Partagez | .
 

 HARRY → i've turned into a monster.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


thunderbolts + fry those bitches
avatar
MESSAGES : 173
it's a revolution, i suppose
thunderbolts + fry those bitches
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t150-harry-i-ve-turned-into-

Harold « Harry » Osborn
i've turned into a monster


Identité
Nom et Prénom : Harold « Harry » Osborn. Alias : Green Goblin. Âge : 21 ans. Lieu de naissance & nationalité : Il est né à New-York, ce qui fait de lui un américain. Métier : PDG d'Oscorp Industries, oui, rien que ça. Statut civil : Célibataire. Orientation sexuelle : Hétérosexuel. Particularités : Le sérum lui a accordé agilité, force, vitesse, endurance et dextérité surhumaines. Il dispose aussi d'une intelligence incroyable faisant de lui un génie capable de faire des percées dans des domaines de pointe de la génétique, la robotique, l'ingénierie, la physique et la chimie.
Il possède une grande capacité de régénération qui lui permet de guérir rapidement selon la gravité de ses blessures. Sa peau est à l'épreuve des balles de petits calibres.
En revanche, le sérum l'a rendu fou et les défauts de sa personnalité ont été fortement augmentés, ce qui entraîne chez lui de dangereuses sautes d'humeur et des hallucinations. Affiliation : Neutre - Mal.

Interview
Avez-vous peur des Mutants ? Autrefois, Harry aurait peut-être eu peur de se retrouver face à un Mutant, après tout, qu'aurait-il pu bien faire face à quelqu'un doté de pouvoirs incroyables ? Mais depuis qu'il s'est injecté le forum créé à partir des araignées radioactives d'Oscorp, Harry a développé différents pouvoirs qui lui permettent aisément de tenir tête aux Mutants. Il n'en a donc pas peur du tout et au contraire, ils fascinent Harry. S'il doit ses facultés à différents produits chimiques, ces gens-là font partie d'une branche évoluée de l'humanité. Autant dire que dans un avenir proche, l'héritier de la famille Osborn aimerait étudier les Mutants et en faire des alliés.
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ? Lorsqu'il a entendu parler des Avengers et de Spider-Man, ces superhéros qui défendaient les innocents, Harry a d'abord été fasciné. Il a longtemps fait partie de ceux qui ne pouvaient se défendre seuls, qui subissaient le règne des plus forts. Les Superhéros ont redonné espoir à Harry qui ne pouvait alors que les encourager. Mais lorsque Spider-Man a refusé de l'aider alors qu'il était en train de mourir, lorsque, pire encore, il a découvert que c'était en réalité Peter, qu'il considérait comme son meilleur ami, qui l'avait condamné à mourir, Harry s'est mis à le haïr, de toutes ses forces. Il s'est senti trahi.
Quand il a vu que Spider-Man avait rejoint les Avengers, il a décidé qu'ils étaient tous pareil. Les Superhéros donnent l'illusion de maintenir la paix et le calme, mais au final, ils répandent ce faux espoir nocif et Harry ne peut tolérer cela.
Qu'est-ce qui vous a poussé à faire le mal ? Le bien, le mal... Ce sont des notions relatives. Harry lutte contre Spider-Man, parce qu'il l'a trahi et il ne supporte pas ce qu'il éprouve à chaque fois qu'il y repense. Mais de là à dire que Harry fait le mal... Il n'a plus de scrupules et la fin justifie les moyens, pour lui. Il ne s'y prend peut-être pas toujours très bien, c'est certain. Mais il n'a jamais désiré contrôler le monde - après tout, c'est déjà un peu le cas, en tant que PDG d'Oscorp - ni même le détruire.
Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? Ah, une question intéressante... Harry était en train de mourir. Atteint de la même maladie que son père, il ne pouvait qu'attendre de voir son corps se dégrader, jusqu'à finir ses jours dans un lit d'hôpital. En comprenant d'où venaient les pouvoirs de Spider-Man, il s'est dit que c'était peut-être la solution, ce qui pourrait le sauver. Mais Peter a refusé de l'aider, alors Harry n'a eu d'autre choix que d'agir. Il a appris qu'Oscorp avait gardé une partie du venin d'araignées et n'a pas hésité avant de se l'injecter. Hélas, cela a eu un effet terrible sur son corps et son esprit. Il a fallu des mois d'expérimentations, avec l'aide d'Eddie Brock, pour qu'Harry puisse enfin retrouver une apparence normale. Hélas, son esprit est à jamais altéré par tout cela...
Qui connait votre véritable identité ? Comment faites-vous pour la cacher ? Plusieurs personnes savent ce que Harry est devenu. Il y a d'abord Peter Parker bien évidemment. Sa secrétaire, Felicia Hardy est également au courant, puisqu'elle l'a vu ce soir-là. Il y a bien sûr Eddie, qui l'a aidé à récupérer une apparence normale et à rendre le sérum plus efficace. Il y a de fortes chances pour que Mary-Jane sache toute l'histoire désormais et c'est peut-être ce qui dérange le plus Harry.
Autrement, Harry n'a pas hésité à se servir de son argent et de son influence pour que personne ne sache qu'il était le Green Goblin. Pour le public, il a fait une dépression suite à la mort de son père et face aux grandes responsabilités qui l'attendaient à la tête d'Oscorp. Ce n'était pas très compliqué à faire croire, puisque les médias l'avaient toujours décrit comme un gamin fragile.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ? Lorsqu'il était plus jeune, Harry n'avait aucune envie de reprendre la tête d'Oscorp. Ça ne l'intéressait absolument pas et son père lui avait sans cesse répété qu'il n'en serait pas capable, de toute manière. Mais Norman est mort plus vite que prévu et Harry s'est retrouvé PDG de l'immense entreprise. Au final, cela lui permet de prendre sa revanche et depuis qu'il a réussi à améliorer le sérum qu'il s'est injecté, il dispose de capacités incroyables, particulièrement utiles pour Oscorp. Si cela ne l'intéressait pas autrefois, il aime désormais ce qu'il fait et ne laissera sa place à personne.

