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 JACK || FROM WIND AND ICE

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it's a revolution, i suppose
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MessageSujet: JACK || FROM WIND AND ICE   Sam 3 Sep - 19:30
JACK FROST
WHISPERERS
Nom et Prénom : Je m'appelle Jack Frost. C'est mon nom. Le nom dont je me souviens. Le nom qu'on m'a donné. Qu'il m'a donné. Il n'est pas important, je ne suis pas sûr de le connaitre. C'est le seul nom que je connais, le seul nom que j'ai jamais porté. Alias : On m'appelle le Dieu dans la glace, le pèlerin, parfois le pèlerin blanc. Je préfère qu'on m'appelle Jack, ou Frost. Je ne suis pas un dieu, pas que je sache... et pèlerin blanc ça fait vraiment Seigneur des anneaux. Âge : J'avoue n'en avoir aucune idée. J'avoue aussi ne pas vraiment m'en soucier. Je ne vieilli pas, ça je le sais. Le temps passe sur moi comme le vent mais ne m'atteint pas. Cela dit je dois être aux alentours des trois millénaires. Lieu de naissance & nationalité :  Je suis apparu en pleine forêt. Je ne me souviens pas vraiment où mais le vent doit le savoir. Sur un lac gelé, vêtu de vêtements trop légers, un bâton à porté de main... mais je n'avais pas froid. Métier : Mythe, ça compte? Bon bah rien. Statut civil : Célibataire. Le froid est une vie solitaire. Orientation sexuelle : Je dois admettre une préférence pour les femmes mais je reste ouvert à toutes propositions. Particularités : Mes cheveux et mes yeux sont gris. Autrefois mes cheveux étaient blancs comme la neige mais depuis ma résurection c'est différent. Affiliation : Gardien

Esprit de Froid | Classe 6
Je suis une légende. Non? Si. Même si ça vous plait pas. Je suis un mythe, un esprit folklorique. Je suis l'esprit de la glace et le vent est mon ami. Mais passons sur la mythologie pour le moment...

Je diffuse des ondes de température négative. Concrètement ça veut dire que je peut générer de la glace, du givre, de la neige ou même de la neige fondue. Je peux manipuler cette glace, la construire, la former. Mais ça c'est seulement si les ondes touchent la vapeur d'eau dans l'air. Imaginez ce que je peux faire au contact d'eau liquide... ou même d'autres personnes. Généralement le givre que je crée est toujours magnifiquement sculpté.

La température de mon corps est extrêmement basse, si bien que ce n'est pas étonnant de trouver du givre sur mes vêtements. Mon métabolisme est supérieur à celui d'un être humain normal et je suis de fait immunisé contre les basses températures. La chaleur ne me dérange pas spécialement, mais je  ne suis pas vraiment à l'aise non plus.

Le vent est mon ami et généralement je me déplace grâce à lui, en volant ou plutôt en planant. Faut dire qu'être léger et agile, ça aide.

Mon bâton n'est pas la source de mon pouvoir, seulement un moyen de le diriger. Je n'ai jamais quitté ce bout de bois depuis mon éveil mais mon pouvoir fonctionnerait très bien sans aussi.

Revenons un instant à la mythologie. Il y a une chose que je n'ai jamais compris mais qui est rarement arrivée: lorsque je suis aux prises avec une force maléfique, le froid devient lumière, une lumière glaciale, éclatante et aveuglante, capable de détruire le mal. Je n'ai jamais réussi à le faire volontairement, peut être un jour... Et il y a encore une petite chose.

On pourrait penser d'un esprit froid comme moi que je serais justement froid, indifférent ou antipathique mais ce n'est pas le cas et j'ai un pouvoir particulier qui me permet de faire remonter au premier plan le rire. Le jeu. L'amusement pur et innocent. Ne suis-je pas parfois dépeint comme un petit-elfe espiègle?


INTERVIEW
QUE PENSEZ-VOUS DE LA SITUATION ACTUELLE ET DES DERNIÈRES DÉCISIONS DU GOUVERNEMENT ? Je ne suis pas pour, clairement pas. Selon moi chacun devrait pouvoir vivre la vie qu'il souhaite, sans que d'autres n'aient à imposer leur choix ou leur avis. Les humains ont toujours eu ce chic pour me déranger de cette façon.

QUELLES SONT VOS MOTIVATIONS ? Ma dévotion va aux Gardiens et à notre mission, la politique humaine n'a que peu d’intérêt pour moi. Même si j'ai le sentiment que les choses pourraient changer.

Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? Comment avez-vous réagi ? Je me suis éveillé avec, et croyez moi, c'était amusant!


IRL
Pseudo/âge/sexe ; Ectra, 25 ans, M Fréquence de connexion ; Quotidienne. Que pensez-vous du forum? ; Il est nul. Comment l'avez-vous découvert ? Demandez au juif qui brille. Célébrité choisie ; Alex Pettyfer Credits (avatar, icon etc.) ; Ectra


Dernière édition par Jack Frost le Ven 10 Mar - 17:13, édité 7 fois
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BIOGRAPHIE
I saw the moon and she was beautiful.


La lune, parfaite et immense, ronde, blanche, éclatante. C'est la première chose que j'ai vu. La chose la plus vieille dont je puisse me souvenir. Je me souviens du froid, de l'eau, de la couche de glace à sa surface. Je me souviens ce petit lac gelé en pleine forêt. Je me souviens m'élever dans les airs, porté par une force invisible et vibrante, et l'immensité lunaire me surplomber. Elle me regardait, m'observait, elle luisait en moi et mon regard en avait été captivé. C'est ce que j'ai ensuite appelé mon éveil. Ma naissance. Je n'étais pas né comme les humains, d'une mère en souffrance, d'un père absent ou stressé. De la conception naturelle comme n'importe quel enfant. J'étais né du froid et de la lune. J'étais né.. ou plutôt j'étais apparu. Car lorsque mes pieds, des pieds d'homme, avaient retrouvé le contact glissant de la glace et qu'elle s'était reconstitués sous mon poids, j'avais perçu la différence. J'avais perçu que je ne ressentais pas la brûlure du froid. J'étais trempé jusqu'aux os, mes vêtements recouverts d'une fine couche de givre, mais je n'avais pas froid. Non, j'inspirais l'air et m'en trouvais revigoré. Mon face à face avec la lune semblait un souvenir. Ce moment sous l'eau semblait être arrivé à quelqu'un d'autre. J'oubliais même la brûlure de mes poumons pour que tout ça disparaisse et que mon regard ne se pose sur un bâton.

On aurait dit un vieux bâton de berger, au delà du fait que ce truc semblait mort depuis des jours. J'avais marché jusqu'à lui, pas du tout incommodé par le déséquilibre de la glace. Je l'avais touché du pieds, mes pieds nus, et je m'étais intrigué de voir la froideur le prendre. Une légère couche blanche, de cristaux parfaits. Je l'avais ramassé et au contact de mes mains une nouvelle vague glaçante l'avait recouvert, de quoi me tirer un rire. De quoi stimuler mon excitation. J'oubliais tout ce qui s'était passé avant pour ne me focaliser que sur ça, cette glace, et j'allais expérimenter la chose. Encore et encore. Touchant des arbres, des pierres, y dessinant des fleurs de givre d'un simple contact de la main. Et je riais. Je riais à gorge déployée. Je riais jusqu'à m'envoler, emporté par le vent, emportait par une rafale qui me montrait les cimes des arbres et le ciel à peine nuageux. J'étendais les bras comme si j'avais fais ça toute ma vie et je planais au dessus de la forêt. Je planais, sentant l'air siffler à mes oreilles, le bâton toujours serré dans ma main. J'expérimentais la chose avec une telle surprise que j'en avais le souffle coupé et c'est seulement lorsque j'avais retrouvé le sol que je m'étais mis à sourire, un sourire béat, stupide. J'avais volé. Dans le ciel.

J'avais suivi les sons, suivi les voix, marchant, les pieds dans la terre, jusqu'à un petit village voisin. J'avais suivi le bruit des gens et la lueur des flammes. Je n'avais jamais rencontré personne mais j'avais envie de leur parler, de les saluer, de leur demander comment s'était passée leur journée. Je l'avais fait mais ils ne m'avaient jamais répondu et lorsqu'un enfant m'était passé à travers j'avais ressenti le plus atroce des froids. Dans mon cœur. Une froideur si intense qu'elle m'avait figé sur place. En seulement quelques minutes d'existence j'avais ressenti l'excitation, le bonheur, mais aussi ça. Ce... vide. Ce que j'avais ressenti c'était l'ignorance. Pas la mienne, mais la leur. Celle qu'ils m'offraient. Je n'existais pas, pas pour eux. Peut être pour personne. Et pendant des jours j'avais été dans l'errance. D'un village à un autre, d'une personne à une autre. J'étais resté dans un silence froid et les jours étaient devenus des semaines. J'avais trouvé un malin plaisir à utiliser mes pouvoirs pour rendre la vie des gens impossibles... dans le sens drôle du terme. Lequel? Avez vous déjà vu un homme sortir de chez lui et se retrouver le cul par terre pour avoir glissé sur de la glace? Moi si, et ça m'avait fait rire, fort. De toute façon personne ne m'entendait, si? Le monde était mon terrain de jeu et même si je comprenais toutes les langues... ou du moins qu'elles sonnaient toutes pareilles pour moi, j'ai toujours trouvé la Russie bien plus propice à ma fraîcheur.

