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 It's who we are (Tania)

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it's a revolution, i suppose
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MessageSujet: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:02
Tania Battaglini
The primadonna life, the rise and fall


identité
Nom et Prénom : Battaglini, ça glisse sur les langues, on y ressent l'envie plus qu'autre chose. Battaglini, ça fait les gros titres, ça se retrouve en une de la presse à scandale, on l'aperçoit sur le papier glacé de vogue, ça passe sur les panneaux publicitaires, ça se répercute lors des émissions télévisées. Impossible de passer à côté. Tania, comme sa grand-mère. Queenie, déjà de grands desseins dans la tête d'une mère cherchant à élever son enfant au rang d'élite. Alias : Queenie, la matriarche a tellement insisté que c'est resté, ancré dans les mémoires, marqué au fer rouge. Queenie, déjà reine à peine née. Âge : dix-huit années écoulées. Lieu de naissance & nationalité : Elle a vu le jour dans une clinique privée de New-York et possède donc la nationalité américaine. Métier : étudiante, elle a officié comme mannequin et patineuse artistique professionnelle, fût une époque. Statut civil : célibataire, reine de glace derrière les remparts érigés depuis des années. C'est de son âge, pourtant, qu'on lui répète sans cesse. Elle n'a tout simplement pas le temps. Orientation sexuelle : hétérosexuelle. Particularités : Dolorokinésie. Elle est incapable de ressentir la douleur, aussi bien sur petite que sur grande échelle. Elle a récemment appris qu'elle était capable de blesser autrui, un seul regard et ils tombent comme des mouches. Effrayant. Cela lui demande une grande concentration et jusqu'à présent, ses tentatives se sont soldées par de vives migraines qui l'obligent à se reposer des heures entières. Affiliation : x-men.

interview
ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE LA LOI DE RECENSEMENT DES MUTANTS ? POURQUOI ? SI VOUS ÊTES UN MUTANT, AVEZ-VOUS DÉCIDÉ DE VOUS RECENSER ?  Entièrement et définitivement contre cette fichue loi. Tania, elle a bien appris ses leçons, elle sait ce que ça engendre, un tel recensement. Après on va vouloir les marquer comme du bétail pour pouvoir les reconnaître plus facilement, c'est ça ? Elle n'est pas idiote et à ses yeux, tous ceux qui décident d'entrer dans le jeu du gouvernement, d'accepter ce recensement, donc, sont de parfaits abrutis. Ils finiront enfermés, chassés peut-être. Elle n'a plus confiance en la race humaine depuis un petit moment, maintenant et cette idée farfelue ne fait que confirmer ses doutes à leur encontre. Ils cherchent à les brimer, à la dissocier et marginaliser plus qu'ils ne le sont déjà. C'est donc sans surprise qu'elle refuse (et ce de façon catégorique) de se rencenser, quoiqu'on puisse lui souffler à l'oreille : elle a un avis bien trancher sur la question et ne changera d'avis pour rien au monde.
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ? Définitivement ! Tanie est du genre à ne pas comprendre les personnes qui osent se dresser contre ces derniers. Ils ne sont pas parfaits, mais qui l'est ? Ils protègent les humains des problèmes qu'ils seraient bien incapables de résoudre eux-mêmes, des dangers qui ne pourraient se solder que par une potentielle extinction de l'humanité. Lorsqu'on pèse le pour et le contre (parce que oui, Tania en a déjà fait une liste, la première fois que des mutants de l'Institut et elle se sont posé la question, d'ailleurs), il en ressort bien plus de positif que de négatif. Le problème avec les superhéros, c'est un peu comme celui des mutants : on cherche à les brimer, alors que tout ce qu'ils veulent, c'est aider.
Quand vous avez découvert que vous étiez un mutant, comment avez-vous réagi ? Et vos proches, sont-ils au courant ? Tania a découvert ses capacités peu ordinaires pendant un entraînement. Elle était sur la glace et après s'être mal réceptionnée, s'est mangé la glace. Pourtant, quand elle s'est redressée et a repris son apprentissage, son professeur et ses camarades se sont rapidement rendu compte que quelque chose clochait : son bras droit virait au bleu/mauve/vert plus le temps s'écoulait. C'est qu'après avoir drôlement insisté qu'elle s'est laissée traîner jusqu'à l'hôpital où on lui a appris qu'elle avait le bras cassé. C'est arrivé un paquet d'autres fois après ça et avec le recule, elle se dit qu'elle a été chanceuse que ça n'arrive pas lorsqu'un championnat : la tolérance dont a fait preuve son professeur et ses amies, tout le monde n'en est pas pourvu, elle s'en est rendu compte rapidement. En ce qui concerne sa capacité à faire souffrir autrui, elle est incapable de se souvenir quand ça s'est déclenché pour la première fois. Tout ce qu'elle se souvient, c'est ses expériences au fond du jardin. Celles consistant à tester le seuil de douleur des petits animaux avant qu'ils ne trépassent. Légèrement glauque, peut-être.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ? Après avoir réalisé toutes ses études dans la privé et avoir été diplômée il y a maintenant un an, l'Institut Xavier lui a permis de reprendre les cours à distance. Elle n'exerce donc pas de métier, même si elle envisage, d'ici quelques temps, quand les choses se seront calmées vis-à-vis des mutants (comment ça, elle a trop d'espérance ?), pouvoir prendre un job à côté. Une chose est sûre, elle ne compte pas quitter le manoir trop vite : elle veut être stable avant tout. C'est un peu devenu comme chez elle, maintenant, alors qu'au début, elle était terriblement réticente. Quoiqu'il en soit, oui, elle est entièrement satisfaite de sa situation d'étudiante en biologie, même si elle espère être diplômée le plus rapidement possible.




