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 If there's something strange in your neighborhood…

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it's a revolution, i suppose
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Richard James Hooker
born under a bad sign


Identité
Nom et Prénom : Hooker est le nom qu’il a toujours porté sur les papiers, le nom avec lequel on l’a toujours appelé. Il est en réalité issu d’une des dernières générations Van Helsing, chose qu’il a apprise beaucoup (trop) tard. Richard et James sont ses prénoms de naissance. Cependant, son identité actuelle est différente car Richard James Hooker est officiellement mort. Trevor Vaughan. Alias : Purge. Tout est dans le nom. Âge : 34 ans d’apparence. Né en octobre 1976, il a respectivement 40 ans. Lieu de naissance & nationalité : Londres, UK. Nationalité britannique mais ses origines certifiées sont hollandaises. Il a désormais un passeport américain vous vous en douterez. Métier : Ex-journaliste, ex-flic. Actuellement profiler "privé" appelé pour diverses affaires par le Detective Bureau de la NYPD ou le FBI. Chasseur de vampires et détective spécialisé dans les affaires paranormales. A fait partie des Nightstalkers brièvement avant de prendre ses distances. Statut civil : Célibataire. Néanmoins ses pensées sont toujours tournées vers la femme qu'il a été contraint d'abandonner. Orientation sexuelle : Hétérosexuel. Particularités : Richard est ce que Strange appellera un « neo-vampire ». Et pour cause, l’une de ses particularités réside dans le fait qu’il puisse marcher sous le soleil contrairement à tous ses semblables (cela n’empêche qu’il a besoin de porter des lunettes de soleil en plein été, comme tout le monde). Cette particularité ne tombe pas du ciel. Cela remonte à loin, très loin…mais on aura tout le temps d’aborder ça par la suite.
Il possède donc toutes les facultés propres aux vampires, en plus de canines plus proéminentes (elles s'allongent avec la soif ou la perte de contrôle) : une force d’environ 850kg, des réflexes, rapidité et régénération tissulaire accrus. Richard doit se nourrir de sang frais pour survivre et ce régulièrement (environ un litre, même si plus est conseillé) afin de ne pas être dans un état de manque. Doté d’un pouvoir d’hypnose qu’il a encore du mal à contrôler à la perfection, il peut aussi se transformer en chauve-souris simple ou humanoïde et contrôler des animaux inférieurs (loups, rats et chauve-souris encore une fois). Son ascendance Van Helsing et ce qui gravite autour pourrait aussi expliquer cela. Il peut aussi se transformer en brume ou en brise, se rendant intangible pendant un laps de temps. Le reste des caractéristiques « légendaires » des vampires sont notables (pas de reflet, pas besoin d’oxygène ou de nourriture pour survivre et si effectif, ce n'est en aucun cas dangereux).

Cependant il reste sensible à l’ail et ne peut pas s’introduire chez un humain sans y être invité au préalable. Ayant été profondément pieux durant sa vie « humaine », il a développé une résistance face aux symboles religieux qui ne le repoussent pas ou peu si la foi du porteur est viscérale (à noter que l’étoile de David ou la Main de Fatma piquent suffisamment pour le faire reculer, n’ayant pas été habitué à ces symboles-là par le passé…). Il est très vulnérable à l’argent qui violentera le bon fonctionnement de son organisme, l'empêchant par exemple de se régénérer. Le bois quant à lui est mortel seulement s'il est utilisé pour perforer son coeur.

Il a reçu un entraînement martial poussé et manie les armes à feux et blanches avec aisance, même si ça n’a pas toujours été le cas. Formé par Blade, King et Strange il détient désormais un savoir certain dans le domaine paranormal. Ayant été journaliste puis shérif par la force des choses, il a un don pour l’investigation. Sinon, il est claustrophobe et il a une fille de quinze ans qu’il n’a jamais rencontrée. Affiliation : Deus Ex Machina, plus neutre que jamais.


