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 valley of dolls

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MessageSujet: valley of dolls   Jeu 18 Aoû - 22:47
Marigold Doherty
We aren't the kind of people who make mistakes, are we?


identité
Nom et Prénom : Doherty, patronyme qu'elle arbore avec la fierté d'un paon. Doherty, qu'elle dégaine comme une arme, qu'on adule autant qu'on respecte au sein de la sphère des érudits. Prénommée Marigold suite à une lubie paternelle qui voulait se replonger dans de vieilles origines britanniques. Alias : Marigold, c'est un peu long, un peu pompeux, un peu trop. Alors, son entourage a commencé à la surnommer Mary, en a presque oublié son véritable prénom. The unholy Trinity officie aussi en tant que surnom lorsqu'on parle du trio qu'elle forme avec ses demi-sœurs. Âge : trente années se sont écoulées depuis que Marigold a vu le jour. Lieu de naissance & nationalité : ça se voit, ça s'entend. Elle a vu le jour à Oxford, une Anglaise de pure souche et en possède donc la nationalité.  Métier : elle se revoit sur les bancs de la fac, suivre ses professeurs au bout du monde, être pendue aux lèvres de ces derniers. Elle en a fait du chemin, la gamine qu'on estimait aussi fragile qu'une brindille et maintenant elle brille. Archéologue de renom, elle a joué des coudes quelques temps avant de se faire une place. On lui doit la découverte des dernières trouvailles fièrement exposées au MET qui ont décidé d'en faire leur consultante. Statut civil : fiancé décédé, la tragédie qu'on passe sous silence. Elle est là, cette fichue malédiction, celle à laquelle les femmes de la famille se retrouvent obligées à faire face. Et comme si ce n'était pas suffisant, derrière lui le pauvre innocent a laissé une nouvelle enfant à maudire. Orientation sexuelle : elle aime les hommes et leurs muscles bien dessinés. Particularités : depuis qu'elle est entrée en contact avec une antiquité égyptienne du Caire, elle a développé un don d'illusion télépathique. Elle s'entraîne encore à influer sur les émotions, mais elle est capable de s'introduire dans l'esprit d'autrui pour les soumettre à des souvenirs choisis sur mesure, des décors divers ou des scènes qu'elle choisit de leur montrer. Affiliation : aucune.

interview
ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE LA LOI DE RECENSEMENT DES MUTANTS ? POURQUOI ? SI VOUS ÊTES UN MUTANT, AVEZ-VOUS DÉCIDÉ DE VOUS RECENSER ?  Il y a quelques temps, Marigold aurait affirmé que la loi de recensement envers les mutants était une bonne chose, que c'était même ce qu'il y avait de mieux à faire. Garder le contrôle lui a toujours semblé être primordial et laisser des personnes se balader en ville alors qu'ils pourraient faire du mal à autrui n'est pas l'idée du siècle, selon elle. Pourtant, depuis qu'elle a déclenché son don il y a quelques semaines, elle remet absolument tout en perspective. ET SI. Nombreuses sont les fois où ces deux mots sont venu bouleverser l'ordre établi dans son esprit. Et si c'était elle, qui devait aller se recenser. Le verrait-elle toujours du même œil ? Et si c'était sa petite fille, qui était touchée par une mutation ? Et si c'était Arizona ou Tina ? Il est dès lors certain qu'elle s'opposerait à cette loi.
Pensez-vous que les Superhéros soient une bonne chose ? Elle a longtemps été le genre de personne à remettre en cause l'utilité des superhéros, à ne voir que l'aspect négatif de la chose. Les destructions étaient nombreuses, les morts ne l'étaient que d'autant plus. Elle n'a pourtant pas été touchée personnellement et pourtant elle a toujours cherché à se persuader que le monde se porterait mieux sans eux. Sans ces êtres étranges, doués de facultés qui avaient le don de l'effrayer bien plus que l'émerveiller. La remise en question a une nouvelle fois été opérée et aujourd'hui elle se surprend à ne plus les juger aussi durement.  
Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? c'est en faisant des fouilles au Caire pour le MET qui travaille en étroite collaboration avec le pays qu'elle est tombée sur de vieilles catacombes dans lesquelles étaient contenues de vieilles antiquités. Une aubaine. Sauf qu'au contact de l'une d'entre elles, Marigold s'est vue octroyer des pouvoirs. Un don pour certains, une malédiction qui pèse sur la famille pour d'autres. Et c'est qu'elle va finir par y croire, à cette stupide rumeur qui s'est propagée comme une traînée de poudre alors qu'elle n'était encore qu'une enfant.
Êtes-vous satisfait de la profession que vous effectuez actuellement ? le métier qu'elle effectue actuellement relève du rêve d'enfance, alors autant dire qu'effectivement, elle est comblée par son travail. De plus, comme si sa bonne étoile ne lui en avait pas encore accordé assez, elle s'est récemment vue octroyer la profession de consultante au département de la conservation du MET. Il n'est pas rare qu'elle soit consultante pour l'université et qu'elle donne des conférences aux jeunes étudiants. C'est vrai qu'elle n'a pas beaucoup de temps pour elle, ni pour sa famille et c'est un peu triste, parfois. Mais elle fait ce qu'elle aime, ce qu'elle a toujours voulu faire et au fond, elle sait que si son père était toujours parmi les vivants, son cœur exploserait de fierté. Il n'en faut pas plus pour la motiver.




