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 (watsolmes#2) i had a dream about you.

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i had a dream about youIn these dreams it’s always you: The boy in the sweatshirt, The boy on the bridge, the boy who always keeps me from jumping off the bridge. Oh, the things we invent when we are scared and want to be rescued.

Ça fait des mois qu'il a pas vu les jumeaux.
Wally est fier de lui. Parce qu'il a eu envie, vraiment envie, des fois. Mais Aedan lui fait peur et puis Eugene... il peut se passer d'Eugene. Il ne doit juste pas y penser. Le pire, ça a été les trois premières semaines. Il se réveillait la nuit, mettait ses habits, ouvrait la porte de sa chambre pour s'enfuir... mais il ne le faisait jamais, se réveillant subitement, oubliant l'attraction qui l'amenait inexorablement dans une petite maison du Queens où vivaient deux jumeaux parfaitement bien foutus et franchement apeurants. Les trois premières semaines, Sevastian lui a cassé la gueule plutôt deux fois qu'une et Reyhan l'a beaucoup aidé à penser à autre chose. Il s'est entraîné comme un fou, tout le monde était plutôt impressionné. On lui a posé des questions mais il n'a pas répondu. Il essayait de ne pas penser aux jumeaux. À Eugene. À ses mains sur sa peau.
Non, véritablement, il n'y pense plus trop. Enfin... il essaie.
Et donc ça fait des mois, et puis il a revu leurs noms écrits sur un dossier en ligne de l'HYDRA. Il a revu leurs noms, Aedan Holmes, Eugene Holmes, et il a commencé à paniquer comme un dingue, parce que ça disait que c'était des recrues potentielles, qu'ils avaient des pouvoirs... l'HYDRA avait-elle appris pour les Trous? Non, ce n'était pas ça. Ils voulaient juste les transformer en pantins sans pensées ni idées, comme les nouveaux mutants que Wally voyait défiler dans les couloirs...

Voir leurs noms avait réveillé quelque chose en lui. Quelque chose d'instinct... de primaire, presque. Il avait effacé le dossier, ses copies et ses clones, avait enlevé leurs noms du système. Ça le mettait en danger, de faire ça, vraiment en danger. On pouvait le tuer pour trahison, et il se détestait parce qu'il interdisait à l'HYDRA deux recrues prometteuses... mais la VOIX lui disait que c'était ce qu'il fallait faire.
Pour être tout à fait honnête, la VOIX n'était pas vraiment une voix. C'était comme une pensée qui s'immisçait en lui... mais n'était pas la sienne, et n'appartenait à personne d'autre. Il n'en avait pas parlé à Reyhan, Theodor ou Sevastian. La VOIX l'aidait à dormir et il lui était reconnaissant pour ça.
Les jumeaux avaient été en danger et la VOIX les avait sauvés. Et bizarrement... Wally était content. Il n'aurait pas voulu qu'Eugene soit blessé. Et même si il les adorait, avec une fascination construite de toutes pièces, Wally savait que les responsables de l'HYDRA blessaient les gens.
La nuit après avoir effacé leurs dossiers, il ne dort pas. Ça fait des mois qu'il n'a pas vu les jumeaux et il ne peut pas dormir, parce qu'il repense à eux, à Eugene, sa voix, son haleine aromatisée au café, ses mains... et l'attraction qu'il ressent pour lui, qui n'a rien de réellement physique ni de naturel.
Le jour d'après, il décide d'aller le voir. Il ne va pas lui sauver les miches à chaque fois.

Il a des cernes sous les yeux, et sa couronne de travers sur le crâne. Ça fait des années qu'il prend de l'Aderall pour booster ses capacités, et il en a pris un peu trop aujourd'hui, pour tenir le coup. Il a mis une jolie chemise, qu'il a repassé au préalable, et qu'il a boutonné jusqu'au menton. Il s'est aussi peigné, et gelé, les cheveux. Il se sent un peu beau, juste un peu, même si il a un bleu qui lui mord la mâchoire. Il n'en sait plus l'origine mais depuis le temps, il a cessé de chercher l'origine de la douleur.
Il a volé une voiture quelque part dans Brooklyn. Une belle voiture, rouge, rutilante, décapotable, dont il a switché les plaques d'immatriculation avec un autre véhicule. Il a conduit toute la journée dans New York, a acheté du yaourt glacé et du McDonald's, une robe pour Reyhan et un bouquet de fleurs pour Sevastian. Ça va les faire rire, il espère, même si il sait qu'ils sont pas trop du genre à rire.
Finalement, il s'est permis de penser à Eugene, vraiment à Eugene, en cessant de jeter son fric par les fenêtres et en cessant de conduire comme un dingue dans les petites rues de New York: son instinct l'a naturellement mené jusqu'à ce café chic du Queens, avec vitrine qui donne sur la rue. Wally peut voir Eugene assis à une table avec des amis... en se concentrant beaucoup, il peut entendre leurs pensées. Ils aiment bien Eugene. Mais ils ne l'aimeront jamais comme Wally aime Eugene.

Il klaxonne une fois pour attirer son attention et si quelques passants se retournent, les clients du café ne le regardent pas. Il klaxonne une seconde fois et attire l'attention d'un des amis du groupes d'Eugene. Il lui fait coucou de la main en klaxonnant une troisième fois, puis pointe Eugene du doigt; alors le copain frappe Eugene sur son épaule et sans l'entendre, Wally lit dans ses pensées ce qu'il lui dit, parmi les autres voix new-yorkaise: euh... Gene, je crois que ce mec veut te parler.
Il adresse un grand sourire à Eugene quand leurs regards se croisent et il le voit un peu pâlir, ça le fait encore plus sourire. I didn't know he had a boyfriend entend-t-il dans les pensées d'un autre copain. Why is a twelve year old driving a Porsche and picking Eugene Holmes up? Ça le fait franchement rire, jusqu'à ce qu'Eugene sorte en trombe du café en se dirigeant droit sur lui d'un air furax. Il ouvre la portière pour le laisser entrer, même si Gene a pas l'air décidé à prendre place à côté de lui. “ Waddup, boyfriend, ” dit-il avec un petit sourire, s'amusant de la gêne mêlée de colère d'Eugene. “ Come in, I have something to you show you and we have loads to talk about. ” Il tapote le siège en cuir clair près du sien. “ I missed you, ” dit-il aussi, finalement, détournant les yeux pour ne plus croiser les siens, observant la circulation new-yorkaise avec une soudaine adoration.
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Ca fait des mois qu’Aedan lui fait la gueule. Depuis que Wally s’est pointé dans la mauvaise chambre et a foutu le bordel dans sa vie, à vrai dire. Son frère n’en parle pas – il ne lui parle plus de rien, dernièrement – mais Eugene sait qu’il lui fait la gueule. Qu’il est jaloux. Jaloux de quoi ? Sérieusement, jaloux de quoi ? Du type bizarre qui est venu lui parler deux fois de trucs qu’Eugene ne comprend pas et ne veut pas comprendre ? Il a envie de péter la gueule de son frère. Il n’a jamais eu envie de péter la gueule d’Aedan et pourtant, ce n’est pas la première fois qu’il est en colère contre lui. Mais c’est plus fort que lui, à chaque fois qu’il sent que son frère pense à Wally, il a envie de lui coller son poing dans la tronche. Il ne sait pas pourquoi, il ne comprend pas pourquoi, mais il ne veut pas qu’Aedan pense à Wally. Il veut que personne ne pense à Wally. Il n’y a que lui, rien que lui, qui peut penser à cet idiot qu’il n’a pas revu depuis des mois et il commence à se demander s’il ne l’a pas complètement inventé.
Peut-être qu’en plus de leur avoir donné des pouvoirs chelous, l’accident l’a rendu complètement timbré. Peut-être qu’il s’est inventé un ami imaginaire et qu’il devrait vraiment retourner en consultation avec Rose, parce qu’avoir un ami imaginaire à dix-huit ans, c’est craignos. Il pense tellement à tout ça qu’il n’a toujours pas décidé ce qu’il voulait faire après le lycée. Il a réussi à avoir de bons résultats, il a de quoi aller dans de plutôt bonnes universités – d’accord, pas aussi bonnes que son père, mais quand même – mais il ne sait pas quoi faire de sa vie. Son père n’a trop rien dit, mais sa mère a souri et lui a dit que c’était normal d’être perdu à son âge et qu’il pouvait prendre le temps de voir ce qu’il voulait vraiment faire.