Interview
Êtes-vous pour ou contre la Loi de Recensement des Mutants ? Pourquoi ? Si vous êtes un Mutant, avez-vous décidé de vous recenser ?  Je pense seulement qu’ils devraient être jugés comme vous et moi et pas en fonction de leur gène (X en l’occurrence). On ne peut pas nier que certains n’ont pas le contrôle sur leurs pouvoirs et mettent en danger autrui, mais les référencer…est-ce une bonne idée ? Ou plutôt est-ce la solution ? Ceux qui s’y plient auront surtout peur de finir hors la loi plus qu’autre chose. Écoutez, est-ce qu’un serial killer irait signer votre loi et se recenser ? J’en doute, il devra être traqué comme tous les autres barges qui peuvent courir les rues. Gène X ou pas, certaines situations ne pourront pas être évitées. Ce que je regrette le plus dans cette histoire c’est sans aucun doute la stigmatisation suite aux attentats. Pour le coup, oui, je peux le dire : les médias en ont trop fait. J'ai cependant joué de cette loi, bien que cela date depuis un moment déjà. Je me suis fait passer pour un mutant et ait outrepassé les quelques tests sanguins en hypnotisant les seules personnes qui devaient avoir les résultats entre les mains. Je suis donc recensé avec ma fausse identité…et seuls deux de mes facultés sont référencées.
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ? Je n’y ai jamais réfléchi. J’ai vécu loin de tout ça. Vous en trouvez des super-héros au fin fond de la Louisiane ? Non. Voilà, c’est ni plus ni moins le souci qui se pose, ils restent basés dans des mégalopoles et se montrent lorsqu’ils le veulent bien. Certains font le bien je n'en doute pas et ils y arrivent (il n'y a qu'à regarder les événements de 2012, pour l'exemple). Tout ce que j’ai connu c’est la justice que l’on rend soi-même…c’est celle que je soutiens malgré le fait que j'ai porté l'insigne.
Qu'est-ce qui vous a poussé à combattre le crime/faire le mal ? (si votre personnage a choisi un camp) Ça dépend de quel point de vue on se place. Les vampires lambda vous dirons que je suis une vieille raclure qui tue ses semblables et que c’est juste dégueulasse d’agir ainsi. Je suis pas du même avis. Ils représentent une menace et beaucoup (trop) d’entre eux ne sont guidés que par leur soif de sang et rien d’autre. D’autres sont tombés dans un état qui les a complètement déshumanisés sans possibilité de retourner en arrière. Je sais à quel point le Changement peut-être difficile. Que la soif vous ronge jusqu’à ce que vous ne soyez plus capables de penser à autre chose. Que votre vendeur de journaux puisse être votre prochain repas, car vous le sentez, c’est plus fort que vous : ce cœur qui bat et le sang qui circule en lui vous obsèdent. Je n’ai pas envie d’avoir à me justifier davantage, je veux juste les crever. Plus d’innocents sous leurs crocs. Mais je veux surtout voir Dracula tomber, bien que cela puisse paraître être une folle lubie.
Quand vous avez découvert que vous étiez un mutant, comment avez-vous réagi ? Et vos proches, sont-ils au courant ? (si votre personnage est un mutant) ///
Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? (pour les deus ex machina) L’accident de voiture officialisé n’était pas anodin. Il y a quinze ans de ça, j’étais sur la route pour revenir sur Londres après avoir fini un reportage à Luton. La nuit était tombée et j’avais cru entendre un bruit dans l’aération du véhicule. C’était comme un léger sifflement, je m’en rappelle comme si c’était hier. Mais j’ai continué à rouler malgré tout et j’étais très loin de m’imaginer ce qui allait se passer par la suite. L’air qui s’était infiltré avait prit forme humanoïde. Le temps de regarder dans sa direction que j’ai senti une douleur atroce irradier mon bras, me faisant perdre le contrôle du véhicule. Je suis parti dans le décor, j’étais encore en vie à ce moment-là et toutes les blessures que j’ai subies ont camouflé cette trace de morsure au niveau de l’artère brachiale, car il avait arraché littéralement la peau avec ses dents pour qu’ils n’y voient que du feu. J’ai été hospitalisé. Je ne me rappelle que de peu de choses  si ce n’est son visage près du mien, inquiet et larmoyant. Je savais que c’était la fin. Puis, enfin, je suis mort. Trois jours après cependant je me suis réveillé…dans mon propre cercueil.
Qui connait votre véritable identité ? Comment faites-vous pour la cacher ? (si votre personnage a une identité secrète) Mes compagnons d’arme si j’ose dire connaissent ma véritable identité car ce sont eux qui m’ont aidé dès les premiers jours. Stephen Strange, Blade, Frank Drake et Hannibal King pour ne citer qu’eux. Les seules personnes aujourd’hui qui seraient susceptibles de me reconnaître sont celles qui ont fait partie de ma vie antérieure, lorsqu’on m’appelait encore Richard, et il n’y a que deux personnes sur le territoire (à ma connaissance) qui peuvent remplir ces conditions-là…et qui pourraient donc mettre ma couverture en danger. Concernant mes chasses nocturnes, je porte un accoutrement discret mais ne dissimule pas mon visage - j’en ai pas honte, contrairement à certains. J’ai toujours des gants en cuir enfilés si je dois recharger mon arme avec des balles en argent et porte une croix chrétienne autour du cou (en simili-argent, qu’on soit bien d’accord). Ça fausse la donne et ça peut sauver des vies, croyez-moi.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ? Je le suis. Ça me permet de rétablir la justice et éventuellement éviter que d’autres malheurs ne s’abattent sur des innocents…lorsque ce n’est pas pour dénicher des nids de vampire plus facilement, bien sûr. J’aime piocher là où ça m’intéresse. Bien qu'en aidant certains services d'investigation (NYPD et FBI entre autre), où je parais fort bien civilisé, mes pratiques n'en sont pas moins radicales lorsque je décide de faire le ménage par moi-même.


Biographie
Confusion will be my epitaph
As I crawl a cracked and broken path
If we make it we can all sit back and laugh
But I fear tomorrow I'll be crying,
Yes I fear tomorrow I'll be crying…
Les Van Helsing sont réputés pour avoir été - et être - les meilleurs chasseurs de vampire qui soit. Pieux et déterminés, ils ne reculent jamais devant rien. Ils ont aussi été des ennemis ancestraux de Dracula. Ce dernier, ayant la rancune tenace, a toujours fait en sorte de balayer devant sa porte. Sa volonté d’éradiquer la lignée était féroce et il tenta donc de les décimer. Strange, fidèle à ses principes, protégea les deux dernières générations Van Helsing avec un sort particulier. Un sort qui, si la victime venait à être mordue par un vampire, devrait théoriquement empêcher tout asservissement direct au maître vampire…si ce n’est plus. Le but était de protéger ce qui pouvait rester de leur héritage, l’un des rares qui pouvaient encore se mesurer à la puissance de Vlad Tepes. La seconde et dernière lignée en date était la sienne…

30 octobre 1976. Il pleut comme vache qui pisse à Londres, mais ça ne change pas des habitudes, encore moins à cette période-ci de l’année. Richard James Hooker est né ici - ou pas très loin. Ses parents biologiques ne sont pas le couple Hooker pourtant; mais ils l’élèveront comme si c’était le leur. Parce qu’ils étaient persuadés que c’était le cas. Il fut l’aîné. Une petite sœur, Prudence, qui arriva lorsqu’il fêta ses quatre ans et dieu sait qu’il était dégoûté que ce soit le cas. Cependant, il vint à la protéger bien souvent et c’était un rôle qu’il adorait autant qu’il prenait au sérieux. Élève moyen, il parlait beaucoup et adorait se dépenser physiquement. Il pratiqua du rugby et se prit de passion pour le dessin, l’écriture, puis, plus tard, l’information. Pendant ses études de journalisme il rencontrera Evelyn St John dont il tombera raide amoureux. Ils emménageront, vivront le parfait idylle. Jusqu’à ce qu’un terrible accident de voiture survienne, le laissant entre la vie et la mort. Richard s'avoua vaincu quelques jours plus tard et décéda - c’était en août de l’an 1999.


