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 Meet me across the stars. || Ft. America [FLASHBACK]

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Meet me across the stars.
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Quelques années auparavant, quelques galaxies à côté... Tout droit au détour du soleil et trois fois à droite dans l'univers. Ma galaxie se trouvait là. Belle, vaste et orangée. La première fois que je l'avais vu j'étais un jeune dieu qui avait décidé de visiter des contrées plus vastes. J'avais voulu voir de mes yeux l'étendue de l'univers. J'avais voulu constater la grandeur de tout ce qui existait. J'avais contemplé cette faille dorée et y avait vu une perfection. Car c'était sous cette forme qu'elle se définit. une faille, une faille lumineuse et brillante. C'est un peu à gauche de son milieu que le système d'Ivaldien se trouve. Son jeune soleil, ses six planètes... Enfin désormais cinq. Durant la dernière grande guerre, l'une des planètes fut anéantie et ses débris volent encore dans le vide de l'espace. C'est un atroce paysage. Un paysage inerte, de tristesse et de mort. Je l'observais parfois, dans le miroir des âges. Je l'observais depuis le temple dans lequel je vivais. J'observais le résultat de notre création, l'aboutissement de nos efforts. Étions-nous responsables? L'étions-nous finalement?

C'est par un de ces jours de doutes et de réminiscences que mes yeux voyaient l'Ivaldien. Une coupe dorée à la main, un liquide lumineux à l'intérieur, mes pensées se perdaient dans les vagues de l'espace et sous mon pagne léger, un frisson me prenait. Sur ma peau tachée de bleu, mes poils se hérissaient. J'étais le seul à savoir, le seul à comprendre. J'étais le seul à pouvoir voir au delà du miroir car j'étais celui qui l'avait conçu. Les autres ne savaient pas, ils ne pouvaient pas. Ils me voyaient observer ce reflet des jours durant, ils imaginaient ce que j'y voyais mais ils ne savaient pas. Le regard de mon frère sur mon dos, je le sentais, souvent, mais je l'ignorais. Son esprit accroché au réel de ce monde n'était pas conscient de tout ce qui arrivait. De tout ce qui était arrivé. De tout ce qui arriverait un jour. Je buvais une goutte du nectar sacré et une goutte brillante coulait le long de mon menton jusqu'à tomber sur mon torse nu, sa fraîcheur provoquant un nouveau frisson qui secoua ma conscience. Je perdais le lien. Je perdais mon lien avec ce monde. Mes pensées dérivaient dans le passé et je posais la coupe sur l'accoudoir de mon fauteuil dans un claquement. Là. Sur B'almaar. Sur les terres originelles de ma conception. Une conscience s'était éveillée. Une âme était apparue.

J'avais délaissé l'Ivaldien depuis des millénaires et pourtant la vie encore s'y prolongeait. Une vie de débauche, de déchéance. Une vie... mais pas tout à fait. Mes yeux de lumière se posaient sur une petit village à l'Est des contrées voilées. Je voyais le monde d'en haut et lorsque je touchais le miroir du bout des doigts, une vague de froid m'enveloppa. Chaque parcelle de mon corps était soulevée, tiraillée un instant, et dans la lumière je m'élevais. C'est un flash qui me révéla, un flash discret et silencieux, une pulsion lumineuse qui à la seconde s'éteignit. Ma peau ornée de ses tâches rouges était à nouveau parcourue d'un frisson mais la boisson en était innocent. C'était le temps. Le vent. L'air frais qui était à l'oeuvre. Il faisait sombre mais la nuit était encore à venir. Par cette époque, le jour même ne semblait jamais vraiment lumineux. En lieu et place de mon pagne c'est une tenue plus classique qui m'habillait. Un long manteau de gris, semblable à des haillons que l'on aurait ajustés. Mes yeux d'un bleu éclatant étaient ternis par ce monde. Mes pas foulaient B'almaar, ses terres, ses déserts, ses marais et sa pauvreté. La grande cité de cristal n'était plus. Elle avait été détruite depuis des années. C'est dans ce petit village que j'avançais et sous une capuche que j'observais. Mon regard voyait les Balmiens. Il les voyait souffrir. Il les voyait s'éteindre. Ici un homme ivre, endormis sur le parvis d'une maison qui autrefois n'était pas en ruine. Ici un chien, maigre et fatigué, se battant pour des restes. Ici une enfant, le visage marqué par la douleur et ce simulacre de vie que ce monde lui offrait.

Les ruines d'un temple se présentaient à moi, vestige d'un temps oublié, d'un temps regretté. D'une époque où les dieux étaient aimés. Où ils n'étaient pas chassés. Une époque où d'un simple claquement de doigt j'aurais pu aider ces pauvres gens. Une époque... où ils me l'auraient demandé. Depuis tout ce temps, voir du rouge sur ma peau me semblait étrange, comme anormal. Comme si le bleu qui l'ornait là-bas était sa nature. Appartenais-je à ce univers? A l'autre? Ou alors à aucun des deux. Ma conscience poursuivait l'étrange magie liée à cette âme vagabonde et mes pas la suivaient. Je gravissais une à une les marches usées du temple, posais sur l'un des piliers de pierre ma main asséchée et atteignais la grande porte brisée. C'était l'antre de mes sœurs. La maison des grandes prêtresses. Protectrices de la vie et de la mort et sur les murs des moulures les représentaient. Deux femmes, deux grandes déesses parsemées de rouge, leurs forment tout juste recouverte de tissus, leurs chevelures brunes et dorées habillant leurs poitrines. Sur ces sculptures, ce rouge, c'était du sang. Je détournais mon regard de ces images du passé pour le poser sur la silhouette que je voyais là. Des cheveux sombre et longs, une peau brune et immaculée. Pas une tache ne venait perturber sa netteté et si certains rares Balmiens se voyaient ainsi abandonner, je pouvais le sentir rien qu'à la regarder: d'ailleurs elle venait.

