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 (RICHANE) What makes a good man ?

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« Bon…je sais pas toi, mais j’ai la dalle, » lâchai-je, le cou taché d’hémoglobine. Je m’étais mis à marcher vers elle, la lame de mon arme maculée sur l’épaule. La dépassant, je n’attendais rien de particulier venant d’elle, mais je pris soin d’ajouter, un peu plus bas mais avec voracité. « Japonais…je veux bouffer japonais. » Lorsque j’entendis enfin la demoiselle m’offrir l’embryon d’une réponse, un léger sourire déforma mon visage habituellement fermé.

∆∆∆

Plus tôt…

Ça pullule. Ici plus que nulle part ailleurs. Après tout, qui se soucierait de junkies, sans-abris ou exilés ? Ils faisaient les meilleures cibles mais aussi devenaient les plus incontrôlables une fois transformés. À quoi bon vider des types rangés lorsqu’on peut se servir à profusion dans les ghettos, les squats et autres sans que personne ne vienne nous déranger. La ville ne me plaît décidément pas. Pour sa faune dangereuse et libertine. Ils sont trop nombreux, les nids sont nombreux et même s’ils ne sont pas alliés les uns aux autres, ils restent tous les mêmes : des prédateurs. Dangereux qui plus est. Un seul aîné pour les tenir tous ce n’était pas concevable. Comme on ne pourrait pas les attraper ou remonter facilement jusqu’à la source du Mal. Seulement écraser ces insectes, purger les nids, détruire les portées qui naissent çà et là. Avant que ça se répande davantage. Je n’étais pas le seul sur le coup et heureusement, les coups de main étaient toujours la bienvenue. Nous n’étions pas légion pour autant. Alors que d’autres jouent aux citoyens engagés sur le net, ignorant à même l’existence de ce type de menaces, adulant parfois les super-héros…nous autres nous oeuvrions pour une cause toute aussi noble. Mais dans l’ombre. Sans le désir de recevoir des compliments ou d’être mis sous le feu des projecteurs. Modestie ? Peut-être bien. La protection des innocents avant toute chose - et bien plus encore. Il n'y a que ça qui importait.

Et comme ça pullule, je sais parfaitement où chercher lorsque cela bouge. J’ai chassé depuis suffisamment longtemps pour les reconnaître. Les pister. La ville de New-York est grande cependant…je ne connais pas tous ses recoins, ni tous ses secrets. Mais j’ai au moins l’avantage d’en connaître les parts les plus obscures. Et j’étais loin d’en avoir fait le tour, j’en étais bien conscient.
La journée aide énormément. Lorsque je ne suis pas à surveiller qu’aucun malheur n’arrive à Elizabeth ou à Evelyn, ou à m’occuper des affaires criminelles sur lesquelles on demande mes services…hé bien, je suis à faire un travail de reconnaissance. En plein jour, ces pourritures dorment, contrairement à moi. Ça me facilite allègrement la tâche. C’est ce que j’ai fait cette semaine. Et aujourd’hui j’allais pouvoir nettoyer tout ça.

Vieille maison aux fenêtres condamnées, personne n’y a touché sous prétexte qu’il y avait des problèmes d’infestation (j'avouerai qu'ils n'ont pas tout à fait tord). Aucun acheteur, mais des résidents permanents qui maintenaient les lieux à leur image : en apparence correcte mais gangrenée à l’intérieur.
Le soleil était en train de se coucher. Les premiers mouvements commençaient à se faire entendre de l’autre côté de ces barricades qui empêchaient aux derniers UV de passer. « Allez les filles, debout ! », criai-je avec un engouement à peine dissimulé. J’avais toqué sur les planches de bois qui étaient contre les fenêtres par la même occasion. Pas l’ombre d’une réponse…je levai les yeux vers l’astre qui s’était affaissé sur l’horizon. « J’ai pas toute la nuit… », soupirai-je en me rendant en face de la porte. C’était des jeunes, inexpérimentés et prêts à sauter sur le premier venu. Alors… « T’es qui ? » Une réponse. Un con dans le lot. J’étais chanceux. Écoutant ses mouvements, je l’entendis se placer exactement là où je me trouvais, à savoir devant la porte d’entrée. « T’es con naturellement ou tu prends des cours du soir ? » Le soleil n’est plus et je suis suffisamment couvert pour argumenter, il peut aussi se permettre de regarder dans l’oeil de la porte. Je lui fais un beau sourire, crocs dehors. Je savais qu’il attendait un Krieger. Puisqu’il semblait être né avec un Q.I de moineau, il m’ouvrit et je m’introduisais dans leur antre.