IRL
Pseudo/âge/sexe ; ♠ MOONY/22 ANS/F. Fréquence de connexion ; Tous les jours. Que pensez-vous du forum? ; C'est mon bébé oké ? Comment l'avez-vous découvert ? C'est lui qui m'a trouvée. :excited: Célébrité choisie ; Dane DeHaan. Credits (avatar, icon etc.) ; tumblr, bazzart, tout ça, les détails sont dans le profil.


_________________

i've turned into a monster
Revenir en haut Aller en bas


thunderbolts + fry those bitches
avatar
MESSAGES : 173
it's a revolution, i suppose
thunderbolts + fry those bitches
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t150-harry-i-ve-turned-into-



chapitre I

And in time
As one reminds the other of the past
A life lived much too fast to hold onto
How am I losing you?
Ses doigts tapent un rythme sur la table, sa jambe remue, incapable de rester immobile. C’est plus fort que lui, il n’aime pas ne rien faire, devoir rester assis là pendant que les adultes parlent de choses inintéressantes. Il s’est battu avec un autre de ses camarades. Encore. C’est la cinquième fois alors son père n’a pas pu envoyer sa secrétaire, il a été forcé de se déplacer lui-même et il n’est vraiment, vraiment pas content. De toute façon, son père n’est jamais content de lui. Norman Osborn est un homme très intelligent qui ne supporte pas la stupidité. Et Harry n’est pas stupide, bien au contraire. Le docteur a dit qu’il souffrait de troubles de l’attention. Alors même s’il est très malin, même s’il apprend plus vite que les autres, il n’arrive pas à se concentrer en classe, sur ce qu’on lui demande de faire. A cause de ça, il ne suit pas les consignes et se retrouve souvent avec des mauvaises notes.
Les autres élèves se moquent de lui, pour ça. Et Harry n’aime vraiment pas qu’on se moque de lui, alors il réplique comme il peut, avec ses poings et ses pieds. La maîtresse est gentille, mais elle ne s’en sort pas mieux avec lui. Il n’y a que Peter qui est gentil. Peter est le meilleur élève de la classe et il est assis à côté d’Harry. Alors quand il voit qu’il n’arrive pas à se concentrer, qu’il fait tout sauf ce qu’on lui demande, Peter essaye de l’aider, c’est le seul qui fait ça.