Alors il prend le temps. Depuis plusieurs mois, Eugene prend tout son temps. Il a passé l’été avec Ethan, à lui faire rattraper tout ce qu’il a loupé pendant son coma, tout en continuant d’aller à la X-Mansion pour comprendre ce que l’accident lui a fait. Sauf que septembre est arrivé, Ethan est retourné en cours et Eugene s’emmerde comme un rat mort. Les premières semaines, c’était Netflix and chill, maintenant, il est à jour dans toutes ses séries, a terminé tous les jeux qu’il voulait faire, et il doit attendre les soirs qu’Ethan soit rentré de cours pour continuer Divinity.
Comme en plus, Aedan lui fait la gueule, Eugene se fait chier. Alors il zone. Aujourd’hui, ses potes de lycée n’ont pas cours – ils sont tous à l’université, ou presque – donc il a décidé d’aller boire un verre avec eux, loin de la maison et loin de son frère. C’est toujours désagréable d’être loin de lui, mais il a appris à ignorer l’inconfort, à faire avec.

John est en train de parler de la gonzesse qu’il s’est tapée pendant ses vacances au Mexique et qui lui a fait des trucs de fou quand on lui tape sur l’épaule. « Err, Gene, I think this guy has something to tell you. » Le jeune homme suit son signe et tourne la tête, pour d’abord voir une bagnole si rouge que ça lui fait mal aux yeux et… oh merde. Il pâlit et écarquille les yeux, alors que les autres commencent déjà à dire des conneries. Okay, il va le voir, lui dire de dégager, et revenir s’installer tranquillement.
Pourtant, il attrape un billet dans son portefeuille et le pose sur la table pour payer sa conso, les salue et file en direction de la voiture d’un pas décidé, avant que Wally ne se décide à l’humilier encore plus en klaxonnant à nouveau.

« Waddup, boyfriend, » fait l’idiot avant qu’il ne puisse en placer une et Eugene s’empourpre un peu plus, de gêne cette fois plus que de colère. « Shut up, » siffle-t-il entre ses dents. « Come in, I have something to you show you and we have loads to talk about. » Il n’a aucune envie de s’asseoir, d’être vu avec lui plus longtemps, il veut juste qu’il disparaisse ! « I missed you. » Mais quel connard ! Eugene craque, grimpe à bord et claque la portière avec un peu trop d’entrain. « Shut the fuck up ! » s’exclame-t-il avant de voir un bleu sur le visage de l’autre garçon. Son cœur manque un battement, sa main file vers la nuque de Wally qu’il attrape pour le forcer à tourner la tête vers lui. Aussitôt, il a chaud, il a envie de bondir, mais de le lâcher aussi, et puis de s’approcher et-- « Again ? What happened this time ? » aboie-t-il d’un ton autoritaire. « And how can you own such a car ? » Il plisse les yeux. « Oh my god, you stole it. You fucking stole it ! I’m in a stolen car ! ARE YOU NUTS ? » beugle-t-il, complètement paniqué.

Il ne sait vraiment pas comment il doit agir avec Wally.

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« Shut the fuck up ! » Et Wally rigole, très légèrement, parce que le tempérament d'Eugene le fait rire. Il ne sait pas pourquoi. Normalement, il a tendance à se paralyser quand quelqu'un hausse la voix, surtout les hommes mais Eugene... Wally n'irait pas jusqu'à dire qu'il ne ferait pas de mal à une mouche, parce qu'il sait que c'est faux; il sait, en revanche, qu'il ne lui fera pas mal. Et pas dans le sens où Wally sait qu'il est mieux entraîné que lui et qu'il est plus fort et qu'il se débarrasserait de lui avant même qu'Eugene ait lancé un poing dans sa direction, non: c'est encore une fois la VOIX, la VOIX qui lui dit et qui lui rappelle qu'Eugene ne lui fera pas de mal, tout simplement.
Eugene s'est assis, même si il avait l'air pas du tout prêt à l'approcher de quelque manière quelques secondes plus tôt, et Wally n'ose pas encore quitter sa place de parking un peu illégale de peur qu'il se jette par-dessus la portière pour retourner vers ses amis. Des amis... Wally voit leurs regards et surtout, sent leurs pensées, leurs questions, dirigées dans leur direction. Ça le fait marrer. Il sourit toujours dans leur direction... jusqu'à ce qu'Eugene le touche.
Il le touche et Wally sent, sent encore l'attraction. Il a l'impression d'avoir la tête sous l'eau et pas d'air dans les poumons mais ça ne le gêne pas, il étouffe et à la fois c'est parfait, ça le libère, ça calme un peu les frissons qui lui parcourent le dos, et il se demande comment il a pu faire pour passer des mois sans... sans ça, sans lui, sans Eugene, sa peau, ses mains, sans lui.