L’Éveil : Jour 1, troisième jour après la mort officielle.

J’ouvre les yeux, comme pris d’une vive pulsation. Mon corps vibre tout entier alors que mon front se fracasse contre la surface boisée qui me fait face. « Rah, putain… », grommelai-je alors qu’une poussière terreuse vint s’écraser sur mon visage, m’obligeant à fermer les yeux. Je me sens étriqué, je suis aveuglé par cette foutue poussière et je ne sais pas où je suis. Je secoue un peu la tête pour faire partir ces particules qui me gênent et reste sur un de mes profils, attendant le bon moment pour ouvrir les yeux. Je suis d’abord obnubilé par ça et rien d’autre. Puis j’ouvre les yeux. L’obscurité est complète mais pour moi, c’est comme si je voyais en plein jour. Après tout je suis enfermé…comment pourrait-il y avoir une source fiable de lumière là-dedans ? Je tente de bouger mes bras puis mes jambes. Si la literie de base est bonne à prendre, le reste néanmoins m’encombre plus qu’autre chose. Les pensées s’affolent et mon esprit se retrouve très vite embrumé par l’incompréhension. J’essaie enfin de recoller les morceaux.  En vrai, je suis mort de trouille. Parce que toutes mes sensations sont belle et bien réelles. J’étais mort, pourtant. J’étais mort. Cette chose qui vous transperce et vous laisse au néant. C’est ça…et pourtant j’étais revenu. À moins que je ne sois au Paradis ? Comme un con, je m’étais mis à prier. Les yeux fermés, les mâchoires compressées, insistant sur chacun des mots murmurés afin de prouver à quel point j’étais pas prêt à aller en Enfer. J’avais pas souhaité avoir une vie pieuse à 300%, mais je n’avais pas été un débauché pour autant…bon sang ! J’ai l’impression d’étouffer là-dedans. Pourquoi est-ce que ça m’arrivait à moi ? « Qu’est-ce que c’est que ce merdier… », marmonnai-je alors que j’ajoutai des noms d’oiseau par dessus le marché. J’étais plus que mal à l’aise. L’air libre…y avait de l’espace au moins en dehors de ça ? J’eus du mal à réaliser que je n’étais pas dans une faille inter-dimensionnelle et non, Saint Pierre ne m’attendait pas pour ouvrir les portes du Paradis (ou des Enfers, remarquez). Personne ne m’attendait. J’étais seul et enfermé dans mon propre cercueil, ce qui paraissait parfaitement logique au vu de l’état qui m’avait amené jusqu’ici. Sauf que j’avais rouvert les yeux, j’avais ressuscité. Comme par enchantement. Les minutes filent, à moins que ce soit des heures…je touche du dos de mes mains les bordures boisées, ces odeurs de fleurs qui embaument mon espace vital me paraissant des plus atroces.

Deux heures plus tard, peut-être plus, je me demande pourquoi j’ai toujours pas envie de chier. Peut-être qu’en crevant mon sphincter s’était relâché et j’avais tout évacué (logique en soi…) ? Bon, pisser alors ? Il devait bien me rester quelque chose non ? Même pas ? J’étais vivant oui ou merde… ?! « HEY ! », oui, j’hurle et je me fais plus mal aux oreilles qu’autre chose, ça résonne dans cette caisse en bois. Je répète pourtant plusieurs fois l’opération parce que je suis trop sur les nerfs. J’étouffe. Et je commence à me sentir, disons, étrange. Je ressens une soif intense que je ne m’étais jamais connue auparavant - je deviens hyperactif à mon insu, c’est pulsionnel. J’arrive pas à l’expliquer. Et alors, en braillant encore une fois, je me coupe la lèvre inférieure : j’ai ressenti la douleur mais je sais pas comment j’me suis fait ça. Ça m’irradie un instant et ça disparaît progressivement. Et puis je passe ma langue dans ma bouche, jusqu’à ce que je remarque des canines proéminentes sous lesquelles je donnais un léger coup, sauf que je me blessais de nouveau, manquant de me trancher la langue. « Bordel de m… ! », et je peste de nouveau, gardant ma langue contre mon palais en grognant. J’expire, c’est symptomatique. Je referme les yeux. Je suis en colère. Très en colère. Mais sans réellement comprendre pourquoi, je m’endors. Enfin, je crois…parce que je ne voyais plus que le noir de mes yeux.


L’Éveil : Jour 2, quatrième jour après la mort officielle.

J’ai pas dû beaucoup dormir parce qu’en retrouvant un état de conscience, je revis la surface boisée à quelques centimètres de mon nez. Je louchais dessus et comprimais aussitôt mes mâchoires. À quoi tu t’attendais, Richard ? Que tu puisses sortir de dessous la terre comme ça, tranquillement ? T’as fait du rugby, tu savais éclater des pifs et faire des plaquages, mais ça t’aidera pas à soulever autant de kilos de terre. En plus c’est humide, ça se sent, tu es sûr que ça doit pleuvoir là-haut. Alors non. Définitivement…non.

