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 Elias Hadler // Better the devil that you know

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it's a revolution, i suppose
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Elias Hadler
« Every living creature on earth dies alone. »


identité
Ø NOM ET PRÉNOM : Je me fais appeller ELIAS HADLER. Il paraît que c'est allemand et que c'est... euh... c'était quoi déjà le baratin de cette conne de voyante ? Ah merde ! Attendez. J'essaye de me rappeler. Cinq secondes... ... raaah... bordel !!! Je crois que c'était quelque chose comme : « ...porté par des hommes réceptifs aux énergies vibratoires. », elle me prenait pour une peluche Elmo ? C'était peut-être un compliment ? Vous pensez que j'ai raté quelque chose ? Qui sait. Elle était moche... quoique ça pouvait se tenter avec les yeux fermés. J'ai le goût de l'aventure, pas vous ? En tout cas, j'ai raqué quarante dollars pour m'entendre raconter un tas de bullshits du genre : « ...la synergie de votre prénom entre en résonance avec votre nom et ensemble, ils appellent la lune. Vous êtes sauvage n'est-ce pas ? », ouep... toujours avec les poches vides. Salope. Ø ALIAS : J'en ai pas et j'en veux pas. Je laisse ça aux tapettes qui se promènent par ici en collant rase bonbons, je n'ai pas besoin d'un « alias » pour conserver mon anonymat. Ø ÂGE : Pas la moindre idée. Le temps n'a pas d'emprise sur moi. Tout ce que je sais c'est que je suis vieux, foutrement trop vieux pour toutes ces conneries alors, quand est-ce que ça s'arrête toute cette paperasse ? Bordel de merde. Ø LIEU DE NAISSANCE &  NATIONALITÉ : Je ne me souviens pas. Et non, je ne déconne pas. C'est la vérité. Mon plus ancien souvenir remonte au XVIIe siècle et, croyez-le ou croyez-le pas, j'étais déjà adulte. Avec le temps, tout est devenu flou, incertain et lointain. Y a bien quelques menus détails qui me reviennent en mémoire quelques fois mais, rangez le pop-corn les mongoliens, y a pas de quoi s'faire un flashback avec ça. Bon. Si vous avez absolument besoin d'une réponse, essayez de taper un endroit au hasard sur une carte avec votre doigt et on dit que j'viens de là-bas ? Okay ? Ce sera notre petit secret. Je vous fais confiance. Ø MÉTIER : Regardez-moi. Vous m'imaginez servir des « apéritifs » à des bourgeoises avec un nœud de pap et un sourire aimable de collé sur le visage ? Non. Je suis Tueur à gages pour ceux qui ont les moyens de me payer et rangez vos billes, je n'accepte aucun contrat pour moins de dix mille billets. Résultats garantis. C'est un métier plutôt facile grâce à mon pouvoir, je n'ai qu'à pointer l'arme sur moi et tirer pour que le coup rebondisse sur la bonne personne et... voilà, on en parle plus. C'est simple et sans bavures. Ø STATUT CIVIL : Célibâtard. Je dis ça parce que je ne vous rappellerais pas sauf si ça a été mieux qu'un 4 Juillet au plumard. Là, y a des chances pour vous je vous passe un appel en pleine nuit si l'envie me prend de vous revoir. M'enfin, ne vous emballez pas et ne vous dessinez pas un rêve bleu... je n'attends rien d'autre que du sexe. Je ne vous inviterais pas au restaurant, peut-être que je ferais un effort en vous payant un paquet de chips au distributeur du coin mais, ne vous attendez à rien de plus.Dîtes-vous que si je me souviens de votre prénom, c'est déjà un beau cadeau que je vous fais. Ø ORIENTATION SEXUELLE : Je suis hétérosexuel et je ne suis pas prêt de retenter de sortir des hautes herbes après ma drôle de mésaventure au Cambodge avec un transsexuel qui devrait avoir sa place dans un pokédex. Je vous plante le décor : il faisait chaud, j'étais passablement irrité par un contrat qui n'avançait pas et pour me détendre un peu... je suis allé dans un bar à hôtesses. A mon arrivée, je suis tombé sur une drôle de créature montée sur des talons aiguilles comme vous n'en avez probablement jamais vu. Elle m'a fait des avances avec un accent qui n'était pas sans me rappeler mon vieux porno allemand préféré alors, bah... je me suis laissé tenté et peut-être deux minutes plus tard, je me suis endormi comme un gros bâtard sur la banquette. Je crois que ça l'a vexé parce qu'elle m'a laissé un autographe avec un putain de feutre indélébile. Ma dignité refuse que je vous raconte la suite MAIS, si ça vous arrive, sachez que ça s'en va nickel avec de la crème solaire. Ce n'est pas des conneries ni rien. Merci les pompiers. Quoi ? Vous aussi vous tenteriez même d'appeler votre maman si elle pouvait vous aider à enlever un ignoble gribouillis cambodgien sur votre... euh... b... je peux le dire sans risquer d'être censuré par un PEGI 18 ? Ø Particularités : Mon corps est une fenêtre qui s'ouvre et se referme sur toutes les dimensions, univers, probabilités et espace-temps existants. Pour vous la faire courte, disons que je suis ici et ailleurs à la fois. Mes pouvoirs changent fréquemment « de chaîne », ils ouvrent une dimension et puis quelques minutes plus tard, ils passent automatiquement et aléatoirement à une autre. Ce processus ne peut pas être arrêté sans risquer de me faire couper en deux, c-à-d : un bout ici et un bout là-bas... vous visualisez ou vous avez besoin de plus amples détails ? Depuis peu, j'arrive à contrôler la zappette et même si je ne peux pas appuyer sur la touche "arrêt", je sais choisir « les chaînes/dimensions » à condition de les avoir déjà visitées auparavant mais généralement et par pure flemmardise, je laisse la lecture automatique à moins que la destination me déplaise parce que je ressens et vois des choses décousues en provenance des dimensions dont je pousse la porte et dans 90% des cas... on est loin, très loin du monde de Narnia.

« Au début » de ma mutation, j'étais totalement intangible. Vous n'aviez qu'à me rentrer dedans comme dans cette putain de voie 9 ¾  pour vous retrouver propulsés dans un autre univers. Je ne pouvais rien toucher sans risquer de l'envoyer « je-ne-sais-où » et comme vous pouvez vous en douter, ce n'était pas l'idéal pour m'alimenter et nouer des contacts humains. Fort heureusement, la mutation est bien faite et elle a trouvé comment m'aider en me permettant de voler ce dont j'ai besoin dans les autres dimensions. Voyez le tableau : vous habitez une charmante petite maison dans une autre dimension, vous êtes à table avec votre prototype de la famille idéale, vous dîtes le bénédicité et là bam !, votre repas disparaît. Plus rien.

A l'époque, les objets que j'extirpais d'autres dimensions pouvaient tenir entre mes mains pendant le temps que je restais synchronisé avec leur monde, soit quelques minutes grand maximum. Après ça, ils m'échappaient des mains et il fallait tout recommencer. Comme je n'arrivais pas encore à choisir les dimensions que mes pouvoirs ouvraient, je devais attendre de « tomber » sur un univers compatible avec mon régime alimentaire et me concentrer très fort pour obtenir la nourriture tant convoitée. Je pouvais rester des jours sans rien manger. Vous n'imaginez pas le nombre de dimensions qu'il y a et qui ne savent ce qu'est une simple cuisse de poulet.

