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 LIAM Ó MEADHRA || What doesn't kill you...

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LIAM Ó MEADHRA
WHISPERERS
Nom et Prénom : Theodosius Liam Ó Meadhra. A l'anglaise ça se prononce "O'Meara", au cas où vous vous demanderiez. Le premier prénom est mon prénom principal, le prénom de mon arrière grand père du côté de ma mère. Ils ont tenu à me le donner en son honneur. C'est celui qui est écrit sur mes papiers mais je ne l'utilise jamais. On m'appelle Liam, mon second prénom, proposé par des amis de la famille, parce que c'est comme ça que je veux qu'on m'appelle, c'est tout. Alias : Shadow, l'Ombre, tu veux pas vraiment savoir pourquoi.  Âge : 35 ans. Lieu de naissance & nationalité : Je suis né en 1981 en Irlande, juste en dehors de Dublin. Et je suis... Bah irlandais. Métier : Je suis un agent spécialiste de la division Charlie du SHIELD. Statut civil : Célibataire, trop chiant de se trimbaler quelqu'un. Orientation sexuelle : Qui s'en soucie? Moi j'en ai rien à foutre, je décompresse avec tout le monde. Particularités : Le tatouage des Marines sur le haut du bras, mes poils et mes tâches de rousseurs. Affiliation : SHIELD.

Le Fluide | Classe 5
Ou plus précisément, des milliers de nanites qui parcourent chaque cellule de mon corps.

- Phase 1: l'Injection; [Acquis]: Contrôle parfait sur chacun de mes processus physiologique, mémoire informatique qui enregistre tout ce que je vois ou expérimente, guérison accélérée,  force et vitesse sensiblement supérieure à un être humain classique. Invisibilité quasi totale et absorption absolue du son que je produis jusqu'à ne laisser comme trace de ma présence que mon ombre.
Effets secondaires: Si les nanites sont alimentées par mon propre corps, je demeure plus sensible à l'électricité. Lorsque ma guérison est accélérée, selon l'importance de la blessure, je peux ressentir des douleurs allant jusqu'à la sensation de brûlure. Enfin, l'utilisation des nanites pompe mon énergie, plus je m'en sers, plus je suis fatigué. Dormir est le meilleur moyen de pallier à ce problème.

- Phase 2: l'Amélioration [Acquis]: Élargissement de la zone d’absorption du son, amélioration de la guérison accélérée (quasi instantané, reconstitution des membres en quelques heures). Renforcement des os et résistance physique générale améliorées. Ajout d'une mémoire procédurale.
Les nanites restent connectées au cerveau même en dehors du corps et tenteront de reconstituer le corps à partir d'un morceau séparé. Duplication de Liam en deux jours maximum, nécessité d'au minimum une phalange pour que ça fonctionne.

- Phase 3: l'Eveil; [Non acquis]: ...


INTERVIEW
QUE PENSEZ-VOUS DE LA SITUATION ACTUELLE ET DES DERNIÈRES DÉCISIONS DU GOUVERNEMENT ? Pure connerie. Une bande d'abrutis en costume qui pensent tout savoir et qui savent rien.

QUELLES SONT VOS MOTIVATIONS ? Ma motivation c'est de me faire éloigner du bordel. Ça servirait à rien d'être isolé, autant rester la tête dedans même si j'aime pas ça.

Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? Comment avez-vous réagi ? J'ai pas eu des pouvoirs, j'ai eu des nanites. Et j'ai récupéré mes jambes. A votre avis j'ai réagi comment?


IRL
Pseudo/âge/sexe ; Ectra, 25 ans, M Fréquence de connexion ; Quotidienne. Que pensez-vous du forum? ; Il est nul. Comment l'avez-vous découvert ? Demandez au juif qui brille. Célébrité choisie ; Sam Worthington Credits (avatar, icon etc.) ; Ectra


Dernière édition par Liam Ó Meadhra le Ven 10 Mar - 16:33, édité 15 fois
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BIOGRAPHIE
Semper Fidelis

La boue. La terre. La fumée. La chaleur et le sang. La soleil vif et la chaleur suintante. La crasse. Les cris et l'horreur. L'explosion. Tout fini et tout commence là. Enfin recommence plutôt. Mais voyons déjà ce qui était arrivé avant de se précipiter sur ce qui viendrait ensuite.

