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 shifting sands (ethaniel)

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MessageSujet: shifting sands (ethaniel)   Ven 11 Nov - 19:12


❝shifting sands❞
Ethan — Gabriel

Tu n’es pas très en santé actuellement. Du moins… ton visage est plus marqué, a pâli depuis le mois dernier. Un détail que certains remarquent mais laissent sur le compte du surmenage dont tu serais naturellement victime au vu de ton rythme de vie effréné - qui pourtant, était une habitude depuis que tu avais repris les rênes de l’entreprise familiale.
Mais ce n’est pas le travail qui te rend ainsi. Tu aimes ton travail, tu t’acharnes et c’est parce que tu le veux bien. Un devoir au service de tes ambitions propres, de cette volonté de flatter ton ego. C’est une violence que tu t’infliges mais elle est nécessaire à ta survie, à toi et à ton frère, au nom que vous portez. Il y a cependant quelque chose qui te grignote de l’intérieur… quelque chose qui brouille tes pensées, les altère. Tu es difficilement atteint par tout ce qui est d’ordre affectif, ou du moins, t’en détaches davantage. Oh, oui, tu as encore un sourire sur tes lèvres lorsque l’occasion se présente ; mais il n’est pas celui qu’on t’a connu. Ton regard est fatigué, différent - voilé. Mais tu es encore là, à ton poste, vaillant.

Tu es encore là Gabriel, ce n’est pas ton corps qui subit la maladie imaginaire, c’est ton psyché. C’est au-delà de tout ce que tu as pu connaître, d’ailleurs, tu ne t’y attardes pas. Tu n’as pas besoin de faire de diagnostic, ce serait une perte de temps car cela te concerne personnellement. Tu n’as pas besoin de trouver une réponse à ce Mal car il te sied bien pour l’instant.
Tu es en train de ranger le dossier du patient précédent pour prendre celui du jeune Wells, Ethan Wells, reçu dans ton service en mars dernier. Avec les jumeaux Holmes, bien sûr ; mais l’asiatique avait démontré des… particularités que tu n’avais encore décelé chez les deux autres (étaient-ils atteints de la même stigmate ?). Finalement, après cinq petites minutes, tu finis par ouvrir la porte du box qui te sert de bureau et croise le regard du jeune homme en question. Il sait que c’est son tour, il vient à toi alors que tu as un sourire cordial sur les lèvres. Tu le laisses entrer en premier. La porte se referme. « Bonjour Ethan. » Tu es à l’heure aujourd’hui, les interventions chirurgicales étaient très matinales. Il n’est que onze heures et demie, vous avez une demie-heure à tuer entre ces murs et il est ton dernier patient de la matinée avant ta pause déjeuner. « Assieds-toi, je t’en prie. », t’appliques-tu à lui dire en lui désignant la chaise qui faisait face à la tienne ; naturellement séparées par ton bureau. Tu t’installes sur celle qui t’es accordée, jette un coup d’œil au fichier informatique ouvert et qui correspondait à son dossier. C’est très bref, puisque tes yeux bleus s’orientent bien vite vers lui. Tu as ta blouse blanche d’enfilée, bien sûr. Tes avant-bras sont contre le bureau, une de tes mains reposant sur l’autre et tenant un stylo.

Tu le regardes, lui posant la question naturelle, d’un ton calme et prévenant. « Ça fait un moment qu’on ne s’est pas vu. Comment te sens-tu ? » Car c’est surtout pour ça qu’il vient. C’est un check-up car un suivi, suite à son hospitalisation, avait été nécessaire. Nous étions en juin, cela faisait presque un trimestre et c’était encore frais… d’autant que tu avais pu voir Azalea il y a quelques temps, qui t’avait mentionné le comportement parfois déviant des jumeaux. Peut-être en était-il autant pour Ethan ? Tu n’avais pas eu de réel retour à son sujet, et la dernière fois que vous vous étiez vu lui et toi, il semblait encore difficile pour lui d’avancer sereinement après ce tragique événement.
Néanmoins, la question méritait d’être posée - mais au vu de ce que tu étais en train d’observer, il semblait assez… éteint. Réservé, comme à son habitude, mais il y avait quelque chose qu’il portait. Ton œil de médecin avais su t’en informer, il y avait une nuance. Légère. Tu ne savais quoi et au fil de la conversation, ceci allait sans doute te péter aux yeux, d’une manière ou d’une autre.


