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 "Cheers" |~| Ft. Naerendil

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MessageSujet: Re: "Cheers" |~| Ft. Naerendil   Lun 22 Aoû - 22:07
Cheers
Ft. Jean Grey


« A mon tour… » - Pas de répit pour les braves comme ils disent. Je la laissais saisir ma main et autour de nous le bar disparaissait. Je sentais la délicatesse de son invitation. Une illusion? Je pouvais voir à travers mais je la laissais m'emmener. Je voyais ce qu'elle voulait me montrer. Je faisais ce qu'elle avait fait juste avant: je suivais le chemin tracé. L'espace. L'univers. Je pouvais presque le sentir et je n'avais qu'une envie, le rendre à la réalité, nous y transporter, mais je n'en faisais rien. Je laissais mon regard voler parmi étoiles avant de le poser sur une masse flamboyante aux ailes immenses et vastes. Le Phoenix. Entité astrale qu'il disait. Ma bouche pendait, mon regard était ébahi par cette immensité. - Tu es magnifique... - Sa mission était louable, importante. Vitale même. Je me demandais s'il était déjà venu rectifier mes affres. D'un autre côté ce que je modifiais s'inscrivait irrémédiablement dans l'univers alors peut être n'était-ce pas de son ressort? L'oiseau de feu volait, se déplaçait dans l'espace et le néant. Elle nous emmenait plus avant, sur Terre, à sa crainte des premiers mutants et de leur potentiel, et cette petite bouille rousse qui me semblait immédiatement familière. - Jean...

Je voyais alors sa vie défiler devant mes yeux. Son existence. Le Phoenix et Jean Grey. Je la voyais grandir, je la reconnaissais, son regard, ses yeux, ses cheveux. Je me souvenais de son visage jusqu'à le voir face à moi puis vieillir et sa vie qui défilait encore tel un paysage depuis un train. Et plus elle grandissait, plus son innocence disparaissait... plus une pénombre l'entourait. Mon sourire face à sa magnificence se fanait et lorsque Alcatraz arrivait une larme coulait sur ma joue. La scène disparaissait brusquement et je clignais des yeux pour réhabituer mon regard à la noirceur jusqu'à ce que le bar ne réapparaisse. Elle semblait décontenancée, me lâchait pour se ruer sur deux verres de rhum. Estomper ses songes. Nous avions tous notre lot de douloureux souvenirs, je ne pouvais pas la blâmer, seulement la plaindre. Mon sourire se faisait compatissant et lorsque les murs se mirent à vibrer je faisais un pas en avant. - « Pardonnez-moi, certains souvenirs que nous avons peuvent être très durs à revivre… » - Ma main, chaude, venait doucement se poser sur sa joue et je plongeais mon regard doré dans le sien. Le halo apaisant de ma lumière l'enveloppant. - Tout va bien, tu n'as pas à t'excuser. - Je connaissais trop bien cette détresse. J'avais bien redéfini la dépression en me coupant de l'univers pendant un bon millénaire.

Ce n'était plus le Phoenix. Ce n'était plus l'oiseau qui parlait. Son ton, sa voix, quelque chose avait changé autant que l'intensité de ses flammes. Je l'avais senti. Le temps arrêté reprenait son cours. Les clients retournaient à leurs conversations et à leurs boissons sans réellement comprendre que quelque chose venait de se dérouler ici. Le partage. La communion de deux êtres cosmiques et astraux, ancestraux. Si ma journée avait bien débuté, elle prenait un tout autre niveau d’intérêt ici et maintenant. Mon physique? Les tâches rouges? Les yeux lumineux? Seule Lilandra pouvait les voir, et doucement cette apparence s'estompait, laissant la place à mon physique humain, ma peau unie, mes yeux bleus... si fade à mon gout. - Rasseyons-nous. - Et je la raccompagnais gentiment jusqu'aux tabourets où je m'installais moi-même. Une gorgée de mon cocktail venait réchauffer ma gorge avant que je ne pense à un détail. - Maintenant que tu as vu qui je suis, je pense qu'il est peut être de rigueur de me présenter sous ma véritable identité, non? - Les conventions humaines... Toujours un point de doute. Et pourtant j'avais traversé leur histoire. - Je suis Naerendil, dieu de l'irréel du panthéon B'almeen. - Réduire mon existence à ce panthéon était assez mensonger je dois dire, mais il fallait bien me situer. Et oui, mon titre allait avec mon nom. C'était comme ça. Quand on est un dieu, on aime bien le rappeler.
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Sang et poussière, flammes et chaos. Toujours la même rengaine, toujours le même tourment, les souvenirs aussi vivaces qu'à mon réveil... Pourquoi n'arrivais-je pas à me défaire de leur douleur, ou ne serait-ce qu'à limiter leur impact ? Malgré tous les efforts que nous avions employés à temporiser notre "cohabitation", à harmoniser notre "collaboration", ces quelques brides d'images et de sons entremêlés continuaient à nous menacer notre fragile équilibre. Cette période comme marquée au fer rouge au creux de mon âme, ne cesse de me frapper en plein cœur chaque fois qu'elle me revient en mémoire. Mais je devais faire face, la crainte dissimulée sous le masque d'une inconnue dont la force restait à prouver. Le Phoenix avait accordé une seconde chance de prouver sa valeur. Qui était-je pour ne pas surmonter un simple obstacle mémoriel quand lui, l'Entité, avait fait l'effort d'écouter notre plaidoirie ? "Tout va bien, tu n'as pas à t'excuser Le contact de sa main, son regard et la compassion qui émanait de lui me touchait. Quand bien même avait-il rencontré Jean Grey, il ne savait rien de Lilandra, elle n'était que l'inconnue nouvelle hôte du Phoenix. Pourtant, il réagissait de la plus douce des manières, compréhensif et patient. Une approche qui n'était pas sans me rappeler celle d'un certain Professeur, et qui différait de bien des manières de celle de mon ancien Protecteur.  

Tout autour de nous, l'environnement avait repris son fonctionnement naturel, libre de tout contrôle psychique. J'avais rompu le lien, peut être sans le vouloir ou au contraire intentionnellement. Non pas que l'exercice soit difficile à maintenir, mais je n'étais pas une adepte de ces pratiques, sauf en cas d'extrême nécessité. J'estimais qu'à moins de représenter un danger, la conscience d'un individu était quelque chose de sacré, l'intimité propre d'une personne, sa capacité à user de son libre arbitre. Je n'aimais pas en abuser si les circonstances ne le justifiaient pas.
"Rasseyons-nous." Gentleman de surcroît, voilà qu'il me raccompagnais à ma chaise. Très aimable, peut être trop, le méritais-je ? "Avec plaisir." Ses tâches demeuraient comme le halo de ses yeux, et pourtant aucun client ne semblait remarquer leur étrange singularité par rapport à l'apparence commune d'un terrien. Cependant, bientôt, son apparence singulière reprit peu à peu un aspect "normal", comme pour se fondre dans la masse. Je vidai de nouveau mon verre lorsque ses paroles m'intriguèrent. Véritable identité ? Voilà que nous étions intéressés de connaître la suite... "Je suis Naerendil, dieu de l'irréel du panthéon B'almeen." Un ... Dieu ? Rien que ça ! Je comprenais mieux pourquoi l'Oiseau était si intrigué. Devrais-je me méfier ? Grande question, on ne rencontre pas une divinité tous les jours. En même temps, j'étais également l'hôte d'un être tout aussi singulier.