Actuellement, je peux toujours téléporter tout ce dont j'ai envie venant d'autres dimensions mais, attention, cette faculté a une limite : je ne peux pas voler des objets trop volumineux sans risquer de m'évanouir mais notez-bien que je fais des progrès avec le temps... enfin, j'en fais quelques uns à l'occasion. Je peux prendre absolument tout ce dont j'ai besoin du moment que ces objets existent dans les réalités qui m'ouvrent leurs portes. Ceci-dit, j'évite de voler certains trucs comme des billets verts parce qu'il y-a toujours un détail qui les rendent inutilisables ici comme le portrait des fesses de « Kim Kardashian » sur des billets de dix dollars...  

Avec le temps et l'expérience, je suis parvenu à dresser une barrière aux propriétés étonnantes entre moi, les dimensions que j'ouvre et le reste du monde. Ce mur m'aide à être presque totalement tangible. Grâce à lui, les gens peuvent me toucher sans danger mais... s'ils veulent me blesser ou me caresser, ça ne m'atteindra pas.

Le mur qui m'entoure agit comme un miroir, il renvoie et fait se réfléchir instantanément les caresses, les coups, certaines ondes et même le temps qui passe sur les personnes qui m'entourent. Hey ouais, les gens vieillissent littéralement à ma place. C'est plutôt pratique. De même, si vous m'attaquez, c'est vous qui prendrez le coup qui m'était initialement destiné ou bien (par exemple) la pauvre petite mamie d'à côté qui se choisit gentiment un melon sur l'étale d'un primeur. Si je ne me concentre pas suffisamment, j'ai des difficultés à contrôler les rebonds... cela peut tomber sur n'importe qui ou n'importe quoi à ma place. Admettons que vous utilisiez un couteau, vous verrez la lame rentrer dans mon abdomen mais, la blessure rebondira sur quelqu'un d'autre ou sur quelque chose d'autre. Moi, je n'aurais rien. Absolument rien.

Ceci-dit, ce mur n'est pas inamovible, je peux le rabaisser le temps de voler un truc ou d'envoyer un colis dans une dimension et surtout : il n'est pas indestructible. Il peut être brisé par des mutants particulièrement tenaces et puissants. S'ils y arrivent... cela me mettra K.O et pourra me blesser gravement, c'est un peu comme se prendre une volée de morceaux de verres. Et puis surtout, je redeviendrais TOTALEMENT intangible pendant plusieurs jours d'affilés puisque mon « armure » se régénère très lentement et difficilement. Ø AFFILIATION : En ce moment, je travaille pour le pape des « mutants gentils » (c-à-d : Charles Francis Xavier) mais, ne vous méprenez pas sur mes réelles intentions car en dehors de ma mission, je suis totalement NEUTRE. Je ne veux de mal à personne à moins d'être payé pour ça mais... qu'est-ce que j'y peux ? Faut bien payer les putes et les factures.

interview
ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE LA LOI DE RECENSEMENT DES MUTANTS ? POURQUOI ? SI VOUS ÊTES UN MUTANT, AVEZ-VOUS DÉCIDÉ DE VOUS RECENSER ?  

Je vous le dis tout net : j'en ai rien à foutre. J'espère que c'est suffisament clair ? Je n'aime pas avoir à me répéter. Et là, vous allez probablement me réciter le catéchisme habituel en me rétorquant que ce recensement à la mords-moi-le-nœud me concerne parce que je suis un mutant et alors, quoi ? Cela ne fait pas de nous des frères. Ne rêvez pas. Nos destins ne sont pas liés. Je n'ai rien signé. Ne comptez pas sur moi, okay ? Je ne vous connais pas et ce qui peut vous arriver m'émeut autant que le sort d'un spermatozoïde au fond d'un mouchoir en papier.

Et puis merde, regardez-nous et réfléchissez cinq minutes. Je suis capable de faire littéralement disparaître des gens dans d'autres dimensions. Et vous, vous avez quoi en stock ? Certainement bien pire. Ce recensement n'est pas si crétin. Je n'en veux pas aux humains d'essayer de survivre. Au contraire, je respecte ça.

Même si je comprends leur motivation, je ne me ferais pas recenser. Hors de question. Je refuse de baisser volontairement mon froc. S'ils veulent obtenir quelque chose de moi, ils devront venir le chercher par la force. Je n'entends pas d'autre langage. Et puis, je ne sais pas vers quoi ce recensement tend à aller et dans le doute, je préfère m'abstenir de collaborer.

Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ?

Sérieusement ? Ne vous fatiguez pas à attendre mon avis là-dessus. Je ne me pose pas ce genre de questions pour une raison toute simple que je vais vous expliquer ci-après : j'ai horreur de me compliquer l'existence. Rendez-vous compte de l'entendue du phénomène : au petit-déjeuner, je préfère manger des bonbons Skittles mélangés avec du lait dans un bol plutôt que de m'emmerder à aller faire les courses. Partant de ce constat, vous imaginez bien que je n'aie pas de temps à perdre avec des questions comme celle que vous venez de me poser... et si ça devait m'inquiéter un jour (faites votre signe de croix pour conjurer le mauvais sort), ce serait aussi bizarre et effrayant que de voir Justin Bieber avec de la barbe au menton.

Après, je dois dire que j'ai rien contre les super-héros, surtout s'ils sont équipés de nichons. Pour tout vous dire, le mot « super-héroïne » c'est mon troisième mot clef favoris sur Youporn après les MILF et les GWTB (c-à-d: Girls with three boobs). Quoi ? Z'avez un commentaire à faire ? Ne faites pas vos mijaurées avec moi, je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir maté la sextape d'une nana déguisée en Squirrel Girl ? Si ce n'est pas le cas, sachez que vous pouvez toujours la regarder par => ici. Non non, ne me remerciez pas, c'est normal de s'entraider entre mecs.


Quand vous avez découvert que vous étiez un mutant, comment avez-vous réagi ? Et vos proches, sont-ils au courant ?

Elias ne veut pas se rappeler de son enfance et de ses origines. À force de piétiner son passé furieusement sous le poids des : « je ne me souviens pas » ou « vas te faire foutre », il est arrivé à l'intimider suffisamment pour le dissuader de remonter à la surface. Quelques flashs lui viennent de temps en temps et à chaque fois, il tente d'échapper à la morsure du passé en s'étourdissant dans le tourbillon de la vie. Il fuit et ne veut pas affronter le spectre glaçant du gamin qu'il a été...
Brunswick, 11 mai 1556

« J'ai ri-en volé ! », Elias était catégorique et sa mère, Emiliana Hadler, ne demandait qu'à croire son benjamin à la mine renfrogné et maussade. Son cœur se serrait à le regarder s'étrangler dans ses sanglots. D'expérience, elle savait reconnaître la tête d'un coupable et là, son petit Elias lui paraissait être sincère : « ...alors, où est la pièce que ton père t'a donné, hum ? », quelle que soit la circonstance, sa voix restait toujours calme et caressante. Toute la douceur du monde émanait naturellement de cette femme comme le tendre parfum d'une tisane dansant un ballet lancinant dans les airs. Elle comptait sur cette qualité pour fendre la carapace de tous ses garçons. Cette technique finissait toujours par payer à plus ou moins long terme, même sur les fortes têtes comme celle d'Elias: « N..o..non. El-elle... est tomb... », il reniflait et essayait de desserrer l'étreinte de l'angoisse sur son souffle pour arriver à s'exprimer clairement : « ...tombée d-dans ma main et... et... elle a disparu. » tout en hoquetant, le gamin tapota la paume de sa main avec son index comme s'il voulait le faire rentrer dans sa chair : « ...dedans, là... tu vois ? », il lui montrait le creux dans main le plus sérieusement du monde, il voulait lui faire comprendre d'où venait le problème mais, le petit bonhomme d'à peine neuf ans ne réussissait pas à trouver les bons mots : « ...dis que tu vois. », qu'est-ce qu'il fallait voir ? Quelque chose d'autre faisait pleurer son fils. Elle le sentait. Elle lisait de la détresse dans ses yeux et face à ça, Emiliana sentit son instinct maternelle bondir et se mettre en éveil, que voulait-il dire par « dedans » ? Pourquoi se mettait-il dans un tel état pour une simple pièce en zinc ? Qu'est-ce que c'était que toute cette histoire ? Emiliana ne le savait pas encore mais, la mutation de son fils venait à peine de commencer...

