présentait le soir venu. C’était Steven et les sourires disparaissaient dès qu’il apparaissait dans leur champ de vision. C’était humiliant. Ce n’était pas l’intention de Bucky bien sûr, lui voulait simplement passer une bonne soirée avec une jolie fille et son meilleur ami. Mais pour être honnête, Steve était convaincu que ces soirées seraient plus agréables s’il arrêtait d’essayer de le caser lui aussi avec une jolie fille.

Les jolies filles ne regardaient pas Steve. Et il ne pouvait pas vraiment les blâmer, il n’y avait pas grand-chose à regarder. En avoir conscience était une chose qui ne l’empêchait malheureusement pas d’en souffrir. Enfin, il préférait encore leur indifférence à celles qui le regardaient comme s’il n’était qu’un insecte. Parmi tous ces maudits rendez-vous, il n’y en avait qu’un qui s’était plutôt bien terminé. Bucky l’avait traîné dans un de ces clubs à la mode, où la musique était forte et où les jeunes de New-York dansaient jusqu’au bout de la nuit. Les hommes soulevaient les dames par la taille avec une facilité déconcertante et elles virevoltaient au rythme endiablé de la musique. Charleston, Jazz roots, Jive, tout n’était que mélange de pas et de couleurs, un véritable flou entêtant que Steve ne pouvait qu’observer.

La jeune fille que Bucky lui avait présentée avait disparu depuis longtemps déjà, il avait cru apercevoir ses cheveux roux, à l’autre bout de la pièce. Le charmant rendez-vous de son meilleur ami dansait avec lui, bien évidemment. Elle était magnifique, avec ses cheveux bruns, ses grands yeux bleus et ses lèvres rouges. Mandy, l’incroyable Mandy. Elle se tenait là sur la piste, le diable au corps et Bucky n’avait aucun mal de la suivre, ses cheveux parfaitement gominés ressemblaient désormais à un nid d’oiseau et sa partenaire le dévorait des yeux. Ils étaient accordés, un magnifique duo qui évoluait sur la piste comme si elle leur appartenait. Et lui se tenait là, assis à sa table, à ne pas savoir quoi faire de ses dix doigts. Il avait fini par sortir un crayon à papier et le calepin qu’il portait toujours sur lui, pour les dessiner. Absorbé par sa nouvelle occupation, il n’avait pas remarqué qu’on l’observait et avait sursauté lorsque Mandy s’était finalement exprimée. « Steve, c’est ça ? » Les yeux écarquillés, il avait levé la tête vers elle et avait bafouillé. Elle se souvenait de son prénom ? Une première. « C’est superbe ! » s’était-elle exclamée avec un large sourire, dévoilant des dents parfaitement blanches et alignées ainsi que des fossettes sur ses joues rosies d’avoir tant dansé. Alors il avait bafouillé encore, avant d’arracher la page contenant son dessin achevé de son calepin, pour lui donner. Les joues brulantes, il avait croisé son regard et elle avait souri à nouveau.
Mandy, l’incroyable Mandy avait accepté son dessin, déposé un baiser sur sa joue, y laissant la marque de son rouge à lèvres, avant de disparaître à nouveau sur la piste pour rejoindre Bucky et lui montrer le croquis qui les représentait tous les deux en train de danser.

Un baiser sur la joue pour le remercier de l’avoir bien représentée au bras de son séduisant meilleur ami, c’était plus que ce qu’il pouvait espérer obtenir. Alors oui, cette soirée s’était plutôt bien terminée. Tous les autres n’avaient été qu’humiliation et indifférence, parce qu’il n’était pas aussi beau que Bucky et il était bien trop timide pour ouvrir la bouche et aligner trois mots intéressants. Et Steven adorait Bucky, de tout son cœur, son meilleur ami était comme un frère et il ne pourrait jamais le remercier suffisamment pour tout ce qu’il avait fait pour lui. Mais très franchement, Steve préférait encore passer la soirée tout seul dans son appartement, que de la passer à voir Bucky virevolter de sourires en sourires pendant que lui avait cessé d’espérer qu’on lui adresse la parole. « T’es prêt ? » s’exclama Barnes et le jeune homme poussa un grognement avant de passer une main dans ses cheveux. Il fusilla son reflet pathétique dans le miroir et soupira. Steve se tourna vers son meilleur ami qui lui adressa un immense sourire. « Impeccable ! » dit Bucky et le blond se renfrogna, grogna une nouvelle fois, puis le suivit hors de son appartement, prêt à passer une nouvelle soirée atroce.
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chapitre II
I don't want to kill anyone. I don't like bullies ;
I don't care where they're from.
« … Hier 7 décembre 1941 - une date qui restera marquée par l'infamie - les Etats-Unis d'Amérique ont soudain été l'objet d’une attaque délibérée par les forces navales et aériennes du Japon. » Steve et Bucky s’étaient tenus l’un à côté de l’autre, le cœur battant, les yeux écarquillés, complètement absorbés par le discours du Président des Etats-Unis qui s’échappait de la radio. Le Japon avait attaqué l’Amérique, la guerre était finalement venue jusqu’à eux. En Europe, des populations entières souffraient aux mains des Nazis et les Etats-Unis avaient décidé de mettre un terme à cela. La guerre pour arrêter la guerre. Leur pays avait besoin d’hommes valides, prêts à s’entraîner pour aller combattre l’ennemi. Ils n’avaient même pas hésité une seule seconde avant de se présenter au bureau de recrutement le plus proche.
4-F. 4-F. 4-F. 4-F. Rejeté car défectueux. Comme un objet que l’on ne mettait pas en vente à cause d’un défaut de fabrication. Bucky avait immédiatement été accepté, il avait reçu son assignation, il allait partir s’entraîner, puis il irait combattre. Et Steve… On ne voulait pas de Steve. Il était petit, faible, asthmatique, trop souvent malade. Même lorsqu’il mentait sur son dossier médical, un coup d’œil suffisait aux médecins. 4-F. Un simple regard et ils se disaient « Mon Dieu, ce type ne tiendra pas une journée. Porter son arme suffirait à le tuer d’épuisement ». Un coup d’œil et ils tamponnaient sa fiche. 4-F et « je te sauve la vie mon gars ». Merci mais non merci. Il s’en fichait pas mal, de tout ça. Pour une fois, juste une toute petite fois dans sa vie, Steve voulait être comme les autres. Comme ces gars, braves et forts, qui décidaient de quitter leur foyer pour arrêter les Nazis.

Être brave ne suffisait pas. Avoir envie de se battre pour une cause ne suffisait pas. Il allait rester là, complètement inutile, pendant que d’autres iraient se faire charcuter. Steven ne rêvait pas de gloire ou de médailles, c’était le cas de certains mais pas le sien. Il voulait juste se rendre utile. Faire quelque chose. Participer. Ne pas toujours être celui qu’on laissait derrière parce qu’il était trop lent.

4-F. Faible. 4-F. Inutile. 4-F. Défectueux. 4-F. Pathétique. Un chiffre et une lettre à l’encre rouge, résumant parfaitement Steven Rogers. Et pourtant, il continuait. Il s’acharnait, comme toujours. Bucky l’avait suffisamment répété, tu ne sais pas t’arrêter, Rogers. Non, il ne savait pas. Il n’abandonnait jamais.
Abandonner, c’était leur donner raison. A la maladie, aux médecins militaires, aux bourreaux. Abandonner, c’était admettre qu’il était faible et inutile. 4-F. Un chiffre et une lettre ne pouvaient pas le résumer. Il était plus que ça, il avait besoin de croire qu’il était plus que ça.