irl
Pseudo/âge/sexe (f ou m) ;  :hé:  :hé:  :hé:   Fréquence de connexion ; rarement, je passe le moins possible, j'vous aime tellement pas en vrai. :hé: Que pensez-vous du forum? ;  :caca:   Comment l'avez-vous découvert ?  :hé:    Célébrité choisie ; Amelia bb Zadro. Credits (avatar, icon etc.) ; weheartit, tumblr.



Dernière édition par Tania Battaglini le Ven 1 Juil - 22:22, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:03
biographie
I grew up overnight. I played alone, I'm playing on my own. I survived
Tania a les jambes qui flanchent sous elle. Elle n'a pas encore posé un seul pied sur la glace, mais ça ne l'empêche pas de ressentir la froideur ambiante de la salle. Inconsciemment, son regard dévie vers le gradins où se sont entassés  des supporters, des agents, des journalistes, des parents et des familles. Pas la sienne, pourtant. Elle le sait, mais elle est incapable de s'empêcher de chercher, de fureter parmi la foule. Aujourd'hui, son père avait une interview importante pour parler de son nouveau film et forcément, c'était une occasion à ne pas manquer pour propulser un peu plus son nouveau chef d'oeuvre, déjà connu comme le nouveau phénomène à succès, sur le devant de la scène. Sait-il au moins qu'aujourd'hui, elle est la figure emblématique de la représentation ? Là est la véritable question. C'est là où le bât blesse. Sa mère ne vaut gère mieux : lorsqu'elle trouve enfin sa silhouette, cette dernière s'évapore tout aussi rapidement, cellulaire collé à l'oreille comme s'il y était greffé. « TANIA ! » Parmi le brouhaha que fait la foule, alors que les gradins se remplissent par des gens arrivés en dernière minute, un grondement attire son attention. Ses yeux cherchent la provenance des appellations l'espace de quelques secondes, puis s'arrêtent près de la porte qui donne accès aux vestiaires où la gamine aperçoit trois de ses coéquipières. Lorsqu'elle croise le regard de ces dernières, elles s'éloignent les unes des autres pour pouvoir brandir une banderole sur laquelle l'inscription faite aux feutres lui rend le sourire. « GO, GRASSHOPPER, GO. » Elles secouent la banderole et Tania éclate de rire. Elle oublie l'absence de son père. Le départ de sa mère n'a plus aucune importance. Elle se sent revigorée, sa poitrine se gonfle de détermination. Elle a soudainement l'impression qu'elle peut braver une montagne, parce qu'elle comprend qu'elle n'est pas seule.


