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 (margaret) + poupée de cire

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MessageSujet: (margaret) + poupée de cire   Dim 5 Juin - 20:08
Margaret "Maggie" Gloria Holmes
Party girls don't get hurt, can't feel anything, when will I learn. I push it down, push it down.


identité
Nom et Prénom : Margaret, de la fratrie Holmes, elle fait partie des enfants dont le prénom a été choisi par le père. Autant dire qu'elle a du mal à tourner la tête lorsqu'on prononce son prénom en entier, elle répond plus facilement à Maggie. Gloria qui a failli être Victoire, sa mère voulait ce prénom en particulier parce qu'elle ne pensait pas avoir de deuxième enfant un jour. Holmes, cette si prestigieuse famille qu'elle aime plus fort que tout. Alias : Comme dit, elle a plus l'habitude de tourner la tête lorsqu'on l'appelle Maggie on ne lui a pas trouvé d'autres surnoms pour le moment. Âge : vingt-sept ans. Lieu de naissance & nationalité : Comme son grand frère avant elle, elle est née à New York ce qui fait d'elle une Américaine. Métier : Margaret est ballerine au New York City Ballet, son but étant de devenir Étoile, elle travaille et s'entraîne dur pour être remarquée. Statut civil : tellement célibataire. Orientation sexuelle : hétérosexuelle. Particularités : Margaret est tout ce qui a de plus humain. Pourtant, au-delà de ça, elle a une véritable carapace qui l’entoure depuis la mort de sa mère. Sa professeur de danse lui a toujours dit que si elle voulait survivre dans ce monde, elle devait s’endurcir. Si elle voulait un jour espérer devenir Étoile, elle devait se barricader et rapidement sinon la danse et ses camarades la boufferaient. Alors c’est ce que Margaret fit. Il y a deux faces chez la jeune femme : la première pleine d’incertitude, de cette conscience accablante qui lui répète sans cesse qu’elle n’arrivera jamais à rien dans sa vie (pas de copain, pas d’avenir professionnel si jamais elle se blesse au ballet), de ses troubles avec l’alimentation. Et l’autre, cette carapace indestructible que personne n’arrive à percer, qui vous expulse à coup de remarques blessantes et insultantes pour vous tenir éloigné le plus possible. Maggie a des airs de princesse, des airs hautains et elle est (parfois) insupportable parce qu’elle ne retire jamais ce masque qu’elle s’est forgé avec son entrée au ballet de New York. Elle repense toujours aux mots d’Agathe (la prof de danse) qui lui dit qu’entrer dans un ballet c’est signer un pacte avec le diable. Margaret l’a très vite compris au détriment du reste. Affiliation : Neutre, les conflits ne l'intéressent absolument pas.

interview
Êtes-vous pour ou contre la Loi de Recensement des Mutants ? Pourquoi ?  Aucun avis. Véritablement aucun avis. Évidemment que les attentats l'ont affectée (de loin), le ballet a fermé ses portes pendant deux semaines pour cette raison et parce qu'ils ont perdu quelques danseurs. Pour autant, Margaret ne s'est pas intéressée à ce recensement parce qu'il n'y avait pas matière à éveiller son intérêt.
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ? Même réponse qu'au-dessus (à peu près). Margaret se fiche pas mal des superhéros, des mutants, des méchants. La Grande Pomme souffre peut-être beaucoup, mais elle se relève toujours avec ou sans superhéros.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ? La danse, c'est toute la vie de Margaret. Elle a commencé très jeune et a souhaité poursuivre à la mort de sa mère comme pour lui rendre hommage. Elle a fini par adorer cet art et ne peut pas s'en passer à tel point qu'elle a du batailler longtemps avec son père pour qu'il donne son accord lorsque Margaret était venu le voir pour lui dire qu'elle avait besoin de son autorisation signée pour son entrée au ballet de New York. Elle ne se voit pas faire autre chose de sa vie.


irl
Pseudo/âge/sexe (f ou m) ; sonata. un certain âge. fille. Fréquence de connexion ; yolo. Que pensez-vous du forum? ;  :run:   Comment l'avez-vous découvert ? chez ta mère.   Célébrité choisie ; Troian Bellisario. Credits (avatar, icon etc.) ; tumblr.