« Arrête ça, » siffle son père entre ses dents avant d’attraper son poignet qu’il sert fort. Harry sursaute et grimace, il se retient de pousser une exclamation de douleur, parce qu’il sait que ça le mettrait encore plus en colère. Alors il pose ses mains sur ses cuisses et fixe un point devant lui, pour se retenir de gigoter. Mais il n’est pas bien, là, il est mal à l’aise, sous le regard de sa maîtresse, pendant qu’ils parlent de lui et de son attitude intolérable. « Ça ne se reproduira plus, » affirme Norman Osborn et Harry grimace encore, parce qu’il sait très bien ce que ça veut dire. Il va vouloir augmenter sa dose d’Adderall et l’enfant n’aime vraiment pas ce médicament. Il n’arrive pas à dormir et il a envie de vomir, quand il le prend.
Harry n’aime pas prendre ses cachets. Ce sont les gens malades qui prennent des médicaments tout le temps et il n’est pas malade, il va très bien. C’est juste qu’il s’ennuie, qu’il n’aime pas l’école. Mais son père s’en fiche, il ne veut pas que son fils cause des problèmes et il est las de voir qu’il ne réussit pas à l’école. Dépité à l’idée que son seul héritier ne soit jamais assez bien pour reprendre les commandes de son entreprise. Harry a compris tout ça, parce qu’il n’est pas stupide, contrairement à ce que son père pense.

A broken house
Another dry month waiting for the rain
And I had been resisting this decay
I thought you'd do the same

Rosita s’assure une dernière fois que toutes ses affaires sont prêtes. Elle fait de son mieux pour sourire, mais Harry a bien vu ses yeux rougis par les larmes qu’elle a versées. Lui n’en a plus la moindre, ses prunelles sont sèches. Lorsque son père lui a annoncé qu’il irait dans un pensionnat pour poursuivre sa scolarité, il a d’abord refusé d’y croire. Mais hier, Rosita a commencé à faire ses valises et il se trouve à présent sur le perron de leur vaste demeure, prêt à monter dans la voiture noire qui va l’emmener loin d’ici. Quitter cette maison dans laquelle il n’a presque que des mauvais souvenirs ne le dérange pas plus que ça. Se retrouver dans un nouvel endroit complètement inconnu, rencontrer de nouvelles personnes, partager sa chambre avec quelqu’un d’autre, ça, ça le dérange. Harry déteste aller à l’école. Mais d’habitude, Peter est là pour lui changer les idées et lorsqu’il rentre le soir, Rosita est là aussi, avec son accent chaleureux et ses jolies rides aux coins des yeux quand elle sourit. C’est Rosita qui l’a élevé. Sa mère est morte quand il avait deux ans et son père n’est jamais là. Alors elle n’est peut-être pas vraiment sa maman, mais c’est tout comme. Elle est gentille avec lui, elle ne le gronde pas pour des choses dont il n’est pas responsable et elle le console quand il est triste.
Elle ne pourra plus le faire, quand il sera là-bas. Et s’ils se moquent de lui, là-bas ? Harry a promis de ne plus se battre, c’est facile quand Peter est là pour l’en empêcher, il a juste à poser sa main sur son bras pour lui rappeler que ça finira mal pour lui. Mais Peter ne vient pas avec lui. Il lui a promis qu’ils pourraient s’écrire et s’appeler, se voir pendant les vacances. Harry le croit, mais c’est pas pareil. Et s’ils se moquent de lui et qu’il s’énerve ? Son père sera furieux et il n’a vraiment pas envie qu’il le punisse encore.

« Tu n’oublieras pas de prendre tes médicaments, n’est-ce pas Harold ? » murmure Rosita en prenant ses joues entre ses mains. Le garçon grimace et elle sourit doucement avant de déposer un baiser sur son front. « Harry, mon petit Harry, tu es si grand, si grand, » dit-elle d’une voix tremblante. Il se retient de lui dire qu’il ne peut pas être petit et grand à la fois, que ça n’a aucun sens, et préfère apprécier ses mains chaudes sur ses joues, une dernière fois avant de partir. « Je t’écrirai tous les jours, d’accord ? Et puis, on se voit aux vacances. » Harry hoche la tête et grimpe dans la voiture. La portière claque et il regarde Rosita plaquer une main sur sa bouche, les épaules secouées de sanglots, à travers la vitre. Il lui fait signe de la main avec un petit sourire. Rosita a toujours été très émotive, elle pleure pour rien, mais ce n’est pas grave, ça ne dérange pas Harry.
Ce qu’il ignore, ce qu’elle ne sait que trop bien, c’est que c’est la dernière fois qu’il la voit, puisqu’aux vacances, Rosita aura succombé à son cancer et son père n’aura même pas pris la peine de le prévenir ni de lui demander s’il voulait assister à son enterrement.

