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 LEWIS → devil in a midnight mass.

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lewis reagan
WE HUNT THOSE WHO HUNT US.


Identité
Nom et Prénom : Lewis Reagan. Alias : Ses proches le surnomment Lew, il n'a pas d'autre surnom. Âge : 35 ans. Lieu de naissance & nationalité : Il a vu le jour à Emmett, dans l'Idaho. Il a donc la nationalité américaine. Métier : Il était militaire, parachutiste pour être exact, avant de rentrer au pays. Il a ouvert un bar à Brooklyn, il y a quatre ans à présent, le Woods. Statut civil : Célibataire. Orientation sexuelle : Hétérosexuel. Particularités : Il a reçu un entraînement militaire, ce qui fait de lui un excellent combattant. De plus, il a appris très jeune comment traquer et mettre hors d'état de nuire des Mutants. Affiliation : The Watchers.

Interview
Avez-vous peur des Mutants ?  Lewis a appris dès tout petit à craindre les Mutants. Ses parents lui ont enseigné qu’ils pouvaient constituer une véritable menace et qu’il fallait donc s’en méfier. Mais il a également appris à respecter ceux qui faisaient de leur mieux pour maîtriser leurs pouvoirs et tenter de mener une vie normale. Les Reagan n’ont jamais touché aux Mutants qui vivaient paisiblement et ne s’en prenaient pas aux humains. En revanche, ils sont impitoyables avec ceux qui blessent des innocents. Lewis sait ne pas être figé de peur lorsqu’il se retrouve face à un Mutant, il essaye simplement d’être plus malin, d’exploiter les faiblesses de l’autre. Il n’a pas peur des Mutants en général, tout simplement de la folie qui peut accompagner la possession de grands pouvoirs. C’est la même chose pour les simples êtres humains. Lewis s’assure simplement qu’ils ne dépassent pas les bornes.
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ? Tous ces gens dotés de pouvoirs étranges et de technologies ultra avancées ont de quoi intriguer. Lewis ne sait pas tellement quoi penser de tout ceci. D’un côté, il garde en tête que si ces personnes décidaient de se détourner de leurs objectifs et se mettaient à terroriser les populations, rien ne pourrait les arrêter. Et cela le terrifie. D’un autre côté, quand il voit ces histoires de Mutants ou de scientifiques fous qui menacent des vies innocentes, il est bien content de savoir que des gens comme les Avengers ou les 4 Fantastiques sont en mesure de s’en charger. Il n’est pas stupide au point de penser que les simples humains peuvent se charger de ces gens-là. Ils ont besoin des Superhéros. Ce qu’il regrette c’est qu’ils sont incontrôlables et ne suivent que leurs propres règles.
Qu'est-ce qui vous a poussé à faire le mal ? Lewis fait partie des Watchers, qui est loin d’être une organisation clémente, en effet. Mais ce n’est pas par convictions qu’il les a rejoints. Son frère jumeau, Jeremiah, est à la tête de ce groupe que sa petite sœur et son petit frère ont rejoint eux aussi. Si Lewis est rentré au pays et a décidé d’intégrer les Watchers, c’est pour garder un œil sur eux. Et puis, surtout, les Reagan ont un code. Ils chassent les Mutants, certes, mais seulement ceux qui s’en prennent à la population et provoquent des pertes humaines. Ils n’ont jamais souhaité les éradiquer, ni s’en prendre aux innocents qui font de leur mieux pour mener une vie normale. Hélas, Jeremiah ne suit plus ce code et a décidé de s’en prendre à tous les Mutants qu’il trouve. Si Lewis a rejoint les Watchers, c’est parce qu’il espère pouvoir en sauver le plus possible, protéger son frère et sa sœur et surtout, parce qu’il espère pouvoir ramener Jeremiah à la raison. Il n’est pas profondément mauvais, il n’a jamais souhaité faire le mal, bien au contraire. Mais son jumeau ne lui laisse pas tellement le choix.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ? Lewis ne s’était jamais imaginé tenir un bar un jour. Adolescent, il ne rêvait que d’une chose, quitter la demeure familiale et aller le plus loin possible. C’est pour cela qu’il a rejoint l’armée, d’abord pour ne plus dépendre de ses parents. Puisqu’il y est resté jusqu’à l’âge de trente ans sans jamais se poser de questions, autant dire que cela lui a plu et qu’il était parti pour continuer jusqu’à ce qu’on le colle dans un bureau, puis à la retraite. Il était fier de faire partie de cette bande de tueurs surentraînés, soudés comme jamais. De se battre pour son pays, de savoir qu’il permettait à d’autres gars de ne pas se faire charcuter. Mais quand Sarah l’a appelé un jour, désespérée, pour lui raconter ce que Jeremiah faisait, qu’Aaron le suivait comme son ombre, Lewis n’a pas hésité à tout plaquer alors qu’il s’apprêtait à signer pour un nouveau service. Il est rentré à New-York et s’est d’abord refait une place au sein de sa famille avant de décider qu’il était temps de se retrouver un travail. Il se voyait mal devenir flic, ou agent de sécurité comme beaucoup de militaires faisaient, il avait besoin de faire totalement autre chose. C’est en voyant ce pub miteux, à Brooklyn, qui fermait ses portes, que Lewis a eu une idée. Il a racheté l’endroit et y a monté le Woods, qui tourne plutôt bien depuis quatre ans. Si son boulot lui plaît ? Carrément. Les réunions anti-mutantes qui ont lieu à l’arrière de son pub ne l’éclatent pas vraiment, mais c’était une idée de Jeremiah et ça lui permet de garder un œil sur tous ces types.