Le silence me happe de nouveau. Je ne comprends pas encore tout mais je sais que je suis devenu différent. Je repense à Evelyn. Qu’est-ce qu’elle a dû endurer…et moi qui me retrouvait ressuscité et qui ne pouvait pas aller la retrouver. J’étais fin con. Mais terriblement triste aussi. La gorge nouée, j’étais en train de m’imaginer tout ce que je pourrais lui dire si j’étais amené à la revoir une fois sorti de là. Est-ce qu’elle arriverait à écrire après ça ? À vivre de sa passion ? Je ne pus m’empêcher de chialer cette fois-ci. La soif revint avec, je disjonctai de nouveau et hurlai. « LAISSEZ-MOI SORTIR ! » Je frappe volontairement dans le ventre du cercueil et laisse a fortiori la terre s’engouffrer. J’ai continué à brailler, encore et encore. Perdu dans le temps. Vidé. Au bord de la crise.



L’Éveil : Jour 3, cinquième jour après la mort officielle.

Encore une fois, j’étais pas prêt à accueillir le comité qui était à la surface. Pourtant, après un certain temps, j’ai commencé à entendre des coups de je-ne-sais-quoi dans ce qui recouvrait le cercueil. Ça remuait, parce que la terre coulait davantage dans le trou qui s’était formé - celui que j’ai ouvert, vous vous souvenez ? Et là…j’ai entendu des voix.

« T’es sûr qu’il a été mordu au moins ? » « Sûr et certain, », répondis une voix assurée. Mordu par quoi ? Un loup-garou, un vampire ? Je suis devenu quoi au juste ? J’écoute, momentanément captivé par la discussion. J’en restais pas moins nerveux et désormais pris d’une euphorie que je ne m’étais pas connu. « On ne peut pas le laisser là et tu sais très bien pourquoi, King. » Mais je me repris aussitôt, gueulant comme un boeuf. « VOUS M’ENTENDEZ ? SORTEZ-MOI DE LÀ ! » Il y a un coup de pelle que je sens contre la paroi et je donne un coup dedans sans aucune autre forme de procès. « Bordel de merde, je… » « Il parle trop. », fit l'afro aux lunettes noires. « Toi, j't'emmerde ! » avais-je lâché sous la tension. J’avais pas demandé un accès anticipé pour aller voir le dernier Men In Black il me semble. J’ai l’impression qu’il me nargue et je vois rouge. Avec le contact de l’air libre, des odeurs me parviennent et je perçois des battements de cœur. J’ai soif, j’ai besoin de quelque chose. Ça devient viscéral. Je m’extirpe d’un bond de mon étau de bois et attrape l’homme au bouc et à la cape rougeâtre. Il le faut, j’en peux plus. Je…


L’Éveil : Jour 4, sixième jour après la mort officielle.

Une douleur lancinante irradie plusieurs de mes membres. Je suis cloué sur place. C’est le cas de le dire. Je lève un peu la tête et regarde mon corps. Mes poignets sont enserrés dans un étau argenté, mes chevilles aussi. Ça sent comme le cramé, en plus de faire foutrement mal. C’est quoi ce délire ? Puis j’entends une respiration. Une ombre. Je l’appelle. « Hé, vous…pourquoi j’suis attaché ? » La réponse, j’y ai même pas pensé à vrai dire. J’suis jeune, j’suis con. Si ça ne t’es pas encore arrivé, ça t’arrivera à toi aussi, toi qui lis ces lignes. « T’as essayé de tuer quelqu’un hier soir, Richard. » Comment il connaissait mon prénom ? C’était écrit sur ta stèle, pauvre con…alors il était là lui aussi ? Je ne l’avais pas vu. Ou alors il connaissait le type que j’avais failli tuer. Tuer. Je percute enfin. Tuer ?! Vraiment ? Je reste coi et cherche des yeux la personne en question. Je me sens…affaibli. Mes liens faisaient un mal de chien. « Où il est ? Je veux… », je commençai à bouger, voulant me défaire de ces entraves. L’homme tiqua et se rapprocha de moi en hochant négativement la tête. Il avait l’air méfiant, presque prêt à m’en tirer une dans la tête si ça dégénérait. « Je veux m’excuser. C’est tout. » J’expire. C’est sincère. Je sais pas ce qui se passe. Je sais pas qui m’expliquera mais je prie pour que ce soit le plus tôt possible, que je puisse retrouver Evelyn et en finir avec tout ça. « Dites-moi ce qui se passe… » Je suis crevé et mes yeux me brûlent. Ma tête retombe lourdement contre mon « siège » alors que je soupire bruyamment. J’entends des gens qui arrivent. Je reconnais l’homme au bouc et à la cape rouge, le type blasé avec ses lunettes noires et un autre…ça devait être celui qu’il avait appelé King.

« Bonjour, Richard. Je m’appelle Stephen Strange. » Sa voix me percute et je le fixe longuement, sans dire un seul mot. Il me regarde avec un faible sourire, mais ses yeux ne me rassurent pas. Ils ne sont pas accusateurs ou empli d’une rancoeur quelconque, non…à croire qu’il était habitué à ce qu’on essaie de l’étriper vif. Au contraire il se voulait être le plus rassurant possible…mais c’était comme s’il n’y croyait pas vraiment lui-même. « Tu as été transformé en vampire. Tu as deux choix qui s’offrent à toi désormais : continuer de vivre ou mourir. Auquel cas Blade, l’homme acquiesça de la tête lorsqu’on l’appela, se chargera du reste. J’espère simplement ne pas en arriver là…tu mérites bien mieux. » Il était comme peiné de me révéler la seconde option. Et j’y pensais même pas…je voulais retrouver Evie, poursuivre ma vie et rien d’autre. Alors j’ai pris la première option. Je voulais vivre. J’ai dis oui, idiot que j’ai été, scellant ma destinée, sans savoir ce qui allait m’attendre par la suite. « Je veux vivre, Strange. Je veux vivre… »