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Dernière édition par Gabriel Hornthal le Ven 18 Nov - 18:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: shifting sands (ethaniel)   Lun 14 Nov - 22:01
Shifting Hands
Gabriel & Ethan

Deux mois… Deux longs mois depuis qu’il avait découvert ses pouvoirs. Deux longs mois depuis qu’il gardait ça secret. Il n’en avait parlé ni à son père, ni à son frère, ni à Eugene. À personne. La seule personne à être au courant à part lui était Cassie. Comment ne pas l’être quand elle avait assisté en direct à leur découverte. Il ne savait pas vraiment pourquoi il ne s’était confié à personne. C’était presque comme s’il avait peur. Il savait bien que c’était complètement irrationnel, que son père, son frère ou Eugene ne réagiraient pas mal à cette annonce. Peut-être était-ce parce qu’il souhaitait que les choses restent telles qu’elles étaient. Qu’elles soient comme avant.

Mais les choses ne pouvaient plus être comme avant. Pas depuis l’accident. L’accident avait tout changé. Il avait passé deux ans dans le coma. Son père travaillait comme un acharné, jusqu’à être obligé de prendre deux autres emplois pour pouvoir payer les factures.

Depuis la découverte de ses pouvoirs, il ne cessait d’y penser. Les mêmes questions qu’il s’était posé ce fameux jour tournaient en continu dans sa tête sans trouver de réponse jusqu’à maintenant. Toutes ces réflexions se reflétaient dans sa vie de tous les jours. Ses gestes étaient devenus comme machinaux, mécanique. Il se levait, se lavait, s’habillait, allait en cours ou trainait avec Eugene et Aedan puis rentrait à la maison pour faire ses devoirs et manger et enfin allait se coucher. Des gestes qui pourraient paraitre banals, mais ses proches avaient posé des questions. Ils lui avaient demandé s’il allait bien, ce qu’il avait. Il avait vite trouvé de vagues excuses pour qu’ils ne s’inquiètent pas et ils n’avaient pas insisté, même s’il pouvait toujours sentir et voir leurs regards inquiets sur lui.

Aujourd’hui n’échappait pas à la règle. La seule différence avec aujourd’hui, c’est qu’il avait rendez-vous à l’hôpital pour son check-up mensuel. Même le chemin jusqu’à l’hôpital lui était familier maintenant. Il parcourut les couloirs de l’hôpital qu’il connaissait comme sa poche, saluant les infirmières qu’il reconnaissait de son long séjour dans l’établissement.

Il n’eut pas à attendre très longtemps dans la salle pour son rendez-vous, puisque le docteur Hornthal apparut quelques minutes après son arrivée. Il le suivit jusque dans son bureau. « Bonjour Ethan. » « Bonjour, docteur Hornthal. » répondit-il doucement. Le docteur Hornthal referme la porte derrière lui et l’invite à s’asseoir. « Assieds-toi, je t’en prie. » Il va lui-même s’asseoir derrière son bureau. Ethan observe le médecin jeter un coup d’œil rapide à l’écran de son ordinateur avant de revenir vers lui. Il ne sait pas comment lancer la conversation, alors il préfère laisser cela au docteur Hornthal.