Je me nomme Theodosius. Mes parents m'ont nommé ainsi d’après mon arrière-grand père. Croyez bien que si j'ai tout le respect pour mon ancêtre, ce prénom ne m'a jamais semblé très facile à porter. Dés que j'ai été en âge de décider par moi-même, j'ai choisi d'utiliser mon second prénom au quotidien: Liam. Je suis né en Irlande, issue d'une famille irlandaise de souche et heureux de ne pas avoir été rejeté pour ne pas être roux. J'ai les tâches, ça doit compenser. Ma vie avec eux n'a jamais été très simple. Mon père était un ancien soldat reconverti en ébéniste et ma mère travaillait dans un restaurant comme serveuse. Quand je dis ancien soldat, c'est surtout lui qui le dit. Il n'a jamais fait que son service militaire, sa carrière dans l'armée rendue impossible à cause d'une blessure à la fin du dit service. Il a toujours regretté cette vie. Peut être était-ce pour ça qu'elle m'attirait aussi? Ses histoires? Ses regrets?
A la majorité j'ai fais le choix de traverser l'Atlantique et me faisais une petite vie à Boston, une vie qui finalement ne convint pas. Un job minable, un petit appartement, rien ne semblait comme je le souhaitais jusqu'à ce que je comprenne que ça n'allait tout simplement pas parce que c'était autre chose que je voulais. Peut être parce que je voulais le faire pour lui, pour mon père. Je rejoignais alors les forces armées américaines, les Marines, j'avais 21 ans.

A partir de là, les choses devinrent plus simples. J'avais quitté mon boulot, rendu mon appartement et renvoyé mes affaires en Irlande. Un sac à dos, quelques objets comme une photo de ma famille, quelques vêtements, ma bite et mon couteau, et me voilà dans un uniforme vert au garde-à-vous. J'en bavais, comme tout le monde, mais je prenais vite l'habitude de la vie à l'armée, très vite, comme si c'était naturel. Obéissance, rigueur, force et travail, j'embrassais cette vie et m'y confondais, des années durant, à voir mes amis et mes frères partir au combat sans jamais être appelé moi-même. Ne vous méprenez pas, je n'étais pas comme ces jeunes chiens fous qui ne demande qu'à tirer dans le tas. J'étais très bien là où j'étais, mais c'était quelque chose qui me prenait la tête, cette expérience qui me manquait, cette lacune. Je voyais ces hommes et ces femmes revenir du front changés et je ne comprenais tout simplement pas. Je pouvais imaginer mais j'étais conscient que ce serais toujours loin de la vérité. Ça faisait parti du job et un jour le job s'imposa à moi en une lettre d'appel trop bien pliée. C'était comme une énorme pierre qui tombait au fond de mon estomac. Je voulais y aller mais... j'avais peur. Je n'avais pas honte de ça mais je savais aussi que je devais le faire, j'avais un travail à accomplir, une mission, sur l'honneur.

Direction l'Irak, une base américaine de moyenne importance. J'avais pris possession d'un lit dans une tente avec le reste des soldats qui étaient venu avec moi. J'appartenais à une équipe, un groupe d'une dizaine d'hommes prêts à en découdre. Ces gars là me faisaient oublier que notre simple présence ici était un fardeau, autant que moi je pouvais bien le leur faire oublier. On se soutenait entre nous, on pouvait compter les uns sur les autres. Le désert n'était pas des plus accueillants mais qui en aurait douté. On nous donnait notre première mission seulement deux jours après notre arrivée, rien d'essentiel, et on les enchaînait jusqu'à celle-ci. Nous devions faire un tour de reconnaissance dans une zone habitée à quelques kilomètres. Ce que le dossier ne stipulait pas en revanche c'était que la véritable mission incluait la récupération de matériel scientifique. Je m'attendais à ce genre de choses, des missions dans des missions, aussi les autres et moi avions quitté la base aussi rapidement que possible.