Cinq, comme je les avais comptés au démarrage. Sauf que le Krieger en question n’allait pas tarder à arriver. Deux n’étaient pas encore réveillés de leur sommeil léthargique et leur réveil sur pattes était livré. J'ouvris un peu mon manteau, laissant visible mon pendentif. À peine fus-je rentré que la croix que je portais au cou fit son effet, faisant reculer le portier comme s’il avait vu le Diable. Les yeux injectés de sang, les autres firent de même avant que je ne leur colle à tous les trois une balle en argent dans la tête. J’arrachai une des planches clouées aux fenêtres pour m’en servir comme pieux, les empalant dans chacun de ceux qui avaient été touchés à mon passage. Les deux autres avaient bougé, disparaissant sous forme de chauve-souris et tentant d’échapper à une triste fin. « Bande de fiottes… », grommelai-je en les suivant du regard. Apparemment, ma remarque ne leur plut pas et c'était tout à fait normal. Étant affamés, ils étaient plus sur les nerfs qu'autre chose. Ils tentèrent de s’en prendre à moi en se rematérialisant juste sous mon nez. La croix ne semblait pas leur faire grand effet les concernant. De bons chrétiens par le passé ? Ça ne les mènera pas au paradis, malheureusement. Plus maintenant. Disparaissant sous forme de brise, inutile de préciser qu’ils me ratèrent. Je réapparu derrière eux pour les décapiter à l'aide de mon arme attitrée, un wakizashi à lame d’argent, perforant leur coeur par la suite.

Ce fut à ce moment précis où j’entendis des battements de coeur. Un coeur qui pompait du sang, même si cela semblait être perturbé par quelque chose d’autre. Comment avais-je pu rater ça ? Y avait-il un otage ? Quelqu’un de bien vivant que je n’avais pas vu lors de mes précédents passages ? J’étais prêt à parier que c’était un casse-croûte de dernière minute. S’il s’agissait de quelqu’un d’innocent, je ne pouvais pas prendre le risque. Surtout que j’allais cramer ces ordures pour les faire disparaître comme il faut. Tenant fermement la garde du sabre, je suivi les battements de cœur. Ils étaient localisés à l’extérieur et se rapprochaient non loin de la bâtisse. Ça ne pouvait pas être un Krieger, même si sa venue était imminente…avec tout ça, le comité d’accueil ne serait pas des plus adéquats.

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"Alors, il te plaît ce nouveau boulot ?" "Je sais pas, comme un travail de bureau j'imagine." Les frères Powers marchaient en rue alors que l'astre solaire disparaissait à l'horizon. Ces derniers mois, les deux enfants n'avaient guère eu le temps de se voir très longtemps, étant chacun débordé de leurs côtés. Alors, c'était avec une grande surprise qu'Akane avait fut son aîné à la sortie de la tour Stark où elle travaillait. Ils essayaient de rattraper le temps perdus et Desmond s'amusait légèrement de la situation à laquelle sa sœur devait faire face. Bien entendu, il ne faisait jamais réellement allusion à son état robotique mais plus à la place qu'occupait l'esprit libre qu'était sa sœur. Elle, de son côté, se contentait de garder les mains dans les poches en répondant de manière évasive. Il faut dire que les dernières semaines avait été un peu plus mouvementée que la normale et elle avait eu sa dose d'adrénaline pour, au moins, les 2 prochaines heures. C'était donc d'un naturel calme qu'on pouvait la voir réagir face à la moindre pique de Desmond. "Et sinon, comment vont les parents ?" Le cyborg osa poser la question, ce qui parut un instant déstabiliser le jeune homme de quelques mois son aîné. La relation entre elle et ses parents n'étaient plus au beau fixe depuis des années, malgré le rapprochement à la suite de son accident. Ils n'avaient jamais digéré le refus de sa part pour travailler dans l'entreprise familiale. "Ils… vont bien, tu devrais passer les voir un de ses jours." Akane se contenta de lever les épaules sans quitter les yeux du trottoir devant elle. Il s'installa alors un silence dans les deux enfants si complice.

"Dis-moi… est-ce que... tu t'en souviens ?" Akane se stoppa. Il n'avait pas besoin d'en dire plus pour qu'elle sache de quoi il parlait. Elle avait oublié, une amnésie passagère selon les médecins, quelque chose de courant dans ce genre d'accident. Elle avait dit à son frère qu'elle voyait quelqu'un, une relation antérieure à son accident de montagne mais depuis son réveil, rien, nada, aucun souvenir. "Je…" Elle ne put terminer sa phrase que des cris pointèrent le bout de leurs décibels au bout de la rue. Un couple courrait dans leur direction, visiblement terrorisé. Desmond et Akane les arrêtèrent en pleine course, demandant ce qui les paniquait à ce point. La jeune femme arriva à bégayer des coups de feu dans une maison non loin de là. 18 allait devoir reprendre du service et laisser son frère en plan. "Tu penses qu'on devrait appeler le 911 ?" Akane pivota sa tête vers son frère. "On verra s'ils ont besoin de secours ou pas. Reste là, Onii-chan/" "Non mais c'est pas ce que je…"

Akane n'entendit pas la fin de la phrase de son frère qu'elle avait déjà pris la direction des coups de feu à une vitesse supérieur à un être humain. Rapidement, le cyborg s'éleva du sol pour planer à quelques centimètres de ce dernier. Même si son énergie était relativement infinie, elle se dépensait moins de cette manière. Et puis marcher, c'était tellement humain comme truc. Rapidement, elle arriva au niveau de la maison en question, du moins, celle qui se rapprochait le plus de la description qu'on lui avait fait. Une vieille bâtisse abandonnée qui devait donner lieu à des rendez-vous pour des marchés peu comment, sans doute l'un d'entre eux qui avait mal tourné et dont les plus rapide avait voulu se débarrasser des plus lents pour récupérer à la fois la marchandise et l'argent, un peu comme cette histoire de laitière. Si Akane voulait avoir une chance d'en finir vite, elle devait être assez rapide pour les surprendre. Alors pas le temps de passer dans son mode de détection, elle se contenta d'ouvrir la porte à l'aide de la semelle de sa botte avant de pénétrer à l'intérieur assez rapidement. Mais, elle se stoppa net lorsque devant elle, il n'y avait plus qu'un homme debout, face à deux corps décapités gisant sur le sol. Visiblement, ce n'était donc pas la mafia qui faisait ses petites affaires ici. Et visiblement, c'était le type encore debout, une épée à la main, qui était le vilain de l'histoire.