"Un Dieu... Et moi qui pensait ne plus pouvoir être surprise." Ma propre remarque me fit échapper un léger rire, sincère, simple, teintée de fraîcheur. Depuis quand n'avais-je pas été assez sereine pour m'autoriser un amusement réel, non lié à un rôle joué et sans en ressentir de la culpabilité ? Bien trop longtemps. Peut être étais-je sur la bonne voie, au final... "Et ... les dieux de ton monde voyagent-ils souvent aussi loin de leurs croyants ? Car je suppose que vous avez des croyants, non ? Nous n'en avons pas, nous... seulement une mission." De nouveau, la curiosité m'étreignait avec force et une quantité de questions venaient naturellement à moi. Mais peut-être allais-je trop loin ? Peut-on poser des questions à un Dieu, est-ce que c'est ... "correct" ? "Pardon je suis curieuse... Je n'ai pas l'habitude de ce genre de rencontre... Voir plus l'habitude des rencontres en général." Cette dernière phrase m'avait à peine échappé que je la regrettai aussitôt. Pendant un instant, j'avais oublié le rôle et de ce fait, les remarques qu'il fallait éviter. J'avais réagis en tant que Jean, revenue des morts, isolée des autres pendant plus d'un an, et de nouveau confrontée au monde. Peut-être était-ce sa sincérité quand à sa véritable nature qui m'avait inconsciemment impacté ? Devais-je lui dire, moi aussi, qui se cachait sous les traits de cette brune ? Cette réflexion me mettait mal à l'aise mais je tachais de conserver mon masque de sérénité. Je remplis alors nos deux verres du liquide ambré, puis levai le mien en sa direction avant de l'avaler cul-sec. Pas sûre que ce soit une bonne idée mais au fond, trinquer avec un Dieu était une occasion qui ne se présentait pas souvent, pas vrai ?  
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MessageSujet: Re: "Cheers" |~| Ft. Naerendil   Sam 27 Aoû - 17:26
Cheers
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Je laissais échapper un rire à mon tour. J'avais déjà obtenue toutes les réactions. De la peur au choc, de la surprise à l'absolue révérence. Vous n'imaginez pas combien de personnes s'étaient mises à genoux à la simple évocation de ma présence. Enfin pas ici, ici je n'étais personne. Rien de plus qu'un autre type bizarre. J'aurais pu aisément lui laisser croire que j'étais un mutant, c'était la réponse facile je suppose, mais dans ce jeu d'honnêteté que nous jouions, il n'y avait pas de place pour ce genre de mensonge. Surtout plus après lui avoir montré quelques images de mon passé. Pas après avoir dévoilé ma véritable apparence. Des mutants au physique différent il en existait des tonnes... Mais aucun n'était comme moi. Aucun ne pouvait l'être ou même y prétendre. Elle s'avançait en une question, curieuse encore et toujours, mais venait vite adoucir ses interrogations. Savoir qu'on est en présence d'un dieu changeait toujours la donne. Parfois j'en jouais, parfois comme ici et maintenant, je m'en fichais. - C'est bien dommage, beaucoup gagneraient à profiter de ta compagnie. - Subjectif? Oui peut être. J'étais fasciné par le Phoenix et loin d'être déçu par la conversation de cette jeune femme. S'isolait-elle à cause de lui? Ou d'autre chose? Non je ne comprenais pas pourquoi mais ce n'était mon choix.

Les autres dieux ne voyagent pas non, je suis le seul. Et je voyage uniquement parce que je l'ai décidé. Mais... - J'attrapais la bouteille déjà bien entamée et mettais face à nouveau son côté sans étiquette pour que dedans l'on voit l'image de ce qui se déroulait derrière nous. Cette image alors se brouillait et le reflet du bar se transformait en tout autre chose. Un reflet oui, toujours, mais d'un autre paysage. D'un autre monde. - Je ne suis jamais loin de mon monde. - Je lui montrais le monde à l'envers pour ne pas avoir à lui montrer l'image de B'almaar tel qu'elle était actuellement. Désertique, dévastée, tout juste peuplée... Mourante, depuis des siècles. Je lui montrais le monde à l'envers car il était plein de vie et de lumière. Il ressemblait à ce qu'elle avait vu dans mes souvenirs car mes souvenirs lui avaient montré B'almaar dans son apogée. Que la peau soit rouge ou bleu, de cette vue, la différence était inexistante. On y voyait les tours de cristal, similaires voire identiques à celles dans son sac, on voyait les maisons de terre et de pierre. C'était une fenêtre sur le monde à l'envers, une image. Mouvante et réelle, mais une image. Comme un film en direct. Et lorsque je déplaçais la bouteille? L'image changeait, se déplaçait aussi.

