Partagez | .
 

 ALEC || I CAN SEE YOU

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant


Prisoners • trapped & forgotten
avatar
MESSAGES : 135
it's a revolution, i suppose
Prisoners • trapped & forgotten
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2051-alec-i-can-see-you
MessageSujet: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:44
ALEC T. Jameson
ROGUE NATION
Nom et Prénom : Mon nom de naissance est Theobald Philbert Marcus Quentin Alexander Wendell Jameson. Voyez, dans leur grande générosité, et pour ne pas déroger à la noblesse de notre nom, ils m'ont refilé tous les prénoms de mes ancêtres sur je sais pas combien de générations. Mes deux grands pères, deux arrières grands-pères, un oncle, un cousin et bien sûr ils ont choisi le prénom le plus ancien et le plus poussiéreux pour prénom principal, d'un type qui a vécu je sais pas combien de siècles avant ma naissance. Theobald. J'ai toujours détesté ce prénom. Même son diminutif me dégouttait et comme j'ai jamais vraiment apprécié les autres, dés que j'ai pu, j'ai fais changer mon prénom principal. Sur le papier c'est Alexander mais à l'usage c'est Alec, juste Alec. Alias : J'en ai pas. J'ai assez de noms comme ça. Bon, en réalité on m'a déjà appelé Goldeneye. Soit à cause de mes yeux, soit à cause de mes origines britanniques et de James Bond. J'aime pas plus ça qu'autre chose mais je suppose qu'un mutant doit avoir un nom? C'est une règle tacite? Âge : J'ai 21 ans, la majorité internationale. Je peux enfin me bourrer la gueule dans tous les pays du monde. Enfin, c'est pas comme si j'avais pas déjà commencé l'entrainement mais bref.  Lieu de naissance & nationalité : Je suis né à Londres, dans une clinique privée hors de prix. Je me demande encore si là-dedans on vous fait naître sur une paillasse en or massif ou si c'est juste l'oxygène qu'on respire qui coûte si cher. Du coup je suis de nationalité britannique.  Métier : Je suis ou plutôt j'étais étudiant en Droit. Ces jour-ci "criminel" serait plutôt sur mon CV. Merci mon pourri. Statut civil : Célibataire à durée indéterminée. Qui serait capable de me supporter de toute façon. Ca veut pas dire que je sois seul, je le suis rarement. Orientation sexuelle : Des seins, pas de seins, un penis, pas de penis. Moi je prend, je suis pas difficile. Enfin si, j'ai mes goûts, mais homme ou femme, ça m'est égal. J'ai de l'énergie pour tout le monde. Particularités : Je suis un excellent dessinateur, dans un style réaliste. Le plus réaliste le mieux, mais je ne montre que rarement mes productions. Affiliation : X-Mutant

Mutation occulaire | Classe 3
- Vision extra-matérielle [Acquis]: Capacité de voir à travers la matière, quelle qu'elle soit. Effets secondaires: une perversité à toute épreuve et le besoin viscéral de commenter tout ce que je vois.

- Induction de pulsion émotionnelle [Acquis]: Le scintillement de mes yeux génère chez ceux qui me regardent dans les yeux une pulsion émotionnelle de mon choix. Ça a commencé par la pulsion animale érotisante absolument irrépressible qui doit être satisfaite immédiatement. Ça peut aller du simple coup de chaud, en passant par toucher ou embrasser, jusqu'à l'acte charnel le plus sauvage. Mais ça peut être n'importe quelle émotion que j'ai pu expérimenter.

- Pouvoir 3 [Non acquis]: ...

Expliquer mes yeux. Ça m'a toujours ennuyé. Pas que mes yeux me gènes hein, je les aime bien, c'est les miens de toute façon, j'ai pas trop le choix. Mais parfois le regard des autres est un peu trop fixé sur eux et pas assez sur mes abdos. Enfin bref. Mes yeux sont bleus mais surtout ils sont brillants, au sens où mes pupilles sont pailletées de petits points dorés. Sans rire, c'est pas juste la couleur, c'est réellement quelque chose de doré. Mais c'est organique, mes parents ont prit assez de temps pour le vérifier et le faire étudier. Et puis quand j'en ai eu marre de mater l'infirmière, je me suis barré. Pas que ça à faire non plus.