irl
Pseudo/âge/sexe (f ou m) ; emeline/21/f. Fréquence de connexion ; jamais c pourri ici. Que pensez-vous du forum? ; je comprends pas la question, vs pouvez formuler autrement ? Comment l'avez-vous découvert ? bazzart c ma bible.   Célébrité choisie ; Alicia Vikander. Credits (avatar, icon etc.) ; tumblr.



Dernière édition par Marigold Doherty le Lun 5 Sep - 22:48, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Jeu 18 Aoû - 22:47
biographie
uptown girl
Le papa de Marigold a des airs de savant fou, parfois.
Quand son regard se pose sur la grande carte du monde qu'il a fièrement épinglée sur un mur de son bureau, ses yeux brillent d'une lueur qu'on dit parfois démente.


Quand il vient la chercher à l'école, ses camarades se moquent un peu de son allure, de ses cheveux mal peignés, de ses divagations. Elle n'a que quatre ans, mais elle sait déjà qu'il s'agit de jalousie, elle peut le sentir dans le ton des voix moqueuses, mais tremblantes, elle peut le voir dans les pupilles accusatrices, mais tristes. Si la façon de se comporter de son papa n'entre pas dans les critères d'un bon parent établis par les petits élèves de sa classe, ça lui était égal.
Quand il repousse toutes les affaires qui se trouvent sur son bureau en ébène, en fait tomber quelques-unes au sol sans s'en soucier et le pousse contre le mur où se trouve la grande carte du monde. Il pose un genoux au sol, lui tient fermement une main et lui montre la voie à suivre de l'autre : « Majesté », glisse-t-il d'un ton impérial en inclinant légèrement la tête. Marigold ne se fait pas prier, elle se hisse sur la cuisse de son papa, grimpe sur la chaise et finit son escalade sur le bureau. « Où irez-vous la prochaine fois, père ? » Marigold tourne un regard curieux vers ce dernier, joint ses mains et se met se balancer d'un pied à l'autre. « Non, attendez, ne me dites rien ! » Elle se hisse sur la pointe de ses pieds, passe la langue et fronce les sourcils, parce qu'elle veut ressembler à papa quand il est étrangement concentré. Finalement, elle pointe une destination au hasard et arque un sourcil. « Sais-tu au moins quel est ce pays Mary ? » La petite fille hoche frénétiquement la tête de façon positive, elle n'a pas envie de passer pour une ignorante alors que lui est si intelligent. Pourtant, les secondes passent et son affirmation se transforme en négation sous le regard amusé du patriarche qui susurre, nostalgique : « c'est l'Egypte. Tu as toujours le bout de journal accroché au-dessus de ton lit ? » Celui sur lequel, noir sur blanc, on vante les mérites d'un homme aux cheveux emmêlés, à la tenue qualifiée de négligée (mais ce sont les snobs qui disent cela, d'après lui. Elle ne sait pas ce que veut dire snob, mais ça lui convient comme justification, alors elle laisse passer) et dont une lueur indescriptible brille au fond des yeux. Elle ferme les yeux et se remémore chaque détail de la photographie sans la moindre mal, elle est transportée. Elle sait qu'ils se disputent tous les services de son papa. Qu'on arbore fièrement ses trouvailles au Louvres, au British Museum, qu'il travaille avec les plus grands de ce monde. Des érudits. Et elle aussi elle en sera une. « Oui, bien sûr ! » Comment pourrait-il en être autrement ? Le papa de Marigold esquisse un sourire en coin, enfonce les poings dans les poches de son pantalon en toile. Son pantalon d'aventurier. « Bien. Parce qu'un jour, ce sera ton tour. » Destin tracé d'avance.