De mes mains je repoussais sur mes épaules la capuche usée qui jusque là camouflait mes traits et mon regard bleuté se posait sur elle. - Baidan, eteler. - Ma voix attirait son attention et je pouvais observer ses yeux de jais. - Bevenin B'almär'en. - Un sourire étirait mes lèvres avant que ma tête ne s'incline légèrement en signe de respect et de politesse. Je n'étais pas ici en tant que défenseur, ni en tant que protecteur. Ce monde n'était plus à protéger, plus rien ne méritait de l'être. J'étais là en mon nom propre, par curiosité. Cette petite pulsion qui souvent m'animait. Mes bras s'étendaient sous mon manteau comme pour désigner tout ce qui nous entourait d'un geste tranquille. - Kae risan meneout?
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Ce rendez-vous a été une catastrophe monumentale. Ça ne lui arrive jamais de faire de telles erreurs de jugement. Jamais, vraiment. Mais là, c'était plutôt violent. Cette nana était complètement dingue. Genre, vraiment, vraiment complètement dingue. Déjà, elle a commencé à vouloir tout savoir d'elle, de manière presque obsessionnelle. America a horreur de ça, vraiment. Elle n'aime pas trop parler d'elle-même, alors qu'on l'assaille de questions pourries sur sa famille, son enfance et ce qu'elle a mangé la veille au déjeuner, il n'y a rien qui la dégoûte plus que ça. Elle a quand même fait avec, parce que bon, cette nana était franchement canon, et qu'elle était prête à faire abstraction de son caractère si elle pouvait un peu profiter de son corps pour la soirée. Mais voilà, au moment où les choses commençaient à devenir intéressante, elle a commencé à lui mordre le visage, à faire des bruits très étranges, et America a commencé à se dire que là, il fallait vraiment qu'elle s'en aille. Elle s'est excusée pour aller dans la cuisine, et elle s'est échappée par la fenêtre, en volant aussi vite qu'elle pouvait. Malheur, la jolie créature a tout vu, et elle l'a suivie dans les airs, tentant de la rattraper. Miss America a donc du accélérer, encore, et semer sa prétendante très insistante a été plutôt compliqué. Très compliqué même. Elle a carrément été obligée de changer de système. Et quand elle s'est rendue compte que la folle se mettait encore sur son chemin, elle s'est dit que ce serait bien de changer de galaxie. Elle a l'habitude, de se balader entre les galaxies… Mais franchement, devoir en laisser une à cause d'une fille… Nan, ça lui était jamais arrivé encore, jamais. Elle s'est donc retrouvée dans son bolide habituel, et s'est un peu perdue dans les confins de l'univers, cherchant à mettre le plus de distance entre elle et la dingue. Elle a atterri du côté d'une galaxie qu'elle ne connaissait pas encore, et comme il était tard, qu'elle était fatiguée et surtout, qu'elle avait faim, elle s'est décidée à s'arrêter. Elle a choisi un système au hasard, un peu comme un jeu. Bon, évidemment, ce n'est pas la meilleure des idées, parce qu'on ne sait jamais où on va arriver. Jamais. Mais America a toujours été aventurière, surtout dans de nouvelles galaxies. Elle s'est arrêtée sur l'une des petites planètes, sans même regarder sa carte pour s'assurer qu'elle ne fonçait pas droit dans la mort. Typiquement America. Elle a toujours cru en son instinct, et était persuadée qu'il ne lui ferait pas défaut. Sauf qu'elle aurait du apprendre de ses erreurs. La journée avait déjà mal commencé, avec ce date catastrophique. Quand elle a posé les pieds sur la planète, elle a tout de suite compris que c'était pas franchement la joie, ici. Pas du tout même. Elle s'est presque sentie mal à l'aise, avec ses jolis vêtements aux couleurs du drapeau des États-Unis, au milieu de toute cette misère et de ces habitants qui la regardaient avec de drôles d'expressions sur le visage. Elle a un peu baissé les yeux, et a commencé à explorer un peu les alentours à la recherche de quelque chose à manger. Un peu en vain. C'est au bout d'une heure qu'elle est tombé sur les ruines du temple. Curieuse, elle est entrée, sans même s'assurer que ce n'était pas un blasphème, sans s'assurer que ça n'allait pas lui attirer la foudre des dieux de cet endroit. Elle est comme ça America. Elle fonce, et elle pense aux conséquences après, comme beaucoup de gamins de vingt ans.
Il y a de très jolies sculptures, il faut le reconnaître. Un drôle d'autel aussi, à moitié détruit. Elle est seule, semble-t-il, à en juger par le silence qui habite l'endroit. Tant mieux. Elle va peut-être finir par faire une petite sieste par ici. « Baidan, eteler. » fait une voix derrière elle, alors qu'elle se tient là depuis de longues minutes déjà. Elle se tourne immédiatement, et fronce les sourcils. Bien sûr, ses poings se sont automatiquement clos, prêts pour la bagarre en cas de problème. « Bevenin B'almär'en. » Elle se détend un peu devant le ton de l'individu, et la façon dont il la salue. Visiblement, il n'est pas venu pour la chasser ou pire, la tuer. Mais elle continue de se méfier quand même. Les diables les plus cruels sont parfois cachés sous des atours bien saints. L'homme étire les bras, désigne ce qui les entoure. « Kae risan meneout? » America pince les lèvres. « Euh… » Clairement, ils parlent ici une langue qu'elle n'a jamais entendue auparavant. Et pourtant, elle en a entendu, des langues, la Miss Chavez. Elle baragouine plusieurs langues, et parle couramment l'espagnol, en plus de l'anglais, sa langue maternelle. « Bon euh… Loin de moi l'idée de vous offenser, hein.. Mais je n'ai pas compris un stricte mot de ce que vous venez de dire. » Elle hausse les épaules. « Vous avez l'air bien sympa, hein… Mais j'parle pas votre langue. » dit-elle, tout en sachant très bien que les chances qu'il la comprennent sont… quasi-nulles. Bon, peut-être qu'il a de quoi grignoter. Elle lève les bras et mime l'action de manger. Rien ne la détournera de sa faim, pas même l'aura puissante de la personne en face d'elle.

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Je l'observais alors qu'elle répondait, une brise légère venant s’immiscer dans les décombres du temple en ruine. J'entendais dans sa voix franche une pointe de chaleur, les sonorités du sud. Du sud d'où? J'observais sa planète depuis déjà des centaines d'années, je savais reconnaître un anglais à l'accent latino.  Et quand bien même je ne saurais le situer, il m'avait été donné de comprendre chaque langue de l'univers comme si je parlais à la conscience avant le corps. Un rire finissait par trahir ma neutralité lorsqu'elle en venait à mimer sa faim et c'est toujours souriant que je lui parlais. - Je disais, bienvenue à B'almaar. - Une planète différente, un système différent, une galaxie différente, et je parlais sa langue. De quoi surprendre et inquiéter. Ou impressionner. - Et je demandais ce que vous faisiez ici, mais il semblerait que votre estomac nécessite d'être remplis. - Mon regard la quittait pour balayer les ruines de pierres. - Mais cet endroit ferait un piètre décor pour un dîner. - Je sentais sa méfiance, je voyais ses poings serrés, aussi lorsque je traversais la distance c'était avec douceur et lenteur que mes pas se faisaient. Et finalement à sa portée, je tendais ma main vers elle, paume vers le haut, l'invitant à y déposer la sienne.

Je me nomme Naerendil. Souhaiteriez-vous m'accompagner dans un endroit... plus agréable? - En étais-je venu à être dégoutté de cette B'almaar? Dégoutté par mon propre monde? Par la pauvreté qui y régnait? Les ruines de ma civilisation. Ou plutôt de mes propres échecs. Ces terres ne lui offriraient rien de plus que de la nourriture triste et sans saveur, comme ses habitants qui se complaisaient dans le simplisme et la déchéance. - Ou en tout cas moins sinistre. - Non je ne voulais pas les aider. Ils avaient obtenu ce qu'ils avaient voulu, très précisément: un monde sans nous, sans leurs dieux. Sans notre bienveillance et notre protection. Voilà ce qui avait résulté de leur trahison, les conséquences de leur indépendance. La fin. Elle hésitait. Je ne pouvais la blâmer. Je n'étais qu'un inconnu pour elle, un homme grand couvert de tâches rouges, imposant dans cet accoutrement. Mais finalement elle posait sa main dans la mienne et je la serrais très légèrement. Mon regard se levait alors vers le ciel visible depuis les ruines et je fermais mes paupières. L'espace d'une seconde, une seule seconde, le sol se dérobait sous nos pieds. Une sensation de chute immédiatement annulée par à nouveau on sol sur lequel se reposer.