« Again ? What happened this time ? » De quoi? Wally ne sait pas, il n'a pas envie de savoir. Il a fermé les yeux mais quand Eugene reprend la parole, ses paupières papillonnent, difficilement, comme si il se réveillait d'un long sommeil cryogénique de plusieurs centaines d'années. Il ne sait pas depuis combien de temps Eugene le touche mais ce n'est pas assez.
Ce n'est jamais assez. « And how can you own such a car ? » Oh. Ah oui. La voiture. La vie New-Yorkaise. Quand Eugene le touche, Wally pourrait presque oublier que le monde continue de tourner. Il n'entend pas les pensées, il a la tête sous l'eau, sa couronne est une chappe de plomb, rien, il n'existe rien sinon Eugene et ça devrait lui faire peur, vraiment lui faire peur, mais Wally a décidé il y a longtemps qu'il ne devait pas avoir peur des autres. Plus avoir peur des autres. « Oh my god, you stole it. You fucking stole it ! I’m in a stolen car ! ARE YOU NUTS ? Oh, bro... chill, man, fuck, dude, man, fam, please, just... ” Et la main d'Eugene se détache, doigt par doigt, de la peau moite de sa nuque et Wally cligne des yeux, difficilement, se tire difficilement des affres de quoi...? L'inconscience? Oui, presque. Reyhan le tuerait si elle savait... il n'a aucune conscience du monde extérieur et surtout, le pire, c'est qu'il s'en fiche. “ Oh fuck, okay, stop shouting, what the fuck bro, you wanna have the cops trailing after us while we take off? Dude. Also, you going to kiss me yes or no? ” Mais Eugene s'écarte, l'air embarrassé, et Wally essaie de sourire mais il a un peu de mal, il a envie qu'Eugene le touche encore mais à la place, il pose ses deux mains sur le volant après avoir tourné la clef. “ Shame, your friends would have loved it. Put your seatbelt on. Can you believe it's like our second date? We should get married soon. What do you want to name the dog? Bro. No homo bro, I just want us to have a dog together. ” Il ignorait qu'il était du genre bavard, quand il était stressé.
You staying in, right? ” demande-t-il quand Eugene ne met toujours pas sa ceinture. “ In the car, I mean. ” In my life. “ I really missed you. No homo. But like. Yeah. Really.
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Bon, d’accord, c’est probablement très stupide de crier que la voiture est volée alors qu’ils sont dans une décapotable, mais Eugene a l’impression de perdre toutes ses facultés mentales dès que Wally est dans les parages. Surtout quand il le touche, en fait. Alors il retire sa main, un peu à contrecœur, parce qu’il n’a pas tellement envie de se mettre à déblatérer des âneries. Il est censé être en colère parce que Wally vient de lui mettre la honte devant ses potes. « Oh fuck, okay, stop shouting, what the fuck bro, you wanna have the cops trailing after us while we take off? Dude. Also, you going to kiss me yes or no? » Il s’écarte comme si Wally avait une maladie contagieuse et le regarde avec un mélange de colère et de gêne dans le regard. Oui bon d’accord, c’était stupide. Mais c’est quoi cette question débile ? S’il va l’embrasser ? Pourquoi ? Putain c’qu’il peut être bizarre de gars. « Shame, your friends would have loved it. » Ça, il n’en doute pas, depuis qu’Aedan a fait comprendre à tout le monde qu’il aimait autant les filles et les garçons, des paris sont en cours pour savoir si c’est pareil pour Eugene. Il déteste ses potes. « Put your seatbelt on. Can you believe it's like our second date? We should get married soon. What do you want to name the dog? Bro. No homo bro, I just want us to have a dog together. » Il écarquille les yeux, parce que… sérieusement ? Mais qu’est-ce qu’il raconte, bordel ?
« You staying in, right? » Quoi ? Où ça ? « In the car, I mean. » Il devrait sortir et se barrer le plus loin possible de ce weirdo. « I really missed you. No homo. But like. Yeah. Really. » Okay, clairement, il est gavé, là. Eugene lance un regard sombre à Wally et il pense à ses potes qui les regardent toujours, il pense au faut qu’il ne sait rien sur le mec en face de lui et qu’il le terrifie, au fond.

Puis il pense à ce qui se passe quand il touche Wally et il crève d’envie de le toucher encore. Alors il ne sait pas trop d’où ça vient, cette audace. Mais un sourire en coin se dessine sur ses lèvres, un sourire clairement moqueur. De nouveau, sa main file dans la nuque de l’autre garçon – il aime bien faire ça, il réalise, il ne sait pas pourquoi, mais il aime beaucoup glisser sa main là, l’empoigner par là – et il se penche sur lui pour presser ses lèvres sur les siennes.
C’est peut-être la… troisième fois, qu’il embrasse quelqu’un. Contrairement à son frère, Eugene ne peut pas se vanter d’avoir beaucoup d’expérience dans ce domaine. En temps normal, jamais il n’aurait pensé faire une chose pareille. Les fois précédentes, il avait un coup dans le nez et clairement, ce n’est pas lui qui avait eu l’idée. Gene n’a jamais pris d’initiatives pareilles, mais c’est étrange, avec Wally, il a l’impression qu’il peut, tout simplement.

Qu’il doit, presque. Alors ouais, il n’a pas tellement d’expérience, mais il l’embrasse quand même et bordel, ça n’a rien à voir avec les deux baisers précédents, où y avait peut-être un peu trop d’alcool, un peu trop de langue, pas assez d’envie. Il prend son temps, parce que quand il ne connaît pas, quand il ne sait pas vraiment ce qu’il fait, Eugene prend toujours son temps. Il trace les lèvres de Wally des siennes et il le sent répondre, alors son cœur a un loupé et il s’écarte avant de perdre le contrôle de la situation.
Il le lâche, plonge son regard dans le sien. « No homo, eh ? » qu’il ricane avec un sourire suffisant. Okay. Il n’a aucune idée d’où lui vient cette confiance en lui qu’il n’a jamais d’habitude. C’est comme si Wally le boostait et le transformait en quelqu’un d’autre. « Don’t worry, bro, I won’t tell anyone, » continue-t-il de se moquer joyeusement avant de boucler sa ceinture.

Wait. Il fait quoi, là ?

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Il aime bien la confusion d'Eugene, ça lui donne l'impression qu'il a un peu de pouvoir sur ce qui se passe entre eux deux. Parce qu'autrement... autrement la VOIX — qui est de plus en plus faible, maintenant qu'Eugene est proche, le touche et le regarde — lui rappelle qu'il n'a pas de pouvoir. Que c'est Eugene qui l'a, dans leur relation, et que jamais ça ne changera et Wally déteste ça, l'impression de s'abandonner et de donner la main à quelqu'un d'autre. Sauf qu'Eugene... est Eugene. Oh, Dieu, il le déteste parfois. Il le déteste souvent, surtout quand il est pas là: il se rend compte seulement combien de fois il a pensé à lui sans penser à lui ces derniers mois.
La main d'Eugene effleure son épaule avant de se poser dans sa nuque, et Wally tourne un peu le visage vers lui, l'air interrogateur. C'est bizarre, parce qu'il le voit approcher, il voit sa bouche s'approcher de la sienne. Wally a déjà embrassé des gens, des hommes et des femmes, et il a même couché avec un ou deux ou cinq, il ne sait plus trop et ce n'est pas très important. Et puis il y avait son oncle Charlie, aux lèvres brûlantes... enfin bref, tout ça, ça ne comptait pas trop. C'était des missions et des obligations, des trucs à faire et à subir, il fallait pas réfléchir.
Mais Eugene lui a attrapé la nuque, et le monde s'est effacé sous ses yeux, et puis il s'est rapproché, et l'embrasse maintenant. Il l'embrasse, vraiment, sur la bouche, avec un peu d'hésitation mais Wally aime bien, il ne sait pas comment ni pourquoi mais il sait que c'est bien un truc d'Eugene, d'agir comme ça.