But this is all I ever was
And this is all you came across those years ago
Now you go too far
Don't tell me that I've changed
because that's not the truth
And now I'm losing you

Le menton dans la paume de sa main, le coude appuyé nonchalamment sur le bureau, Harry regarde par la fenêtre de la salle de classe et n’écoute pas un mot de ce qui se dit. Ça ne l’intéresse pas. Son trouble de l’attention s’est amélioré, ces dernières années. L’adolescence et ses médicaments ont aidé, il parvient à être plus attentif désormais. C’est juste qu’il s’ennuie. Tout ce que cet imbécile raconte, il le sait déjà, il l’a lu, quelque part. Ses notes ne sont toujours pas excellentes, c’est parce qu’il a du mal de faire ce qu’on lui demande. Il lit un sujet et pense tout de suite à autre chose, il a envie d’en dire plus, d’aller plus loin. Alors il finit bien souvent à côté de la plaque et même si c’est de qualité, même si ça impressionne ses professeurs, ils ne peuvent pas le noter aussi bien que celui qui a appris sa leçon par cœur et l’a recrachée correctement, comme un bon petit singe savant.
Harry soupire et il ne réalise même pas que tous les regards sont braqués sur lui. « Monsieur Osborn ! » s’exclame une voix et il sursaute avant de se tourner vers le devant de la classe où se tient le directeur de l’établissement. « Venez avec moi, je vous prie. » L’adolescent fronce les sourcils. Il se lève néanmoins, attrape son sac et sort de la salle de classe. Il ne dit rien, l’homme non plus, et ils se rendent jusqu’à son bureau où se trouve une belle jeune femme.
C’est la nouvelle secrétaire de son père, s’il ne se trompe pas. Elle a l’air inquiète et son visage se pare de cette espèce de fausse tristesse compatissante qu’il trouve à gerber. « Monsieur Osborn… » commence-t-elle et Harry grimace. « Harry. Monsieur Osborn, c’est mon père, » réplique-t-il et elle hoche vivement la tête. « C’est… votre père, justement. Il vient d’être hospitalisé. » Ça pique la curiosité de l’adolescent qui arque un sourcil. « Ah, pourquoi ? » demande-t-il d’un ton détaché. « On ne sait pas encore, mais je suis venue vous chercher. »
Harry fronce les sourcils, l’air de ne pas comprendre. « Me chercher ? » dit-il et elle le regarde comme s’il était un peu lent, ou stupide. « Oui, pour vous mener à son chevet. » Le jeune homme se retient de ricaner et préfère soupirer. « Il est mort ? » - «  Quoi ? Non ! » - « Il est mourant ? » - « Je… Non, les médecins… » - « Alors je vais rester ici, merci Mademoiselle, » dit-il avant de se tourner vers la porte, prêt à sortir du bureau, pour retourner en classe. « Monsieur Osborn ! » s’exclame la fille, stupide, stupide fille. Il se fige, se tourne vers elle et la fusille du regard, la mâchoire crispée. « C’est Harry. Maintenant, vous pouvez partir. Et si son état s’améliore, contentez-vous d’un coup de fil. Je me déplacerai quand il faudra l’enterrer, » siffle-t-il entre ses dents avant de sortir pour de bon, claquant la porte derrière lui.
THE NEW AGE

_________________

i've turned into a monster
Revenir en haut Aller en bas


thunderbolts + fry those bitches
avatar
MESSAGES : 173
it's a revolution, i suppose
thunderbolts + fry those bitches
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t150-harry-i-ve-turned-into-