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OCTOBRE 2000

« Bois, Richard… », grommela Frank en me tendant la poche de sang entrouverte. Je pouvais à peine regarder ça…la dernière fois qu’on m’avait fait boire ce truc, on m’avait drogué pour le faire. « Non, je te jure, je peux pas. » Lui il y arrivait alors qu’il n’en buvait pas, Blade aussi mais c’était un vrai dur - mais pas moi. Je lève les yeux au ciel pour ne pas voir ça. Je me déplace dans la pièce, tel un lion en cage, en tentant de trouver un échappatoire. Il insiste et je lui recrache au nez sans vergogne. « Je peux pas j’t’ai dis ! » Je suis plus qu’agacé, j’ai soif et je n’assume  certainement pas. Il va devoir encore m’attraper pour me forcer. J’ai pas envie d’en arriver là. Lui non plus je crois…sauf qu’il n’écoute pas quand je lui dis que j’ai pas envie. Une femme du groupe me prend par surprise et m’administre une dose généreuse de calmants. « Jess, espèce de… » Pas le temps de finir ma phrase que j’avais déjà fini à moitié dans les vapes. Je m’étais affalé dans le sofa et, semi-conscient, Frank avait réussi à me faire boire mon litre journalier. En plusieurs fois, oui, mais il avait réussi.


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Les mois s’écoulent et j’ai l’impression de patauger. D’être un fardeau pour tout le monde. J’avais choisi de vivre mais on m’avait formellement interdit de revenir voir Evelyn ou ma famille, du moins, celle que j’avais toujours connue. Parce que oui, j’avais appris que j’étais un descendant Van Helsing et que j’avais été adopté - il n’est jamais trop tard pour accueillir ce genre de conneries, n’est-ce pas ? Adopté pour être protégé de cette infâme pourriture qui m’avait transformé…entre autre. Pour couronner le tout, ce n’était pas le plus sympathique ni le moins puissant. Au final, j’étais plus dégoûté par ma propre condition que par ceux qu’on appelait « vampires ». J’étais pareil qu’eux, c’est pas ça le souci. C’est juste que je ne supportais pas.  Cette impression de faire tâche, de ne pas être à ma place et d’être amputé de ce qui faisait de moi un homme, un être vivant, tout simplement. Qu’on m’empêche d’aller la voir, la serrer dans mes bras. Même un appel, une lettre,…rien. Alors tout ce que j’avais trouvé à faire, c’était la dessiner, encore et encore, afin de ne pas oublier son visage.

J’arrivais toujours pas à me nourrir correctement, je préférais largement les bon vieux burgers même si ça ne me sustentait pas. D’où le fait que j’ai continué à vieillir, jusqu’à ce que mon  rythme alimentaire se stabilise. On m’avait d’ailleurs fait quitter le territoire via un sort de téléportation…qui m’avait valu des nausées horribles - pour ne citer que ça - une fois de l’autre côté de l’Atlantique (et ça se disait ami). C’était le seul moyen pour moi de traverser la mer paraît-il. Au moins ça avait marché, et j’étais désormais certain que je ne pourrais plus jamais voir Evie. Plus jamais. Ce fut violent. J’ai senti qu’ils avaient gagné cette fois-ci. Préserver le secret sur les vampires, leurs activités liées au surnaturel, tout ça. Mais surtout les protéger eux, mes proches, de potentielles représailles. C’était mieux de garder ça pour soi au lieu d’exposer des innocents à ces menaces. J’étais résolu mais ne pouvais ne plus y penser. Elle les occupait en permanence…lorsque ce n’était pas les idées suicidaires qui refaisaient surface.

C’est d’ailleurs ce qui se passa. Cette fois-ci, notre point de chute était Phoenix, en Arizona. J’étais enfermé toute la journée, même s’il y avait toujours quelqu’un pour me porter compagnie pour m’aider à contrôler certains de mes pouvoirs…mais aucun UV, rien. La sécurité disaient-ils. Je t’en foutrais, moi. Parvenant à me transformer en brise sous l’effet de la colère, j’ai traversé tout l’appartement. Jess m’a gueulé dessus en appelant en urgence Blade - le seul qui savait me raisonner physiquement lorsqu’il n’y avait pas de quoi me doper à portée. Puis j’ai repris forme humanoïde. J’ai tiré les rideaux de la fenêtre principale en m’attendant à crever en quelques secondes…à finir en tas de cendres, que tout ça soit terminé.

Rien ne s’est produit. Jess avait la bouche ouverte, le téléphone collé à l’oreille. La voix dans le combiné lui demandait si elle était toujours là, ce qu’il s’était passé, bref, toutes les questions d’une personne qui s’inquièterait. Elle n’a pas réussi à dire un mot et il a raccroché net. Je crois qu’il s’inquiétait, oui. Ça m’a fait un choc de le sentir. Il est arrivé très peu de temps après - il fut le premier. Comme de voir tous ces visages se présenter à moi les uns après les autres, à la fois inquiets, ébahis et soulagés de me voir encore en « vie ».

J’étais à la fois perplexe et contraint de me plier à la dure réalité : c’était pas des UV qui allaient me tuer cette fois.

« Vous croyez que je peux bronzer… ? », demandais-je d’une voix faible, un léger rictus animant mes traits faciaux - je tentais vainement de détendre l’atmosphère.  Je croisai le regard de Blade et à mon avis, il rêvait que d’une chose, me trancher la langue pour me faire taire. Mes yeux étaient tristes - j’étais déçu de mon suicide avorté, mais bien aise d’avoir ces sales tronches autour de moi. C’était déjà mieux que rien, me disais-je.

Non, aujourd’hui, j’allais vivre. Pour le meilleur et pour le pire.



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Surtout pour le pire.


