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 RACHEL KASPRZAK ▲▼ Daddy's girl

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Rachel Kasprzak
What we do in life echoes in eternity.


identité
Nom et Prénom : Rachel Kasprzak. Alias : Lekarka, ce qui signifie médecin en polonais mais bien souvent on l'appelle simplement Doc ou Rach. Âge : Trente-quatre ans, bien qu'on la croit peu souvent quand elle le dit. Lieu de naissance & nationalité : Elle est née à Johannesbourg, en Afrique du Sud mais ses papiers indiquent qu'elle est Américaine. Ne lui demandez pas comment, son père est probablement un magicien... De toute façon, il est clair que son nom fini toujours par la trahir. Métier : Officiellement, elle est neurochirurgienne. Officieusement, elle est aussi le médecin attitré de la confrérie. Statut civil : Célibataire et à vrai dire, elle ne cherche pas spécialement à se caser. Orientation sexuelle : Jusque-là, elle a toujours été attirée par les hommes bien qu'elle demeure vierge. Particularités : Amplification et contrôle des dons ›› Quand Rachel se trouve à proximité de mutants (si elle le désire), elle est capable de pousser leurs dons au maximum et d'en prendre le contrôle. Elle peut choisir de se focaliser sur une cible en particulier ou d'amplifier le don de tous les mutants sur une distance de trois cent mètres. • Détection de mutation ›› Rachel a la capacité de décrypter le niveau et le type de pouvoir d'un mutant. (capacité sous jacente de son premier don) • Lancer de couteaux et arts martiaux ›› Son pouvoir n'étant pas offensif, Rachel a été entraînée à des techniques de combat pour pouvoir attaquer ou se défendre mais son moyen favori reste le lancer de couteaux qu'elle affectionne tout particulièrement. Affiliation : La confrérie des mauvais mutants mais avant tout son père évidemment.

interview
ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE LA LOI DE RECENSEMENT DES MUTANTS? POURQUOI? SI VOUS ÊTES UN MUTANT, AVEZ-VOUS DÉCIDÉ DE VOUS RECENSER? Rachel est contre, totalement contre et si quiconque veut la recenser, il faudra passer par la force. Si elle comprend l'idée de faire un dossier sur un criminel - mutant ou non - elle n'arrive pas à adhérer à l'idée qu'un mutant, même innocent de tout crime, se doit d'aller se recenser et d'être catalogué. Pour elle, ça revient à les traiter comme du bétail et forcément, ce n'est pas sans lui rappeler les histoires que son père a pu lui raconter concernant l'Holocauste. Quant à l'argument du recensement simplement pour les surveiller et les aider, elle se demande bien pourquoi le gouvernement distingue alors les mutants des humains ayant des capacités hors normes à cause d'un contact avec un artefact ou qu'importe l'origine de ces capacités. Pour elle, le recensement, c'est ni plus ni moins que du racisme comme on peut faire avec les personnes de couleur ou handicapées.
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose? A vrai dire, elle n'a rien contre eux, à partir du moment où ils n'empêchent pas la confrérie de faire ce qu'ils ont à faire. Le problème, c'est que c'est souvent le cas. Si Rachel ne va pas les attaquer pour le plaisir de les attaquer, elle n'hésitera pas à se défendre pour autant. Finalement, c'est un peu comme s'ils se battaient pour la même cause seulement avec des méthodes bien différentes. Là où la confrérie veut asseoir la supériorité des mutants sur les humains (quitte à leur faire comprendre par la force), les x-mens veulent cohabiter (quitte à se laisser marcher dessus au point de se cacher.)
Qu'est-ce qui vous a poussé à combattre le crime/faire le mal? Rachel n'a pas la sensation de faire le mal en participant aux activités de la confrérie. Bien entendu, elle est parfaitement consciente qu'il y a des méthodes plus douces, comme celle des x-mens mais la raison pour laquelle elle n'y adhère pas est simple: le recensement. Ce foutu dossier est la meilleure preuve que les humains ne sont pas prêts d'accepter les mutants comme Charles le voudrait, simplement par la discussion. Ainsi, la brune n'a pas l'impression de faire le mal, seulement d'emprunter une méthode bien plus radicale pour faire entendre la justice et autant dire qu'entre le meurtre de sa mère et le kidnapping de son père, ce n'est pas prêt de changer.
Quand vous avez découvert que vous étiez un mutant, comment avez-vous réagi? Et vos proches, sont-ils au courant? Son père a compris bien avant qu'elle ne comprenne elle-même et quand il a posé des mots sur ce qui était en train de se passer, elle s'en ait voulu. Non pas d'être mutante, parce que le reste de sa famille l'est de toute façon et c'est plus une fierté qu'un crime mais d'avoir failli tuer Isaak. Elle a tellement augmenté ses capacités de télépathe qu'il a du subir plusieurs minutes les pensées de tout New-York. Les jours qui ont suivi, les entraînements se sont enchaînés et Isaak n'a pas été la seule personne à avoir failli y passer. A croire que la nature est bien faite puisque seul son père était capable de l'éteindre assez pour faire taire sa mutation quand ça dérapait.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement? Rachel est pleinement satisfaite de son métier de neurochirurgienne. Elle ne sait clairement plus d'où cela lui ait venu mais d'aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours voulu faire ça. Savoir qu'elle contribue à sauver ou réparer un organe vital lui apporte une satisfaction personnelle non négligeable. Quant à son métier officieux de médecin de la confrérie, elle ne peut pas nier ne pas aimer apporter son aide à ceux qui en ont besoin.