Mes yeux dorés, ils me donnent la capacité de voir à travers la matière. Comme l'idée qu'on se fait de la vision à rayon X mais en mieux. Je vois à travers tout, les murs, le métal, les arbres... les vêtements. C'est simple, mon pouvoir est de façon quasi constante réglé sur "no-clothes". Je peux voir à la distance que ma vision naturelle me le permet. Et croyez-moi, j'ai 10/10 de chaque côté.

J'en viens aux petits effets secondaires. Le premier et vous l'aurez remarqué, j'ai pas ma langue dans ma poche. Je ne peux simplement pas me retenir, c'est une composante de ma mutation. Je dis ce que je pense, que ça plaise ou pas, que ce soit déplacé ou pas. On m'a souvent frappé ou giflé pour avoir commenté le jolie petit cul d'une femme dans la rue. J'y peux simplement rien. Je pourrais y mettre les formes oui, mais ça changerait quoi? Mais attention, je  n'ai aucun contrôle que sur ce que je constate, ce que je peux observer de mes yeux. Si je pense de travers ta proximité avec ta cousine qui ressemble étrangement à ton oncle Robert d'ailleurs... je le dirais peut être, mais ce sera pas la faute au pouvoir. Enfin ça, personne peut le savoir.

Le second effet secondaire est un peu plus gênant, enfin pour les autres mais ils y trouvent leur compte généralement: la perversion. J'ai besoin de voir, de regarder, de toucher. D'embrasser, de coucher. Comment voulez-vous être célibataire et stable lorsque vos propres gènes vous obligent à coucher avec tout le monde si vous le pouvez? Pas moi que ça dérange en tout cas.


INTERVIEW
QUE PENSEZ-VOUS DE LA SITUATION ACTUELLE ET DES DERNIÈRES DÉCISIONS DU GOUVERNEMENT ? On a gelé mes avoirs, confisqué mon appartement. On m'a privé de ma vie pour me forcer à aller vivre dans ce district X aux allures de camp de concentration nazi. Qui serait pour ça? Sinon une bande de racistes terroristes. Sans moi les gars.

QUELLES SONT VOS MOTIVATIONS ? J'ai choisi de rester mes amis mutants. Je préfère être un criminel en fuite qu'un mouton parqué avec les autres. Ce monde ne tourne pas rond.

Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? Comment avez-vous réagi ? Ça a été très tôt. J'avais l'habitude d'être un peu reclus dans ma chambre. Dans cette famille c'est simple: le paraitre est fondamental. Il ne faut jamais montrer qu'on est pas bien, toujours être présentable, toujours être irréprochable. Vous comprenez, l'aristocratie londonienne c'est pas de la merde de pauvre gueux des champs. C'est pas mon avis, seulement celui de mon père. Mais du coup, un enfant, ça fait désordre alors j'étais souvent seul dans ma chambre. Les joies d'être fils unique je suppose. Toujours est-il que la solitude fait bien des choses aux gens, chez moi ça a seulement révélé ça. La première fois que j'ai vu à travers un mur c'était l'un de ces soirs où mes parents recevaient je sais pas quel ministre, j'avais cinq ou six ans, et j'étais seul dans ma chambre avec mon plateau repas. (étoilé hein, mais bref) J'entendais les voix mais j'étais seul. Et puis sans vraiment m'en rendre compte je m'étais mis à imaginer la tablée, les conversations, les personnes, jusqu'à pouvoir les visualiser. A ce moment-là j'étais pas vraiment conscient de ce qui s'était passé mais avec le recul je peux affirmer que c'était la première apparition de mon pouvoir.
Du coup j'ai grandis avec sans avoir à en être choqué ou effrayé. La seule chose dérangeante lorsque vous êtes un enfant, c'est le regard des autres et plus particulièrement celui de vos parents qui vous font passer tous les tests possibles et imaginables pour étudier et faire retirer ces trucs dorés dégoûtants.


IRL
Pseudo/âge/sexe ; Ectra, 25 ans, M Fréquence de connexion ; Quotidienne. Que pensez-vous du forum? ; Il est nul. Comment l'avez-vous découvert ? Demandez au juif qui brille. Célébrité choisie ; Cody Christian Credits (avatar, icon etc.) ; Ectra


Dernière édition par Alec T. Jameson le Ven 10 Mar - 17:02, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas


Prisoners • trapped & forgotten
avatar
MESSAGES : 135
it's a revolution, i suppose
Prisoners • trapped & forgotten
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2051-alec-i-can-see-you
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:44
BIOGRAPHIE
Goldeneye, and i'm not James fucking Bond!



