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 TIC TAC |Aloysius O'S.

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MessageSujet: TIC TAC |Aloysius O'S.   Dim 3 Juil - 18:32

TIC TAC

Aloysius & Primrosae

Comme coupée du monde, Primrosae avait plongé la tête sous l'eau, s'allongeant dans le fond de sa baignoire. Le silence était total. Si aucun bruit ne se faisait entendre dans la maison, elle coupait tout de même les sons parasites, comme celui de l'horloge dans la cuisine, le brouhaha du frigo quand il se mettait en route, le sèche-linge qui tournait à plein régime dans la buanderie. Sous des litres de liquide, elle était apaisée pour quelques secondes. Il n'y avait plus qu'elle et ses pensées, plus qu'elle et ses souvenirs plus ou moins heureux. Faire le vide, s'obliger à tout oublier, à tout ranger dans un coin de la tête, c'était le meilleur moyen pour ne pas devenir complètement dingue. Evidemment, la jeune femme restait humaine et gardait le réflexe - humain donc - et de survie de remonter à la surface dès lors que l'air manquait trop mais faire le vide par la respiration, se priver d'oxygène, quelque part frôler la mort du doigt, c'était un rituel quotidien qui lui permettait de redescendre sur Terre. Elle avait beau être entraînée, elle avait beau savoir faire beaucoup de chose, elle n'en restait pas moins mortelle, elle n'en restait pas moins fragile. Cette constatation qu'elle s'infligeait chaque matin - bien que cela lui faisait le plus grand bien quand même - était une façon de lui rappeler combien sa vie restait précieuse, combien le temps était compté, d'autant plus dans son cas, elle qui ne se voyait clairement pas passer la cinquantaine. Cela lui rappelait combien elle était humaine et combien elle devait faire attention tout en profitant de l'instant.

Sortant de sa baignoire, séchée rapidement, elle traversait la maison complètement nue pour se rendre dans sa chambre, toujours dans un silence de mort. Sur son lit, ses vêtements trônaient et à côté d'eux, une montre à gousset en mauvais état. Le verre était brisé, une aiguille manquait. Elle était cabossée et tâchée de sang. Evidemment, elle ne tournait plus. Seule la chaîne était encore intacte. L'attrapant par cette dernière, le glissement du métal de la chaîne contre celui de la montre lui rappelait des souvenirs tout à fait précis. Les séances de torture infligées par son père. D'innombrables fois, il avait sorti sa montre à ce moment-là. Primrosae ignorait toujours pourquoi mais elle imaginait sans difficulté qu'il avait du minuter les séances, autant pour la pousser à bout que pour être sûr de lui faire subir tout ce qui était prévu en temps et en heure. Le temps passait, il s'écoulait à une vitesse folle, ne laissant dans son sillage que des souvenirs parfois amers. Elle l'oubliait souvent. Elle n'avait que peu de temps pour faire tout ce qu'elle voulait, pour apprendre tout ce qu'elle voulait et dernièrement elle avait une nouvelle lubie: se mettre au défi face à Aloysius O'Sullivan. C'était une nouvelle recrue - de quelques mois déjà - et si elle appréciait ses capacités à leur juste valeur, elle n'en restait pas moins Primrosae Dahl, la fille dont le père lui a toujours appris à surpasser tout le monde en poussant toujours plus ses limites et clairement, Aloysius la surpassait dans plusieurs domaines.