IRL
Pseudo/âge/sexe ; ♠️ MOONY/22 ANS/F. Fréquence de connexion ; Tous les jouuuuurs. Que pensez-vous du forum? ; C'est mon bébé.  :leche:   Comment l'avez-vous découvert ? IL EST VENU A MOI LE DIVIN ENFANT !  :leche:   Célébrité choisie ; Tom SO HOT Hardy. Credits (avatar, icon etc.) ; tumblr, bazzart, etc.


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chapitre I

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Quelque chose n’allait pas. Il ne savait pas d’où lui venait cette impression, mais elle était là, persistante. Lewis fronça les sourcils et s'éloigna du groupe d’enfants avec lequel il se trouvait pour traverser la cour de récréation. Alors qu’il s’approchait – de quoi, au juste ? – il entendit des cris qui attirèrent son attention et le forcèrent à aller plus vite. Au fond du préau, dans un coin, se trouvait un groupe d’élèves qui semblait bien affairé autour d’un autre, plus petit. Alors le garçon vit rouge et sans réfléchir, fonça dans le tas. Il attrapa l’élève le plus proche par le col de sa chemise et le tira en arrière, de toutes ses forces. Déséquilibré, il tomba à terre et Lewis en profita pour donner un coup de pied dans le tibia d’un autre garçon qui poussa un cri de douleur. « Qu’est-ce qu’il se passe ici ! » retentit alors la voix de leur institutrice. Les gamins s’empressèrent de se disperser en bafouillant qu’il ne se passait rien du tout, tandis que Lewis s’agenouillait à côté de son frère jumeau qui reniflait bruyamment, ignorant complètement l’adulte qui s’était plantée devant eux. « Lewis ? » fit-elle durement et il se tourna vers elle, une lueur de défi dans le regard.
« Ils embêtaient Jeremiah, » cracha-t-il durement et la jeune femme soupira. Elle s’accroupit devant les deux garçons, glissa une main dans les cheveux de Jeremiah qui avait les larmes aux yeux, pour s’assurer qu’il allait bien. Puis elle plongea son regard dans celui de Lewis. « C’est la dernière fois que je te prends à faire ça, Lewis. Si ton frère a des ennuis, viens trouver un adulte, tu n’as pas le droit de les frapper. C’est compris ? » fit-elle d’un ton dur et le garçon serra les dents, mais hocha finalement la tête. Avec un soupir, l’institutrice se redressa et les laissa tous les deux, certainement dans le but d’aller faire la morale aux autres garçons.