Route sans encombre, pas un pneu crevé, rigolade dans la jeep, rejoindre le hameau n'avait pris qu'une dizaine de minutes. La zone était peu habitée et l'un des gars le fit remarquer très tôt. Les maisons très simples n'abritaient que quelques personnes et à peine le frein à main était-il enclenché que nous nous déployions. Trois groupes: un à gauche et un à droite pour couvrir un maximum de terrain afin de vérifier les alentours. Un dernier groupe, deux hommes et moi, attendions quelques minutes le rapport avant d'avancer: rien à signaler. A notre tour d'avancer. Les gens s'étaient enfermés chez eux à notre arrivée mais ce n'était pas plus mal. J'avais le bâtiment en visuel. Le matériel que nous devions récupérer se trouvait à l'intérieur d'une vieille maison blanche, des fioles, des dossiers, ce genre de choses.  Nous avancions rapidement, en formation. Je suppose que si on avait pu y retourner, on aurait été un peu moins stressé par la pression qu'on nous avait mis sur cette sortie. A quelques mètres de la porte du bâtiment j'entendais un clic sonore et avant que mon cerveau ne comprenne ce qui se passait, la mine de laquelle je décollais mon pied explosait violemment.


Terre, fumée, sang et feu. Vous comprenez maintenant? En état de choc, je ne sentais pas la douleur, je ne sentais rien en réalité. J'étais tout juste conscient, mes oreilles prises d'un sifflement violent qui éliminait tout le reste. Lorsque ma vision devenaient moins floue, je pouvais observer les deux gars étendus là. Morts, les deux, mais pas moi. Non, moi je palpais mon torse à la recherche de mes morceaux avant de commencer à sentir la brûlure. La morsure d'une douleur que jamais je n'aurais ne serait-ce qu'imaginer être capable de ressentir. J'avais rivé mon regard sur mes jambes et les avais vu, à quelques mètres de moi, en charpie. La douleur m'était venue en pleine gueule à cette vision et je ne sais pas si c'était la panique ou la souffrance mais j'avais hurlé de toute mes forces, comme si mes poumons n'allaient pas tenir le choc, avant de m'évanouir. A demi moi.



Honnêtement, je ne me souviens que de peu de choses, on m'avait tout raconté ensuite. Après l'explosion les autres gars de l'unité avaient récupéré les corps. Ils m'ont dit que j'étais revenu à moi dans la voiture mais qu'ils avaient été obligés de m'endormir pour que j'arrête de crier. Ils n'avaient pas de sédatifs sous le main, ça expliquait cette plaie sur mon front. Pour le reste, la mine était à blâmer. Bref j'avais été ramené à la base et on avait fait au mieux pour me garder en vie. Mon corps était couvert de blessures, mon visage balafré d'une longue plaie traversant le côté gauche de haut en bas. Mes bras étaient brûlés et mes jambes... Et bien mes jambes avaient dû être bouffées par les vautours depuis bien longtemps. Y'a des vautours en Irak? Enfin peu importe.

Je reprenais conscience deux jours plus tard, recouvert jusqu'à mi-torse d'un drap blanc plus très blanc. Je crois que j'ai dû rester deux bonnes heures à fixer le drap dans un silence mortifère, à fixer cette zone du lit ou normalement mes jambes auraient dû se trouver. Le drap était plat. Il était plat. Pas un pli, pas une bosse. Le matelas seulement. Il tombait au fond du lit à partir de mes cuisses et en une chute dérangeante il s'étalait. Il était plat et je tremblais, les larmes roulants sur mes joues sans que je ne puisse rien contrôler, sans être capable de décrocher mon regard de cette absence. Habituellement si stoïque, je crois que n'importe qui à ma place aurait craqué et la présence de cette infirmière qui était entrée n'avait rien changé. J'étais loin de me demander si ma fierté en prendrait en coup. J'avais autre chose en tête. Au moins je l'avais encore, ma tête.