Les autres ne voyagent pas parce qu'ils n'en ressentent pas le besoin mais je suis curieux, j'ai besoin de voir d'autres choses, de découvrir d'autres contrées. C'est ce qui m'a attiré ici. - Je reposais la bouteille, le reflet s'estompant au profit du bar en contre vue. - J'observe ce monde depuis longtemps. Déjà à l'antiquité ils étaient différents... - Je faisais glisser le verre vers moi. - Ils ont cette position de balance. Entre l'ombre et la lumière. Cette propension à un potentiel infini. - Parfois j'oubliais que je parlais à des humains au sujet de l'humanité. Était-ce condescendant? Le Phoenix en elle devait certainement comprendre cette sensation. Peut être était-ce pour ça que je ne m'étais pas arrêté à ce détail. - Vous. Excuses-moi. Mauvaise habitude. - Je buvais une gorgée dans un sourire. Mes frères et sœurs me manquaient un peu parfois. Ce genre de conversation, je l'aurais normalement avec eux. Ou du moins avec leurs oreilles puisqu'aucun ne semblait vraiment comprendre. L'esprit pratique de mon frère, l'esprit.. déconnecté de mes sœurs. J'étais le seul à percevoir les différents voiles des gens mais c'était normal, c'était comme ça. Après tout c'est comme ça qu'on nous avait créé. Sortant mon nez de mon verre je tournais la tête vers elle, revenant à une chose qu'elle avait dite. - Tu as parlé d'une mission?
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Etonnant comme la vie s'amuse à nous étonner davantage au fil des jours. Déjà forte était ma stupeur lorsque je découvris l'existence du Phoenix, mais me serai-je attendu à voir débarquer dans mon monde des divinités d'un autre ? Sans doute pas, et je ne savais pas vraiment comment réagir. Inclinaison ? Rejet ? Croyance ? Voilà un mot bien étranger parmi ceux de mes réflexions. Je ne m'étais jamais posée la question de l'existence d'une Divinité Créatrice et Originelle avant d'être confrontée à l'Entité. J'étais une scientifique, réaliste et pragmatique. Je ne m'étais jamais laissée prendre dans ces jeux des religieux qui prônent l'existence d'un Dieu tout puissant. Alors que signifiait cette notion de "Dieu" caractérisant mon interlocuteur ? C'étaient des questions auxquelles seuls l'expérience et le temps me permettraient de répondre... "C'est bien dommage, beaucoup gagneraient à profiter de ta compagnie." Je retiens un rire jaune, ne laissant pas mon ancien moi se dévoiler de trop. Ma compagnie n'était que trop peu désirée, sans aucun doute. En tout cas en tant que Jean Grey, celle que l'on prenait pour une simple mutante aux pouvoirs démentiels et à l'esprit dérangé. Ils étaient tellement loin de la vérité... qui n'était pas forcément plus rassurante.Pourrais-je de nouveau un jour arpenter ces rues sans devoir me cacher ? "Je ne suis jamais loin de mon monde" J'observais son manège avec la bouteille et l'image qui se dévoilait d'un monde semblable à ce que j'avais  pu observer un peu plus tôt. Quel individu apporterait autant d'image de son monde si celui-ci ne lui manquait pas un tant soit peu ? "Tu sembles pourtant t'en languir..." J'avais fait ce commentaire sans vraiment attendre une réponse. Aucune n'était nécessaire, à dire vrai.

Oubliant même les troubles qui m'avaient assaillis il y a quelques minutes, je ne cessais de l'écouter tout en observant tour à tour le contenu du sac et l'image de la bouteille qui se mouvait au gré des propres déplacements que'imposait Naerendill à la pièce de verre, notant les similitudes des constructions et des paysages dans chacun des deux. Mais ce qui me marquait particulièrement était cette impression de paisible qui émanait de ces images, comme si son Monde était resté intouché par la violence de ceux qui le peuplaient. Bien différent de nous, semble-t-il ... Quand il mentionna notre "ici", je relevai les yeux sur lui. Il ne jouait plus avec la bouteille, dont le reflet reprit peu à peu son apparence originelle. Nous étions deux à écouter ces paroles, notant les détails les plus infimes comme s'ils avaient été cruciaux. Nous entendions ses réflexions sur la qualité de l'espèce humaine, sa dualité et au fond j'aimais à penser que l'Oiseau ne serait pas indifférent à ce discours.
"Vous. Excuses-moi. Mauvaise habitude." Je souriai, voir un Dieu présenter ses excuses étaient plutôt caucace, je dois dire. "Il n'y a pas de mal. Si je fais partie de cette espèce qu'est l'Humanité, l'Entité en moi n'en est rien." Toujours avec ce petit sourire, je me reservis un verre que je pris le temps de déguster cette fois ci. Il fallait avouer que les verres s'étaient enchainés, et je préfèrais être consciente de l'intégralité de mes actes pour poursuivre cette conversation.

"Tu as parlé d'une mission?" Je gardais le sourire mais baissais les yeux sur mon verre, m'amusant à faire tournoyer le liquide à l'intérieur. Comment définir cette mission sans risquer de la compromettre ? Ou même pouvait-il la comprendre, comprendre le Phoenix, comprendre ce qu'il ferait si la mission échouait. Allez savoir... "Je ne sais pas si le terme mission est convenable. Mais ... Chaque être, qu'il en soit conscient ou non, qu'il le veuille ou non, a cette responsabilité de prouver sa valeur." Je m'arrêtais un instant, cherchant mes mots tout en continuant de déguster mon verre. Les yeux levées vers le ciel comme en pleine réflexion, je laissai quelques secondes se passer avant de reprendre. "Aujourd'hui, nous sommes devant le jugement du Phoenix. Non pas en tant qu'individu, mais en tant que peuple, en tant qu'Humanité. Nous allions être condamnée si Jean Grey n'avait pas été vaincu..." Parler de soi à la troisième personne n'était pas un exercice des plus aisés, surtout quand nous nous devions de garder l'image que nous ne l'étions pas. Je ne pouvais dire si c'était une conséquence de la qualité de la conversation ou du nombre de verre déjà terminés, mais étrangement cela me semblait moins difficile. "Ce qu'il s'est passé entre-temps reste cependant à définir. Tout ce que je puis vous dire, c'est que nous avons notre deuxième chance et qu'il me semble important de lui montrer tout ce que l'Humanité a à apporter." Comme par exemple, se faire draguer par un ivrogne au milieu d'un parc, décider d'aller boire plusieurs verres dans un bar, rencontrer un Dieu... En y repensant, je ne savais trop si j'avais commencé au bon endroit au final...    
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« Tu sembles pourtant t'en languir... » - Ne languis-t-on pas tous notre foyer? - Bien sur que mon monde me manquait. Ses bâtiments de cristal, ses habitants, ses contrées, sa magie. Son ambiance. Mes frères et mes sœurs. Bien évidemment que tout ça me manquait. Mais la Terre était une aventure, une découverte. Une exploration de tout temps et je ne regrettais pas ma présence ici. Le nectar me manquait aussi. Les alcools de la terre étaient intéressants mais c'était de l'eau pour moi. J’acquiesçais à ce qu'elle me répondait. Le Phoenix était comme moi, au delà de l'humanité. Cette dualité lui permettait de comprendre, ou en tout cas de ne pas se vexer.

Vaincu... Je n'aimais pas ce mot. Pas pour parler de Jean en tout cas. Notre rencontre avait été brève mais elle n'était pas maléfique. Elle n'avait pas à être vaincu. L'on pouvait vaincre les cauchemars, je le faisais plus souvent que je ne le voulais, mais elle. Ou alors avait-elle tant changé depuis l'adolescence qu'un monstre l'avait remplacé? Le Phoenix avait sa mission, je ne pouvais imaginer que Jean ait été coopérative... Ou peut être n'avait-elle pas eu le choix. - Il est dommage qu'à l'époque, Jean n'ait pas été capable de lui montrer... - Je levais mon regard sur elle et lui souriait. - Mais je comprend. Il maintient un équilibre plus grand que ça. L'humanité doit faire ses preuves. Je comprend. - Et c'était le cas. J'étais un dieu, pas un Balmeen, pas un humain. J'étais un dieu et je voyais le temps par delà la simplicité de ses composants. Même moi. Même lui.