J’ai commencé à accepter ma condition. À me nourrir décemment lorsque j’en avais besoin, sans tuer d’innocent - j’ai mes sources, si vous voulez savoir. Ce fut fastidieux et je ne pourrais pas me vanter d’avoir complètement réussi. La soif, cette tentation, on s’en défait jamais vraiment. Mes entraînements furent plus axés sur les arts martiaux et surtout la maitrise des armes. Ils portèrent leurs fruits et j’ai commencé à chasser avec eux. J’étais déterminé comme jamais à vouloir éradiquer ceux qui m’avaient mit dans cet état-là, je subissais ma condition mais beaucoup moins qu’avant. J’étais sur la pente ascendante car je voulais me reprendre en main, avancer; à défaut de ne pas pouvoir retrouver les personnes qui m’étaient les plus chères. Nous bougions sur le territoire américain au gré des affaires, certains nids nécessitant plus de stratégie au vu du nombre d’individus présents en leur sein. Et puis, à un moment, j’ai voulu quitter ceux qu’on appelait les Nightstalkers. J’ai voulu m’isoler, je l’avoue. Mes papiers n’étaient plus ceux que j’avais reçu à ma naissance, j’avais changé d’identité peu de temps après être arrivé sur le sol américain. Ce dernier avait reçu une formation de flic à laquelle je pouvais résolument et je m’étais présenté comme adjoint du shérif dans un comté de Louisiane, six mois après le passage de l’ouragan Katrina en 2005. J’y suis resté quelques années et obtint le grade de shérif assez rapidement, renouant progressivement avec mes vieilles habitudes de journaliste…malgré mon tempérament, les personnes avaient confiance en moi et mes capacités à les préserver du danger.

À savoir qu’en 2008, lorsqu’on révèle l’existence des mutants au monde entier, je ne suis pas réellement surpris. J’en avais déjà croisé à cette époque, nos aventures nous amenant à croiser le chemin d’individus dotés de pouvoirs et autres créatures. Pouvant marcher sous le soleil et n’ayant pas de reflets, ne pouvant pas non plus être capturé en photographie ou filmé; j’ai donc utilisé, dès cette période-ci, d’un subterfuge. Celui de me faire passer pour un mutant. Ainsi je parvins à vivre approximativement comme un homme lambda. Évidemment je n’avais pas déroulé toutes mes capacités : dites-leur que vous êtes Invisible Man et ça suffisait amplement. À l’époque, les conséquences n’étaient pas énormes, sauf chez quelques rares réticents. La communauté était restreinte, tout le monde se connaissait ou presque. J’en faisais bien évidemment partie, étant shérif…et je n’ai pas réellement senti de racisme à mon égard, pour ceux qui étaient au courant. Quelques plaisantins ont voulu s'y risquer mais rien de bien grave.



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DÉCEMBRE 2009

« Trevor ? » « Quoi ? », répondis-je instinctivement alors que la porte-fenêtre de la maison était encore ouverte - une sale habitude que j’avais prise, mais on ne craignait pas grand-chose ici, moi le premier. J’avais pas réfléchi sur le coup mais j’avais reconnu la voix. Ça faisait un moment que je ne l’avais pas entendue… « C’est bien, on dirait que tu t’es habitué… » Je lève les yeux au ciel alors que Blade passe derrière mon dos. « Sans déconner ! », soupirais-je en contenant ma joie de retrouver le dhampir. Les années filent et je n’étais plus ce jeune bavard éberlué. Le mot qui fait rire, il était moins automatique qu’autrefois. J’avais mûri. « Pour toi, l’shérif. », qu’il me balance. Je suis affalé sur le seul canapé que je possède. C’était la veille de Noël et j’étais seul à écouter de la musique, cette dernière tournant encore…décevant. Il me jette quelque chose que je rattrape d’un geste, par réflexe. Pas la peine de commenter ou de jouer aux devinettes, je savais de quoi il s’agissait. « Je suppose que tu veux pas partager ? », qu’il me demande, je crois qu’il sourit…et je connais cette phrase par cœur. Un clin d’œil à mes crises passées. Le contenu de cette poche était généreuse, il y avait au moins quatre litres là-dedans. Un faible sourire illumina mes traits alors que je le regardai s’assoir dans le fauteuil. « Non. » Réponse à laquelle il s’était attendu, c’était comme une vieille chanson qu’on se répétait à chaque fois qu’on se voyait. Je tirai une des quatre poches pour lui en offrir une, la lui lançant. Ça finissait toujours ainsi - je succombais à ma générosité auprès de ceux que je pouvais appeler amis. Je n’avais rien d’autre à lui offrir ce soir, si ce n’est ça et ma présence. « Cadeau. », lui rendis-je. La soirée allait être moins morose que les années précédentes.


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MI-2010

…jusqu’à ce qu’on me recontacte, vous vous en serez douté.

J’avais voulu prendre le large en m’occupant que des affaires surnaturelles qui touchaient l’État en parallèle de mon travail actuel. J’arrivais à me fondre dans la société mais je tenais à rester discret. Sauf que cela se voyait trop : rien que mes compétences étaient à elles seules largement supérieures à ce qu’on me demandait en tant que shérif. Quelqu’un d’autre pouvait prendre ma place et moi, m’envoler vers un autre bled, une ville plus imposante où j’aurais un « meilleur poste » comme ils disent et par conséquent un meilleur salaire. Je ne voulais pas de ça. Trop modeste sûrement. J’ai refusé une première affectation à la Nouvelle-Orléans alors que mon grade avait été revu à la hausse. C’est à cette période-ci que King est revenu me voir. Une menace sévère pesait sur la communauté et il fallait que je prenne part à cette « guerre ». Je me suis résolu, dans l’urgence, à les suivre. C’est durant l’une de ces opérations que j’ai perdu une bonne partie de ce qui faisait de moi un humain…au sens propre comme figuré je suppose.