Brunswick, 20 Juin 1557

« Waaaah !!! », la stupeur qui s'était emparée d'Alanie faisait s'élever sa voix dans le ciel avec la force d'une volée de canon. Ses deux yeux s'écarquillaient comme à un matin de Noël devant une fontaine de chocolat, elle n'en revenait pas : « Comment tu fais ça ? » demanda-t-elle à Elias surexcitée. Sans attendre la réponse de son ami, la gamine se laissa virevolter et tournoyer au milieu de la nuée de papillons amenés d'un autre monde par Elias, leurs ailes étaient toutes aussi brillantes et brûlantes que des braises rougeoyantes oubliées sur le feu. Lorsque la peau d'Alanie frôlait ces drôles de bestioles, elle sentait des picotements, presque comme des chatouilles et... ce n'était pas désagréable. Si c'était un rêve, c'était le plus merveilleux qu'elle n'ait jamais fait de toute sa vie mais, lorsque Alanie croisa le regard d'Elias, elle s'aperçut qu'il était comme éteint. Il ne partageait pas son enthousiasme.

« Bah.... qu'est-ce que tu as ? », Alanie ne comprenait pas, tout s'était assombri autour d'eux. Sans s'en rendre compte, elle avait arrêté de danser et attendait un geste d'Elias pour la délivrer des scrupules qui l'empêchaient de profiter de ce moment féerique et comme il ne venait toujours pas, la jeune effrontée se permit de taquiner son ami : « ... tu as vu ? Moi, je sais faire apparaître un sourire sur mon visage ! », c'était une main tendue, une tentative pour les ramener aux jeux et à l'insouciance. Elle lui souriait et n'attendait plus qu'une chose, que ce soit contagieux ou qu'il s'explique sur-le-champ : « Pourquoi tu m'as montré tout ça si c'est pour faire la tête après, hum ? », le garçonnet la fixa longuement et l'étourdit compris immédiatement toutes les maladresses qu'elle venait de commettre : « J'dirais rien. Promis. », cela allait de soi, comment pouvait-il seulement en douter ?  

« Parfois, je fais disparaître des choses et... », soudain les mots qu'Elias prononçait difficilement se heurtèrent à un mur : il hésitait à lui faire d'autres révélations. La nouvelle de ces confidences foudroieraient sa mère sur place si elle venait à l'apprendre. Cette dernière tentait de feindre l'ignorance devant les phénomènes inexpliqués qui entouraient son fils et lorsqu'elle était contrainte de se rendre à l'évidence, elle lui faisait promettre de ne rien dire à personne. C'était leur secret. Ensemble, ils se battaient et luttaient contre l'inéluctable. Impuissante face à la mutation de son fils, elle l'enfermait le temps qu'il redevienne tangible mais, ces moments de répit étaient de plus en plus rares et forcément, cette situation attisait la curiosité de tout le voisinage. Qu'est-ce que le petit Elias pouvait bien avoir pour rater la messe plusieurs jours d'affilés ?

Peu à peu, les papillons finissaient par se disperser et ils emportaient avec eux toute la joie éprouvée par Alanie. Quelques retardataires continuaient à danser comme des flocons de neige autour d'Elias et Alanie se demanda s'ils cherchaient à retrouver leur chemin ? Cette idée la tourmenta quelques secondes et puis... elle se résolut à briser le silence : « ...et ? », elle n'était pas sûre d'avoir envie de l'entendre terminer sa phrase. Lorsqu'il lui avait demandé si elle voulait voir quelque chose d'extraordinaire, elle ne s'attendait pas à « tout ça » et maintenant, avec le recul, elle espérait un retour à la normal mais, c'était trop tard, elle ne pouvait pas lui dire de se taire : « ...et j'ai peur. », si Elias en avait eu l'audace, il aurait ajouté « aide-moi » à sa phrase. Au lieu de ça, il se contentait de lui lancer quelques regards timides et furtifs pour examiner sa réaction sans en avoir l'air avant de retourner examiner le sol et ses chaussures.

La détresse d'Elias fendit le coeur de la fillette et sans réfléchir aux conséquences de ses actes, son insouciance l'emporta et il lui intima l'ordre de se précipiter dans les bras de son meilleur ami pour le consoler et c'est là, précisément à ce moment que la vie d'Elias bascula puisque Alanie tomba instantanément au contact de son ami dans une autre dimension... celle des papillons. Elias n'avait rien pu faire pour l'empêcher, tout avait été trop vite. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui saute dessus et s'il l'avait vu venir, il l'en aurait empêché mais, elle l'avait surpris et... et... c'était déjà trop tard. Elle n'était plus là. Il l'entendait "derrière" hurler dans un monde qui était hostile à la vie humaine et cette idée le révulsait et lui était insupportable. Il devait faire quelque chose. Il essaya de la ramener de toutes ses forces mais, elle était trop... lourde : « Non. Non. », des larmes commençaient à ruisseler le long de son visage qu'il les balaya violemment d'un revers de la main : « Pas ça. Pas ça. Reviens. S'il te plait. Allé. », il essayait de se concentrer pour canaliser toute son énergie mais rien à faire, c'était comme tenter de soulever une maison avec son petit doigt. L'effort qu'il fournit ramena tout un tas de petites créatures et d'objets divers mais, pas Alanie.

« Sois pas morte. Sois pas morte. Sois pas morte. », il répétait ça pour se donner des forces mais, ses pouvoirs lui échappaient et il sentait que la dimension des papillons se refermait petit à petit. Pourtant, Elias refusait de lâcher prise ! il essayait de tenir bon. Du sang commençait à lui couler du nez et puis, il entendit certains de ses os craquer comme s'il allait être déchiqueté s'il continuait à s'accrocher à ce monde. Il finit par s'évanouir... laissant Alanie seule dans une dimension probablement mortelle.

Le lendemain, les villageois organisèrent une battue pour retrouver Alanie. Ils tuèrent plusieurs loups avant de s'intéresser au gamin que l'abbé du village avait retrouvé inconscient et ensanglanté dans le champ appartenant à la famille d'Alanie. Pour le sauver de la vindicte populaire, sa mère dût se résoudre à l'impensable : l'abandon. Elle avait sept autres enfants... que pouvait-elle faire d'autre ? C'est là que commence la longue errance d'Elias... avec cette promesse chevillée au corps, il ne resterait loin des gens et ne parlerait PLUS JAMAIS de ses pouvoirs à personne.


Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ?

Sans déconner, c'est quoi cette question ? On dirait que vous réalisez une interview pour le magazine "Marie-Claire". Si je vous dis que je suis insatisfait par mon taff, vous allez faire quoi ? Me recommander de porter un sarouel de clocharde et cinq attitudes positives à avoir dans ma vie professionnelle de femme menstuée, épanouie et casse-couilles ? Bordel de merde.

Tout ce que vous avez besoin de savoir c'est que tant que je suis bien payé, il ne m'en faut pas davantage pour être ce que vous écrivez là-haut : SA-TIS-FAIT. Je dis ça mais, en réalité, je n'ai pas à être SA-TIS-FAIT parce que vous vous souvenez ? Je suis un putain de tueur à gage ! Je ne fais pas dans l'épanchement sentimental... c'est un truc de tarlouze et si par malheur, ça vous arrive un jour, faut tartiner toute l'étendue de vos remords sur les biscottes du matin et puis... les oublier. Y a que ça à faire. Croyez-moi, ce n'est pas plus compliqué que ça. Vous me payez, j'élimine la cible et voilà, c'est tout. Aucun plaisir ni satisfaction là-dedans. Je ne suis pas un psychopathe.