Aussi admirative que jalouse, elle avait en tête de l'approcher, d'apprendre à le connaitre et de faire taire sa jalousie pour mieux s'inspirer de lui, pour mieux apprendre par lui. C'était dans ce seul objectif qu'elle avait ressorti la montre à gousset de son père de son tiroir de table de nuit. L'avantage de fréquenter intimement le leader des Watchers - et évidemment de faire partie de leur rang depuis plusieurs années - c'était qu'elle avait accès à des dossiers qu'un Watcher lambda ou nouveau n'aurait pas avec facilité. C'était en demandant gentiment à Jeremiah - certes, juste après avoir froissé ses draps, ce qui aidait à une ambiance bénéfique - qu'elle avait appris qu'Aloysius était horloger et qu'il tenait une boutique en plein cœur de Brooklyn. Il avait de l'audace quand même enfin bref. Elle allait donc s'y rendre - et vous l'aurez compris, avec comme prétexte sa montre à gousset. Enfin habillée, elle avait pris les clés de sa voiture qui avait avalé des kilomètres sans difficulté. Elle s'était garée assez loin de la boutique, restant dans son véhicule un petit moment pour observer les allées et venues. Ce n'était pas qu'elle craignait quoi que ce soit vis-à-vis de ses clients potentiels mais elle voulait simplement observer la fréquentation. Si elle venait le voir, ce n'était pas pour être dérangés toutes les cinq minutes. Bientôt, elle sortait de sa voiture qu'elle prenait le soin de verrouiller - fallait pas déconner dans un tel quartier non plus - sortant d'ores et déjà la montre de sa poche.

Poussant la porte de la boutique, un petit tintement parvenait à ses oreilles, annonçant déjà sa venue dans ces lieux. Elle imaginait bien qu'Aloysius devait avoir un atelier à l'arrière et qu'il devait y être de temps en temps, d'où l'intérêt de ce tintement. Quoi qu'il en soit, bien que son regard curieux se posait un peu partout, elle ne mettait pas de temps à rejoindre le comptoir, croisant sans difficulté le regard d'Aloysius qui arrivait enfin. « Monsieur O'Sullivan. Bonjour. » Un sourire poli aux lèvres, elle pendait la montre au bout de sa main, la portant à hauteur des yeux. « Il parait que vous êtes doué avec ces petites bêtes-là et la mienne est en bien mauvais état. » Son regard malicieux, elle prenait soin de constater que personne n'était dans la boutique ou sur le point d'entrer pour rajouter quelques mots significatifs. « Vous savez ce que c'est. Quand ces foutus mutants passent, même le matériel trépasse. » Parce qu'elle en savait quelque chose. Cette montre, elle l'avait retrouvée sur le meurtrier de ses parents et elle savait combien son père prenait soin de sa montre. C'était forcément ce monstre qui l'avait totalement bousillée. « Vous pensez qu'il y a quelque chose à faire ou je dois en faire le deuil? »

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MessageSujet: Re: TIC TAC |Aloysius O'S.   Dim 3 Juil - 23:53
La clochette de la porte d’entrée de la boutique, signe qu’un nouveau client entrait dans l’horlogerie. « Je suis à vous dans une minute ! » cria Aloysius depuis son atelier, penché sur une horloge, en train de la réparer. La Nocturne de Chopin en fond, il finit de placer la pièce sur laquelle il travaillait avant de s’arrêter. Les dernières notes de la première partie résonnèrent dans la boutique alors qu’il se relevait de son tabouret et sortait de son atelier pour accueillir ce nouveau client. Il sourit à l’homme patibulaire qui se trouvait devant son comptoir. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous, monsieur ? » L’homme déposa brutalement une horloge sur le comptoir, faisant grincer des dents Aloysius. « Vous pouvez réparer ça ? » Le sourire d’Aloysius se crispa légèrement en entendant le ton de l’homme. « Et éteignez-moi cet engin ! » dit-il en désignant les enceintes qui déversaient maintenant les notes de la deuxième partie de la Nocturne. Aloysius serra fortement la mâchoire, mais continua tout de même à sourire, même si celui-ci était des plus crispé. « Mais bien sûr… Monsieur ! » siffla-t-il entre ses dents. Il attrapa la télécommande de la chaine hifi et tendit le bras dans la direction de cette dernière, appuyant sur le bouton pause, sans quitter l’homme des yeux. « On a pas idée d’écouter de telles horreurs ! »