Les semaines étaient devenus des mois et si je m'amusais beaucoup à utiliser mes pouvoirs, à rendre la vie des gens un peu plus... drôle, en un sens du moins, le vide me pesait. J'avais de plus en plus de mal à être ignoré, à ce qu'on ne me parle pas... A ce qu'on ne me voit pas. Savez-vous ce que c'est que de ne pas exister? Ce que c'est que d'en être conscient? Pour moi aller d'un continent à un autre n'était qu'une question de minutes, le vent m'emmenait dans les hauteurs et je retombais sur terre avec une volée de neige. Et si je continuais de faire tomber mes flocons, je choisissais de m'isoler. Je choisissais de rejoindre des terres plus froides, le nord, le grand nord. Je choisissais le pole et m'y installais. Je me trouvais un coin à proximité d'un village inuit et y restais. Ici mes pouvoirs passaient inaperçu, moi aussi. Je n'étais qu'un coup de vent par ci, une brise givrante par là. Ces gens étaient habitués, ils avaient tout appris de cette vie avant mon arrivé. Des années j'y étais resté. Des années j'avais vécu là, une grotte comme chez moi. Je me disais parfois être mieux loti que certains et à cette époque là, au travers du monde, je l'étais. J'avais vécu là des années avant que ma grotte ne soit corrompue. Que mon espace soit violé. J'étais resté là des années avant qu'une silhouette ne passe l'entrée. Un intrus.

Un mètre, les cheveux noirs et hirsutes, les yeux fatigués. De la neige recouvrant sa peau d'animal. Les mains d'une couleur pas vraiment naturelle. Le petit garçon entrait comme dans un état second et je le regardais venir vers moi avant de s'écrouler dans mes bras. J'étais resté immobile pendant de longues minutes... très longues et très nombreuses. Était-ce un hasard? C'était forcément un hasard. Je ne pouvais pas le garder dans mes bras, j'allais le geler, alors je l'installais prêt du feu, un feu que je faisais juste pour lui, et que j'avais bien du mal à lancer d'ailleurs. Vous avez déjà allumé un feu avec du bois gelé? Pas évident. Il avait dormi quelques heures avant de enfin ouvrir les yeux, deux petits yeux noirs. J'étais perché sur mon bâton, comme quelqu'un qui grimpe sur une chaise par peur d'une sourie, et je le regardais, l'air perplexe. L'air perdu. Il n'avait pas pu me voir. Et il avait ouvert les yeux, il avait posé son regard sur moi, et il avait souri. J'étais tombé à la renverse, perdant mon équilibre pourtant si parfait. J'étais tombé à la renverse et lorsque je m'étais redressé il était toujours entrain de rire. Un sourire avait chassé la perplexité, un sourire impossible et une excitation sans pareille. Il me voyait. Il me voyait! Et je le répétais, et il acquiesçait, et je le redisais encore. Il m'entendait aussi! Je sautais partout, littéralement, presque à éteindre le pauvre feu au milieu de la grotte. J'étais excité mais je n'avais pas vraiment conscience de ce que ça représentait. Ce petit garçon, il s’appelait Kwanita, du village inuit voisin, et en cet instant, dans ses rires et son regard, il m'offrait de l'espoir.