Dernière édition par Rachel Kasprzak le Lun 4 Juil - 13:33, édité 5 fois
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biographie
WAKE UP MUM'!
« Jacek, arrête mais arrête! » Parce qu'il était son aîné - et un garçon aussi probablement, c'est bien connu, c'est idiot les garçons - il avait toujours eu le dessus sur elle et notamment lors de leurs chamailles incessantes et souvent pour pas grand chose d'ailleurs. A la moindre occasion, c'était leurs cris qui résonnaient dans leur maison. Tous les prétextes étaient bons à prendre pour se chamailler et pourtant, c'était dingue comme ils étaient liés contre l'adversité. Dès lors qu'ils avaient un intérêt commun, un même objectif, une même peine, ils étaient comme les deux doigts d'une main, comme cul et chemise, inséparables. Si elle ne l'admettait pas - parce que son jeune âge ne lui permettait pas de s'en rendre compte - Jacek était le premier de ses piliers, son meilleur ami dès l'instant où elle avait posé les yeux sur lui alors qu'elle n'était encore qu'un bambin. Ils avaient beau se chercher souvent la bagarre, ils n'en restaient pas moins un frère et une soeur prêts à se défendre et à protéger l'autre contre le reste du monde. « Come on, lèves-toi! » lui hurlait-il dans les oreilles en lui donnant des coups de coussin, comme si ça aiderait sa sœur à se lever du canapé où elle avait élu domicile en cette fin de matinée pour regarder des dessins animés. « Maman t'attends, dépêches-toi. » Arrêtant enfin de l'embêter, Rachel se levait, remettant tant bien que mal ses cheveux en place et assénissant un dernier coup de coussin à son frère avant de courir dans les couloirs de la maison, poursuivie par Jacek, bien décidé à se venger.

« Aller, ça suffit maintenant. » Elle se tenait là, à l'embrasure de la porte. Elle était grande, presque aussi grande que leur père, elle était brune et c'est fou comme Rachel la trouvait belle. Leur mère, Jane. De sa voix posée qui ne montait jamais d'un décibel plus haut que l'autre, elle menait ses enfants à la baguette sans difficulté, leur offrant un cadre avec des règles mais toujours rempli d'amour et de tendresse. Attrapant sa jeune fille par les épaules, elle la tournait dos à elle, lui retirant l'élastique qui lui tenait les cheveux pour le remplacer par une pince, arrangeant ainsi rapidement le désordre que Jacek avait causé. « Ça sera suffisant pour cette fois. Tu peux aller t'installer. » Un baiser dans les cheveux plus tard, Rachel se dirigeait vers le piano qui trônait fièrement dans un coin de la pièce tandis que sa mère rajoutait quelques mots pour son fils. « Je compte sur toi pour ne pas déranger ton père d'accord? » Parce qu'il était occupé dans son bureau pour des papiers importants comme souvent. Jacek se contentait de hocher la tête et comme la plupart des garçons de son âge, il s'en allait vers le jardin, probablement pour aller s'amuser au grand air. Quant à Rachel, elle se tenait droite, l'impatience dans le regard, correctement assise sur le petit banc face au piano. Les cours étaient réguliers, toujours prodigués par sa mère. La petite fille adorait ces moments qu'elle considérait privilégiés. Jane trouvait toujours des instants dans la semaine pour les passer exclusivement avec chacun de ses enfants et aujourd'hui, c'était au tour de Rachel, comme tous les mercredis et tous les vendredis. Dès lors que leur père aurait fini, il emmènerait sûrement Jacek à un match de baseball entre hommes.

Les minutes passaient toujours très vite au regard de la petite ébène alors que ses doigts caressaient les touches comme si chacune d'elle était précieuse. Leur blancheur encore intacte témoignait combien les Kasprzak avaient appris à prendre soin de leurs affaires, bien qu'ils restaient des enfants. Bientôt, les premières notes se faisaient entendre dans la maison. La mélodie dessinait ses courbes avec lenteur et dextérité aux tympans les plus affûtés. Rachel n'avait pas réellement de souvenir de ce qu'elle jouait à ce moment-là mais ce tintement grave et sévère des touches appuyées toutes en même temps resterait à jamais gravé dans sa mémoire. Un sursaut accompagnait la surprise alors que du sang lui avait giclé au visage et sur sa nouvelle robe. Sa mère venait de prendre une balle dans la tête, balançant cette dernière contre le clavier de l'instrument. Morte sur le coup. La respiration coupée, la bouche entrouverte, ce n'était qu'après de longues secondes de silence tandis que l'encre rouge se rependait sur le clavier et commençait à goutter sur le sol que le cri strident de Rachel alertait le reste de la famille. Un cri vite suivi de la tentative désespérée et vaine de la petite fille de réveiller sa mère. « MAMAN! MAMAN! » Les secondes lui avaient semblé une éternité, son regard était vite brouillé par les larmes qui ne mettaient pas de temps à rouler sur ses joues. « Maman, je t'en pries! » « Rachel! » Attrapée par son père, elle était vite emmenée par ce dernier dans la salle de bain afin de lui retirer toute trace du sang de sa mère, interdisant formellement à Jacek d'entrer dans la salle de musique. Il le savait mais il gardait la face tandis que sa fille s'effondrait dans ses bras et que bientôt, Jacek en faisait autant.