Mais quand elle est sagement assise sur une des chaises Queen Anne du salon (pour lesquelles il s'est ardemment disputé avec la maman de Marigold) et qu'il est pris d'une quinte de toux, il n'a pas l'air d'un savant fou. Il a l'air mal en point et sa folie semble l'avoir déserté pour une faiblesse nouvelle. Marigold l'observe attentivement repousser l'intendante de la maison en lui affirmant aller bien, puis pose ses grands yeux curieux sur le globe qu'il a déposé en face d'elle quelques instants auparavant. Du coin de l'oeil, elle le voit fermer son poing sur un mouchoir dont ses initiales, habituellement brodées en fines lettres d'or, sont tintées de carmin. La petite fille relève aussitôt un regard inquiet vers son papa qui se donne du mal pour la distraire, avant de s'exclamer : « choisis, trésor. » Incertaine, elle fronce les sourcils. Il se racle alors la gorge et poursuit : « fais tourner le globe, ferme les yeux et choisis une destination. Tu es assez grande pour ton premier voyage, désormais. » Dans sa poitrine, le coeur de la brune rate un battement. L'hésitation se métamorphose en excitation et elle s'exécute. Le globe tourne et c'est comme si elle tournait avec lui. Quand il s'arrête, son doigt est posé sur l'Egypte. « Ma foi, si ce n'est pas un signe du destin, qu'est-ce donc ? » Marigold retrousse le nez, laisse échapper un rire qui fait sourire son papa. Il pose une main sur sa longue chevelure élégamment nouée par un ruban violet et lui promet qu'ils découvriront des merveilles.
Marigold ne découvre pas les merveilles promises. Ce qu'elle découvre, c'est son père au fond d'un trou quelques mois plus tard, alors que la neige tient au sol et semble la narguer de sa luminosité aveuglante. La tombe donne des allures lugubres au souvenir d'un père pétillant, tout le monde trouve ça triste. Et on regarde Marigold avec compassion, l'impression qu'elle n'a pas les épaules suffisamment solides pour supporter la perte d'un être aimé. Après tout, ce n'est qu'une enfant.


letters from the sky
Il y a le visage rassurant d'une mère qui la console tous les soirs quand elle pleure son père. Il y a Arizona qu'elle toise de la tête aux pieds, à la fois sceptique et songeuse, qu'elle repousse un peu plus chaque jour. Il y a Tina et un nouveau beau-père qu'elle peut ajouter à la liste, qu'elle a à peine le temps de connaître. Ce qu'il y a surtout, c'est une tombe de plus. Et devant celle-ci, Marigold ne se tient plus seule. A ses côtés, le dos bien droit et le visage fermé, il y une Arizona à qui elle sert la main comme si sa vie en dépendait. Elles échangent un regard qui en dit bien plus que si elles avaient ouvert la bouche. L'espace de quelques instants, elle a l'impression qu'elles pourraient s'entendre, toutes les deux.