Bref. En ce moment, je fais du baby-sitting pour le compte de Charles Fucking Xavier, vous voyez qui c'est ou pas ? C'est un vieux chauve tout moisi qui se prend pour un grand homme, ayé vous faîtes les branchements ? Il n'arrête pas de parler comme s'il fallait graver ses mots dans de l'argile... c'est un connard. Un connard qui me paye drôlement bien. Il m'a demandé de veiller sur Jean Grey, de lui trouver une nouvelle identité (Lillandra Snjor) et de l'aider à canaliser ses pouvoirs. Pour cette dernière tâche, j'avoue ne pas être encore très bien rôdé mais, ne vous inquiétez pas trop... l'humanité ne risque presque rien, elle peut continuer à s'empiffrer de big-mac.

Cela fait plus ou moins un an que je m'occupe de Lillandra Snjor (comprenez Jean Grey), on voyage ensemble, on s'entraîne... elle faisait des progrès jusqu'à ce que ce soit la merde aux USA. Sans prévenir ni rien, elle m'a fait faux bond pour aller aider discrètement ses anciennes connaissances. Vous pensez que le vieux chauve m'en voudra de l'avoir perdu ? De toute façon, il n'en saura rien parce que je vais la retrouver et s'il faut, employer les grands moyens.

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Pseudo/âge/sexe (f ou m) ; Sinister Kid, j'ai 791251200 secondes au compteur environ et je suis un     Fréquence de connexion ; Tous les soirs, souvent très tard   Que pensez-vous du forum? ; Je suis amoureux :inlove: J'en profite pour remercier les admins qui ont accepté mon changement d'identité  :keur: Comment l'avez-vous découvert ? Facebook. Célébrité choisie ; Nico Tortorella. Credits (avatar, icon etc.) ; TUMBLR + 



Dernière édition par Elias Hadler le Jeu 28 Juil - 4:52, édité 29 fois
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biographie
I've had so many lives since I was a child and I realize how many times I've died.


5 Mars 2015 -- Eddington, États-Unis

Dites, est-ce que vous êtes déjà entrés dans un restoroute ? Si oui, comment vous avez survécu aux gaufres surgelées ? Je vous demande ça parce que les miennes pourraient être confondues avec des sous-verres fabriqués avec des bouchons de liège. M'enfin, bon... qu'est-ce que vous croyez ? C'pas ça qui va me couper l'appétit. Putain, ça non. Je suis un dur à cuir. Avec bonne couche de beurre et trois épaisseurs de confitures entre deux gaufres, j'espère bien que ce sera mangeable et si ça ne l'est vraiment pas, il me suffit de faire comme Pacman ou les Hippos Glouton, c-à-d : tout avaler sans rien mâcher. Après, ce n'est peut-être pas la meilleure méthode si vous voulez que votre corps vous remercie mais ça, ce sont des conneries qui ne nous concernent pas. Par "nous" j'entends parler des quelques bonhommes qui traînent dans l'coin, je parle des vrais, des authentiques et, cela exclut les pleurnichardes Vegans qui s'prennent pour Pocahontas en se sentant indisposées par ballonnements et les gaz intestinaux provoqués par la Junk Food.

Alors que mes joues étaient aussi rondes que celles d'un poisson bulle sur le point d'éclater, je me suis fait surprendre par la Cro-Magnon assise en face de moi. Contre toute attente, elle daigna desserrer les lèvres pour m'adresser timidement la parole sans toutefois quitter le vide du regard comme s'il l'appelait ou lui rediffusait un épisode de 7 à la maison. Ouais, ne faites pas comme si cette niaiserie ne vous avez pas passionnés au moins une fois dans vos vies : « ...où est-ce qu'on va ? », là de suite ? Winter is coming !, j'fais des provisions, ça s'voit pas !? Merde. C'est la troisième fois qu'elle me pose cette saloperie de question et ça commence à me faire chier de me répéter sans arrêt. Je suppose que c'est normal d'être un peu désorientée lorsqu'on revient d'entre les morts ? Je devrais peut-être lui laisser le temps de descendre de son nuage ? Et puis, quand est-ce qu'elle coupe cette tignasse qu'elle coiffe avec ce « rien-du-tout » qui lui va si bien ? Bordel. Trop de questions et pas assez de confitures pour réfléchir. Tout ce que je sais c'est qu'il va falloir qu'elle reprenne ses esprits et fissa parce que ce n'est pas d'un zombie dont j'ai besoin mais, de Jean Grey.

Vous pensez qu'elle va se fâcher si je pars à l'abordage de son assiette avec ma fourchette ? Et puis merde qui ne tente n'a rien : « Tu ne veux pas de tes gaufres », c'est que j'ai encore faim et z'êtes d'accords pour dire que c'est mal de gâcher la nourriture, right ? Faut faire honneur aux p'tits africains qui crèvent la dalle dans les publicités de l'UNICEF (il faudrait qu'ils pensent à en faire une avec Macaulay Culkin) pour nous convaincre de terminer nos assiettes. Bon. Puisqu'elle ne répond pas, je vais faire comme si elle m'avait donné son consentement et si elle bouge ne serait-ce qu'un cil, je compte sur vous pour me prévenir, okay ? On convient d'un signal ? Il faut un truc pas trop compliqué, je ne veux pas que vous vous preniez pour une Pussycat Dolls et être tenu pour responsable de ce que vous pourriez découvrir à votre sujet en faisant ça. Et si vous hululiez ? Dites-vous que si j'arrive à orthographier correctement le mot "hululement" alors, vous devriez arriver à hululer... cherchez pas l'embrouille, c'est mathématique ou un truc dans l'genre.

Victorieux, je repars fièrement avec quelques morceaux de gaufres plantées sur ma fourchette comme s'il s'agissait d'un butin de guerre ou d'une tête plantée sur une pique. Tout en continuant de grappiller peinard dans l'assiette de Jean, je décoche quelques clins d'œils complices à la serveuse et c'est ce qui va lui servir de pourboire parce qu'il me reste cinquante-deux dollars pour aller jusqu'à Saint Andrews au Canada. Charles Xavier est en retard dans ses versements; il me doit trois mille dollars. Ouais c'est possible d'être chauve et radin. Si je ne reçois pas mon argent dans les vingt-quatre heures, j'vous jure que j'abandonne le sosie de Samara sur le bord d'une autoroute... paraît que c'est la saison idéale pour ça.