Lewis se retourna vers Jeremiah qui avait cessé de pleurer mais ses yeux brillaient encore des larmes qu’il avait versées. « Ça va ? » lui demanda-t-il et son jumeau fronça les sourcils, l’air embarrassé d’avoir pleuré et d’avoir eu besoin que son frère l’aide encore. Mais il se rapprocha tout de même de lui et posa sa tête sur son épaule. « Mmmh, » marmonna-t-il finalement et Lewis sourit. « Tu devrais rester avec moi, » fit-il et Jeremiah grogna. « Tes amis sont débiles, » répliqua-t-il, le nez retroussé. « Et les tiens sont des trouillards, Jer. » Son jumeau leva les yeux vers lui, l’air prêt à répliquer, mais il referma la bouche et finit par esquisser un sourire. « Pas faux, » maugréa-t-il finalement.

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Lewis poussa la porte de la chambre de Jeremiah, pour le trouver assis sur son lit en train de lire un bouquin si épais qu’il semblait peser plusieurs kilos. « Papa nous appelle, tu viens ? » fit-il en s’appuyant contre l’embrasure de la porte. Son jumeau grimaça et ne prit même pas la peine de lever les yeux de son livre. « Qu’est-ce qu’il veut ? » marmonna-t-il. « Il nous apprend à tirer cet après-midi, tu te souviens ? » Cette fois-ci, Jeremiah leva la tête et plongea son regard dans celui de Lewis. Il le détailla un moment, puis reporta son attention sur son bouquin. « Pas intéressé, » répondit-il sèchement et l’adolescent soupira. « Allez, viens, ce sera cool ! » s’exclama-t-il et son jumeau ricana. « Cool ? Passer mon aprem à l’écouter gueuler que je suis une lavette et que je devrais prendre exemple sur toi, tu trouves ça cool ? Pour toi peut-être. Je préfère rester ici et me prendre une mandale plus tard, merci bien, » siffla-t-il entre ses dents et Lewis sentit sa gorge se nouer. Un peu honteux, il détourna le regard. Puis il se redressa et s’approcha de son frère, pour s’asseoir sur son lit, à côté de lui. « Tu sais bien que je ne suis pas d’accord avec ce qu’il dit, » marmonna-t-il, les sourcils froncés. Jeremiah referma brusquement son livre et leva les yeux vers lui. « Ah oui ? Et c’est quand, la dernière fois que tu lui as dit ça ? Mmmh ? » répliqua-t-il sèchement. Lewis écarquilla les yeux et ouvrit la bouche, l’air un peu stupide. « Tu sais bien que ça ne change rien... » commença-t-il, l’air gêné.

« Y a pas si longtemps, ça ne t’aurait pas empêché de le faire, » cracha Jeremiah d’un air mauvais. Lewis alla mordiller sa lèvre inférieure, ne sachant pas trop quoi répondre à ça. Son jumeau n’avait pas tort, il n’aurait jamais laissé qui que ce soit le traiter ainsi, autrefois. Pas même leur père. Mais à chaque fois qu’il tentait de défendre Jeremiah, il ne réussissait qu’à le pousser à traiter son frère plus durement encore. De toute évidence, il n’aimait pas que son fils ne parvienne pas à se débrouiller tout seul. C’était la seule raison pour laquelle Lewis avait cessé de l’ouvrir quand il rabaissait Jeremiah. Pour compenser, il obéissait à chaque demande de leur père en espérant que cela rendrait les choses plus faciles pour son jumeau. Mais de toute évidence, ça ne fonctionnait pas vraiment. « Sors de ma chambre, Lewis, » murmura l’adolescent d’une petite voix. « Jer, je… » voulut-il répliquer, mais son frère lui lança un regard noir. Alors il soupira et se leva de son lit, avant de se diriger vers la porte. Une fois devant, il s’arrêta et se tourna vers Jeremiah. « J’y suis pour rien, s’il agit comme ça avec toi, » dit-il avant de quitter la pièce, non sans entendre son frère murmurer : « Non, mais tu ne fais rien pour aider. » Il se figea un moment, serra les dents et referma la porte derrière lui.