Sauf que Wally en veut plus. Il a les lèvres avides, et il est affamé de baisers et d'affection depuis si longtemps. Il a levé une main du volant, dirigée vers la cuisse d'Eugene, mais qui s'est arrêté sur le levier de vitesse à la place, ses doigts tremblants autour pour se persuader de ne pas s'en détacher. Il ignorait qu'il voulait ça, un joli garçon au bout de ses lèvres avec sa main dans sa nuque, Eugene plus particulièrement, en train de l'embrasser. « No homo, eh ? » fait-il avec son putain de sourire sur les lèvres, en se détachant, sa main retombant et le monde reprenant un peu de sa saveur autour d'eux. Wally a quelque chose dans la poitrine, qui appuie contre ses côtes, qui veut absolument sortir. La VOIX n'existe plus et lui-même n'a plus de voix. « Don’t worry, bro, I won’t tell anyone. » Wally parvient à détacher son regard de ses lèvres quand Eugene se détourne pour attacher sa ceinture.
Wally peut penser à environ deux ceintures qu'il aurait envie de détacher en cet instant précis. “ Your friends have been betting on your homosexuality for the past year, lui indique-t-il généreusement. Your friend John is homophobic and just lost fifty dollars. ” Il se détourne pour démarrer pour de bon la voiture, klaxonnant une dernière fois en faisant coucou aux amis d'Eugene avant de rentrer dans la circulation new-yorkaise.

Il conduit vite, sans trop se soucier des feux, ralentissant seulement quand les voitures de police sont trop proches, se faufilant entre les autres véhicules avec l'adresse et l'audace de quelqu'un habitué à conduire dangereusement sans pour autant souffrir d'aucun accident. Il sont sur un pont, Wally a mis de la musique, et le vent souffle terriblement et il n'entend quasiment rien, et il observe Eugene du coin de l'oeil qui, merci Dieu, regarde le fleuve en dessous d'eux avec obstination, et il ne sait pas trop quoi penser ou faire, alors il reporte son attention sur la route.
Finalement, il se gare et saute en dehors de la voiture avec son sac à dos après avoir coupé le moteur. Eugene a l'air un peu mal à l'aise en sortant à son tour et Wally s'approche, un peu timidement — ce qui ne lui ressemble vraiment pas pour le coup —, pour s'assurer qu'il ne va pas s'effondrer brusquement. “ I wanted to talk to you about something and I assumed this was the best place. Plus, I've never been there, ” fait-il avec entrain, d'un ton faussement joyeux, avant de lui désigner l'aquarium du geste de la main.
Les quais de Coney Island sont déserts, mais l'aquarium est ouvert, il a vérifié avant de venir. Il y a l'océan qui se précipite sur le sable froid et dur, il y a des silhouettes un peu au loin, mais ils sont seuls, et Wally n'entend les pensées de personne, et il a l'impression qu'il va devenir ivre parce qu'Eugene est si loin, et si proche à la fois. “ It is what normal friends do when they hang out, right? ” Mais ils ne sont pas amis, c'est bien le problème. Ils ne sont pas amis — ils ne sont rien, et ils le savent tous les deux et Wally se déteste pour ça.
Il se détourne. “ Also you should get away as fast as you can from this car. Just in case, ” et il essaie d'avoir l'air indifférent et distant, comme si il s'en foutait qu'Eugene s'en aille ou pas, même si toutes ses pensées et perceptions sont tournées vers lui.
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Pourquoi il a fait ça ? Pourquoi, par le saint créateur de la Playstation, a-t-il embrassé Wally ? Il ne le connaît pas. Il sait qu’il s’appelle Wally Watson et encore, il n’est même pas sûr que c’est son véritable nom, parce que oui, d’accord, il l’a cherché sur facebook, twitter, même instagram et il n’a absolument rien trouvé. Il sait qu’il fait partie d’une organisation chelou, pas la mafia, mais un truc pas cool quand même, un truc super dangereux, qui est responsable de son accident. Il sait qu’il est bizarre et qu’il ne sait absolument pas se comporter en société. Il sait qu’il a l’air de savoir plein de trucs et en même temps, rien du tout. Mais à part ça, il ne le connaît pas. Alors pourquoi il l’a embrassé ? Si ça vient juste, Wally est un super espion envoyé par des gens bizarres qui veulent en savoir plus sur les pouvoirs qu’il a depuis l’accident. Quoi ? Ça n’arrive pas que dans les films, d’accord ? Il devrait probablement sortir de cette voiture et ne plus jamais revoir Wally.
Mais il sait aussi que quand Wally est là, il se sent bien. Presque mieux que quand il est avec Aedan et ce n’est pas normal. Il sait aussi que quand il le touche, ça lui fait complètement perdre les pédales, plus encore que quand Patch lui fait un de ses sourires bizarres. Et il sait maintenant qu’il n’aurait jamais dû l’embrasser, parce qu’il en veut plus. Il veut ne plus jamais faire autre chose qu’embrasser Wally, il veut tracer et marquer chaque parcelle de son corps et wow, c’est FLIPPANT. « Your friends have been betting on your homosexuality for the past year, » lâche l’autre garçon et Eugene grimace. « I know, » marmonne-t-il. Il n’ose pas se retourner, parce qu’il sait qu’ils ont vu et il n’est pas tellement prêt à assumer ce qu’il vient de faire. « Your friend John is homophobic and just lost fifty dollars. » Il lâche un ricanement amer. « Dick. »

Wally démarre et Eugene commence à se dire qu’il a vraiment fait une connerie. D’abord parce que ce demeuré klaxonne encore et fait signe de la main aux autres, alors que lui cache son visage dans les siennes de honte, ensuite parce qu’il est dans la voiture d’un type qu’il ne connaît pas vraiment et ça lui rappelle brusquement que depuis l’accident, il déteste la voiture. Alors il pâlit, s’accroche à la porte et serre les dents. Il va être malade. Surtout que Wally conduit bien dans l’ensemble, mais vite, beaucoup trop vite à son goût.
Il est terrifié et pourtant, il ne dit rien. Y a comme un truc qui l’empêche d’avoir l’air faible devant Wally. Quand la voiture s’immobilise enfin, Eugene se dépêche d’en sortir et se jure de rentrer à pieds. Il peut enfin respirer, tenter de calmer les battements fous de son cœur. « I wanted to talk to you about something and I assumed this was the best place. Plus, I've never been there. » Il sursaute, parce qu’il n’avait pas remarqué que Wally s’était autant rapproché et hoche la tête sans trop savoir ce qu’il approuve.