YOU ARE JUST A KID
Les semaines qui suivaient ce traumatisme se faisaient dans le silence, pour la jeune fille en tout cas. Perdre sa mère à huit ans, comment cela pouvait-il être permis? Tout ça parce que des humains n'étaient pas foutu d'accepter que sa mère puisse avoir des capacités hors du commun. Rachel ne comprenait pas, elle ne comprendrait sûrement jamais et si elle s'était enfermée dans un mutisme, elle n'en restait pas moins en colère, cette dernière lui retournant les entrailles chaque jour que Dieu faisait et qu'elle constatait que sa mère ne passerait plus la porte de sa chambre pour venir lui souhaiter un bon matin. Depuis que cette dernière avait été enterrée, Tadeusz, son père, s'était mis en tête de la venger, sillonnant les routes de l'Afrique à la recherche des meurtriers de sa femme. Autant dire que ça n'aidait en rien la jeune fille à sortir de son silence. Elle pouvait comprendre et ressentir la colère de son géniteur, lui qui avait déjà tant perdu. Tadeusz n'avait jamais caché à sa femme et ses enfants qu'il avait eu d'autres vies, si on pouvait parler ainsi. Ils avaient d'autres femmes, d'autres enfants dont un toujours en vie. C'était peut-être ça aussi que Rachel n'arrivait pas à comprendre. Pourquoi diable son père se concentrait-il sur le négatif plus que sur le positif? Il traquait les meurtriers de sa femme, il n'avait que ça en tête et le reste? Ils étaient encore là, eux, George était encore là aussi bien que totalement coupé de la famille. Père ne voulait pas qu'il le voit, il disait que c'était une question de sécurité pour lui. Soit.

Rachel s'était alors mise en tête de ramener son père à la réalité, de lui faire lâcher prise. Éliminer les hommes qui avaient pris la vie de sa femme ne la ramènerait pas et ça, la brune l'avait bien compris. Du haut de ses huit ans, elle était une jeune fille mature pour son âge, d'autant plus depuis que Jane n'était plus là. Elle avait alors pris le rôle de sa mère, s'occupant au mieux de la maison comme elle le pouvait avec le peu de connaissance qu'elle avait. Nettoyer les carreaux, le sol, faire du repassage, plier le linge. Des choses basiques mais qui, elle l'espérait, allaient faire comprendre à son père que la vie continuait. Toujours silencieuse, c'est un soir que le piège se refermait sur elle-même. Elle avait envisagé de ranger sa propre armoire. Rien d'anormal jusqu'à ce qu'elle tombe sur cette robe, cette fameuse robe que son père avait jeté et qu'elle avait récupéré en cachette, cette fameuse robe toujours tâchée du sang de sa mère. Rachel ne bronchait pas, la laissait de côté et terminait son objectif. Ce n'était que tard dans la nuit, après un énième cauchemar qui rejouait sans cesse le meurtre de sa mère qu'elle s'était isolé dans la salle de bain, sa robe dans une main et un savon d'alep de l'autre, frottant avec férocité le tissu du vêtement. Elle semblait vouloir détacher cette robe avec la même détermination que d'effacer de sa mémoire le décès de sa génitrice.

Ses larmes se mêlaient à l'eau savonneuse quand elle fut surprise par son père. « Rachel, qu'est-ce que tu fais encore debout? » Il n'attendait pas de réponse. Tout comme Jacek il avait pris l'habitude du silence de sa fille, constatant avec peine qu'elle s'acharnait sur la robe que tout le monde aurait voulu oublier. « Arrêtes chérie, ça ne sert à rien. » Elle n'écoutait rien, ne semblait même pas l'entendre à vrai dire. Elle frottait, frottait, frottait. Allez savoir si son esprit lui jouait des tours ou si les tâches étaient déterminées à rester imprégnées dans le tissu comme les souvenirs dans son esprit. S'approchant de sa fille, il attrapait ses mains avec le plus douceur dont il était capable, l'obligeant à lâcher prise sur le tissu et le savon. Les jointures de ses doigts avaient blanchi et la pulpe de ces derniers était ridée, témoins du temps qu'elle avait passé dans cette salle de  bain. Un murmure se faisait alors entendre aux oreilles de Tadeusz. « Maman aurait réussi, papa. Maman aurait réussi. » Elle avait voulu remplacer sa mère pour que son père percute mais finalement, c'est elle qui ouvrait les yeux sur la réalité: Personne ne pourrait jamais remplacer sa mère, quoi qu'on puisse faire. Personne. Le manque serait toujours là.

Blottie contre son père, elle pleurait, comme toutes les nuits quasiment, réveillée sans cesse par ses cauchemars, par ce bruit significatif des touches du piano baignées dans le sang. « Je suis désolé que tu ais du assister à ça. » Quelques baisers dans ses cheveux et une friction de son dos plus tard, Rachel se voulait suppliante. « Efface tout papa, je t'en pries, efface tout. » Son jeune âge faisant, Rachel ne comprenait pas les limites du don de son père, elle voulait juste qu'il soit capable de lui faire oublier les sons et les images, qu'il soit capable de lui retirer ses souvenirs douloureux, ouvrant chaque nuit les plaies béantes laissées par le traumatisme et l'absence de Jane. « Je ne peux pas chérie, c'est impossible. » Et même si ça l'était, il s'y refuserait probablement pour une question de principe.

Tadeusz comprenait alors. Ils ne pouvaient pas rester ici, pour le bien de sa fille, pour son propre bien et celui de son fils. Demain, il répondrait positivement à la proposition de son vieil ami. Demain, ils s'envoleront pour New-York.