Mais s'il évalue cette balance cosmique, qu'est-ce que l'humanité avait fait qui nécessite que tout soit refait? - Pour l'équilibre avait été menacé? Grande question, peut être trop grande. - Ma civilisation a anéanti tout un système solaire, commis des atrocités dont je ne répond pas, et pourtant ils n'ont visiblement pas été indignes... de survivre. Je ne prétendrais pas pouvoir comprendre l'étendue de l'équilibre de l'univers, mais pourquoi ici? Pourquoi l'humanité? Que s'était-il passé? - Grande question oui, mais j'étais le roi pour poser ces questions là. Lorsque le savoir des mortels n'est plus suffisant, il faut bien se tourner vers quelque chose... de plus grand. Mais peut être n'était-ce pas une question de puissance ou de dévastation. Après tout j'avais réécris la réalité des centaines de fois, parfois à une échelle bien supérieure à l'entendement et pourtant rien ni personne n'était venu... m'éliminer de l'équation. Réécrire l'existence était mon domaine, c'était mon essence, je l'aurais fondamentalement su si on me l'avait fait. Je l'aurais senti. C'était indéniable. Alors peut être n'était-ce pas la taille du déluge.. mais peut être son idée? Son origine? Peut être le Phoenix avait-il senti chez l'humain un potentiel. Peut être pouvait-il voir les conséquences en chaines d'une cause toute simple pour le moment?
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Amusant comme nous avons parfois une certaine facilité à remarquer chez les autres ce que l'on a tendance à se cacher à soi même. Bien que je le sache, je gardais bien enfoui ce sentiment de manque par rapport à mon propre monde. Le monde que j'arpentais autrefois, les amitiés que je m'étais faite, l'Institut comme une maison à part entière. Mon monde, le monde de Jean, réduit à l'état de simples souvenirs aux goûts amers de regrets. S'il se languissait du sien, à des milliards de kilomètres de la Terre, le mien, bien qu'à ma portée, me semblait à jamais perdu. "Il est dommage qu'à l'époque, Jean n'ait pas été capable de lui montrer..." Là était toute la question. En aurais-je été capable ou la puissance de l'Entité était-elle destinée à m'oblitérer face à son devoir ? "On ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir eu à cette époque les armes que seule l'expérience permet d'acquérir..." Je voyais son sourire et j'entendais ses mots, mais une part de moi se demandait s'il comprenait vraiment, s'il visualisait la difficulté que représentait d'être l'Hôte d'un être venu vous "corriger". Peut être comprenait-il la mission de l'Entité, mais être à la place de Jean Grey n'est pas quelque chose que l'on peut facilement imaginer. Après tout, ils ont bien confondu ce problème avec un dédoublement de personnalité.

"Mais s'il évalue cette balance cosmique, qu'est-ce que l'humanité avait fait qui nécessite que tout soit refait?" J'avais oublié les avantages qu'il y avait à discuter avec de nouvelles personnes, comme le simple fait qu'ils posent parfois les questions que l'on ne s'était jamais posé. Instinctivement, je savais que répondre à celle-ci ne serait pas chose aisée.. "Ma civilisation a anéanti tout un système solaire, commis des atrocités dont je ne répond pas, et pourtant ils n'ont visiblement pas été indignes... de survivre. Je ne prétendrais pas pouvoir comprendre l'étendue de l'équilibre de l'univers, mais pourquoi ici? Pourquoi l'humanité? Que s'était-il passé?" Je ne savais pas quoi répondre, je ne savais pas toutes ces genres de choses, je m'en étais jamais vraiment soucié depuis que j'étais revenue. J'avais juste essayer tant bien que mal de vivre avec le poids des morts, tout en essayant de réapprendre à "vivre" cette fois en cohabitation totale avec l'Oiseau. Mais bien que l'Entité avait tenté de me faire comprendre sa mission, je ne l'avais pas associé à ce qu'il s'était passé durant ma "dernière" année en tant que Jean. Et il fallait maintenant que j'accorde les différentes données pour avoir une vision un peu plus claire des causes qui avaient entraîné le déchaînement de la puissance de l'Oiseau.

"Je n'ai malheureusement pas toutes les réponses... Le Phoenix a pu me montrer l'utilité de sa mission, mais il demeure bien silencieux quand à ses prises de décisions. J'ai peut être cependant une théorie..." J'avalais une gorgée de rhum, comme pour me donner les armes nécessaires à ce que j'allais évoquer par la suite. "De ce que j'en sais, attiré par le potentiel de Jean, il a été pris dans les filets psychiques de Charles Xavier. Il n'aurait pas du être impacté, mais sa fusion avec elle était toute neuve, récente, et il s'est laissé piéger." Je ne pouvais être certaine de ce que j'avançais, l'Oiseau n'étant pas une créature dotée d'un sens certain de la communication. "Ces barrières se sont étiolées avec le temps, mais le sacrifice de Jean à Alcali Lake a été une libération brutale et je pense qu'après tout ce temps passé dans l'esprit d'un être humain, il a pu se confondre lui même avec elle. " Je fronçais les sourcils, le regard perdus dans le vague tandis que j'essayais de recoller les morceaux dans ma mémoire des différents évènements et de leur signification. Rien n'était aussi simple, je m'avançais en territoire inconnu, incertaine de ce que j'avançais alors que l'Oiseau restait silencieux, enfoui, absent. "Je pense qu'il a été marqué involontairement par la peine et la colère de Jean, et qu'il se l'est associé à son propre devoir. Il avait détecté le potentiel aussi bien positif que négatif de la race humaine et particulièrement des mutants, mais sa fusion avec Jean a eu de terribles impacts sur sa vision. Je suis ici pour lui en montrer les aspects positifs." Je reprenais une gorgée de mon verre, épuisée par toutes ces liaisons théorisées en aussi peu de temps. Sans compter que j'évoquais mes propres souvenirs à la troisième personne et qu'il était indispensable de montrer une objectivité pour garder mon anonymat. "Bien sûr, ceci n'est que ma vision des choses..." Une vision personnelle et emplie de souvenirs et de ressentis qui m'était propre, mais une simple théorie de ma part dont seul l'Oiseau pouvait confirmer ou non la justesse...


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J'écoutais ses idées, le verre au bout de mes doigts. La conversation prenait un tournant bien moins amusant, sans perdre de son excitant. - Oui, ça ma semble cohérent... - Avais-je dis pensif. Je ne cherchais pas à confirmer ou infirmer, ni valider, mais effectivement, ça se tenait. Je pouvais aisément concevoir qu'il ne divulgue pas les détails de ses motivations, après tout j'en faisais de même. Nous avions simplement conscience de plus de choses. Mais la raison de sa perdition? La fusion avec l'esprit de Jean, piégé par Xavier, fragilisé par l'état émotionnel de la rousse... Ça se tenait oui. - J'ai senti le potentiel de l'humanité aussi. C'est ce qui m'a poussé à venir ici plutôt qu'ailleurs. Il y a quelque chose chez vous... Un point de balance. Votre véritable existence est sur le fil du rasoir. - Je pivotais sur mon tabouret. - La majorité des races ont un alignement moral plus simpliste. Bien, Mal, termes abstraits qu'ils constatent plus facilement. Ici c'est particulier. Vous avez une complexité à ce niveau là, quelque chose qu'on ne voit pas partout. - Certains sont voués au Bien, d'autres au Mal. La différence est visible, radicale, évidente. Mais l'être humain? Les limites étaient flous ici. Le Bien pouvait être mauvais, le Mal pouvait avoir un but bon.