Akane ne pouvait le laisser partir ainsi et donc, avant même d'ouvrir la bouche, elle attrapa le criminel au cou et le plaqua contre l'un des murs délabrés de la baraque en ruine. "Je te conseille de ne pas bouger si tu veux encore pouvoir bouffer des sushis demain." Elle n'utilisait pas de sa force - merci l'entrainement de Carol - mais si elle décidait de la faire, la gorge de l'agresseur allait s'en trouver fortement modifiée. N'attendant pas réellement de réponse, elle tourna la tête en direction des corps qui provoquaient un bruit relativement inhabituel pour un corps privé de sa tête. Ce dernier semblait fondre, disparaitre comme s'il n'avait jamais été là. Elle regarda alors du coin de l'œil l'homme qu'elle tenait toujours au bout de son bras à quelques centimètres du sol, avant de relâcher sa prise pour le faire tomber. Des corps qui disparaissaient de la sorte, ce n'était pas courant et clairement pas l'œuvre d'un enfant de cœur, alors peut-être que l'homme n'était pas réellement si mauvais que ça. "Vous me briefez ?"
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L'innocence incarnée.
Moi qui m’inquiétait pour l’intégrité de cette personne, j’aurais peut-être mieux fait de m’abstenir. Car apparemment, elle savait très bien se démerder toute seule. Chose qui me vins aussi naturellement que ce soupir lorsqu’elle m’attrapa pour me coller au mur, me soulevant de quelques centimètres du sol. Je la fixai sans dire un mot, les mâchoires à peine serrées. Je n’appréciai pas vraiment sa façon d’engager une conversation, cela se lisait assez facilement dans mon regard, mais passons. On ne peut pas demander à tout le monde d’être sociable, n’est-ce pas ? Tout le monde pouvait se montrer infâme ou être un fieffé emmerdeur. Moi le premier.
Mademoiselle a un coeur qui bat, une corpulence qui défie la force déployée - et quelque chose me dit qu’elle en cache davantage. Ça vrombit aussi, là-dessous. Non je n’ai pas songé un seul instant que cela puisse être ce genre de trucs…ce serait très mal venu. Je lui laisse exactement trente secondes avant d’intervenir, qu’elle me lâche. Ce qu’elle fit d’elle-même et fort heureusement. Parce que je n’étais pas prêt à m’attaquer à elle. Les dégâts collatéraux ce n’était pas dans mes habitudes. Sushi ? Encore un peu et ça me ferait envie.

Un autre pouls…elle n’était pas venue seule ? Je sens la mort arriver à pas vifs. Je commence à m’impatienter, madame X me demande de la briefer. Je donne un léger coup de lame dans le vide, pointée vers le bas, afin que le surplus de sang qui s’y trouve s’en détache. Je me déplace sans faire vraiment attention à la blonde, jetant un coup d’oeil vers l’extérieur. Je ne réponds pas à sa question immédiatement. L’heure n’était certainement pas à la discussion.

« Si vous pouviez en cramer quelques uns ça m’arrangerait. » Certainement qu’elle n’avait pas tout de suite comprit. J’avais dit ça un peu dans le vent, étant donné que j’ignorais l’étendue de ses capacités. Un lance-flamme intégré ? Qu’est-ce que j’en savais. Une femme machine (telle était la façon dont je l’avais diagnostiquée) avait certainement des atouts que je n’avais pas, alors…autant tenter le tout pour le tout. Je fronce légèrement les sourcils lorsque la brise se lève. « Et dites à votre pote là-bas de se grouiller de venir…on a de la visite. » Je tenais pas à ce que celui-là crève sous mes yeux, je dois dire. Déjà que je devais gérer des invités surprise, je n’allais pas faire l’animation non plus…

…sauf que le vent forcit aussitôt. « Merde… », grinçai-je; n’en dis pas plus et, la fraction de seconde qui suit, je me mis à courir dans la direction du compagnon de la superwoman, me transformant en brise et arrivant à ses côtés à point nommé, perforant une ombre ayant surgit à la place d’un nuage de brume pour l’attraper mortellement. Ce que je voulais dire plus tôt, c’était qu’il n’y en avait pas qu’un comme prévu mais plusieurs. Moins de dix. Je tiens le jeune homme contre moi, en garde et lance un regard vers l’étrangère. J’hésitais entre lui hurler des obscénités à la gueule et lui demander comment elle avait pu entendre les tirs d’un silencieux (mais pourquoi je me posais une question aussi conne à ce moment-là ?). Toujours est-il qu’elle allait m’être utile ce soir et s’il n’y avait pas de casse mis à part ces crevures, j’aurais toujours de quoi relativiser. Pour cette fois au moins. « Le but du jeu, c’est de tous les défoncer. Plus t’as de morceaux, mieux c’est. » J’avais répondu partiellement à sa question cette fois. Pour le reste, je m’en chargerais personnellement. Concernant le fait de rester en vie…j’étais plutôt confiant. Sauf si l’autre était laissé sans surveillance, j'étais pas là pour faire garderie mais quand même…ou si des passants se joignaient à la fête. Ce qui m’agacerait plus qu’autre chose, soyons bien d’accord.