    And it hurt like hell
    « Regarde-moi au moins, quand je te parle », s'égosille sa mère, les joues rouges de colère. La petite fille relève doucement le regard, honteuse. Elle est assise sur le banc des vestiaires, ses camarades se sont empressées de détaller aussitôt que Madame Battaglini a posé la semelle de ses Louboutin sur le sol de la pièce, la mine dédaigneuse. Sa confiance s'est envolée en même temps que ses petites amies et elle se sent plus seule que jamais. « Tu as été lamentable. Est-ce que tu comprends ? » Les mots la heurtent de plein fouet, lui coupent le souffle. Tania reste interdite, baisse à nouveau le regard pour ne pas que sa mère voit les larmes qui s'y trouvent. « Tu crois que je me suis déplacée dans ce coin... Perdu pour assister à ça ? Cette performance... Médiocre ? » Sa mère crache son venin telle une vipère. Un poids écrase de plus en plus la poitrine de Tania, elle a l'impression de porter le ciel sur ses frêles épaules. « Je... Je suis désolée », balbutie-t-elle, la voix étreinte de sanglots. « J'ai fait de mon mieux. » Sa mère pose sa main libre sur sa taille, tandis que l'autre serre son portable. Pour peu, il exploserait presque entre ses doigts parfaitement manucurés. « Tu... Oh, tu as fait de ton mieux ? » Elle prend un air étonné, puis la compassion se lit sur son visage. Du moins, c'est ce que Tania croit apercevoir l'espace de quelques secondes, avant qu'une grimace de mécontentement n'étire ses fins traits. « C'était pourtant loin d'être impressionnant. » C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. C'est la claque de trop. Une première larme roule le long de sa joue, glisse de son menton et s'écrase sur ses genoux. Une seconde la suit rapidement et puis elle se retrouve prise de sanglots incontrôlables. Elle est tout simplement incapable de s'arrêter. C'est le moment que choisit son professeur pour entrer dans la pièce qu'elle pense dans un premier temps vide. « Est-ce que tout va bien ? » Tania pose son regard sur l'ancienne championne olympique, hoquette, puis pince les lèvres pour ne plus laisser échapper de sanglots. Miss Wren fait la navette entre mère et fille, puis s'approche de cette dernière avant de s'accroupir à son niveau. Madame Battaglini se pince l'arrête du nez et ferme les yeux quelques instants. Tania sait qu'elle l'exaspère, alors qu'aujourd'hui, elle aurait dû la rendre fière. Quelle honte. Finalement, quand elle ouvre à nouveau les paupières, la jeune femme désigne son enfant d'un vaste geste de la main, roulant des yeux. « Pouvez-vous... L'empêcher de faire cette grimace avec son visage ? » Miss Wren reste stoïque un petit moment, sceptique quant à la demande de son interlocutrice. Finalement, elle jette un regard à Tania et fronce les sourcils. « Vous voulez que je l'empêche de pleurer ? » Les deux femmes échangent un regard. Le professeur pose sa main sur celle de la petite fille et la serre doucement. Avant qu'elle n'ait eu le temps de renchérir quoique ce soit, le portable de la mère se met à sonner. « Whatever. » Et le sujet est clos.