Aloysius fit alors lentement le tour de son comptoir et se dirigea vers la porte d’entrée de la boutique pour la verrouiller sous le regard incrédule de l’autre homme. Il baissa le rideau devant la vitre de la porte et revint vers l’homme. Il resta quelques secondes à le regarder dans le blanc des yeux. « Qu… » Il n’eut pas le temps de finir sa question qu’Aloysius attrapa sa tête d’une main et la projeta avec force sur l’angle du comptoir à plusieurs reprises. Ne s’arrêtant pas, même lorsqu’il commença à voir de la matière grise s’accumuler sur le comptoir. Il ne s’arrêta qu’au bout de deux petites (ou très longues selon le point de vue) minutes. Ses doigts relâchèrent la prise qu’ils avaient sur la tête de l’homme qui s’effondra au sol, sans vie. Il remit en place une mèche de cheveux qui lui retombait sur le visage en reniflant puis retourna derrière le comptoir, s’assit sur son fauteuil, attrapa la télécommande de la chaine, relança la musique et ferma les yeux pour mieux en profiter.

« OH ! » Aloysius sursauta et ouvrit les yeux. L’homme était en face de lui, bien vivant. Ses yeux se portèrent sur le front de l’homme et sur l’angle du comptoir où ne se trouvait aucune trace de matière grise, ni aucune marque des coups qu’il venait de porter à l’homme. Tout cela n’avait été qu’un rêve éveillé, un fantasme de son esprit. Il secoua légèrement la tête et remit en place son sourire. « Désolé, vous disiez ? » L’homme lui jeta un regard circonsect avant de lui répondre. « J’disais donc… J’en ai besoin pour après-demain, donc y’a intérêt à ce qu’elle soit prête quand je viendrais la chercher ! » Aloysius s’aggrippa au comptoir de sa main droite et serra à s’en faire blanchir les doigts. « Bien sûr ! Elle sera prête. » Et avec un dernier regard suspicieux, l’homme se retourna et quitta la boutique. Aloysius le suivit des yeux et attendit de le voir tourner sur la gauche à l’extérieur de sa boutique pour aggripper se cheveux et les tirer. Il murmura un « Aouch… » presque inaudible en tournant la tête sur le côté, alors qu’il s’arrachait une petite touffe de cheveux. Il secoua la main au-dessus de la poubelle pour se débarrasser de cheveux qu’il venait de s’arracher et regarda l’horloge qui trônait encore sur le comptoir. Vu son état, il allait devoir mettre de côté ses autres réparations, s’il voulait l’avoir finie pour le surlendemain. Il la prit délicatement dans ses mains et retourna dans son atelier où il la posa sur une étagère, en attendant de débarrasser son établi.