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Une personne qui l'accompagnait ? C'était quoi cette histoire, elle était venue seule normalement et il n'y avait aucune raison pour que la personne qu'il semblait percevoir soit là avec elle. Si ça se trouve, il était en train de parler d'un pauvre marchand de fleurs pakistanais qui cherchait à gagner sa vie. Elle n'eut pas le temps de lui faire part de la remarque que déjà l'homme disparaissait sous la forme d'une brise, sortant de la maison comme un vilain courant d'air. "Quoi encore ?" Décidément, à chaque jour, elle tombait sur des personnes avec des capacités de plus en plus hors du commun. Des dieux lanceurs de foudre, des sardines atlantes dans leur boîte et maintenant un gars qui littéralement, lui laissait un vent. C'était quoi la prochaine étape, une femme écureuil ? Elle sorti de la maison juste à temps pour voir l'homme poignardé ce qui semblait n'être qu'une ombre, sans doute de la même espèce que les personnes qui avait déjà disparu à l'intérieur de la maison. Puis, elle aperçut la personne qui avait été sauvée et qui n'était autre que son propre frère. Ainsi, Desmond l'avait suivi plutôt que de l'écouter. "Baka" lui lança-t-elle juste assez fort pour qu'il en comprenne la signification. Les ombres autour de l'américano-japonaise semblait se mouvoir de manière fort peu naturelle et il ne fallait pas être un génie pour se rendre compte qu'elles étaient tout sauf naturelles. L'homme qui venait de sauver le membre de sa famille et qui, par extension, avait gagné sa confiance et son respect, lui donna alors l'ordre de faire un méchoui des personnes les entourant. Parfait !

Les pupilles d'Akane prirent une teinture bleue, alors quand dans ses mains se matérialisaient deux boules azures d'énergie pure. Elle regarda les ombres bouger et, lorsqu'une s'approcha d'elle, elle envoya la sauce, tirant ses boules dans sa direction. Malheureusement, il est aussi difficile de tirer sur un nuage que d'essayer de les attraper au lasso. Tout ce qu'elle arrivait à faire, aux mieux, c'était de les dévier de leur trajectoire, laissant l'énergie continuer sa route vers les voitures garées qui devenaient des dommages collatéraux au fur et à mesure. C'était inutile et de plus, Akane ne savait pas réellement se concentrer, regardant par à-coup en direction de son frère, pris dans un combat qui le dépassait. Une ombre se matérialisa devant elle alors que 18 était déconcentrée, venant pour la mordre. Réflexe, elle projeta son poing dans sa direction, l'arrêtant avant qu'il ne puisse refermer sa mâchoire et lui faisant éclater ses jolies dents. En voilà un qui allait manger de la confiture pour le restant de sa vie. Ca ne pouvait plus continuer, elle devait se concentrer plus sur le combat et pour ça, il n'y avait qu'une seule solution. Elle reprit son vol à hauteur du sol pour se retrouver à côté de l'inconnu et de son frère. Sans même lui laisser le temps de réagir, elle l'attrapa par la taille et s'adressa à l'inconnu. "Je reviens." Elle décolle pour de bon juste assez pour se retrouver sur le toit en face. "Qu'est-ce que je t'avais dit, onii-chan ?" Avant qu'il ne puisse répondre, encore tétanisé par la peur, elle tira en direction de la porte qui donnait à l'intérieur de l'immeuble. "Maintenant, va te mettre à l'abri." "Mais et toi ?" Se tenant sur le bord du toit, elle lui gratifia d'un sourire "J'en ai encore quelques-uns à faire exploser."