chapitre II

Fragile sound
The world outside just watches as we crawl
Crawl towards a life of fragile lines
And wasted time
Mary-Jane Watson. Ils se sont rencontrés au début de l’année, à leur entrée à l’université. Ils ne suivent pas le même cursus, rien ne les destinait vraiment à se rencontrer, et pourtant quand elle est entrée dans l’amphithéâtre pour assister à cette conférence dont Harry ne se rappelle même plus le sujet, il n’a pu s’empêcher de la fixer longuement, comme hypnotisé. Il n’a écouté la conférence que d’une oreille, incapable de tenir en place, comme s’il était brusquement redevenu ce gamin atteint de troubles de l’attention. Mais même en écoutant à peine, Harry enregistre tout, alors quand l’heure est venue de poser des questions, il n’a pas pu s’empêcher de l’ouvrir et d’engendrer un véritable débat. L’intervenant a failli devenir fou, car Harry n’a cessé de le pousser dans ses derniers retranchements et c’est là qu’elle a porté le coup final, un sourire aux lèvres, un éclat de malice dans ses yeux bleus, si bleus. Quand l’amphithéâtre s’est finalement vidé, Harry l’a attendue sur les marches de l’escalier, ses doigts tapant un rythme sur sa cuisse, le cœur battant la chamade, juste pour la voir encore une fois. Mais quand elle est sortie, son regard s’est immédiatement posé sur lui et elle est venue le voir, s’est présentée, si belle, si chaleureuse. Il a osé l’inviter à boire un café à la cafétéria et elle a accepté. Ils ont discuté pendant plusieurs heures, ils ont débattu, sont tombés d’accord sur certaines choses et se sont férocement affrontés sur d’autres sujets. Belle, intelligente, maligne, dotée de cette répartie incroyable. Le coup de foudre, Harry s’en était longuement moqué, avant de rencontrer Mary-Jane.

Harry inspire profondément et ouvre les yeux. La lumière du jour l’aveugle quelques secondes, mais un sourire se dessine sur ses lèvres lorsqu’il aperçoit des cheveux roux, flamboyants sous le soleil. Il lève la tête de son oreiller pour observer la jeune femme encore profondément endormie, allongée sur le côté. Les draps ne la couvrent pas entièrement, si bien qu’il pose ses lèvres sur une épaule pâle et nue avant de se rapprocher un peu d’elle. Elle esquisse un sourire et soupire de contentement, sans ouvrir les yeux. Elle vient se presser contre lui et Harry enfouit son nez dans ses cheveux, inspire son odeur, mélange de parfum et de shampoing. Il lève son bras, prêt à enserrer sa taille et fronce les sourcils en voyant sa main trembler un peu.

L’émotion, peut-être, c’est stupide et ça l’embarrasse, alors il plie et déplie ses doigts plusieurs fois, avant de finalement passer son bras autour de sa taille. Ils sont encore nus, aucun intérêt de faire preuve de pudeur après hier soir. Il a un peu du mal de croire qu’elle se soit intéressée à lui, réellement. Mary-Jane n’est pas une fille superficielle, elle a vu quelque chose en lui, quelque chose qui lui a plu. Harry ne sait vraiment pas ce que c’est, mais si cela lui permet de l’avoir à ses côtés alors tant mieux. Il est amoureux d’elle. Il ne l’a pas encore dit, c’est difficile d’exprimer des sentiments dont il n’a été que trop peu la cible, enfant. Mais il le fera, il le sait. Après tout, ils ont le temps.
Son corps est chaud, pressé contre le sien et c’est plus fort que lui, ça ne le laisse pas indifférent. Alors il l’entend rire, un son clair, qui lui tire un frisson. Elle se presse un peu plus contre lui, joueuse et il étouffe un grognement dans ses cheveux. « Bonjour, vous deux, » susurre-t-elle avec un sourire amusé et Harry enfouit son nez dans sa nuque, gêné et heureux à la fois, il ne sait pas ce qu’il ressent le plus en cet instant.

Si, il le sait, bien sûr. Mary-Jane glousse, ce n’est pas stupide, ce n’est pas désagréable. Elle se tourne vers lui, ses yeux bleus brillants de malice, puis pose ses lèvres sur les siennes. C’est délicat, tendre, il sent son cœur battre plus fort encore et referme ses bras autour d’elle, s’enivre de son odeur et de sa chaleur, souhaite que le temps se fige et ne jamais avoir à sortir de ce lit.

And so I cry
As I hold you for the last time in this life
This life I tried so hard to give to you
What would you have me do?