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« Fous le camp, » grogna-t-il finalement d’un ton sec. L’autre le regarda d’un air un peu stupide, l’air de ne pas comprendre. « Fous le camp, putain ! » s’exclama-t-il et cela sembla faire effet. Le mutant le remercia et s’enfuit en courant, laissant Lewis complètement seul. Le jeune homme rangea son arme dans son holster, sous sa veste et soupira bruyamment. Il se demanda s’il ne venait pas de commettre une grosse erreur. En voyant le bâtiment en flammes, Lewis n’avait pu s’empêcher de s’approcher, avant d’appeler les secours, espérant que personne ne soit à l’intérieur. Lorsqu’il avait aperçu une silhouette, il avait senti sa gorge se nouer en imaginant déjà la personne prisonnière des flammes bruler vivante sous ses yeux. Mais le feu avait peu à peu diminué sous les mains tendues du garçon qui en avait profité pour sortir.
Lewis ne s’était même pas posé de questions avant de pointer son arme sur le jeune homme qui semblait avoir le même âge que lui, prêt à tirer s’il faisait l’erreur de faire un geste brusque. S’il avait fait ça, s’il avait foutu le feu dans ce bâtiment… il devait l’abattre, comme on lui avait appris. Mais l’autre garçon lui avait juré ne s’être trouvé là que pour aider, si quelqu’un se trouvait dans le bâtiment en flammes. Son père l’avait entraîné à observer les gens, à poser les bonnes questions, à mener une enquête rapide et efficace, afin de déterminer si oui ou non il était en présence d’un mutant dangereux. Il aurait peut-être dû poser plus de questions, mais les secours qu’il avait appelés étaient déjà en route et ils ne pouvaient définitivement pas se trouver sur les lieux. Surtout lorsqu’il portait une arme.

Alors il avait retourné les paroles du mutant dans sa tête, avait plongé son regard dans le sien pour l’observer minutieusement avant de décider qu’il était sincère. Le cri strident des sirènes ramena Lewis à la réalité et il s’ébroua avant de partir en courant loin du bâtiment en flammes. Une fois suffisamment loin, il s’arrêta, les dents serrées. Avait-il pris la bonne décision, ou avait-il laissé fuir un assassin ? Merde, c’était pour ça qu’il détestait faire des choix pareils. A chaque fois, il craignait que tout lui retombe dessus. Le jeune homme passa une main tremblante dans ses cheveux et se frotta le visage. Si tu merdes, j’hésiterai pas la prochaine fois, songea-t-il en espérant qu’il n’y aurait pas de prochaine fois.
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chapitre II

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Lewis se figea en entendant des bruits de pas et délaissa son sac d’affaires pour se retourner. Les larmes aux yeux, Sarah se tenait là, l’air renfrogné. Il ouvrit la bouche, inquiet, prêt à lui demander ce qui n’allait pas, mais sa petite sœur se précipita vers lui et referma ses bras autour de sa taille. « J’veux pas qu’tu partes, » sanglota-t-elle d’une toute petite voix et le jeune homme laissa échapper un soupir. Le cœur serré, il referma ses bras autour de Sarah et la souleva avant de s’asseoir sur son lit. Là, il la posa sur ses genoux et prit son visage entre ses mains, pour la forcer à le regarder et essuyer ses joues humides. « Hey, sauterelle, pleure pas comme ça, » murmura-t-il d’une voix douce en essayant de sourire, une chose difficile face aux larmes de sa petite sœur. « J’reviendrai aussi souvent que possible et je t’appellerai tous les jours, d’accord ? » Elle fronça les sourcils et secoua la tête, signifiant par-là que ce n’était pas suffisant pour elle et Lewis détourna le regard, embarrassé. Il avait longuement réfléchi avant de prendre sa décision. Laisser Sarah et Aaron derrière lui ne l’enchantait pas, mais il ne pouvait pas rester à la maison.
Il étouffait, ici. Leur père attendait trop de lui, Jeremiah ne lui adressait plus la parole et le regardait à peine, comme si poser ses yeux sur lui était source de souffrances. Il avait besoin de prendre l’air, d’aller le plus loin possible et l’armée lui offrait cela. « Jer s’en va aussi, j’vais être toute seule, » murmura Sarah et Lewis se tendit un peu contre elle à la mention de son jumeau. Décidément, les Reagan avaient tout gagné. Ils en avaient trop demandé à Lewis qui avait besoin de s’éloigner d’eux le plus possible et ils avaient complètement ignoré Jeremiah, jusqu’à ce qu’il ne se sente plus chez lui et souhaite partir lui aussi. « Tu vas pas être toute seule. Et Aaron, alors ? » fit-il d’un ton désapprobateur en cherchant le regard de sa sœur. Le petit dernier de la famille avait à peine un an. Il fallait que quelqu’un s’occupe de lui, mieux que leurs parents, à la fois trop absents et trop exigeants.