Occupé à manger et à fredonner « Don't cha » des Pussycat Dolls, je ne remarque pas que Jean est revenue du néant qui menaçait de l'engloutir tout entière. Quelque chose sur mon bras attire son attention, l'ébranle et l'intrigue. Tout ce mystère la pousse à m'empoigner fermement le bras à mi-chemin entre son assiette et ma bouche restée grande ouverte : « … elle est encore là. », ...de quoi qu'elle parle ? L'incompréhension arrondit mes yeux et je ne tarde pas à m'assombrir en constatant qu'elle ne me lâche pas. Vous pensez qu'elle a une hallucination ? Nos regards échangent quelques décharges électriques pendant plus d'une minute : « Qu'est-ce que tu fous et... », je ne sais pas pourquoi j'ai hésité à finir cette putain de phrase ? Peut-être parce que ses doigts s'agrippent à mon bras comme les serres d'un rapace sur sa proie : « … arrête ça, DE SUI-TE. », ma voix la prévenait d'une contre-attaque imminente. La rousse balaya toutes mes craintes en imposant délicatement son autre main sur mon poignet comme pour me soulager d'une égratignure. Et là, je vis reparaître les contours d'un astre lugubre sur ma peau. Elle est là. Je la vois aussi nette qu'au premier jour. La marque de Kosmas est revenue d'entre les tombes :


Je pensais m'être débarrassé de ce tatouage dans une autre dimension. Comment c'est même imaginable que cette saloperie soit encore là ? Maintenant que je peux la voir, je sens sa présence infecter mon âme, empoisonner mon sang, noircir le fond de mes pupilles... merde, MERDE !!! C'est quoi ? Un genre de malédiction ? Elle est restée invisible pendant tout ce temps ? Est-ce qu'il va falloir que je jette mon bras dans les flammes du Mordor pour être sûr de ne plus jamais la revoir ? Vous avez une idée de ce que Jean m'a fait ? Avouez que c'est étrange. C'est forcément elle qui l'a ramené, est ce qu'elle cherche à me déstabiliser ? Si c'est le cas, elle va être déçue parce que je ne laisserai pas suer ni perler la moindre once de peur devant elle : « Je peux l'effacer... », et à quel prix ? J'ai déjà essayé avec du liquide vaisselle. Ce n'est pas comme un tatouage qu'on trouve dans les malabars : « On s'en va. MAIN-TE-NANT. », dépitée par la brutalité de ma réponse, les doigts de Jean desserrent leur étreinte autour de mon bras mais... quelque chose d'indicible venait de changer entre elle et moi. Désormais, nous partagions la présence d'un parasite indésirable...

Flashback -- 4 Juin 1815  

« Tire une carte, n'importe laquelle en face de toi. », elles étaient toutes identiques et Elias ne se sentait pas d'humeur à se faire tirer la bonne aventure par une bohémienne qui n'avait même pas daigné le saluer : « euh... pardon mais, je ne suis pas venu pour... ça. », une pointe de mépris acidifiait la voix d'Elias et la faisait devenir plus corrosive qu'à l'accoutumée. Il dévisageait méchamment les cartes posées en arc de cercle sur une petite table ronde et recouverte d'une nappe qui n'était pas banale : des boutons tous très différents étaient cousus aléatoirement sur le tissu, il y-avait aussi des sortes poches remplies de piécettes, de dents et d'autres pacotilles rouillées. Le plus bizarre, c'était les mèches de cheveux accrochées avec des pinces à linge sur l'espèce d'ourlet qui finissait la nappe très... euh... grossièrement ? En voyant ça, quelques frissons parcoururent l'échine d'Elias. Voilà qu'il regrettait déjà d'être rentré dans ce camp de bohémiens rempli de phénomènes de foire.

La bohémienne qu'Elias était venu voir était surnommée Kosmas par toutes les lèvres qu'il avait croisées jusqu'ici, ce pseudonyme avait-il un rapport avec ses facultés ? Pendant qu'il s'interrogeait à son sujet, elle l'examinait attentivement avec un étrange sourire suspendu aux lèvres, le trouvait-elle distrayant ? Au moment où Elias voulut s'excuser et partir, elle lui souffla l'initiative et pris la parole tout en allumant une petite pipe bourrée d'opium : « Tu es ici parce que tu t'imagines que je vais t'aider, c'est ça ? Tu as entendu des rumeurs et tu es venu voir si ce ne sont pas des contes de fées ? Maintenant que tu es là, tu me regardes de haut et déshabille ma nappe des yeux. Je te rassure, ces mèches m'ont été données volontairement en échange de mon aide. Ici, tu apprendras que rien n'est gratuit. », cette femme lui glaçait littéralement sang et en même temps, son éclatante décomplexion le fascinait, elle était totalement avachie sur son siège et semblait ne rien entendre aux convenances, préférant céder aux caprices que sa spontanéité lui inspire.

Sans qu'il ne puisse rien y faire, les jambes d'Elias le firent s'asseoir machinalement et il désigna une carte au hasard avec son index comme s'il voulait se faire pardonner pour son indélicatesse en jouant le jeu de Kosmas à la manière d'un automate : « ...celle-là ? », il n'était pas sûr de son choix, il chercha l'approbation de la gitane du regard et elle l'encouragea à aller au bout de son initiative d'un revers de la main comme si elle voulait balayer tous ses doutes. Elias retourna la carte et vis qu'elle était complètement vierge. Sa stupéfaction passée, ses yeux lâchèrent un torrent de boue en direction de la bohémienne qui ricana comme on le fait lorsqu'on regarde un enfant s'empêtrer dans les sables mouvants d'une naïveté trop mignonne pour être contrariée : « Attends quelques instants, veux-tu ? », attendre quoi ? Est-ce qu'elle se foutait de sa gueule ? Elias se sentait aussi vulnérable qu'un poussin à peine sorti de son oeuf au beau milieu d'un nid de vipères.

Piqué au vif, Elias se leva brusquement de son siège. Il fit trembler la table et chanceler la nappe en frappant du poing comme s'il souhaitait mettre un point final à la comédie qu'elle lui jouait : « Tout ça, ce n'est rien que des conneries ! Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas m'aider, vous n'avez qu'à le dire, okay ? », Kosmas ne réagit pas immédiatement, elle se contenta de tirer quelques bouffées d'opium. Après ça, elle recracha une épaisse fumée de pois blanche. Toute la pièce était occupée par cette ignoble odeur d'opium. Kosmas continuait à laisser des cumulus d'Opium s'évader de sa bouche sans rien tenter de rétorquer à Elias comme si l'énergie pour le faire lui manquait. Ce dernier finit par en avoir marre. Il se dirigea vers la sortie d'un pas décidé et elle l'interrompit de justesse sur le seuil de la porte : « Si on t'a laissé venir jusqu'à moi c'est parce que tu as... quelques talents que tu dois cacher, n'est-ce pas ? Voici ce que je te propose. Si tu veux nous rejoindre, tu devras porter ma marque. Ici, nous la portons tous et grâce à elle... nous sommes liés les uns aux autres. Nous partageons tout. Les petits et les grands bobos, les pouvoirs des uns et ceux des autres selon ce que nous souhaitons accomplir, comprends-tu ? Tu partagerais les inconvénients de ta mutation avec d'autres... le temps d'aller mieux et tu devras souffrir ceux des autres le temps qu'ils aillent mieux. C'est un échange de bons procédés. », est-ce que c'était seulement réellement possible ? Pouvait-elle faire en sorte qu'Elias puisse ENFIN ressentir les caresses et les baisers d'une femme ? Cette perceptive le fît revenir en arrière dans la pièce et il bredouilla maladroitement quelques mots sincères : « euh... mais...en échange de quoi ? », bonne question. Les yeux et le visage tout entier de Kosmas s'illuminèrent... elle était heureuse parce qu'il avait enfin fini par comprendre.