Dehors la tempête s'était apaisée, une tempête de vent, de froid et de neige que je n'avais pas provoqué. Ne pouvant offrir à Kwanita de quoi se réchauffer plus que mon feu, je décidais de le raccompagner et ce qui aurait dû être une journée de plus au fond de ma grotte se transforma en un petit voyage à travers la banquise, le garçon marchant devant, moi derrière, mon bâton à la main, surveillant chacun de ses gestes, durcissant la glace sur son passage. Il était insouciant, il était amusé de tout. Quel âge avait-il? Sept? Peut être huit ans? Il me voyait mais il n'avait pas peur de moi. Il n'était pas inquiet. Dans le ciel la lune et le soleil se côtoyait encore et je jetais un œil à l'immensité blanche avant de revenir au garçon. Le trajet pris quelques heures. J'aurais pu l'embarquer dans les airs, mais il faisait déjà trop froid pour lui au sol alors dans le ciel... Nous arrivions à son village et les gens courraient, dans tous les sens. J'entendais de grands bruits de fracas et mes sourcils se fronçaient. Kwanita tenait ma main, inquiet. Il tirait pour aller en avant mais je ne bougeais pas, pas certain de quoi faire, quoi dire. Pourquoi irais-je aider des gens qui ne m'avaient jamais vu? Qui ne savaient même pas que j'existais. Kwanita tirait encore, me montrant du doigt le village assailli. Il me montrait du doigt un groupe de gens. Il me montrait... sa mère. Et là je le voyais, le monstre, l'entité destructrice.

Une créature à la peau nue, semblable à un immense serpent. Sa gueule immense et ouverte, ses yeux minuscules. Il était comme translucide et à travers ses chairs on pouvait voir les débris et les gens qu'il avait déjà avalé. Un ver de glace. Immense. Plus grand encore que ce que j'avais déjà pu voir. Je lâchais sa main et je bondissais en avant, le vent me portant. - Non! - Mon bâton en avant, sa courbe gelée brillant au soleil. Je frappais, la glace allant attaquer la peau du monstre qui déviait sa trajectoire pour retourner sous terre. Ou sous la glace tout du moins. Je me plaçais entre le cratère qu'il avait formé et le petit groupe de gens. Ils ne me voyaient pas. J'avançais, observais les abysses blanches, et resserrais mon emprise sur mon bâton. Je sentais sous mes pieds le sol trembler. Il était toujours là, il cherchait un moyen de les atteindre. Cette créature n'était pas qu'un animal mû par l'instinct. C'était une créature intelligente. Elle n'attaquait pas pour manger. Elle attaquait pour détruire. Alors je m'interposais. Mes pieds reconstituaient la glace sous mes pas et j'avançais. Il s'extirpait du sol, créant un cratère plus grand encore, un cri strident se faisant entendre. S'il voulait atteindre ces villageois, il devrait d'abord passer par moi. Je me mettais à courir, courir directement vers lui. Il avançait aussi, il avançait vers moi, vers eux, vers Kwanita. Hors de question. Alors je levais mon bâton. Je générais une vague de froid à sa cime. Je voyais la glace se former. Je voyais le pieu gelé et je laissais le vent me soulever en un bond si haut que j'atteignais le dessus de sa tête... et je frappais.

La lumière était éclatante, aveuglante. La lumière dont brillait la glace au bout du bâton. Je frappais sa tête, si tant est qu'il ait une tête, je frappais et la lumière le brûlait. Le froid mordait mais cette créature se fichait bien du froid. Il hurlait à nouveau et j'avais tout juste le temps de voir l'énorme cicatrice suintante qui barrait toute une part de sa gueule qu'il retournait dans les tréfonds. Cette lumière, je ne l'avais vu. Je retombais a sol et le silence s'était fait à nouveau sur l'étendu de glace. Pas de vent, pas de son, seulement quelques constructions qui s'écroulaient doucement, grinçantes. Je me retournais, cherchant du regard. Je revenais vers le groupe de villageois mais je ne leur prêtais aucune attention. Je cherchais la seule personne qui pouvait me voir. - Kwanita? Kwanita! - Je criais son prénom, cinq, six fois. Je le cherchais mais je ne le trouvais pas. Je ne le trouvais plus. Le monstre l'avait-il finalement emporté? Je le cherchais et dans mon dos je sentais une présence. Je me retournais. Elle se tenait là, le visage usé, la peur encore présente mais aussi la tristesse. Une profonde tragédie. Je la regardais, elle me regardait. Elle me voyait. Mais cette fois pas d'excitation, pas de joie. - « Pourquoi cherchez vous mon fils? Mon fils est mort, il y des mois. » - Je me tétanisais sur place. Figé par cette annonce. Non. Je lui avais parlé. Je l'avais ramené ici. Il avait tenu ma main!