Talk dirty to me, Talk dirty to me, Get jazzy on it... Pardon. Je me suis perdu dans mes pensées. Qu'est-ce qu'on disait? Ah oui! Mes parents. Alors mes parents, cette bande de racistes pleins de tunes anti-mutants? Ou anti-moi, le jury délibère encore. Je suis fondamentalement attaché à eux, même si mon père a tendance à me dégoutter, je ne peux y couper, ils sont mes parents. C'est ma mère qui m'a déçu le plus au final, par son mutisme et sa passivité, encore qu'elle a trouvé le moyen de se rattraper.

Enfin bref, revenons à nos moutons. Mon père, qui a autant de noms que moi d'ailleurs, se nomme Walter. Moi j'ai un foutu Theobald et lui non, Walter. Ma mère se nomme Sarah. Juste Sarah. C'est tout. A croire que c'est un truc de mâle macho qui veut compenser sa virilité bafouée par des boutons de manchettes en jade à deux milles livres en ayant une liste de noms aussi longue que ma b... que le Tower bridge. Comprenez bien que dans ce milieu de cul serrés, rien n'est laissé au hasard. L'argent, l'héritage, l'ascendance. Qui se marie avec qui est une affaire totalement politique et intéressé et mes parents ne dérogent pas à cette règle. C'était "profitable" pour les deux familles de se lier grâce au mariage. Bullshit. Enfin bref, en terme d'exemple de couple d'amour, on repassera. J'ai donc grandi dans un mélange de faux semblants, d'hypocrisie, de culte de l'argent et surtout, surtout, de culte de l'apparence.

Là encore, dans ce milieu, rien ne doit sortir de l'ordinaire. Enfin encore faut-il définir ordinaire. Couverts en argent, meubles anciens, moulures aux murs, cravates, ou nœud papillons d'ailleurs, costumes sur mesure. Toujours être raccord, ne jamais faire de vagues. Eviter les frasques, n'agir que dans l'ombre pour ne pas être le sujet des médias et de la presse à scandale. On est dans les petits papiers des grands ou on l'est pas. Et la seule facette qui importait à mes parents c'était celle-là: la perfection publique. La perfection c'était juste une blague de laquelle j'ai ris très vite. J'étais un enfant assez solitaire du coup. Toujours seul, forcé d'être seul d'ailleurs. Mes parents n'avaient pas de temps à m'accorder, il faut dire que discuter politique et comment foutre encore plus bas le peuple, c'est plus important qu'élever son gosse. J'avais une nourrisse que j'aimais beaucoup d'ailleurs. Seule véritable présence permanente. Elle travaillait exclusivement pour mes parents et si je suppose qu'au départ c'était pour l'argent, je pense ne pas me tromper en disant qu'elle ne s'est jamais occupé de moi uniquement par cupidité. Après tout, c'est elle qui m'élevait. Mais imaginez un enfant de cinq ou six ans, toujours caché dans sa chambre lorsque des invités venaient, pour ne pas entacher le tableau avec une chemise tâchée ou une bêtise encombrante. Ça fait pas bien vous comprenez.

Imaginez cet enfant, seul dans sa chambre à entendre les autres rires, ou en tout cas faire semblant mais à cet âge on fait pas la différence, et vouloir les rejoindre sans en avoir le droit. Emma, ma nourrisse, n'était pas toujours là pour me tenir compagnie et parfois j'étais forcé de simplement me suffire puisque de toute façon j'étais bien le seul sur qui je pouvais compter. Entendre, écouter, imaginer. Je visualisais souvent les repas que j'entendais, je voyais mon père discuter avec ce vieux ou cet autre vieux bizarre. Je voyais ma mère en face, discrète et silencieuse, tirée à quatre épingles sans jamais bouger de trop. Je voyais les trois serveurs et serveuses s'affairer pour que la tablée ne manque jamais de rien. Je voyais les assiettes chaudes. Je voyais l'alliance noircie au doigt de ce vieil homme pendant qu'il regardait bizarrement la jupe noire de la serveuse. Durant de longs mois, j'avais imaginé tout ça. Et puis allez savoir pourquoi, un âge de raison précoce peut être, j'avais compris et dans mon esprit d'enfant, cette idée faisait son chemin. Je voyais à travers les murs. C'était amusant mais parfois je voyais des choses que je n'avais pas envie de voir et parfois, je ne pouvais pas m’empêcher de regarder comme je ne pouvais pas m’empêcher de voir à travers le mur.