« Nous tuons nos semblables. Qui d'autre peut s'en charger ? Dacius m'a parlé de tes pouvoirs. Ils sont terrifiants. Tu as fait sortir une averse de pépites d'or de tes mains ? Imagine ce que tu pourrais faire à l'économie de ce pays en une seule soirée ! Et si d'autres pouvaient en faire autant alors, qu'adviendrait-il du commerce... de la civilisation ? Ma marque nous rend plus forts mais, elle nous tuera tous le moment venu, quand nous serons les derniers représentants de notre race sur Terre. En attendant, nous traquons nos frères et soeurs et tuons ceux qui refusent de porter ma marque. Le reste du temps, nous aidons raisonnablement les humains en échange de menus cadeaux comme une dent... un bouton, l'important c'est la valeur sentimentale qu'ils placent dans la chose... l'or n'a pas d'âme. ». La terre se déroba sous les pieds d'Elias. Il ne s'attendait pas à une telle révélation et encore moins à une telle contre-partie... c'était... enfin... beaucoup trop lui demander ! Il n'avait jamais tué personne volontairement et n'imaginait pas en faire un métier : « Vous nous détestez ? », Kosmas n'eût pas l'air émue par la question qui s'était échappée naturellement d'entre les lèvres d'Elias : « Nous sommes des destructeurs et toi, plus que n'importe lequel de nos semblables. Maintenant. Je ne te retiens pas. Je n'ai pas les moyens de te tuer pour le moment alors, tu peux décliner mon offre et continuer ton chemin... mais avant ça, veux-tu bien regarder ta carte, hum ? », est-ce qu'elle menaçait de le retrouver plus tard pour le tuer ? Elle débitait toutes ces horreurs avec une facilité qui lui apparaissait absolument terrifiante mais... est-ce qu'elle avait raison dans le fond ? Des gens étaient tombés par la faute d'Elias dans des dimensions qui les ont broyé et aucun d'eux n'avaient mérité ça. En repensant à leur sort, le doute l'assaillit et plutôt que de répondre quoique ce soit à Kosmas, il lui obéît et se saisit de sa carte, elle avait changé et n'était plus vierge :

Mineurs, barrez de là !:
 

« Qu'est-ce que ça veut dire ? », Kosmas semblait écouter quelqu'un ou quelque chose lui souffler des instructions dans l'oreille sous le regard plus que dubitatif d'Elias qui laissait ses sourcils faire des abdominaux au-dessus de ses yeux pour manifester toute l'entendue de ses doutes. Cette femme peut-elle voir l'avenir ? Si c'est le cas, cela voudrait dire que tout est écrit et inéluctable et ça, le jeune homme refusait d'y croire. Il fixa longuement sa carte et cette femme dessus et puis, ce qu'il y avait d'écrit... le jugement ? Elias tâchait d'y trouver un sens lorsque Kosmas planta ses yeux dans les siens pour que ses mots pénètrent l'âme d'Elias : « ...que tu as suffisamment fuit comme ça. ».

7 Mars 2015 -- Saint-Andrews, Canada

Vous le saviez qu'au Canada, ils n'acceptent pas les dollars américains ? Je pensais que les USA avaient botté l'cul à la terre entière pour que ce soit possible de s'acheter du Coca-cola avec de bons vieux dollars américains partout dans le monde : « Fais chier. Bordel ! », ouais... la frustration ne me réussit pas. Je n'aime pas beaucoup regarder mon petit déjeuner me narguer derrière la vitre d'une machine qui n'arrête pas de recracher mon billet comme si elle lui trouvait un goût déplaisant... SALOPE. Cette situation me rappelle ces filles un peu trop délicates pour... non non, je ne vais pas vous raconter ça, surtout pas maintenant... j'ai autre chose à faire. Là, présentement j'ai une bouche à nourrir. Est-ce que ça la dérangerait de manger des trucs ramenés d'une autres dimensions ? Est-ce qu'elle s'en rendrait compte ? Pourquoi est-ce que je veux l'épargner ? Ce n'est pas parce qu'elle vient de ressusciter qu'elle doit avoir un traitement de faveur. Elle va manger ce que je vais trouver dans une autre dimension, point barre. C'est décidé.

Rentré dans notre chambre d'hôtel, je trouve Jean absorbée par les informations à la télévision. Je ne vous cache pas que ça ne me plaît pas  : « Ferme ça. On mange et après... on s'en va. ». Sur ces mots, je jette nonchalamment plusieurs barres chocolatées qui s'en vont toutes rebondir sur le dessus du lit appartement à notre ancienne défunte : « ...drôlement équilibré après les pizzas d'hier soir. », vous avez entendu ? Ce ne serait pas du sarcasme ? Si si je crois bien. C'est qu'elle s'améliore, j'en chialerais presque de bonheur si elle ne venait pas d'insulter mon régime alimentaire de champion : « ...y-a de vraies noisettes dedans ! », enfin j'suppose... je les ai chopées dans une dimension où ce sont les Allemands qui ont gagné la seconde guerre mondiale alors, qui sait ce qu'ils ont glissé dedans ? Peut-être des saucisses cocktail ? Maintenant que j'y pense, je me dis que j'aurais dû y goûter avant de les lui donner... buarf, de toute façon elle est immortelle.

« Est-ce que Charles t'a contacté ? », elle ne peut pas tout simplement... j'sais pas, manger et se taire ? Depuis qu'elle a ramené la marque de Kosmas sur mon poignet, elle ne s'arrête plus de me questionner à propos de Charles... des X-Men comme si j'en avais quelque chose à carrer de tout ces ploucs. Lui répétez pas mais avant de la déterrer... je ne savais même pas à quoi elle pouvait ressembler. Je ne me doutais pas qu'elle était aussi bien gaulée et ça m'fout dans la merde parce que je suis obligé de dissimuler mes érections lorsqu'elle sort de la salle de bain et traverse la chambre d'un pas félin jusqu'à son plumard. Si je vous fais toutes ces confidences c'est parce que je sais que vous ne prendrez pas le risque d'aller moucharder. Vous n'êtes pas comme ça, right ? Un conseil : ne jouez pas aux cons, pas avec moi. Me contrariez pas. Ce ne serait pas prudent... Rappelez-vous de ça : je tuais des gens avant de faire du babysitting pour le compte de Charles Xavier.

« Tout ce que tu as besoin de savoir c'est que j'ai reçu de l'argent pour mettre ton cul sur un bateau et avant ça, je dois trouver une nana avec un nom de crème épilatoire, "Vahna" qu'elle s'appelle. Tu l'crois ça ? Putain. Il parait que c'est une AS en informatique et qu'elle peut te marier en un clic à Beyoncé. Be-yon-cé ! » humf, je crois que je m'emporte là, non ? Ce n'est pas ma faute. Dès que je parle de Beyoncé, ma température corporelle s'affole et y a ma queue qui s'agite dans tous les sens comme s'il y avait un puit de pétrole sous mes pieds. Je me rends bien compte que ce n'est pas ce que Jean veut entendre mais elle n'obtiendra rien de moi, je ne céderais pas. Son ancienne vie est derrière elle. Elle ne peut pas faire machine arrière. Sa culpabilité ne suffira pas à réparer les dégâts. Elle ne peut pas être pardonnée. Elle doit l'accepter et aller de l'avant. C'est difficile mais toute la vie est comme ça, autant qu'elle se fasse une raison...

« J'ai compris. Tu ne me diras rien. » aucune ponctuation n'est venue donner du relief à ses mots, va t-elle choisir de s'évader dans le silence ? Elle s'y réfugie dès qu'elle se trouve vulnérable ou contrariée. Dans ces moments, elle me donne l'impression de se placer en orbite autour de sa propre tête, comme un genre de satellite guettant le bon moment pour redescendre sur terre. J'aimerais en être capable mais non, je reste debout à attendre un « rien » libérateur qui ne vient pas. Nos visages échangent quelques moues contrites dès que nos yeux se rencontrent par mégarde et puis ils s'en vont chercher autre chose ailleurs... je m'agrippe à la télévision et finalement, je suis heureux de trouver cette oasis sur mon chemin. J'entends la présentatrice parler de l'été qui sera chaud, c'est un scoop pour quel genre d'idiot ? C'est une parodie ? On s'fout de ma gueule ou bien... ? « On ne peut pas partir tant que tu gardes ce tatouage sur le bras. », cette fois... le ton est autoritaire, je sens onduler l'air qu'elle chauffe le long de mes joues. Elle va s'énerver ? Merde non, je veux récupérer ma caution.