« Ça fait un moment qu’on ne s’est pas vu. Comment te sens-tu ? » Il bougeotte un peu sur sa chaise. Il sait que s’il dit qu’il va bien, le docteur Hornthal ne le croira pas. Déjà que ses proches ne le croient pas lorsqu’il leur dit. Et puis il avait toujours été un piètre menteur. Alors il se contente de dire « Ça peut aller… » Il élabore un peu plus en voyant le sourcil haussé de l’homme en face de lui. « J’ai toujours un peu mal aux jambes, mais je marche beaucoup mieux. La rééducation se passe bien. » On ne peut pas faire plus simple et concis. Il regarde le docteur Horthal prendre quelques notes puis baisse les yeux. Il frotte nerveusement ses mains sur ses genoux. Est-ce qu’il pouvait lui en parler ? Alors qu’il n’avait rien dit à ses proches ? Après tout il était médecins et serait plus à même de lui apporter des réponses. Mais est-ce qu’il réagirait bien ? Avec tout ce qu’on voyait à la télévision ou dans les journaux sur les réactions des gens à propos des personnes ayant des pouvoirs…

Il relève la tête en entendant le frottement du stylo sur le papier s’arrêter. « Je… » Non, il ne pouvait pas lui dire. Il ne voulait pas. Cette pitoyable tentative avait vite été stoppée par la peur. Il se racla la gorge. « Non, ce n’est rien… Laissez tomber. »

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MessageSujet: Re: shifting sands (ethaniel)   Lun 5 Déc - 18:34


❝shifting sands❞
Ethan — Gabriel

Discret. Il était tout le contraire du portrait que pourrait dresser Azalea de ses frères. Bien sûr, Ethan n’avait pas eu le même vécu, bien que le facteur déclencheur ait été similaire. Est-ce que ça l’avait fragilisé ? Tu pourrais avancer cela sur bien des patients, bien des sujets. Les résistances physiques comme psychiques différaient selon les individus, mais tous possédaient un corps bel et bien humain. Et tout humain qui subissait un choc en portait les séquelles, peu importe la façon dont cela se traduisait.
Tu soupçonnais le jeune Wells d’avoir autre chose qu’une simple stigmate. Qu’un simple trauma imprimé dans son cerveau et sur son corps. C’était plus qu’un soupçon d’ailleurs, mais tu n’avais encore jamais franchi la limite que tu t’étais imposée. Pas pour l’instant. Ne pas prendre les choses trop tôt, c’est aussi pour cela que tu préférais t’assurer que son état était toujours aussi stable. Parfois, certaines séquelles apparaissaient plus tard. Elles pouvaient être autant psychologiques que physiques, allant jusqu’aux fonctions cognitives. Tu avais déjà observé sa façon de marcher, maintenant tu observais sa façon de s’exprimer. C’était fluide, il ne bûche pas pour chercher ses mots. Pas d’absences.

Il t’annonce donc que sa rééducation se passe correctement, ce que tu sembles comprendre au vu de la façon dont il se déplaçait aujourd’hui. Un mouvement de tête positif, tu n’as rien écrit avant qu’il n’ait terminé de parler. Ce n’est pas grand-chose, mais tu poursuis, alors que tu l’entends s’agiter un peu.

« Tu n’as pas ressenti des fourmillements dans tes membres inférieurs, bout des doigts, autre ? », lui demandas-tu par sécurité. Bien sûr, tu allais procéder à un petit bilan neurologique par la suite, mais ça ne prendrait pas très longtemps. Vous aviez bien le temps de parler avant et pendant si nécessaire.

« Je… » tu lèves un peu les yeux dans sa direction, te figes un instant avant de déposer ton stylo sur le bureau qui vous sépare l’un l’autre. Là, tu inspires un peu d’air et redresse un peu plus ton dos. Tu mets sur pause ces questions que tu souhaitais lui poser… pour une seule qui avait écrasé toutes les autres. Elle résonne dans ta tête. Tu fronces un peu les sourcils, méditatif. « Je n’ai pas l’impression que ce soit rien. », lui confias-tu sur un ton calme et posé. Tu le fixes silencieusement. Il y a encore un blocage. Une barrière dressée. Tu ne supportes pas qu’il en soit ainsi, si près… ta tête s’incline un peu sur le côté, tu ne lâches pas l’adolescent des yeux alors que tes bras s’entremêlent contre ton torse. « Je ne te jugerais pas, Ethan. Et garde à l’esprit que je suis tenu au secret professionnel. » Un argument qui ne semble ouvrir qu’une légère brèche. Il a peur. Peur de quoi ? De qui ? On a peur de toi que lorsque tu l’as décidé. « Dis-moi ce qui te tracasse. Tu as confiance en moi. » Et le commandement déguisé fut parti comme une balle filant vers sa cible, lui imposant cette idée dans son esprit. Une fois la vérité franchissant la barrière de ses lèvres, tu saurais poursuivre tant la consultation que le reste plus sereinement. Du moins c’était ainsi que tu imaginais les choses. Mais ton ambition luciférienne allait bientôt t’engloutir, toi et le peu de morale qui te restait.


