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 (#2) hélouisa // what just happened?

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Quand elle reprend contact avec la réalité, Louisa est dans les bras d'Hélène, et manque de trébucher tant elle est engagée dans l'élan de sa valse. Elle se rattrape en posant ses mains sur les bras de la brune, le temps de retrouver son équilibre. Sa tête la lance comme jamais, et elle tousse contre son avant-bras. Elle respire bien, une fois, deux fois, trois fois avant de relever les yeux vers sa collègue. Louisa retire ses mains de la peau de la jeune femme comme si elle le contact l'avait brûlée. « Oh god I'm... » Elle recule d'un pas. « I'm so sorry. » Il y a comme une explosion derrière elles, et Louisa sursaute. Quand elle regarde par-dessus son épaule, elle se rend compte que c'est le chaos, partout. Soudain tout reprend du sens. Le nuage, la perte de contrôle. Elle ne se souvient pas de tout ce qui s'est passé, tout ce qu'elle sait, c'est que Loukas n'est plus là et qu'une autre explosion retentit à ses oreilles. Elle a beau chercher son meilleur ami du regard, il n'est nulle part. Ça l'angoisse encore un peu plus. Et puis il y Hélène, devant elle, qui n'a pas l'air bien du tout. Elle saisit la brune par le poignet et l'entraîne avec elle, un peu plus loin, sans lui demander son avis. « We need to get out of here. Now. » dit-elle, autant pour Hélène que pour elle-même. Elle frissonne, cet endroit lui fout les jetons. Et tout le monde a l'air bien amoché. Le côté pragmatique prend le dessus. Les secours vont sûrement arriver, la police aussi, et avec eux, les journalistes. Leurs visages sont bien connus désormais, à toutes les deux. Louisa n'a certainement pas envie de voir les images de ce moment en première page des tabloïds et elle se doute qu'Hélène non plus. L’actrice ne sait pas exactement ce qui s'est passé, mais elle a bien peur que si on les trouve là, elles se retrouvent mêlées à quelque chose de pas clair, et c'est la dernière chose qu'on veut quand le monde entier connaît votre nom. « We need to find a taxi. » Louisa la tire dans les rues voisines. Elle a l'air maligne, dans ses fringues du clip de Loukas, à courir au beau milieu du Bronx. Elles débouchent sur une rue un relativement fréquentée, et la jeune femme baisse la tête pour qu'on ne la reconnaisse pas. C'est presque peine perdue, des gens commencent déjà à l'observer avec insistance, pareil pour Hélène. Avec un peu de chance, ils penseront qu'ils se sont trompés. Louisa hèle un taxi qui s'arrête à côté d'elles. Elles s'engouffrent dedans, ou plutôt, elle y pousse Hélène sans la moindre délicatesse. « Hey, mais vous êtes- »« Oui. Emmenez-nous à Greenwich Village, s'il vous plaît. » dit-elle, faisant preuve devant Hélène d'une autorité qu'elle n'a jusqu'alors jamais montrée.