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Biographie
Tough girl in the fast lane. No time for love, no time for hate, no drama no time for games


Petit rat. « Margaret, tiens-toi droite. » L’enfant soupire et se redresse sur sa chaise. On ne cesse de lui répéter ça à longueur de journée. L’enfant est terrible, elle est incapable de tenir sur un pied et perd l’équilibre trop souvent. Sa mère propose l’ultime solution à Charles, celle qui va régir la vie de Margaret jusqu’à la fin de ses jours. La danse classique. La danse classique qui exige une rigueur de corps et d’esprit. Lors de sa première séance, Margaret a pleuré à la fin, se réfugiant dans les jupes de sa mère, ne souhaitant pas y retourner parce que les exercices sont trop difficiles et la professeure bien trop sévère à son goût. Mais on la force. Elle y retourne bien malgré elle pour son bien qu’on lui prétexte à chaque fois qu’elle fait une crise pour ne pas remettre les pieds là-bas. Elle a conscience qu’elle fatigue tout le monde. Son père. Son grand-frère. Sa mère. Elle a essayé de s’y habituer, mais elle n’y arrive pas. Jamais. Ce monde n’est pas pour elle et elle le sait. Alors sa mère tente de la changer d’école et elle finit par tomber sur une professeure gentille, patiente et douce. Tout l’inverse de l’immonde sorcière d’avant. Maggie se détend. Abdique. Apprécie. La danse lui permet de se libérer, de trouver son équilibre (au sens propre comme au figuré). Elle finit par ne plus chuter pour un rien. Elle apprend à apprécier Agathe, à admirer son parcours, à souhaiter devenir comme elle. C’est de l’âge de Margaret de se trouver un modèle. Elle a bien sa mère, mais sa mère n’a pas autant de classe qu’Agathe. Agathe est gracieuse. Sa mère, c’est sa maman. Celle qui la rassure, lui fait des câlins et des bisous. Agathe c’est son modèle, celle qu’elle voudrait devenir. Une femme douce, mais ferme. « Maggie, tu rêvasses. » La petite fille se reprend, secoue sa tête et reprend l’exercice en même temps que les autres filles du cours.

Ce qui fait basculer Margaret, ce qui l’incite à masquer ses émotions, c’est le décès brutal de sa mère. L’accident de voiture qui lui donne cette phobie qui la paralyse et l’empêche de mener une vie normale. Elle ne peut plus monter dans un transport (voiture, métro, avion, train) sans faire une crise d’angoisse juste avant. Elle se prépare deux heures avant à cette épreuve. Perdre sa mère ce jour-là change la petite Margaret. La traumatise. Elle se réfugie encore plus dans la danse, regarde des ballets à n’en plus finir et des reportages sur les écoles pour s’en imprégner. Margaret change pendant cette période, s’éloigne de Keegan et Azalea, reste seule dans sa chambre et ne parle plus. Charles l’oblige à aller voir un pédopsychiatre, la conduit là-bas à chaque rendez-vous et soupire en la raccompagnant à la maison parce qu’encore une fois, la princesse a décidé de garder sa bouche close. Il prend ça pour un caprice. Le pédopsychiatre pour un besoin de faire face à la perte.

Margaret est une enfant complexe. Elle accepte de parler de nouveau quatre mois après le drame et c’est Lea qui parvient à lui faire décrocher ses premières paroles.

Quadrille. douze ans. « Quand est-ce que tu comptais m’en parler au juste ? » Charles lève les yeux de la feuille que Margaret lui a tendu cinq minutes plus tôt. Il rencontre le regard impassible de sa fille et s’aperçoit à quel point elle a grandi. Elle n’est plus l’enfant qu’il cajolait le soir avant qu’elle ne s’endorme. Margaret a douze ans, mais l’air déterminé. Cet air si semblable à sa défunte mère. « Maintenant. » Fait-elle en haussant un sourcil. « Il était inutile que je t’en parle avant parce que j’aurai eu droit à ton discours et je n’avais pas envie d’avoir des encouragements. » Agathe l’a suffisamment entraîné pour qu’elle sache qu’elle allait réussir. Charles soupire et se demande quand est-ce qu’il a perdu cette petite fille si douce et gentille pour la gamine insupportable et pleine d’assurance. « Alors ? Tu signes ? » Il hésite un instant, a envie d’argumenter que ballerine n’est pas un métier et qu’elle ferait mieux de se concentrer sur l’école au lieu de rêver de strass et paillettes. Il n’aime pas l’univers de la danse, mais il sent que c’est la seule chose qui permet à sa fille de se sentir vivante. Il grimace. Elle soupire et lève les yeux au ciel. Il finit par céder et signe lui rendant le papier. Au lieu d’avoir droit à une explosion de joie, elle sourit simplement. Il lui répond de la même manière et il la voit s’en aller dans sa chambre. Margaret s’est forgée en même temps qu’elle progressait en danse. Elle a appris à masquer ses émotions parce que ça faisait plus distingué en danse. Les Étoiles sont souvent vues comme des beautés froides et Charles a très vite compris que c’est ce que vise sa fille aînée.