En effet, nous étions deux dans cette zone et nous avions été séparés par la force des choses. Pris dans une embuscade, sauf que j’étais désormais en pleine rue. C’est un vampire plus expérimenté que moi auquel j’ai fais face et a réussi à m’arracher le bras droit. Une femme qui passait par là a assisté à la scène et a hurlé, détournant l’attention de l’enragé. Une fraction de seconde qui m’a sauvé. J’y ai échappé de peu ce jour-là. Mais pire encore : je me suis attaqué à cette pauvre femme tétanisée. Je l’ai complètement vidée de son sang et j’ai récupéré mon bras afin de me régénérer. Je l’ai laissée pour morte, là, derrière cette benne. J’avais cédé. Mes plaies avaient disparues en quelques secondes, mon bras de nouveau opérationnel trois minutes plus tard. J’étais reparti. J’avais retrouvé Jess. J’avais menti sur la façon dont je m’en étais sorti. Trois jours plus tard, je n’étais plus dans la ville mais je sentais que quelque chose s’était produit…et que c’était désormais hors de contrôle.

Je fus hanté par ce que j’avais pu faire. J’avais l’impression de m’être rapproché de ceux que je combattais farouchement. Mais j’avais été aussi conscient de la puissance qu’une telle quantité de sang ingérée pouvait produire. Après ça, j’ai préféré faire cavalier seul en refusant catégoriquement qu’ils me recontactent, chose que mes comparses ne comprirent qu’à moitié. J’étais persuadé que certains ne me faisaient pas encore tout à fait confiance quant à la nature de mon choix. J’emportai mon secret avec moi en espérant que quelqu’un fasse le ménage à ma place…sauf que j’allais forcément payer de mes erreurs un jour ou l’autre.



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AVRIL 2013 (BÂTON-ROUGE)

On est en train de rouler. Nate est à ma droite en train de bouffer son burger, la radio est en fond sonore depuis une bonne demie heure. J’ai des lunettes de soleil sur le nez - ça tape et c’est peu de le dire. Je regarde par le rétroviseur un instant. Rien de spécial à l’arrière, c’est tranquille. Cette phase me permet de me laisser à certaines divagations. Je ne peux pas m’empêcher de songer à ce qui s’est passé en 2012 à New-York. Une invasion extraterrestre. Est-ce qu’on était préparé à ça ? J’en doute. Heureusement que certains surhumains étaient présents pour contrer cette attaque. Bien que baignant dans le surnaturel et l’occulte, j’avoue être encore paumé concernant certaines situations. L’univers et son étendue, les planètes, les dimensions; Strange m’en a parlé mais c’était trop lointain pour que je puisse vraiment tenir compte de tout ça. En fin de compte j’étais plus axé sur les menaces terrestres qu’autre chose…et j’étais prêt à parier que ma présence sur les lieux n’aurait strictement rien changé. Je ne me considérais pas comme un héros. Certains diraient un vigilant, une connerie comme ça. La personne qui se fait justice elle-même. Qui peut-être jugée pour ça d’ailleurs, mais j’étais persuadé qu’une balle dans la tête ou un pieux dans le cœur était plus radical qu’un séjour en prison pour certains. Je ne chassais pas que des vampires, non. Depuis que j’avais vrillé j’avais fait certaines bavures dont on ne me tiendrait certainement jamais pour responsable. Certains serial killers me donnaient tellement la gerbe que j’avais voulu les expédier avant qu’on les retrouve et ne soient jugés.

« Et sinon, t’y as pensé à ce poste ? C’est pas d’la merde quand même, tu crois pas ? », me demanda t-il la bouche à moitié pleine. Il me tire de mes pensées et je fronce légèrement les sourcils, les yeux rivés sur la route. Bien sûr que j’y ai pensé. Qui n’y penserait pas ? « Ça fait à peine deux ans que je suis ici et tu veux déjà me virer ? », plaisantais-je. Il se reprit avec un petit rire qu’on lui connaissait, disant que ce n’était pas pour ça. Qu’il disait ça sérieusement. « T’es plus doué pour dénicher les tueurs que pour mettre des amendes à de vieux pèquenauds torchés, j’crois que t’as compris ce que je voulais dire ! » Le son de la radio attise ma curiosité lorsque je crois entendre des sonorités familières. Je fais signe à mon collègue de patrouille de se taire un instant alors que j’augmente le volume, me concentrant sur ce qui était dit. Ça parlait d’un roman à succès. Ghost Claw. Le passage d’introduction était passé et je n’entendais pas cette chose que j’avais entendue et qui avait semé le doute en moi. Jusqu’à ce que cela revienne. Evelyn St John. Je me fige, reprenant le levier de vitesse pour passer la troisième à la va-vite. Derrière mes lunettes de soleil, mes yeux rougissent. Merde. « Ça va ? T’as pas l’air très frais. » J’hoche la tête à la positive en me raclant la gorge. Je change de station, celle-là braillant des hits de l’année. Étrangement, je préférais ça pour le moment. Un peu confus, mon coéquipier baissa le volume un peu et marmonna. « Je savais pas que tu t’intéressais à la littérature… »


Si tu savais…


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J’ai quitté mon poste. Le pot de départ, tout ça, comme si j’allais vers d’autres horizons - que j’avais cédé, enfin. Quelque part ils avaient raison, j’avais cédé. Cédé à l’interdit. Je savais désormais qu’Evelyn était sur le territoire…et plus rien ne m’empêcherait d’aller la retrouver. Ou au moins de la voir. Je me suis installé à Brooklyn en 2014, me suis signalé auprès des services tels que la NYPD.  J’ai été demandé pour certaines affaires, peu au départ, mais au fur et à mesure ils ont comprit que mes capacités étaient belles et bien avérées. Je fus également étonné de sentir à quel point cette ville pouvait être gangrenée. Cela n’avait rien à voir avec la Louisiane et oui, parfois, je regrettais d’en être parti. J’aimais son climat, les gens, tout. Jusqu’à ce bon vieux Blues que j’aimais tant savourer.