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Gabriel & Ethan

Ethan ne sait pas pourquoi il se met légèrement à trembler et à bouger inconfortablement sous le regard perçant du docteur Hornthal. Pas qu’il ait peur du médecin bien au contraire. Après tout il l’a accompagné tout au long de sa convalescence et a toujours été très patient et sympathique avec lui et sa famille. Seulement il ne pouvait s’empêcher d’être impressionné par lui. Il releva un regard hésitant sur lui en déglutissant légèrement. « Je n’ai pas l’impression que ce soit rien. » Bien sûr que ce n’était pas rien. Il s’agissait tout de même de dévoiler à une personne extérieure à sa famille qu’il possédait des pouvoirs. Et vu la paranoïa ambiante qui régnait dans le pays depuis quelques mois, il ne savait plus s’il était bien sage de se confier à quelqu’un qu’il ne connaissait que depuis à peine plus de quatre mois, même si cette personne était celle qui  l’avait soigné pendant les deux ans qu’avait duré son coma.

C’était bizarre. Il était pourtant déterminé à parler au docteur Hornthal de ses pouvoirs en se rendant à son rendez-vous. C’était comme si sa détermination à en parler l’avait complètement quitté dès qu’il avait franchi la porte du bureau du médecin. Il relève la tête pour lancer un regard d’excuse au docteur Hornthal, comme s’il avait l’impression de lui faire perdre son temps. Celui-ci s’est renfoncé dans son fauteuil, les mains contre sa poitrine, les doigts entrecroisés et il penche légèrement la tête sur le côté. « Je ne te jugerais pas, Ethan. Et garde à l’esprit que je suis tenu au secret professionnel. » Il avait oublié ce détail. Il ne pouvait en parler à personne sans son accord. Peut-être pouvait-il lui en parler finalement. Il espérait juste que le médecin n’avait aucun a priori sur les gens possédant des pouvoirs. Et en même temps, plus il y réfléchissait, plus il se disait qu’il n’avait pas vraiment d’autre alternative. Il en avait bien parlé à son père, mais celui-ci était tout aussi perdu et dans le noir que lui à ce sujet. Il ne savait pas vraiment quoi faire, même s’il l’avait soutenu à cent pourcent depuis qu’il le lui avait révélé. Il aurait bien demandé son aide à Cassie, mais elle avait déjà énormément fait pour lui, et puis elle devait elle-même gérer ses propres pouvoirs. Et il ne pouvait pas lui ajouter ce poids sur les épaules.

« Dis-moi ce qui te tracasse. Tu as confiance en moi. » Oui, c’est vrai. Il fait confiance au docteur Hornthal. Soudain tous les doutes qui l’habitaient lui semblent bien dérisoire. Et il se demande pourquoi et comment il a pu douter du fait qu’il pouvait parler de son problème au docteur Hornthal. « J’ai des pouvoirs ! » Il porte sa main à sa bouche alors que ses yeux s’écarquillent. C’était sorti tout seul. Il ne comprenait pas ce qui lui avait pris, mais il l’avait dit. Il jeta un regard paniqué au docteur Hornthal pour voir sa réaction, et fut un peu rassuré de voir qu’il avait gardé son air calme et rassurant, même s’il pouvait voir une pointe d’intérêt dans son regard.