treize ans. « On se tient droites, mesdemoiselles, on n’est pas dans un café à bavasser avec ses camarades ! On reprend ! » Margaret soupire et jette un regard noir à trois filles qui piaillent non loin. Elles ne sont pas sérieuses. Voilà un an qu’elles sont dans cette école et elles n’ont toujours pas compris que pendant les leçons on doit rester silencieuse. Lorsque la sonnerie retentit, leur professeure les libère avec en tête que le prochain cours serait plus fastidieux et fatigant. « Maggie ? On mange ensemble ce midi ? » Demande Claire, une petite Française arrivée il y a quelques jours. L’intéressée redresse la tête alors qu’elle retirait ses pointes et massait ses pieds douloureux. « Évidemment. » Elles entendent des ricanements un peu plus loin. Les trois mêmes filles qui discutaient pendant le cours. « Manger. Vu le thon que c’est, elle ferait mieux de s’abstenir. » Claire baisse la tête et Margaret se redresse aussitôt. « Taisez-vous. Quand on n’est pas mieux soi-même on se la ferme. Surtout toi, Clara, on voit ta graisse qui dépasse de ton justaucorps. » Margaret a cette réputation. La réputation d’être méchante lorsqu’on pousse le bouchon un peu trop loin. La réputation d’être une abominable garce à seulement treize ans. Elles finissent de se changer dans le silence, Clara jetant des regards noirs à Margaret et retenant ses larmes de couler. Maggie entraîne Claire loin des vestiaires après avoir rangé ses affaires.

À table, Claire discute beaucoup. Margaret l’écoute à peine. Elle fait attention à mettre en pratique ce qu’elle s’efforce de faire pour détourner le monde de son assiette. Elle éparpille la nourriture, coupe un petit morceau, fait mine de l’approcher de sa bouche puis intervient dans la conversation et repose le morceau qu’elle cache sous le reste de nourriture en simulant sa mâchoire qui mastique. Au final, elle n’aura mangé réellement que deux fourchettes de purée et sa pomme. Elle a très vite compris que cette école faisait attention aux poids de ses ballerines et Margaret est tombée dans le piège. Elle ne s’alimente plus normalement depuis des mois, prend juste le nécessaire pour tenir le coup et si elle estime qu’elle a fait des folies : deux doigts dans la gorge et c’est réglé.

dix-neuf ans. C’est Azalea qui l’informe. Après un cours, elle voit trois messages vocaux de sa sœur. Lorsqu’elle écoute les messages, elle entend la voix tremblante de Lea. Elle compose son numéro et part s’isoler dans les toilettes de l’école. « Lea ? Qu’est-ce qu’il se passe ? – Lea… s’il te plaît qu’est-ce qu’il se passe ? – quoi ? Je t’entends pas tu… tu pleures Lea, je comprends pas. – Lea ? Lea ? Qu’est-ce qu’il se passe ? – Je… quoi ?! Qu’est-ce qu’il a Keegan ? » Il a été enlevé. Enfin ils ne sont pas sûrs, ce qui l’est en revanche c’est que son convoi a été attaqué et qu’ils n’ont plus de nouvelles de leurs hommes depuis. Dont Keegan. Margaret sent son cœur chuter dans sa poitrine. Keegan. Son grand-frère. Elle écoute Lea, attentivement, prend les informations comme elles viennent et attend le bon moment pour répondre. Alors elle ouvre la bouche et laisse sa voix posée répondre mécaniquement. « Calme-toi s’il te plaît. La nouvelle n’est pas facile à avaler, mais faut garder la tête froide, d’accord ? Ne nous emballons pas. Papa est sur le coup ? » Évidemment qu’il l’est, c’est de son fils qu’on parle. « Ça ira Lea, ok ? » Non, ça n’ira pas. Rien ne va. Keegan a disparu, il est peut-être mort à l’heure qu’il est. Maggie finit par raccrocher un peu plus tard, elle sent que sa voix vacillait et que le masque s’effritait. Elle a raccroché et elle a fondu en larmes, dans les toilettes, totalement seule. Keegan a disparu. Il est peut-être déjà mort même. Elle laisse ses nerfs prendre le dessus, libérant la vraie Maggie. Juste le temps de laisser ses émotions la rendre plus vivante avant qu’elle ne fasse taire tout ça pour reprendre son cours.