« J'ai déjà tout essayé, ça ne sert absolument à rien de ten... », je suis arrêté net par des salves enflammées que mon armure fait rebondir sur les murs de la chambre que je vois noircir. Est-ce qu'elle essaye de brûler mon tatouage et donc... de me brûler MOI ? : « Elias. Je dois la détruire. Tout ce que je sais c'est qu'il le faut. Je le sens. Ça s'impose à moi. Laisse-toi faire. Ne résiste pas. Je vais te libérer. »...pourquoi pas ? Vous feriez quoi, vous ? Depuis que Jean parle de la marque, je ressens une espèce de panique qui ne m'appartient pas stagner tout au fond de mon ventre et peser de tout son poids sur moi.

Je décide de faire confiance à mon instinct. Je m'approche de Jean et lui demande : « Qu'est-ce que je dois faire ? », pas l'ombre d'un doute chez celui qui la commande : « Concentre-toi sur ton armure et sers moi, F-O-R-T. », j'opine du chef et m'exécute en enlaçant Jean dans mes bras. Ce n'est pas désagréable. Sans les flammes en train de naître sous nos pieds, ce serait presque sympa ! Le parfum du feu que le Phoenix génère tout autour de nous ne me fait rien. Je ne sens rien. Absolument rien. Dois-je le lui dire ? Il va se vexer ? Moi, je n'aime pas entendre ça. Mon armure est là, elle renvoie tout. La pièce s'enflamme à très grande vitesse. La flammes ne tardent pas à convulser, elles hurlent leur faim. Je ne vois plus rien sinon des déflagrations qui me sifflent aux oreilles. La chambre toute entière baigne dans un océan de feu et puis là, je sens qu'une bataille s'entame... et je comprends ! Ce n'est pas mon combat. C'est celui du Phoenix contre Kosmas. Ce n'est pas que télépathique, c'est aussi cosmique. La marque se défend, elle veut faire tomber mon armure mais, je lutte... je me concentre et rassemble toutes mes forces pour la consolider et là... plus rien. En rouvrant mes paupières, je suis étonné, presque déçu... c'est... tout ? Il n'y a plus aucune flamme, ne reste qu'une chambre dévastée ressemblant à un morceau de charbon. Je mets quelques secondes à reprendre mes esprits et à remarquer que je suis libre. Kosmas a préféré abandonner devant la démonstration de force du Phoenix.

Flashback -- 18 Septembre 1902  

« DÉ-GUEU-LASSE. », Elias tenait son nez à l'abri de la puanteur en le plongeant sous sa chemise. Malgré tous ses efforts, la pestilence du cadavre qu'il venait de déterrer était plus forte que sa propre odeur corporelle : « Pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Ce type est cuit depuis plusieurs mois ! », aucune réponse ne venait de Kosmas, la puissante bohémienne était trop occupée à consulter ses cartes qu'elle étalait calmement assise en tailleur devant la tombe du pauvre diable qu'Elias venait de profaner à coups de burin et de pioche.

Depuis quelques mois, un faussé séparait Elias de cette femme aux scrupules quasi-inexistants. Elle lui demandait d'accomplir des tâches toujours plus ingrates, sans cesse plus cruelles et elle ne se justifiait jamais ni ne s'expliquait sur le bien-fondé de toutes ces missions comme l'assassinat d'un jeune garçon sans aptitudes extraordinaires : « Je fais quoi ? Je l'invite à boire un verre ? », Elias attendait des instructions au fond de son trou que de petits éboulements de terre rendaient de plus en plus friable. Le disciple de Kosmas ne se sentait pas à l'aise à côté d'un cadavre aussi vert et sec qu'une pistache : « Marque-le. ». Elias eût peur d'avoir mal compris : « Quoi ?! », est-ce qu'elle voulait sérieusement tatouer un cadavre avec sa marque ? Cette idée le fît tressaillir d'effroi... c'était absolument hors de question : « Euuuh... tu es au courant qu'il est mort ? », il devait forcer sur sa voix pour qu'elle monte jusqu'aux oreilles de Kosmas qui lui répéta froidement : « Marque-le. Maintenant. », la marque sur son poignet vibrait et elle l'incitait à obéir malgré toutes ses réticences. Elias inspira profondément à l'intérieur de sa chemise comme pour s’insuffler du courage avant d'agir : « Désolé mon pote. », il ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver de la compassion envers cet anonyme enterré par sa paroisse entre quatre planches de pin.

La sale besogne terminée, Elias s'extirpa de la tombe tant bien que mal avec un regard hébété, presque comme s'il ne réalisait pas encore ce qu'il venait de faire pour cette salope au cœur de pierre. Entendait-elle gronder la révolte chez son plus fidèle bras droit ? En tout cas, elle le remercia chaleureusement en s'attachant autour de son cou comme un chaton amoureux d'une branche d'arbre : « Tu ressembles à un mineur et... tu as de la terre sur le bout du nez » exaspéré, Elias la repoussa violemment laissant sa colère parler pour lui : « Qu'est-ce que je viens de faire, EXPLIQUE-TOI ! », si elle ne lui donnait pas une vraie bonne raison, il était bien décidé à la quitter et à envoyer la marque sur son poignet hanter une autre dimension.

Kosmas n'avait personne d'aussi puissant qu'Elias sous ses ordres, elle n'avait pas les moyens de le retenir. Il le savait et cette certitude le rassérénait. « Je peux le ramener d'entre les morts, ma marque peut lui injecter la force vitale que tu as pris chez ce gamin... », l'évocation de ce meurtre souleva des larmes dans les yeux d'Elias. Elle... voulait ressusciter des morts en tuant des gamins ? Elias ne répondit rien. A quoi bon ? Il avait tout compris. Cet homme était probablement doué d'un pouvoir qu'elle convoitait et elle allait le ramener d'entre les morts pour en profiter grâce à sa marque.

Après cette nuit, Elias se débarrassa de la marque de Kosmas en l'envoyant dans une autre dimension. Il ne pouvait plus tuer pour le compte d'une prédatrice au sang froid. De nouveau, il dût renouer avec son ancienne vie d'errance sans se douter une seconde que Kosmas continuait à veiller discrètement sur lui, espérant que sa prophétie finisse par se réaliser...

2 Mars 2016 -- Dublin, Irlande

« Ils veulent d'un recensement et toi... tout ce que tu proposes c'est de rester là, planté devant une rediffusion de Bones en mangeant... c'est quoi d'abord ? », je crois qu'elle est énervée, nah ? Je dis ça parce qu'elle vient de voler mon bol. Sans déconner qui lui a appris les bonnes manières ? : « Hey ! Tu fais quoi là ? », j'la vois examiner le contenu de sa prise en se fendant d'une grimace écœurée, presque médusée par sa découverte : « C'est des Skittles mélangés à de la glace fondue ? ». Quoi ? C'est ceux aux fruits. Et ne me jugez pas, c'est meilleur qu'il n'y paraît. Je vous jure. Essayez et après... on en reparle, right ? « Ta survie est un mystère qu'il me faudra élucider un de ces jours... ». Ouais ouais, Darwin serait fier de moi : « Putain. Rends moi mon bol. ». Elle ne peut pas attendre la coupure publicitaire pour venir me casser les burnes ? Elle ne voit pas que je suis occupé à mater le Dr. Brennan, elle sort de la douche là !!! Hey ouais, je suis un foutu pervers mais ça, ce n'est pas une découverte alors m'emmerdez pas avec ça et retournez jouer aux petites voitures. Et puis avouez qu'elle a un côté « je suis trop bien pour toucher à ça » qui n'est pas sans déclencher un départ de feu au fond de votre pantalon ?