Le commandant avait pris sur lui d'alerter les familles des défunts mais avait préféré attendre d'être sûr que je m'en sortirais pour contacter la mienne. C'était moi qui était toujours là alors que j'avais été le connard qui avait déclenché cette mine. En terme de complexe du survivant, ça se pose là. J'essayais de ne pas trop regarder. J'essayais d'oublier, même un court instant, et chaque matin, l'espace de quelques secondes, j'y parvenais. Et puis j'ouvrais les yeux.

C'était quelques jours après mon réveil je crois. Deux hommes étaient entrés dans la tente hôpital et étaient venus jusqu'à mon lit pendant qu'un infirmier changeait la poche de morphine qui allait bientôt courir dans mes veines. J'étais lucide, autant que possible, et lorsqu'ils s'étaient présentés j'avais vaguement souri. Le SHIELD. J'étais sûr d'avoir bien vu leur emblème sur l'ordre de mission. Ces enfoirés avaient utilisé l'armée américaine pour leur merdier et ils venaient me voir maintenant? Si j'avais eu mes jambes entre les mains, je les aurais probablement tapé avec. Ils m'avaient alors offert une thérapie et sans m'étaler, je leur avais répondu qu'ils n'étaient qu'une bande de cons. Ils ne s'étaient pas démontés pourtant et avaient poursuivi leur proposition. Ils voulaient soumettre mon corps à une nouvelle technologie qui pourrait être capable de me rendre mes jambes. Cette bonne blague. J'allais me retrouver avec deux barres de fer bioniques et faire sonner les portiques de sécurité. J'avais accepté. Pourquoi? Alors que j'étais aussi mauvais avec eux? Les gars, j'avais perdu mes putain jambes! Bien sûr que j'ai signé.

J'étais rapatrié aux Etats-Unis dans les jours qui suivaient, interdit de contacter qui que ce soit. J'aurais voulu appeler mes parents, leur dire que j'allais bien, mais si le commandant ne l'avait pas fait, c'était probablement parce que le SHIELD l'en avait empêché aussi. Étais-je une opportunité? Ou avait-on profité de ma pédicure? On m'emmenait dans des locaux secrets, du moins c'est ce que je supposais à voir le grand portail dans la montagne, et enfoncé dans mon siège roulant j'étais escorté dans un dédale de couloirs cimentés vers une espèce de chambre souterraine. Espace moyen, literie moyenne, si ça avait été un hôtel je leur aurais donné une très mauvaise note. J'avais été soumis à des tests, essentiellement une quantité énorme de prises de sangs et de ponctions dans des endroits dont j'ignorais l'existence. Réglé comme une horloge militaire, j'avais été capable de compter les jours dans cette montagne et deux semaines d'études, c'est long, surtout pour quelqu'un comme moi qui aime l'activité... Et qui était incapable de marcher. Au bout de cette période un type en blouse blanche était venu me rencontrer. Je ne l'avais jamais vu mais lui semblait m'avoir étudié. C'était un des scientifiques qui avaient travaillé sur mes fluides tout ce temps et il venait me parler de ce qui allait se passer ensuite.

Au cours d'une procédure médicale délicate, on allait injecter dans mon corps une substance grise, comme métallique. Un produit miracle? Non, détrompez vous. Ce fluide ressemblant à du métal fondu n'avait que l'apparence d'un liquide. Ce truc là était en fait constitué de milliards de microscopique nanites faites d'un composé entre organique et plastique. La nano-technologie. On allait pas remplacer mes cinq litres de sang par ça, non. La quantité de nanites tenait en quelques seringues de taille standard. Je serais installé dans un lit d’hôpital, sanglé, à poil, avant de me faire piquer par deux médecins. Ou ingénieurs. Ou les deux. Bref. Une dans chaque moignon, une dans chaque bras, deux dans la cage thoracique et enfin, cerise sur le cerveau, une dans chaque tempe, directement dans la matière grise. Toutes ces petites bêtes allaient s'insinuer dans mes veines, dans mon sang, dans mes organes et dans chacune de mes cellules. La salle d'opération était plus grande que ma chambre mais pas si grande en soit et le fond était une grande vitre sans teint que je soupçonnais de cacher quelques voyeurs. On ne pouvait pas m'endormir. En vérité on ne m'avait rien donné depuis des jours, ni calmants, ni injections, pas même un bonbon pour la gorge. Mon alimentation avait été contrôlée dés mon arrivée et je me retrouvais sur ce matelas froid avec les deux blouses blanches autour de moi, la lumière d'un projecteur dans la gueule.