Ethan poussa un soupir et se passa une main dans les cheveux. Maintenant que c’était sorti autant y aller jusqu’au bout. « Je ne comprends pas d’où ça peut venir. Je n’avais jamais eu ça avant. » Maintenant que les vannes étaient ouvertes, il allait tout déballer, se soulager d’un poids, en espérant que le docteur Hornthal puisse l’aider. « C’est comme si je pouvais matérialiser des objets. La première fois que c’est arrivé, j’avais besoin de mon crayon et je n’arrivais pas à le retrouver. Et puis d’un coup, pouf, » Il écarte les bras et claque des doigts. « Plus d’une dizaine de crayons, absolument identiques à celui que je cherchais, apparaissent dans les airs et tombent par terre… » Il déglutit et prie pour que l’homme l’aide avec son problème. « Je… J’avais espéré que vous pourriez m’aider. Comprendre d’où viennent ces pouvoirs. Comment j’ai bien pu les avoir. Et… Peut-être même leur étendue. »

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MessageSujet: Re: shifting sands (ethaniel)   Mar 25 Avr - 22:41


❝shifting sands❞
Ethan — Gabriel
L’adolescent avait la vérité, sa vérité au bout des lèvres. Tu n’aurais pas pu le laisser plus longtemps à se mordre l’intérieur de la joue, à se battre contre ce qui t’apparaissais comme étant inévitable. C’était là un combat interne parfaitement inutile, dont tu l’affranchissais de bon cœur. Du moins, c’était la version que tu lui apportais sur un plateau d’argent, à coup de suggestion. Des mots enrobés de velours. Ce n’était pourtant que du venin, ni plus ni moins. La balle est finalement dans son camp et ce que tu cherches ne se fait pas attendre. « J’ai des pouvoirs ! » Ethan presse machinalement sa main contre sa bouche, comme si sa langue avait fourché involontairement. Alors que sur tes traits se dessinaient un sourire satisfait. Tu clignes une, deux fois des yeux en inspirant un peu plus d’air dans tes poumons, gardant ton assise et cette expression sur ton visage. Tu as l’air serein, bien trop serein… alors que ce garçon semblait être passé trop proche du disque vrombissant d’une scie. Après tout, c’était peut-être le cas. Pourrait… peut-être… mais pas maintenant. Pourquoi voudrais-tu lui ouvrir le crâne alors que tu ne savais rien desdits pouvoirs ? Patience.

Tu savais en faire preuve, même si derrière ce masque, tu jubiles. Tu souhaites en savoir plus. « …et tu penses que je vais t’enfermer pour ça ? », lui glisses-tu alors que tes bras s’entremêlent sur ton torse. Un ton léger alors que la réalité était possiblement opposée à tout ce que tu lui transmettais, verbalement ou non. Tu ne l’as pas lâché du regard et le laisse poursuivre, il semble vouloir en ajouter derrière cette révélation et cela te ravit.

L’enfermer, s’il savait… tu œuvrais pour que les personnes dotées du gène X finissent comme des rats de laboratoire. Du moins, de manière plus légale… même si tu t’affranchissais bien de l’actuelle réglementation, œuvrant dans l’ombre avec ces corps que te cédaient aimablement un fervent et ambitieux pasteur.

Tu le laisses faire. Il semble y tenir.
Toi aussi.

Création d’objet, donc ? Était-ce tout dont ce qu’il était capable, ou y avait-il autre chose ? Tu étais pourtant sûr d’avoir relevé l’emploi du pluriel dans ses mots. Ethan était capable de plus… plus qu’il ne pouvait l’imaginer, et il était de même chez toi.