Le taxi se met en route, et s'éloigne rapidement du Bronx malgré toutes les voitures qui s'y pressent, sûrement pour venir voir ce qui s'est passé. Elles sont tombées sur un bon chauffeur. Louisa a demandé à ce qu'on les emmène dans son quartier par réflexe. Si elle avait un peu plus réfléchi, elle aurait sûrement dirigé le chauffeur vers l'hôtel dans lequel ils résident tous pendant le tournage... Mais peut-être qu'elle avait besoin de son havre de paix. Elle a acheté un très bel appartement à Greenwich Village il y a quelques semaines, après avoir décidé qu'elle resterait vivre à New-York même si Young Justice devait se terminer. Elle est tombée amoureuse de cette ville, qui lui ressemble plus que Hollywood. « Ça va? » demande-t-elle tout bas en se penchant légèrement vers Hélène et en lui enlevant, le plus naturellement du monde, une saleté qui s'est glissée dans ses cheveux. Elle ne sait pas pourquoi elle a fait ça. Mais ça la perturbait. Elle retire sa main. Elle sait très bien qu'aller à Greenwich Village signifie qu'elle va faire entrer Hélène dans son appartement. Faire entrer Hélène dans son intimité. Seuls sa famille et Loukas ont eu le droit de passer les portes, et son agent, aussi. Elle a fait en sorte de garder le reste du monde dehors, pour sa santé mentale. Elle essaie de se persuader que ce n'est pas un big deal. Surtout après ce qu'elles viennent de vivre. Elles ont besoin de souffler, de se reposer, de parler, aussi peut-être. Et il vaut mieux que ce soit dans un endroit où on ne les trouvera pas et où on ne leur posera pas des milliers de questions. En tous cas, Louisa n'a pas envie de voir quelqu'un d'autre qu'Hélène, là tout de suite
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Dernière édition par Louisa Hensley le Dim 5 Fév - 16:15, édité 1 fois
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Tout arrive beaucoup, beaucoup trop vite... Hélène ne comprend rien. Elle est perdue, elle a faim, elle a froid, elle a l'impression que... quelque chose s'est passé, mais elle n'arrive pas à se souvenir de grand chose, juste de l'intense sentiment de désespoir, juste de l'incroyable sentiment de joie, juste des mains de Louisa la maintenant sur Terre, pour l'empêcher de s'envoler dans la stratosphère et-- Louisa! « Oh god I'm... » Elle se détache brusquement, recule, et Hélène fait un mouvement vers elle comme pour la retenir, lui dire de rester, s'il te plaît, me laisse pas, je suis un peu perdue, j'ai besoin de garder les pieds sur terre, j'ai besoin de toi. « I'm so sorry. It's-- ” Elle a envie de lui dire que ça va, que tout va bien aller, qu'elle a juste besoin de ses mains pour la maintenir les pieds sur terre, mais elle n'arrive pas à réfléchir ou à parler, tous ses bras lui semblent lourds, sa langue pâteuse dans sa bouche. « We need to get out of here. Now. » Hélène se laisse aller contre l'épaule de Louisa, qui la tire à sa suite soudainement, brusquement, et Hélène n'a pas envie de courir, “ please, ” marmonne-t-elle, “ stop, ” mais Louisa ne s'arrête pas, tant mieux et la seule chose qu'Hélène sait, c'est qu'elles sont désormais sur la banquette arrière d'un taxi. Contrôle-toi, lui disait Jiayng. Tu contrôles ton pouvoir, lui ne te contrôle pas. Elle n'a aucune envie que le taxi ait une hallucination et les envoie dans un accident de voiture... « Oui. Emmenez-nous à Greenwich Village, s'il vous plaît. » Greenwich Village? Ce n'est pas du tout où elle habite... Hélène a envie de lui dire... “ I live... ” Où vit-elle? Elle vit... elle ne vit pas au Village, elle vit, elle vit...

Elle a l'impression qu'elle va s'endormir. « Ça va? » Il y a sa main dans ses cheveux. Hélène se tourne vers elle, la regarde, a envie de lui dire qu'elle ne vit pas à Greenwich Village mais elle a du sang sur les mains parce qu'elle a dansé avec un cadavre et les pensées brumeuses, et les genoux écorchés, et elle ne sait pas ce qu'elle fait ici, et elle a peur, mais il y a Louisa, et Louisa a des jolis yeux. Elle retire sa main. “ I'm fine, ” dit-elle doucement, avant de se rapprocher machinalement de Louisa pour poser sa tête sur son épaule. “ Nothing a good tequila shot can't fix. ” Elle regarde en face d'elles sans rien dire d'autre avant de longue secondes, puis se redresse quand le regard du taxi dans son rétroviseur se fait un peu insistant. Il est jeune, il les a reconnues, devine-t-elle. Elle déteste quand ce genre de trucs arrive, et elle devrait s'énerver contre lui en lui demandant de mind son business, mais elle se contente simplement de s'écarter de Louisa. Elle ne dit pas un mot du reste du voyage, jusqu'à ce que Louisa donne la fin des directions au taxi et qu'elles s'arrêtent devant un immeuble discret. “ This is where you live? ” Elle est un peu surprise. Elle s'attendait à ce qu'une star comme Louisa vive dans un hôtel particulier, ou alors dans un immeuble avec penthouse, au moins. “ Here, let me pay, ” dit-elle rapidement en foutant un billet de vingt dans la main du taxi avant de claquer la porte sans demander sa monnaie, focalisée sur l'immeuble. Elle se tourne vers Louisa avec un petit sourire, qu'elle ravale en voyant son visage. Elle a l'air... pas d'avoir peur, mais de beaucoup appréhender à l'idée de pénétrer dans l'immeuble. “ Hey, are you okay? ” Elle pose sa main sur son épaule. “ You're new in New York but trust me, this kind of shit happens all the time, ” fait-elle, avec un peu d'humour même si elle est aussi déconnectée, traumatisée qu'elle peut l'être.