C’est la fin, cette fois-ci. Les médecins sont formels, son père n’en a plus que pour quelques jours, à peine. Il va mourir et il lui lègue Oscorp, bien sûr, il n’a personne d’autre à qui confier son entreprise. Aucun fils parfait à qui il serait fier de donner sa précieuse création. Alors Harry n’a pas tellement le choix, même s’il n’a pas terminé ses études, il se doit de rentrer au bercail, pour assister à des réunions du conseil, pour comprendre ce qu’il va diriger désormais. Alors il a embrassé Mary-Jane et lui a promis de l’appeler le plus vite possible. Elle lui a demandé s’il voulait qu’elle l’accompagne, évidemment, mais il a préféré refuser. Il n’a aucune envie de l’entraîner dans toutes ces histoires et encore moins qu’elle le voie après une entrevue avec son père. Alors il a dit adieu à la discrétion que des années passées en pensionnat puis loin des affaires de sa famille lui avaient apportée et s’est rendu au chevet de son moribond de père. Il l’a trouvé vieux, laid, faible. Pathétique. Une odeur infâme l’a accueilli dès qu’il est entré dans la pièce. L’odeur de la mort, de la maladie, d’un corps qui se décompose déjà.
C’est héréditaire. Ces tremblements qu’il a pris pour des effets secondaires des médicaments qu’il continue de prendre, ne sont en réalité qu’un premier symptôme de la maladie de son père. Et il est atteint de la même chose. L’autre monstre lui a ri au nez, comme si c’était la blague la plus extraordinaire de l’année, comme s’il n’y avait rien de plus drôle que de savoir que son fils allait finir comme lui, décrépit, dans ce lit.

Alors il n’a pas appelé Mary-Jane. Il a préféré lui envoyer un message, un simple Tout va bien, je gère. Entendre sa voix aurait été trop difficile, trop douloureux. Il a préféré le silence de la vaste demeure dans laquelle il a passé une partie de sa vie. Cette maison immense, froide et vide. C’est là que Peter s’est montré, après des années sans se voir ni se parler, il s’est précipité dès qu’il a appris que Harry était de retour en ville. Le jeune homme n’a pu s’empêcher de sentir une bouffée de chaleur s’emparer de lui. Ils n’avaient pas fait tellement d’efforts pour rester en contact mais ça n’empêchait pas Peter Parker de se pointer chez lui pour le soutenir.
Ils sont sortis pour prendre l’air, discuter, rattraper le temps perdu. Il a changé bien sûr, mais pas tant que ça. Peter a toujours ce même sourire un peu idiot, cette grimace de bêta qui cache un esprit vif. C’est Harry qui est différent, il ne remue plus dans tous les sens, il sait se tenir tranquille, droit. Peter lui avoue qu’il trouve ça bizarre et le jeune homme hausse les épaules. « J’ai grandi, » c’est aussi simple que ça. Il lui parle de cette fille avec laquelle il sort sans vraiment être avec, parce que c’est compliqué. Harry ne lui parle pas de Mary-Jane, c’est un peu son précieux secret, la femme si belle, si intelligente, si parfaite qu’il préfère la garder pour lui tout seul, encore un peu. Il lui en parlera, plus tard, quand il se sera habitué à l’idée d’être à la tête d’Oscorp, quand il aura trouvé une solution pour cette main qui tremble.

C’est bon de revoir Peter. Il oublie presque le monstre qui vient de mourir là-bas dans sa chambre. Il oublie presque celui qui s’est faufilé dans son corps, prêt à prendre le dessus et à tuer Harry Osborn. Il oublie presque ce sentiment que ses jours simples et heureux aux côtés de Mary-Jane viennent peut-être de s’achever.

Where I used to end was where you start
You were the only one
And now I see your eyes move too fast
You were the only one

Il l’a supplié. Harry a oublié sa fierté pour supplier Peter de lui venir en aide. Il lui a tout expliqué, la maladie, le venin d’araignées détruit, les origines de Spider-Man. Il s’est mis à nu face à lui, les larmes aux yeux, tremblant de peur à l’idée de finir comme son père. Et Peter a osé dire non. Caché derrière son masque, bien à l’abri dans son costume, dans son corps doté de capacités incroyables, Peter l’a condamné à mourir avant de s’enfuir comme un lâche. Spider-Man, un superhéros ? Spider-Man, un sauveur ? Harry a envie de gerber, il se sent trahi, misérable. Il a envie de se rouler en boule dans un coin et de pleurer jusqu’à sombrer dans l’inconscience, jusqu’à ne plus pouvoir penser à rien. Mary-Jane, il veut Mary-Jane. Mais depuis qu’il a appris pour la maladie, ils ne se sont presque pas vus, presque pas parlés. Il n’arrive pas à la voir, parce qu’il n’arrive pas à lui dire et il ne veut pas qu’elle le voie ainsi, affaibli, misérable. Mary-Jane mérite mieux, elle mérite quelqu’un de plus fort, quelqu’un qui ne soit pas malade.
Mais il ne veut pas que quelqu’un d’autre soit avec elle. Il ne veut pas que quelqu’un d’autre que lui pose ses lèvres sur les siennes, glisse ses doigts dans ses cheveux. Alors il resserre sa prise sur son arme et lance un regard sombre à l’homme qui s’exécute finalement et plante l’aiguille dans sa chair. Harry sent le venin qui s’infiltre dans ses veines et ça brûle, ça brûle tant. Il lâche son arme et tombe à terre, à genoux, le corps secoué de tremblements. Il a si mal qu’il hurle, tandis que sa vue se brouille à cause des larmes qui remplissent ses yeux.
Harry veut rester là, il ne peut pas bouger, il a trop mal pour ça. Mais il y a ses cheveux roux, ses yeux si bleus, son rire, la douceur de ses lèvres. Il rampe, littéralement, il rampe. Survivre. Il doit survivre. C’est la seule chose à laquelle il pense. Ça et… Tout est de ta faute, Peter, tout ça, tout ça c’est de ta faute, Peter. Il ne sait pas vraiment comment il parvient à activer le mécanisme, mais l’armure se referme autour de lui.