Contrairement à ce que j’avais espéré, je n’avais pas réussi à l’approcher ni à l’aborder. Pas aussi facilement que je l’aurais voulu. Je me contentais d’observer, parfois lointain, parfois à quelques pas de sa fenêtre. Je n’abandonnais pas l’idée mais j’étais torturé. Encore une fois, j’ignorais si tout cela allait me faire du bien ou non. J’entendais encore l’écho de leur voix qui m’intimaient de tourner la page, que c’était nécessaire. Maintenant que j’étais si près, je ne pouvais pas abandonner cette idée. Je lui devais des explications et…beaucoup d’autres choses, je crois.

Lorsque les attentats ont frappé ce mois-ci, j’étais sur les lieux. J’ai été blessé mais j’ai régénéré - une chance que personne ne m’ait vu - rapidement. Comme beaucoup d’autres, j’ai été touché par les événements. J’ai décidé de me recenser lorsque la loi a été promulguée afin de pouvoir me fondre toujours aussi bien dans la société, falsifiant les résultats sanguins prouvant mon appartenance à la race mutante. L’hypnose ne m’aura jamais autant servi qu’aujourd’hui.

En parallèle de mes activités officielles en tant que profiler privé, je ne lâche pas mon activité favorite, à savoir l’éradication des vampires. Je ne chome pas. D’autant que cette ville est un véritable melting-pot racial. Certains individus connaissent Purge autant que la communauté que je chasse. Il n’est donc pas rare de me voir gérer certaines affaires surnaturelles que l’on me refourgue, de manière plus investigatrice que…destructrice. J’ignore encore que Strange est sur le point de revenir me trouver afin de me confier quelque chose. Encore moins qu’il s’agit d’un héritage ancestral qu’il a décidé de garder jusqu’au jour où je serais prêt à le porter et m’en servir.


IRL
Pseudo/âge/sexe (f ou m) ; Amarokh/22/F Fréquence de connexion ; Le plus souvent possible ! Que pensez-vous du forum? ; Des admins en carton et des membres en cellophane qui colle, franchement, j’ai qu’un mot qui me vient à l’esprit : déception ! Comment l'avez-vous découvert ? On m’avait filé le lien à l’époque, même si la personne a déserté je suis resté.   Célébrité choisie ; Luke Evans Credits (avatar, icon etc.) ;Tumblr pour le moment.

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Dernière édition par Richard J. Hooker le Dim 24 Avr - 20:51, édité 15 fois
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OUI ON EST DES ADMINS EN CARTON MAIS TU NOUS AIMES QUAND MÊME PAS VRAI ? :cute: rebienvenue à la maison, ça fait tellement plaisir de te voir avec un nouveau compte et de cette trempe là en plus :hysteric: Richard a l'air juste fascinant, enfin de ce que j'en lis dans la première partie de la fiche ça me plaît beaucoup, j'ai trop hâte de voir le tout omg :hysteric: EN PLUS LUKE :hysteric: bref, tu gères :cute: bon courage pour ta fiche et comme d'hab, tu sais où nous trouver I love you
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Encore un autre personnage qui promet trop! :leche:
Amuses-toi bien avec lui! :hysteric:
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JPP DE TOI ET DE TES PERSONNAGES BEAUCOUP TROP CLASSES LÀ !
Arrête de nous vendre du rêve.

(non jplaisante, continue, j'adore toujours autant tes personnages, ils déboitent du poney I love you)
Rebienvenue à la maisooooon :shon:

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faut que t'arrête de m'envoyer du rêve avec chacun de tes persos, toi.

rebienvenue et bon courage pour cette nouvelle fiche, j'ai hâte d'en apprendre plus, la première partie donne l'eau à la bouche. :leche:

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Vous êtes adorables…merci beaucoup :cute:

En réalité ma fiche est terminée…il doit me rester peut-être un ou deux paragraphes et relire. Puis poster bien sûr xD

Je posterais au fur et à mesure…mais déjà si ça vous inspire alors je suis joie ! :sad:
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REBIENVENUE PARMI NOUS, tu connais la maison à force. I love you bon courage pour poster ta fiche, du coup.
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Merci Patch…et oui j'ai pris mes marques :mdr:
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Je suis outrée. :mdr: Tu attends que je sois pas là pour poster ta fiche, espèce de traîtresse. :mdr: Pour la peine tu me dois une danse, parce qu'on est trop choux ensemble. Et puis voilà quoi, ça reste épique quand même :mdr: :

Spoiler:
 

En plus je suis trop déçue, je vais pas pouvoir te voler tes capacités, c'est trop de tristesse d'un coup pour moi. :mdr:
Rebienvenue en tout cas, ton personnage est déjà so badass, j'ai hâte de lire l'histoire. :keur: :pregnant:
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Mes pâtes saumon ont été plus rapides à être cuites + ingurgitées que toi à miam et à revenir alors…:hé:

Et franchement t'aurais pas apprécié avoir ces pouvoirs-là, même si c'était issu d'une mutation

Par contre t'es franchement vilaine d'avoir édité ton spoiler, ça devient obscène maintenant…

…je te dis même pas merci de me souhaiter la "bienvenue" pour la peine.
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J'y peux rien si je dois faire la vaisselle, sortir le chien, tout ça tout ça. :mdr:
Bien sûr que si. :mdr: Bon Ellen aurait pas apprécié physiquement mais avoue que ça aurait fait un rp cool, avouuuuuuuuuuuuuue. :mdr:
Nous sommes obscènes de toute façon, tout le monde le sait. :mdr:
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TU es obscène. Merci.

/retourneàsescodes xD
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Noooon, c'est toi, YKWIM que les gifs au ralenti veulent tout dire. :mdr:
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:notok: (non, je te le souhaiterais pas xD)
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