Coney Island, ok. Oui, c’est sympa. « It is what normal friends do when they hang out, right? » Eugene fronce les sourcils et dévisage Wally. Sa question n’a aucun sens. « Also you should get away as fast as you can from this car. Just in case. » C’est ce qu’il fait, il s’éloigne rapidement, en attrapant l’autre par le bras pour le traîner presque derrière lui, en se rappelant qu’il a forcément volé la bagnole et qu’il n’a vraiment pas envie de finir la journée au poste. « Okay, seriously, who are you ? » fait-il sans s’arrêter de marcher, jusqu’à estimer qu’ils sont suffisamment loin de cette maudite voiture trop rouge. Enfin, il se fige et se tourne vers Wally sans le lâcher. « You can’t just—You’re fucking weird, you know that ? You try to act like—I don’t even know like what, but it’s not normal and you have no idea what it is, don’t you ? » Il le scrute, plisse les yeux.
« Normal friends don’t feel all these weird shit I feel when you’re around, and normal people don’t steal cars to take their friends to Coney fucking Island. There’s nothing normal about what’s going on here and I’m sick of it because I fucking missed you too but I have no idea who I missed and it’s driving me INSANE ! » s’écrie-t-il brusquement.

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Il l'attrape par le bras et Wally sourit. Bon. D'accord. Il l'a embrassé, et au moins, il n'est pas dégoûté de lui. Peut-être qu'il n'embrasse pas si mal que ça, parce que bon, Eugene avait l'air vachement gêné et mal à l'aise quand il s'est détaché de lui... avant ça, Wally ne s'était jamais demandé si il était bon pour embrasser les gens ou pas. Donc oui... c'est stupide, mais il est content qu'Eugene le touche, même à travers des vêtements, même quand ses doigts encerclent son bras avec force et détermination. Il aimerait bien l'embrasser encore, aussi. « Okay, seriously, who are you ? » Et Wally ne peut pas s'empêcher de grimacer légèrement, choqué et déçu, en détournant les yeux. “ Wally Watson, bro, you forgot my name already? ” marmonne-t-il, franchement heurté qu'Eugene ait pu oublier... avant de comprendre qu'il ne parlait pas exactement de ça, bien évidemment.
Ils s'arrêtent finalement un peu plus loin. Wally est triste parce qu'ils se sont éloignés de l'aquarium... il se demande si Eugene déteste les aquariums. Peut-être que c'est pour ça qu'il ne veut pas y aller avec lui. Oui, ce doit être pour ça... il se complique trop la vie. Wally a envie de lui dire d'arrêter, de se laisser porter par ses pensées, par ses pulsions, il a aussi envie de lui demander un autre baiser, de le toucher encore, de mettre sa main dans sa nuque. Parce que lui aussi il y a quelque chose dans le coeur, hein? Comme Wally. Ce truc dans le coeur qui l'empêche de se défaire de son étreinte autour de son bras, ce truc dans le coeur qui le fait dodeliner de la tête, accablé et déçu envers lui-même, quand Eugene s'énerve un peu. Il a l'impression de se soumettre comme un chien et il déteste ça mais il n'a rien à faire d'autre que d'obtempérer et d'obéir à ces étranges pulsions. « You can’t just—You’re fucking weird, you know that ? You try to act like—I don’t even know like what, but it’s not normal and you have no idea what it is, don’t you ? »

C'est bizarre parce que pour un télépathe qui a toujours été envahi par les pensées des autres, Wally a aussi toujours su s'en détacher. Compartimenter ses émotions, c'est très important pour un agent de l'HYDRA efficace. Et Wally est un agent de l'HYDRA efficace, il veut l'être, alors il a toujours su mettre de côté ses propres émotions et ses propres pensées, et ne jamais céder à la colère et la frustration des autres, regarder les larmes strier les joues d'autrui et les sourires déchirer leurs lèvres sans pour autant réellement ressentir des émotions similaires lui-même. Jamais vraiment.
Mais Eugene? Eugene, c'est différent. Wally a un noeud dans la gorge, qui bat très fort, un peu comme son coeur qui se la joue oiseau surexcité dans sa poitrine. Il le déteste parce qu'il le touche sans le toucher, parce qu'il est proche et si loin à la fois et aussi, surtout, parce qu'il lui donne envie de tout lui expliquer, du début à la fin. « Normal friends don’t feel all these weird shit I feel when you’re around, and normal people don’t steal cars to take their friends to Coney fucking Island. There’s nothing normal about what’s going on here and I’m sick of it because I fucking missed you too but I have no idea who I missed and it’s driving me INSANE ! »
Il se dégage brusquement de la main d'Eugene toujours accrochée à son bras, mais ne recule pas pour autant, entretenant même leur proximité qui n'en devient que plus gênante maintenant qu'ils ne se touchent même plus tout à fait. “ So we're friends? dit-il doucement, brusquement, ses yeux tombant bien malgré lui sur les lèvres d'Eugene. And you missed me.

C'est tout ce qu'il retient, et c'est sans doute le plus important à ses yeux. Il prend l'avant-bras d'Eugene, sans lui laisser le choix, ses doigts se verrouillant autour de la manche de son blouson et tirant le bras pour que la main d'Eugene se pose sur sa joue, sa mâchoire, sa nuque, encore. Il aime le contact de sa peau contre la sienne, il aime le Trou qui s'étend et qui l'enveloppe, qui le coupe du reste du monde, mais il garde les yeux ouverts cette fois, difficilement, et son regard passe des yeux d'Eugene à ses lèvres, encore et encore, inlassablement. “ I'm not normal. I'm a mutant. ” Il fait retomber la main d'Eugene. “ You're not normal either.” Il se recule finalement, et il peut enfin respirer correctement.
Il fait passer son sac à dos sous son bras et en sort le dossier, qu'il a imprimé une fois avant de l'effacer de la base de données. Il a quand même effacé les entêtes de l'HYDRA, ainsi que les informations les plus compromettantes; mais autrement, le dossier est complet, avec les observations sur la vie des Holmes, des jumeaux en particulier, et des liens qui ont été faits avec ce qui s'est passé dans un café de New York il y a quelques semaines... Il le met de force sur le torse d'Eugene pour qu'il l'attrape. “ They want to hurt you both and turn you into something like... like me. Something weird and abnormal. Something that doesn't know how to tell their friends they missed them, really missed them, everyday, and couldn't come to them because it was forbidden, something that wished they had more friends and something that knows how to kiss. ” Il sourit en coin. “ Maybe that would not be so bad for you after all, ” rajoute-t-il, relâchant le dossier qu'Eugene maintient désormais contre sa poitrine. “ I don't want you getting hurt, Gene.