De la pierre usée nous étions passés sur une terre sèche. Dans notre dos une petite étendue d'eau semblable à une marre peu profonde à l'eau voilée. En face.. un bâtiment si immense que ça en donnait le vertige. Pas dans son étendue, non, mais bien dans sa hauteur. Comme si la taille de ses occupants n'avait rien à voir avec une taille humaine mais serait quatre ou cinq fois supérieure. Et c'était la réalité. Les voûtes de pierres se tenaient, solides, une quinzaine de mètres au dessus du sol. J'avais lâché sa main à l'instant même où nous étions arrivé et je faisais quelques pas en avant. - Toujours faim? - La végétation était en sommeil, la nuit avait pris place et même l'eau n'émettait plus autant de lumière qu'auparavant. Néanmoins au delà des étendues d'herbes grisonnantes, la rivière projetait encore une faible lueur claire. Pourtant, malgré cette tristesse, le bâtiment avait quelque de chaleureux, d'agréable. Tout ça n'existait encore que parce que moi-même j'existais toujours. Il était donc tout naturel que mon temple soit encore parcouru de chaleur et de convivialité. - Bienvenue chez moi, venez, je vais nous allumer un feu.

Je passais devant, la guidant dans le grand couloir jusqu'à une large pièce. Tout était un peu poussiéreux, comme quoi même un panthéon souffrait de cette maladie, mais tout était toujours à sa place. Des étagères bardées de livres, es meubles à l'échelle de l'endroit, sofa, fauteuils, tables et chaises, et une grande cheminée sans conduit pour évacuer la fumée. Il n'y en avait jamais eu besoin, je brûlais un feu qu'aucune fumée ne révélait. D'un claquement de doigts l’âtre s'embrasait de flammes vives et bienvenues et je tournais la tête vers elle avant d'observait notre environnement. - Oh, pardon. Vous... devriez fermer les yeux. - Je constatais la différence de taille, au sens strict du terme, et claquais une nouvelle fois des doigts. Si elle gardait les yeux ouverts, c'est certainement un vertige violent qui la prendrait lorsque la pièce s'était adapté à notre taille. Chaque meuble, chaque objet, même la cheminée, tout s'était réduis à taille humaine.. et pourtant le bâtiment n'avait pas bougé. Comment? Comme quelqu'un m'avait dit un jour sur Terre: "Silence, c'est magique". Sur la table était apparu quelques plats chauds, nourriture qui n'était pas là auparavant. Je lui avais fourni de la nourriture humaine, des choses que j'avais pu déguster lors de mes quelques passages. Des choses simples mais qui raviraient certainement sa panse. - Je vous en prie.
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L’homme rit de ses gestes, mais elle s’en fiche un peu. America ne se sent jamais ridicule, pas même devant une jolie fille. « Je disais, bienvenue à B'almaar. » Elle hausse les sourcils, a presque un mouvement de recul. Il parle anglais, donc. Étrange, dans cette partie de l’univers. Décidément, la mondialisation n’est pas qu’une histoire terrestre – pense la jeune femme. En tous cas, s’il y a une chose dont elle est sûre, c’est qu’elle n’a jamais mis les pieds ici auparavant, et qu’elle n’a jamais entendu parler de cet endroit. Le nom ne lui rappelle rien. « Et je demandais ce que vous faisiez ici, mais il semblerait que votre estomac nécessite d'être rempli. » Voilà un homme qui lui plait bien. « Mais cet endroit ferait un piètre décor pour un dîner. » Elle est bien d’accord, même si clairement, elle pourrait manger dans une benne à ordure si elle n’avait pas le choix. Rien ne l’arrête, et après des années de vagabondage, elle a appris à se contenter de même le plus pauvre des décors, du moment qu’elle peut manger. America a beau être très jeune, elle n’en est pas non plus complètement naïve, et s’il est facile de l’acheter avec de la nourriture, elle n’est pas du genre à en oublier la sécurité. Alors quand l’inconnu s’approche d’elle et lui tend sa main, elle plisse un peu les yeux, méfiante, comme d’habitude. « Je me nomme Naerendil. Souhaiteriez-vous m'accompagner dans un endroit... plus agréable? » Elle hausse les sourcils. Un endroit plus agréable, hein ? Tout ça ressemble désagréablement à une invitation perverse, et Miss America en est déjà dégoûtée. « Ou en tout cas moins sinistre. » America soupire un peu. Est-ce qu’elle a vraiment le choix, de toute manière ? Ce n’est pas maintenant qu’elle va repartir pour une autre planète ou galaxie, et elle a vraiment, vraiment faim. Elle se méfie de l’hôte, mais pas au point de décliner l’invitation. Après tant d’années à passer d’univers en univers, la jeune femme a développé un instinct plutôt bon, et celui-ci lui murmure qu’elle n’a pas trop à se méfier de l’homme aux tâches rouges. Dans le pire des cas, elle pourra toujours se battre, et filer à l’anglaise, comme elle l’a fait des dizaines, non, des centaines de fois depuis qu’elle a quitté Utopie à l’âge de dix ans. Elle prend donc finalement la main de l’homme, avec une grimace tout de même – parce qu’elle déteste le contact physique avec des inconnus et qu’elle préfère se débrouiller toute seule. Le sol se dérobe sous ses pieds.
Quand elle rouvre les yeux, le décor a parfaitement changé. Un bâtiment immense se dresse devant elle, et elle lâche un petit rire de surprise. Les gens qui vivent ici doivent être des géants, et même si elle en a vu quelques-uns dans ses périples, elle est toujours impressionnée. « Toujours faim? » demande Naerendil, qui a un peu avancé. « Je suis affamée ! » fait la brune, même si elle sait très bien qu’elle n’aura pas droit à un bon McDo ou à une pizza Domino’s. « Bienvenue chez moi, venez, je vais nous allumer un feu. » America hausse les sourcils. « Chez vous ? » Elle admire le bâtiment sous un nouvel œil. « Ça va, plutôt cool votre vie. » fait-elle remarquer avant de le suivre. Ils passent dans un long couloir, devant plusieurs pièces, toutes si poussiéreuses qu’America éternue. Eh bien, tout ça devient légèrement louche, quand même. Miss America fronce les sourcils, par réflexe, et observe attentivement autour d’elle. Elle a l’impression qu’ils sont seuls. « Oh, pardon. Vous... devriez fermer les yeux. » fait l’homme quand ils sont enfin arrêtés dans une des pièces et qu’il a fait apparaître des flammes dans l’âtre de la cheminée, par magie. America est curieuse, elle n’a jamais vu une telle chose auparavant. Cette planète n’a définitivement rien à voir avec celles qu’elle a visitées jusqu’à aujourd’hui. Quand elle rouvre les paupières, la pièce s’est transformée en quelque chose de très chaleureux, et elle pince les lèvres, admirative. « Cool. » lâche-t-elle, et ses yeux s’élargissent quand elle remarque la table remplie de victuailles toutes plus appétissantes les unes que les autres et – Oh ! – il y a même une pizza. Elle est à la fois super enthousiaste et de plus en plus méfiante. « Je vous en prie. » America prend place à la table en face de l’homme, et parcourt les plats des yeux sans pouvoir se décider. « Vous êtes quoi, au juste ? Je n’ai jamais vu quelqu’un comme vous. » fait-elle, ne perdant pas le nord. Elle fronce les sourcils, commence à attraper deux ou trois choses qu’elle met dans son assiette. « Vous êtes au courant que c’est super louche d’inviter une fille chez soi, alors que y’a de la poussière partout, et de lui donner des tas de trucs super bon à manger ? Parce que moi je vous le dis, c’est vraiment super louche. » America n’a jamais eu la langue dans sa poche, même avec les individus les plus forts qu’elle ait rencontré. Naerendil ne peut pas éviter sa légendaire franchise et son côté brut de pomme. « Du coup c’est quoi le plan ? Vous êtes plutôt empaleur, vous séquestrez ? Y’a du poison dans la nourriture ? » Elle ouvre grand les yeux et pointe un doigt dans la direction de l’homme. « Non, attendez, je sais… Vous me goinfrez et ensuite c’est moi qui devient une brochette ! » Elle secoue la tête, comme pour acquiescer, fière de sa déduction. « Je gagne quelque chose si j’ai trouvé la bonne réponse ? »