Je ne m'étais cependant jamais rendu compte des points dorés dans mes yeux avant mes 9 ans, lorsque mon père m'avait vu faire. Je regardais à travers le mur du fond la fille des voisins qui devait avoir treize ans. Il m'avait surpris et il avait vu mes yeux. Ils prenaient cette apparence uniquement lorsque je regardais à travers quelque chose mais restaient bleus autrement. Un docteur avait dû prendre une photo pour que je vois ça par moi-même, puis-qu’évidement si je regardais dans un miroir, je voyais à travers et donc je ne voyais pas mon reflet. C'était pas faute d'avoir essayé mais à 9 ans, on réfléchit pas toujours dans le bon sens. S'en était alors suivi des années d'études médicales. Oui, je dis bien des années. Durant lesquelles mes parents m'avaient fait rencontrer des spécialistes d'un peu partout. Auscultations, prises de sang, ponctions lombaires, scanner, IRM... et j'en passe. Un jour on m'avait même mis une tige de verre dans l’œil et croyez-moi, même si j'étais endormis lors de la procédure, j'avais dégusté après coup. Mon père voulait absolument faire retirer ces "choses dorées dégoûtantes". Moi plus le temps passait et plus je m'habituais à tout ça. J'y prenais goût. De plus en plus j'utilisais mes yeux dorés pour voir à travers des choses et c'est à l'âge de 12 ans que je prenais la décision inconsciente de ne jamais plus désactiver ma mutation.

Les pigments dorés scintillants étaient permanents. Depuis tout ce temps j'avais appris à réguler ce que je percevais pour pouvoir voir et ne pas voir en même temps, ce qui fait que même en ayant mon pouvoir activé et même si je fonçais dans une porte fermée, je savais qu'elle était là, je le voyais sans le voir. Il est très rare que je laisse mes yeux reprendre leur teinte bleue en dehors de quand je dors. Voir à travers ses propres paupières n'est pas vraiment pratique pour dormir. C'est au bout du quatorzième IRM que ma patience avait atteint ses limites. 13 ans, roulé dans une minuscule combinaison blanche, allongé sur la table devant le gros aiment, je laissais mes yeux dorés parcourir les courbes d'une petite infirmière pendant que mon père s'entretenait avec le médecin. Enfin, un nouveau. Il lui mettait la pression, s'énervait même. Mais vous avez déjà entendu un aristocrate s'énerver? Voix aiguë, mots datant du siècle passé, c'est lorsqu'il avait  copieusement envoyé balader la pauvre infirmière que je m'étais levé. J'en avais marre. Il m'avait interpellé et mon cul même pas caché par la combinaison se retournait. - Va te faire foutre. Moi je m'en vais. - Sur le coup, il était resté statique, trop surpris par cette réponse... Et puis une fois à la maison j'avais senti mes joues comme jamais.

Seulement voilà, toutes les corrections du monde ne semblaient pas pouvoir changer ça. Je disais tout ce que je pensais, bon ou mauvais, bien ou mal dit. S'habituer? Pour moi c'était naturel apparemment, mais pour eux c'était impossible. Déjà que j'avais grandi seul, maintenant c'était pire car ils ne voulaient simplement pas me voir. Ni m'entendre. Ni être avec moi. J'étais lâché dans la nature sans la moindre supervision et un compte en banque rempli. Je me fichais bien du regard de mes camarades de classes ou des types de l'équipe de rugby dans laquelle j'étais. J'aurais été gay ou noir ça aurait été pareil je suppose. Dans ce milieu d'intolérance, la différence est un fardeau. Et ça me dégoutte. Mon comportement changeait, passant de coupable et réservé au je m'en foutisme absolue. Je matais sous les douches, et ailleurs, je disais ce que je pensais même si c'était pour dire à la pauvre Suzanne que le grain de beauté sur sa fesse droite était immonde. Je devenais tout ce que ces gens détestes: un rebelle qui se fiche bien d'être vu. Par deux fois j'avais même été arrêté par les flics pour voyeurisme, qu'ils disent. Avec moi ce mot est devenu tellement obsolète. Ça, ça fait tâche. Et plus mes parents s'en insupportaient et plus je continuais. Au moins ils réagissaient. Je ne les avais plus appelé papa ou maman depuis mes 14 ans. C'était Walter et Sarah, et vu le peu de fois où je les croisais dans l'appartement nous étions pour ainsi dire des étrangers.