« Il est tout petit,  il va avoir besoin de sa grande sœur, » fit-il en parvenant à sourire vraiment cette fois-ci. Il glissa ses doigts dans les mèches brunes de Sarah et alla appuyer son front contre le sien. « C’est toi la grande, maintenant. Il faut que tu lui montres qui est le chef, » dit-il d’un air taquin et cela sembla enfin tirer un sourire amusé à sa sœur. « Tu vas vraiment m’appeler tous les jours ? » marmonna-t-elle d’un air sévère et Lewis rit doucement. « Promis, sauterelle, » assura-t-il en ébouriffant sa tignasse, il récolta une exclamation indignée et son sourire s’élargit.

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« Putain, » grogna Lewis avant d’empoigner Adamska par le bras. Il le tira brusquement hors du véhicule et le jeta sans ménagement contre un mur afin qu’il se mette à couvert. « Baisse la tête ! » s’écria-t-il avant de se coller contre la jeep pour ouvrir le feu sur les types d’en face. Il aboya des ordres sans prendre la peine de vérifier si ses hommes lui obéissaient, il savait qu’ils le feraient sans se poser de questions. Lorsqu’enfin les tirs adverses semblèrent s’épuiser, Lewis beugla aux autres de cesser le feu et un silence de mort s’installa dans la ruelle, parfois entrecoupé des gémissements d’agonie des blessés. La gorge nouée, le Reagan regarda autour de lui et s’autorisa enfin à souffler avant d’aller s’assurer que leur reporter était toujours en vie. Il se traîna jusqu’à lui avec un sourire goguenard. « Qu’est-ce que tu disais sur l’adrénaline ? » fit-il en voyant sa tronche toute pâle. « Pov’con, » grogna Adamska et Lewis ne put s’empêcher de rire.
Il tendit la main au reporter afin de l’aider à se relever et son sang se glaça dans ses veines lorsqu’il vit une grenade rouler sous la jeep juste à côté d’eux. L’engin explosa et ce fut au tour de Lewis d’être tiré en arrière par Adamska. Il n’eut pas le temps de réagir car déjà, les flammes diminuaient devant eux, jusqu’à disparaître complètement. Haletant, la bouche ouverte, le soldat se tourna vers le reporter qui venait de se laisser tomber au sol. « C’est toi qui a fait ça ? » bafouilla-t-il un peu bêtement.