Elle ne veut pas me rendre mon bol ? Très bien. Rien à foutre. Suffit de me concentrer même pas cinq secondes pour trouver de la bouffe dans une autre dimension … … et tadaa !, voilà du pop-corn bien chaud et en plus de ça, y a rien de bizarre, d'inhabituel ou de vivant dedans enfin... j'crois. Z'en voulez ? Ils sont bons. : « Tu ne trouves pas que la situation à New-York est grave ? Tu n'as pas envie de te battre pour quelque chose que tu sais être bien ? », naaah je n'ai pas envie... tant que je reçois le pognon de Charles Xavier : la vie est simple, ça me convient : « Demain on pars pour les Pays-Bas. », et c'est ce que je lui répète depuis qu'elle a entendue cette histoire de recensement et à la manière qu'elle a de me regarder, je la vois me préparer l'appel du 18 Juin pour me convaincre d'entrer en résistance : « J'ai fait tout ce que tu m'as demandé. Absolument tout. J'ai changé d'identité et m'appelle Lilandra Sjnor. J'ai changé de visage et maintenant... quoi ? On va fuir jusqu'où ? La terre est petite et un jour ou l'autre, il faudra bien revenir aux USA alors, je te pose cette question : pourquoi pas maintenant, à l'instant le plus crucial ? », marre. J'en ai marre de discuter et d'avoir sans arrêt à me justifier sur mes choix comme s'ils étaient tous dirigés contre elle. Une vague ou plutôt une déferlante de colère me fait riposter : « Je crois que tu n'as pas bien compris les termes du contrat. Ils ne sont pas négociables. C'est une peine à perpétuité. Y-a pas de conditionnelle ni de permissions de sortie. Je t'aide à te faire une nouvelle vie et si tu déconnes ou t'approches de New-York, je dois t'envoyer dans une dimension totalement vide d'où tu ne pourras pas revenir avant plusieurs mois ou années. C'est le deal qui a été convenu avec Charles Xavier et R-I-E-N D'-A-U-T-R-E. Donc. On s'en va pour les Pays-Bas. ». Je vois à sa manière de me rendre mon bol qu'elle abandonne la partie et que j'y ai été trop fort. Je regrette déjà. Je voudrais bien m'excuser mais, non... ma fierté bombe le torse et m'en empêche. Je suis un sombre connard. Je la regarde s'enfermer à double tour mentalement sans broncher. Elle encaisse. Je lui ai fait mal et voilà que ça rebondit sur moi... c'est donc l'effet que ça fait ? Elle quitte la pièce sans un bruit et rentre dans sa chambre me laissant seul avec mes regrets à ronger et pire que tout, devant la coupure publicité : « Bordel de merde ! ».

Je ne peux pas tenir assis. J'aimerais lui dire que ça avait besoin de sortir. Je devais lui parler de ce que Charles m'avait demandé au cas où... elle redeviendrait une menace pour l'humanité. Finalement, je décide d'aller chercher le repas. Il est bientôt midi. Je ne crois pas que manger chinois la consolera mais, le mouvement me sauvera du défilé de mes idées noires. Ce que je ne sais pas au moment de m'en aller c'est qu'elle sera partie à mon retour...



Dernière édition par Elias Hadler le Jeu 28 Juil - 4:49, édité 56 fois
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Citation :
Ø AFFILIATION : En ce moment, je travaille pour le pape des « mutants gentils » (c-à-d : Charles Francis Xavier) mais, ne vous méprenez pas sur mes réelles intentions car en dehors de ma mission, je suis totalement NEUTRE. Je ne veux de mal à personne à moins d'être payé pour ça mais... qu'est-ce que j'y peux ? Faut bien payer les putes et les factures.

Warren dit : Le laissez pas entreeeeeeeeeeer


Rebienvenue avec ce personnage fort intéressant :hé:
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Jeremiah Reagan a écrit:


Warren dit : Le laissez pas entreeeeeeeeeeer

Don't worry, on va bien s'amuser

Jeremiah Reagan a écrit:
Rebienvenue avec ce personnage fort intéressant :hé:

Re-Merci :leche:
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Ca y est, t'as fini de te cacher? Espèce de salaud.
So maintenant :

Welcouuume. :rabbit:
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ce pouvoir est kiffant :inlove:
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OUH LE VILAIN PETIT MONSIEUR :pink: On tue pas les gens, on t'a rien appris à l'école

Bon courage pour ta fiche :hé:
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NICOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO I love you I love you il me manque trop, on le voit pas beaucoup sur les forums alors qu'avant il était sur tous les forums que je fréquentais :excited: bref, super choix du coup, je valide à 100% :hysteric: bon courage pour cette nouvelle fiche du coup, j'ai pas eu le temps de lire encore, mais je lirai tout quand tu auras terminé, j'ai hâte d'en savoir plus :youknow: j'espère que tu vas t'éclater avec ce personnage :cute:
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CONTENTE DE VOIR CE PERSONNAGE MON DIEU :shon: (oui moi je sais tout tout tout) et gn pas encore eu le temps de lire le début de ta fiche, mais j'ai hâte parce que nzdoinggziongr NICO (de un) et l'idée de personnage (de deux) :cute: breeef bienvenuuuue tu connais la maison un peu du coup, bon courage pour cette fiche et de riiiien :shon:

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Elias Hadler a écrit:
Jeremiah Reagan a écrit:


Warren dit : Le laissez pas entreeeeeeeeeeer

Don't worry, on va bien s'amuser

Tu vas voir quand je me serais amusé à décoller ta tête de tes épaules xD
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Bienvenue et bon courage pour ta fiche I love you
Ton personnage est génial, je viendrais te réclamer un lien :hé: :hé:
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Rachel Kasprzak a écrit:
Ca y est, t'as fini de te cacher? Espèce de salaud.
So maintenant :

Welcouuume. :rabbit:

C'est ta vue qui baisse, je ne me cachais pas... ou si peu

Azalea Holmes a écrit:
NICOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO I love you I love you il me manque trop, on le voit pas beaucoup sur les forums alors qu'avant il était sur tous les forums que je fréquentais :excited: bref, super choix du coup, je valide à 100% :hysteric: bon courage pour cette nouvelle fiche du coup, j'ai pas eu le temps de lire encore, mais je lirai tout quand tu auras terminé, j'ai hâte d'en savoir plus :youknow: j'espère que tu vas t'éclater avec ce personnage :cute:

Je comprends pas non plus qu'il ne soit pas plus représenté, il ressemble à un "Baby warrior", j'aime tellement ce contraste chez lui  

Warren Worthington III a écrit:
Elias Hadler a écrit:
Jeremiah Reagan a écrit:


Warren dit : Le laissez pas entreeeeeeeeeeer

Don't worry, on va bien s'amuser

Tu vas voir quand je me serais amusé à décoller ta tête de tes épaules xD

Je vais beaucoup moins bien marché après ça :sad:

:hé: :hé: :hé:

Tu la ferais rouler (ma tête) dans les douches des filles ?
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MAIS OUI MAIS OUI BABY WARRIOR C'EST TELLEMENT ÇA :hysteric:

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J'adore le prénom! Bienvenue à nouveau, du coup ! :hug:
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le perso qui promet trop. :hé:
les collègues ont tout dit, du coup j'te souhaite seulement bien du courage pour ta fiche. :hé:
en tout cas j'ai grave hâte de te voir en RP et faudra qu'on s'trouve des liens.

:keur: :keur:

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can't you see us bleed ?
torn apart
dysfunctional
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it's a revolution, i suppose
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Elias Hadler // Better the devil that you know

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