Une fois qu’il eut terminé, tu raffermis ton sourire un instant avant de t’exprimer à ton tour sur le sujet. « Tu as bien fait de m’en parler, Ethan. », accompagné d’un léger geste de la tête, appuyant tes mots. « Est-ce que tu as réussi à en parler à tes proches ? Aux jumeaux peut-être ? Ou est-ce que je suis le seul au courant ? » La question est innocente mais tu souhaites avoir une vision globale de la situation. Tu ne pouvais pas te permettre de ne pas couvrir tes arrières, peu importe si tu décidais d’agir plus sérieusement ou non. L’approche était, pour le moment, la plus subtile qui soit. Tu t’immisçais insidieusement dans la vie du garçon… et du clan Holmes, bien que ce soit encore une autre histoire, une autre facette du tableau que tu étais en train de peindre au compte-gouttes. « Tu m’as dit que tu n’avais jamais eu ça ‘avant’… où places-tu cet ‘avant’ et ‘après’ ? », lui demandes-tu, t’arrêtant sur certains points que tu jugeais exploitables. Ces questions étaient là pour essayer de l’aider un peu mieux, c’est ainsi que tu présentais la chose. « Je regrette d’avoir à poser ces questions, mais j’ai besoin du maximum pour pouvoir t’aider au mieux. » Tu laisses un silence certain, le regard entendu. Tu accueilles également ce qu’il a à te dire, aux éventuelles réponses qu’il voulait bien te soumettre. « Sache qu’il est tout à fait possible que l’accident aie pu provoquer chez toi certains… changements. » Silence. Si tel était le cas, les jumeaux avaient peut-être aussi… sûrement… reçu un ‘cadeau’ particulier. À la matérialisation de cette hypothèse dans ton esprit, tu tentes de repousser un soupir de contentement.

« Tu n’es pas seul. », poses-tu doucement, décroisant tes bras pour t’accouder sur ton bureau. Tes doigts s’entremêlent, paume contre paume, la pulpe de tes pouces pressée sous ton menton. Un instant, alors que tu le scrutes un peu, sans insister outre mesure. « Tu penses être capable de me montrer ça aujourd’hui ? » Et tu espérais sincèrement que cela puisse être le cas… en attendant de revenir à la charge pour pouvoir savoir quel était cet autre don que tu supposais dormant plus que l’autre.  « On se verra une prochaine fois si tu n’as pas envie. Et pas besoin de payer la consultation, si c’est ça qui t’inquiètes. » (Tu ne manques pas d’ambition, ni d’argent.) Tes mains jointes s’écartent un peu de ta bouche, à nouveau. « Tu as dû visualiser cet objet, en plus de l’avoir voulu dans l’instant. Tu le connaissais certainement très bien, pour l’avoir vu plusieurs fois. », lui livres-tu, apportant ton raisonnement préalable sur la table. Cela donnait plutôt l'impression que tu pensais à voix haute. « Peut-être que… le plus gros du travail est de te concentrer à tenter de reproduire ce que tu souhaites faire apparaître, dans ton esprit. Tu avais délié tes mains et pointé ton index sur ta tempe à cet instant, reprenant la position initiale avant de poursuivre. Ça me semble le plus plausible, à première vue. »

Mais quelque chose semblait l’entraver, qui l’empêchait d’aborder la pratique sereinement. Du moins, c’était ce que tu avais conclus. D’où tes derniers mots.

« Tu ne dois pas avoir peur de ça. Ni de toi. » Ta voix est toujours aussi calme, posée. « On t’a fait un cadeau, ce cadeau… n’as-tu pas envie de savoir de quoi il en tient réellement ? » Et tes mots semblent être issus d’une expérience déjà connue. Plus proche, plus personnelle que ce gamin pourrait imaginer…


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MessageSujet: Re: shifting sands (ethaniel)   Mar 30 Mai - 23:21
Shifting Hands
Gabriel & Ethan