Bien sûr que c’était lui. Les flammes ne s’étaient pas éteintes toutes seules. La gorge nouée, il tenta d’ignorer l’odeur de chair brulée qui envahissait ses narines. S’il avait encore le moindre doute, il venait d’avoir la preuve qu’il avait bien fait d’épargner Adamska, ce jour-là. « Capitaine ! » s’exclama une voix un peu plus loin. Lewis s’ébroua et attrapa le reporter pour l’aider de nouveau à tenir sur ses jambes. « On s’tire d’ici ! » ordonna-t-il sèchement avant de faire signe à ses hommes de se replier vers les jeeps encore en état de marche.
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Lewis eut à peine le temps de lâcher son sac pour refermer ses bras autour de Sarah qui s’était jetée sur lui. Avec un grognement, il encaissa le choc et ne put s’empêcher de rire un peu. Les bras fermement passés autour de son cou, sa petite sœur avait enfoui son visage dans son cou et le soldat la soulevait sans trop de peine. « T’es lourde, » grogna-t-il tout de même pour la forme et elle lui bourra l’épaule d’un coup de poing tandis qu’il la lâchait en riant. « Tu es faible, vieil homme, » répliqua-t-elle d’un air goguenard et Lewis plissa les yeux. « Oh vraiment ? » fit-il avant de la soulever par la taille pour la percher sur son épaule comme s’il transportait un vulgaire sac de patates. Sarah poussa un cri et commença à se débattre en gloussant mais il l’ignora complètement pour attraper son sac et s’éloigner de la base militaire pour rejoindre le parking. « C’est laquelle ta caisse ? » fit-il en acceptant enfin de redescendre Sarah de son épaule. La jeune femme lui afficha un large sourire et se dirigea vers un 4x4 noir flambant neuf. « Ben putain, les vieux se sont pas foutus de ta gueule, » maugréa-t-il avant d’ouvrir le coffre pour y jeter son sac. Puis il s’installa du côté passager tandis que Sarah se plaçait derrière le volant.
« Essaye de pas nous tuer, » fit-il d’un air moqueur et la jeune fille lui lança un regard sombre. « Au pire, tu peux rentrer à pieds, » dit-elle d’un ton doucereux avant de mettre le contact. Ils se mirent à rouler dans un silence agréable que Lewis hésitait à rompre. Ils n’en avaient pas reparlé depuis que Sarah lui avait demandé de rentrer, mais c’était important. « Comment va Jer ? » demanda-t-il finalement et il vit le visage de sa sœur s’assombrir du coin de l’œil. Elle resta silencieuse un moment, puis soupira et finit par se lancer. « Il est… Je ne sais pas, Lewis. Ce n’est plus le même. Il ne parle plus que d’éliminer les mutants, le danger qu’ils représentent. Et Aaron… » Elle se tut et grimaça, ses doigts se resserrant autour du volant. « Rony le suit aveuglément, ça me fait peur Lew. Il n’a que treize ans, cette idée de Watchers c’est dangereux, » conclut-elle résolument et Lewis soupira.
« On va s’occuper de ça ensemble, d’accord ? » dit-il en essayant de la rassurer d’un sourire. Sarah hocha la tête. « J’suis désolée de t’avoir forcé à rentrer, » murmura-t-elle finalement et il haussa les épaules. « La famille avant tout, sauterelle, » répondit-il simplement, ignorant sa grimace à ce surnom.
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Dernière édition par Lewis Reagan le Mer 19 Aoû - 17:33, édité 1 fois
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chapitre III

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Lewis ouvrit l’énorme pot de peinture et entreprit d’en verser dans les trois bacs posés à terre. Sarah n’hésita pas avant de s’emparer du sien et de s’éloigner avec un rouleau pour commencer à peindre sa zone. Un peu plus renfrogné, Aaron traîna le sien à l’écart sans un mot. L’idée d’emménager dans une ville comme New-York avait plu à l’adolescent, vivre avec son frère aîné qu’il connaissait si peu, beaucoup moins. Mais il s’y ferait, Lewis avait bien l’intention de montrer à Aaron qu’il n’était pas juste le grand frère chiant qui essayait de l’éloigner de Jeremiah. Lorsqu’il avait montré l’ancien entrepôt de stockage qu’il avait acheté afin d’y construire leur loft, Sarah avait affiché un immense sourire, les yeux brillants à la perspective des travaux qu’ils allaient devoir faire. Aaron avait affiché un air horrifié avant de murmurer : « T’as vraiment acheté ça ? » comme si Lewis était complètement dingue.
Avec un petit sourire en coin, Lewis entreprit de peindre sa partie du mur. Ils avaient presque terminé de rénover entièrement le bâtiment. Ils n’avaient plus qu’à tout peindre puis à décorer chaque pièce. Ils travaillaient efficacement, la chaîne hifi que Lewis avait ramenée et branchée diffusait une musique entraînante. Hélas, leur sérieux ne dura pas éternellement. Sarah commença à empiéter sur la zone de Lewis et ils ne purent s’empêcher de se chamailler. Inévitablement, l’ancien militaire se prit un grand coup de rouleau couvert de peinture sur le torse et cela signa le début d’une guerre sans merci.