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J'étais très amusé par le comportement de cette jeune femme. Sa façon de parler, de réagir. Juste après avoir ajusté l'échelle de la salle à notre taille, j'entendais un... -  « Cool. » - Et je rajoutais... - On fait ce qu'on peut. - Je l'invitais à s'installer à la table. Couverts et plats en or - du moins ce qui ressemblait à de l'or -, coupes constituées d'or et de verre en une structure tout à fait particulière et magnifique. Le contenu de ma coupe luisait légèrement, mais pas celui de la jeune femme. Je buvais du nectar sacré, pas elle. Ce serait bête qu'elle meure là. - « Vous êtes quoi, au juste ? Je n’ai jamais vu quelqu’un comme vous. » - Oh j'en suis certain. - Je l'observais se servir ci et là tout en ajoutant du bois dans la cheminée. Elle était réellement affamé à l'évidence. Ses théories sur un quelconque piège me faisaient sourire et je la laissais terminer avant de rire clairement. - Certainement le droit de rejouer mais vous pouvez vous rassurer, je ne suis pas un psychopathe. - Mais n'était-ce pas ce que tous les psychopathes diraient? - Et puis il est hors de question de gâcher de la nourriture avec du poison. - Sur ces mots, je retirais l'amas de tissus sombre qui m'étouffait et le jetais sur un fauteuil, me révélant dans mon accoutrement habituel, cette toge qui me caractérisait toujours, et je m'installais en face d'elle, prenant une cuisse de poulet pour la mettre dans mon assiette.

Je suis "quoi"? N'est-ce pas un peu irrespectueux comme question? - Je laissais planer une seconde avant de sourire. - Une bonne chose que ça me soit égal. Quoi n'est pas vraiment la question. - Je portais la coupe de nectar à mes lèvres et en buvait une gorgée. - Pour faire simple, je suis le maître des lieux. Ici, la planète en dessous, les mondes alentours... - Oui, en dessous. Depuis le moment où nous étions arrivés ici, nous n'étions plus sur B'almaar. Nous étions au-dessus. A la fois dans l'espace et pas vraiment. Nous étions dans une poche de réalité. Vu de l'espace ou du sol, il n'y avait rien à voir mais d'ici, depuis les bords du panthéon, on pouvait observer B'almaar. J'étais responsable de tout ce système solaire car mes ouailles y vivaient. Certains du moins, survivaient. - Et vous n'avez pas à craindre quoi que ce soit, vous n'êtes pas menacée. J'ai été plutôt surpris lorsque j'ai senti votre arrivée sur ma planète. Non seulement nous n'avons reçu aucun visiteur depuis des siècles mais surtout la façon dont vous êtes arrivée... C'est étonnant. - Elle était apparue. Pas d'appareil, pas de machine. Elle était juste arrivée. J'avais déjà rencontré des personnes dotés de pouvoirs particuliers mais ses capacités m'intriguaient.

Je mordais dans la chair du poulet et m'essuyais doucement les lèvres d'un tissus. Mes yeux bleus ne la lâchaient que rarement mais je savais que l'effet de mon regard n'était ni oppressant ni inquiétant. Ni même gênant à vrai dire. - Cela dit, je suis toujours curieux: que faites-vous ici? L'Ivaldien n'est plus vraiment une zone de l'univers qui attire le tourisme et les visiteurs, alors pourquoi être venu sur B'almaar?
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Même les assiettes sont en or. America est consciente qu’il y a au soixante-quinze pourcents de risque qu’elle soit tombée dans un piège juste à cause de ce détail. L’or c’est trop. Beaucoup trop. Ça cache forcément quelque chose. Ça cache toujours quelque chose. « Certainement le droit de rejouer mais vous pouvez vous rassurer, je ne suis pas un psychopathe. » America a un petit rire jaune. « C’est ce que disent tous les psychopathes… » murmure la jolie brune, en continuant de mettre de la nourriture dans son assiette, sans la moindre retenue. Son hôte est sûrement en train de penser qu’elle n’arrivera pas à tout engloutir… Mais c’est mal la connaître. « Et puis il est hors de question de gâcher de la nourriture avec du poison. » Bonne réponse. Elle lève les yeux vers l’homme, a une petite moue et hausse les épaules, satisfaite.
Il se débarrasse d’une partie de son drôle d’accoutrement pour ne laisser place qu’à une simple toge, et America hausse les sourcils. Ça en fait, des muscles – pense-t-elle silencieusement, en entamant une cuisse de poulet du bout des doigts. Ils ont l’air de venir de deux films différents, tous les deux, lui avec son drap élégant de romain et elle avec ses baskets, sa veste aux couleurs des États-Unis et son short en jean. C’est un vrai choc des cultures. Et pourtant, il ne semble pas en être dérangé. Il l’a accueillie comme une semblable et ne détaille pas ses vêtements comme s’il désapprouvait.
« Je suis "quoi"? N'est-ce pas un peu irrespectueux comme question ? » America hausse de nouveau les épaules, concentrée sur sa nourriture. A vrai dire, elle ne s’est pas posé la question. Et ça lui importe peu, elle a toujours parlé sans filtre, ce n’est pas aujourd’hui que les choses vont changer. « Une bonne chose que ça me soit égal. Quoi n'est pas vraiment la question. » La jeune femme n’écoute qu’une oreille discrète, se goinfrant sans la moindre gêne comme si elle n’avait pas mangé depuis dix jours – ce qui, en fait, est plus ou moins le cas. « Pour faire simple, je suis le maître des lieux. Ici, la planète en dessous, les mondes alentours... » America est de nouveau happée par le discours. « Et vous n'avez pas à craindre quoi que ce soit, vous n'êtes pas menacée. J'ai été plutôt surpris lorsque j'ai senti votre arrivée sur ma planète. Non seulement nous n'avons reçu aucun visiteur depuis des siècles mais surtout la façon dont vous êtes arrivée... C'est étonnant. » Elle sourit. America a toujours été fière de ses pouvoirs, notamment parce que le démiurge est celui qui lui a fait l’honneur de les lui donner. Ils se sont toujours révélés bien plus intéressants que ceux de ses camarades utopiennes.
« Cela dit, je suis toujours curieux: que faites-vous ici? L'Ivaldien n'est plus vraiment une zone de l'univers qui attire le tourisme et les visiteurs, alors pourquoi être venu sur B'almaar? » finit par demander l’hôte. America prend une gorgée de son breuvage et s’adosse à la chaise sur laquelle elle est assise. « Accident. » dit-elle simplement en haussant les épaules. « J’veux pas vous offenser mais… J’ai jamais entendu parler de votre… planète. Je me baladais dans l’univers et j’ai atterri là parce que j’en avais marre de bouger. » Elle mange ce qui ressemble à des chips, et explique : « Je suis… plus ou moins exploratrice. Et c’est vraiment chelou chez vous. » Elle se souvient des ruines, et de la… désolation. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Vu l’état de l’extérieur… Je suis désolée de vous dire ça, mais vous devez être un très mauvais maître. Même des planètes gérées par des pourritures sont dans un meilleur état… » America, dans toute sa splendeur.