Il était à peine entré dans le champ de vision des autres hommes au camp d’entraînement qu’ils s’étaient tous mis à sourire ou à le regarder comme s’il était complètement dingue. Et ça n’avait rien de flatteur, Steven en avait bien conscience. Oui, il paraissait parfaitement ridicule à côté de ces types, mais qu’importe, vraiment. Le Dr Erskine avait décidé de lui donner une chance et il n’avait absolument pas l’intention de ruiner ça. Il ne savait pas ce que le médecin avait vu en lui, vraiment. Mais il était prêt à le découvrir. Alors il se mit en rang, comme les autres, la gorge nouée et le cœur battant. « Recrues, garde à vous. » fit alors une voix et Steve obéit avant de glisser un regard en coin pour apercevoir la plus belle femme qu’il ait jamais vue. Un uniforme impeccable, des cheveux parfaitement coiffés, de grands yeux bruns, des lèvres si rouges qu’elles auraient fait pâlir Mandy d’envie. Steven déglutit avec difficultés et détourna le regard rapidement, guère enthousiaste à l’idée de se ridiculiser.  « Soldats, je m’présente, Agent Carter, je supervise toutes les opérations dans cette division. » Agent Carter. Il ne tarda pas à remarquer son accent britannique et cela ne sembla que rajouter au charme de la jeune femme, aux yeux de Steve.
« C’est quoi cet uniforme, Reine Victoria ? J’croyais m’trouver dans l’armée des États-Unis moi. » fit alors une voix sur sa gauche et Steve écarquilla les yeux avant de tourner la tête vers l’imbécile qui venait d’ouvrir la bouche. Vraiment ? Il n’était pas un expert, mais il pensait connaître assez de choses sur l’armée pour savoir qu’on ne s’adressait pas ainsi à quelqu’un de plus haut gradé et surtout… Comment osait-il manquer ainsi de respect à une femme ? Bon sang, ce type était répugnant. « Comment vous nommez-vous Soldat ? » demanda Carter en se plantant devant l’homme, l’air parfaitement impassible. Steve ne parvenait pas à détacher son regard d’elle. Il ne devrait certainement pas observer la scène ainsi mais vraiment, c’était plus fort que lui. « Gilmore Hodge, votre Majesté, » répliqua l’imbécile avec un sourire moqueur qui fit grimacer Steve. « Avancez-vous, Hodge. Mettez votre pied droit devant, » ordonna la jeune femme et l’autre s’exécuta, tandis que Rogers fronçait les sourcils, confus. « On va s’bagarrer ? J’connais d’bonnes prises pour vous envoyer en l’air. » Steven avala de travers et manqua de s’étouffer. Comment… Oh bordel, comment osait-il ?
Mais il crut voir le reflet d’un sourire sur les lèvres de Carter et elle décrocha la plus belle droite qu’il ait jamais eu l’occasion de voir à Hodge qui tomba lamentablement sur son postérieur. Steve ricana, c’était plus fort que lui et il ne fut pas le seul, tandis que l’autre imbécile se relevait péniblement. Une voix s’éleva et Carter se détourna, mais il ne l’écoutait pas, il en était incapable, complètement hypnotisé par la jeune femme. C’était ridicule, mais dans sa poitrine, son cœur battait la chamade. C’était mieux que le sourire d’Elizabeth, mieux que le baiser de Mandy sur sa joue, mieux que de remballer une bande de voyous, mieux encore que d’avoir finalement été accepté dans l’armée. Regarder l’Agent Carter coller une droite à un mufle était la plus belle chose qu’il lui ait été donné de voir.  


Les injections avaient été douloureuses, n’importe quelle piqûre l’était, mais il avait surmonté cela en serrant les dents, tout simplement. Une fois qu’ils avaient refermé le caisson en revanche, Steve avait commencé à paniquer un peu. Il ne se savait pas particulièrement claustrophobe, mais cet engin pouvait certainement le traumatiser à vie. Alors Howard Stark avait entamé la procédure et Steven n’était pas certain de pouvoir décrire ce qu’il avait éprouvé. Une légère sensation de brulure et d’étirement, au début. Rien d’insurmontable, vraiment, il avait un peu grimacé et puis voilà. Mais Stark avait continué d’augmenter le niveau de Vita-Ray et la légère brulure avait commencé à le consumer. La sensation d’étirement lui avait peu à peu donné l’impression d’être écartelé. Absolument chaque partie, chaque cellule de son corps était devenue affreusement douloureuse. Il avait continué de serrer les dents, même si les larmes s’étaient mises à couler le long de ses joues brulantes, mais finalement, ça n’avait plus suffi. La douleur était devenue si forte qu’il n’avait pas pu s’empêcher de crier. La voix de Peggy ordonnant à Howard de tout arrêter l’avait brusquement ramené à la réalité. Non, hors de question qu’ils arrêtent, hors de question qu’il soit encore un échec. Alors il leur avait hurlé de continuer et avait serré les poings si fort que ses ongles avaient entamé la paume de ses mains. Il s’était mis à mordre l’intérieur de ses joues pour ne plus crier, pour ne pas passer pour quelqu’un de faible, alors qu'il n'avait eu qu'une envie, les supplier d'arrêter et sangloter, recroquevillé sur lui-même.

Il avait lu le rapport du Dr Erskine qui expliquait en détails les effets du Super Sérum. Il avait pu en expérimenter certains, dès sa sortie du caisson. Il s’était immédiatement senti plus grand et… incroyablement en forme. Puis Erskine avait été assassiné et il s’était lancé à la poursuite de son meurtrier, traversant les rues de Brooklyn à une vitesse folle, pour se retrouver à peine essoufflé. Ces effets-là étaient attendus, ils avaient été les premiers qu’il avait pu tester.

Mais il y en avait des tas d’autres et le Dr Erskine n’était plus là pour lui expliquer, pour le rassurer. Il n’y avait plus que ses notes et elles n’étaient pas suffisantes. Pour la première fois depuis qu’on lui avait injecté le Super Sérum, Steve se retrouvait face à son reflet. Il portait encore le tee-shirt et le pantalon trop petits qu’il avait avant l’injection et il se tenait là, en attendant qu’on lui dise quoi faire, pendant que tout le monde débattait et s’affairait. Il se sentait énorme. Gigantesque. Lui qui avait toujours passé complètement inaperçu, qui avait toujours été capable de se faufiler n’importe où sans être vu, il avait l’impression de prendre toute la place. Et surtout, tous les regards étaient braqués sur lui et il n’avait vraiment pas l’habitude d’être le centre d’attention.
Et il se sentait tellement fort, il ne s’était jamais senti comme ça. Plus de respiration sifflante, plus de douleurs, plus d’essoufflement au moindre effort. Il courait vite, plus vite que n’importe quel être humain. La fatigue qui semblait toujours peser sur ses épaules s’était envolée et il se sentait plus vif, plus alerte. Tout ce qu’il voyait, tout ce qu’il entendait semblait s’imprimer quelque part dans son cerveau.