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« I'm fine, » Pourtant, Hélène n’a pas l’air si fine. Elle la sent qui tremble un peu. Et elle est dans un sacré état, avec ses cheveux un peu en bataille, ses genoux écorchés… Il va falloir désinfecter tout ça. Louisa se raidit un peu quand la brune se rapproche un peu d’elle et pose sa tête sur son épaule, comme si c’était quelque chose de naturel entre elles. Elle doit avoir besoin de présence, de chaleur humaine - se dit Louisa, qui la laisse faire et essaie de se détendre un peu à ce contact inattendu qui a un peu affolé ses sens. « Nothing a good tequila shot can't fix. » Louisa se détend un peu plus, lâche un léger sourire. Léger, parce que le choc de ce qu’elles viennent de voir la secoue toujours, parce qu’elle a du mal à trouver des explications, aussi, à ce qui s’est passé. Nul doute que les informations sauront rapidement répondre à ses interrogations, et Louisa espère que ce qu’elle découvrira ne sera pas encore plus bouleversant que l’événement en lui-même.
Les filles restent silencieuses sur le reste du chemin, et Louisa donne ses indications au taxi driver quand elles arrivent près de son appartement. La vue de l’immeuble à elle seule lui apporte un sentiment de soulagement plutôt énorme. « This is where you live? » La brune acquiesce. Ce n’est pas qu’elle est gênée, mais… Cet endroit est si personnel, si elle... « Here, let me pay, » fait Hélène alors qu’elle sort son portefeuille. Louisa essaie bien d’insister pour payer, mais sa collègue a déjà dégainé un billet avant qu’elle ait pu ouvrir son porte-monnaie. Elle se promet qu’elle lui revaudra ça.
Elles sortent du taxi et Louisa a un moment d’hésitation quand elles s’apprêtent à entrer dans l’allée qui mène jusqu’à la porte de l’immeuble. « Hey, are you okay? » demande Hélène en posant une main sur son épaule. Louisa tourne les yeux vers elle et concède un petit sourire gêné. « You're new in New York but trust me, this kind of shit happens all the time, » Une part d’elle a envie de lui dire que ce n’est pas tellement ça, qu’elle a surtout peur de faire pénétrer quelqu’un pour la première fois dans sa bulle, quelqu’un qui ne soit pas sa famille. Mais elle a peur de passer pour une idiote, elle a peur qu’Hélène ne comprenne pas (après tout, elles ne se connaissent pas encore très bien, toutes les deux), alors elle se tait et se contente d’acquiescer.
Comme elles ne peuvent pas rester plantées là, Louisa prend son courage à deux mains et file dans l’allée, dans l’entrée puis dans l’ascenseur, avec Hélène sur ses talons. Quand les portes se referment derrière elles, Louisa ne peut s’empêcher d’observer un peu sa co-star de biais, un peu pour s’assurer qu’elle va bien, surtout parce qu’elle est extrêmement belle, même sous le choc, même avec les petites traces qu’elle a sur le visage. Ça la frappe comme ça ne l’a jamais encore frappée, et ça la trouble encore plus.