Ils se battirent sous le regard amusé d’Aaron et Lewis en profita pour le ramener dans la bataille en aspergeant ses cheveux de peinture. Ils se criaient des insultes au visage, riaient à gorge déployée, si bien qu’ils faillirent ne pas entendre la sonnerie du téléphone de Lewis qui finit par se figer. « Merde, » marmonna-t-il en se bataillant avec la poche de son jean pour en sortir l’appareil. Les doigts plein de peinture, il mit un moment à décrocher et colla le téléphone contre son oreille. « Allo ? » fit-il d’un air détaché et esquissa un sourire en reconnaissant la voix de sa mère. « Ah, Lewis ! Tout le monde va bien ? Les travaux avancent ? » s’empressa-t-elle de demander et il rit légèrement. « Tout va bien oui, on est en train de faire la peinture de la pièce principale, là, » répondit-il doucement. « Tu m’envoies des photos dès que c’est terminé, hein ? Je passerai vous voir, bien sûr, mais pas tout de suite, ton père n’est pas très en forme et tu sais comme je déteste prendre l’avion toute seule, » déclara-t-elle et Lewis se prépara mentalement à écouter un long monologue. « Sarah est prête à faire sa rentrée ? Je vous ai envoyé les papiers de l’université, n’oubliez pas de changer l’adresse. Ah et pour Aaron, j’ai expliqué la situation au directeur de son école, tu n’oublieras pas de te rendre aux réunions ! » poursuivit-elle et Lewis coinça le téléphone entre son oreille et son épaule avant d’ouvrir la glacière qu’ils avaient apportée pour saisir une bière. Il en tendit une autre à Sarah et fit de même avec une canette de coca pour son petit frère. Il décapsula sa bière, répondant à leur mère par des simples « Mmmh, oui oui ». L’ancien militaire but une gorgée et lança un regard exaspéré à son frère et sa sœur qui répliquèrent par un sourire amusé. « Et toi, Lewis, tu as trouvé du travail ? Qu’est-ce que tu vas faire, à New-York ? » demanda sévèrement Mrs Reagan  et le jeune homme grimaça.
« J’ai trouvé un bar qui… » Il fut immédiatement coupé par une exclamation d’horreur. « Un bar ? Lewis ! Tu ne vas quand même pas faire un boulot de serveur, » fit-elle comme s’il s’agissait d’un déshonneur terrible. « Non, je compte l’acheter, maman, » répliqua-t-il, agacé mais cela ne sembla pas la satisfaire. « Oui enfin bon, un bar tout de même, Lewis… C’est beaucoup de boulot pour pas beaucoup d’argent. » Cela tira un rire à Lewis. Bien sûr que c’était ça, qui la dérangeait. Comme s’il avait besoin de gagner des millions. Il avait beau avoir plus de trente ans, les parents Reagan veillaient toujours à ce que son compte en banque comporte un nombre impressionnant de zéros. « J’vais te laisser, maman, on a du boulot, » fit-il enfin et il récolta une exclamation indignée. « Lewis ! Nous n’avons pas terminé cette conversation ! » s’écria-t-elle dans le combiné. « Bisous maman, » fit-il avant de raccrocher. Il fourra son téléphone plein de peinture dans sa poche et but une nouvelle gorgée de sa bière. « Allez, retournez peindre vous deux ! » ordonna-t-il avec un sourire en coin à Sarah et Aaron qui levèrent les yeux au ciel mais ne dirent rien de plus.

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Empêtré dans les draps, Lewis se débattit brusquement et se redressa d’un bond avant de réaliser, le souffle court, qu’il était dans sa chambre, à New-York. Un peu tremblant, une fine pellicule de sueur froide recouvrant son dos nu, il passa une main sur son visage puis se frotta le crâne où ses cheveux avaient bien repoussé. Avec un soupir, il sortit de son lit et se traîna jusque sous la douche pour se remettre les idées en place sous le jet d’eau tiède. Il se sécha rapidement et ouvrit son armoire pour en tirer des vêtements de sport. Il avait beau ne plus être dans l’armée, ça ne l’empêchait pas d’aller courir tous les matins, surtout lorsqu’il se réveillait comme ça. Il avait besoin de se dépenser, d’oublier ces cauchemars qui peuplaient encore ses nuits. Les cris, les corps ensanglantés, l’odeur de la chair calcinée. Il était impossible d’oublier tout ça. Une fois habillé, Lewis sortit de sa chambre pour trouver Aaron et Sarah déjà levés, pour une fois. Il n’était pas rare qu’il soit obligé de leur rappeler qu’ils avaient cours. Tous deux étaient en train de petit-déjeuner calmement, ils n’étaient pas tellement du matin. « Passez une bonne journée, » dit-il et ils lui répondirent en grognant, ce qui lui tira un rire amusé.
Il sortit du loft et prit immédiatement la direction du parc qui se trouvait à quelques rues de là. C’était une des raisons pour lesquelles Lewis avait choisi cet endroit. Il faisait beau, bien qu’encore un peu frais à cette heure  matinale, mais il ne tarda pas à se réchauffer totalement en courant. C’était l’idéal, il ne pensait plus à rien, sinon à maintenir son souffle régulier et une bonne vitesse. Le parc était un endroit agréable, un peu épargné par les odeurs de la ville. Concentré sur tout cela, il poussa un grognement lorsque quelque chose le percuta assez violemment, manquant de le faire tomber au passage. Il mit un moment à comprendre qu’on ne l’attaquait pas, évitant ainsi de coller une violente mandale au chien qui lui faisait la fête et ses lèvres se parèrent plutôt d’un sourire, une fois la panique dissipée. « Je suis désolée ! Il n'est pas comme ça d'habitude, je ne comprends pas ... » fit une voix féminine et Lewis se tourna vers sa propriétaire. C’était une jeune femme, asiatique, essoufflée d’avoir certainement couru après son chien. Elle portait un carré élégant et semblait avoir son âge, à peu de choses près. Elle lâcha un rire gêné, l’air un peu coincée et Lewis s’accroupit vers le chien qui agitait joyeusement la queue, pour le caresser. « Y a pas de mal. Comment il s'appelle ? » Il aimait les chiens et en général, ils le lui rendaient plutôt bien.