Il était tellement grand. Il devait faire un mètre quatre-vingt-dix, quelque chose comme ça. Chaque partie de son corps était incroyablement musclée, une chose qu’il n’avait jamais vue chez lui, jamais espéré être un jour. Ses mains lui paraissaient gigantesques, capables de briser n’importe quoi. Ses joues n’étaient plus tristement creusées, sa mâchoire était carrée, même ses cheveux semblaient avoir plus d’éclat qu’autrefois. C’était lui, dans ce reflet. Et pourtant, ce n’était pas vraiment lui. Steven avait du mal de se reconnaître. A vrai dire, il avait plutôt l’impression que l’on avait transféré son esprit dans un autre corps.
Il avait des questions, tellement de questions à poser. Mais le Dr Erskine était mort et personne ne pouvait y répondre à sa place. Steve avait brusquement l’impression d’être un imposteur. Ce n’était pas son corps. C’était incroyable, nouveau, libérateur. Mais ce n’était pas lui, dans ce reflet. Steve Rogers était ce tout petit garçon de Brooklyn, malade et pathétique. Pas cet… athlète à la force surhumaine. Pour la première fois de sa vie, il se sentait complètement perdu. Et seul. Il aurait voulu que Bucky soit là, qu’il le regarde droit dans les yeux et lui assure qu’il était toujours le même, parce qu’il n’en avait vraiment pas l’impression.
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chapitre III
" You ready to follow Captain America into the jaws of death? "
" Hell, no! The little guy from Brooklyn who was too dumb not to run away from a fight. I'm following him. "
Lorsque Steve avait affirmé qu’il était prêt à tout pour aider son pays, il ne s’était vraiment pas attendu à ça. Hélas, avant de comprendre ce qui lui arrivait, il s’était retrouvé dans un costume affreusement gênant à faire des choses encore plus humiliantes. Avant le Sérum, il avait été invisible. A présent, tous les regards étaient tournés vers lui, il faisait des films, se retrouvait sur scène et son visage était placardé dans toutes les villes des Etats-Unis. Il avait signé pour combattre, au front, avec les autres et au lieu de ça, il se retrouvait à faire le guignol sur les planches. C’était insupportable, mais quel autre choix avait-il ? C’était ça ou servir de rat de laboratoire et très franchement… Non merci. Les filles de l’USO étaient peut-être la seule chose qui lui permettait de tenir le coup. Enfin, certaines d’entre elles.
Avant le Sérum, Steven n’avait jamais plu à qui que ce soit. A présent, c’était tout le contraire et honnêtement, il ne savait pas quoi faire de sa toute nouvelle popularité. Il passait tout son temps avec les filles, après tout, il n’avait personne d’autre à voir et ils faisaient le tour du pays ensemble. Il avait appris à se tenir éloigné de certaines d’entre elles. A vrai dire, Steve avait tendance à fuir une pièce dès qu’il se retrouvait seul avec Angie. La jolie blonde s’était littéralement jetée sur lui un soir et il avait cru mourir d’embarras. Bonnie et Carolyn ne cessaient de le regarder comme s’il était… Il ne voulait même pas faire la comparaison, tant c’était gênant. Alors il se tenait éloigné d’elles, le plus possible.
Mais heureusement, il y avait Beth. Du haut de ses vingt-cinq ans, elle était la plus âgée des filles de l’USO et elle était peut-être la seule à ne jamais l’avoir regardé bizarrement. Elle était vraiment ravissante – elles l’étaient toutes, c’était le but, après tout – avec ses boucles auburn, ses yeux bleus et son grand sourire. Elle appréciait les dessins de Steve et elle était certainement la seule à savoir à quel point il s’ennuyait et à quel point il se sentait ridicule. Elle n’essayait jamais de lui remonter le moral en lui disant qu’il faisait quelque chose de bien, parce qu’elle savait qu’il était censé faire plus que ça et qu’il détestait être là. Non, Beth se contentait de lui sourire et ne se privait pas pour se moquer de ses piètres performances. A vrai dire, elle était la première femme à qui Steve était capable de parler sans bafouiller comme un idiot. Il n’était pas rare qu’elle vienne le trouver les soirs, après une autre représentation stupide, pour parler de la guerre. Beth avait un frère aîné, Scott, qui se trouvait là-bas, au front et qui lui envoyait des lettres, régulièrement. C’était leur moyen de savoir ce qu’il se passait vraiment.
Il aimait bien Mary, aussi. Les autres filles ne lui parlaient pas beaucoup, parce qu’elle était bizarre, selon elles. Certainement, Steve n’était pas un expert après tout, mais il aimait bien Mary. Elle ne parlait pas beaucoup, à vrai dire, elle semblait toujours ailleurs, mais c’était apaisant, dans un sens. Et puis ce n’était pas parce que Mary ne l’ouvrait jamais qu’elle ne réfléchissait pas, bien au contraire. Steve avait vite découvert qu’elle était certainement la plus intelligente et la plus perspicace du groupe.
Et puis il y avait Lizzie. A tout juste dix-huit ans, elle était la plus jeune du groupe, mais elle s’était rapidement intégrée. Lizzie parlait beaucoup, ne semblait jamais cesser de sourire et son rire était une chose que Steve était certain de ne jamais vouloir oublier. Elle s’était fiancée juste avant que son petit ami ne parte pour le front et elle recevait régulièrement des lettres de Jack, l’homme de sa vie, visiblement. Elle était jeune et pleine de rêves, vive et intelligente et Steve la considérait un peu comme une petite sœur. Elle avait d’abord été très impressionnée par lui, s’était montrée discrète et réservée en sa présence. Puis un soir, elle s’était blessée après une représentation, rien de bien grave, mais une longue estafilade qui saignait abondamment sur son mollet pâle et galbé avait suffi à faire paniquer tout le monde.
Calme, méthodique, Steven avait nettoyé la plaie avant de la bander et Lizzie avait semblée surprise qu’une montagne comme lui soit capable de faire preuve d’autant de douceur. Tant et si bien qu’elle l’avait dit à voix haute et il avait ri, avant de lui avouer que sa mère avait été infirmière et lui avait appris quelques petites choses. Ça avait suffi à briser la glace, la jeune Lizzie s’était alors mise à le suivre partout et à lui raconter tout un tas de choses, de sa voix douce. Et puis, un jour, une de ses lettres était revenue. Une semaine après, une lettre officielle du supérieur de son fiancé lui annonçait qu’il était mort au combat. En héros.

Lizzie avait cessé de sourire, son rire avait cessé de rendre les journées de Steve plus agréables. Et il s’était mis à détester la guerre, viscéralement. Pire, il avait commencé à se haïr, de rester planté là à faire le guignol, pendant que d’autres types y laissaient la vie. Pendant que des Scott et des Jack mouraient, arrachant à jamais le sourire de jeunes femmes éblouissantes.



Le colonel Phillips avait eu beau dire qu’il y avait peu de chances pour que Bucky soit encore en vie, Steven avait refusé d’y croire. Le dernier rapport indiquait qu’il faisait partie d’un groupe d’hommes qui avait été fait prisonnier et personne ne voulait tenter quoi que ce soit pour les libérer, qui faisait cela ? Qui laissait des centaines d’hommes derrière, sous prétexte que c’était trop dangereux ? Steve en avait eu assez d’être inutile, assez d’être le pantin du gouvernement alors qu’il pouvait faire tellement plus à présent. Alors comme toujours, il n’avait pas réfléchi et il s’était jeté tête la première dans une base de l’HYDRA, sans se préoccuper des conséquences. S’il devait passer le reste de la guerre à faire l’imbécile pour soi-disant encourager le peuple américain et remonter le moral des troupes, autant faire quelque chose de bien au moins une fois.
Il ne se souvenait plus très bien de ce qu’il s’était passé. Il avait pénétré dans la base sans rencontrer une grande résistance et avait libéré tous les prisonniers avant de finalement retrouver Bucky, attaché sur cette table. Tout le bâtiment avait alors commencé à exploser et en pendant leur fuite, ils s’étaient retrouvés face à ce type, Schmidt. Le Dr Erskine lui avait parlé de lui et il avait surpris des conversations lorsqu’on pensait qu’il ne pouvait pas entendre en oubliant que son ouïe s’était elle aussi développée. L’homme – enfin, ce qu’il restait de lui – lui avait fait froid dans le dos. Steve n’était pourtant pas facilement effrayé, mais il avait compris qu’il ne pourrait jamais retourner mener une vie normale tant que des êtres comme lui existaient.