Une tempête, comme celle de la veille. Une violente tempête dans laquelle Kwanita s'était perdu. Ils avaient retrouvé son corps sans vie des jours plus tard. Je regardais ma main, celle-là même qui avait tenu la sienne seulement quelques heures plus tôt avant que je n'aille combattre ce vers, avant que je ne sauve le reste de ce village. Avant qu'elle ne me confesse toute cette histoire autour d'un feu dont je n'avais pas besoin. Elle me voyait mais j'étais trop confus pour y réagir. Ils me voyaient tous. Ils m'avaient tous vu lorsque la lumière avait éclaté, mais je n'y réagissais pas. Je ne pensais qu'à ce petit garçon qui était venu à moi, ce petit garçon que j'avais réchauffé puis raccompagné. Ce petit garçon qui m'avait guidé jusqu'ici... - « C'est un esprit. L'esprit de mon petit Kwanita. Il vous a conduis ici. Il savait que vous pourriez nous aider. » - J'aurais pu dire ne pas croire aux esprits et aux fantômes... mais j'en étais un, alors ça aurait été assez hypocrite. L'esprit d'un petit garçon venu chercher l'esprit du froid pour sauver son village, sa mère. - Personne ne m'avait jamais vu auparavant. - « Peut être alors n'est-il pas venu à vous seulement pour nous sauver... » - Cette phrase qu'elle avait prononcé avait raisonné dans ma tête en échos tout le long du trajet du retour et encore après. - « ... mais aussi peut être pour vous sauver vous. »

J'étais retourné à ma grotte. J'étais retourné à mon isolement. Seulement quelques jours. J'avais passé ces jours assis par terre, le regard rivé sur les vestiges du feu de bois que j'avais fait. Que j'avais fait pour le réchauffer. Il m'avait fallu tous ces jours pour voir la différence. Un morceau de bois au milieu des autres carbonisés. Un morceau de bois intact. J'avais fourré ma main dans les cendres pour l'en sortir et utilisé de la neige pour le nettoyer. C'était un flocon, un tout petit flocon de bois. Un ouvrage exceptionnel, aux détails impossibles. Il brillait presque. Dans ce petit objet je sentais la présence de Kwanita. Je n'avais pas rêvé. Je n'avais pas halluciné sa présence. Je le savais maintenant. Qu'il soit venu, qu'il soit l'incarnation de la tempête ou qu'une entité plus grande se soit joué de moi pour m'emmener là-bas, peu m'importait. Je serrais le flocon dans ma main, le couvrant de givre, un givre protecteur, qui le préserverait. Un sourire passait sur mes lèvres. Les heures d'isolation étaient terminées. J'emportais mon bâton, car finalement je n'avais besoin de rien de plus, et je sortais, je m'envolais, mes cheveux blancs secoués au rythme du vent. J'allais vivre dans ce village. J'en devenais le gardien. J'en devenais le protecteur.

Des années durant, des dizaines d'années. Je volais par dessus le monde, lançant mes flocons, le flocon de bois pendant inlassablement autour de mon cou et jusqu'au creux de mon poitrail, gelé pour l'éternité. Je volais puis je retournais dans ce village qui était devenu mon foyer. Et le temps passait, et le mythe de Jack Frost propagé par les gens devenait de plus en plus connu. Une histoire, une simple histoire comme une autre. Une légende. Un nom. Je n'étais rien pour eux, mais ils connaissaient mon nom. Ils l'évoquaient parfois pour punir des enfants, ou pour rigoler. Et c'était suffisant pour moi. C'était suffisant pour qu'à leurs yeux j'apparaisse. Cette vie même me suffisait. Et puis les mortels évoluèrent. Ils grandissaient, avançaient... régressaient. En 1941 une expédition américaine se déploya au pôle, menée par un certain Dr Forbes. Il avait découvert une mine gelée et je l'avais observé de loin. Je connaissais cet endroit, il regorgeait de métaux précieux. Et si cet or n'avait pas d’intérêt pour moi j'avais vite constaté qu'il en avait pour d'autres. Forbes tentait de protéger cet endroit et c'est la raison pour laquelle je m'étais présenté à lui... pour mieux le voir mourir. Tué d'une balle, assassiné par l'un de ses mécènes. Mike Zelby. Dans son dernier souffle, Forbes m'avait demandé de sauver sa fille. D'aller à New York, de trouver Alice et de la sauver de Zelby. Je lui avais promis de le faire. Animé par le désir de vengeance. Je tenais toujours mes promesses.