À peine eut-il commencé de ranger son établi que le clochette de l’entrée retentissait à nouveau. Il leva les yeux au ciel. À croire qu’ils ne voulaient pas le laisser tranquille aujourd’hui. En espérant que ce client ne soit pas aussi détestable que le précédent. Il s’affubla de son plus beau sourire hypocrite et sortit de son atelier. Quelle ne fut pas sa surprise de trouver de l’autre côté, Primrosae Dahl, une collègue Watcher. Son sourir se fit plus sincère et plus grand. Elle regardait un peu partout dans la boutique avant que son regard ne se reporte sur lui. « Monsieur O’Sullivan. Bonjour. » « Miss Dahl ! C’est toujours un plaisir de vous voir ! Que puis-je faire pour vous ? » Elle leva le bras devant son visage et laissa pendre une magnifique montre à gousset, bien qu’abimée. « Il parait que vous êtes doué avec ces petites bêtes-là et la mienne est bien mauvais état. » Son sourire s’agrandit encore plus, si c’était possible. « Effectivement, c’est bien triste de voir une telle beauté si abimée. » Il la vit jeter un coup d’œil discret vers la porte d’entrée. « Vous savez ce que c'est. Quand ces foutus mutants passent, même le matériel trépasse. » Il éclata de rire en entendant ça. « Je ne peux qu’être d’accord avec vous sur ce point Miss Dahl ! » « Vous pensez qu'il y a quelque chose à faire ou je dois en faire le deuil ? » Aloysius tendit la main, prit la montre dans sa paume et rapprocha son visage, accrochant une petite loupe à son œil droit pour examiner la montre. « Oui… Comme je disais, une vrai beauté ! » Comme s’il se parlait tout seul. Il releva la tête et planta son regard dans celui de la jeune femme. « Ne vous inquiétez pas, je vais vous la remettre à neuf en un rien de temps. » Il contourna le comptoir et alla verrouiller la porte d’entrée de la boutique, tournant le panneau Open/Closed sur Closed et repassa derrière le comptoir. « Suivez-moi, Miss Dahl, nous pourrons discuter dans mon atelier alors que j’examine votre montre plus en profondeur. » Il se remit en marche sans attendre sa réponse. Il s’installa à son établi. Entendant les pas de Prim dans son dos, il s’adressa à nouveau à elle sans relever la tête de la montre. « Alors, Miss Dahl ! Et si vous m’expliquiez ce que vous venez vraiment faire ici ? Car je doute que vous soyiez venue vous perdre au fin fond de Brooklyn, juste pour une montre. Surtout que vous auriez pu trouver des horlogers dans un quartier beaucoup moins… sensible… » dit-il en se retournant vers elle et en lui souriant.
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MessageSujet: Re: TIC TAC |Aloysius O'S.   Lun 4 Juil - 3:57
Passer le seuil de cette porte était comme une évidence. Qui d'autre pouvait-elle aller voir pour cette montre à gousset? Elle ne le connaissait pas vraiment, pas personnellement en tout cas. Jusque-là, ils ne s'étaient fréquentés que pendant les réunions de Watchers, autant dire pas de quoi affirmer connaitre l'autre, mais l'idée même qu'ils se battent pour la même cause, que Jeremiah lui fasse confiance, c'était tout comme. Elle ne connaissait rien de ce type et pourtant, elle semblait avoir une certaine confiance en lui, assez pour lui confier le précieux bijou. De nombreuses fois, elle l'avait observée pendant les réunions. Dans ces moments-là, elle n'était jamais très causante, préférant l'observation. Elle avait constaté combien il était minutieux - et encore heureux pour un horloger - combien il était sérieux dans tout ce qu'il faisait, dans tout ce qu'il disait. Ça forçait la confiance et l'administration. C'était donc sans peur qu'elle entrait chez lui, sans peur qu'elle lui adressait la parole, restant tout de même polie. « Plaisir partagé. » Vrai et faux à la fois. Vrai, parce qu'elle ne pouvait pas nier que le peu de temps qu'ils avaient passé ensemble n'était pas désagréable et faux aussi parce qu'elle restait habitée par une certaine jalousie qui dormait là, quelque part au fond de ses entrailles. Cela dit, pas de quoi trop entacher le plaisir en question.

Sans attendre, elle lui présentait la raison de sa venue, ou ce qui semblait l'être en tout cas. La montre à gousset de son père en bien piteux état autant physique que mécanique. Si elle connaissait parfaitement la raison de ces maux physiques, elle était bien incapable de savoir pourquoi les aiguilles ne tournaient plus. Le corps de ses machines étaient si complexes et petits qu'il ne serait pas étonnant qu'une simple petite pièce cassée suffise pour enrailler toute la machine. Le laissant poser son diagnostique sur l'horloge miniaturisée, elle faisait silence, le tic tac de certaines horloges parvenant à ses oreilles, jusqu'à ce qu'Aloysius ne répète combien la montre de poche était belle si on en oubliait ses déboires. « Elle peut. Je ne pourrais le certifier mais d'après mon père, elle daterait du XVIIIe siècle. Peut-être que vous pourriez m'en dire plus. » On ne devenait pas horloger parce que c'était un métier comme un autre. Il y avait forcément une passion derrière que ce soit pour la beauté des horloges ou la beauté des mécanismes. Aloysius pourrait sûrement lui confirmer ses dires ou au contraire les infirmer.