A son retour, Steven s’était attendu à ce que le colonel Phillips soit fou de rage, après tout, il avait désobéi. Au lieu de cela, l’homme l’avait félicité et pour la première fois, Captain America avait été applaudi pour quelque chose qu’il avait vraiment fait. Et puis il y avait eu Peggy. Elle s’était contentée de se planter en face de lui et de le réprimander pour son retard, mais il avait croisé son regard et y avait lu de la fierté. Steve avait senti son cœur s’emballer comme jamais. Elle avait eu raison, de dire qu’il pouvait faire plus que ça, qu’il n’avait pas que deux misérables choix mais pouvait décider pour lui-même, comme il l’avait toujours fait, au final. Elle lui avait rappelé qui il était vraiment et Steve avait réalisé qu’elle n’était pas seulement une femme fascinante.
Elle était celle qu’il voulait à ses côtés. Plus que jamais, il avait ressenti ce besoin de ne pas être qu’un idiot incapable de parler correctement aux femmes, pour pouvoir lui dire ce qu’il éprouvait. A quel point elle était belle, intelligente, féroce et à quel point il aimait tout ça, à quel point il l’aimait, elle.

Finalement, Captain America avait prouvé sa valeur et le colonel Phillips avait besoin de lui, sur le terrain, au front. Steve avait alors eu un nouvel objectif, plus précieux que tous les autres. Finir cette guerre et épouser Peggy Carter, car aussi cliché que ça puisse paraître, elle était définitivement la femme de sa vie.



Tu cries son nom, encore et encore, comme si ça pouvait arrêter sa chute. Mais c’est impossible, rien ne peut l’en empêcher. Il comptait sur toi et tu ne l’as pas rattrapé. Il a toujours été là pour toi dans les moments les plus difficiles et la seule fois où il a eu besoin de toi, tu n’as pas su le sauver. Tu es plus grand, plus rapide, plus fort, mais tu n’es toujours pas suffisant, Rogers. Tu n’as jamais été suffisant, toujours à la traîne, à dépendre des autres. De Bucky.
Bucky qui tend la main, le souffle court, les yeux remplis de terreur. Bucky que tu ne rattrapes pas et qui tombe. Le vent siffle dans tes oreilles mais tu entends quand même son hurlement de terreur. Puis le silence. Etouffant, angoissant, qui t’annonce que c’est la fin.


Un hoquet de terreur résonna dans la pièce. Steve se débattit furieusement avec les draps qui le recouvraient et se redressa brusquement, le souffle court. La soudaine fraîcheur sur son visage lui fit réaliser que ses joues étaient humides de larmes et il s’empressa de les essuyer d’un revers de manche. La pièce était à peine éclairée par quelques lampes rassemblées en son centre et il distingua l’épaisse carrure de Dum Dum, allongé sur son lit. Mais il ne dormait pas, ses yeux grands ouverts fixaient Steve d’une mine compatissante. Le jeune homme sentit sa gorge se nouer et passa une main dans ses cheveux. « Je… désolé, » murmura-t-il d’une voix rauque avant de glisser ses pieds dans ses rangers parfaitement alignées. « J’dormais pas Captain, » répondit son second de sa voix bourrue et Steve hocha la tête. Personne ne dormait jamais vraiment, de toute façon. Plus maintenant. Ils grappillaient quelques heures ici et là, parfois même une trentaine de minutes avant de devoir retourner combattre, s’abriter des tirs de mortiers ou tout simplement à cause d’un cauchemar.
Dormir était un luxe dont ils ne disposaient pas, comme bien des choses dont ils devaient apprendre à se passer désormais. Steve se redressa, fébrile et un peu tremblant. Il avait besoin de prendre l’air, de sortir de cette pièce. Alors il fit un pas en avant, convaincu qu’il ne dormirait pas plus cette nuit. « Hé, Cap, » l’arrêta la voix de Dum Dum. « J’vais pas t’dire les mêmes conneries qu’les autres, comme quoi Barnes connaissait les risques. On s’en fiche de ça, on a beau les connaître, ça nous empêche pas d’pas vouloir crever. T’as perdu un frère, t’as le droit d’le pleurer. Mais t’laisse pas ronger par la culpabilité, ça l’ramènera pas et on a besoin d’un leader avec les idées claires. D’accord ? » Steve serra les dents et les poings. Le silence régna dans la pièce et finalement, il hocha la tête, lentement.
S’il se laissait distraire, il risquait de perdre d’autres hommes et ça… c’était hors de question. Il ne permettrait pas que quelqu’un d’autre meure s’il pouvait faire quelque chose pour l’en empêcher. Il aurait pu rattraper Bucky. S’il avait été plus rapide, si… Steve ferma les yeux et déglutit avec difficultés. Sans dire un mot de plus, il sortit de la pièce et traversa les couloirs de la maison en ruines dans laquelle ils s’étaient réfugiés pour la nuit. Finalement, il se retrouva dans ce qui avait certainement été un vaste salon richement décoré. Un pan de mur avait complètement explosé, emportant une partie du deuxième étage. Le vent glacial enveloppa Steve qui baissa les yeux sur les décombres, morceaux de murs, de meubles, bouteilles brisées, cadres photos en miettes. Rien ne reflétait plus ce qu’il éprouvait en cet instant même que ce salon en ruines. Un rire rauque lui échappa et il se laissa glisser jusqu’au sol avant de se prendre la tête entre les mains.
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chapitre IV
When I went under, the world was at war. I wake up,
they say we won. They didn't say what we lost.
Il a vu ce match, il y était, ce n’est pas une chambre d’hôpital, mais une ridicule mise en scène. Il n’est pas au SSR, il ne reconnaît rien, ce n’est pas… Steve court, il se fiche des gens qu’il bouscule sur son passage et enfin, il se retrouve dehors, mais ce n’est pas… ce n’est pas New-York, les voitures, les bâtiments, toutes ces lumières, il court encore, évite les voitures, slalome entre elles. Il court à en perdre haleine, jusqu’à ce que ses muscles soient douloureux. Toutes ces lumières, ces couleurs, les vêtements que les gens portent, rien ne va, rien n’est plus pareil. C’est New-York, mais ce n’est pas New-York. Il est encerclé, alors il se fige, haletant, le cœur tambourinant dans sa poitrine. Steve se sent pris au piège mais il est prêt à se défendre, il n’hésitera pas, il… « Repos, Soldat, » fait une voix dans son dos et il se retourne vivement, sur la défensive. « Je suis désolé pour cette ridicule mise en scène, » fait l’homme devant lui et Steve se retient de lui demander si l’allure de pirate en fait partie. « Mais on s’est dit qu’il valait mieux vous mettre au courant en douceur. » Quoi ? Il fronce les sourcils, perdu. « Me mettre au courant de quoi ? » demande-t-il sèchement, parce qu’on a essayé de se jouer de lui et Steve déteste ça, il ne peut pas faire confiance à ce genre de personnes. « Vous avez dormi Steve. Pendant presque soixante-dix ans. » Il ne comprend pas. Les mots le percutent de plein fouet et tournent en boucle dans sa tête. Soixante-dix ans. Soixante-dix ans. Ses lèvres s’entrouvrent, parce qu’il voudrait dire que ce n’est pas possible, mais Steve regarde autour de lui et… et c’est ridicule, mais c’est la seule explication logique.
Il se souvient du choc terrible, lorsque l’avion a percuté la glace. Il se souvient de s’être vu sombrer, de l’eau qui a commencé à envahir l’habitacle. L’eau glacée, si froide que tous ses muscles se sont figés. Si froide qu’elle semblait brulante, lorsqu’elle a envahi sa bouche, sa trachée, ses poumons. « Vous êtes sûr que ça va ? » Si… si ça va ? Si ça va ? Non, rien ne va, rien ne… soixante-dix ans. La guerre, Dum Dum et les autres, Howard, Peggy…

Peggy. Ses boucles brunes, sa peau blanche, ses lèvres rouges. Ses lèvres, pressées contre les siennes, une promesse de se revoir. Une promesse qu’il n’a pas tenue. Encore un échec. Une autre déception. Il n’est pas suffisant, il n’a jamais été suffisant. « Ouais, » croasse-t-il d’une voix rauque. « Ouais, c’est juste que… » J’ai tout perdu. J’ai échoué. Je suis perdu, j’ai peur. Bon sang j’ai tellement peur. « J’avais un rendez-vous. » C’est tout ce qu’il parvient à dire. C’est stupide, parce que c’est loin d’être le pire dans tout cela, mais c’est tout ce qu’il arrive à dire. Il n’ose pas parler de tout le reste, de tout ce qui importe vraiment à voix haute. C’est rendre tout ça réel, c’est l’admettre et ça… ça Steve ne peut pas le faire. Pas là, pas maintenant.