Alors je m'envolais. Je prenais les airs direction les Etats-Unis. Vu d'en haut tout semblait si petit, si calme, mais en bas... C'était immense et chaud, bourré de gens. C'était une fourmilière à taille d'homme et je me dirigeais instinctivement vers les forces de l'ordre pour m'aider dans ma démarche. On me la refusait. Mon apparence, mon arrivée, ma requête. J'avais vécu isolé du monde pendant tant de temps, trop de temps. Mais mon alerte était réelle et cette indifférence m'avait rendu furieux, si bien que j'avais dévasté le commissariat d'une vague de glace avant de m'envoler à nouveau. J'allais m'occuper de Zelby moi-même. De toute façon j'étais le seul à avoir fait une promesse. Le temps était court, Alice était chez elle et Zelby tout autant. Il allait la menacer puis la tuer, seulement pour obtenir la localisation de cette mine. De cet or. Seulement par cupidité. L'humanité était-elle tombée si bas? J'intervenais sans hésiter, me battant contre lui pour le désarmer. Pour sauver Alice. Pour venger son père. Je me battais. Trop fort. Je vainquais. Zelby perdait la vie, ma glace à travers son thorax. Alice me remerciait. Pour ça, pour son père. Pour mon aide. Elle me remerciait mais aux yeux de la police qui débarquait je n'étais qu'un meurtrier, un meurtrier avec des pouvoirs qui plus est. Alors je m'envolais. Je retournais dans le ciel là où on ne pouvait m'atteindre.

Oui, j'étais furieux et je laissais pleuvoir sur New York une neige fondu bien désagréable. Je n'étais pas assez mauvais pour laisser la grêle prendre le pas. Ou peut être bien que si? L'humanité me décevait. Je voulais retourner dans mon village mais ce meurtre... Zelby mort. Il le méritait. Non? Je ne savais pas quoi en penser. Je me sentais mal et d'un autre côté je savais que j'avais sauvé une vie, apaisé un esprit. Mais l'humanité... je ne croyais plus en elle. Plus en eux. La vie dans le village était belle, mais isolée elle était utopique. Bridée. Fausse. Je ne pouvais me résoudre à y retourner alors je choisissais une vie de nomade plutôt. J'allais et venais, sans jamais vraiment m'arrêter. Je laissais le froid sur mon sillage, prenant un malin plaisir à pourrir les vacances des gens sur les plages des îles. Refroidissant les eaux, faisant tomber la neige. Incohérent? Oui, bien fait pour eux. Qui avaient-ils volé pour se payer ces vacances de toute façon? Mais je n'étais pas une menace pour eux. Je n'étais qu'un contre temps. D'autres en revanche... Des pirates. Des pilleurs. Dans un sous marin. Je m'en souviendrais toujours comme les hommes de la pieuvre, et si j'apprendrais plus tard que la pieuvre n'était pas que leur idée, celle-ci resterait dans ma mémoire. Comment piller la côte à al rechercher d'un antique trésor avec tout ces touristes sur les plages? Leur option, leur faire peur. Alors ils les effrayaient. Ils tiraient dans le vide. Les éloignaient.

J'observais la scène seulement le temps de trouver un angle d'attaque. Cette tyrannie me révoltait. Je ne me pensais pas si mauvais avec eux, seulement aigri peut être, mais ça... Non. Je mettais les pirates en déroute. Encore cette cupidité. Cette cupidité qui corrompait les hommes. Cette cupidité qui les dévorait. Ne pouvaient-ils pas être plus fort que ça? J'avais piégé le vaisseau et ses occupants dans la glace, de quoi les laisser attendre que la police débarque. Ça avait été révélateur. J'étais passé de l'utopie à la réalité, une réalité corrompue par mes pensées, avant de voir le monde comme il était vraiment: le Bien, le Mal, les hommes qui préféraient l'un, ceux qui restaient dans l'autres. Pas tant que je serais là. Alors je décidais de les aider. D'aider ceux dans le besoin. De m'imposer quand c'était nécessaire. Recherché pour meurtre? Je pouvais voler, pas eux. Qu'ils m'attrapent. Mes pérégrinations me conduisaient finalement à New York à nouveau où j'étais témoin d'un meurtre. Un meurtre par le froid. Le meurtre d'un scientifique qu'on me mettait sur le dos. Il était temps d'arrêter de courir, d'arrêter de bouger. Il était temps de prendre les choses en main. Alors je les prenais. Je retrouvais l'accusateur, je débusquais la vérité. J'exposais son collège comme seul responsable et je lavais mon nom. Je me rachetais aux yeux de la loi. J'étais innocenté pour tout, même Zelby, mais je n'arrêtais pas de les aider. Je n'étais pas égoïste.