Les Balméens étaient de ceux-là, en moins complexes. Ils étaient passés d'une apogée divine à une guerre inter-planétaire en quelques dizaines d'années. Motivés par la seule cupidité. Il y avait aussi la cupidité sur Terre, bien présente même, mais tellement plus de choses aussi. Bonnes comme mauvaises d'ailleurs. Des motivations étranges et parfois multiples. Cachées ou évidentes. Mystérieuses parfois même pour eux. Je buvais une gorgée, pensif encore. - C'est certain, le Phoenix a du travail ici... - Je ne voulais pas qu'il annihile cette planète, ni ses habitants d'ailleurs. Plusieurs millénaires que je foulais cette terre et je voulais encore en voir plus. La douce malédiction d'un dieu, ne pouvoir apprécier réellement une chose que dans l'étendu de son entièreté. Pour comprendre et apprendre de l'humain, il fallait le voir dans son ensemble. Et ça passait par observer leur civilisation... du début à la fin. Parce que oui, il y aurait une fin. Il y avait toujours une fin. Et je serais certainement toujours dans l'ombre pour la voir. Je m'étais juré au départ de ne pas m'impliquer, de ne pas participer. De rester observateur. A l'intérieur, mais observateur passif de ce qui pourrait bien arriver. Mon erreur au Moyen-âge m'avait forcé à être un peu plus actif mais je ne voulais pas influencer les conflits ou même la civilisation. D'autres se le permettaient, peut être se pensaient-ils investis de droits supérieurs? Ou manquaient-ils de recul?

Mais et toi alors? - Je posais mon verre pour me concentrer sur elle. - Moi je suis un dieu d'un autre monde qui fait du mannequinat pour s'occuper. - Et d'une autre galaxie aussi d'ailleurs. - Le Phoenix est une entité cosmique. - Certainement réducteur comme terme, mais il fallait bien le qualifier d'une façon ou d'une autre. - Jean n'est malheureusement plus parmi nous. - Et ça me peinait de l'apprendre. - Et donc toi, Lilandra? Qui es-tu? Non parce qu'on parle beaucoup des autres mais pas beaucoup de toi.
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Je n'aurai jamais imaginé que je puisse avoir ce genre de conversation en entrant de ce bar, et encore moins avec un Dieu venu d'un autre monde. Enfin ... Disons plutôt que deux êtres supérieurs au cours de ma simple existence, c'était beaucoup pour ma propre imagination. La majorité des races ont un alignement moral plus simpliste. Bien, Mal, termes abstraits qu'ils constatent plus facilement. Ici c'est particulier. Vous avez une complexité à ce niveau là, quelque chose qu'on ne voit pas partout. J'écoutais les paroles de Nae et me prit à réfléchir à leur portée. Nous étions particuliers, il fallait l'admettre, mais cette ambivalence n'était-elle pas proche de celle de bons nombres de Divinités ? "On le voit chez certains êtres, ou en tout cas dans le rôle qu'on leur donne. En tant que Dieu, n'as-tu jamais eu à faire des choses au delà du Bien ou du Mal, mais qui à des yeux extérieurs, auraient pu paraître comme tel ?" Ma question ne demandait pas de réponse, elle reflétait seulement ma propre réflexion. Phoenix détruisait pour certains des mondes, mais pour lui, il faisait ce qui était nécessaire à l'évolution de systèmes tous plus différents les uns que les autres. Nae avait-il eu un jour ce choix à faire dans son monde ? Je n'en avais aucune idée, mais je ne doutais pas qu'il puisse comprendre le chemin que prenait mes réflexions.

"Mais et toi alors?" Mes réflexions s'arrètèrent net à l'entente de son interrogation et je ne pu m'empêcher de craindre la suite de sa question. "Moi je suis un dieu d'un autre monde qui fait du mannequinat pour s'occuper." Il fallait bien l'avouer, il pouvait se le permettre. D'ailleurs, y avait-il vraiment des limites aux possibilités d'un Dieu ? C'était un axe de réflexion sur lequel j'aurai bien aimé dévier la conversation. "Le Phoenix est une entité cosmique." Qui a fait plus de dégàts dans ma vie que quiconque n'aurais pu l'imaginer. On en revient au concept du Bien/Mal propre à chacun : ma vie était détruite, lui survivait sans bien grand mal. "Jean n'est malheureusement plus parmi nous." Je voyais facilement où allait me mener ces trois affirmations, comme j'aurais pu voir le bout du tunnel où m'attendais une épreuve on-ne-peut-plus difficile. Je sentai la fin de son questionnement et je faisais du mieux que je pouvais pour contenir mon stress sous un visage curieux et serein. "Et donc toi, Lilandra? Qui es-tu? Non parce qu'on parle beaucoup des autres mais pas beaucoup de toi." Le moment tant redouté. J'avais facilement pu laisser la conversation tourner autour d'autres que de mon nouveau moi.Que pouvais-je répondre ? Que devais-je inventer comme histoire ou comme détail qui satisferait la curiosité d'un Dieu sur le masque que j'arborais ? "Moi ? Par rapport aux trois êtres que tu viens de citer, pas grand chose, j'en ai bien peur ..." Après tout n'était-ce pas le cas ? Qui était Lilandra si ce n'est la remplaçante inconnue et sans attaches de mon ancien moi ? Qui était-elle face à une Divinité d'un autre monde et à une Entité cosmique ? Non rien, elle n'était rien par rapport à ce que j'avais pu être, et c'était le but. Mais au fond, cela me touchait de me le rappeler aussi froidement.

Je me resservis un verre en gardant le sourire, mais je ne pouvais m'empêcher de garder les yeux détournés de mon interlocuteur. Après avoir avalé une gorgée du verre ainsi rempli, je finis par relever le regard sur Naerendil, un sourire malicieux sur le visage.
"Que voudrais-tu connaître de ma modeste personne ? Mon but dans la vie ? Mes aspirations en tant qu'Hôte d'une Entité pouvant faire crâmer ce monde ?" Je ne pu retenir un léger éclat de rire à ma propre réponse, m'amusant de la pointe de cynisme que j'y avais involontairement glissé. "Je viens des Îles Féroé, entre la Norvège et l'Islande, peut-être as-tu déjà eu l'occasion de les visiter ?" J'avais eu l'occasion d'y faire un tour lors de mon périple avec Elias, et j'avoue avoir apprécier le calme qui d'en dégageait. Mais cela n'avait été qu'un passage et non ma patrie, seulement celle de la fabriquée Lilandra, un mensonge dont les pièces avaient été soigneusement choisies. Quand me déciderais-je à avouer la vérité ? "Je ne sais pas trop quoi te dire. Que voudrais-tu savoir de moi ?" Laisser une porte ouverte, préparer les éventuels mensonges à sortir tout en m'accablant d'une honte propre à mentir à une divinité qui semble si compréhensif. J'aimerai lui dire, j'aimerai ôter ce poids de mes épaules, mais serais-je prête à porter celui des conséquences qui en découleraient ? Rien n'était moins sûre...