Steve n’avait pas éprouvé pareille fatigue depuis qu’il s’était réveillé au XXIème siècle. C’était une fatigue physique et mentale, si forte qu’il n’avait plus qu’une envie, se débarrasser de son uniforme, de la crasse et du sang, puis s’étendre sur un matelas pour ne plus en bouger pendant plusieurs heures. Mais c’était une bonne fatigue. Ce n’était pas celle qu’il éprouvait après avoir passé la nuit à courir ou à détruire des sacs de frappe parce qu’il ne parvenait pas à dormir sans faire des cauchemars. Non, cette fatigue était accompagnée d’un sentiment de satisfaction qu’il n’avait pas éprouvé depuis bien longtemps. Ils avaient fait des erreurs, ils n’avaient pas pu sauver tout le monde mais tout ça les frapperait de plein fouet plus tard. Pour l’instant, ils avaient arrêté Loki, empêché les Chitauri d’envahir la terre et ils étaient toujours en vie. L’adrénaline se dissipait petit à petit, les laissant épuisés et endoloris. Sa plaie à l’abdomen avait cessé de saigner mais elle se faisait douloureuse à présent.
Au bout de la table, Steve avait la joue appuyée contre son poing, incapable de garder la tête haute sans un peu de soutien. Il avait l’estomac plein et il était difficile de garder les yeux ouverts. A sa gauche, Thor continuait de manger et Steve ne savait plus à combien de shawarmas il en était. Shawarmas. L’idée, lancée par Stark comme une plaisanterie, avait fini par s’imposer à tout le monde. Le jeune homme leva faiblement les yeux en direction de l’Iron Man qui était appuyé contre le dossier de sa chaise, visiblement à bout, lui aussi.

Il savait que le sceptre de Loki y était pour beaucoup, mais Steve avait du mal de croire qu’il avait pu juger Stark aussi vite et aussi mal. Ce n’était pas lui, il luttait justement contre ceux qui portaient des jugements trop hâtifs. Et pourtant, il s’était comporté en véritable brute en s’en prenant au génie comme il l’avait fait. En face de lui, Banner picorait quelques frites, les épaules voûtées, comme s’il aurait préféré être ailleurs. La différence entre Hulk, immense, terriblement fort, dangereux, bruyant et Banner, le scientifique discret qui semblait avoir envie de s’excuser de sa simple présence, était vraiment perturbante.
Il ne restait plus que Barton et Romanoff. Ils mangeaient en échangeant des regards, silencieux, mais ils semblaient communiquer d’une manière que Steve ne parvenait pas à saisir. Hawkeye souriait lorsqu’il sentait qu’on le regardait, mais ses yeux étaient vides, à des milles d’ici. Il faisait de son mieux pour ne pas le montrer, mais Steve connaissait le regard d’un homme rongé par la culpabilité. Natasha était tournée vers lui et ne le quittait pas des yeux, comme si elle craignait que Clint ne finisse par disparaître sans prévenir.

Ils n’avaient rien en commun. A part peut-être des histoires compliquées, des secrets et des émotions enfouies, mais en-dehors de cela, ils étaient tous complètement différents. Et pourtant, Coulson avait sincèrement cru qu’ils pouvaient travailler ensemble. Ils l’avaient fait, après tout, les Chitauri étaient vaincus. Les Avengers. C’était stupide, mais se retrouver là, assis avec eux, lui rappelait ces fois où les Howling Commandos et lui se rassemblaient pour manger après une journée difficile. Ils n’avaient pas besoin de parler pour être à l’aise, combattre côtes à côtes était suffisant pour rassembler des gens différents. La nourriture était meilleure et ils n’étaient pas sous la neige par -15°, mais Steve ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu plus chez lui.
Un sourire aux lèvres, il s’autorisa à fermer les yeux et ne vit pas Natasha retirer son plateau de devant lui, pour qu’il évite de finir la tête dans son ketchup.


Steve referma la porte derrière Natasha et serra la clé USB dans sa main avant de se diriger vers l’ordinateur que le S.H.I.E.L.D. lui avait donné. Il se remémora ce qu’on lui avait appris et enfonça l’objet dans un des ports avant d’ouvrir le dossier qui s’afficha sur l’écran. Projet Winter Soldier. Steve déglutit avec difficultés et double cliqua sur le fichier qui révéla des pages et des pages de rapports. Durant sa capture, Bucky avait subi des expériences de Zola qui lui avait injecté sa version du Super Sérum. Il avait perdu un bras durant sa chute et avait mis de nombreux mois à s’en remettre, HYDRA l’avait opéré à de nombreuses reprises avant de finalement le plonger dans un sommeil de glace en attendant l’occasion de le mettre à profit. Steve sentit ses entrailles se nouer. Si seulement il n’avait pas abandonné aussi vite, si seulement il avait plus insisté pour retourner là-bas, il aurait peut-être trouvé Bucky avant l’HYDRA et… Il ferma les yeux et inspira profondément, avant de reprendre sa lecture.
Ils avaient complètement effacé James Barnes, l’avaient réduit à néant pour qu’il ne soit plus que le Winter Soldier. Ils en avaient fait une arme impitoyable, ne le réveillant que lorsqu’il pouvait se montrer utile, lui confiant les pires massacres. Steve écarquilla les yeux en voyant les noms Maria et Howard Stark s’afficher sur l’écran. Ce que tout le monde avait pris pour un accident de voiture dû à l’état d’ivresse d’Howard était en vérité un coup monté, un assassinat mené par Bu… le Winter Soldier, parce que Stark en savait trop.

La main gauche de Steve attrapa le bord de la table et il serra, résistant contre son envie de fracasser quelque chose. Des noms défilèrent, encore et encore, jusqu’à ce qu’il aperçoive une chose qui lui glaça les sangs. Instructeur à la Red Room. Il avait lu les dossiers de chaque Avenger, il connaissait le passé de Natasha – du moins, ce qu’elle avait accepté ce que le S.H.I.E.L.D. connaisse – et ça… les paroles de la jeune femme prenaient finalement un sens, mais Steve ne voulait pas y croire. « Tu trouveras le moyen de tout savoir, alors… Quand tu liras ça, garde en tête qu’on lui a lavé le cerveau, probablement des dizaines de fois et que… que je pensais vraiment, vraiment que James Barnes était mort. » Natasha l’avait connu. Elle avait prétendu qu’il n’était qu’un fantôme, elle avait parlé de lui d’une manière totalement détachée, mais elle l’avait connu. Depuis combien de temps savait-elle qui il était réellement ?
Steve détacha son regard de l’écran et se prit la tête entre les mains. « Qui c’est ça, Bucky ? » lui avait-il craché au visage, le regard voilé de haine et d’incompréhension. C’était lui et pourtant… pourtant ce n’était pas James, ce n’était pas son meilleur ami, son frère, juste… un pantin de l’HYDRA, vidé de toute conscience, de son essence. Tout ça, remplacé par un seul désir, celui d’accomplir sa mission, qu’importe le prix. « Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? » murmura Steve d’une voix brisée, la gorge nouée par l’émotion. Si seulement il l’avait rattrapé, si seulement il avait été meilleur que ça. Ils s’étaient servis de Bucky, comme d’un objet, effaçant sa conscience lorsqu’il devenait incontrôlable, le confinant dans la glace dès qu’il n’était pas utile…