In this bed where I rest, I'm homeless. This house I know best, but I'm homeless
La tempête produit un vacarme assourdissant, au-dehors : la pluie bat contre les vitres de l'immense villa et les branchages aux allures lugubres en ce début de soirée de décembre viennent régulièrement se fracasser contre les carreaux de verre trempés. Pourtant, parmi ce tumulte ahurissant, un murmure s'élève, rapidement suivit d'un autre, puis d'un autre. Comme le serpent sortant de sa tanière, Tania se faufile silencieusement jusqu'à l'étage, le visage fermé, les yeux brillants d'une lueur qui n'annonce rien de bon. La robe vole, les tissus caressent le sol dans une symphonie de bruissements presque imperceptibles. « Nick, s'il-te-plaît, on pourrait nous entendre », ça susurre dans un coin, ça dégouline de mièvrerie, de demi-mots qu'elle ne devrait pas entendre. La gamine hausse un sourcil, son regard se fait plus sombre. Ça fait longtemps qu'elle a compris les jeux malsains auxquels se livre régulièrement le patriarche de la famille et pourtant elle n'a jamais rien dit. Loyauté ou indifférence, la gamine n'est pas certaine, ne le sera peut-être jamais. Elle couvre l'adultère du père par un tourbillon de belles paroles pour une mère aussi dure que froide qui préfère pourtant fermer les yeux. Cette nuit-là, le point de non-retour est atteint, alors qu'en bas, ça rit à gorge déployée. Elle imagine sa mère se pavaner parmi la foule, convaincue d'être reine de l'assemblée. Les infidèles ne sont pas remarqués, ici. Le temps coule et s'écoule, Tania ne lève pas le petit doigt, elle attend, tapie dans l'ombre. Et quand l'adultère passe, elle se faufile dans la chambre dont les draps humides narguent la pré-adolescente. Père imparfait. Père vacillant de son piédestal. Sur le parquet parfaitement ciré, le cristal scintille. Elle s'en saisit, l'observe quelques instants à la lumière d'un éclair briller de mille éclats dans sa paume. « Tania ? » La brune relève son regard d'acier en direction du patriarche qui remonte les escaliers, certainement envoyé par sa tendre chercher le bijou oublié. Son coeur est prêt à sortir de sa poitrine, c'est la première fois qu'elle se dresse contre Nicholas, "Nick" Battaglini. Elle doit être folle. Pourtant, c'est sûre d'elle qu'elle donne l'impression d'être lorsqu'elle penche la tête de côté et balance la boucle d'oreille du bout de ses doigts parfaitement manucurés ; gamine aussi vicieuse que roublarde. Un éclair zèbre le ciel, donne l'impression qu'il se déchire et illumine son visage de poupée. « Est-ce que c'est cela que vous cherchez, père ? » Il se fige, fronce les sourcils. Peut-être est-il éméché, peut-être est-il encore un peu euphorique de ses ébats passés. « Appartient-elle à mère ? Ou à votre catin, peut-être ? » L'insulte qui sort de la bouche de sa fille l'empêche de parler, elle qui semble toujours si parfaite. Il serre le poing, s'avance pour l'attraper et lui donner une correction, mais elle se dérobe, aussi insaisissable que de la fumée. Il grogne, mécontent et donne un coup de pied dans une vieille antiquité en bois qui habite le couloir depuis des décennies pour ne pas hurler. « Espèce de petite garce », qu'il crache en se dirigeant à nouveau vers sa fille qui s'évapore dans les escaliers où il la course, maladroit. Lorsqu'ils arrivent dans le hall d'entrée, le vacarme que produit les invités l'oblige à se stopper. Il passe une main sur son menton, semble réfléchir. « Dis-moi. Ton prix. Tu veux de nouvelles robes ? Que je t'emmène chez Tiffany ? » La célèbre boutique Tiffany&co. L'étreinte se resserre autour du bijou. « C'est de là que vient cette merveille ? » Il rit, mais et elle relève le menton. « Tu veux que je te décroche un rôle dans mon prochain film ? Que j'parle à Marc pour que tu sois sa nouvelle effigie ? Bon sang, tu... Vas-tu parler, peste ? » Et là, elle sait qu'il regrette de l'avoir éduquée de la sorte, de ne pas l'avoir laissée entre les mains de gouvernantes. Il regrette de lui avoir montré que tout était possible, qu'il suffisait d'un peu de sournoiserie pour parvenir à ses fins. Il se rend compte qu'il lui a laissé l'occasion d'avoir trop de caractère, pas assez oppressée sous sa joug de mâle dominant. Pourtant, il est l'alpha, non ? Il tape du poing contre le mur, elle ne bouge pas d'un seul millimètre. « Je verrais en temps voulu. » Il n'est pas d'accord, il veut un deal, l'infidèle. Nouveau coup de poing contre le mur, les invités éclatent de rire à tour de rôle, comme pour se moquer de son impuissance. Sans prévenir, il se rue sur elle, mauvais. « J'vais te donner la correction de ta vie, espèce de... » Quand l'éclair traverse le ciel, illuminant les pénombres de la pièce, le regard de la gamine croise celui du patriarche qui tombe à genoux alors qu'il n'est qu'à mi-chemin de sa cible. « Oh, je vous le déconseille, père. » Avachi sur le ventre, il roule sur le dos, les épaules voûtées, les muscles bandés. Il se tortille comme un verre de terre et Tania ne l'a pas lâché du regard un seul instant. C'est une expérience qu'elle n'a pas encore mise en oeuvre. Les animaux y sont passés, uniquement. Quand la porte s'ouvre sur une mère pompette, la gamine tourne son regard dans sa direction et Monsieur Battaglini cesse de gesticuler dans tous les sens. « Qu'as-tu encore fait ? » C'est ses traits à elle, qui se crispent cette fois-ci. Elle a l'impression qu'on lui enfonce une barre de fer dans le cerveau, elle titube jusqu'à la génitrice, s'accroche aux pans de sa robe. « Mais ce n'est pas vrai », s'insurge cette dernière en la repoussant. Sur sa robe turquoise, de grosses gouttes de carmin. Tania porte la main à son nez et se rend compte que c'est le sien. Sa mère se tourne vers son époux agenouillé qui recouvre à peine ses esprits. « Et toi, espèce d'alcoolique, relève-toi donc avant qu'un invité ne s'approche. »