Le suivant du regard, c'est avec un sourire aux lèvres pour le moins ravi qu'elle buvait ses mots, contente d'apprendre que la montre pouvait être sauvée. Elle n'était peut-être qu'un prétexte mais elle restait l'un des rares souvenirs matériels de son père et s'il pouvait la remettre en état, elle n'allait pas cracher sur ses services. En revanche, ce qui l'étonnait le plus, c'est qu'il fermait sa boutique. Autant dire que ça faisait tilt dans sa caboche comme on dit. Pourquoi? Elle doutait qu'il veuille la paix seulement pour réparer cette montre, après tout, ça restait un commerce à faire tourner. Peut-être parce qu'ils étaient entre Watchers et qu'il souhaitait pouvoir discuter librement sans avoir à choisir ses mots ou faire des sous-entendus. Quoi qu'il en soit, elle suivait le propriétaire dans l'arrière boutique sans demander son reste, découvrant un atelier pour le moins rangé et organisé. Pourquoi ça ne l'étonnait pas?

Les mains dans les poches, elle ne touchait à rien, hormis avec les yeux, ne déposant ses iris sur lui que lorsqu'il lui posait une question somme toute logique. « Et pourquoi pas? » Oui, ok, il avait totalement raison, elle aurait pu trouver quelqu'un d'autre dans un autre quartier, bien plus près de chez elle mais... « Je ne confie pas mes affaires à n'importe qui... ou n'importe quoi. » comme les mutants par exemple, ces choses à l'ADN difforme, bonne à jeter. Haussant les épaules, elle rajoutait quelques mots, surtout pour l’ego du jeune homme à vrai dire. « Et je voulais le meilleur, accessoirement. » Le meilleur en horlogerie et le meilleur dans bien d'autres domaines aussi. Bien qu'elle en avait les capacités, elle aurait pu lui mentir sans aucune difficulté, lui raconter une histoire inventée de toute pièce et pourtant crédible mais sincèrement, elle n'en avait pas le cœur et n'en voyait pas vraiment l'intérêt. Attrapant un tabouret rangé sous l'établi, elle prenait place près de lui, sans aucune hésitation. Assez éloignée pour ne pas le déranger dans ses manœuvres, elle l'observait s'occuper de sa montre avec un minutie étonnante. « Il parait qu'on a tous la même intelligence mais qu'on ne l'utilise pas de la même façon ni dans la même quantité selon notre vécu. Si je peux me permettre d'être vulgaire, vous êtes pas le dernier des abrutis. » Haussant un peu les épaules, elle lâchait la raison de sa venue. « Je me demandais d'où venait la vôtre d'intelligence. Vos parents ne l'ont qu'éveillé, comment l'avez-vous autant développée pour être capable de trouver des failles à des plans là où personne ne les avait vu? » Ça, c'était une énigme qui la turlupinait. Ça s’apprenait, pas vrai? Ça ne pouvait pas être inné.
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MessageSujet: Re: TIC TAC |Aloysius O'S.   Dim 4 Déc - 23:23
La jeune femme posa les yeux sur lui quand il lui posa sa question. « Et pourquoi pas ? » Il devait avouer qu’il avait été un peu pris au dépourvu par cette réponse. Puis il explosa de rire. C’était une réponse qui en disait à la fois peu et beaucoup. Tous ces non-dits, ce que cette non-réponse pouvait sous-entendre. Tant de mystère ne pouvait qu’attiser sa curiosité. « Je ne confie pas mes affaires à n’importe qui… ou n’importe quoi. » Il eut une petite moue dégoûtée en comprenant le nouveau sous-entendu plus que limpide. Lui-même était pareil et la comprenait parfaitement bien sur ce point.