Les Reagan avaient eu plusieurs chiens, c’était un bon moyen de les responsabiliser, selon leur père. Sa carrière de militaire l’avait empêché de posséder un nouveau chien et puis ils avaient emménagé à New-York, où il avait été occupé à rénover le loft, puis acheter son bar et faire de même. Mais depuis quelques temps, il songeait de plus en plus à reprendre un chien. « Hund, » répondit finalement la jeune femme et Lewis leva la tête vers elle avant de cligner plusieurs fois des yeux, un peu bêtement. « Vous avez appelé votre chien chien, en allemand ? » bafouilla-t-il avec un sourire amusé. C’était… original ? Ou pas du tout, au contraire, il ne savait pas quoi décider. Un peu captivé par la jeune femme, il ne réalisa que ce brave Hund s’était pris d’affection pour sa basket que lorsque ce dernier en arracha une partie. « Mais ça suffit ! » s’écria-t-elle et Lewis observa sa basket désormais ruinée avec l’air de ne pas y croire. « Au pied, et pas bouger ! » ordona-t-elle durement et Hund glapit mais obéit. Incapable de rester sérieux face au ridicule de la situation, Lewis se mit à rire, un son rauque et sincère. « Je suis sincèrement désolée, je ne sais pas ce qui lui prend ... Est-ce que ... » Elle s’interrompit et alla mordre sa lèvre, comme si elle cherchait ses mots. Timide ou… coincée ? Il tenta de sourire doucement, pour l’encourager, la pauvre semblait déjà morte de honte à cause de l’attitude de son chien.
« Un café ? Pour que Hund se fasse pardonner ? Enfin, que je vous pardonne ! Que vous ... » Il fronça les sourcils, parce que ça commençait à devenir vraiment compliqué, là. Et puis il serra les dents pour ne pas rire, il ne voulait pas lui donner l’impression qu’il se moquait d’elle. « Que vous me pardonniez, » dit-elle finalement, laborieusement. Il resta silencieux un moment, l’air d’hésiter. Il avait de toute façon eu l’intention de se prendre un café et sûrement de quoi manger avant de retourner au loft pour se doucher et aller au boulot tranquillement. Autant le faire en bonne compagnie. « C'est la moindre des choses, en effet, » fit-il avec un sourire amusé.
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time to have fun. Maintenant que tu es validé, tu peux commencer par aller recenser différentes choses, comme ton métier ou ton pouvoir si tu en as un. Tu peux aussi te chercher des copains sur le forum, c'est à dire poster ta fiche de liens. Si ton personnage est du genre à passer son temps sur son téléphone ou sur le net, tu peux aussi te rendre sur la webosphère.
Nous t'encourageons fortement à te rendre dans la chat box pour y faire la rencontre des autres membres, si tu le souhaites ! Sinon, tu peux aussi aller te créer un scénario. Quoi qu'il arrive, n'hésite pas à te faire ton trou par chez nous, on te souhaite bien des RPs et une belle et longue aventure sur TNA !

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