Elle se pencha alors en bas, cherchant un angle d'attaque et, rapidement, elle remarqua qu'une des ombres se changea en chauve-souris. C'était le moment, c'était l'instant. Elle se laissa tomber, attrapant le mammifère volant au vol par le cou. Durant la chute, l'animal reprit peu à peu une forme humaine, juste avant de toucher le sol, s'enfonçant de quelques centimètres. Sa main, toujours posée contre sa gorge, généra une nouvelle boule d'énergie qui lui explosa au visage, éparpillant ses restes un peu partout sur la chaussée. Un de moins. Elle se rapprocha alors de l'homme, guettant le moindre mouvement mais les ombres semblaient un peu plus hésitante à l'attaquer. "Alors, on a affaire à quoi ?" Dit-elle tout en perdant la teinte azurée de ses yeux pour une teinte rouge, signe de son passage en vision thermique. Elle ne pouvait plus utiliser ses boules d'énergie mais au moins, elle pouvait les voir grâce à leur chaleur… ou plus vite leur absence de chaleur. Et ce n'était pas les seuls à ne pas en dégager. Ils recommençaient à prendre peu à peu des formes humanoïdes alors qu'un nouveau s'élançait vers elle, tout croc dehors. A la manière des gamins à l'école, elle se contenta de lui attraper le crâne d'une seule main, le laissant dans l'incapacité de l'approcher. "Muda da !" cria-t-elle avant de faire pression sur son crâne jusqu'à ce qu'il se brise sous sa force, rependant par la même occasion la matière grise du monstre dans l'air. Peu importe qui ils étaient, ils allaient finir par comprendre que ce n'était pas une enfant de chœur en face.
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Akane ✧ Richard
Ce qui pour moi était un gamin ne disait traître mot, coincé entre moi et mon arme dégainée. J’étais en train de me dire que, finalement, j’étais peut-être tombé sur celui qui était le mieux élevé des deux. Même s’il n’était pas en meilleure position pour argumenter. « Ça lui arrive de réfléchir avant de balancer la deuxième fournée ? », demandais-je plus au garçon qu’à la concernée, cette dernière étant hors de portée. Parce que oui, tout ce que je vis, c’est qu’elle se débattait à projeter des boules d’énergies sur des ombres et qu’une fois aurait suffi. On n’allait pas mettre le quartier en quarantaine pour des Krieger non plus. La discrétion dont je jouais d’habitude était largement compromise par cette femme, quant bien même son aide me serait précieuse. Enfin…on ne choisissait pas toujours ses alliés, non ? Je préférais bosser seul, c’est évident…et elle me montrait juste à quel point c’était mieux ainsi et pas autrement. Ce qui est sûr, c’est que si elle continuait son manège, elle allait faire la fortune des garagistes du coin. La réponse pourtant tant attendue ne me vins pas. À la place, une autre ombre se profila et j’esquivai au mieux en emportant le Saint Graal avec moi, quelques mètres plus loin. Manquerait plus qu’il devienne un dégât collatéral, ça me ferait les pieds.

Blondie finit par arriver à notre hauteur après avoir éclaté un premier. « Hé ben voilà, c’est pas compliqué… », marmonnai-je dans un soupir, toujours aux aguets. Lorsqu’elle est suffisamment proche, j’ôte ma garde et la laisse babysitter l’homme. Elle disparait en m’annonçant qu’elle revenait. Vraiment ? Et où est-ce qu’elle allait le mettre, pour qu’il soit en ‘sécurité’ ? Enfermé dans d’éventuelles chiottes délabrées dans cet immeuble ? Elle aurait mieux fait de le foutre chez quelqu’un où aucun vampire n’aurait pu s’introduire. Je n’ai pas le temps de lui dire quoi que ce soit, cependant - elle s’est déjà envolée au sens propre du terme.

Si son odeur de sang et d’huile n’attirait pas foule, le coeur battant de son compagnon de soirée allait malheureusement devenir une mélodie délicieuse pour beaucoup d’entre eux. Il n’y avait plus qu’à prier pour qu’on se débarrasse au plus vite de ceux-là. Même si les risques étaient élevés. Intérieurement, j’éclate ma paume contre mon front, las. Bordel, j’allais quand même pas devoir aller récupérer le gars pour faire garde rapprochée ? Je revins en marche modérée vers la bâtisse duquel elle sembla sauter. Talonné de près, un autre vint me surprendre alors que j’allais répondre à sa question, encore distancé de quelques mètres de la blondie super saiyan. « Traître ! Hssss ! », stridula t-il, ce simple mot parvenant à me mettre en rogne. Traître, traître…en attendant c’est pas moi qui bouffe le bébé à la voisine, pauvre con. Dans le prolongement de ma pensée, j’avais pivoté et, dans un mouvement circulaire mesuré, j’avais fauché l’air au niveau de son cou, me prenant volontairement un coup de sa part pour pouvoir y parvenir. À la différence que mon arme était d’un argent pur et que ses mains griffues ne m’apportaient rien de plus, la malédiction coulant déjà dans mes veines; je ne lui octroyant que le bénéfice d’un coup réussi et son sang sur mon visage. La douleur me cisaillai brièvement. Je ravalai une plainte sourde et pivotai dans la direction de la demoiselle. Ma blessure s’était déjà refermée le temps d’agir.
Encore une fois, j’allais répondre, tendant l’oreille pour remarquer que le pouls du garçon était toujours stable…mais…

…à peine fus-je arrivé à sa hauteur que la tête du vampire qu’elle tenait fermement lui explosa entre les doigts, m’éclaboussant les pompes au passage. Charmant, pensais-je avec un léger sourire accroché aux lèvres. Elle ne manquait pas de ressources…ni d’originalité. Surtout en ce qui concernait le verbiage, que j’avais reconnu nippon. « Bon. » J’enfonçai ma lame dans le cœur des deux malheureux à terre. Je tiens mes distances, lui jette un regard bref quoique lourd de sens. « Des nukekubi. Typés caucasiens cependant, tu m’en vois navré. » Chaque clan avait ses spécificités, ceux-là n’étaient pas de vrai nukekubi comme elle pourrait l’entendre. Enfin peu importe, c’était du vampire, je n’allais pas lui faire un cours théorique sur les différentes castes existantes. Et puis avec un peu de chance, je lui avais fait plaisir en touchant de près ou de loin à ce qui semblait faire partie de sa culture. Je regardai autour de nous, sentant qu’on nous tournait autour. J’abrège. « Et les murs des immeubles abandonnés ne les arrêtent pas, si tu vois ce que je veux dire. » Fallait pas oublier son compagnon de soirée. J’ignorais qu’ils étaient liés par le sang, aussi m’étais-je dis que son rencard avait carrément foiré si s’en était un. Je tentai de jauger le nombre d’assaillants restants. Trois à tout casser. Voyant qu’ils se tâtaient encore, je décidai d’engager les hostilités. Et le meilleur moyen pour l’y aider, c’était de les titiller au maximum. « Elle vous fait aussi peur que ça, hein ? Je vous avais connu sous un meilleur jour… » Un premier veut me prendre à revers. Les autres nous assaillent en même temps pour certainement avoir toutes leurs chances de leur côté.