J'avais senti chacune des piqûres, chaque aiguille pénétrant ma peau. Les deux dans mes cuisses avaient été très désagréables mais le pire avait été celles dans mes tempes et j'avais compris pourquoi on avait pris si grand soin de sangler mon crâne aussi. La piqûre c'était une chose, l'injection en était une autre et le fluide brûlait. Je le sentais dans mes veines, je les sentais se répandre en moi comme une invasion. Je serrais les dents jusqu'à être incapable de retenir les cris dans ma gorge alors que le fluide pénétrait les couches inférieurs de mon cerveau. Mes yeux étaient fermés avec force mais j'avais perdu la vue. Je criais et je ne sentais même pas les hommes s'activer autour de moi, incapables de faire quoi que ce soit. Un silence de mort s'était imposé dans la salle alors que je hurlais ma souffrance. Ces injections devaient m'aider, pourquoi j'avais l'impression d'avoir plus mal qu'avant? Je m'agitais, violemment, menant la vie dure aux sangles solides qui me retenaient collé à ce foutu matelas en faux cuir. Ma respiration était rapide, mon cœur allait exploser, je transpirais au possible et chaque parcelle restante de mon corps était écarlate... Jusqu'à ce que je ne fasse plus une geste. Pas un sursaut, pas un spasme, mon regard était rivé sur le plafond, fixe, vide et sur l'écran un tracé plat filait dans un son strident.

Non, ça se finit pas là. J'ai pu prendre connaissance de la suite grâce aux caméras de surveillance et croyez moi, j'ai flippé après coup. J'étais mort, c'était fait, mais les médecins qui jusque là se tournaient nerveusement les pouces avaient repris une cadence cohérente. Défibrillateur, chargez, dégagez. Trois fois, trois intenables fois où devant mon moniteur je m'étais demandé si j'allais enfin revenir ou pas. L'un des écrans dans la salle avait été utilisé pour établir la connexion avec les nanites qui avaient terminé leur infestation lorsque mon cœur avait cessé de battre, investissant les dernières cellules de mon corps. Ma mort était une partie du processus qu'ils s'étaient bien gardé de me dire. J'avais passé trois jours dans le coma avant d'émerger comme si j'avais visité chaque bar du pays, en même temps. Trois jours. C'est le temps qu'il avait fallu au fluide pour correctement s'adapter. C'est le temps qu'il avait fallu aux nanites... pour reconstruire mes membres.

Mes jambes étaient à leur place, toute neuve, toute belle, sans un poil, sans une égratignure. J'avais manqué un ou deux battements en les apercevant jusqu'à me demander si c'était ça le rêve ou si l'explosion était un cauchemar. De plus ample observations m'amenèrent à constater la disparition des brûlures sur mes bras et au final de toute plaie sur le reste de mon corps. Mes anciennes cicatrices étaient toujours présentes mais chaque blessure issue de l'explosion avait miraculeusement guérie. Je crois que j'étais passé par le même processus pour subir l'absence de mes jambes que pour en apprécier le retour jusqu'à ce qu'une inquiétude naisse au fond de mon estomac: était-ce réel? Était-ce définitif? Les nanites avaient reconstruit mes membres, avaient guéri mes blessures en activant certaines compétence physiologique de mon corps. Concrètement, j'avais rien compris à l'explication sinon que les nanites m'avaient soigné. A partir de là j'étais revenu à la case étude du jeu, étude, recherche et prélèvement. Encore du sang, toujours du sang, et si ma peur de perdre mes précieuses sauveuses était légitime, on m'avait rapidement expliqué que ces petites choses étaient programmées pour utiliser les molécules rejetées dans mon sang pour se répliquer à un taux fonctionnel.