Quand elles arrivent au cinquième et dernier étage, Louisa ouvre l’unique porte en face de l’ascenseur, un peu maladroite avec ses clés, et la lumière les frappe quand elles entrent dans l’appartement baigné de lumière. En évitant de croiser le regard d’Hélène, Louisa pose ses affaires. Elle sait bien que ce n’est pas vraiment ce à quoi s’attendait Hélène. Cet appartement est loin de ressembler à celui d’une star, plutôt à celui d’une étudiante qui a la chance de vivre dans un environnement cosy. Au fond de l’appartement, il y a quelques chambres d’amis, tout de même, mais elles ne se voient pas tout de suite. Ce qui frappe surtout, c’est ce salon-cuisine chaleureux, ce sofa couvert de plaids et de coussins et cette collection énorme de DVDs qui entourent le bel écran sur le mur tout à droite. Louisa va baisser un peu les stores afin qu’elles cessent d’être aveuglées, et finit par affronter le regard d’Hélène, qui est restée un peu en retrait dans l’entrée, par politesse. « Tu peux poser tes affaires où tu veux. » fait l’hôte, doucement. Elle baisse les yeux vers les mains ensanglantées de la brune. « Il y a une salle de bain, première porte à droite, si tu veux te rafraîchir un peu. » propose-t-elle gentiment. Quand Hélène a disparu derrière la porte, Louisa lâche un petit soupir stressé, et ferme les yeux. Elle finit par aller dans sa cuisine, et se laver les mains et le visage au-dessus du lavabo. Elles sont tellement à mille lieues de ce qui vient de se passer que Louisa a du mal à croire que ce soit vraiment arrivé.
Quand Hélène sort de la salle de bain, Louisa ne manque pas de remarquer qu’il lui reste une entaille sur le visage, et que ses genoux sont toujours aussi égratignés. Elle pince les lèvres. « Viens t’asseoir. » Tandis que la brune prend place sur l’une des chaises hautes du bar, Louisa cherche dans ses placards et en sort de quoi désinfecter tout ça. Elle s’approche finalement d’Hélène, doucement. « Tu veux quelque chose à boire ? De la tequila ? » Petit sourire amusé. « Je peux ? » fait-elle un peu sans réfléchir en montrant à la jeune femme les cotons et la bouteille d’antiseptique qu’elle a dans les mains. Puis elle se rend compte que c'est peut-être bête, elle se dit qu’Hélène va lui dire qu’elle peut s’en occuper toute seule, et qu’elle va se ridiculiser comme une gamine. Alors elle attend, un peu flippée, qu'Hélène réagisse.
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Quand elles rentrent dans l'appartement, Hélène a un petit mouvement de recul malgré elle. Ce n'est pas tant la lumière, pourtant aveuglante, qui soudaine l'attaque; c'est plus la simple et brutale réalisation que Louisa vient de la faire pénétrer dans un endroit personnel. Elle-même serait bien en mal de la laisser rentrer dans son propre appartement (elle a déménagé quand Dylan a fini les choses entre elles, du jour au lendemain, sans s'expliquer) (Hélène n'a pas cherché à savoir; Dylan a été plutôt claire) (elle n'a pas le coeur brisé, pas du tout, elle s'en fout, c'est pas grave, c'est la vie, ça arrive) (elle a juste encore un peu de mal à s'endormir le soir, sans elle) (et à la rappeler pour lui dire qu'elle a oublié un pull chez elle) (bref) sans se sentir gênée; elle ne s'est pas rendue compte de la tension dans les épaules de Louisa jusqu'à ce qu'elles se retrouvent toutes les deux dans l'entrée, Hélène en retrait, soudainement embarrassée, faisant un petit mouvement comme pour indiquer qu'elle va s'éclipser, la laisser seule, elle se sent mieux maintenant, elle va la laisser tranquille, promis. Mais non. Sans doute que Louisa est trop polie; en tout cas, son regard l'immobilise sur place. « Tu peux poser tes affaires où tu veux. » Hélène sourit, ouvre la bouche pour lui dire que non, vraiment, ça ira, lève la main; et elles voient toutes les deux le sang, le sang du cadavre qui recouvre sa paume. « Il y a une salle de bain, première porte à droite, si tu veux te rafraîchir un peu. » Hélène veut protester mais abandonne, confrontée au regard de Louisa. “ D'accord, soupire-t-elle. Merci.