Dernière édition par Jean Grey le Dim 16 Oct - 17:08, édité 1 fois
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Je n'avais pas répondu à sa question. Elle était rhétorique et je le savais parfaitement. Pour autant je n'étais pas resté sans réaction et c'est un mouvement des yeux très clair qui avait trahis ma pensée. Bien sûr qu'il m'était arrivé d'agir au delà du Bien ou du Mal. Quand on réécrit la réalité, on doit faire des choix. Ce faisant j'effaçais certaines choses, j'en créais de nouvelles. Des vies étaient sacrifiées, d'autres ajoutées. J'étais fais, conçu, pour comprendre ce genre de choses. En avoir conscience, toujours, et pourtant être capable de faire les choix qui m'incombaient. C'était ainsi. Vu de l'extérieur? Ça voulait dire vu par des êtres de conscience inférieure. Est-ce que c'est insultant? Oui peut être, mais c'était pourtant la vérité. Je pensais mes actions à un niveau bien différent des mortels et autres entités car mes actions influençaient tout le tissus de la réalité, et plus encore. Alors oui, pour ces êtres là, mais actions pouvaient sembler muent par de mauvaises intentions mais s'ils étaient capable de voir ce que je vois, de concevoir ce que je pouvais percevoir, ils sauraient. Ils pourraient savoir que rien n'est si simple que le Bien ou le Mal. Que rien n'est aussi fermé et catégorique. Elle était la différence: la capacité à concevoir dans toute sa grandeur le flou de l'existence.

« Moi ? Par rapport aux trois êtres que tu viens de citer, pas grand chose, j'en ai bien peur ... » - Non sens. - Le Phoenix n'aurait pas choisi n'importe qui comme hôte, je savais au moins ça à son sujet. Peut être elle-même n'en avait pas encore conscience? C'était tout à fait possible après tout. Elle le découvrirait avec le temps. Les îles Féroé hmm? - Non, jamais. - Depuis toutes ces années j'avais parcouru cette planète. J'en avais visité bien des régions et bien trop pour un homme de mon âge apparent. Cela dit mes visites remontaient à loin et je n'étais plus retourné en Egypte depuis l'antiquité. - J'ai pas mal vu du pays depuis le temps, mais ce sera ma prochaine destination! - Avais-je ajouté en souriant avant de boire une gorgée. A pouvoir voyager d'un reflet à un autre en quelques secondes et sans rien payer, pourquoi se priver?

« Je ne sais pas trop quoi te dire. Que voudrais-tu savoir de moi ? » - Je fronçais légèrement les sourcils comme si je réfléchissais réellement à la question. Ce que je voulais savoir? Ma curiosité naturelle voudrait dire tout, mais ce n'était pas correct. Ni vraiment adéquate. On avait pas le temps pour "tout". Encore que, le temps... Je pouvais le mettre sur pause. Enfin en théorie. Je posais mon verre et commençais à décider. - Et bien je ne sais pas... Lieu d'origine, c'est fait. Pourquoi pas... ton travail? Tu travailles? Ou communiquer avec ton compagnon prend tout ton temps? - Je continuais de réfléchir, jouant avec mon verre d'une main distraite. - Ou alors tes loisirs, ce que tu aimes faire à part boire dans les bars? - Un rire et je buvais d'ailleurs une nouvelle gorgée avant de me reprendre. - Ou alors rien de tout ça. Je pose la question mais tu n'es pas obligé de répondre. Je ne me vexerais pas si tu préfères garder ces choses pour toi.
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"Non sens." Je devais avouer que pour un oeil extérieur, un hôte d'une divinité ou entité, qu'importe le terme, ne pouvait pas être quelqu'un des plus banals. Pourtant, c'était la sensation que j'avais eu, que j'avais parfois encore. Cette question qui souvent m'avait traversé l'esprit : pourquoi moi ? Si je revenais à l'époque où l'Entité s'était approché de moi pour la première fois, je ne voyais pas ce qu'elle avait pu voir qui l'attire. J'étais une enfant réservée, renfermée depuis la mort d'Annie, avec un pouvoir qui en aurait rendu fou plus d'un. L'Oiseau voyait-il à ce point le potentiel d'un être au point d'en faire son instrument malgré les apparences ? Peut-être. Il y avait tellement de choses que j'ignorais encore sur lui, sur ses capacités, ses possibilités, sur son essence même. Mais aujourd'hui, toute l'assurance que j'avais pu gagné s'était considérablement effritée suite à mon manque de contrôle par rapport à la catastrophe d'Alcatraz, et il m'arrivait de ne plus être si sûre que le Phoenix n'avait pas fait une erreur. A moins que tout ceci ne fasse partie de ses projets dont j'ignorais parfois la portée. "J'ai pas mal vu du pays depuis le temps, mais ce sera ma prochaine destination!" Peut-être m'y recroiserait-on, la beauté simple de ce lieu me manquait parfois. Sa verdure, sa fraîcheur, le calme paisible qu'inspirait ses paysages comme d'un autre temps ... Je me surpris à imaginer quelle aurait pu être la vie de Lilandra si elle n'avait été juste le fruit de mon imagination. Peut être une personne sans histoire, peut être sans mutation, sans problème si ce n'est ceux qu'une vie tranquille puisse apporter de temps en temps. Ou bien aurait-elle été une femme active, poursuivant son but contre vents et marées, traversant les océans pour chercher des poussées d'adrénaline et trouver le goùt de l'aventure. Comment savoir ? Pourtant, il me fallait le déterminer pour pouvoir répondre aux interrogations de mon interlocuteur

"Et bien je ne sais pas... Lieu d'origine, c'est fait. Pourquoi pas... ton travail? Tu travailles? Ou communiquer avec ton compagnon prend tout ton temps?" Voilà quelque chose où je pourrais dire la vérité... ou du moins une réponse brodée sur une partie de la vérité actuelle. Il me fallait réfléchir à quelle partie de mon histoire je pouvais utiliser pour les approprier à ma double identité. "Ou alors tes loisirs, ce que tu aimes faire à part boire dans les bars?" Je ne pu m'empêcher d'accompagner son rire à sa réflexion, et pris également une gorgée de mon verre. Je constatais d'ailleurs avec étonnement que la boisson ne me semblait plus faire vraiment d'effet et je doutais que mon corps s'y soit simplement habitué. L'Entité qui m'habitait et qui avait pu s'exprimer prenait-elle soin que l'ivresse ne me regagne plus en totalité ? Allez savoir... "Ou alors rien de tout ça. Je pose la question mais tu n'es pas obligé de répondre. Je ne me vexerais pas si tu préfères garder ces choses pour toi." Ne pas répondre ne constituerait-il pas l'indication que je gardais des choses à cacher ? Non, la meilleure chose à faire restait de réagir comme toute personne normale, qui rencontrerait l'ami d'un ami commun, je suppose.