Je crois que j’avais un don pour faire chier, mort-vivants inclus.

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Akane connaissait les nukekubis, des anciennes légendes qu'on lui avait contées dans son japon natal. Elle n'en avait jamais réellement rencontré et la version occidentale avait quand même de nettes différences, leur tête restait attachée à leur corps et ils ne pouvaient pas vivre le jour. Et par ce qu'elle en savait, les tuer restait aussi un problème. Alors que les créatures du folklore japonais pouvaient mourir en détruisant leurs corps inanimés, ici, il était bien plus souvent question d'un pieu en plein cœur et elle n'en avait pas sous la main ou alors de l'eau bénite mais là encore, ça ne courait pas les rues. L'allié du moment, dont plusieurs signes laissait à penser qu'il en était un aussi, lui indiqua un danger pour son frère. Elle haussa presque les épaules, sans même regarder, son attention étant toujours centrée sur la brume autour d'eux. "Ne vous en faîtes pas, les Powers ont pas mal de ressources cachées, et ce ne sont pas ces monstres qui nous font peur." Son frère n'avait pas les capacités de sa sœur, comme sa force ou sa vitesse mais il était loin d'être un idiot et il comprendrait également assez vite à quoi il devrait faire face et outre les façons de les tuer conventionnelles, il en était une dernière que les héritiers Powers connaissaient et que les vampires occidentaux ne se méfie pas. Il était en sécurité pour le moment et tant que les vampires chercheraient à attaquer les deux personnes présentes dans la rue, ils en oubliaient complétement la troisième personne.

Un vampire attaqua Akane, tout du moins, il lui fonça dessus comme certain de ses camarades avant lui. Elle bondit, de manière à passer au-dessus de lui puis entama une descente une fois qu'il passait sous son pied. Le coup le toucha directement au cou, le projetant contre le sol. "Je te conseille de rester à terre." Elle se retourna pour voir comment s'en sortait son compagnon d'infortune en faisant quelques pas dans sa direction. Mais, le monstre qui se trouvait à terre ne semblait pas vouloir suivre le conseil qu'on venait de lui donner. Il se releva et agrippa le t-shirt de la jeune fille à l'épaule. Cette dernière se débâtit pour se libérer de son emprise, ce qui se fit sans mal, le seul dommage collatéral étant le tissu arraché qui dévoilait à présent son épaule dénudée et une partie de son dos. Le vampire posa le regard sur ce bout de chair au premier abord fort appétissant avant de souffler et de reculer. Ce qu'ignorait le monstre, c'était la présence d'un tatouage à cet endroit, celui d'un mantra, provenant du bouddhisme et de l'hindouisme. Les religions et les créatures de la nuit font mauvais ménage, malheureusement pour lui.

La porte de l'immeuble où son frère était enfermé s'ouvrit alors, laissant un couple sortir un peu plus loin que la scène de combat. Le vampire, désemparé par la protection d'Akane se lança alors à l'attaque du couple qui sortait, 18 emboitant son pas pour le rattraper. Elle le coinça à la gorge, le collant contre le mur juste à côté du couple ayant visiblement la cinquantaine qui sursauta. "Si je peux vous inviter à rester chez vous pour la soirée, ça vaudrait mieux." Le couple ne se fit pas prié et rentra de là où il sortait. Le vampire lui en profita pour se changer en chauve-souris pour se glisser hors de la main du cyborg. Manque de chance pour lui, ses réflexes lui permirent d'attraper son aile, puis la seconde. "Pas si vite." Elle posa alors son pied sur le corps de l'animal et poussa dessus, le tenant toujours fermement par les deux ailes. Il ne fallut pas longtemps pour que la chauve-souris se coupe en trois morceaux et chute sur le sol sans vie. Akane se posa alors sur le sol et se rapprocha de l'homme à l'épée qui terminait les deux siens. "C'était les derniers ?" Malheureusement, la réponse fut négative alors qu'une troisième vague semblait s'approcher à grande vitesse. Elle leva les yeux au ciel, presque agacée de voir l'acharnement dont ils pouvaient faire preuve. Elle se positionna devant la brume qui s'élevait. "Je vous conseille de vous boucher les oreilles." Oui, il avait bien compris qu'elle était l'un des leurs, pour le moment, elle le laissait en vie afin d'avoir des explications sur qui il était, avant de prendre sa décision sur sa vie ou sa mort. Elle se plaça en position de tailleur, volant à un mètre du sol et ferma les yeux. Sa première main se positionna devant son ventre, à l'horizontal, son pouce et son index formant un cercle. La seconde à la verticale, devant son visage. La brume s'approchait de plus en plus et, lorsqu'elle fut si proche qu'Akane aurait pu la toucher "A vi ra hum ham - Om vajradhatu Vam" Les yeux du cyborg s'ouvrirent et la brume sembla s'évanouir sous un florilège de cris de douleur, de vampire brûlant comme si le jour venait de se lever. Le mantra du grand soleil restait, contre ces démons, une arme redoutable. Un sourire au coin des lèvres, elle déplia ses jambes, retombant sur le sol, le silence enveloppant les lieux avant d'être brisé par les paroles du dernier vampire encore vivant.
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Serial killer ? Not really…
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Akane ✧ Richard
« Les Powers… », avais-je soufflé à ses mots. Je peux m’empêcher de pouffer un peu à la suite qui m’est venue, même si elle n’était pas tout à fait exacte. Power Rangers, évidemment, à quoi je pouvais penser d’autre ? J’étouffe un ricanement et reprend mon sérieux au mieux, c’est à dire quelques maigres secondes plus tard. J’imagine qu’au vu de ses propos, il ne valait mieux pas la vexer davantage. Je ne connaissais pas ces gens de toute façon, ce patronyme n’était pas moins courant ici-bas. Presque autant que Vaughan si ça se trouve. Enfin soit…j’avais d’autres chats à fouetter que ceux de la voisine. J’étais aussi informé désormais : elle avait un lien avec le Japon et pas des moindres.