La chute du S.H.I.E.L.D., tous ces meurtres, Bucky… tout ça, c’était parce qu’il n’avait pas été fichu d’arrêter l’HYDRA. Parce qu’il avait échoué, encore, parce qu’il semblait fichtrement incapable de faire quoi que ce soit de bien. Captain America, les gens le considéraient comme un héros. On l’avait mis à la tête d’une équipe de Superhéros, comme s’il était le plus fort et le plus sage d’entre eux. Foutaises, que des foutaises, il n’avait rien d’un héros. On lui avait donné des centimètres en plus et un tas de muscles, mais il était toujours ce gamin de Brooklyn trop stupide pour se rendre compte qu’il se lançait dans les mauvais combats. Parce qu’il n’était pas suffisant, il ne serait jamais suffisant.
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chapitre V
Everytime someone tries to win a war before it starts,
innocent people die.
Steve cessa de frotter ses cheveux avec la serviette et l’accrocha avant de quitter la salle de bain qui se trouvait dans ses appartements. L’endroit était… immense. Rien à voir avec celui où il avait grandi, celui où Bucky et lui avaient habité à une époque, ou encore celui que le S.H.I.E.L.D. lui avait donné à Washington DC. L’appartement que Tony avait fait construire pour lui dans la Tour Avengers était gigantesque. Il y avait une baignoire et une douche dans sa salle de bain. La première fois qu’il avait mis un pied dans sa chambre, Steve s’était figé en voyant l’immense armoire aux portes coulissantes dotées de grands miroirs. En l’ouvrant, il avait constaté qu’elle était déjà remplie de vêtements et aujourd’hui encore, il ne savait toujours pas qui avait décidé de refaire sa garde-robe, jugeant certainement qu’elle avait besoin d’un… coup de jeune. Natasha était parfaitement capable d’avoir décidé de s’en charger sur un coup de tête, mais Tony pouvait aussi avoir demandé à Jarvis de lui commander suffisamment de vêtements pour remplir une armoire aussi grande.
En voyant le lit, Steve avait sérieusement commencé à avoir des palpitations. Ce lit était… Non, il n’y avait vraiment pas de mot pour décrire ça. Le Captain avait l’habitude de dormir sur des surfaces inconfortables, dans un tout petit espace, roulé en boule, qu’importe. A présent, à chaque fois qu’il allait se coucher, il adressait une petite prière à qui voudrait bien l’entendre pour ne pas se perdre dans ce lit. Steve n’était pas un connard ingrat, il était extrêmement reconnaissant envers Tony de lui permettre de vivre dans un endroit pareil. Surtout qu’il ignorait si c’était grâce à lui ou s’il avait engagé des personnes très compétentes, mais ses appartements lui correspondaient parfaitement. L’endroit était moderne sans pour autant lui donner l’impression de vivre sur une autre planète, il disposait à présent d’une large collection de livres, de films et même de vinyles. Les murs et les meubles étaient dans des tons clairs, reposants. Il était particulièrement heureux du large bureau recouvert de matériel de dessin qu’il n’avait pas tardé à utiliser après son arrivée.

Steve se sentait bien, ici, mieux que dans l’appartement qu’il avait habité à Washington DC. Hélas, cela ne l’empêchait pas d’éprouver encore des difficultés à faire des nuits complètes et reposantes. D’un coup d’œil, il constata qu’il était presque trois heures du matin. Il avait tenté de se fatiguer un peu dans la salle d’entraînement mais la douche qu’il venait de prendre semblait lui avoir remis les idées en place. Avec un soupir, le jeune homme sortit de ses appartements et traversa le couloir pour se rendre dans le séjour. Il ne fut pas tellement surpris d’y trouver de la lumière, il n’était pas le seul à peu dormir, par ici. Natasha et Clint étaient confortablement installés sur le large canapé du salon. La jeune femme était appuyée contre l’archer qui avait les pieds sur la petite table devant lui. Tous deux picoraient dans un énorme bol de popcorn, les yeux rivés sur la télévision qui passait un film que Steve ne reconnaissait pas – ce qui arrivait plutôt souvent.
Sans se tourner vers lui, Natasha tapota la place à côté d’elle. « Viens là, Steve, » dit-elle et il n’essaya même pas de comprendre comment elle savait que c’était lui. L’habitude de le trouver debout à cette heure-ci, le rythme de ses pas, un sixième sens dont il ignorait tout. Alors il haussa les épaules et alla s’asseoir à côté de la jeune femme qui saisit le bol de popcorns avant de le tendre vers lui. Avec un petit sourire gêné, il en prit une poignée. « Qu’est-ce que vous regardez ? » demanda-t-il avec une grimace face à l’effusion de sang à l’écran. Clint afficha un sourire en coin. « Kill Bill 2, » répondit Natasha avant de jeter du popcorn dans sa bouche. « Jarvis, mets le premier volet, tu veux ? » demanda l’archer.

« Certainement, Monsieur, » répondit l’IA de son accent britannique et les personnages se figèrent, l’écran devint noir avant d’afficher un autre film. « Installe-toi, Cap, c’est du grand art, » affirma Clint et Steve ne chercha pas à le contredire. Alors il s’installa confortablement à son tour tandis que Natasha poussait le bol de popcorns vers lui.


« Il est trop jeune, » marmonna Steve d’un air renfrogné et Tony leva les yeux au ciel si haut qu’il crut qu’ils allaient se retourner dans leur orbite. « Tu nous rappelles l’âge que tu avais quand tu as décidé de partir chasser les vilains nazis après t’être porté volontaire pour servir de cobaye pour un sérum qui aurait pu te tuer ? » dit-il en arquant un sourcil, l’air faussement intéressé. Steven ouvrit la bouche pour répliquer mais il se ravisa et préféra afficher une moue mécontente. « Il est bon, admets-le, » fit Clint et le jeune homme serra les dents pour se retenir de siffler un sale traitre. Au lieu de cela, il se tourna vers Peter Parker qui dansait d’un pied sur l’autre avec un sourire contrit. « Jusqu’ici, tu as plutôt bien réussi à gérer l’adolescent de treize ans ici présent, je ne pense pas que Peter posera plus de problèmes, » intervint Natasha avec un regard en direction de Tony. Le génie ne prit même pas la peine d’avoir l’air offusqué et se contenta d’ignorer la russe. « Et puis, il sera plus en sécurité avec nous qu’en agissant tout seul, » ajouta-t-elle d’un air détaché. Oui bon, certes. Et puis Spider-Man avait réussi à empêcher plusieurs catastrophes tout seul, jusqu’à présent. Il était impressionné par les capacités du jeune homme, ils l’étaient tous. Les scientifiques de l’équipe étaient visiblement sous le charme de son intelligence et de son intérêt pour les sciences. Janet l’avait de toute évidence déjà adopté et Natasha le cachait très bien mais Steve avait appris à décoder ses expressions et elle avait déjà craqué, elle aussi.
Mais Steve ne voulait pas être celui qui irait annoncer à une vieille dame que son neveu de vingt-et-un ans, la seule famille qu’elle avait encore, était mort parce qu’il n’avait pas su le protéger, lui non plus. « Si Cap préfère pas que je fasse partie de l’équipe, c’est pas grave, je comprends, » fit Peter avant d’amorcer un geste pour partir. « Reste où tu es, Parker, » intervint Maria d’un ton dur. Elle se tourna vers Steve, les bras croisés, l’air sévère. « Steve, Natasha a raison, je préfère savoir Spider-Man aux côtés des Avengers. Et vous avez besoin de bras supplémentaires, Ultron est peut-être détruit, mais il n’était pas la seule menace. » Le jeune homme grimaça puis laissa échapper un soupir. « J’aurais pu vous dire que c’était une très mauvaise idée, » crut bon d’ajouter Peter avant de se ratatiner un peu lorsque Steve et Tony lui lancèrent un regard sombre.