Pendant tout le temps où Keegan a été enlevé, Margaret s’est donné corps et âme à l’école de danse. Elle ne faisait que ça, a négligé de rentrer chez son père et sa belle-mère et a essuyé tous les reproches du monde venant de Charles. Tu es si égoïste, Maggie. Tu t’en fous de savoir ton frère on ne sait où ? Tu t’en fous ? Non. Réagis bon sang. A quoi ça sert ? Être triste ne le fera pas revenir. La gifle a retenti lorsque ces mots ont franchi ses lèvres. Maggie a encaissé, elle est restée stoïque et a juste regardé son père dans les yeux. « T’as fini ? Je peux y aller maintenant ? » D’un ton très calme et mesuré face aux regards médusés des autres membres de la famille. Margaret s’est levée et est partie avec le cœur lourd. Elle a regagné la colocation qu’elle partage avec deux autres filles du ballet, s’est enfermée dans sa chambre et a chialé en mordant son oreiller pour étouffer les sanglots. Keegan lui manque.

Lorsqu’elle reçoit un appel d’Elizabeth un jour de décembre, elle ne s’attend pas à la nouvelle : Keegan a été retrouvé, vivant. Torturé, mais vivant. Margaret a senti ses jambes qui ne veulent plus la porter, elle fait quelques pas pour s'asseoir sur son lit. Il y a eu un grand silence sur la ligne avant que la voix inquiète de sa belle-mère ne la sorte de ses pensées. Elle assure qu’elle est toujours là, qu’elle viendra tout de suite après ses cours. Elle se sent mieux, le poids qui pèse sur sa poitrine depuis des mois s’envole, son frère est en vie. Keegan est en vie.

Première danseuse vingt-et-un ans. Elle soupire et dépose le dernier carton dans son appartement. Le sien. Enfin. Elle a pu en trouver un pas trop cher dans Brooklyn à quarante-cinq minutes en métro (l’épreuve la plus difficile pour la phobique des transports qu’elle est). Bien plus loin que ce qu’elle avait avant, mais au moins elle est toute seule. Et elle a tenu sa promesse. Elle a acheté un lapin pour l’occasion. Un animal pour lui tenir compagnie. Animal qu’elle a baptisé Mycroft pour rester dans la lignée des prénoms drôles pour les animaux de la famille Holmes. « Après, Sherlock le chien, John le chat, je vous présente : Mycroft le lapin. » Fait-elle en tournant l’ordinateur en direction de la bestiole qui est en train de manger une feuille de salade dans sa cage. Elle entend Elizabeth rire et ses frères et sœurs pousser des exclamations diverses allant du trop mignon à on le mange quand ? (phrase à laquelle Margaret répond par un geste tout sauf approprié pour une jeune fille bien élevée). Son père la reprend, elle s’excuse en esquissant un sourire totalement faux. « Faut que je vous laisse, je dois ranger un peu avant qu’une amie passe. » Ils se font des baisers virtuels avant qu’elle ne coupe la communication et replonge dans le rangement, musique à fond, fenêtre grandes ouvertes et Mycroft qui roupille tranquillement dans sa paille. Claire débarque quelques heures après. C’est la première à voir cet appartement, à entrer dans le cocon de Margaret et à pouvoir câliner Mycroft jusqu’à ce que le lapin en décide autrement. Au bout de quelques heures, elles finissent par se préparer et sortent.