Pendant ce temps la guerre faisait rage en Europe. Pendant que je bataillais d'un côté de l'océan, d'autres combattaient l'envahisseur de l'autre côté et je n'osais pas m'y rendre. Je n'osais pas prendre part. En 1943 pourtant un homme vint à moi. Je dois avouer que je ne sais toujours pas comment ils avaient pu me trouver, mais ils l'avaient fait. Le gouvernement américain. Il recherchaient de l'aide pour rejoindre une équipe au front. Captain America. Bien sur que je connaissais le Captain, qui ne le connaissait pas. Il avait été fait prisonnier par Hydra et je répondais à l'appel. Je rejoignais les rangs. Je rejoignais les Commandos Hurlants. Mon bâton et moi. Je devenais un soldat des libérateurs et nous allions sauver Rogers des mains de Red Skull. Croyez moi, ces types là... étaient loin d'être aussi officiels et cérémonieux que je veux bien le laisser croire, et je ne les quittais pas ensuite. Je restais avec eux, combattant les Nazis, combattant Hydra, joignant mes forces aux leurs jusqu'à ce que la guerre se termine. Elle avait été gagné. Nous avions tant perdu. Steve, James, sacrifiés pour vaincre. Je restais avec les gars quelques temps ensuite, les aidant à traquer Hydra jusqu'à ce que la bande ne se sépare. Je rejoignais alors le pôle.

Des années plus tôt j'avais peur d'y retourner, par honte, mais là je rentrais la tête haute. J'avais vécu tant de choses, tant d'horreur. Mon utopie me manquait... mais plus encore j'avais réalisé durant la guerre que quelque chose d'autre manquait. Une part de moi. Ma vie. Mon passé. J'avais eu le temps de réfléchir. Ces longues nuits à tourner et retourner le flocon de bois entre mes doigts. Réfléchir à mes origines. J'étais apparu. Je n'étais pas né. Je ne me souvenais de rien avant cette nuit, avant la lune. Et ça me travaillait. Je ne me connaissais que comme l'esprit du froid, invisible puis visible, joueur et insolent, tempétueux. Mais n'étais-je rien de plus? Avant? Je n'avais été en contact avec les esprits que là-bas et c'est là-bas que je retournais. Mes pieds foulaient à nouveau la glace et j'adorais ça. Je rejoignais le village, je rejoignais ses habitants. Mon retour était bien accueilli, ça me surprenait mais j'en étais heureux. Je retrouvais mon foyer, ma famille. Je retrouvais mon coin. J'allais même faire un tour dans ma grotte un jour, pour me souvenir. Mais se souvenir appelle d'autres souvenirs et parfois, les souvenirs deviennent réalité. Un nuit j'étais réveillé par des cris. La peur. La terreur. La mort et la destruction. Je sentais les vibrations au sol et je le savais. Il était revenu. Pas encore. Pitié pas encore. Cette fois Kwanita n'était pas là pour m'avertir, pour m’entraîner. J'étais déjà là, j'étais déjà dehors, mon bâton à la main.

Le Iceworm était devenu bien plus grand, bien plus gros, bien plus vorace. La cicatrice barrant son visage était bien plus sale et envahissante. Il dévastait tout sur son passage, dévorant chaque construction, chaque habitation. Il était méthodique, gourmand, insatiable. Je lui lançais des pics de glace mais rien ne semblait pouvoir transpercer son cuir. Je ne m'étais pas ramolli avec le temps, j'avais seulement oublié.. Oublié la dureté de la vie sur la banquise. Je m'élançais, le vent me portant, je m'élançais et j'attaquais mais cette fois la lumière ne venait pas. Elle n'apparaissait pas et le village disparaissait. Mes attaques étaient inutiles. J'avais réussi à participer à la plus grande et la plus terrible des guerres, et à survivre, mais je ne pouvais pas sauver mon village? Ma famille? J'entendais les cris, les pleurs, des enfants hurlaient, des mères terrorisées, les hommes qui tentaient de combattre mais qui se faisaient décimer. Le village n'était plus qu'un tas de ruine et le vers venait pour le sang. Il venait finir le travail qu'il avait commencé des années auparavant. Alors je décrétais que ça en était fini. De mes épaules tombait ma veste, l'air froid venant lécher ma peau déjà gelée. Avec force je plantais mon bâton dans la glace et faisais deux pas en avant, ma main jouant avec le flocon de bois toujours autour de mon cou.