Il y a ce jour où Marigold ouvre la grande porte de la maison pour se retrouver face à un visage familier qui lui serre le cœur. C'est celui de l'ancienne intendante, celle qui travaillait pour son père quelques années auparavant. Elle est vieille et les traits tirés de son visage lui donnent un air fatigué, presque blasé. Dans ses mains, elle tient une grosse boîte dont on la débarrasse rapidement. Elle pose ses grands yeux verts sur Marigold, semble hésiter quelques instants. « Votre père me l'a laissé avant de mourir », annonce-t-elle d'une voix fluette en faisant la navette entre la petite fille et la boîte déposée sur la grande table de verre de la salle à manger. « Je n'ai jamais... Réussi à me décider. Quand fallait-il vous la remettre ? Une occasion spéciale ? Un moment banal ? Un anniversaire ? J'ai tellement attendu que vous voilà bien grande. » Grande, voilà un bien grand mot pour la qualifier, alors qu'elle vient de souffler sur sa dixième bougie. L'enfant hoche positivement la tête, se penche légèrement pour lorgner sur la boîte mystérieuse. La vieille femme émet un petit hoquet, puis lève l'index en haussant les sourcils. Marigold l'observe silencieusement fouiller dans son sac et un sourire se dessine sur ses lèvres lorsqu'elle se souvient combien elle a toujours été avenante à son égard. Elle lui a beaucoup manqué au début. Elle a pleuré la mort d'un père, elle a été forcée d'enterrer une vie, d'enterrer des visages auxquels elle était pourtant habituée. « J'ai aussi ceci pour vous. » L'intendante lui tend une enveloppe épaisse que Mary tourne et retourne entre ses fins doigts lorsqu'elle y découvre l'écriture soignée de son père. « Je ne savais pas qu'il avait eu le temps de... » Mais son interlocutrice secoue la tête et sourit tristement. « Malheureusement, si. » C'est vrai que ses souvenirs sont flous, elle ne parvient pas à se remémorer combien de temps son père a livré bataille avant de s'éteindre. Toutes les deux pincent les lèvres d'un seul et même geste. Le silence envahit la pièce et Marigold décide de se laisser aller à ses pulsions. Elle rompt la distance qui la sépare de la vieille femme et la serre dans ses bras. Surprise dans un premier temps, elle finit pourtant par lui rendre son étreinte. « Merci. »
Et il y a ce globe qu'elle a déposé dans sa chambre, juste au-dessus d'une vieille armoire où s'entasse un amoncellement de babioles en tout genre. Marigold cherche Arizona partout dans la maison : d'abord dans le jardin, elle s'aventure dans la cuisine, le salon et elle ouvre même la porte de la cave où sont entreposées toutes les bouteilles de vin auxquelles sa mère doit leur fortune. Finalement, elle décide se rendre à l'étage. Quand elle se retrouve dans les escaliers, elle sent un frisson lui parcourir l'échine au moment où un bruit sourd se fait entendre. Un mauvais pressentiment gronde au fond de son estomac. « Arizona ? » Il lui suffit d'une dizaine de pas pour se retrouver devant la porte ouverte de sa chambre. Trois de plus pour y entrer, quatre pour se retrouver face au méfait de sa demi-sœur. « Mais qu'est-ce que... » L'aînée fronce les sourcils tandis que la cadette se jette sur elle, s'accrochant désespérément aux pans de sa robe, les yeux pleins de larmes. « Je suis désolée, je ne voulais pas que... Mais j'étais curieuse et... Je l'ai à peine touché, il était pas en équilibre, je te jure... Pardon, pardon, pardon. » Marigold fait aussitôt la navette entre Arizona et le globe que cette dernière a fait tomber au sol. Sa respiration se bloque quelques instants, puis elle repousse sa petite sœur avec force pour se laisser tomber à genoux devant l'objet. « Je t'avais dit de ne pas y toucher. » Précisément, elle lui avait dit de ne pas y toucher. Elle aurait dû s'attendre à ce qu'elle veuille le faire. Par esprit de contrariété, par curiosité, peu importe. « Je demanderais à maman qu'on en achète un nouveau, si tu veux. Je peux même le payer avec mon argent de poche. » Marigold lui lance un regard dédaigneux, regroupe les parties du globe qui se sont brisées dans sa chute, puis repousse une nouvelle fois Arizona qui s'accroche à son bras. Elle ne comprend pas, elle est infernale et Mary la déteste subitement. « Mais t'as toujours pas compris ou quoi ? C'est... C'est tout ce qui me reste de mon père ! En plus, je ne veux pas de toi ! Je n'ai jamais voulu de toi et je... ARGH. Je voudrais que tu ne sois jamais née. » Elle voit le visage de la petite fille se décomposer, ouvre immédiatement la bouche pour s'excuser, mais aucune parole ne daigne s'échapper de sa gorge. De toute façon, c'est déjà trop tard, Arizona est partie.