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Accident hein? Fascinants pouvoirs. Voyageait-elle au hasard? Ou avançait-elle d'une façon prédéterminée jusqu'à avoir envie de s'arrêter? Oui j'étais curieux, je l'avais toujours été, mais j'avais bien le temps de poser ces questions. En tout cas à la vue des proportions de nourritures qu'elle mettait dans son assiette, je me disais que du temps, j'en aurais. - Pas d'offense, c'est vrai. - B'almaar ne se montrait clairement pas sous son meilleur jour et même si je me considérais partiellement comme responsable, je savais pourtant que je ne l'étais pas vraiment. Syndrome du survivant? Était-ce le nom qu'on avait donné à cette chose là? Je tendais la main pour attraper une petite grappe de raison et fourrait distraitement l'un des grains entre mes dents. - Ils ne m'aiment pas beaucoup en bas, je dois dire. Je n'en suis pas vraiment responsable... mais je veux bien leur laisser le bénéfice du doute. - Après tout, d'une manière ou d'une autre, nous étions tous responsables de la situation qui avait engendré toute cette déchéance. Tous. Moi y compris.

Vous n'avez jamais entendu parler l'Ivaldien parce que l'Ivaldien a existé bien avant vous ou votre civilisation, tout simplement. - Je soupirais tout en penchant la tête en arrière pour mieux observer les voûtes ouvragées que formait le plafond. La lueur du feu éclairait doucement la pièce et formait des ombres mouvantes. - B'almaar a été l'une des premières civilisations de l'univers et forcément, son apogée autant que sa chute se sont déroulées bien avant que d'autres civilisations ne naissent. - Je fermais un instant les yeux avant de reposer mon regard sur la jeune humaine, toujours occupée à dévorer son repas. Au moins n'était-elle pas assez inquiète pour refuser de remplir son estomac. - Ce que vous avez vu tout à l'heure n'est qu'une ombre, la ruine de cette magnifique civilisation. Ils ne font que survivre, comme ils le peuvent. Ceci... - Je désignais le sol de ma main. - ... est un peu peuple en fin de vie. Il est rare qu'un peuple meure avant sa planète mais pourtant, c'est ce qui arrive ici. - Et d'une certaine manière, ils l'avaient bien cherché.

Je me levais de table, me dirigeant doucement vers le feu, attisant ses flammes en bougeant quelques morceaux de bois du bout d'un vieux tisonnier, geste inutile à ce feu magique mais qui occupait mes mains pendant que mes pensées revenaient dangereusement en arrière. - C'était juste après la grande ère d’expansion, alors qu'on était encore en plein apogée. Les planètes du système étaient solidement colonisées et ils commençaient à parler d'aller explorer au-delà de l'Ivaldien, et c'était vraiment excitant. - Je laissais mon regard se perdre dans les flammes, tournant le dos à la jeune femme sans la moindre inquiétude. - Et puis ceux des colonies se sont rebellés contre B'almaar... et B'almaar contre nous. Une série de grandes guerres s'en ai suivi entre B'almaar et les colonies jusqu'à l’annihilation des colonies... mais B'almaar ne s'est jamais relevé de la dernière grande guerre. - Je soupirais et me retournais. L'air triste sur mon visage, mon regard qui en avait trop vu, qui avait tout vu, ne pouvait passer inaperçu. - Des siècles se sont écoulés depuis mais ce monde est toujours stérile, dévoré par la mort. Ce qu'ils ont choisi d'ignorer à l'époque c'est que cette civilisation a été construite sur le principe fondamental de notre présence et sans nous... - Je baissais les yeux, incorrectement honteux. - En nous rejetant ils ont signé leur propre fin.
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Ce n’est pas la première fois qu’elle arrive sur une planète pas accident. Clairement, ça ne se passe pas toujours aussi bien qu’ici. Rares sont les habitants, et encore moins les régents, à l’inviter pour un festin digne de ce nom. « Ils ne m'aiment pas beaucoup en bas, je dois dire. Je n'en suis pas vraiment responsable... mais je veux bien leur laisser le bénéfice du doute. » America a du mal à croire qu’il ne puisse pas vraiment être responsable. N’est-ce pas le rôle des dirigeants de faire en sorte que leurs planètes, villes, univers ne s’en sortent pas trop mal ? Mais bon… Après tout, elle ne connaît ni les coutumes, ni les usages de ce recoin de l’univers, alors elle ne peut se permettre de juger - bien que juger soit l’un de ses passe-temps préférés. « Vous n'avez jamais entendu parler l'Ivaldien parce que l'Ivaldien a existé bien avant vous ou votre civilisation, tout simplement.» America hausse les sourcils, tout en prenant une gorgée de sa coupe dorée. L’homme lève la tête vers le plafond, et elle fait de même, se perdant un peu elle aussi dans la beauté de la voûte. « B'almaar a été l'une des premières civilisations de l'univers et forcément, son apogée autant que sa chute se sont déroulées bien avant que d'autres civilisations ne naissent. » America est d’autant plus surprise de ne pas en avoir entendu parler. Si cet endroit existe depuis si longtemps, pourquoi n’est-elle jamais tombé dessus ? Physiquement, dans les livres, ou au moins grâce au bouche à oreille ? L’homme doit garder férocement le secret de sa planète, pense-t-elle logiquement. Et ça ne la rassure pas particulièrement quant au fait qu’elle sortira d’ici indemne. L’homme n’a pour l’instant pas montré de signe de violence ou de trahison, mais elle commence à se demander s’il n’est pas simplement en train de lui servir toute une mascarade pour mieux l’exterminer.
Il peut bien essayer, de toute manière. America Chavez ne se laissera jamais exterminer.
Et son flegme se ressent à travers le fait qu’elle continue à manger malgré ces pensées. « Ce que vous avez vu tout à l'heure n'est qu'une ombre, la ruine de cette magnifique civilisation. Ils ne font que survivre, comme ils le peuvent. Ceci… » Il désigne le sol de la main, et America laisse tomber son regard à terre. « ... est un peu peuple en fin de vie. Il est rare qu'un peuple meure avant sa planète mais pourtant, c'est ce qui arrive ici. » La jeune femme soupire un peu, cherchant à comprendre. Pourquoi ce peuple est-il en train de mourir, malgré que sa planète soit encore en mesure de l’abriter ? De nouvelles questions naissent dans l’esprit de Miss America.
L’homme se lève et se dirige vers une cheminée, et la super-héroïne en profite pour re-remplir son assiette sans la moindre gêne, sans même demander à l’hôte s’il l’y autorise. « C'était juste après la grande ère d’expansion, alors qu'on était encore en plein apogée. Les planètes du système étaient solidement colonisées et ils commençaient à parler d'aller explorer au-delà de l'Ivaldien, et c'était vraiment excitant. » Des histoires de conquêtes, donc. America tend un peu plus l’oreille : elle s’est toujours un peu passionnée pour l’histoire de l’univers, même si elle ne l’assumerait pas devant n’importe qui. Elle aime cultiver l’idée qu’on a d’elle : une fille qui se fout de tout, qui est juste une force brute et qui passe son temps à vagabonder. Ainsi, les gens ont tendance à la sous-estimer, et ça fonctionne toujours dans son sens à un moment ou un autre. « Et puis ceux des colonies se sont rebellés contre B'almaar... et B'almaar contre nous. Une série de grandes guerres s'en ai suivi entre B'almaar et les colonies jusqu'à l’annihilation des colonies... mais B'almaar ne s'est jamais relevé de la dernière grande guerre. » America pince les lèvres, dans une moue mi-triste mi-indifférente.
L’homme finit par détacher son regard de la cheminée et le tourner vers elle, qui est toujours en train de piocher dans son assiette comme si sa vie en dépendait. « Des siècles se sont écoulés depuis mais ce monde est toujours stérile, dévoré par la mort. Ce qu'ils ont choisi d'ignorer à l'époque c'est que cette civilisation a été construite sur le principe fondamental de notre présence et sans nous… En nous rejetant ils ont signé leur propre fin. »
America soupire. « Eh ben… » Elle laisse un petit silence passer avant d’ajouter : « C’est dommage, ça avait l’air plutôt chouette pourtant, avant. » admet-elle. Elle a vu peu de choses de cette planète mais les ruines qu’elle a traversées laissaient imaginer les splendeurs de l’époque. « Vous devez être vachement vieux, pour avoir vu et vécu tout ça… » fait-elle en plissant les yeux et en le détaillant de haut en bas. « Vous m’avez l’air plutôt puissant, comme gars… Il n’y a vraiment rien que vous puissiez faire pour améliorer la situation ? » Ça lui paraît un peu absurde. Mais encore une fois, elle ne connaît pas assez cet endroit pour avoir une vision globale et claire des choses.