I'm unstoppable, I'm a Porsche with no brakes. I'm invincible, yes I'll win every single game. I'm so powerful, I don't need batteries to play. I'm so confident, I'm unstoppable today.
Saut de valse. Saut de trois. Demi-Lutz. Boucle piqué. Saut de biche. Elle a bien appris sa leçon, la gamine. Enfant née pour se retrouver sous le feu des projecteurs, c'est le seul moment où elle donne l'impression d'être un poisson dans l'eau. Les figures s'enchaînent, le monde autour d'elle s'arrête de tourner. Il n'a plus eu aucune importance aussitôt le patin posé sur la glace. Elle glisse avec une aisance déconcertante, Tania. Quand elle passe devant le jury, elle lui adresse un sourire et un clin d'oeil en prime qui fait toujours son petit effet. « GO, GRASSHOPPER, GO », ça scande dans les gradins. Ca fait des années qu'elle n'y cherche plus la silhouette familière d'un parent. L'euphorie qu'elle ressent via l'enthousiasme de ses fans a fini par la combler, elle a compris depuis des années qu'elle ne devait rien attendre des siens. C'est parfois difficile, quand elle doute. Quand y'a personne à côté d'elle pour lui dire où elle va, pourquoi et comment. Combinaisons, suites, sauts. Le moment de vérité approche. Elle accomplit une pirouette debout avant de s'élancer alors que le silence s'empare de la salle. Elle a l'impression que le monde entier retient son souffle, qu'il attend d'elle qu'elle réussisse. Elle doit réussir. Quand son patin retombe sur la glace après un triple Axel, la foule saute sur ses jambes pour l'acclamer. Pour saluer cette figure emblématique, ce saut périlleux que tous n'osent pas accomplir. Près de l'entrée des vestiaires, elle repère ses meilleures amies, qui officient aussi comme adversaires, pourtant et son professeur s'époumoner pour l'acclamer. Quelques secondes s'écoulent, elle enchaîne aussitôt avec un double Axel parfaitement exécuté. Son coeur est prêt à exploser. Alors, elle a réussi, finalement. Après ses nombreuses tentatives, ses nombreux entraînements et ses (trop) nombreuses chutes. Elle a réussi.