Les hostilités sont lancées, elle est assaillie tout comme je le suis…par les derniers du lot. Il y en a deux qui semblent s’en donner à cœur joie, préférant jeter leur dévolu sur moi que la blonde. Ayant été plutôt intimidés par la demoiselle motorisée (à proximité, ça faisait un de ces vacarmes…), du moins c’était ce que j’en avais déduis, je m’étais coltiné les deux tickets gagnant. Je joue de brise et de coups méticuleusement portés, bien que la célérité d’un des deux n’ait rien à envier à la mienne. Le premier tombe en deux morceaux nets, le second charge aussitôt. Je me laisse volontairement à portée, me fait à nouveau blesser afin de l’atteindre. Le vampire me susurre des insanités, je lui intime simplement de la fermer d’un « Mais ta gueule ! » si guilleret qu’on le croirait sorti d’un épisode de The Walking Dead.

Je grogne un coup alors que je porte mon coude contre mon flanc qui a été touché par les griffes du dernier. Ça vrombit toujours derrière moi, et ce n’est pas une 4CV. Où diable était-elle passé ? Je fixe un point d’où me semble provenir le, ou plutôt les sons. Des battements de cœur s’y sont mariés. Des innocents…la discrétion, merde, la discrétion ! C’est bien pour ça que je bosse seul, figurez-vous…pour éviter ce genre d’aléas du direct. Fort heureusement, ils rentrèrent de là où ils étaient sortis. Je sens la présence d’un dernier vampire (très vite rattrapé par la demoiselle ceci dit), mais pas que. Il y en a d’autres qui arrivent et ça me mets particulièrement en rogne. Je lâche un juron, un réel « cri du coeur » bien qu’il parut n’être qu’un murmure tout justement forcit.

Alors qu’elle revient vers moi, je ne peux m’empêcher de loucher sur quelque chose. J’eus un léger aperçu de ce qui avait sous le capot, si j’ose dire - autant garder la métaphore. Pas grand-chose pour le commun des mortels, sauf que je ne l’étais plus vraiment…autant dire que la vue d’un mantra sur sa peau me hérissa. Une réaction immédiate qui se passait de commentaires, comme d’explications. Pas besoin de disserter, il s’agissait d’une stigmate à connotation sacrée et ça m’avait allègrement pété à la gueule. Je recule à vitesse grand V, tout crocs dehors, la distance de l’équivalent d’une dizaine de pas après m’être fondu dans l’air. J’ai plus qu’à prier pour que ça ne devienne pas à la mode…, pensais-je. Un tatouage pareil, c’était certainement très beau à regarder lorsqu’on n’était pas enchaîné à une malédiction comme la mienne. Soit, je suivi ses conseils en disparaissant, m’éloignant le plus possible. Je suis dans une ruelle adjacente, là où je du m’arrêter afin de ne pas souffrir du restant des mots prononcés. Le premier m’avait été audible et s’en avait déjà été trop : je me bouchais les oreilles en fermant les yeux, serrant les dents avec force.