DON'T BE AFRAID
La vie semblait plus facile à New York. Rachel, tout comme Jacek et Tadeusz, avait fait la connaissance d'Isaak, le fils de l'ami de son père qui les a convié ici, Erik. L'intégration au pays était bien plus facile avec les Lehnsherr. Bien que pour avoir habité en Afrique du Sud, l'anglais était leur langue maternelle, on pouvait parfois entendre le polonais, cette langue slave, chanter entre les murs où ils habitaient tous ensemble. C'était finalement comme être à la maison et ça faisait un bien fou à Rachel qui, dans les premiers temps, avait un peu le mal du pays. Bien que civilisée, Johannesberg n'avait rien à voir avec New York. C'était comme habiter un nouveau monde. Les semaines, les mois passaient et bientôt Tadeusz n'avait plus besoin d'endormir sa fille sous ses demandes express, les cauchemars s'estompant pour laisser place à des rêves plus agréables, à des souvenirs plus doux. Rachel s'approchait même de nouveau d'un piano, transformant les douloureux souvenirs en hommages pour sa mère au fur et à mesure du temps.

Le début d'adolescence approchant, elle eut une période pour le moins rebelle contre son paternel. Elle ne comprenait pas son obsession pour les entraînements au combat, cette obsession qu'il avait de les protéger en permanence du monde extérieur. Certes, il avait perdu sa première femme, ses premiers enfants et Jane mais Rachel ne pouvait concevoir qu'une poignée de gens malsains étaient mis dans le même sac que les honnêtes et innocents citoyens. Elle trouvait son père trop extrême, trop teinté de rage. Elle lui en as voulu pendant un temps de leur imposer une telle vie qui les couper partiellement du monde. Heureusement il y avait Isaak. Ahhh Isaak. Il rendait les choses plus douces au regard de la brune. D'abord un modèle, vraiment. Pour ce qu'elle en savait, il était doté d'un pouvoir puissant mais là n'était pas la raison de l'admiration de Rachel. Il était son modèle pour sa force de caractère et son courage. Elle avait assisté à certains de ses entraînements avec son père - probablement les plus doux d'ailleurs connaissant son géniteur par cœur - et Isaak subissait tellement son pouvoir que la jeune fille l'admirait de rester debout, d'avoir encore la force de se battre pour tenter de le contrôler, pour tenter de le faire cesser. C'était admirable. Puis l'adolescence. Jacek avait découvert son don. Rachel, toujours rien. Peut-être qu'elle resterait la seule humaine parmi les mutants de la confrérie mais ça ne lui faisait pas spécialement peur. Quoi qu'il en soit, le regard qu'elle portait sur Isaak avait changé.

« T'es vraiment trop con Isaak. » Connaissez-vous ce sourire, ce regard? Ceux qui, malgré les mots vulgaires empruntés, témoignent d'un attachement certain? Rachel arborait ce sourire et ce regard à l'encontre d'Isaak. Tous deux avaient bien grandi et les sentiments de Rachel aussi. Elle avait beau l'insulter, tout ceci n'était qu'affectueux, trop sûrement. Pourtant, elle ne pouvait pas se résigner à lui dire, tout serait tellement compliqué. Alors elle se taisait, enfouissait les signes comme elle le pouvait, Isaak l'aidant indirectement par ses mots. « Oh come on, qui aime bien châtie bien... et tu sais que je t'aime beaucoup petite sœur. » Une sœur, voilà tout. Ni plus ni moins. Rachel s'était résignée à n'être que ça mais elle n'était pas triste pour autant. Peut-être qu'au fond, il fallait mieux être une sœur que rien du tout, pas vrai?

Peu de temps après, les pouvoirs de Rachel se réveillaient de façon violente. Pas pour elle mais surtout pour les autres. De son côté, elle ne sentait rien de particulier, c'est ses coéquipiers qui subissaient le bon vouloir de son don, Isaak le premier justement. C'était un jour d'entraînement pour lui, un énième avec Tadeusz et Rachel y avait été conviée pour être le cobaye. Isaak maîtrisait de mieux en mieux son don, l'adolescente ne craignait pas grand chose - pour sûr que son père ne l'aurait pas mise là sinon. « Je suppose que vous connaissez le jeu du téléphone arabe. On va faire une petite variante. Rachel, tu vas penser à quelque chose, peu importe. Isaak, tu vas te concentrer uniquement sur elle et me dire à haute voix ce qu'elle pense. » Le principe était simple, ça aurait du être un jeu d'enfant pour Isaak. Une paire de minutes plus tard, le couperet tombait. « Je... Je comprend pas, j'y arrive pas. » « Essaie encore. » Une minute, deux minutes puis trois et alors qu'Isaak croisait le regard de Rachel, plus concentré que jamais, il se mit à hurler, tombant à genoux sur le sol. Les voix dans sa tête se faisaient de plus en plus nombreuses, d'autant plus importantes encore lorsque Rachel s'était précipitée sur lui, glissant une main dans sa nuque. « Isaak! Isaak! » Il saignait du nez, visiblement incapable de stopper son don, ronger par ce dernier. Les meubles de la pièce s'élevaient dans les airs et la peur se logeait dans les entrailles de Rachel quand elle sentait la maison prête à décoller.