    Tiffany lève sa main en l'air, puis l'abat contre la paume de celle de Tania en un clac sonore. Elle est suivie de près par Tabatah qui en plus de cela, attrape ses deux amies par les épaules pour les rapprocher d'elle dans une étreinte étouffante. Toutes les trois ont la mine radieuse et les yeux pétillants. C'est qu'elles sont qualifiées pour le championnat, alors elles ont de quoi être fières, les gamines qu'on surnomme affectueusement "triple T". « Les filles, je suis extrêmement fière de vous. Vous avez été spectaculaires. » Miss Wren aussi, a des étoiles dans les yeux et semble particulièrement fière. Elle embrasse les deux joues des trois championnes, alors que les autres candidates restent de marbre. Toutes, sauf une. Elle s'avance vers le trio et le professeur, puis s'arrête une fois à la hauteur de Tania. Sa main s'écrase contre la joue de la jeune fille, puis elle lui lance un regard mauvais, emprunt à la colère. Une colère suavement mélangée à la déception. « Tu n'es qu'une peste Tania, tu m'entends ? Une p-e-s-t-e. » Tiffany et Tabatah portent une main à leur bouche, un air choqué peint sur le visage, alors que les lèvres de Miss Wren se retroussent ; elle est mécontente. Tania ne comprend ce qui s'est passé que lorsqu'elle caresse du bout des doigts sa joue réchauffée par la claque. Elle ne ressent aucun picotement, aucune douleur. Elle sait qu'elle y est insensible depuis des années, toute la pièce le sait, à force de l'avoir vue chuter aux entraînements et se relever tout aussi rapidement pour les reprendre, même avec un bras brisé. Si ses camarades de glace ont un jour trouvé cela étrange, elles ont fini par s'y accommoder. « Tu as perdu la boule ? », s'insurge Tabatah en poussant violemment la jeune fille s'en étant pris à Tania quelques instants plus tôt. « Mais t'es complètement tarée, ma pauvre », renchérit Tiffany en la toisant de haut, son air dédaigneux, que tout le monde lui connaît, peint sur son visage de porcelaine. Les autres filles se toisent en silence, observent la scène sans broncher, alors qu'un sourire carnassier se dessine sur les lèvres de chacune. Y'a comme une impression de déjà vu derrière tout ça : les brimades, la petite Coleen connaît depuis qu'elle est entrée dans ce cercle (trop) privé de demoiselles. « Les filles, calmez-vous ! Et quant à toi, Coleen, présente immédiatement tes excuses à Tania. » Tania qui s'est détournée. Tania qui a les joues rougies par la colère. Tania qui a beau détester Coleen (sans raison valable, ceci dit), mais ne veut pas la blesser. Elle ne veut pas passer pour un monstre et chez elle et auprès de ses amies. « Hors de question. » Elle a beau tourner le dos à sa camarade, elle entend au ton de sa voix qu'elle est catégorique, qu'elle ne changera pas d'avis. Même si ce n'était pas le cas, Tania ne veut pas de ses excuses, à cette pauvre fille. « Vas-tu leur dire, Tania ? » L'interpellée ferme les yeux, croise les bras et tente de reprendre son calme, malgré tout ce tumulte qui agite la pièce. « Tu vas leur dire pourquoi je suis pas qualifiée ? Pourquoi je vais pas en championnat ? » Elle sent la tension se répandre du bout de ses orteils jusque dans son cou. Ce qu'elle ne sent pas du tout, par contre, c'est la honte de son geste, qu'elle préfère nier en boucle. Quand elle pivote sur ses pieds pour faire face à Coleen et à Miss Wren, Tiffany et Tabatah se positionnent à ses côtés. Elle n'est pas seule. L'arrogance vient gonfler sa poitrine. « Mais de quoi est-ce que tu parles, pauvre tarée ? » Son regard hautain croise celui de son interlocutrice qui ne démord pas. Elle roule des yeux, puis s'exclame : « Si je suis tombée, c'est parce que t'as bousillé la lame de mes patins. Avoue, bon sang ! » Tania, les bras toujours croisé, hausse doucement les sourcils et jette un regard surpris à ses deux amies, à l'assemblée, puis à Miss Wren. « Vous avez raison les filles, on dirait bien qu'elle a complètement disjoncté cette pauvre folle. Miss Wren, puis-je suggérer que vous l'emmeniez voir les médecins ? Peut-être qu'elle a reçu un coup à la tête lors de l'une de ses nombreuuuuses chutes ? » Dans le regard de Coleen, elle voit la faiblesse, l'espace de quelques instants. Une dizaine de secondes, tout au plus. Mais ça lui suffit à Tania. Elle se transforme en requin, anéantit tout ce qui se dresse sur son passage, comme sa mère le lui a appris. « Tu devrais t'estimer heureuse que Miss Wren te garde parmi nous, malgré tes compétences médiocres. T'as toujours pas compris que c'était l'élite, ici ? » Elle échange un regard en coin avec Tabatah et Tiffany qui semblent encore plus amusées qu'elle. En face, Miss Wren leur lance un regard désapprobateur, puis prend Coleen par les épaules pour l'emmener hors de la pièce. « Peut-être qu'on devrait demander au médecin de voir si tu ne t'es pas blessée en tombant ? » Elle ressort victorieuse, la gamine. Enfant roi qu'on ne contredit pas.