La soirée est tranquille, il y a des verres qui circulent, des rencontres qui se font et lorsqu’elles révèlent enfin ce qu’elles font pour gagner leur vie, des étincelles s’allument dans les regards, elles en rient. Elles savent très bien ce que ballerine soulève comme fantasme : femme inaccessible à la souplesse rêveuse. Elles en jouent. Et elles boivent toujours parce que c’est la seule chose qui leur permet d’oublier un instant qu’elles ont un certain standing à avoir pendant les heures au ballet. Après l’école, elles ont bataillé dur, se sont soutenues comme elles pouvaient pour pouvoir réussir le concours d’entrée au ballet. Elles ont réussi ensemble pendant qu’elles regardaient les autres rater lamentablement d’un air moqueur. La danse classique, c’est pas facile, mais elles aiment ça. La notoriété. L’effort physique. Le salaire derrière. Margaret sait très bien que son père n’accepte toujours pas cet avenir pour sa fille, mais elle s’en moque. Elle aime ce qu’elle fait. « T’en veux ? » Fait Claire en tendant une paille et désignant le rail de coke préparé sur la table en verre. Margaret fronce le nez et secoue la tête finissant sa vodka par la même occasion.

Beaucoup de filles au ballet sont tombées dans les travers de la drogue, ça permet de calmer la douleur des tendinites, ça permet de calmer n’importe quelle douleur en fait. Margaret n’a jamais voulu essayer. Elle mange toujours très peu, leurre son entourage sur sa santé alors qu’elle sait très bien qu’à terme, ça peut devenir dangereux pour elle alors elle évite la drogue. Personne ne sait rien sur les problèmes d'alimentation de Margaret, de toute façon ils ne comprendraient pas cette nécessité qu’elle a de faire attention à ne pas trop manger (à ne pas manger tout court parfois), ils la décrèteraient malade et l’éloigneraient du ballet. Or, si on sort du ballet, on ne peut pas y retourner et ça, Margaret le refuse. Claire hausse les épaules et sniffe la coke avant de s’en passer sur la gencive puis elle se lève et part danser avec un inconnu. Margaret reste avec un blond. Elle lui sourit, il se rapproche. Comme à chaque fois qu’elle décide de sortir se changer les idées, elle sait qu’elle ne rentrera pas seule.

vingt-quatre ans. Elle danse. Laisse ses pas virevolter. Un porté. Un jeté. Un pas de bourré. Une pirouette. Le pied se pose sur le sol alors que la dernière note de piano se joue. Margaret attend que la voix de leur chorégraphe retentisse. C’est un homme exigeant, mais tellement talentueux. Ça fait trois ans qu’elle essaie de le faire craquer. Elle est première danseuse depuis quelques mois à peine, mais souhaite déjà le poste de Natalia, la belle Russe aux yeux de glace. Étoile. C’est son but ultime et c’est ce qu’elle se crève à faire. Encore une fois, elle loupe son téléphone qui s’allume pour signifier un appel en plein après-midi. Elle danse encore jusqu’à s’épuiser, jusqu’à ce que son corps ne veuille plus aller plus loin alors elle s’arrête sur l’ordre de sa professeur. Il est dix-neuf heures. Elle va dans les vestiaires, prend une douche et se change. Elle finit enfin par attraper son téléphone et cette voix c’est la voix de son père qui l’accueille dans sa messagerie.

Rappelle-moi, Maggie.
Margaret, s’il te plaît, rappelle-moi, c’est important.
Le dernier message est juste un soupir et le son d’un téléphone qu’on raccroche.

Margaret sent son estomac se retourner. Elle prend un moment avant de se décider à rappeler son père (une heure exactement). Lorsqu’il décroche, l’avalanche ravage tout sur son passage. « Tu daignes finalement à t’inquiéter pour ta famille ? Putain, Margaret, tu foutais quoi ? » « C’est bon, j’étais au ballet, papa. J’ai pas accès quand je veux à mon téléphone je te signale. » « Évidemment que t’étais là-bas. Un soupir et un grondement. T’es toujours là-bas, tu fais que ça de ta vie. T’oublies que si j’étais pas là, ton école, tu pourrais pas te la payer ? » « Si c’est pour me faire la même vague de reproches que d'habitude, tu peux raccrocher papa, je m’en fous. Fait-elle calmement. Je peux savoir ce que ces messages voulaient dire ou t’as encore envie de déverser ta haine à ta fille ? » « Il faut que tu viennes à la maison. » « Qui est mort ? » Un long silence lui répond. L’angoisse lui tord l’estomac. Merde. « Si tu as de la considération pour ta famille, tu viens à la maison. Et tout de suite. » Ton froid. Charles raccroche. Maggie panique. Elle prend le temps de se calmer avant d’envisager de prendre un bus ou le métro. Elle sait pertinemment que dans son état plus la peur qui lui serrait l’estomac à chaque fois qu’elle empruntait un transport en commun, ça n’allait pas faire bon ménage.