Ethan espérait vraiment que le docteur Hornthal pourrait l’aider avec son problème. Il ressentait comme si un poids venait de lui être enlevé après avoir tout avoué à une personne autre que son père et Cassie. Surtout une personne qui pourrait peut-être l‘aider à en savoir plus. Après tout ce qui s’était passé avant son réveil de son coma et même après, il craignait d’avoir à se recenser. Il refusait absolument cette possibilité. Pour lui ces nouvelles lois n’avaient pas de sens et étaient horrible. Cela ne faisait que renforcer cette séparation entre les gens et en pointant du doigt une partie de la population. « Tu as bien fait de m’en parler, Ethan. » Rien que cette petite phrase le rassura un peu. « Est-ce que tu as réussi à en parler à tes proches ? Aux jumeaux peut-être ? Ou est-ce que je suis le seul au courant ? » Est-ce qu’il devait lui dire ? Il y avait son père et Cassie qui était au courant, mais il ne voulait pas vraiment les impliquer là-dedans. Du moins pas plus qu’ils ne l’étaient déjà. Et les jumeaux non plus. Ils avaient déjà trop de choses à régler pour qu’il leur ajoute ses problèmes sur le tas. « Mon père est au courant. » C’était sorti tout seul. Comme tout à l’heure quand il avait parlé de ses pouvoirs. Il était un peu perdu. Il ne voulait pas évoquer que son père était au courant de sa situation, mais c’était sorti. Il se rassurait en se disant qu’il était normal qu’il en ait parlé à son père. C’était la personne la plus logique vers laquelle il aurait pu se tourner. « Tu m’as dit que tu n’avais jamais eu ça ‘avant’… où places-tu cet ‘avant’ et ‘après’ ? » C’est une bonne question ça. Il ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois sans qu’aucun mot ne sorte. Il ne savait pas vraiment comment répondre à cette question. Pour lui quand il avait parlé d’avant, il avait plus pensé à avant que ses pouvoirs ne se manifestent, donc en gros toute sa vie jusqu’à maintenant. Et c’est ce qu’il indiqua au médecin. « Hm… Je ne sais pas. Je parlais surtout d’avant la manifestation de mes pouvoirs. » Le docteur Hornthal hocha imperceptiblement la tête et enchaina. « Je regrette d’avoir à poser ces questions, mais j’ai besoin du maximum pour pouvoir t’aider au mieux. » Il savait bien. C’est peut-être pour ça qu’il avait tout sorti d’un coup. Parce qu’il savait inconsciemment qu’il ne pouvait pas omettre quoi que ce soit  à propos de la manifestation de ses pouvoirs s’il voulait en découvrir plus sur eux avec l’aide de son médecin. « Sache qu’il est tout à fait possible que l’accident aie pu provoquer chez toi certains… changements. » Ethan écarquilla les yeux. Quel idiot ! Comment est-ce qu’il avait pu ne pas y penser ?! C’était pourtant le seul gros évènement qui lui était arrivé. Bon il y avait bien eu la prise d’otage au café, mais il ne voyait pas comment cet évènement aurait pu avoir un quelconque rapport avec la manifestation de ses pouvoirs. Et puis les jumeaux aussi avaient des pouvoirs maintenant, mais il n’en parlerait pas au docteur Hornthal. Ce n’était pas son secret et il n’avait pas à le révéler.

« Tu n’es pas seul. » Il le savait, mais cela faiait du bien de se l’entendre dire malgré tout. Il savait qu’il pouvait compter sur son père, son frère aussi, même s’il n’était pas au courant de ce qui lui arrivait, et aussi sur le jumeaux, et par extension la famille Holmes. Le docteur Hornthal était lui aussi bien parti pour faire partie de cette liste de personnes auxquelles il faisait confiance. « Tu penses être capable de me montrer aujourd’hui ? On se verra une prochaine fois si tu n’as pas envie. Et pas besoin de payer la consultation, si c’est ça qui t’inquiètes. » Ethan réagit immédiatement lui fait signe que non en secouant ses mains devant lui. « Oh, non ! Non ! Ce n’est pas ça ! Et ça ne me dérange pas d’essayer ! Peut-être qu’en vous montrant, vous pourrez m’aider ! » « Tu as dû visualiser cet obket, en plus de l’avoir voulu dans l’instant. Tu le connaissais certainement très bien, pour l’avoir vu plusieurs fois. » Ethan hoche la tête. Bien sûr qu’il connaissait parfaitement ce crayon. C’est ce genre de crayon qu’il utilise tout le temps pour tout et n’importe quoi. À force il sait parfaitement comment il est fait et à quoi il ressemble. « Peut-être que… le plus gros du travail est de te concentrer à tenter de reproduire ce que tu souhaites faire apparaitre, dans ton esprit. » Ethan se mit à réfléchir. Est-ce que ça pourrait être aussi simple que ça ? D’abord se représenter l’objet dans sa tête et ensuite le faire apparaitre ? Et comme pour confirmer ses pensées, le docteur Hornthal continua. « Ça me semble le plus plausible, à première vue. »