Il ne peut pas le voir souffrir. Ne pourra jamais, sans doute. Il ne sait pas pourquoi, mais ça ne le dérange pas, décide-t-il. “ So yeah, I missed you. Pretty desperately. Physically. I went through fucking withdrawal of you. This is not normal but this has nothing to do with me. ” Il le pointe du doigt, puis lui-même. “ It's this... thing. You feel it too, right? There's a thing and I- it's driving me- your hands, your skin- your lips- fuck. ” Sa main retombe, il grogne, se détourne, se sentant soudainement grave et sérieux. “ I can drive you back if you want. Bro.
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« So we're friends? » lâche Wally et Eugene fronce les sourcils. C’est lui ou il n’a rien retenu de ce qu’il vient de dire ? Il fait exprès pour le rendre dingue ? « And you missed me. » Cette fois, il se sent rougir et détourne le regard. Sa mâchoire se crispe, ses lèvres se pincent et il voudrait nier furieusement, mais il l’a dit, alors c’est trop tard. Il sent qu’on lui attrape l’avant-bras, alors il reporte son attention sur l’autre garçon et déglutit avec difficultés, quand il approche sa main de son visage. Il devrait probablement se dégager, mais il n’en a pas le cœur, alors il laisse ses doigts tracer la mâchoire de Wally et se glisser dans sa nuque à nouveau. Il baisse les yeux et Eugene sait ce qu’il regarde, ça fait battre son cœur trop vite, trop fort, c’est presque douloureux. « I'm not normal. I'm a mutant. » Sa main glisse, retombe le long de son corps. « You're not normal either. » Il a un peu envie de s’indigner, mais Wally n’a pas tort. Plus depuis l’accident. Mais il s’écarte et Eugene fronce les sourcils parce qu’il n’a pas envie qu’il s’éloigne de lui.
Il serre un peu les dents et c’est là que Wally presse un dossier contre son torse. Il n’a pas d’autre choix que de l’attraper et de froncer les sourcils en faisant un geste pour l’ouvrir. «  They want to hurt you both and turn you into something like... like me. » « Who’s they ? » demande-t-il, les yeux ronds, mais Wally l’interrompt. « Something weird and abnormal. Something that doesn't know how to tell their friends they missed them, really missed them, everyday, and couldn't come to them because it was forbidden, something that wished they had more friends and something that knows how to kiss. » Qu’est-ce qu’il raconte, mais bon sang, qu’est-ce qu’il raconte ? Il lui fait peur. Non, il le terrifie et Eugene ne peut que le regarder avec horreur, le cœur battant la chamade. Il n’ose plus ouvrir le dossier, maintenant.  « Maybe that would not be so bad for you after all, » dit-il avec un sourire en coin, mais ça n’amuse pas du tout le Holmes.

« I don't want you getting hurt, Gene. » Mais lui non plus, il ne veut pas être blessé ! Il ne veut rien avoir à faire avec ces types qui—qui— il ne sait pas ce qu’ils sont, mais il n’est plus certain de vouloir savoir, maintenant. Pourquoi ils s’intéressent à eux ? D’accord, question stupide. Mais il ne laissera personne les avoir. Il ne laissera personne toucher à Aedan. « So yeah, I missed you. Pretty desperately. Physically. I went through fucking withdrawal of you. This is not normal but this has nothing to do with me. » Son cœur va probablement exploser, si Wally continue de parler. « It's this... thing. You feel it too, right? There's a thing and I- it's driving me- your hands, your skin- your lips- fuck. » C’est plus fort que lui, un grondement rauque lui échappe, parce que ses mains tremblent et ça devrait être de peur à cause de ce que l’autre garçon vient de lui annoncer, mais ce qu’il dit à présent, c’est… ça le rend fou. « I can drive you back if you want. Bro. » Il secoue la tête, mais Wally ne peut pas le voir parce qu’il lui tourne le dos à présent.
Alors Eugene le contourne et se plante devant lui. « Who are they ? » répète-t-il d’une voix qui tremble un peu. Puis son regard s’attarde sur le bleu qui marque encore le visage de Wally et il fronce les sourcils. « Are they— did they do this to you ? Did they ? » gronde-t-il soudainement très sérieux, trop sérieux. « Why—fuck, why are you still with them ? You could—I don’t want you getting hurt either ! » s’exclame-t-il brusquement. « I don’t know—it’s this thing, yeah I can feel it too and it’s—I don’t know what it does to me, to us, but you CAN’T get hurt, I-- » C’est trop, c’est juste trop pour lui.

A chaque fois qu’il voit que Wally est blessé, il a envie de retrouver qui lui a fait ça pour le faire disparaître. Il y a comme une VOIX qui lui dit de le défendre à tout prix, de le venger, de le protéger. « I hate it when you’re hurt, » murmure-t-il d’une voix tremblante avant d’aller appuyer son front contre celui de Wally et c’est là encore, son cœur qui s’affole, toutes les fibres de son corps qui ont comme envie de se fondre avec lui. « It—shit, it scares me more than this, » admet-il en levant un peu sa main qui tient toujours le dossier. « It’s not normal, » croasse-t-il alors que ses lèvres frôlent celles de Wally. « It’s not normal, » répète-t-il et sa main libre se glisse dans les cheveux du jeune homme, s’y agrippe, tire un peu pour qu’il penche la tête en arrière, alors qu’il va tracer l’hématome de ses lèvres, comme pour effacer cette marque sur le visage de Wally. Cette marque qui n’est pas la sienne.

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Il sait pas trop si il a envie d'en parler ou si il veut qu'Eugene abandonne. Juste: l'abandonne. Les gens sont doués pour faire ça, détourner les yeux, l'abandonner, oublier. Pourquoi Eugene veut pas faire ça? Pourquoi Eugene veut pas juste rendre les choses simples?
Parce qu'Eugene n'est pas que Eugene. Eugene, c'est un Trou et puis Eugene, c'est autre chose, quelque chose de plus... d'effrayant, aussi. Parce que Wally ne sait pas trop si il a envie d'en parler avec lui ou si il veut juste savoir qu'Eugene a envie de l'écouter, s'intéresse; c'est un concept étrange. Personne ne devrait s'intéresser à lui, il n'est qu'un soldat, un pion, un agent... mais il a envie qu'Eugene s'intéresse. Le regarde. Le touche.
Ça l'emmerde. « Who are they ? » Il s'est planté devant lui. Il le regarde. Wally recule d'un pas malgré lui, il a l'impression que son visage est en feu — non pas d'embarras mais parce que Eugene le regarde, précisément, le détaille et le dévisage. Il ne peut pas lui dire. Son visage est fermé, grave, il croise lentement ses bras sur sa poitrine. Posture défensive. « Are they— did they do this to you ? Did they ?No, no, it's not- it's not like that, Jesus... ” marmonne-t-il, décroisant les bras, mal à l'aise, se passant quelques doigts tremblants dans ses cheveux blonds épars. Eugene ne l'écoute pas, il continue, et Wally a envie de lui dire, lui raconter, lui expliquer — mais il ne peut pas. Il reste un agent de l'HYDRA. Un agent loyal.
Et ça lui fait peur, l'idée que si Eugene insistait, il lui dirait tout. Ça lui fait peur, parce qu'il n'aurait jamais pu penser que quelque chose remplacerait l'HYDRA dans son coeur. « Why—fuck, why are you still with them ? You could—I don’t want you getting hurt either ! I don’t know—it’s this thing, yeah I can feel it too and it’s—I don’t know what it does to me, to us, but you CAN’T get hurt, I-- » Il lève un peu la voix, Wally ne bouge pas. L'observe.
Ouais, c'est this thing. Wally non plus comprend pas. Il sait pas si il a envie de comprendre. Il aime bien l'idée que quelqu'un s'intéresse vraiment à son bien-être, même si c'est seulement à cause d'un truc extra-terrestre...