Elle entre dans la maison Holmes pour retrouver Elizabeth, les yeux rougis et tordant nerveusement ses doigts. Margaret croise le regard de Scar pour réaliser qu’elle se trouve dans le même état. Charles se rue sur sa fille et l’empoigne par le bras. « J’aimerai que tu arrêtes d’être aussi… aussi… » « Charles. » « On n’est pas assez bien pour toi, Margaret, c’est ça ? Ta famille est si naze que ça que lorsqu’on te demande de rappliquer tu mets des plombes à venir ? » « Charles ! insiste Elizabeth Laisse Maggie en dehors de ça. » Margaret fait lâcher son père et lui jette un regard meurtrier. « Le jour où t’arrêteras d’être con, peut-être que j’envisagerai de venir quand tu me le dis. » La gifle fend l’air et Elizabeth et Scar retiennent un hoquet de surprise. Margaret a toujours été dans la provocation avec son père. Charles ouvre la bouche pour dire quelque chose avant de la refermer et de partir dans son bureau. Elizabeth s’approche de la jeune femme. « Je… désolée Maggie. » Margaret lève la main pour la faire taire et se fend d’un sourire. « T’en fais pas. Qu’est-ce qu’il se passe ? » « Les jumeaux ont eu un accident. Grave. Ils sont… ils sont à l’hôpital. Ils vont… à peu près bien, mais Ethan… eh bien, Ethan est dans le coma. » Maggie referme la bouche et pince les lèvres.

Quelques jours plus tard, les jumeaux sortent et un repas est organisé pour la famille. On les accueille avec joie, on les serre dans les bras. Margaret les attrape et cale sa tête entre les deux, murmurant avec un grand sourire sur les lèves. « La prochaine fois que vous faites ça, je vous tue de mes propres mains, c’est clair ? » Elle s’écarte et leur pince les joues avant de s’éloigner en direction du buffet pour prendre un verre de vin blanc. Margaret leur en a voulu longtemps. À Keegan. À Eugène. À Aedan. Elle leur en a voulu d’avoir été blessés, d’avoir failli mourir. Elle leur en a voulu de mettre leur vie en danger comme ça parce que malgré tout, elle aime sa famille plus que tout. De son père à Elizabeth. De Nathan à Dylan sa cousine par alliance. Elle les aime tous. Sans aucune exception. Et les savoir en danger, triste ou en colère, ça l’affecte. Ça affecte l’autre Maggie, celle qui se cache sous cette carapace de condescendance.


vingt-sept ans. La musique vrombit depuis seize minutes et vingt-trois secondes exactement. Margaret redresse la tête et pousse un grondement, elle pose son stylo, sort de son appartement et tambourine à la porte de son nouveau voisin. Un parfait abruti qui a aménagé récemment. Ce dernier n’ouvre pas la première fois et finalement Maggie décide d’y aller avec les poings. Le son finit par se baisser et la porte s’ouvre sur un homme grand – très grand – qui baisse les yeux pour croiser le regard noisette de Maggie. La jeune femme l’accueille avec un sourire chargé de colère. « Oui ? Je peux t’aider ? » Maggie cligne des yeux plusieurs fois. « M’… m’aider ? Sérieusement ? » L’homme fronce les sourcils. « Bah… oui ? C’est toi qui viens à ma porte, donc est-ce que je peux t’aider ? » La remarque fait monter le rouge aux joues de Maggie. Oh, pas parce qu’elle est timide et que le garçon (plutôt charmant) la remarque, non. Elle est en colère, elle sent son sang bouillir dans ses veines. « T’as pas juste l’impression que ta musique est à un volume beaucoup trop fort par hasard ? Non parce que pour ton information, les murs sont fins ici. Très fins. Mes meubles ont vibré à cause de ta musique de sauvage alors sois un peu plus respectueux de tes voisins avant que je vienne balancer ta sono par la fenêtre, compris ? » Arthur Lightwoods ne s’est pas attendu à ça en voyant la frêle silhouette devant sa porte.

[…]

Et il la croyait encore moins capable de mener à bien ses menaces. Jusqu’à ce fameux jour où malgré eux, ils ont commencé à se déclarer la guerre.