Le Captain passa une main dans ses cheveux. Ils ne devaient plus rien au S.H.I.E.L.D., si bien qu’il pouvait parfaitement refuser, mais Maria avait raison. Tout seul, Peter était une cible facile et même si les Avengers possédaient désormais trois membres de plus, les talents de Spider-Man pouvaient se montrer très utiles. « C’est d’accord, » dit-il enfin et il ne put s’empêcher de sourire un peu en voyant le visage de Peter s’éclairer comme si c’était le plus beau jour de sa vie. Aussitôt, Clint s’approcha du jeune homme pour le féliciter en passant un bras autour de ses épaules et il vit très clairement Hank, Tony et Bruce frétiller d’impatience à l’idée de transformer Parker en leur jeune Padawan des sciences – oui, il avait finalement eu le temps de regarder Star Wars, Tony et Bruce ne lui avaient pas tellement laissé le choix. Il croisa le regard de Natasha, qui hocha la tête d’un air satisfait avec un sourire en coin et ce fut au tour de Steve de lever les yeux au ciel.


Steve ne savait pas trop quand ni comment les choses avaient commencé à changer. Ils s’étaient d’abord détestés, pourtant. Enfin non, ce n’était pas correct. Steve n’avait pas compris qui était vraiment Tony et comme ils étaient visiblement incapables de se taire, ils s’étaient balancé les pires horreurs au visage, sous l’influence du sceptre de Loki, certes, mais ça n’excusait pas tout. Il n’avait pas tardé à regretter ses propos mais il ne s’était pas excusé pour autant. Stark ne l’avait pas fait non plus alors il avait tout simplement laissé tomber. Après l’attaque des Chitauri, ils ne s’étaient pas revus pendant près de deux ans, un temps incroyablement long durant lequel Steve avait appris à vivre dans ce siècle, avait commencé à accepter que sa vie était ici, maintenant, désormais. Il avait passé des mois à chercher Bucky et en retournant à New-York, il avait retrouvé les autres Avengers à la Tour de Stark, ainsi que des appartements tout neufs prêts à l’accueillir.
Il avait emménagé et avait commencé à se rapprocher des autres, il avait appris à les connaître. Steve s’était immédiatement senti à l’aise aux côtés de Natasha, avec laquelle il avait accompli de nombreuses missions. Il était difficile de ne pas aimer Clint et Thor, alors ça avait été simple avec eux aussi. Bruce était souvent enfermé dans son laboratoire, mais c’était un homme intelligent et agréable. Si Clint s’était mis en tête de lui refaire sa culture cinématographique, le Dr Banner était clairement la personne idéale pour parler de littérature.

Au début, il n’avait fait que croiser Tony à des heures improbables. A vrai dire, Steve s’était senti plus proche de l’Intelligence Artificielle de Stark que de l’homme lui-même, lorsqu’il avait emménagé à la Tour Avengers. Il était toujours réfugié dans son atelier, se mêlait rarement aux autres, en sortait après des jours sans avoir trop dormi, mangé ou bien avalé autre chose que des litres et des litres de café. Quand on lui avait présenté Stark, au S.H.I.E.L.D., on lui avait décrit un homme très intelligent, certes, mais aussi et surtout un excentrique, toujours bien habillé, coiffé, rasé, toujours très bien accompagné. Le genre d’hommes que Steve n’avait jamais fréquenté, autrefois. Mais en vivant ici, il avait découvert un autre Tony. Celui qui se traînait hors de son atelier à 4 heures du matin, vêtu d’un vieux tee-shirt, d’une paire de jeans trouées, les cheveux en bataille, une trace de graisse sur la joue ou le front d’avoir bricolé pendant des heures, pour se faufiler dans la cuisine des Avengers en espérant y subtiliser les restes d’un bon repas – de préférence quelque chose appartenant à Clint.
Steve s’était surpris à apprécier ce Tony-là. Celui qui était concentré sur son travail et qui se fichait pas mal de son apparence, qui ne remarquait même pas l’état dans lequel il se trouvait. Et puis il y avait eu Ultron. Une nouvelle occasion de se disputer, de ne pas se comprendre, de se crier dessus. Mais l’occasion également de réaliser, après, que même si Tony commettait des erreurs, il ne souhaitait au final qu’aider. Steve ne s’était toujours pas excusé, mais Tony non plus, alors il avait laissé tomber.

Mais Stark avait semblé se réfugier encore plus dans son atelier. Il n’avait rien dit, mais Steve commençait à le décortiquer, petit à petit, et il avait bien compris que Tony s’en voulait. Qu’il se plongeait dans son travail pour éviter de penser à tout ce qui n’allait pas. C’était là, que ça avait changé, il s’en rappelait, maintenant. Il avait croisé le génie une nuit, alors que tous deux ne parvenaient visiblement pas à dormir. Après s’être dépensé un peu, Steve avait décidé de se faire quelque chose à manger et Tony avait débarqué dans la cuisine, l’air plus mort que vivant. Bien évidemment, il avait commencé à chercher quelque chose à piquer et en le voyant approcher la main d’un paquet de gâteaux appartenant à Natasha, Steve l’avait interpellé. Tony s’était tourné vers lui, surpris de voir le Captain lui tendre un sandwich qu’il venait de préparer en vitesse.
C’était devenu une habitude. A chaque fois qu’ils se croisaient ainsi, au beau milieu de la nuit, ils grignotaient quelque chose qui appartenait à Steve ou qu’il avait préparé. Et puis… c’était étrange mais certaines nuits, il avait même traîné plus longtemps, en se demandant si Tony n’allait pas finir par arriver. Ils ne parlaient pas, pourtant. Ils se saluaient, se remerciaient, rien de plus. Finalement, un soir, Steve avait osé lui demander sur quoi il travaillait, curieux de savoir ce qui le forçait à passer autant de temps dans son atelier. Le brun avait semblé surpris qu’il s’intéresse à ce qu’il faisait et avait haussé les épaules avant de tout simplement l’inviter à venir jeter un œil.