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« C’est dommage, ça avait l’air plutôt chouette pourtant, avant. » - J'esquissais un sourire, acquiesçant à la supposition. B'almaar était effectivement magnifique à l'époque. D'immenses tours de verre brut naturelles, des reliefs, des océans. Une herbe rouge et chatoyante. Vous n'avez pas vécu tant que vous n'avez pas vu un coucher de soleil sur les pleines de B'almaar. Ces pleines qui semblaient s'enflammer lorsque le soleil était assez bas... Mais plus personne ne les verrait désormais. Plus personne n'en aurait l'occasion. Même les survivants en bas étaient trop "récents" pour pouvoir s'en souvenir. Le sol n'était que boue et terres stériles. Les cultures fragiles et, insuffisantes. Je ne relevais pas sa remarque sur mon âge. Elle établissait une hypothèse et je n'allais pas contre. J'étais vieux, effectivement, mais cela faisait bien longtemps que j'avais cessé de compter mon âge. J'avais existé avant d'exister et en ça, utiliser un nombre pour le définir serait bien ridicule. Ou trop long à énumérer. - « Vous m’avez l’air plutôt puissant, comme gars… Il n’y a vraiment rien que vous puissiez faire pour améliorer la situation ? » - Je revenais vers elle, un sourire courbant mes lèvres lorsque je voyais son assiette à nouveau remplie, et bien remplie.

Mes pouvoirs ont beau être impressionnants, je suis impuissant. - Avais-je soufflé en me rasseyant face à elle. Je ne prenais même pas la peine de discipliner la toge qui couvrait mes jambes, même si elle les couvrait vraiment. - Auparavant nous étions des dizaines à vivre ici dans le panthéon. Nous étions si nombreux... Mais lorsque les dirigeants des mortels ont décidé de nous rejeter... - Je levais mon regard sur elle, mes yeux dorés trahissant ma nostalgie. - Ils ont proposé ça à la population, il y a eu un vote. La démocratie en action. - Pour quelqu'un d'étranger, le concept même d'un monde démocratique et évolué qui se rattachait autant à la religion et au divin pouvait semblait totalement incohérent, et pourtant c'était un équilibre qui s'était fait au fil de l'évolution de ces mondes. - Il existe une règle. Les Dieux ne peuvent outrepasser les mortels. Nous n'existions seulement que par leurs prières et leur volonté. Nous étions liés à leurs pensées. Le libre arbitre doit être respecté. - Mes mains se liaient, pour mimer l'idée. - Mais notre cohésion était symbiotique. Nous étions la raison pour laquelle ces mondes vivaient, ils étaient la raison pour laquelle nous étions conscients.

Mes mains se séparaient et mes bras retombaient sur mes jambes. - Lorsqu'ils ont décidé de nous rejeter, nous avons tenté de discuter avec eux. Comme nous avions tenté de discuter avec eux durant les guerres, mais ils n'ont rien voulu entendre. - Je soupirais. Ressasser ces souvenirs me coûtaient mais il m'était impossible d'oublier. Et si je voyais l'indifférence chez cette jeune femme, j'y ressentais aussi une curiosité qui d'une certaine manière ressemblait beaucoup à la mienne. - Et au fil du temps, les prières cessèrent. Mes frères et mes sœurs disparurent un à un jusqu'à... Ça. - Ma main désignait notre environnement avec un dédain évident. Ça c'était le vide, la pénombre, l'absence et le silence. Le panthéon ne tenait encore qu'à un fil et ce fil c'était moi. Sans le monde à l'envers j'aurais cessé d'exister moi aussi et tout ce serait écroulé. Tout aurait disparu. Un regard déterminé prenait place sur mon visage, ou résigné, et je claquais des doigts. Ma main s'illuminait d'une lueur chaude. - Voyez... - Ma main se posait alors sur la table, à plat, et une vague magique déferlait. Elle traversait tout, circulaire, indolore. Sa lumière envahissait les lieux et l'environnement changeait. Un écho de l'histoire, une image basée sur mes souvenirs. Tout devenait plus lumineux, plus propre mais aussi plus incroyable. Des silhouettes immenses de quelques mètres de haut, des lueurs dans le ciel. Les lieux étaient à la fois plus grands et pourtant aussi petits. Les dimensions changées, comme je l'avais fais un peu plus tôt. Le soleil brillait à l'extérieur et on pouvait observer l'herbe rouge et part l'une des ouvertures, l'Eau originelle, brillante, pure et parfaite, une silhouette grande et féminine, une jarre dans les bras, en versant le contenu. Si elle décidait d'explorer, America pourrait évoluer dans cet échos comme si c'était réel, mais elle ne pourrait influencer les silhouettes, ni communiquer avec.
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L’homme revient près d’elle pour lui répondre. « Mes pouvoirs ont beau être impressionnants, je suis impuissant. » C’est quand même con - pense America. Avoir des pouvoirs et ne pas pouvoir faire quelque chose pour la chose qui nous tient vraiment à coeur. Un peu malgré elle, elle laisse ses pensées dériver vers ses mères. Elles ont tout fait pour sauver Utopia, et se sont sacrifiées pour offrir à leur peuple un futur, une chance. Jamais America n’a été la même, après ça… Mais elle a toujours su, au plus profond d’elle-même, que ses mères étaient mortes pour quelque chose qui leur tenait à coeur, quelque chose qui avait du sens pour elle, et c’est sûrement pour ça qu’elle a réussi à dépasser leur disparition comme elle l’a fait. Elles lui manquent, quand même, atrocement, tous les jours. Elle plante ses dents dans ce qui ressemble à une cuisse de poulet pour faire disparaître leur image, se concentrer sur autre chose. « Auparavant nous étions des dizaines à vivre ici dans le panthéon. Nous étions si nombreux... Mais lorsque les dirigeants des mortels ont décidé de nous rejeter… Ils ont proposé ça à la population, il y a eu un vote. La démocratie en action. » America hausse les sourcils. Finalement, le schéma n’est pas si original. Les mortels finissent toujours par se persuader qu’ils doivent gérer leur propre existence, souvent à tort. La jeune femme ne connaît pas beaucoup de planètes à qui cela a réussi. Au moins, c’est une chose qu’Utopia a compris; la démiurge est tout, personne n’a essayé de s’élever contre lui, et le monde n’a jamais cessé de prospérer. « Il existe une règle. Les Dieux ne peuvent outrepasser les mortels. Nous n'existions seulement que par leurs prières et leur volonté. Nous étions liés à leurs pensées. Le libre arbitre doit être respecté. Mais notre cohésion était symbiotique. Nous étions la raison pour laquelle ces mondes vivaient, ils étaient la raison pour laquelle nous étions conscients. » L’idée est un peu complexe, mais America arrive clairement à saisir le concept. Quand les uns ont rejeté les autres, tout a éclaté.
« Lorsqu'ils ont décidé de nous rejeter, nous avons tenté de discuter avec eux. Comme nous avions tenté de discuter avec eux durant les guerres, mais ils n'ont rien voulu entendre. » America pince les lèvres, pas vraiment surprise. « Et au fil du temps, les prières cessèrent. Mes frères et mes sœurs disparurent un à un jusqu'à... Ça. » America arrête de manger. Par respect, presque. Elle n’est pas du genre à se formaliser des sentiments des autres, mais l’histoire de l’homme est particulièrement lourde, et bien qu’elle n’ait jamais eu de frères, soeurs, ou quoi que ce soit qui y ressemble… Elle peut essayer de comprendre, et se doute que ça a dû être très, très difficile. Si l’homme est immortel ou quasi-immortel comme elle le suppose, ça doit être d’autant plus compliqué. Il a dû voir ses proches disparaître avec la certitude qu’il vivrait une éternité sans eux. Même America ne peut pas rester indifférente à ça.
« Voyez… » La main de l’homme s’illumine et tout à coup, toute l’atmosphère de la pièce change. Complètement. Tout est transformé, comme avant - comprend America. Oh, elle trouvait déjà la pièce fort agréable, mais là… Ça dépasse l’entendement. Toutes ces silhouettes, ces visages joyeux… Miss Chavez se lève, bien sûr, parce que tout lui semble soudain si grand, et qu’elle a besoin de se rassurer en occupant plus d’espace sur la hauteur. Quand elle tourne la tête, elle voit à travers la fenêtre un décor tout autre à celui qu’elle a observé un peu plus tôt. Ses pieds la portent jusqu’à la fenêtre pour qu’elle puisse mieux observer, et elle se laisse enchanter, doucement, par cette illusion chaleureuse et puissante. Elle observe la femme qui verse le contenu d’une jarre dans l’eau sublime, et pince les lèvres. « Vous ne devriez pas faire ça. » lâche doucement America, en se détournant de la fenêtre pour regarder l’homme qui a toujours sa main lumineuse posée sur la table. « Il ne faut pas ressasser le passé. Ça fait plus mal qu’autre chose. » dit-elle pour préciser ses propos. « Vous n’avez pas besoin de ça. » Elle se redirige vers la table, où son assiette est toujours remplie. Elle se rassoit. « Je peux vous poser une question ? » Elle s’adosse à la chaise, et le regarde, les sourcils froncés. « Pourquoi vous restez ? »