Elle a un jour de repos. Un jour qu’elle va passer à prendre soin de ses pieds meurtris par la danse et à câliner Mycroft devant un film. Son programme est parfait. Absolument parfait. Pourtant, on vient salir cette journée idyllique et calme. La première chose qui la fait grincer des dents, c’est d’entendre des rires masculins très forts dans le couloir. Elle reconnaît facilement celui d’Arthur, son voisin insupportable. Elle fronce les sourcils, mais poursuit de masser ses orteils avec une crème apaisante. Elle oublie vite qu’Arthur est chez lui avec un ami à lui. Elle est plongée dans son film lorsque la musique vient de nouveau faire trembler les murs. Elle appuie rageusement sur la touche espace de son clavier, manquant de l’éclater, repose doucement Mycroft dans son bac et sort de son appartement, pieds nus. Elle sait qu’Arthur ne ferme pas sa clé pour la lui fermer correctement quand elle rentre tard du ballet. Elle ouvre la porte de son voisin, traverse le couloir, salue vaguement le type qui est là avec le grand abruti et débranche la sono. « Qu’est-ce que tu... » Et avant qu’il ne puisse rajouter quelque chose, elle la balance par la fenêtre grande ouverte. Elle pose finalement son regard sur Arthur et dans un grand sourire annonce calmement. « Je t’avais prévenu. » Sans demander son reste et sans attendre la moindre réaction, Maggie part et regagne son appartement.

Étoile. Juliette. Aurore. Odette. Giselle. Carmen. Clara. Tous ces noms et bien d’autres encore. Tous font rêver Margaret. Elle rêve de ces rôles depuis sa plus tendre enfance et encore aujourd’hui alors qu’elle est arrivée première danseuse du ballet. Elle veut se donner les moyens d’arriver à ce rêve d’Étoile comme Guillem, Plissetskaïa ou Fonteyn. Maggie se donne à fond pour réaliser ce désir si cher, mettant sa santé en jeu, son moral parfois bas et laissant sa famille de côté. Elle sait que c’est égoïste, mais elle le fait quand même parce que dans le fond elle ne sait rien faire d’autre. Elle n’a pas de diplôme. Elle n’a pas d’idée de métier autre que la danse. Elle n’a rien qui l’attend en dehors du ballet. Avec la danse, elle a tout, une certaine célébrité, vivre de sa passion, un salaire correct. Elle s’accroche parce qu’elle veut être Juliette, Aurore, Odette ou Carmen. Elle veut cette reconnaissance pour ne pas oublier qui l’a propulsé là. Pour ne pas oublier que si tout a commencé c’est parce que sa mère a voulu faire en sorte que sa fille cesse de se cogner absolument partout.  

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Dernière édition par Margaret Holmes le Mar 28 Juin - 20:50, édité 6 fois
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Et une nouvelle petite soeur, une !
Plus qu'une et la famille Holmes sera au complet ! :mdr:

Re[...]rebienvenue à toi ! :keur: :keur:
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LA FAMILLE I love you I love you

/me zieute Wally
Qu'est-ce qu'il a l'emo ?

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C PASKE JSUIS PÉDÉ, ÇA?? ? ? ? ?
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C'est un peu ça ouais.

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Troian, c'te beauté :inlove:

franchement, vous avez pas honte de vous dédoubler autant ? (quoique toi ça va encore) (je vise clairement certaines personnes)

REVIENVENUE, j'ai bien hâte d'en lire plus. :keur: :keur: :keur:
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C'EST MOI LA CERTAINE PERSONNE J'AI COMPRIS Arrow

MA SOEUUUUUUUUUUUUUR I love you I love you c'est la plus belle :cute: rebienvenue chez nous ma manon :inlove: j'ai trop hâte de lire ta fiche (si tu cite pas aza j'serai vénère) (mais je t'aimerai toujours quand même tkt) bon courage pour l'écritureeee :pink:
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Azalea Holmes a écrit:
C'EST MOI LA CERTAINE PERSONNE J'AI COMPRIS Arrow

Fais pas ta victime, j'ai jamais dit que c'était toi que je visais.
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tkt je t'aime quoi qu'il arrive ma daisy I love you :mdr:
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MA SCARLETT ARRIVERA BIENTÔT PROMIS T'ES TROP BELLE EN MAGGIE.

je pose ça là et je m'en vais:
 
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Rebienvenuuuuue, Holmes numéro je sais pas combien. :mdr:
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(margaret) + poupée de cire

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