Ça allait beaucoup trop loin et Tadeusz se voyait obligé d'intervenir, ce qu'il n'avait pas fait depuis longtemps, mais à peine eut-il le temps d'approcher, sans même le toucher, qu'Isaak s'endormait instantanément. Incapable de comprendre, Rachel chassait le sang du visage d'Isaak, inquiète pour lui. Pendant quelques secondes, le silence total régnait dans la pièce jusqu'à ce qu'Erik n'entre pour récupérer son fils mais ce fut la même chose pour lui. A peine s'approchait-il que les éléments métalliques dansaient autour d'eux de façon effrayante. Un court échange de regard entre Erik et Tadeusz suffisait pour qu'ils comprennent. Les méfaits n'avaient rien à voir avec Isaak, tout venait de Rachel et elle ne s'en rendait même pas compte, apeurée et inquiète de l'état d'Isaak. Ne s'approchant pas plus, probablement de peur de tuer involontairement le garçon et sa fille, Tadeusz s'accroupissait, se mettant à la même hauteur que Rachel et Isaak pour mieux attirer son attention. « Rachel, ma puce, regardes-moi. » Le regard de sa fille rempli de larmes causée par la peur se tournait vers lui. « Mais qu'est-ce que tu fais? Aide-le! » « Je ne peux pas. Regarde autour de toi... je ne peux pas m'approcher et Erik non plus si tu ne te calmes pas. » Son regard se voulait rassurant, protecteur. « N'ai pas peur, ça va aller. Tout va bien. » Il savait que sa fille craignait d'assister de nouveau à un décès. Ses mots se voulaient alors rassurants. « Souviens-toi de ce que je dis toujours à Isaak ou à Jacek. Ne laisse pas ton don prendre le dessus, c'est à lui de se plier à tes volontés... et tu ne veux pas nous faire du mal, pas vrai? » Ne quittant pas son père du regard, sa respiration se faisait plus calme, moins bruyante après quelques minutes. « C'est ça Rachel. Ca va aller, je te le promets. » C'est ainsi que Tadeusz et Erik pouvaient enfin les approcher avec prudence, Lehnsherr récupérant son fils et Kasprzak endormant sa fille.

TEARS OF FIRST LOVE
Chanceux, Isaak s'en était finalement sorti qu'avec une vilaine migraine de deux-trois jours. Ce n'était qu'au fil du temps, après des entraînements intensifs qu'ils pouvaient finalement constater que Rachel était dans la capacité non seulement de pousser les dons d'autrui à leur maximum mais également d'en prendre le contrôle. Comme chaque membre de la famille, elle s'était essentiellement entraînée avec son père ou plutôt sur son père, très souvent en pleine forêt et seulement que tous les deux, craignant que le pouvoir de Tadeusz augmenté à son maximum tue des membres de la confrérie. C'était fatiguant, épuisant mais Rachel en comprenait vite la nécessité quand les cadavres d'animaux restaient dans leur sillage à chaque retour d'entraînement. Elle devait absolument contrôler son don si elle ne voulait pas causer d'accident malencontreux. Heureusement, avec son caractère bien trempé et la prudence de son paternel, ce n'était jamais arrivé. Il était fort probable que l'amour qu'elle portait à son père l'avait protégé, inconsciemment Rachel n'avait jamais retourné son pouvoir contre lui.

Finalement, la vie continuait son cours tranquillement. L'eau coulait sous les ponts. Son amour pour Isaak n'avait pas changé, au contraire, il s'était probablement intensifié mais de son côté, le jeune homme avait rencontré une autre femme, Leah. Rachel, bien que forcément déçue, n'était pourtant pas malheureuse. Le bonheur d'Isaak et du reste de la famille suffisait au sien. Elle pouvait facilement supporter que le brun puisse en aimer une autre, elle s'y faisait avec une facilité déconcertante mais c'était sans compter sur le jour de la disparition de Leah. Des homo sapiens sapiens s'en était pris à la jeune femme, lui ôtant la vie. La tristesse d'Isaak fut telle qu'elle débordait de son être. Si c'était essentiellement Tadeusz et Erik qui s'occupaient de lui, Rachel était toujours là, dans un coin, à l'écart. Voir le jeune homme ainsi lui faisait mal, terriblement mal. La douleur la prenait aux tripes, s'emparait de chacun de ses organes et lui retournait l'estomac. C'est à ce moment-là qu'elle se rendait compte que ses sentiments pour lui pouvaient être aussi positifs que néfastes pour elle, ils la rongeaient intérieurement, ne supportant pas de le voir ainsi. Le pire fut quand il prit la décision de laisser Blake, sa propre fille, à l'institut Charles Xavier. Cet abandon témoignait de sa douleur qui se répercutait inconsciemment sur Rachel. Étouffée par ses sentiments, elle prenait alors la décision de quitter le nid familial, prenant ses études et l'éloignement de la fac comme excuses pour se prendre son propre appartement, faire sa vie et respirer un peu.

Les années passaient et elle atteignait vite ses vingt-huit ans qui sonnaient sa dernière année d'étude de médecine. Elle avait choisi de se spécialiser dans la neurochirurgie. Le cerveau et son fonctionnement la fascinaient - probablement une influence indirecte des dons de ses proches essentiellement liés à ce dernier - sauver des vies en opérant sur un organe vital, la minutie que cela demandait, tout lui plaisait. A la fac, elle avait appris à se séparer de ses sentiments qu'elle avait pour Isaak, le considérant désormais comme un frère, comme un homme de confiance. Beaucoup de psychologues pensaient, à tort ou à raison, que le meilleur moyen de se débarrasser d'une obsession était de la remplacer par une autre. Rachel avait alors jeté son dévolu d'abord dans ses études qu'elle réussissait haut la main puis, une fois son diplôme en poche, sur un autre homme dénommé Tom. Elle l'avait rencontré en étant interne dans l'hôpital où lui opérait déjà en tant que médecin. Ce fut clairement le coup de foudre entre eux. Ils se sont alors fréquentés pendant un an, justement lors de sa dernière année de médecine, en tant qu'amis puis, dès lors qu'elle n'était plus interne, ils se présentaient au reste du monde comme un couple. Néanmoins, et de nature plutôt réservée, Rachel voulait prendre son temps sur le plan intime, elle voulait être sûre d'elle, refusant de se donner facilement sous prétexte qu'ils sortaient ensemble. Un mois, deux mois, Tom se montrait patient avec elle. C'est du moins ce que Rachel pensait.