Non, t'as pas le droit de penser ça, t'arroger ces droits. T'es un agent, rien d'autre, tu croyais vraiment que quiconque s'occuperait jamais de toi? Oublie, Wally, Eugene, oublie-le, c'est n'importe quoi. Tu devrais le tuer, son frère aussi, et leur ami. Tu devrais les tuer parce qu'ils te rendent vulnérable, ils te rendent faible.

Sauf que voilà, Eugene se rapproche. Dangereusement. Et Wally ne trouve pas la force de bouger, de s'éloigner; il n'a pas envie de s'éloigner. « I hate it when you’re hurt. » Et maintenant leurs souffles se mélangent, leurs fronts sont rentrés en contact; Wally ferme les yeux un instant. Il commence un peu à s'habituer à la sensation vertigineuse du contact avec le Trou; mais tout de même... ça lui donne un peu le vertige. Il a l'impression de comprendre Eugene comme il n'a jamais compris personne — c'est dire, pour un télépathe. « It—shit, it scares me more than this. » Wally ne répond rien. Tue-le. Débarrasse t'en. Pour HYDRA. « It’s not normal, et il est si proche, it’s not normal, » et ses lèvres effleurent sa peau, tracent une ligne, alors qu'une main se referme dans ses cheveux. “ Way to be homophobic... ” marmonne-t-il en reculant brusquement, contre tous ses instincts qui lui hurlent de le serrer contre lui. Il se recule brusquement, s'arrache à son étreinte, et revient aussitôt en lui attrapant le col du t-shirt d'une main tremblante, son autre poing s'armant comme pour aller le frapper; et il en fait même le mouvement, pour lui mettre un poing dans la gueule, le foutre K.O., le tuer, s'en débarrasser, l'oublier, parce qu'il ne devrait pas le toucher, l'embrasser, ça va lui faire mal et surtout lui va lui faire mal. Et il ne peut pas. Il ne peut pas. Son poing ne peut pas finir sa course.
Et il le déteste pour ça.

Il baisse son poing, mais garde l'autre main fermement accrochée à son col. “ I want to destroy your pretty face and suck your dick at the same time. Definitely not normal, ” il le lâche, avec comme un sourire d'excuse, aplatit presque les ridules qu'il a imprimé avec son poing sur son t-shirt. Sa main s'attarde sur lui, son épaule, hésitant à le lâcher — il n'en a pas envie mais c'est bizarre, non? Finalement, sa main retombe et vient se loger dans une de ses poches de jean. “ That's my thing, bro. I get hurt. I work for violent people who deal things with violent people so they send violent people like me to settle it all. I can't- we can't-- ” Il ne sait pas ce qui n'est pas possible, mais ce n'est pas possible.
Sauf qu'ils n'ont pas le choix, n'est-ce pas? Autant qu'il fait un pas en arrière, il a envie d'en faire deux en avant. Il le lâche pas des yeux, il peut pas. Il le regarde juste, voulant simplement se précipiter vers lui et l'embrasser jusqu'à oublier toutes leurs questions, le regarder sourire et rigoler et gémir — ça, ça serait drôle. Sauf qu'il peut pas se le permettre. Il devrait le tuer. Si il le tue pas, ils le feront pour lui et personne ne veut ça, il peut pas les laisser faire ça. “ I wish things were different. ” Il avait jamais pensé ça avant. Il aimait HYDRA — NON PARDON IL AIME HYDRA — parce qu'ils l'avaient sorti sa misère. Mais maintenant? Il était en train de se noyer, HYDRA l'a remonté à sa surface.
Avec Eugene, il a l'impression d'avoir des ailes. “ What do you want?
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« Way to be homophobic… » marmonne Wally et un rire rauque échappe à Eugene, un rire qui meurt aussitôt qu’il s’écarte. Il ne veut pas qu’il s’écarte. Il veut le toucher, il a besoin de le toucher. Mais il ne reste pas éloigné bien longtemps et quand il l’empoigne par le col de son t-shirt et lève une main comme pour le frapper, c’est terrible parce qu’il a peur de s’en prendre une et en même temps, une part de lui est soulagée qu’il soit à nouveau si proche. Il ne bouge pas, il ne respire plus, il attend. Et il ne sait pas comment, mais il y a cette voix qui lui dit que Wally ne le frappera pas. Qu’il ne peut pas lever la main sur lui, il ne le fera pas. Il ne sait vraiment pas d’où lui vient cette certitude, mais elle est là et c’est ce qui lui permet de ne pas chercher à s’écarter, de continuer à le regarder, droit dans les yeux. Enfin, l’autre baisse sa main et Eugene ne peut s’empêcher d’avoir ce léger sourire en coin. « I want to destroy your pretty face and suck your dick at the same time. Definitely not normal. » Un hoquet de surprise échappe au jeune homme qui ne peut s’empresser de s’empourprer aux propos de Wally parce que bien évidemment l’image s’impose à son esprit immédiatement et ce n’est pas celle de l’autre garçon en train de lui coller un pain dans la figure.
Wally le lâche encore et le creux dans sa poitrine est de retour. Il a l’impression que c’est de pire en pire, qu’à chaque fois qu’il passe plus de temps avec lui, qu’à chaque fois qu’il le touche, c’est encore plus douloureux de s’en passer. « That's my thing, bro. I get hurt. I work for violent people who deal things with violent people so they send violent people like me to settle it all. I can't- we can't— » Eugene fronce les sourcils, parce que c’est un monde qu’il ne connaît pas. Un monde qu’il voit à la télévision et qui reste du domaine de la fiction pour lui. Il est un ado normal, qui mène une vie normale et—enfin, plus tellement depuis deux ans, mais ces histoires d’organisations ça le terrifie.