A l'âge où ils auraient dû me coller dans des costumes six pièces hors de prix et me forcer à assister à toute sorte de galas et de dîners importants, j'étais relégué au fond de placards. Pas que ça me dérange, ces trucs là m'ennuyaient vraiment et je me demande à quels points lorsqu'on évoquait mon existence, ils ne faisaient pas que détourner la conversation. L'année de mes 18 ans fût une vrai déchirure... Non je rigole. Comme je m'y attendais, ils ne perdirent pas de temps pour me dire de disparaitre. Enfin, ça avait été plus lâche que ça. Une enveloppe, posée sur la table du salon. Une enveloppe avec mon nom dessus et dedans plusieurs papiers. Il y avait à l'intérieur la lettre de mon acceptation à l'université de New York, une copie du bail de l'appartement qu'ils m'avaient pris à Manhattan et aussi l'ordre de virement d'une somme pour le moins conséquente sur mes deux comptes en banque. Pour finir, un billet d'avion, sans retour, pour les jours qui suivaient. Ça avait été notre au revoir. Une enveloppe avec mon nom dessus. Pas de petit mot, pas d'explications, pas même être là eux-mêmes pour le dire de vive voix. J'avais tout sur un plateau d'argent, hors de prix l'argent, mais il me manquait l'essentiel. Et cet essentiel je ne l'aurais certainement jamais.

Je préparais mes affaires et quittais Londres en pleins Jeux Olympiques sans regarder en arrière. Loin d'eux et loin de cet environnement pourris jusqu'au cœur j'allais peut être pouvoir réellement m'épanouir qui sait. Je débarquais dans la Grosse Pomme avec la ferme intention de vivre ma vie comme je l'entendais et surtout de la leur mettre bien profond. Je m'installais d'abord puis rejoignais ma banque et trouvais un notaire. Je faisais tout changer, les noms, les appartenances, les cautions. Je prenais tout à mon nom pour que jamais ils ne puissent reprendre leur argent ou cet appartement. Qu'ils n'osent même pas essayer. Etre seul ça laisse beaucoup de temps et j'avais nourri une véritable passion pour courber les règles. Si seulement j'avais été un bon fils à papa bien pas mutant... J'étais meilleur que lui à ces jeux de lois et de politiques, il ne l'avait simplement jamais vu, trop occupé à être dégoutté par mes yeux.

Arrivé à l'aéroport je ne m'étais pas encombré de mes valises qui seraient livrées à l'appartement dans la journée. J'avais simplement un sac sur mon dos et mon téléphone à la main. Je devais juste me rendre à l'agence immobilière récupérer les clés de l'appartement et... - « Theobald? » - C'est Alec! Bord... - Je levais mon regard sur la silhouette qui m'avait interpellé par ce nom de boulet d’ancêtre et le posais sur un jeune homme d'environ 25 ans. Peut être moins. Pas sûr. Je le scrutais un instant de bas en haut avant de commenter comme toujours... en bavant. - T'as des abdos c'est d'un sexy... - Ses ailes aussi étaient sympa, mais mon attention se focalisait sur son ventre sculpté et mon regard descendait doucement un peu plus bas avant qu'il ne rouvre la bouche et m’interrompe. Je l'écoutais sans dévier mon regard. Warren hein? Envoyé par sa mère? Parce que ma mère l'avait appelé? J'étais perplexe mais avec un spécimen pareil, je m'en fichais un peu, j'étais curieux d'en savoir plus. Y'avait une veine qui courait sur son bras qui me faisait tressaillir.

Autour d'un café, Warren m'expliquait la raison de sa présence. Il était là pour m’accueillir en ville, me montrer un peu comment ça tournait ici, me guider jusqu'à mon appartement aussi. Il faisait ça souvent lui? Fallait faire attention, un jour il allait tomber sur un taré terriblement sexy dans le ciel et s'en serait fini de sa santé mentale. Enfin je ne me plaignais pas, le paysage était loin d'être dégueulasse à regarder... Et la ville c'était pas mal aussi oui. On récupérait mes clés et je découvrais l'appartement. Faute d'être des parents modèles, au moins ils m'avaient pas trouvé un vieil appartement puant la noblesse mais plutôt un truc moderne... qui devait coûter une fortune. C'était tout payé et à mon nom, la vue sur Central park pouvait bien coûter le PIB de l'Angleterre que je m'en fichais.