"Et bien, je suis actuellement à la recherche d'un emploi, étant fraîchement arrivée sur New York." Pour l'instant, pure vérité. J'usais pour survivre de l'argent "emprunté" à Elias avant de partir, mais je comptais bien m'assumer par mes propres moyens. Encore fallait-il être certaine de la recherche à faire en question. "J'ai un peu d'expérience dans le médical, je songe fortement à y retourner. J'ai ... Je dirais que prendre soin des autres a toujours été quelque chose qui me poussait dans la vie." A mesure que je répondais, je me rendais compte que je n'avais rien besoin de cacher sur ce sujet, et que le fil de la conversation me donnait des réponses que je n'avais pas encore découvertes. Pourquoi ne pas travailler en hôpital ? Effectivement, j'avais des bases sérieuses en médecine, et c'était un métier qui se rapprochait fortement de ce que je faisais à l'Institut. Et oui, sauver des vies, soigner des personnes, écouter des malades étaient une idée qui me redonnait le sourire. "Quand à mes loisirs, je dirais que les visites des bars n'étaient pas une de mes principales habitudes, mais je songe de plus en plus à les rendre plus nombreuses..." Encore un rire avant de finir mon verre et de nous resservir. "J'apprécie la lecture et la musique, ainsi qu'une bonne promenade ou un footing en matinée... Et toi ? Comment un Dieu passe-t-il le temps sur notre bonne vieille Terre ?"


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A la recherche d'un emploi, on en était tous là, non? Mon travail à l'agence de mannequin n'était pas quelque chose de très assidu. Même si on m’appelait très régulièrement, je ne pouvais pas dire que je croulais sous les shootings. D'un autre côté, je n'avais pas vraiment besoin d'un salaire. J'avais de l'argent, j'en avais bien suffisamment. Sans parler de mon arbre. Mais pour expérimenter la vie humaine il faut se confondre à eux et je me disais qu'un homme dans cette société devait travailler alors moi aussi. Quel ennui ce serait autrement. Je buvais une gorgée tout en l'écoutant. Son altruisme me faisait sourire. - Ça c'est un bon trait de caractère. - Le médical, bon choix. Je n'avais jamais été confronté aux institutions médicales, du moins pas en tant que patient, mais je savais qu'ils manquaient cruellement d'effectifs. J'accompagnais son rire du mien avant de boire à mon tour. Augmenter sa fréquentation des bars n'était peut être pas très sain mais si elle n'avait pas été là aujourd'hui je ne l'aurais peut être jamais trouvé. Retrouvé. - « Et toi ? Comment un Dieu passe-t-il le temps sur notre bonne vieille Terre ? »

Mon regard se levait vers le plafond, dans une intense réflexion. - A part les miracles et les bénédictions? - Je riais puis reprenais plus sérieusement. - Tu sais, je suis là en observateur. Je veux expérimenter la vie sur Terre et pour ça je dois vivre comme un humain. - Je désignais d'un geste vague la pièce, mais en réalité je désignais tout. - Donc je travaille un peu, je me balade beaucoup. - Je levais mon verre vers elle. - Je socialise. - Je buvais une gorgée et reposais le verre. - Je fais mon boulot de Dieu quand l'occasion se présente. - Évoquer les cauchemars qui foulent la Terre? C'était mon affaire. C'était mon erreur. Le Phoenix était peut être déjà au courant, mais tout puissant pouvait-il être, le plan des rêves était bien indépendant de l'univers vivant que l'on côtoyait à cet instant. Il n'y pourrait rien. Et moi je ne savais pas encore comment y pouvoir. Et plus le temps passait, plus les failles se multipliaient. Mes actions n'étaient pas suffisantes, je ne fermais pas assez de failles et maintenant qu'elles atteignaient d'autres univers... Je ne pouvais pas être partout à la fois. Plus maintenant. Pas encore. J'avais confiance en l'idée qu'avec le temps, je pourrais recouvrir mes pouvoirs ici aussi, mais je devais me montrer patient.

Et puis quand j'ai vraiment le mal du pays, je fais un tour chez moi. - Avais-je dit en regardant distraitement la bouteille dans laquelle je lui avais montré le reflet du monde à l'envers. - J'essaye d'éviter cela dit. Parce que mon frère tente toujours de me convaincre de rester. - Nathélias était un homme solide mais lorsque je n'étais pas là, il avait tendance à se sentir moins fort. Je ne l'inventais pas pour me faire des idées, nous avions été créés ainsi: une paire fraternelle complémentaire. Ensemble nous étions plus forts, c'était un fait. C'était écrit. Je tournais la tête vers Lilandra. Oui, j'avais un frère. Autant l'expliquer. - Un autre dieu. Dans le panthéon, nous sommes tous liés d'une manière assez particulière mais Nathélias est mon frère. Nous sommes apparu en même temps et nous sommes complémentaires. - Je mimais avec mes mains, joignant le bout de mes doigts. - Comme les deux faces d'une même pièce. - Techniquement, et d'une façon spirituelle, ils étaient tous mes enfants mais dans mon esprit, Nathélias était et serait toujours mon frère.
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Bien étrange sensation que je ressentais soudainement. J'observais Naerendil, écoutant ces mots d'un Dieu parlant la langue humaine, n'osant .... non, ne voulant pas l'interrompre ou commenter. Mais bien qu'à l'écoute, je ne pouvais empêcher mon esprit de dériver suite aux quelques données que j'avais révélé sur ma personne. Cette idée de parler de moi, de parler d'elle, de jouer ce jeu à cet instant, un sourire chaleureux éclairant mon visage alors que la lumière peinait à envahir mon être... Non, je ne pouvais pas. Qu'importe les flammes qui m'habitaient, ce court instant où j'ai du satisfaire la curiosité de mon interlocuteur m'avait laissé glacée de l'intérieur, un supercherie qui me semblait infâme envers chacune des victimes que j'avais laissé. Si je n'ai pas été à leurs origines, je l'ai laissé faire de moi son instrument. Et nous arpentions aujourd'hui la Terre, libre de toutes les conséquences que nous avions fuis, tandis que les morts ne pouvaient que rester sous terre. Et au lieu d'aller à la rencontre de l'Humanité, je me noyais dans un liquide ambré destiné à embrumer l'esprit. Non, rien de tout cela n'avait de sens, et cette injustice révélée me laissait un goût amer.