Il se retourna vers son établi et se remit à ausculter la montre.  « Et je voulais le meilleur accessoirement. » Il suspendit ses gestes et jeta un petit regard en coin à la jeune femme avec un petit sourire avant de continuer son travail. « Quelle vile flatteuse vous faites, miss Dahl » Il la voyait du coin de l’œil tergiverser alors qu’elle observait son atelier. Puis elle attrapa un tabouret à proximité et s’installa à ses côtés Il continua de travailler sur la réparation de sa montre en réfléchissant à ce qui avait bien pu pousser la jeune femme à franchir le seuil de sa boutique. La vraie raison. Pas cette excuse de vouloir le meilleur dans son domaine. Il savait parfaitement que ce n’était qu’une excuse. Et il était sûr qu’elle savait qu’il savait.

« Il parait qu’on a tous la même intelligence mais qu’on ne l’utilise pas de la même façon ni dans la même quantité selon notre vécu. Si je peux me permettre d’être vulgaire, vous êtes pas le dernier des abrutis. » Voilà, on y était, la vraie raison de sa venue. Il haussa un sourcil en entendant sa dernière phrase. Il était de plus intrigué.  Il cessa tout mouvement et tourna toute son attention sur la jeune femme et ce qu’elle lui disait. Après tout, la montre avait beau n’avoir été qu’un prétexte pour sa venue, jamais il ferait quoi que ce soit pour l’abimer, volontairement ou involontairement. « Je me demandais d’où venait la vôtre d’intelligence. Vos parents ne l’ont qu’éveillé, comment l’avez-vous autant développée pour être capable de trouver des failles à des plans là où personne ne les avait vu ? » Il grinça des dents à l’évocation de ses parents et serra les poings. Ce sujet était plutôt sensible pour lui. « Mes… géniteurs… » dit-il complètement crispé. Il ne les considérait pas comme ses parents. Sa mère lui était complètement indifférente. Elle était morte en le mettant au monde et il ne l’avait jamais connu. Il avait bien voulu en savoir plus lorsqu’il était jeune, mais son « père » avait vite mis fin à son envie de la connaitre et il n’avait plus jamais cherché à en savoir plus. Quant à l’autre… Le seul sentiment positif qu’il avait eu à son encontre avait été le jour où il avait fait exploser cet enfoiré en milliers de petits morceaux. « N’ont pas exactement éveillé mon intelligence. Disons pas directement. Ma mère est morte en me mettant au monde… Non, ne vous embêtez pas. » dit-il en voyant Primrosae ouvrir la bouche.