Je m'acclimatais assez facilement à New York. Bizarrement, la population était si dense que la différence était la normalité ici. Mes yeux passaient presque inaperçu. Je dis bien presque. Et durant tout l'été je prenais mes marques, passant régulièrement un après-midi ou une soirée avec Warren qui venait prendre des nouvelles et voir comment je m'en sortais avec cette nouvelle vie. On avait rapidement parlé de ma mutation. Il faut dire que lui comme moi avions eu une vie plutôt similaire. Mutation visible, parents douteux. Son nom de famille me disait quelque chose, comme un nom que j'aurais vu sur l'un des dossiers médicaux que mon père tenait à mon sujet. Il m'avait raconté quelques grandes lignes de sa propre histoire pour me mettre à l'aise avant que moi-même je ne me mette à table. Je lui déballais tout, peut être un peu trop, bien plus que ce que j'aurais voulu mais lorsque j'avais commencé à raconter j'avais juste été incapable de m'arrêter de parler. Tare récurrente chez moi, mais peu importe. Je pense que c'est à partir de là qu'il a compris la raison de tous mes commentaires et mon attitude. Avant la rentrée à la fac je n'avais que lui et puis le temps passant, je faisais de nouvelles rencontres. Pourtant même si je me faisais quelques amis relativement fiable, à savoir des gens pas totalement dégoutté par mes yeux scintillants, je ne me sentais jamais réellement accepté.

A l'approche des fêtes de fin d'années, la solitude me gagnait à nouveau. Même si je n'avais jamais eu mes parents, trop occupés à célébrer les fêtes à je ne sais quel grand repas, j'avais toujours quelqu'un, Emma, un employer, quelqu'un. Là j'étais seul. Tous le monde retournait dans sa famille ou se faisait inviter ici ou ailleurs. Moi je scrutais Central park depuis mon balcon, bien loin au dessus du son des voitures. Noel. Le seul jour avec mon anniversaire où mes parents tentaient de compenser leur incompétence en m'offrant tout et n'importe quoi mais surtout ce qui était cher. Cette année pas de cadeau, pas de convives, pas de repas. Je m'étais fait livrer japonnais et tournais distraitement les baguettes de bois dans le carton blanc. Une ombre dans la nuit, oui je suis poétique ce soir, descendait sur moi et la silhouette ailée du beau gosse musclé m'apparaissait. Warren. Comment avait-il su que j'étais là? Seul? Est-ce qu'il m'espionnait? Ou alors était-il si malin? Je l'aimais bien ce gars, en plus d'être beau il était intelligent et surtout il était prévenant. Dans ses mains un paquet cadeau que mes yeux refusaient de regarder mais mon sourire lui s'étirait. - C'est toi le père noël cette année? C'est carrément plus vendeur. - Je prenais le paquet comme un gosse mais fixais Warren en le déballant. Je voudrais ne pas voir au travers du papier kraft que je ne réussirais pas alors autant détourner le regard. Lorsque mes doigts se posaient sur le tissus. Je baissais les yeux. J'avais entre mes mains une magnifique écharpe aux reflets légèrement dorés. - « C'est pour aller avec tes yeux. » - Je la caressais du bout des doigts et me levais précipitamment pour prendre Warren dans mes bras. Enfin, plutôt l'inverse vu notre différence de taille.

Ma main agrippait l'écharpe, mes bras agrippait Angel. Depuis Emma, personne ne m'avait jamais rien offert par simple envie de faire quelque chose pour moi. Pas par intérêt, pas pour faire du chantage, juste me faire plaisir. Entre ça, cette surprise, sa présence, cette petite déprime et toutes cette tristesse refoulée depuis des années, j'ouvrais les vannes quelques secondes. J'en avais besoin. J'étais de toute façon trop content pour avoir honte. - Et demain je viens te chercher, tu passes noël avec nous. - Oh non, tu sais, je veux pas... - « Si si. T'as pas le choix. » - Et j'avais souris de plus belle. Warren n'était pas resté très longtemps ce soir de réveillon mais il avait suffit à égayer toute ma soirée et plus encore. Le lendemain était une nouveauté: mon premier noël avec des gens. Des vrais gens. Pas des gens payés pour être là. Je pense qu'à un moment j'ai dû choquer sa mère. Je dois avouer que même en étant au courant, parce qu'il l'avait surement prévenu, mon comportement avait quelque chose de parfois inconfortable pour les autres. Autant je n'y pouvais rien, autant avec certaines personnes je m'en voulais un peu. C'était le cas ici. Mais au moins ne m'avait-elle pas foutu dehors sur le champs. J'avais apprécié l'effort et la patience.