we might fall
« C'est pas ta soeur là-bas ? » Les sourcils de Mary se froncent légèrement et elle pivote sur elle-même pour suivre le geste de la main que fait Stan, pointant une direction précise de l'index. « Et... C'est pas la sale gamine dont tu as parlé l'autre jour ? » L'adolescente croise les bras le temps d'analyser la scène qui se présente à elle et trouver un plan. « J'peux la cogner ? Dis-moi que j'peux la cogner Mary. » La jeune brune détaille son ami et plisse les paupières d'un air légèrement soupçonneux. Elle se demande parfois s'il pense à être chose que frapper les autres. « Non, elle... Stan, elle doit avoir douze ans et t'en as dix-sept. » L'indignation étire les traits de son visage et il pousse un soupire consterné avant de pointer à nouveau la scène du doigt, faisant de grands yeux. « Mais ça fait des mois qu'elle harcèle ta soeur ! » Elle balaye machinalement les dires de son ami et roule exagérément des yeux pour lui montrer qu'il devient lourd et que s'il continue, elle finira par l'envoyer sur les roses. Alors qu'elle s'apprête à ouvrir la bouche, Arizona bifurque au coin de la rue et s'ajoute au groupe en fronçant à son tour les sourcils. « Qu'est-ce que... Est-ce que c'est genre une réunion secrète à laquelle je n'aurais pas été conviée ? » Sans le savoir, elle tombe à pique. « J'ai une idée. »
Le lendemain après les cours, Arizona et Marigold attendent au coin de la rue qui mène au lycée. Elles sont toutes les deux appuyées contre un mur, leur sac est posé sur un petit muret juste à côté d'elles et elles échangent des regards sans équivoque. Que Marigold ait eu des soucis avec les pestes du lycée n'a jamais été un problème. Comme Arizona, elle a réussi à passer outre sans jamais montrer que les piques, les croche-pieds et les insultes lancées à la dérobée pouvaient l'atteindre. Sans compter que les deux jeunes filles, assez proches d'âge, ont toujours assuré la défense de l'une et de l'autre sans l'avouer pour autant. Tina n'a pas cette chance-là. Tina c'est la petite dernière, le petit bébé auquel on ne touche pas. Ces gamines à l'ego surdimensionné s'en rendront rapidement compte. « FREAK. » La première insulte vole dans les airs alors qu'au loin, la sirène d'une voiture de police se déclenche. « Tu sais que c'est impoli de ne pas me regarder quand je te parle ? » Les gamines s'avancent dans la rue, ne sont qu'à quelques mètres. Tina en tête s'arrête, légèrement sceptique et lance un regard surpris à ses aînées. « Regardez, elle est partie se cacher dans les jupes de ses sœurs. » Marigold est la première à se décoller du mur, faire trois ou quatre pas pour saisir la petite peste par le col de sa veste et la secouer comme un prunier. « Alors toi ma pauvre, tu t'en es prise à la mauvaise fratrie », s'amuse Arizona en lui barrant le chemin, tandis que le reste du groupe se met à détaller. « Lâchez-moi, vous n'êtes que des... » Mais Mary lui coupe la parole avant qu'elle n'ait le temps de s'époumoner. « Sorcières ? Très original. » La gamine se débat comme un diable, Marigold resserre l'emprise qu'elle exerce sur elle avant de la bloquer dans un coin, à l'abris des regards. « Tout le monde sait que c'est ce que vous êtes. » Arizona s'approche légèrement, arrache un cheveu blond à la jeune fille qui rugit de colère, de peur, d'incertitude. Le tout se lit sans la moindre difficulté dans son regard. « Aïe, mais... Vous êtes encore plus tarées qu'on le dit ! » L'aînée de la fratrie prend un air pensif, puis hausse doucement les épaules avant de se tourner vers Arizona sous le regard perdu de leur cadette. « Tu as apporté la poupée vaudou avec toi ? » La blondinette arrête de gesticuler quelques instants, sa curiosité certainement piquée à vif. « La quoi ? » Nouveau haussement d'épaules tandis qu'Arizona hoche positivement la tête et attrape son sac pour fouiller à l'intérieur. « C'est ce dont on se sert pour faire souffrir les personnes qu'on ne supporte pas. Qui nous font du mal. Pour les petites teignes dans ton genre, en fait. Et tu vois, maintenant que j'ai un cheveu t'appartenant, tu vas payer tout ce que t'as fait subir à Tina. » Tina qui fronce les sourcils. Tina qui comprend petit à petit le jeu auquel elles se livrent. Tina dont les lèvres s'étirent en un sourire satisfait, presque soulagé. « Vous n'avez pas le droit de... » Arizona brandit triomphalement une vieille poupée et entoure le cheveu autour de cette dernière. « D'abord, tu vas commencer par perdre tes cheveux. De si beaux cheveux blonds soyeux, ça serait dommage, pas vrai ? Ensuite on pourra peut-être te rendre aveugle. Ou sourde. » Arizona s'avance pour se poster à ses côtés, croise les bras et fait mine de réfléchir. « Je vote pour la perte de vue. »
« High five soeurette. » Quand la gamine détale en pleurant quelques minutes plus tard, Marigold tend le plat de la main en direction d'Arizona qui frappe la sienne contre cette dernière. « J'suis plutôt fière de nous. »