Steve ne s’était pas attendu à cela, mais il avait suivi le génie jusqu’à l’ascenseur. Plus grand que Tony de quelques centimètres, il avait baissé les yeux vers lui, incapable de ne pas noter la pâleur de sa peau et les cernes qui creusaient ses joues. Finalement, il avait observé Stark de haut en bas, fronçant les sourcils en se demandant s’il n’avait pas perdu du poids, aussi. Il était même allé jusqu’à noter dans un coin de sa tête de demander à Jarvis si Tony mangeait correctement. Et puis ils étaient arrivés devant les portes vitrées de l’atelier et Steve avait réalisé qu’en plus d’un an, il ne s’était jamais rendu jusqu’ici. Les yeux écarquillés, il avait laissé Tony le mener jusqu’à l’intérieur et n’avait pu s’empêcher de regarder partout autour de lui. Il y avait les armures d’Iron Man, bien sûr, mais il les connaissait. Il y avait surtout les plans de travail, partout, recouverts de différents appareils, les ordinateurs, les hologrammes, le canapé sur lequel Tony devait s’écrouler bien souvent, trop fatigué pour monter jusqu’à sa chambre.
C’était un bordel sans nom, à l’opposé complet des appartements de Tony, toujours impeccablement rangés et Steve avait réalisé que c’était ici, dans cet atelier, que le génie prenait vie. Il avait été tiré de sa contemplation par une suite de bips enthousiastes et s’était tourné vers un étrange robot muni d’une pince qui filait droit sur lui. L’engin s’était arrêté à côté de lui et avait commencé à biper furieusement. « Dum-E, fiche-lui la paix, » avait grogné Tony et Steve avait froncé les sourcils. « Dummy ? C’est… » pas très gentil, avait-il pensé avant de se sentir stupide. « Il est toujours comme ça, quand il rencontre de nouvelles personnes, » avait poursuivi le génie en se plaçant entre Steve et le robot pour le repousser. « Quoi, j’te suffis pas ? » avait-il dit et Dum-E avait émis un bip indigné. « Oh pas sur ce ton, hein ! Je t’ai vu faire les yeux doux à Bruce, sale petit ingrat ! » Le robot avait répliqué tristement et… baissé son étrange bras vers le sol, ce qui avait tiré un rire à Steve. Sans vraiment s’en rendre compte, il avait levé la main pour la poser sur le robot et le tapoter gentiment, sous l’air effaré de Tony. « Tu… tu caresses mon robot, Cap ? » avait-il balbutié et Steve avait brusquement retiré sa main – non sans récolter un bip triste de la part de Dum-E – avant de s’empourprer, gêné.

Il s’était senti particulièrement stupide et s’était dit que Tony allait se moquer de lui mais étrangement, le génie avait semblé apprécier cela et lui avait présenté le reste de la bande, soit You et Butterfinger. Puis il lui avait montré le projet sur lequel il travaillait et ils étaient restés là à parler d’inventions folles pendant des heures.

Steve avait miraculeusement gagné un accès à l’atelier de Tony. Ça s’était fait comme ça, du jour au lendemain. Le brun avait commencé à l’inviter voir sur quoi il travaillait de plus en plus souvent et Steve avait fini par s’inviter tout seul, sous couvert de s’assurer que Tony pensait à manger et dormir. Ses visites avaient d’abord été plutôt courtes, sauf lorsque le génie avait quelque chose à dire ou à lui montrer. Et puis Steven s’était mis à s’attarder, même lorsque le Stark était trop plongé dans son travail pour lui payer attention. Un jour, il avait simplement annoncé vouloir se remettre à dessiner et que Dum-E et les autres étaient de bons modèles, des choses différentes qu’il voulait essayer. Tony s’était contenté d’hausser les épaules et de le laisser faire. Alors Steve avait remplis des pages et des pages des robots de Stark, de ses différents modèles d’armure, des plans de travail recouverts de schémas et d’outils.
Il s’était lassé des créations et s’était finalement tourné vers leur créateur. Tony était différent, lorsqu’il était plongé dans son travail. Concentré, dévoué, il pouvait s’acharner sur le même problème pendant des heures en se parlant tout seul – ou à Jarvis – ou en insultant Dum-E pour des fautes qu’il n’avait même pas commises, jusqu’à ce que Steve finisse par le convaincre de faire une pause, pour se changer les idées. Il savait que Tony était intelligent, il avait lu son dossier, il avait vu ce qu’il était capable d’accomplir, mais le découvrir dans son atelier, l’entendre marmonner des choses qu’il ne parvenait pas à comprendre lui avait fait prendre conscience que Tony n’était pas qu’intelligent. La première fois qu’ils s’étaient rencontrés, il s’était vanté d’être un génie et Steve avait ricané à cela.

Mais Tony l’était vraiment. Ses diplômes le prouvaient, mais sa capacité à s’adapter à n’importe quoi, à avaler des pages et des pages de théories sur des domaines qu’il n’était pas censé maîtriser et qu’il finissait toujours pas comprendre… Tony Stark allait trop vite pour le monde dans lequel il vivait et alors Steve avait finalement compris. Ils n’avaient pas du mal de s’entendre parce qu’ils en étaient incapables, parce qu’ils n’étaient pas faits pour s’apprécier. Steve devait simplement penser différemment pour avoir ne serait-ce qu’un aperçu de ce qui se passait dans la tête de Tony.
Alors il avait commencé à l’observer différemment et comme bien souvent pour Steve, cela passait par le besoin de tout mettre à plat sur une feuille blanche. D’abord des croquis rapides des mains de Tony manipulant divers outils, de ces gestes qu’il ne pouvait s’empêcher de faire lorsqu’il réfléchissait à voix haute avec Jarvis. Puis les pages de son carnet s’étaient remplies de dessins du génie en train d’interagir avec ses robots, de pester contre quelque chose. Chaque détail était parfaitement reproduit. De la lueur dans ses yeux lorsqu’il parvenait à résoudre un problème qui le tracassait depuis des jours à ses cheveux ébouriffés et certainement recouverts de différentes substances à force de passer ses mains sales d’avoir bricolé dedans. Des taches qu’il arrivait à faire sans que Steve comprenne comment, à ce sourire suffisant lorsqu’il avait l’impression d’être le maître du monde pour avoir fait taire Jarvis d’une remarque intelligente. De l’air surpris et fier qu’il affichait lorsque Dum-E parvenait à lui faire un smoothie uniquement composé d’ingrédients comestibles à la crispation de sa mâchoire lorsque quelque chose l’agaçait prodigieusement.

Des pages et des pages, uniquement remplies du réacteur ARC, dont il ne parvenait jamais vraiment à être satisfait, mais il n’avait jamais osé demander à Tony s’il pouvait l’observer de plus près.

Puis un jour, Tony lui avait demandé ce qu’il pouvait bien dessiner d’intéressant. Il avait demandé à voir son travail, si cela ne le gênait pas et en constatant que si, ça le gênait affreusement, Steve avait réalisé qu’il y avait un problème. Il n’était pas timide avec ses dessins, d’ordinaire. S’il y avait une chose dont il était fier, c’était bien de son coup de crayon, il aimait connaître l’avis des autres. Mais s’il avait d’abord été tenté d’accepter, en se rappelant que son carnet était rempli de pages et de pages de dessins concernant Tony, Steve s’était brusquement senti affreusement honteux. Alors il avait arraché la page qui comprenait un dessin de Dum-E et l’avait donné au génie au plaisantant qu’il pouvait l’accrocher au-dessus de la station de chargement du robot s’il le souhaitait. Tony avait ri et l’avait complimenté. De retour dans sa chambre, Steve s’était empressé d’enfouir son carnet dans un tiroir avant d’en commencer un nouveau.
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félicitations !

tu es validé mon brave
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T'es née pour jouer Captain America I love you ta fiche était trop parfaite de la vie et ça annonce du lourd pour les rps :waw: Hop validation belle gosse.

time to have fun. Maintenant que tu es validé, tu peux commencer par aller recenser différentes choses, comme ton métier ou ton pouvoir si tu en as un. Tu peux aussi te chercher des copains sur le forum, c'est à dire poster ta fiche de liens. Si ton personnage est du genre à passer son temps sur son téléphone ou sur le net, tu peux aussi te rendre sur la webosphère.
Nous t'encourageons fortement à te rendre dans la chat box pour y faire la rencontre des autres membres, si tu le souhaites ! Sinon, tu peux aussi aller te créer un scénario. Quoi qu'il arrive, n'hésite pas à te faire ton trou par chez nous, on te souhaite bien des RPs et une belle et longue aventure sur TNA !

ENJOY !
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