" J'essaye d'éviter cela dit. Parce que mon frère tente toujours de me convaincre de rester. -" Je ne peux m'empêcher d'oublier un instant ma torture intérieur à l'énonciation de ces quelques mots, et à vrai dire, un seul avait retenu toute mon intention. Un frère disait-il ? Chassant la vague de culpabilité et d'horreur un peu plus loin, je me concentrai un peu plus sur l'écoute de ses explications. "Un autre dieu. Dans le panthéon, nous sommes tous liés d'une manière assez particulière mais Nathélias est mon frère. Nous sommes apparu en même temps et nous sommes complémentaires. Comme les deux faces d'une même pièce." Alors même les dieux possédaient ce type de lien familial ? Un frère.. Ma curiosité semblait tenter de revenir en force, bien que l'idée de la famille ramenait une nouvelle vague de remors. Depuis quand n'avais-je pas vu ma propre famille ? Comment avait-il pu vivre serein me sachant morte dans la déchéance ? Comment ai-je pu leur infliger cette horreur sans même penser à aller vérifier discrètement comment ils allaient ? "Une famille divine ... Est-ce aussi chaotique parfois que peuvent l'être celle des terrestres ?" Malgré les pensées voyageuses qui ne semblaient d'avoir de cesse de m'emporter vers des abysses de honte, ma question n'avait rien d'un moyen de diversion et je me supris à songer à l'Oiseau. Avait-il lui aussi des liens que l'on pourrait qualifier de familial, ou était-il le seul de sa "lignée" ?

Un soupir s'échappe contre ma volonté, arrivant à peine à en distinguer la cause, l'épuisement du jeu des masques ou le poids de mon monde écroulé qui se faisait plus lourd au fur et à mesure de la conversation.
"Désolé... Je suis un peu épuisée à vrai dire. Trop d'alcool pour mon pauvre corps d'Hôte humain sans doute." J'esquisse un léger sourire, mais le coeur y est à peine. L'alcool hein ... Quelle belle excuse, encore une, jamais rien ne s'arrète. "Je ferai peut être mieux de rentrer... avant que moi et mon compagnon n'ai la désagréable expérience de la "gueule de bois" comme on dit." Je finis mon verre d'une traite, regrettant à l'instant même de ne pas avoir préférer le gaspiller. Ce n'était pas l'esprit embrumé par le rhum que je réussirai à me détacher de mes remors existentiels. Combien devais-je au barman d'ailleurs ? En voilà une bonne question. Trente dollars suffiraient-ils à notre consommation ? Eprise d'un soudain élan de générosité, je sortis directement un billet de 50$ "Je n'ai plus vraiment la notion de ce que nous avons pu consommer mais je pense que cela devrait suffire." Je posais le billet en faisant signe au barman, griffonnai quelque chose sur un bout de papier puis me retournais vers le Dieu en le lui tendant. "Au cas où il te prend l'envie de retourner boire un verre ou que tu as une question. En tant que Dieu, je suppose qu'il ne te serait pas trop compliqué de me retrouver, mais si l'Oiseau s'en même, cela te sera plus facile avec ceci." Le numéro de téléphone indiqué était-il vraiment une bonne idée ? Qu'importe. Une vie sociale masquée en compagnie d'êtres uniques était toujours préférable comparée à une isolation au milieu d'une multitude d'êtres mortels dont je pourrais être la perte.

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« Une famille divine ... Est-ce aussi chaotique parfois que peuvent l'être celle des terrestres ? » - Oh si tu savais... - Dans des proportions bibliques, comme on disait ici. Nous étions des dieux, nos querelles avaient des conséquences. Quand deux hommes se battent, des coups sont portés, des choses cassées.. Mais quand deux dieux se battent? Nous avions dévastés quelques contrées dans le temps mais rien que je ne puisse réparer par la suite. Et comme toujours, quelque soit le sujet de la querelle, quelque soit la force de nos coups, nous revenions ensemble, plus fort. Deux personnes peuvent s'aimer et pourtant se disputer ou se battre. Ce n'est qu'un obstacle qu'il faut surmonter, un défi. Nous n'avions jamais failli l'un l'autre, nous n'étions jamais allé assez loin pour que la situation soit irréversible. Et depuis que j'étais parti, il était presque devenu dépendant à ma présence, son insécurité faisant surface plus clairement. Au moins les sœurs étaient-elles présentent pour l'aider à garder la tête froide. Pour autant mon regard se levait comme si je voyais au delà de ce plafond de ciment et de métal. Ce frère là, il n'existait pas. Mon frère était mort, il avait disparu comme les autres et lorsque je levais mon verre, mon regard avec ce quelque chose de solennel et c'est la voix de la jeune femme qui me tirait de mon hommage.

« Désolé... Je suis un peu épuisée à vrai dire. Trop d'alcool pour mon pauvre corps d'Hôte humain sans doute. » - C'est sûr, si tu n'as pas l'habitude... - Même si vu la quantité d'alcool ingérée et la vitesse surtout, même habituée, elle aurait eu du mal. Enfin je suppose. - Oh tu l'auras certainement, quand tu te réveilleras. Rien qu'une bonne aspirine ne puisse calmer. - Je me levais par réflexe lorsqu'elle-même se levait. Simple politesse, même si lorsqu'elle sortait l'argent je ne pensais pas à décliner. Je n'avais pas encore tous les codes de la galanterie humaine. Je prenais le bout de papier avec un sourire, le fourrant dans ma poche. - Promis, je l'utiliserais. - Elle s'éloignait et je voyais bien à son visage que quelque chose dans ce qu'elle avait partagé avec moi l'avait retourné. - Rentre bien. - Et elle disparaissait par la porte. Je sentais la chaleur de l'oiseau encore un moment avant que son aura ne s'estompe au loin et le barman récupérait la bouteille presque vide pendant que je finissais tranquillement mon verre. Je devais être honnête, ce partage m'avait un peu retourné aussi. Des souvenirs que j'avais enfoui étaient revenus à la surface de ma mémoire et la tristesse gagnait mon cœur.

Lorsque j'avais fini je m'éclipsais, rejoignais la rue. Mon esprit ne voulait plus cesser de me montrer des images de mon frère et au détour d'une ruelle, face à une grande vitre, je me surprenais à observer son reflet à la place du mien. Il me manquait tellement, ils me manquaient tous tellement et être le seul survivant ne me comblait que d'une culpabilité dure à vivre. Je soupirais en faisant disparaitre son image et reprenais mon chemin. Cette rencontre m'avait fait du bien malgré les souvenirs qui me hantaient désormais mais ils retourneraient au fond de ma mémoire bien assez vite. J'avais appris à vivre avec eux. Sans eux. Malheureusement.
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