Ils se sont trompés dans les plannings, je suis finalement libre pour la journée. Prépares-toi à me supporter! A tout de suite. Je t'aime. lui avait-elle envoyé par sms qui ne reçu aucune réponse de la part du jeune homme. L'habitude faisant, elle avait passé la porte du l'appartement de Tom sans frapper, n'annonçant pas sa venue. Le sourire aux lèvres, elle avait hâte de le retrouver. Pourtant, ce signe de bonheur disparaissait vite de son visage. S'il n'était pas étonnant de trouver les chaussures du blond dans l'entrée, la paire à talons qui trônait à côté était une surprise de taille mais Rachel ne s'en formalisait pas tout de suite. Elle connaissait son compagnon mais quelqu'un de maniaque et que les invités soient obligé de retirer leurs chaussures n'étonnait pas la jeune femme, surtout qu'aujourd'hui il pleuvait des cordes. S'enfonçant dans l'appartement, elle n'avait pas spécialement noté les vêtements sur le canapé et c'est en poussant la porte de la chambre qu'elle le découvrait avec une autre femme, ses lèvres contre les siennes, dans les bras l'un de l'autre.

Le silence dont Rachel faisait preuve n'avait rien de bon. Son cœur se serrait de plus en plus et quand elle cru le sentir exploser - ou se briser, allez savoir - elle claquait la porte de la chambre, manifestant sa présence. Le sursaut des deux amants les coupaient dans leur élan intime. « Rachel... » « C'est qui elle? » Le regard de la femme semblait aussi interrogatoire que celui de l’ébène. Elle n'était pas au courant de cette mascarade non plus. « Sa petite-amie. » Le claquement de la main de la blonde contre la joue de Tom résonnait dans tout l'appartement. Elle était trahis autant que Rachel mais contrairement à la brune, elle ne demandait pas son reste et déguerpissait rapidement. Le silence dans l'appartement était effrayant, même Tom le sentait. « Je suis déso... » « Ferme-là, putain! TA GUEULE! » Les larmes commençaient à remplir son regard, la colère montait dans ses reins et faisait bouillir son sang qui ne fit qu'un tour. « Pourquoi hein? Tu pouvais pas mater des pornos comme tous les mecs? Tu veux que je te dise, je t'en aurais même pas voulu si tu m'avais laissé pour ça, t'aurais pas été le premier mais bordel, pourquoi il a fallu que tu attendes que je sois amoureuse? » Les perles salées roulaient sur ses joues rougies par la colère. Haussant les épaules, Tom tentait de se justifier comme il pouvait. « Parce que malgré tout je t'aime Rachel. » « Comment tu peux dire ça, comment?! » On ne pouvait pas aimer quelqu'un et lui faire du mal. Au regard de Rachel, c'était du foutage de gueule, pur et dur.

Bientôt, la tristesse, le désespoir laissaient place à la colère et la rancune. Son regard noir se posait sur Tom et un rire nerveux passait le seuil de ses lèvres. « Tu sais ce qu'il y a de drôle là-dedans? » Elle s'approchait, lentement, trop lentement et doucement pour que cela annonce quelque chose de bon. Chassant les larmes de ses joues, elle rajoutait quelques mots. « Ta blonde. Elle est comme toi, comme moi. L'ironie c'est qu'elle est en mesure de contrôler les organes vitaux. Le foie, le pancréas, les poumons, les reins, le cerveau... et le cœur bien entendu. » Une vive douleur prenait Tom à la poitrine sur les derniers mots de Rachel. « Ne fait pas ça Rachel, je t'en pries. » Fermant les yeux, elle se concentrait assez pour user de son don sur la blonde qui était probablement encore dans le salon en train de chercher ses vêtements ou dans la cage d'escalier pour s'échapper. « Je t'aimais Tom, sincèrement. Sent comme je t'aimais. » Le palpitant du jeune homme se mit à accélérer dangereusement, comme s'il s'était mis à courir à vive allure. Les larmes lui montaient aux yeux sous la douleur d'un tel effort. Elle attrapait alors son visage d'une main, l'obligeant à la regarder. Pendant quelques secondes, le jeune homme se pensait sauver, son cœur retrouvant une allure normale mais c'était sans compter sur la colère et la tristesse de la jeune femme qui prenaient le dessus. Elle devenait totalement incontrôlable et ne s'en rendait même pas compte. Tom attrapait son bras gauche peu de temps après que Rachel l'est poussé sur le lit pour qu'il s'y allonge. Ne bougeant pas d'à côté du lit, elle le regardait mourir, victime d'un infarctus qu'elle était en train de causer. « Et tu m'as brisé le cœur. »

Ce n'était qu'une demie heure après le crime, après son premier meurtre sur un humain qu'elle réalisait ce qui venait de se passer, causant une crise de larmes sans précédent. « Calmes-toi Rachel, je comprend rien à ce que tu me dis. » Le combiné contre son oreille, Rachel avait trouvé refuge dans un coin de la chambre, le regard fixe sur le cadavre de son petit-ami. « Je l'ai tué Jacek, je l'ai tué. » « Ne bouges pas, j'arrive. » Son frère était ainsi, impulsif. Il ne cherchait pas ce qui avait poussé sa sœur à commettre l'irréparable, il lui faisait assez confiance pour savoir qu'elle avait une excuse valable qu'il découvrait plus tard. Personne n'était dupe, autant Jacek que Rachel, ils savaient que la rage était dans leurs veines, qu'elle faisait partie de leur héritage. Rachel s'était laissée submerger et en payait les conséquences. La rage, les sentiments négatifs en général, finiraient par bouffer tous les Kasprzak, tout le monde le savait. Ce n'était qu'une question de temps.