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Je l'observais se lever, tenter de s'adapter aux dimensions qui changeaient. Il était facile d'apprécier une pièce immense, de subir une pièce plus exiguë, mais essayez donc de supporter une pièce de deux dimensions différentes, simultanément. Vous dites impossibles? Je dis difficile. Car il était facile de le faire, il était moins évident de le supporter. Mon regard était conçu pour le voir et le comprendre, je pouvais évoluer dans ces deux dimensions à la fois, mais pas elle. Elle n'était qu'humaine, comment le pourrait-elle? Je l'observais se rapprocher de l'ouverture dans le mur, observer les étendues rouges, l'eau luisante et ma sœur en son rituel. - « Vous ne devriez pas faire ça. » - Mes yeux dorés croisaient son regard, attendant une précision qu'elle amenait immédiatement. - Je n'irais pas me hasarder à deviner votre âge... - Gentleman en toute galaxie. Je retirais ma main qui s'éteignait, estompant l'illusion. - ... Mais quand vous avez le mien. Quand vous avez vécu tout ce que j'ai vécu. Que le passé est plus vaste que le futur incertain qui vous fait face... Vous n'avez que ça à penser. Que ça pour vous raccrocher.

Elle revenait s'installer à table et je buvais une gorgée. Je n'étais pas offensé par son commentaire, bien au contraire. - « Je peux vous poser une question ? » - Bien sûr. - « Pourquoi vous restez ? » - Un sourire étirait mes lèvres. - Oh je ne reste pas. - Je buvais une nouvelle gorgée de nectar avant de reprendre. - Je vis dans un univers différent, de ma propre conception. Je vous laisserais volontiers appeler ça "fuite et déni" si je pouvais changer quelque chose ici, mais je ne peux rien faire. - Fuir ses responsabilités, nier la réalité oui. Peut être. Mais seulement si j'étais en mesure d'y faire quoi que ce soit. Hors j'étais impuissant, je l'avais déjà dis. Les Balméens avaient fait leur choix. Ils avaient choisi leur mort, leur extinction. Leur trahison avait signé notre mort à tous et si je n'avais pas eu le monde à l'envers, j'aurais certain pu devenir un dieu vengeur. - B'almaar ne reçoit pas de visite, plus depuis des millénaires. Votre arrivée m'a poussé à revenir, pour voir ce qui se passait. - Explication simple, logique. Claire. Et surtout véridique.