Se faire pousser des membres c'est bien, mais c'était pas si simple ensuite. C'était comme un bébé, sans musculature, comme atrophié. J'avais alors dû travailler dur pour pouvoir marcher à nouveau. Ça avait demandé beaucoup de temps et d'énergie. D'abord marcher, puis courir, et enfin retrouver ma condition physique de lorsque j'étais encore en fonction. Et mes poils. J'étais comme neuf, prêt à l'emploi, et j'apprenais jour après jour que ces petites choses n'avaient pas fait que ça. Avec de l'entrainement, j'étais devenu capable de contrôler chaque fonction physiologie de mon corps. Que ce soit réguler ma température, ou transpirer, ou ralentir mon rythme cardiaque. Je voyais mieux, j'entendais mieux aussi. Les nanites étaient partout et si elles étaient à un endroit, alors je pouvais le contrôler avec une excellente précision. Il suffisait que je parvienne à établir le lien entre mon cerveau et les nanites de cette zone précise et en ça résidait le gros du travail à ce niveau là. Certaines de leurs fonctions étaient automatisées, comme ma guérison accélérée par stimulation de ma régénération naturelle ou leur programme de réplication. Elles étaient indépendantes pour la majorité des choses finalement, sauf quand je faisais appel à elles.

Loin des bases militaires et de mes instructeurs, c'est un triplet d'agents du SHIELD qui m'avaient remis sur pieds, littéralement. Ils m'avaient rendu mes jambes et mes compétences et m'avaient appris plus encore que ce que l'armée m'avait enseigné. Des techniques de combat, des conseils stratégiques pour le terrain. Au départ ils n'étaient là que pour m’entraîner assez basiquement mais au fil du temps j'avais fait montre de facilités telles qu'on avait décidé d'aller plus loin. On, oui, j'avais eu mon mot à dire à ce sujet. Si l'apprentissage de la pratique était facile, toute la théorie aurait pu être compliquée si je n'avais pas eu les bestioles dans mon corps. Elles m'offraient cette petite chose que les scientifiques appelaient "mémoire informatique". Chaque chose que j'avais pu voir, sentir, toucher et expérimenter depuis qu'on les avait injecté dans mon corps était enregistré dans leur mémoire, et donc par extension dans la mienne. J'y avais accès, mais pas aussi naturellement que dans ma propre mémoire. Si ça ne venait pas par flash, je devais moi-même fouiller dans cette mémoire comme on parcours les fichiers d'un dossier d'ordinateur.

Au rythme de ma guérison plusieurs membres de l'organisation étaient venus observer par eux-même les résultats de ces expériences. Uniquement des haut-gradés, seuls véritablement au courant de ce projet. Et le dit projet avait pris un nouveau tournant lorsque j'avais dépassé les limites de ce qu'ils savaient pour découvrir des choses qu'ils n'avaient pas prévu. A force d'introspection et d'étude de mon nouveau moi technologique j'avais trouvé le moyen de devenir invisible. Je savais déjà comment faire tomber ma température interne. J'avais aussi réussi à faire taire le son que je produisais pour devenir parfaitement silencieux en absorbant mes propres vibrations. Mais personne n'aurait prévu que je deviendrais capable de disparaître. Enfin je n'étais pas vraiment invisible, c'était plutôt comme détourner l'attention. Les nanites donnaient seulement aux autres l'impression qu'il n'y avait rien. J'apparaissais plus comme un léger flou dans la vision des gens. La seule chose sur laquelle je n'avais en revanche aucun contrôle, c'était mon ombre, seule trace de ma présence.