BRAVE MARIA
Suite au meurtre qu'elle avait commis - couvert par son frère et son père - Rachel était incapable de remettre les pieds à l'hôpital où elle avait rencontré Tom. Pendant quelques semaines, le temps de retrouver un post dans une autre structure, elle était retournée près des siens, devenant officiellement le médecin de la confrérie. Sa douceur et sa délicatesse faisaient d'elle une personne de confiance à qui on confiait sa santé sans difficulté. Pendant ce même temps, elle s'était mise au sport, un moyen qu'elle trouvait relativement efficace pour apaiser, canaliser sa colère permanente. Les sports extrêmes ou de combat, c'était son truc. Elle avait même passé son permis moto, ne se déplaçant qu'ainsi désormais. Néanmoins, rapidement, elle avait reçu un appel du Queens Hospital qui la conviait à un entretien d'embauche qu'elle décrochait sans grande difficulté. En réalité, elle était plutôt chanceuse sur ce coup-là, ils cherchaient un neurochirurgien en urgence suite à la retraite précipitée du précédent qui avait fait une chute malencontreuse dans les escaliers. Tout allait relativement bien, Rachel se faisait des amis, autant parmi ses collègues que ses patients. Elle s'était même prise d'une affection particulière pour une petite fille âgée d'à peine sept ans à qui le hasard avait joué un mauvais tour. Elle était atteinte d'un cancer du cerveau, souvent opérée dans le but de retirer le maximum de tumeur à chaque fois. Probablement à cause de son jeune âge - et peut-être un peu d'instinct maternel qui commençait à pointer le bout de son nez - Rachel prenait toujours plus de temps pour sa patiente et se montrait d'autant plus attentionnée avec elle. « Alors dis-moi, comment ça va aujourd'hui? » « Bien. Maman m'a ramené un McDonalds aujourd'hui. C'était trop bon! » « Tu es bien chanceuse, c'était pas terrible au réfectoire aujourd'hui. » Un petit clin d’œil plus tard, les murs se mettaient à trembler, plusieurs détonations se faisaient entendre.

Sans attendre une seconde, Rachel attrapait la petite fille dans ses bras, profitant de ce contact pour utiliser son don. La brune l'avait senti, sa patiente était capable de créer des champs de force sous forme de cloche. La santé faible de Maria ne lui permettait pas d'étendre son pouvoir sur beaucoup de mètres mais avec l'aide de Rachel, elles faisaient un duo redoutable. Se concentrant au maximum, la brune étendait le pouvoir de Maria sur plusieurs mètres, offrant une cloche de protection individuelle aux chanceux qui se trouvaient là. Pendant près d'une heure, elles étaient restées ainsi, l'une contre l'autre, sous les décombres de l'hôpital qui s'était écroulé. Rachel l'ignorait encore mais l'information ne mettait pas de temps à se diffuser. Les Watchers, groupe anti-mutant, revendiquaient ces attentats. Une fois sorties des décombres, elles ne se quittaient pourtant pas, offrant leurs dernières forces aux personnes encore coincées mais toujours protégées par Maria. « Maria, il faut qu'on arrête. » « Non, maman est encore en dessous, elle est peut-être encore vivante. » Rachel ne pouvait que comprendre la petite fille ayant connu l'épreuve de perdre sa mère également. Elle lui manquait tous les jours et pourtant... « Tu vas mourir si on ne s'arrête pas et tu sais autant que moi qui ta mère choisirait entre vous deux. » Rachel se montrait forte bien que les larmes de la jeune fille la touchaient particulièrement. Lâchant sa main, la neurochirurgienne arrêtait d'amplifier le don de Maria dont les larmes redoublaient à l'entente de pierres bougeant sous les décombres. Il était fort probable que certaines personnes protégées jusque là par le champ de force furent écrasées par des pierres. Finalement, ce n'était qu'après un quart d'heure interminable que la mère de Maria était sortie des décombres, saine et sauve, comme d'autres personnes chanceuses sauvées par l'équilibre étroit que les pierres avaient entre elles. Quant à Rachel, elle retrouvait son frère qui était venu immédiatement sur place en apprenant que le Queens Hospital avait été touché. Des petits bonheurs dans un gros malheur qui faisaient réaliser à Rachel que son pouvoir pouvait aussi bien être une bénédiction qu'une malédiction.