Elle laisse son sac et son manteau dans un coin avant de disparaître dans la salle de bains. Elle se frotte les mains jusqu'à ce que le sang disparaisse, et le visage aussi, machinalement, passant ses mains dans ses cheveux avant de darder son reflet dans le miroir, se forçant à adopter une expression détendue, la crise attendra pour l'instant. Elle doit contrôler son pouvoir. Se détendre. Penser à autre chose... à Louisa, par exemple. Louisa et ses yeux Louisa et son sourire Louisa et son appartement Louisa et ses surprises, toujours ses surprises, qui forcent Hélène à penser que peut-être, elle n'est pas la salope superficielle qu'elle pensait qu'elle était au début. Peut-être qu'elle est plus que ça.
Penser à sa co-star l'aide un peu à se calmer et c'est presque recomposée qu'Hélène sort de la salle de bains, un sourire d'apparat sur les lèvres.  « Viens t’asseoir. » Elle arque un sourcil, l'air de dire bossy, much? mais ne dit rien, s'assied en silence, posant ses mains sur ses cuisses.  Quand Louisa revient avec des cotons et du désinfectant, elle se demande si elle pense à ses genoux et si elle va s'agenouiller- « Tu veux quelque chose à boire ? De la tequila ? » Elle rit pour se changer les idées (Jesus Christ, Hélène, calme toi), avant que le rire se transforme en sourire en coin, mettant presque au défi Louisa. “ Seulement si je ne bois pas seule, ” minaude-t-elle, “ même si je pense pas que tu puisses tenir sur la longueur, Hensley. ” Autant retomber dans les chamailleries gentilles et amicales habituelles, même si elles ne sont pas plus amies que ça, Louisa et elle. Complices, tout au plus. Seulement, en cet instant précis, Hélène a besoin de normalité.

« Je peux ? » Pas de genoux; elle parle de l'entaille sur son visage, qu'Hélène a nettoyé sans pouvoir faire grand chose d'autre, malgré la fine ligne de sang et déjà, la peau autour qui vire à un rose pas très rassurant. La gorge nouée parce que Louisa s'est un peu approchée, elle hoche un peu sèchement la tête, tendant le cou pour mieux lui permettre de voir la plaie, détournant machinalement les yeux pour ne pas contempler Louisa.
Toutefois, au moment où le désinfectant et le coton se posent sur sa peau, elle vrille son regard sur sa co-star. Pour l'observer, la détailler, la comprendre, l'observer, tout simplement; son ancre sur les flots, sa lumière dans l'obscurité. Hélène a l'impression qu'elle va faire une connerie. Elle a besoin d'être rassurée et Dylan- Dylan... “ Tu n'es vraiment pas ce que je pensais, Louisa, ” souffle-t-elle finalement, en écartant toutes ces pensées néfastes et en se focalisant sur sa compagnon d'infortune, sa co-star, cette meuf étrange et sympa et maladroite et jolie et insupportable et gentille. “ Cet endroit... ton appartement... je veux dire... ” Elle hausse une épaule, garde l'autre immobile avec un petit sourire, essayant de rester un maximum immobile pour que tous les efforts de Louisa ne soient pas en vains. “ Tu me réserves encore plein de surprises comme ça? ” demande-t-elle sur le ton de la rigolade parce que si Hélène rigole pas, elle se met à pleurer.