Something wild
La villa lui semble bien différente, en ce jour funeste. Elle s'y sent étrangère, le sentiment d'appartenance et de bien-être se sont envolés en deux battements d'ailes. Le tapis qui recouvre les escaliers en bois lui semble trop pourpre. Les photographies accrochées au mur trop parfaites avec un petit arrière-goût de semblant. Elle sait que ce n'est pas comme ça qu'elle devrait penser. Que ce ne sont pas les sentiments adéquats, pas ceux que son fiancé voulait laisser derrière lui. Mais c'est ce qu'elle ressent et les regards insistants des clichés rivés dans sa direction ne font rien pour l'aider. « Je le savais », clame soudainement une voix familière dont elle n'a jamais apprécié les accords bien trop aigus. Madame Fitzgerald pointe un long doit dans sa direction, le regard accusateur. « J'ai toujours su ce qu'on racontait sur vous ! Les Doherty, de véritables sorcières. Tu crois que je ne sais pas la malédiction qui pèse sur les hommes de cette famille ? Tu pensais pouvoir tirer un trait sur ton histoire et te mêler à la foule New-yorkaise aussi facilement ? » Marigold soupire. D'ennui, d'agacement, mais surtout de fatigue. Elle est fatiguée de ces allégations. De ces jugements inappropriés. « Des rumeurs, Madame Fitzgerald. Des rumeurs et rien de plus », qu'elle souffle. Fatiguée, encore et toujours. Fatiguée d'une enfance à essuyer les brimades de camarades. Fatiguée des regards de travers lancés au détour d'un couloir au lycée. Fatiguée de devoir recoller les pots cassés d'une mère qu'elle n'a plus vue depuis des années. Fatiguées des morts qui tombent autour d'elle comme les gouttes de pluie d'une averse. « Tu crois que tu avais le droit de m'enlever mon fils de la sorte ? Mon petit garçon ? Mon Tommy... » La jeune brune secoue la tête, mais la boule coincée au fond de sa gorge l'empêche de parler. Dans le salon, les personnes venues assister à la veillée se taisent au compte-gouttes. « C'était un accident. » Ce qu'elle voulait être une affirmation se transforme en demande de paix. Une pathétique supplication. Ah oui, vraiment ? Ou est-ce que vous êtes vraiment maudites, vous les gamines Doherty ? « Et cette petite », lance-t-elle avec dédain, montrant une photo d'une petite fille blonde encadrée. « Elle aussi sera condamnée à tuer les hommes qu'elle fréquentera ? Parce que c'est de ça qu'il s'agit, pas vrai ? Trois hommes pour votre mère, plus mon Tommy... » Des bruits de pas résonnent quelques instants, le visage fermé de Tina apparaît. « Veuillez sortir, Madame Fitzgerald. » La vieille femme retrousse le nez et relève le menton, encore plus dédaigneuse. Finalement, elle crache une dernière fois son venin. « Comme si j'allais rester une seconde de plus dans une maison emplie d'assassins. »