A SISTER'S ANGER
« Va-t'en Rachel, Va-t'en! » La voix de son frère se faisait autoritaire, cinglante. On venait de lui tirer dessus et pourtant il était encore assez conscient pour user de son pouvoir mais plus pour longtemps. « Je peux t'aider, laisses-moi t'aider. » Le regard suppliant de son frère croisait le sien, anxieux. Elle pouvait voir les hommes autour d'eux qui commençaient à reprendre le contrôle de leurs propres corps. Le don de Jacek était en train de s'éteindre au même rythme qu'il perdait connaissance. « Ça ne sera pas suffisant, sauves-toi, vas prévenir papa. » Pas suffisant... ils allaient l'emmener, encore une fois, comme il y a un an... Le S.H.I.E.L.D. avait déjà fait de son frère un prisonnier pendant des mois. Six longs mois où Rachel avait du patienter, six long mois où la moindre remarque la faisait enrager, six long mois où tous les jours, elle se demandait si son frère était encore en vie, six longs mois à voir son père se faire un sang d'encre et monter des plans avec Mystique et le reste de la confrérie. Ils avaient finalement réussi à le récupérer, lui et Magneto. Et aujourd'hui, ça recommençait mais clairement, ce n'était pas les faits du S.H.I.E.L.D. Elle ne reconnaissait ni leurs uniformes, ni leurs équipements et encore moins leurs tronches. Jacek et elle s'étaient battus autant qu'ils avaient pu mais trop nombreux, ils avaient pris le dessus. L'adrénaline faisant, Rachel avait pris ses jambes à son cou, son frère résistant encore quelques instants pour lui permettre de s'en aller. Elle avait cette sensation de l'abandonner derrière elle, de ne pas avoir assez combattu.

Arrivée au QG de la confrérie, malgré ses blessures ouvertes, elle hurlait après son père qui ne mettait pas de temps à pointer le bout de son nez. « Rachel?! » Poser des mots sur ce qui venait de se passer était douloureux. Son frère avait été kidnappé par on-ne-savait-qui, sans aucune raison valable. Tout ce que la jeune femme avait pu constater, c'est qu'ils étaient tous humains, en tout cas tout ceux engagés ou manipulés pour venir le kidnapper l'étaient. Ils étaient probablement au courant du pouvoir de Rachel qui pouvait se retourner contre eux. Ils avaient pris toutes leurs précautions. Elle pleurait, pleurait, pleurait parce qu'elle craignait de perdre son frère autant que Tadeusz craignait de perdre son fils. « Je suis désolée. Je ne voulais pas le laisser, il ne m'a pas donné le choix... » Son père tentait de la rassurer sur son geste, sur la décision qu'elle avait prise quand la voix d'Isaak s'élevait dans les airs, près d'eux. « Je te l’avais dit, Tadeusz. Nous sommes en guerre. Nous ne cesserons jamais d’être en guerre. »

La véracité de ces mots percutaient l'esprit de Rachel. Elle qui jusque-là avait toujours eu un tempérament modéré, des mots pour amoindrir les gestes des hommes, elle n'en trouvait pas cette fois. Jamais ils n'auraient du toucher à son frère, son double, son autre. Jamais. C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase de sa patience. Isaak avait raison, depuis que Leah était morte, il était dans la vérité. Les hommes ne comprendraient jamais les mutants et chercheraient sans cesse à les exploiter ou à les éliminer. Ils avaient tant perdus, tous autant qu'ils étaient dans la confrérie et ça devait cesser. Les homo superior devaient asseoir leur supériorité, quitte à user de la violence pour ceux qui refuseraient de s'y plier ou qui tenteraient de les stopper. Les homo sapiens sapiens devait se faire à l'idée qu'ils étaient les suivants, que l'évolution était en marche et que les homo superior finiraient par peupler la planète entière. Accepter ou périr, leur sort était scellé.


irl
Pseudo/âge/sexe (f ou m) ; Je suis tout et rien, je suis jeune et vieux, je suis mince et gros, je suis grand et petit... je suis... le caillou dans ta chaussure. Fréquence de connexion ; toujours H24, même si je sais que vous en avez marre de voir ma tronche. Que pensez-vous du forum? ; Je crois qu'un quatrième compte suffit à parler pour moi, non? Comment l'avez-vous découvert ? C'est tonton qui m'avait balancé le lien.   Célébrité choisie ; Felicity Jones. Credits (avatar, icon etc.) ; tumblr (gifs hunt).



Dernière édition par Rachel Kasprzak le Mer 6 Juil - 21:34, édité 15 fois
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Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
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Rebienvenue avec Melle Prozac :cute:
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Prozac... on dirait pas un médoc déjà. :mdr: :keur:
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YOU'RE THE BEST AROUUUUUUUUUND
Rebienvenue, t'es trop belle avec Rachel (comme avec toutes hein) jpp de la perfection de tes personnages ptn :keur:
Bon courage pour ta fiche petit caneton :shon:

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Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche I love you
Hâte de voir ce que tu vas faire de ta demoiselle :hé: :hé:
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Re Bienvenue sur le forum :)
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mdrrrrrr T'es folle! :keur:
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Maxine → Mooooh, t'es trop mignonne. :inlove: Merci mon chat. :keur:
Coulson → Merci beaucouuuuuup. ♥
Grant → Merci merci. :hug:
Mona → Ouais je sais mais j'adore ça. :mdr:
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MON BÉBÉ, MON SUCRE D'ORGE, MA PETITE POUPÉE.

t'es parfaite, je t'aime, laisse-moi te bâtir une synagogue un temple ! :whaaat: :whaaat: :whaaat:
bon courage pour ta fiche, j'ai trop hâte de la lire. :cute:

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Y'en a vraiment aucun qu'on peut sauver dans cette famille
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DADDYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY :run: :hug:
J'AI TROP HATE DE RPOUILLERRRRRRRRRRRRRRRR et de détruire le monde. :onfire:
Je pense que cet aprem, elle est fini.

Han Jer, comment tu oses, c'est toi qu'est pas sauvable. :mdr:
Poste avec Ster il manque plus que lui. xD
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