C’est pour ça que Wally a raison. Ils ne peuvent pas, en effet. C’est stupide et dangereux et Eugene n’a aucune envie de se retrouver mêlé à toutes ces histoires. Surtout qu’apparemment, il l’est déjà bien assez. «  I wish things were different. » Oui, lui aussi, chaque jour. Sans cet accident, il n’aurait pas failli perdre Ethan, sa relation avec Aedan ne serait jamais devenue ce… ce truc toxique et bizarre et insupportable. Il mènerait toujours une vie normale et n’aurait pas ces pouvoirs terrifiants. Il n’aurait pas rencontré Wally et… « What do you want? » « You, » la réponse lui échappe immédiatement, il n’arrive pas à la retenir, il en est incapable. Il s’avance, s’approche jusqu’à ce qu’ils ne soient plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre sans le toucher pour autant. Son cœur bat vite dans sa poitrine, comme s’il cherchait à s’en extirper et ses mains tremblent un peu. « And it’s stupid ‘cause I don’t want to have anything to do with the people you work for, and my life’s already a mess since the accident so I really don’t want to make it more complicated and-- » Sa voix se brise un peu. « And my brother doesn’t talk to me anymore, and I have these—these powers, and it looks more like a curse and—and I just want to be normal, like I was before, but-- » Il se mord la lèvre inférieure, hésite.
« Everything is a mess but there’s one thing I know for sure, » croasse-t-il en approchant son visage de celui de Wally. La gorge nouée, les lèvres si proches des siennes qu’il peut sentir son souffle sur son visage. « I know I want—no, I need you, » murmure Eugene. « And I know you do too. » C’est probablement la plus grande certitude de sa vie actuellement. « So we could ignore all this and go back to our lives and I’m pretty sure it’ll be awful. » Il ne peut pas faire comme si Wally n’existait pas, il le sait. « Or we could—not be reasonable. » Dis oui, juste, dis oui.

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« You. »
Personne n'avait jamais voulu de lui. Pas lui pour lui. Son père l'avait haï dès le moment où il avait posé les yeux sur lui; Wally savait, à cause de son don mais aussi à cause des coups, des insultes et des regards noirs, que son père s'était senti piégé quand sa stupide copine lui avait annoncé qu'elle était enceinte, et qu'ils devaient se marier, et fonder une famille.
Charlie n'avait voulu de lui qu'à cause de son don mais aussi son désir de plaire; et Dieu savait qu'il lui avait plu. Wally voulait juste voir Charlie mais Charlie s'en fichait de Wally, il voulait juste qu'il soit plaisant et gentil et silencieux.
Boers avait voulu de lui à cause de son don, pour l'utiliser à des fins horribles, pour faire des gens comme Reyhan et Sevastian.
Et Theodor? Wally ignorait si il le gardait pour emmerder Boers, ou parce qu'il s'y sentait obligé. Et Reyhan et Sevastian? Il leur rappelait quelqu'un. Il n'était pas quelqu'un, il leur rappelait quelqu'un. Et ça lui suffisait; il savait qu'il pouvait faire confiance à Theodor, Rey et Sev, comme il avait pu faire confiance à Charlie, comme il avait une fois fait confiance à son père quand ils étaient allés s'entraîne au base-ball ensemble. Beaucoup de choses négatives, chez tous ces gens, mais aussi quelques choses positives. Wally ne leur en voulait pas. Lui aussi n'aurait pas voulu de lui-même.

Sauf que. Eugene.
Eugene. Eugene le veut lui, et il s'en fout qu'il soit une machine à aimer, un télépathe, ou un bon agent. Il le veut lui, et c'est étrange, c'est pas sain, c'est horrible, incompréhensible, mais il le veut lui. Il s'approche et Wally doit faire appel à tout son self-control pour ne pas reculer. Ils sont si proches et pourtant ils ne se touchent pas. Malgré lui, il ne peut s'empêcher de laisser traîner un sourire, un tout petit sourire, sur ses lèvres. Parce qu'il le veut, parce qu'ils sont si proches et ne se touche pas, parce qu'Eugene est joli quand il doute. « And it’s stupid ‘cause I don’t want to have anything to do with the people you work for, and my life’s already a mess since the accident so I really don’t want to make it more complicated and-- And my brother doesn’t talk to me anymore, and I have these—these powers, and it looks more like a curse and—and I just want to be normal, like I was before, but-- » Mais c'est impossible, et ils le savent tous les deux. Leurs vies sont trop... liées, maintenant. Emmêlées, mélangées, mixées, quasi-intrinsèques. Wally a envie de sentir ses mains sur son corps de nouveau. « Everything is a mess but there’s one thing I know for sure. » En tendant le cou, il pourrait l'embrasser. Mais il a surtout envie d'entendre ce qu'il a à dire.
« I know I want—no, I need you. » Le coeur de Wally semble avoir cessé de battre dans sa poitrine. Il le regarde et ses yeux sont avides, impatients, cherchant le visage d'Eugene comme pour y trouver une solution, une réponse à cette situation qui semble... impossible. Mais peut-être qu'il fait juste face à la solution, peut-être qu'il a juste envie d'embrasser la solution. Tout ce que Wally sait, c'est qu'il ne veut pas, plus jamais, passer des mois sans Eugene, sans ses lèvres, sa peau et son sourire et c'est stupide, parce qu'ils se connaissent à peine — mais ils ont du temps, non? Ils ont du temps. « And I know you do too. Yes, marmonne Wally, baissant un instant les yeux sur le sol, puis les relevant vers ses yeux à lui. — So we could ignore all this and go back to our lives and I’m pretty sure it’ll be awful. » Et douloureux. Incroyablement douloureux, comme les premiers jours de manque après avoir rencontré Eugene pour la première fois. « Or we could—not be reasonable. »

Wally sourit. Un vrai sourire. “ Yeah, I can work with not reasonable, ” il dit juste, avant de l'attirer à lui pour l'embrasser. C'est comme un champ de bataille, ou une putain de guerre, et Wally a l'impression que son monde est réduit à leurs lèvres, au souffle d'Eugene et la peau de sa nuque qu'il a agrippé pour l'attirer à lui. Il a l'impression, aussi, que si il le lâche, alors il va s'écrouler et exploser en mille morceaux; alors il l'embrasse, férocement, parce qu'il le veut aussi, parce qu'il ne veut pas être raisonnable, parce que le Trou l'attire et l'aspire et qu'il est enfin en paix, alors même que ce n'est pas assez, jamais assez. Une de ses mains se glisse sur la taille d'Eugene, sous son blouson, sur son t-shirt, et il agrippe le tissu comme si il voulait l'arracher; il se rappelle à l'ordre en lâchant la bouche d'Eugene après avoir laissé une dernière empreinte de ses dents sur sa lèvre inférieure. Il n'ose pas croiser son regard et baisse la tête en appuyant son front contre son épaule, l'attirant pleinement contre lui. Il ne veut pas le laisser partir. Il ne peut pas. “ I want this. I want you. It's not going to be easy. But I-- ” Mais il n'a jamais rien eu qui était véritablement à lui, et il veut essayer. Il n'arrive pas à formuler cette pensée. “ You are worth it. A thousand times over.

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“ Who said 'please' that made you hate the word so much? ”
“ I did. ”
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