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hélène gaultier & louisa hensley
« Seulement si je ne bois pas seule. » Oh, elle ne boira pas seule. Louisa ne compte pas rester les bras ballants et s’en tenir au jus de pomme. Elle a besoin de quelque chose de beaucoup plus fort que ça, après ce qu’elles viennent de vivre et après avoir fait entrer Hélène chez elle, comme ça. Elle a encore du mal à croire que la brune soit bel et bien là, assise au milieu de sa pièce principale sur l’une des chaises du bar qui sépare la cuisine du reste de l’espace. « même si je pense pas que tu puisses tenir sur la longueur, Hensley. » Elle la regarde en arrivant avec son coton et son désinfectant, avec un air faussement offensé. « Oh, please. J’ai des années de soirées mondaines à boire du champagne dégueulasse derrière moi. Et des années d’afters, où tu continues à boire pour justement oublier cette soirée et ce champagne dégueulasse. » Elle rit un peu, on dirait presque qu’il ne s’est rien passé de grave, que tout est normal. Elle aime ça. Elle est contente de voir qu’elles peuvent encore plaisanter, dire des choses comme ça. Elles sont sous le choc mais elles ne vont pas trop mal, apparemment. C’est déjà ça.
Hélène lui donne son accord pour qu’elle s’occupe de sa plaie sur le front, et Louisa sent son coeur s’emballer quand elle se rapproche d’elle, que leurs jambes se touchent. Un peu mal à l’aise, la jeune actrice pince légèrement les lèvres - puis se reprend - elle n’a pas envie de ressembler au personnage principal débile de Fifty Shades Of Grey. Elle est bien contente d’avoir refusé le rôle, d’ailleurs. Beurk. Elle remercie le ciel quand Hélène détourne un peu les yeux. C’est plus simple comme ça. Louisa se concentre sur la plaie et applique un peu de désinfectant sur le coton. Elle grimace au moment où elle approche le tout de l’égratignure, anticipant déjà la douleur que va ressentir la jeune femme.
Au moment où le coton touche la peau, Louisa sent immédiatement les yeux d’Hélène sur elle, et elle fait de son mieux pour ne pas changer d’attitude, même si son bras se raidit un peu, et qu’elle est soudain consciente de tout, ses cheveux qui doivent être mal coiffés, son visage sûrement fatigué et sur lequel le maquillage a dû un peu se détériorer. Elle se dit qu’Hélène doit la trouver bizarre, hideuse. Elle fait de son mieux pour éviter son regard. « Tu n'es vraiment pas ce que je pensais, Louisa » Cette déclaration coupe un peu la respiration à Louisa. Elle peut sentir le souffle d’Hélène s’échouer sur ses lèvres, elles sont si proches qu’elle en rosirait presque. J Cet endroit... ton appartement... je veux dire... » Oui. Ce n’est pas ce à quoi on s’attend de sa part, en général. De toute façon, on la prend toujours pour ce qu’elle n’est pas. Au début de sa carrière, ça la mettait terriblement en colère. Et puis, avec le temps, elle a appris à accepter. Elle-même n’était pas honnête sur qui elle était, alors comment pouvait-elle attendre des autres qu’ils voient à travers ses mensonges?  « Tu me réserves encore plein de surprises comme ça? » Louisa esquisse un sourire.
Elle finit tout de même son ouvrage avant d’ouvrir la bouche, cherchant peut-être une réponse adéquate. « Maybe. » Elle se débarrasse du coton en le posant sur le bar et remet du désinfectant sur un deuxième. « Est-ce que ce sont de bonnes surprises, pour l’instant ? » demande-t-elle, avec les joues roses pour de bon cette fois. « Peut-être que tu es déçue... » fait-elle, sur le ton de la rigolade à son tour, même si elle a vraiment besoin envie de connaître la réponse. Elle s’éloigne un peu pour leur servir deux verres de tequila, les ramène sur la surface du bar et reprend son coton plein de désinfectant, en baissant les yeux vers ses genoux. « Hum… Do you want me to… ? Or do you-- » Elle n’est pas sûre que son coeur va survivre si Hélène lui demande de le faire. Louisa a bien sûr déjà ressenti un attraction très forte pour quelqu’un. Mais ce désir qu’elle ressent pour Hélène, depuis un moment déjà, il la submerge complètement, et elle n’est pas sûre d’avoir ressenti ça aussi fort un jour. Peut-être que c’est le choc. Peut-être que c’est la fatigue. Ou peut-être, tout simplement, qu’elle n’est jamais vraiment tombée amoureuse avant ce moment précis.
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