Il est vivant, il respire. Mais ce n’est plus Harry. Le monstre a gagné, Harry est mort.
THE NEW AGE

_________________

i've turned into a monster
Revenir en haut Aller en bas


thunderbolts + fry those bitches
avatar
MESSAGES : 173
it's a revolution, i suppose
thunderbolts + fry those bitches
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t150-harry-i-ve-turned-into-



chapitre III

Ever since I could remember,
Everything inside of me,
Just wanted to fit in
I was never one for pretenders,
Everything I tried to be,
Just wouldn't settle in
« Tu l’as tuée.On. Nous. C’était nous, Harry.Non, c’est faux, c’est… J’ai jamais voulu ça, j’ai jamais… Elle était innocente, elle était…Tu voulais qu’il souffre. Il souffre.Pas comme ça ! Jamais comme ça ! C’était pas… c’était pas moi, ça, c’était… Toi, juste toi.NOUS, HARRY, NOUS !NON ! Je suis pas comme ça, je suis pas comme toi, je voulais juste… J’voulais pas mourir, j’ai jamais voulu…Il t’a laissé tomber, Harry. Ton ami, ton précieux Peter Parker, il allait te laisser mourir, lui ! Je t’ai sauvé la vie ! Non, toi tu… t’es une erreur, juste une erreur.JE T’AI SAUVÉ LA VIE HAROLD OSBORN, MOI, RIEN QUE MOI, PAS SPIDER-MAN, MOI !La ferme ! La ferme ! »

« Regarde-toi, pathétique, superficiel. Tout ce temps, toutes ces recherches, tout ça pour récupérer ton ancienne apparence ?J’pouvais pas sortir d’ici comme ça.Oooh oui, sortir, sortir.Non, toi, toi tu vas rester où tu es, tu ne vas pas te montrer, j’ai le contrôle.Tu es aussi naïf que bête, Harry, mais tu m’amuses, tu m’amuses.Tais-toi, il faut… Il faut que je sorte d’ici.Tu as raison Harry, file vite d’ici, elle ne peut plus attendre, n’est-ce pas ? Douce Mary-Jane, belle Mary-Jane, elle va partir si tu ne te montres pas, elle n’est pas patiente, n’est-ce pas ?Tais-toi. Ne parle pas d’elle.Mais c’est pourtant ce dont il s’agit Harry, n’est-ce pas ? Tout cet acharnement, cette concentration, ce dur labeur… Belle MJ et ses boucles rousses, sa peau douce et pâle, sa…LA FERME, NE PRONONCE PAS SON NOM, NE PRONONCE JAMAIS SON NOM !Si belle, trop belle, regarde-toi à présent, tu crois être digne d’elle ? Tu crois avoir le droit de la retrouver, après ce que tu as fait ?TU ! CE QUE TU AS FAIT ! NOUS HARRY, NOUS ! Elle va te haïr, elle va te laisser tomber, comme ta mère, comme Rosita, comme Parker, comme tous les autres.Tais-toi…Tu vas te retrouver seul, Harry, tout seul. Il n’y aura plus que moi. Je serai toujours là, moi, toujours.TA GUEULE PUTAIN TA GUEULE ! »

If I told you what I was,
Would you turn your back on me?
And if I seem dangerous,
Would you be scared?
I get the feeling just because
Everything I touch isn't dark enough
That this problem lies in me