Un grain de raison venait rejoindre mes lèvres et je ne la quittais pas du regard. C'en deviendrait presque gênant, où du moins ça l'aurait été si je n'avais pas parlé. - C'est amusant... - Fascinant aurait pu être le mot. Cette jeune femme le devenait de plus en plus à mes yeux. - J'ai mentionné le mot "Dieu" tout à l'heure, et vous n'avez pas réagi. Certes je n'attend pas de courbettes mais vous n'avez même pas été surprise. - Un sourire amusé courbait mes lèvres. - Est-ce parce que vous avez déjà eu à faire à une divinité par le passé? Vous ne me semblez pas du genre à éviter de me traiter d'imposteur par simple peur de me froisser. - Je jetais un regard en l'air. - Mon frère aurait hurlé à l'irrespect et à l'hérésie, une bonne chose pour vous qu'il ne soit plus là. - Ce n'était pas froid, c'était réaliste. D'autant que Nathélias existait toujours dans le monde à l'envers, alors je le voyais tous les jours.
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« Je n'irais pas me hasarder à deviner votre âge… Mais quand vous avez le mien. Quand vous avez vécu tout ce que j'ai vécu. Que le passé est plus vaste que le futur incertain qui vous fait face... Vous n'avez que ça à penser. Que ça pour vous raccrocher. » Elle hausse les sourcils. C’est bien sage, tout ça, mais bon, c’est quand même sacrément triste, et elle reste sur l’idée qu’il pourrait faire autre chose que ressasser le passé. Comment peut-on se raccrocher à quoi que ce soit, sans espoir d’avancer ? Elle a du mal à saisir. Mais il doit savoir mieux qu’elle, et avec un peu de chance, elle n’aura jamais à comprendre. America veut être une héroïne, mais l’immortalité ne la fait pas rêver le moins du monde. « Oh je ne reste pas. Je vis dans un univers différent, de ma propre conception. Je vous laisserais volontiers appeler ça "fuite et déni" si je pouvais changer quelque chose ici, mais je ne peux rien faire. » Elle hausse les épaules en se tournant de nouveau vers la fenêtre. Bon, c’est un peu bizarre, quand même, de vivre dans un univers de sa propre conception.. Est-ce qu’il a foutu tous ses fantasme là-bas comme pour vivre dans une illusion ? America trouve l’idée un peu malsaine. Mais bon, elle n’a pas toutes les données en main. « B'almaar ne reçoit pas de visite, plus depuis des millénaires. Votre arrivée m'a poussé à revenir, pour voir ce qui se passait. » -- « Je vois. » dit simplement America.
Un silence s’étire entre eux, et il la fixe. Elle s’apprête à lui demander s’il veut sa photo, quand il se remet finalement à parler. « C'est amusant… J'ai mentionné le mot "Dieu" tout à l'heure, et vous n'avez pas réagi. Certes je n'attend pas de courbettes mais vous n'avez même pas été surprise. » America esquisse un sourire. « Est-ce parce que vous avez déjà eu à faire à une divinité par le passé? Vous ne me semblez pas du genre à éviter de me traiter d'imposteur par simple peur de me froisser. » Oh non, certainement pas. America ne sait même pas ce que c’est, faire en sorte de ne pas froisser quelqu’un. Il est rare qu’elle mette un filtre sur ce qu’elle a envie de dire. Elle n’a jamais eu peur d’assumer ses choix, même face à des entités puissantes ou des rois. Ça ne lui a pas toujours réussi, mais elle a toujours été fidèle à elle-même, au moins. « Mon frère aurait hurlé à l'irrespect et à l'hérésie, une bonne chose pour vous qu'il ne soit plus là. » America lâche un petit rire. Elle s’en serait sortie, quoi qu’il arrive! Elle a toujours réussi à se sortir de mauvais pas. Avec quelques égratignures, souvent, mais bon…
« J’ai rencontré beaucoup de dieux oui. Des demi-dieux aussi. Des quarts de dieux, même. Il y a en a à la pelle dans notre univers. Certaines galaxies en sont bourrées, et c’est loin d’être les plus agréables, d’ailleurs. Ils se croient un peu tout permis, ceux-là, alors qu’ils ne sont pas forcément des lumières. Regardez Thor! » Bon, elle exagère peut-être un peu. Et elle ne sait même pas s’il connaît Thor. « Je vous mets pas dans le même sac que les autres hein, mais bon. » Elle soupire. « Je voyage beaucoup. J’vois beaucoup de gens. » dit-elle simplement. « Alors nan, vous êtes pas le premier dieu, et pas non plus le premier mec chelou que je rencontre. Mais vous au moins, vous fournissez la bouffe, et ça, c’est pas partout. Donc vous gagnez des places dans le classement. » fait-elle avec un sourire en coin. « Manque plus qu’un lit King Size et un jacuzzi. » dit-elle mi-amusée mi-sérieuse. Elle le teste un peu. « Ça vous dérange, si j’reste ici pour faire une bonne nuit ? J’ai pas trouvé un seul coin d’univers sympa depuis quelques semaines et ça commence à tirer un peu, là. Bon, y’a toujours le risque que vous me tuiez ou me mangiez dans mon sommeil, mais bon, fuck it. Faut que je dorme. »

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« ... Regardez Thor! » - Thor... - J'avais dis ça en riant, un rire ironique. Moqueur? Certainement. Thor n'était pas un dieu. Ni son demi frère, ni même son père. C'était un habitant de l'univers comme un autre. Avec certains pouvoirs, certes, mais on trouvait des personnes dotées un peu partout, ce n'était pas si exceptionnel. C'était ma fierté de divinité qui était touché là. Thor, un dieu, quelle belle blague. Néanmoins je ne la blâmais pas pour le penser, nous n'avions pas les même points de vu après tout. - « Je vous mets pas dans le même sac que les autres hein, mais bon. » - Et tant mieux. - Ça c'était juste de l’ego. J'avais été conçu avec, comme tout les autres. Une bonne chose pour moi, j'étais bizarrement celui qui en avait le moins. Ça ne présageait rien de bon pour mes frères et mes sœurs. Je l'écoutais me raconter, me dire qu'elle voyageait beaucoup. Et au hasard à l'évidence, puisque trouver B'almaar était devenu compliqué avec le temps. Je répondais à son sourire par un amusement sincère lorsqu'elle mentionnait que moi au moins, j'offrais la nourriture. L'hospitalité Balméenne... Perdue depuis tant de siècles. Quelle honte... - « Manque plus qu’un lit King Size et un jacuzzi. » - Je souriais et la laissais poursuivre tout en me levant. - « ...  Bon, y’a toujours le risque que vous me tuiez ou me mangiez dans mon sommeil, mais bon, fuck it. Faut que je dorme. » - Je promet de faire ça très silencieusement pour ne pas vous réveiller.

Je claquais des doigts et une lueur se formait avant de disparaitre, laissant place à un immense lit proche du feu éternel de la cheminée. - Je n'ai jamais bien cerné le terme "king size", mais je doute que vous mettre un roi dans ce lit soit bien pratique pour vous endormir. - Je claquais à nouveau des doigts et une nouvelle lueur se manifestait, cette fois un peu plus loin. De l'eau chaude, des bulles à souhaits, tout ça dans une structure de pierre collant parfaitement à l’endroit. - En revanche un jacuzzi, ça peut aider à se détendre. - Je me retournais vers elle, un sourire sur les lèvre.s - Un grand lit, un jacuzzi, de la nourriture et un bon feu. Un roi? Pas de roi? Non? Bien. - Je riais et prenais une gorgée du nectar lumineux. J'aurais très bien pu lui créer une pièce ailleurs. J'aurais pu. Mais celle-ci était plus que suffisante. Un dernier claquement de doigt calfeutrait les ouvertures et fenêtres d'un voile noir translucide qui gardait la fraîcheur et la lumière à l'extérieur, de quoi rendre l'endroit bien plus agréable. Si ça avait été une chambre, elle aurait été particulièrement grande mais j'avais vu des chambres bien plus vaste pour des personnes bien moins méritantes. En quoi avait-elle mérité ça? Sa simple compagnie, sa franchise. N'était-ce pas suffisant?

Nous avions continué à discuter un peu, le temps qu'elle finisse de manger. A croire qu'elle n'avait rien avalé depuis des jours. Et finalement je m'étais retiré pour la laisser se reposer. Moi-même j'avais dormis dans ma chambre, un peu plus loin. Une sensation étrange que de m'allonger à nouveau dans ce lit. Le monde à l'envers avait beau sembler identique, il y avait quelque chose qui manquait, quelque chose de différent par rapport à ici. Quelque chose qui me rappelait constamment que ce n'était pas "ici". Et ici me manquait terriblement. Au petit matin, comme prévu, je l'avais ramené à la surface de B'almaar pour qu'elle regagne son vaisseau, qu'elle quitte ces terres désolées. Je l'avais raccompagné et l'avais observé décollé, amusé de voir ce genre d'animation ici, dépité de voir les regards ahuris des habitants qui n'avaient probablement jamais vu ça de leur vie sinon dans les légendes. Qui aurait pu reconstruire une civilisation sur ces terres mortes? Personne. Lorsqu'elle avait disparu au delà de ma vision, je m'en étais retourné dans le reflet, dans le monde à l'envers. Je n'avais plus rien à faire ici. Plus rien à voir ni à apprendre. Je me trompais. Le regard encapuchonné que je ne remarquais pas en était la preuve...
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