"They say love knows no bounds. I don't know about that. I feel like I've seen the bounds and pushed them a couple of times. Love definitely has bounds. I've seen where it ends."
« Qu'est-ce que c'est ? » Tania hausse délicatement un sourcil et la question reste en suspend l'espace de quelques minutes. Elle jette un bref coup d'oeil à son père, puis à sa mère pour appuyer sa demande, mais tous deux préfèrent rester silencieux. C'est rare quand ils se retrouvent tous les trois autour de la table, un repas posé en face d'eux. A bien y réfléchir, Tania se rend compte que ce n'est plus arrivé depuis une éternité : ils ont tous une vie extrêmement chargée. La vie familiale passe au second plan chez les Battaglini, elle l'a compris alors qu'elle n'avait pas d'âge. Les voir calmement installés juste en face d'elle ne fait qu'éveiller ses soupçons. L'adolescente se décide à saisir le bout de papier qui se trouve juste à côté de son assiette et le déplie. Aussitôt, ses pupilles se pose sur les premiers mots qu'elle aperçoit : Institut Xavier. Finalement, le couple échange un bref coup d'oeil. Sa mère se racle la gorge, son père se laisse doucement glisser contre le dossier de la chaise Queen Anne récemment obtenue contre une petite fortune. Dehors, la pluie bat contre les carreaux, l'orage approche. « C'est une lettre qu'on a reçue voilà maintenant des années. » Des années. Une lettre en son nom a été postée et jamais elle ne lui a été confiée ? C'est étrange. Rapidement, elle parcourt les quelques lignes frappées sur le bout de papier, sa curiosité piquée à vif. « Ils sont venus lorsque tu étais petite », lui confie sa mère, refusant que l'employé faisant le tour de la table lui serve un verre de vin. Son père, en revanche, saute sur l'occasion. Elle attend patiemment qu'il quitte la pièce avant de poursuivre : « Tu ne t'en souviens certainement pas. Tu étais si jeune et nous t'avons consignée dans ta chambre le temps de faire disparaître ces... Tarés. » Le front de Tania est barré d'un pli soucieux. Effectivement, elle ne s'en souvient pas. « Par tarés, tu entends des personnes comme moi ? » Sa mère chasse ses paroles d'un geste de la main, l'air de dire "whatever". Bien. « Tu connais ta mère, snobe par excellence, s'est empressée de les faire déguerpir, menaçant de leur envoyer une ribambelle d'avocats. » Cette dernière lève les yeux au ciel face à l'ironie de son époux, ne daignant même pas le regarder. « Quoiqu'il en soit, maintenant je ne doute plus », explique-t-elle avant de rajouter, se corrigeant : « Nous ne doutons plus. » La jeune fille a l'impression que l'air se fait de plus en plus rare dans la pièce, elle a la tête qui lui tourne un peu. Si la situation a l'air de laisser son père impassible, comme s'il ne prenait pas pleine conscience de cette dernière, sa mère, elle, sait ce qu'elle fait. Elle se fait maîtresse des événements, Perséphone de par son dictat intransigeant pour ne pas changer. Tania comprend bien vite que si le patriarche ne dit rien, c'est parce qu'il a peur. Elle lui fait peur. Sa mère, en revanche la défie de tout son être. Assise le dos bien droit, elle a les mains jointes et son regard darde l'adolescente. Finalement, elle incline légèrement la tête, hausse un sourcil. « J'ai compris. C'est plus facile de se débarrasser de ce qui nous fait peur », glisse-t-elle en hochant positivement la tête, comme si elle comprenait totalement leur réaction face à la situation. « N'est-ce pas, père ? » Ce dernier, occupé à jouer avec son verre, relève le regard. « Mmh ? » Elle pourrait le tuer. Elle pourrait les tuer tous les deux. Elle sent la colère grimper en flèche, répandre son venin dans ses veines. Elle doit quitter la pièce, avant de leur faire du tort. « Ils viendront te chercher. »