Je ne sais pas vraiment combien de temps je suis resté comme ça, mais ça m’avait paru être des heures. Je rouvris les yeux, moins d’une minute trente plus tard…mes prunelles ont pris une teinte rougeâtre, signe que ma part vampirique avait été quelque peu titillée. Mes blessures viennent de disparaître et retrouve le chemin du pommeau de mon arme. Pourtant, la sensation désagréable m’aurait presque rendu agressif à son égard, si elle n’avait pas agit prestement. Je force un soupir - inutile, car mon cœur ne bat plus - qui laisse pourtant échapper de l’air entre mes canines affûtées et ses soeurs. Je me redresse du mur contre lequel je m’étais appuyé, sort de la ruelle d’un pas assuré, la main crispée sur la garde du wakizashi. Quand j’en sors, c’est un véritable champ funeste qui m’apparaît. Ils avaient tous disparus, avaient fini en poussière - poussière que je piétinais sans aucun état d’âme, jusqu’à rejoindre les cadavres - les autres - qui restaient à achever de la meilleure manière qui soit. Dans ma démarche, je reste étrangement silencieux et prend à peine le temps de jeter un coup d’œil à Blondie. J’aurais presque eu l’air morose - mais presque sympathique - si je n’étais pas gorgé de sang vampirique, que ce soit sur visage, fringues ou lame confondus. Seulement, j’essaie de reprendre le bon contrôle de moi-même et de mes pensées. Cette impression de me voir disparaître, d’être quelqu’un d’autre l’espace d’un instant, n’était clairement pas quelque chose qui me rendait jouasse. Le visage fermé et maculé, je sens cependant la présence de la vingtenaire derrière moi, m’incitant, par réflexe, à pivoter dans sa direction.

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Le calme était revenu après cette tempête de puissance. Akane appréciait à présent ce silence en relevant la tête vers les étoiles, mais tout en laissant ses yeux fermés. Elle sentait le léger filet de vent lui passer dans les cheveux et surtout elle ne ressentait aucune présence d'une quelconque créature lui voulant du mal. Pour ce qui était des créatures surnaturelles cependant, il en restait une, celui qui avait également tué les différents vampires et, si elle s'en fiait à ses capacités extrasensorielles, possédait pas mal de ressemblance avec les corps qui gisaient sur le sol. Un gentil nukekubi ? On aurait tout vu. Elle hésita un moment à lui attraper le coup pour lui faire avouer son état et surtout lui donner une bonne raison de ne pas l'envoyer rejoindre ses camarades. Elle n'était pas composée d'argent mais ses connaissances divines étaient assez importantes pour lui régler son compte, comme il avait pu le constater. On pouvait être le plus parfait des athées et ne croire en aucun dieu, mais dans ce monde de créature magique, il serait stupide de ne pas reconnaitre que c'était relativement efficace. Et Akane ne pouvait que remercier le majordome qui s'était occupé d'elle quand elle était petite pour lui apprendre les différentes croyances d'Asie, des croyances qui les suivaient jusqu'à ce jour puisqu'il n'y avait pas un jour sans qu'elle n'ait faire une prière au temple bouddhiste de la ville.

Finalement, le silence fut brisé, le vampire venait de parler dans cette rue à présent dévastée et qui allait sans doute faire la une des journaux le lendemain. Le cyborg allait sans doute se faire encore redresser les oreilles par le premier avengers qu'elle allait croiser, sans doute Stark, sur sa façon de faire qui avait été un peu expéditive. Commentaire qu'elle allait bien entendu ignorer à moitié, la ville était sauvée, les méchants étaient vaincus et, comme l'avait dit son partenaire de massacre du soir, aucun mur ne pouvait réellement les retenir, il n'y avait que morts qu'ils ne seraient plus une menace. Mais revenons-en aux paroles qui avaient été prononcées. Il avait faim, mais visiblement n'en voulait pas à du sang humain – et contrairement à une croyance rependue chez les adolescentes, Akane ne connaissait pas de vampire qui se nourrissait de sang d'animaux. Elle se contenta d'hausser les épaules lorsqu'il mentionna le japonais comme restaurant. Il n'aurait pas fallu être un génie, au vu du champ lexical qu'elle avait employé durant la rencontre. Il essayait peut-être de faire de l'humour mais ça ne fonctionnait pas réellement sur la japonaise. Elle attrapa la partie déchirée de son vêtement et la tint à son épaule afin de caché son signe religieux. Il ne faudrait pas brûler son allié, ça ferrait tâche dans son CV. Elle s'apprêta à refuser son invitation mais cependant l'histoire de cet homme l'intriguait. Un vampire qui tuait d'autre vampire, fort peu habituel. Si elle n'avait pas rencontré tant de créatures maléfiques aux cours de ses années, elle n'en avait jamais rencontré qui pouvaient avoir une discussion de plus de 3 minutes sans tenter de vous sauter dessus. "Retrouvez-moi à la troisième avenue, il y a un resto là-bas qui nous laissera tranquille." Elle était d'ailleurs une habituée du lieu et le patron n'était plus surpris de voir une cliente se poser devant son établissement. "Je vais aller me changer, ça ferrait mauvais genre d'y aller avec des vêtements déchirés ou…" elle pivota la tête pour finalement regarder les vêtements du protagoniste maculés de sang "... tâché de sang." Oui, elle lui indiquait de faire de même pour ne pas faire… tâche dans le restaurant. Elle s'éleva dans ciel, à hauteur du premier étage. "Au cas où vous arriveriez avant moi, dites que vous venez de la part d'Akane." Malgré la diversité de la ville, elle semblait être la seule à posséder ce prénom et à se rendre dans ce restaurant. Elle décolla en direction de l'immeuble où elle avait laissé son frère. Navré pour leurs plans mais elle allait devoir le ramener à la maison. Si elle voulait parler à ce vampire, elle ferait mieux de le faire seul à seul.
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