« Je ne l’ai jamais connue, comme vous pouvez vous en douter. J’ai été curieux à son sujet étant petit, mais ai vite appris à… réprimer cette curiosité. Cela m’a vite passé et mon intérêt pour elle est maintenant inexistant, aussi triste que cela puisse paraitre aux gens. Quant à l’autre. » Il eut un petit reniflement méprisant. Il n’arrivait vraiment pas à le nommer « père ». « Le seul « bienfait » que ce vermisseau ait eu dans ma vie, c’est de m’avoir forcé à me construire tout seul. Je me suis plongé dans les livres et tout ce qui pouvait m’apporter la moindre petite connaissance. » Il se leva et alla chercher un outil accroché au mur à proximité, mais aussi pour tenter de se calmer après avoir repensé à cet enfoiré qui lui servait de père après tant d’années. Il prit une grande inspiration. Quand il se retourna vers la jeune femme, il était tout sourire et bien plus calme. « Vous savez, j’ai bien peur que vous vous soyez fait une fausse idée de moi. Il n'y a pas de grand secret sur monintelligence. Voyez-vous, je suis d’accord avec vous sur un point. Nous avons tous la même intelligence. La seule différence entre les hommes, c’est que certains choisissent de la cultiver. Certains choisissent de l’utiliser. Ce sont ces deux points qui font que je suis différent. Sans ces deux points vous ne pouvez arriver à rien, car à quoi sert d’accumuler les connaissances si vous ne les utilisez jamais, et comment utiliser votre intelligence si vous ne la nourrissez pas de connaissances ? Vous stagnez ! Et la stagnation est ce qu’il y a de pire. »
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MessageSujet: Re: TIC TAC |Aloysius O'S.   Ven 17 Fév - 22:07
On lui disait régulièrement que son impulsivité finirait par la tuer. Que sa soif de sang serait celle qui la mettrait entre quatre planches, que foncer tête baissée dans le combat finirait mal pour elle. Ces gens avaient probablement raison mais en observant la réaction d'Aloysius face à ses propos, elle se demandait si ce n'était pas sa curiosité qui finirait par avoir raison d'elle. Elle avait bien remarqué ses poings soudainement plus agrippées autour de ses outils de travail, cette mâchoire serrée qui empêchait presque ses mots de sortir. Géniteurs. Le mot employé n'était certainement pas une erreur de sa part. Si seulement Primrosae avait conscience de ce que les siens lui avaient fait subir, que toute son enfance et cette façon de penser n'avaient rien de naturels, elle dirait probablement la même chose. Mais elle n'en savait rien, alors elle se contentait d'observer Aloysius, d'appréhender un possible coup pour avoir touché une corde sensible. Seulement voilà, l'homme qu'elle avait en face d'elle était bien au dessus de tout ça. Elle le savait parfois très sanguin mais pas pour si peu, il avait plus d'intelligence que ça puisque c'était justement ce dont il parlait. Elle était curieuse de savoir comment il en était arrivé là et visiblement, ce n'était certainement pas grâce à ceux qu'il l'appelé géniteurs, sans aucune affection. Elle écoutait son histoire, silencieuse. Une mère morte en couche, un père qui n'en était pas un. Finalement, devait-elle en conclure que c'était d'être d'orphelin qui l'avait rendu ainsi? Elle aurait pu lui sortir que c'était en prenant des coups qu'on se relevait et qu'on avançait mais ce n'était pas dans cette optique qu'elle avait grandit. Non. C'était plutôt dans celle de détruire ce qui nous faisait du mal pour s'en débarrasser, pour lui marcher dessus et réellement avancer. Tuer ou se faire tuer, bouffer ou se faire bouffer, ce n'était que ça finalement et elle espérait pour Aloysius que son père lui avait servi de petit déj un beau matin.

Finalement elle ne retenait que sa dernière argumentation. Se cultiver et utiliser cette culture, probablement pour l'entretenir. Quoi? C'était tout, vraiment tout? Il y avait pas un petit secret? Un livre en particulier à lire, une méthode à adopter, un grand maître couru à vénérer, rien de tout ça? « Ça parait tellement simple dit comme ça. » Primrosae était loin d'être idiote. Ses parents lui avaient appris bien des choses, les études également mais peut-être qu'elle se limitait trop à ce qu'elle savait déjà, à ce kit de survie qu'elle s'était construit tout au long de sa vie. Peut-être devait-elle ouvrir ses horizons, tout simplement, étendre son champ de connaissances même si ce n'était que pour apprendre des choses qui lui serviraient rarement. « Vous n'avez aucun domaine en particulier dans lequel vous excellez? Hormis peut-être la minutie. » Tout le monde n'était pas assez délicat pour être horloger, tout le monde n'avait pas cet esprit logique dont il semblait être doté. Avait-il un penchant pour les sciences qui expliquaient peut-être ses facilités à résoudre des problèmes? N'était-ce pas ça les sciences après tout? Des problèmes à résoudre, des observations dont il fallait trouver l'origine, la source, les explications. C'est ce qu'il faisait quand il venait combler les possibles problèmes que les watchers allaient rencontrer en exécutant un plan. « On ne peut pas se cultiver de tout et tout utiliser, c'est impossible humainement parlant. Vous avez bien quelques recommandations plus précises que cet idéal flou d'apprentissage et de pratique de la culture. » Haussant les épaules, elle rajoutait quelques précisions. « Se plonger dans les bouquins, ce n'est pas trop mon truc, je crois que vous l'avez remarqué. Je suis plus dans l'action alors quitte à savoir vers quel bouquin ou domaine je dois me tourner, je préfère le savoir maintenant plutôt que de perdre mon temps... et de vous faire perdre le vôtre. »
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