Dans mon regard la détermination, dans mes gestes la précision. Je savais ce que je faisais et je le faisais pour eux. J'écartais les bras et une vague de froid se déploya sur la glace et dans l'air. Un ultime acte de provocation qui attirait l'attention du vers. Un sourire étirait mes lèvres. Le défi, le jeu, malsain. Il fonçait vers moi. - Je t'attend! - Il arrivait. Il voulait ma fin comme je l'avais marqué des années plus tôt. Sa gueule grande ouverte, les rangées de dents prêtes à me recevoir. Son corps translucide et les cadavres à l'intérieur. J'allais les rejoindre. Il était devant moi, se grandissant. Immense. Menaçant. Mais je ne bougeais pas. J'attendais seulement. Un vent s'était levé, un vent froid et violant, mordant. Un vent qui faisait flotter mes cheveux blancs mais je ne m'envolais pas. Pas cette fois. Cette fois je le regardais tomber sur moi, sa gueule, ses crocs, m'entourant pour mieux m'avaler. Je ne laissais à mon corps le temps de ressentir l'odeur ou la sensation d'être dans ses entrailles. Je ne me recroquevillais, je le laissais me prendre... et je relâchais le froid. Une vague glaçant si puissante qu'elle nous engloba tous les deux. Il était peut être résistant de dehors, mais dedans, il était faible. Vulnérable. Ma glace le dévorait, l'emprisonnait. Je m'endormais. Je sacrifiais ma vie pour que cette créature demeure neutralisée. La glace nous piégeait. Le vers tentait de ramper, de fuir, mais c'était trop tard. Il retournait à la terre, retournait sous la glace, mais la vague glaçante gagnait du terrain, encore, toujours. Elle le paralysait. Je m'endormais. Il souffrait. Il s'éteignait.

J'étais renommé par les peuples inuit "le dieu dans la glace". Sacrifié pour les sauver. Résidant dans la glace, gardant le monstre endormi. Je résidais sous la banquise, marqué par mon bâton que rien ni personne ne semblait pouvoir déplacer ou briser. On aménageait l'endroit comme une terre sacrée. Un temple en mon honneur. Le bâton de Jack Frost, symbole de mon existence, marque de mon sacrifice. Je redevenais le mythe que j'étais. L'histoire. Je laissais le monde et il grandissait sans moi. Jack Frost redevenait une légende alors que les années s'écoulaient... et puis un beau jour. Une ombre. Une silhouette. Un homme. Le Soldat. Et la lune... La lumière.



Dernière édition par Jack Frost le Ven 10 Mar - 17:15, édité 7 fois
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HEY YOU !

Re-bienvenue ! Et bouge tes fesses givrées là, j'veux lire :grozyeu:
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Roooh encore lui
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:leche: :bave: :leche: :bave: :leche:
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re-coucou I love you
j'ai hâte de voir ce que tu vas faire de ce petit perso bien cool :hé: par contre, pettyfer est déjà utilisé pour un scénario ici, donc si ce n'est déjà fait, tu devrais envoyer un mp à la joueuse d'Hélène pour savoir si vous pouvez vous arranger
si t'as le moindre souci, tu peux nous mpotter, et pour le reste tu connais la maison :hé:
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Pour l'avatar c'est déjà réglé ^^ Moony a envoyé un texto à Hélène pour lui poser la question (je lui avais déjà demandé sur Skype mais elle est pas passé entre temps) et elle est ok. Du coup c'est bon.

Pour le reste merciii et maintenant arrêtez de baver et soyez patient! Merdasse! XD
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Je bave si j'veux ! Allez hop hop hop !
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Ouais, d'aboreuh !
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Genre y donne des ordres, monsieur Frost
Bouge ton arrière-train légendaire Arrow
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...
Bah quoi, tu me dis de bouger mon arrière train.
Bon ok. XD
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REBIENVENUUUUUUUUUUUUE I love you j'avoue que je connais pas du tout ce personnage, je vais apprendre à le connaître avec toi :inlove: bon courage pour cette nouvelle fiche :youknow: ET ALEX PETTYFER :bave: :bave:

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AHA! Pour tout dire, Jack Frost dans Marvel il y a très peu d'information. Donc je vais combiner plusieurs histoires. Je vais mélanger le Jack des comics, en l'adaptant au MCU, avec le Jack du folklore et aussi le Jack du film Rise of the guardians. Parce que j'aime bien son caractère. J'espère seulement pas faire n'importe quoi mais je pense que j'ai pas mal d'espace sur ce perso donc ça peut être intéressant =)
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re-coucouuuuuuuuuuu ! :inlove:
bon courage pour ton nouveau personnage ! :leche: :happy:
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Re-bienvenue et bon courage pour la fin de ta fiche I love you
Sacré choix de personnage :keur: :keur:
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