C'est à la suite de ces fêtes que Warren m'avait parlé de l'école pour surdoués. Il m'en avait déjà vaguement parlé auparavant, plus pour se présenter lui cela dit, mais cette fois il me la vantait un peu. Il avait bien noté que j'étais souvent seul, souvent dans mes pensées, sans personne autour. Il savait pour y avoir vécu que New York avait beau être surpeuplé, c'était aussi le meilleur moyen de s'isoler. Il connaissait le fardeau d'être un mutant et en était revenu plus fort. Il me proposait de venir avec lui, de visiter le domaine et l'école. D'y vivre avec d'autres personnes comme moi. Comme lui. Comme nous. De ne plus sentir la différence. Je pouvais poursuivre mes études en ville et vivre là-bas le reste du temps et je dois bien avouer que l'idée était tentante. J'aimais mon indépendance, mon appartement, la vue sur Central park, mais tout ce confort masquait seulement l'absence de présence. C'était froid. Sans personne avec qui partager tout ça, à quoi ça pouvait bien servir? Je décidais d'accepter. Je conservais bien sur l'appartement, il m'appartenait après tout, et déménageais mes affaires à l'institut Xavier, récupérant par un hasard amusant la chambre voisine de celle de Warren à la suite du départ d'un étudiant qui avait enfin trouvé sa place dans le monde. Chanceux. Ça viendrait pour moi aussi peut être. Un jour

Je prenais goût à cet endroit, je m'y sentais bien. Je mettais toujours des gens mal à l'aise mais parmi les résidents il y en avait d'autres qui faisaient cet effet aussi et dans cette masse étrange, je me fondais enfin. Je débarquais là-bas en Janvier 2013, nous sommes en 2016 et j'y suis toujours aussi bien. Parfois je vais en cours, souvent je fais la fête. La majorité internationale aide beaucoup je dois dire. Je suis la plupart du temps à l'institut sauf lorsque je décide de vivre à fond les nuits New Yorkaises. Oui je suis un mutant. Oui mes yeux scintillent. Oui je suis un pervers sans filtre. Vous savez ce que j'ai appris en trois ans? "Et alors?"



Dernière édition par Alec T. Jameson le Ven 10 Mar - 17:04, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas


secret avengers + not. okay.
avatar
MESSAGES : 436
it's a revolution, i suppose
secret avengers + not. okay.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:50
Alec T. Jameson a écrit:
Que pensez-vous du forum? ; Il est nul. Moche. Tout pourri.

EH JE TE PERMETS PAS. SALETÉ VA.

REBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUE A LA MAISON I love you I love you donc en gros, ton personnage a pas de filtre, physique ou verbal ? :run: :run: ça promet d'être drôle ça :mdr: il nous faudra un lien avec wanda parce qu'elle étudie aussi le droit, et un lien avec Mary-Jane, parce que 1) ils ont le même âge et 2) clique juste là. :geek: voilà t'as pas le choix c'est dit :faint: j'pourrais pas voir ça tout de suite comme j'suis en présence réduite mais promis je viens vers toi au plus vite :youknow: en attendant j'ai hâte de lire cette fiche HAVE FUN :inlove:

_________________

MISS AMERICA CHAVEZ

i'm a wanderess, i'm a one night stand, don't belong to no city, don't belong to no woman, i'm the violence in the pouring rain, i'm a hurricane

© signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas


Prisoners • trapped & forgotten
avatar
MESSAGES : 135
it's a revolution, i suppose
Prisoners • trapped & forgotten
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2051-alec-i-can-see-you
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:53
OMG JE VEUX LE LIEN. Fait péter les liens. Donne moi, donne moi!
*craque - mate - recraque*