Elle est belle, si belle, perchée sur ses hauts talons tandis qu’elle te tourne le dos pour disparaître. Elle t’a regardé droit dans les yeux, fière et digne, avant de t’annoncer qu’elle ne pouvait plus continuer, qu’elle ne pouvait plus être avec toi. Qu’elle ne t’aimait plus. Trop de temps passé sans se voir, trop de mensonges, trop de mystères. Elle doit partir, elle s’en va, c’est fini, tu n’as même pas la force de te lever pour la rattraper. Pourtant tu pourrais, ce serait facile. Il suffirait que tu l’attrapes par le bras et elle ne pourrait rien y faire, tu es devenu si fort. Tu n’as qu’une envie, presser ton corps contre le sien, la supplier de te rappeler que tu es vivant, que c’est toi, là, et pas le monstre. Tu voudrais nicher ton nez dans ses cheveux, pour t’enivrer de cette odeur de miel et de soleil qu’elle dégage sans arrêt. Tu voudrais l’embrasser, caresser sa peau, l’entendre rire, lui faire l’amour à nouveau, comme avant, comme lorsque tout allait bien. Tes mains tremblent, tu baisses les yeux vers elle et tu aperçois ton reflet dans le verre de ton bureau. « Je te l’avais dit, » susurre-t-il mais tu l’ignores, tu détournes le regard et tu préfères attraper la bouteille d’alcool qui se trouve là.
Tu ne te sers même pas un verre, tu l’ouvres et tu prends une longue gorgée. L’alcool te brule la gorge, mais il n’a plus aucun effet sur toi. Ça ne t’empêche pas de tout boire, de vider la bouteille jusqu’à ce que le goût te donne envie de vomir. Tu l’entends ricaner, le monstre a gagné, il n’y a plus que toi et lui, désormais. Rien d’autre pour te rappeler celui que tu étais avant, celui que tu aurais pu être. Aux yeux du monde, Harry Osborn a fait une dépression et a été hospitalisé, avant de revenir en force pour reprendre les commandes d’Oscorp et redorer le blason de l’entreprise. La dépression est souvent vue comme un gros monstre noir et cruel qui se glisse dans le quotidien des gens et leur bouffe la vie.

Ce que les gens ignorent, c’est que tu as laissé le monstre entrer. Il n’a pas tout dévoré, il reste quelques miettes, avec lesquelles il joue. La torture est insoutenable et tu cries, tu cries, mais personne ne t’entend. Personne ne t’entend jamais.

I'm only a man with a candle to guide me,
I'm taking a stand to escape what's inside me.
A monster, a monster,
I've turned into a monster,
A monster, a monster,
And it keeps getting stronger.
THE NEW AGE

_________________

i've turned into a monster
Revenir en haut Aller en bas


pnj + marvels and wonders
avatar
MESSAGES : 1314
it's a revolution, i suppose
pnj + marvels and wonders
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com



félicitations !

tu es validé mon brave
Bienvenue chez les DEUS EX MACHINA.

J'AI MÊME PAS LU TA FICHE MAIS JE TE VALIDE DE TOUTES MANIÈRES JE SAIS QUE C'EST DE LA MERDE MAIS DE NOUVEAU J'AI PAS LE CHOIX!!!! :caca: :caca: :caca: :caca:
KNOT KNOT KNOT :caca: :caca:


time to have fun. Maintenant que tu es validé, tu peux commencer par aller recenser différentes choses, comme ton métier ou ton pouvoir si tu en as un. Tu peux aussi te chercher des copains sur le forum, c'est à dire poster ta fiche de liens. Si ton personnage est du genre à passer son temps sur son téléphone ou sur le net, tu peux aussi te rendre sur la webosphère.
Nous t'encourageons fortement à te rendre dans la chat box pour y faire la rencontre des autres membres, si tu le souhaites ! Sinon, tu peux aussi aller te créer un scénario. Quoi qu'il arrive, n'hésite pas à te faire ton trou par chez nous, on te souhaite bien des RPs et une belle et longue aventure sur TNA !

ENJOY !
THE NEW AGE
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé
it's a revolution, i suppose
Revenir en haut Aller en bas
 

HARRY → i've turned into a monster.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» i've turned into a monster •• pv. lukas
» ≈ i've turned into a monster and it keeps getting stronger.
» DRAMIONE + turned into a monster
» turned into a monster (nephtys)
» Harry Vederchi [Pouffy]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THE NEW AGE :: DATABASE :: identity card :: présentations validées-