Ces découvertes avaient donné aux nanites une dimension autre que médicale: une dimension militaire. On me proposait alors un contrat. Le SHIELD me recrutait et je devenais l'un des leurs, un agent. Si des mois plus tôt j'aurais réutilisé ma fameuse "bande de cons", désormais je me sentais un peu plus redevable. Une forme de gratitude. Peut être avaient-ils pensé que mon corps foutu n'allait pas tenir le coup mais que je pourrais servir d'expérimentation? Et finalement c'était encore mieux? Ça faisait des mois que j'étais là, sans contact avec l'extérieur, et c'était la seule chose que j'avais demandé en échange, en plus d'un salaire plus que décent et quelques avantages contractuels à ma discrétion: pouvoir aller voir ma famille et leur expliquer. Je n'en avais pas le droit, je ne pouvais pas parler de tout ça, je l'avais compris, mais même si je devais mentir un peu pour combler les blancs, je voulais les voir, je devais leur dire que j'allais bien. Pour justifier mon silence, ils leurs avaient dit que j'étais dans le coma à la suite d'une attaque, dans un hôpital hors d’accès. Je ne pouvais pas les laisser dans le noir. On m'avait offert la possibilité de leur rendre visite avant de commencer à travailler et je l'avais saisi, sautant dans le premier Quinjet pour l'Irlande.

Je me suis accordé une semaine à la maison, une semaine pour les rassurer, une semaine avant de repartir, rejoignant l'antenne à Dublin avant d'être assigné à ma première mission. Le secret défense niveau 8 m'interdit de révéler le contenu de ces mission aussi je n'entrerais pas dans les détails mais disons que mes compétences si particulières, ou plutôt les compétences de mes nanites secrètes, me rendaient précieux et efficace. Capable d'agir seul comme en équipe, j'étais du genre électron libre, assigné à un endroit ou à un autre, pour une mission ou une autre. J'étais très adaptable quoi qu'avec quelques faiblesses dans l'infiltration. J'étais un soldat, pas un acteur ni un menteur. Mais j'étais en vie, j'avais mes jambes, j'avais le fluide. J'étais différent. J'étais plus que le Liam qui avait rejoint les Marines. J'avais choisi cette nouvelle vie comme j'avais choisi la précédente et chaque jour semblait différent du précédent. Chaque jour serait différent du suivant.



Dernière édition par Liam Ó Meadhra le Ven 10 Mar - 16:35, édité 7 fois
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LE SWIFFER EST PASSÉ :youknow:

REBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE :hysteric:
J'AI TROP HÂTEUUUUUUUUUUUUUUUH :excited:

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J'disais donc:
T'ES NUL, TU PUES ET J'ESPÈRE QUE TU SERAS REFUSÉ
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Merci Swiffer =)

ET VA TFAIRE TATER SALE GOSSE!
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HOLY GUACAMOLE !

Re-bienvenue… :hé:
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Que le taco soit avec toi.
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Liam Ó Meadhra a écrit:
Merci Swiffer =)

ET VA TFAIRE TATER SALE GOSSE!

cette violence :mdr:

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HAAAAAAAAANNNNN et que je l'entends encore dans ma tête dire "Mais nooon un DC jamais de la viiiie je pourrais jamaiiiiis".
Ah bah bravo !
Ceci dit bon choix de vava :keur:
Re-bienvenue tout ça et bon courage pour ta fiche :pregnant:
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Jpeux toujours pas forcément. J'ai juste l'assurance que le staff me bottera le cul si je perd le nord U_u
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Comme je disais donc aussi (même si personne a rien vu, je suis trop rapide xD)

Rebienvenue et bon courage, j'ai hâte de voir ce que tu vas en faire. :cute:
Et puis Sam quoi, toi-même tu sais. :mdr:
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Oui je sais
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t'inquiètes, on te bottera le cul :youknow:
nan mais en vrai, c'est de notre faute... la contamination est inévitable :faint:

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On va dire ça ouais XD
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blablabla je ne ferai jamais de dc blablabla :mdr:

Rebienvenuuuuuuue! Très bon choix d'avatar! Amuses-toi bien avec lui :string:
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