Marigold a l'impression que le plafond va lui tomber dessus d'un instant à l'autre, que la vieille pièce aux murs effrités va s'écrouler comme un château de cartes, emportant avec elle une oeuvre architecturale à en couper le souffle. Et il y a ce petit coffret au milieu des statues, des colonnes immenses, des objets plus rares les uns que les autres et des fresques qu'elle se voit déjà étudier. Quand ses doigts se posent délicatement sur l'objet, les deux étudiants sont occupés à surveiller de près les mouvements de chaque employé transportant les antiquités. Il y a une grande détonation à l'instant où le coffret s'ouvre. Seul. Une force invisible les propulse tous au sol et fait dangereusement trembler les grandes colonnes blanches. Les silhouettes dansent devant ses yeux l'espace de quelques instants, puis la poussière retombe petit à petit. Quelqu'un lui presse l'épaule, l'aide à se redresser. « Il faut sortir d'ici. » Marigold, sur ses pieds, a l'impression que ses jambes flageolantes vont lui faire défaut. Pourtant, elle redresse le menton, balaye les dires de l’Égyptien d'un geste de la main. Elle n'a peut-être pas les idées très claires, mais elle ne partira pas d'ici les mains vides.


Dernière édition par Marigold Doherty le Lun 5 Sep - 23:02, édité 53 fois
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Jeu 18 Aoû - 23:00
Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche I love you
J'aime beaucoup ton idée avec l'antiquité égyptienne, hâte d'en savoir plus :hé: :hé:
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Jeu 18 Aoû - 23:02
Rebienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuue :cute:

Hâte de lire ce que tu nous prépares ♥️
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Ven 19 Aoû - 12:45
Elle est tellement belle. :cute:
Bienvenue de nouveau à la maison ♥️
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Ven 19 Aoû - 12:53
JPP DE TOI ELLE EST TELLEMENT PARFAITE JE MEURS. :inlove: alicia c'est the queen et omg quoi :inlove: et ce que je lis pour l'instant.... j'ai tellement la hype pour ce nouveau personnage :onfire: tu vas faire les demi-sœurs en scénario? :youknow: :youknow: J'AI TROP HÂTE DE LIRE TOUT ME PLAÎT :excited:

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MessageSujet: Re: valley of dolls   Ven 19 Aoû - 13:23
Recoucouuuu! Alicia est trop mignonne :inlove:

Amuses-toi bien avec elle
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Ven 19 Aoû - 14:52
Rebienvenue, en espérant que tu sois plus inspirée par ce perso :keur:
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Lun 22 Aoû - 14:49
Re-bienvenue chez toi ma belle et bon courage pour ce nouveau personnage! :keur: :keur:
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Mar 23 Aoû - 13:06
Merci, vous êtes des amours. I love you I love you I love you I love you (et c'est celle qui a 14 comptes ((sans compter ses idées de NOUVEAUX COMPTES)) qui me dit qu'elle en peut plus de moi... M-D-R)
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Sam 27 Aoû - 4:08
Reebienvenue :cute:
J'aime beaucoup comment c'est écrit et le choix de la célébrité :pink:
Je reviendrai vite lire la suite de l'histoire  

Bon courage pour la suite de ta rédaction
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Mar 30 Aoû - 10:46
hello I love you ça fait plus de dix jours que tu as commencé ta fiche, tu as besoin d'un petit délai ? :cute:
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Mar 30 Aoû - 12:11
Merciiiii Jean. :cutie: Et Scarlett, je veux bien oui, normalement je pourrais l'avoir terminée vendredi. Désolée du retard. :pink: :keur:
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Mer 31 Aoû - 12:36
aucun souci, je t'ajoute un délai, tu as donc jusqu'au 06 septembre pour conclure tout ça I love you
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MessageSujet: Re: valley of dolls   Dim 4 Sep - 22:40
LE POUVOIR DES TROIS
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valley of dolls

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