    « Père », fait-elle de sa petite voix fluette, celle qui lui donne l'impression de retomber en enfance, d'avoir à nouveau cinq ans. C'est pas qu'elle essaye de le manipuler, ça se lit dans ses grands yeux devenus rouges à force d'avoir pleuré. Elle se campe dans l'embrasure de la porte du bureau du patriarche Battaglini, décide de ne pas bouger jusqu'à avoir son aval pour s'avancer vers lui. « Tu ne vois pas que je suis occupé ? Et tu ne devrais pas être au lit ? Si mes souvenirs sont bons, on vient te chercher tôt demain. » Dans sa gorge, une boule se forme à nouveau. Il ne daigne même pas relever ses yeux dans sa direction et elle ne comprend pas. Alors, à pas feutrés, elle s'avance vers lui, s'arrête juste en face du bureau où il travaille le script de sa prochaine série. Une série qui aurait un succès aussi monstre que la précédent, elle le sait : parce que tout ce qu'il touche devient or. Elle aimerait pouvoir en dire de même à son sujet. « Père, s'il vous plaît, ne pouvez vous pas me garder ici ? Je n'ai aucune envie de partir, je... Ma vie est ici? Je vous jure d'être sage, vous ne m'entendrez et ne me verrez jamais, je trouverais un moyen de me racheter du mal que je vous ai fait, à mère et vous. » Ce dernier lève les yeux au ciel, secoue négativement la tête. Tania pince les lèvres pour ne pas pleurer une nouvelle fois. « Je vous en prie. Je suis désolée si je vous ai blessé, j'étais jeune et capricieuse. Je sais maîtriser mon don, maintenant, je vous le jure. » Il secoue à nouveau la tête. Cette fois-ci, il lui accorde un regard où elle lit une certaine appréhension mêlée à de la peur. Au moins, ce n'est pas la déception et le dégoût qu'elle lit dans les yeux bleus de sa génitrice. « Non. » Stoïque. Froid. Impassible. Cette fois-ci, il n'a rien à envier à son épouse et son coeur de pierre. Non. Comment ça, non ? Non ce n'est pas une réponse qu'elle a l'habitude d'entendre. Non, ça ne lui convient pas. Alors, les sanglots redoublent. « Vas-tu cesser de pleurer comme une enfant capricieuse ? C'est dans ton intérêt. » Vraiment ? « Mais père, je serais seule. Je ne connais personne là-bas, je... Qu'allez-vous dire aux médias ? Qu'allez-vous dire à mes amis ? » Son père laisse échapper un petit rire, il lève un sourcil, sceptique. « Tes amis ? Es-tu naïve à ce point ? Les personnes que tu connais, que tu fréquentes ne sont que des profiteurs. Ils ne se soucient que de ton argent, de ta réputation. Là-bas tu seras parmi... Les tiens. Une minorité comme toi. » Elle continue à le supplier de longues minutes supplémentaires avant qu'il ne se décide à lever ses fesses de son fauteuil luxueux en cuire, l'attraper par le bras et la ficher en dehors de son bureau. Quand la porte claque, Tania s'effondre en même temps que son monde s'écroule. C'est l'impression qu'elle a cette soirée-là, du moins.



C'est pour le meilleur.
Elle finit par y croire, quand elle passe les portes de l'Institut.
Quand elle rencontre des personnes comme elle.
Quand elle s'ouvre au monde.
Pour du vrai.
Quand elle arrête de faire semblant.
Quand elle est réelle.
Quand elle est acceptée.




Dernière édition par Tania Battaglini le Ven 1 Juil - 21:58, édité 45 fois
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:07

allez, bises.
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:10
on se connaît ?
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:19
Hahaha, boombitch Aneesh. :mdr:
Rebienvenue. :keur:
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:22
:mdr: :mdr: :mdr:

Merciiiii, adorable rouquine. :inlove:
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:23




ouais, pas la bienvenue en fait. :sad1:
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:25
Re-bienvenue et encore un super personnage pour toi I love you I love you
Le gif est flippant Aneesh :mdr: :mdr:
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 0:59
Aneesh, fais pas genre, je sais que tu m'aimes :hé:

Steven, merciiiii, mais tu peux bien parler avec ta brochette de personnages plus cools les uns que les autres. I love you
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 1:11
Re bienvenue miss avec l'espoir de se dégoter un nouveau lien on sait jamais :keur:
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 1:14
Merciiiiiii mon chaton. I love you I love you I love you J'pense qu'un lien, ça sera faisable avec cette envie qu'a Hydra de recruter des mutants/inhumains pour servir leur cause. :hé:
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 4:48
W-Hellcome back ! :hé:
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 5:09
FOLLE, TU ES FOLLE
Ce personnage et son pouvoir ont l'air top et flippant et top et flippant
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 8:35
Rebienvenue ♥
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MessageSujet: Re: It's who we are (Tania)   Ven 1 Juil - 10:40
WOOOOOOOOOOOOOW :hysteric: :hysteric: :hysteric:
alors 1) ENCORE UN COMPTE JE SUIS FIÈRE DE TOI :cute: et heureuse que tu te multiplie ici :pink: 2) je connaissais pas ton avatar mais elle est trop jolie :shon: 3) il nous faudra un lien avec louisa parce qu'entre une actrice + une mannequin, elles se sont forcément croisées (+ elles connaissent les problèmes d'une notoriété adolescente). Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven BREF BON COURAGE POUR TA FICHE, hâte de lire tout ça :pink: :pink:

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