(et passe sur Skype pleaase)
Revenir en haut Aller en bas


Purifiers • set them on fire
avatar
MESSAGES : 2295
it's a revolution, i suppose
Purifiers • set them on fire
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2258-jeremiah-sterling-judi
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:53
Bienvenue le petit pervers xD
Revenir en haut Aller en bas


Prisoners • trapped & forgotten
avatar
MESSAGES : 135
it's a revolution, i suppose
Prisoners • trapped & forgotten
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2051-alec-i-can-see-you
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:54
Me fait pas ton regard de psychopathe avec ton taré de terroriste là. Je vois l'intérieur de ton calbut mon pote! 'tention! #menacebancale
Revenir en haut Aller en bas


secret avengers + not. okay.
avatar
MESSAGES : 436
it's a revolution, i suppose
secret avengers + not. okay.
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:55
Alec T. Jameson a écrit:
OMG JE VEUX LE LIEN. Fait péter les liens. Donne moi, donne moi!
*craque - mate - recraque*

(et passe sur Skype pleaase)

j'ai lu ça et j'ai pensé à cette vidéo : A MOI, A MOI, A MOI LE LIEN :mdr: :mdr:

_________________

MISS AMERICA CHAVEZ

i'm a wanderess, i'm a one night stand, don't belong to no city, don't belong to no woman, i'm the violence in the pouring rain, i'm a hurricane

© signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas


Purifiers • set them on fire
avatar
MESSAGES : 2295
it's a revolution, i suppose
Purifiers • set them on fire
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2258-jeremiah-sterling-judi
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:58
Tu pourrais vraiment voir dans mon calbut, ça ne changerait rien
*ilestcheloucetenfantquandmême*
Revenir en haut Aller en bas


Prisoners • trapped & forgotten
avatar
MESSAGES : 135
it's a revolution, i suppose
Prisoners • trapped & forgotten
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2051-alec-i-can-see-you
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 0:59
Ameria > MINE, MINE, MINE, MINE
MDR!!!!! C'trop ça!

Jer > C'quoi ce couteau caché entre tes fesses? T'as des soucis tu le sais ça? *sort*
Revenir en haut Aller en bas


Purifiers • set them on fire
avatar
MESSAGES : 2295
it's a revolution, i suppose
Purifiers • set them on fire
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2258-jeremiah-sterling-judi
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 1:05
Revenir en haut Aller en bas


Prisoners • trapped & forgotten
avatar
MESSAGES : 135
it's a revolution, i suppose
Prisoners • trapped & forgotten
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2051-alec-i-can-see-you
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 1:06
Revenir en haut Aller en bas


not affiliated • leave me alone
avatar
MESSAGES : 1632
it's a revolution, i suppose
not affiliated • leave me alone
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2258-jeremiah-sterling-judi
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 1:08
Aleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeec
Revenir en haut Aller en bas


Prisoners • trapped & forgotten
avatar
MESSAGES : 135
it's a revolution, i suppose
Prisoners • trapped & forgotten
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2051-alec-i-can-see-you
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 1:10
Warreeeeeeeeeeeeeeeeeeeeen :happy:
Revenir en haut Aller en bas


not affiliated • leave me alone
avatar
MESSAGES : 1632
it's a revolution, i suppose
not affiliated • leave me alone
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2258-jeremiah-sterling-judi
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 2:46
Aleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeec :leche:
Revenir en haut Aller en bas


new gods • we'll build a better world
avatar
MESSAGES : 437
it's a revolution, i suppose
new gods • we'll build a better world
Voir le profil de l'utilisateur http://www.age-of-heroes.com/t2753-axel-devoted-to-destruction
MessageSujet: Re: ALEC || I CAN SEE YOU   Ven 5 Aoû - 2:53
Citation :
Comment l'avez-vous découvert ? Le mutant gay juif taré, c'est sa faute.

Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé
it's a revolution, i suppose
Revenir en haut Aller en bas
 

ALEC || I CAN SEE YOU

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» alec ▲ the show must go on.
» Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]
» Alec Volturi ► "Sister, they send you out for one and you bring back two... and a half. Such a clever girl."
» SUJET TERMINE - La suite de la soirée~Juste nous deux! [Alec]
» passer ton visage à tabac, qu'enfin plus personne n'en veule ✖ ALEC & AZYLIS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THE NEW AGE :: DATABASE :: identity card :: présentations validées-