Le problème maintenant, c’est qu’il ne sait pas s’il va y arriver. Il n’a tenté d’utiliser son pouvoir qu’avec Cassie et n’a plus du tout essayé après ça. Et puis si il y arrive, comment pourrait réagir le docteur Hornthal ? Il aimerait lui faire confiance, mais ce n’est pas aussi facile qu’avec son père. Avec Cassie, cela a été plus simple. Son pouvoir s’était déclenché sans qu’il ne le veuille et elle en avait été témoin. Et puis elle aussi avait un pouvoir et qu’elle ne semblait pas encore bien maîtriser à ce moment-là. Tout ça avait faciliter les choses. « Tu ne dois pas avoir peur de ça. Ni de toi. On t’a fait un cadeau, ce cadeau… n’as-tu as envie de savoir de quoi il en tient réellement ? » Ce n’était pas de son pouvoir ni de lui-même dont il avait peur. Loin de là. Il était même un peu fasciné par le fait d’avoir un pouvoir. Bien sûr il avait un peu paniqué au début, mais pas par le fait d’avoir un pouvoir. Non, ce qui l’avait fait paniquer, c’était surtout les répercussions que pouvait entrainer le fait d’avoir ce pouvoir. Comment allait réagir les gens ? Comment allaient réagir sa famille et ses amis ? Il avait été soulagé quand son père n’avait fait que le soutenir et l’aider quand il lui avait appris la nouvelle. Il n’en avait pas encore parlé aux jumeaux, mais étant donné qu’eux-mêmes possédaient un pouvoir qu’ils peinaient à maîtriser, il était persuadé qu’ils ne réagiraient pas mal quand il le leur annoncerait. Le problème ici, c’était qu’il ne savait pas comment allait pouvoir réagir le docteur Hornthal face à une démonstration de ses pouvoirs. « Ce… Je n’ai pas peur de ça. Ce qui m’effraie surtout… C’est la réaction des gens qui me fait peur. » Vu le climat actuel et les lois, si jamais il était découvert, il serait obligé de se faire recenser et serait catalogué. Et il refusait ça. « Mais je veux bien essayer de vous montrer. Si ça peut nous aider à comprendre comment il fonctionne et donc si ça peut m’aider à le maîtriser » Il hésita un instant puis se dit qu’il valait mieux essayer de faire apparaitre ce même crayon qu’il avait fait apparaitre avec Cassie. L’objet lui était plus familier et peut-être que le fait de l’avoir déjà fait apparaitre – en plusieurs exemplaires qui plus est – rendrait ça plus simple de le faire apparaitre devant son médecin. « Ok, je… je vais essayer de faire apparaitre le crayon que j’avais déjà fait apparaitre. Ça devrait être plus simple. » Il se commença à se concentrer. Il essaya de se rappeler comment il avait fait ce jour-là avec Cassie. Il se représenta le crayon dans sa tête, tenta de se souvenir des moindres détails, de sa taille à la matière, la couleur, etc.

Il ouvrit les yeux, qu’il ne se rappelait pas avoir fermés. Le docteur Hornthal le regardait très attentivement, attendant qu’il se passe quelque chose. Il avait ce foutu crayon en tête. Il avait son image jusqu’au moindre détail. Maintenant, tout ce qui lui restait à faire, c’était de le faire apparaitre. Mais il ne savait pas du tout comment cela fonctionnait. C’était plus instinctif qu’autre chose et il ne pouvait qu’espérer et vouloir que ça marche. Son regard se perdit dans le vide. Il ne voyait plus le docteur Hornthal en face de lui. Il ne voyait plus la pièce dans laquelle il se trouvait. Tout ce qu’il voyait c’était ce crayon. Ce crayon qu’il voulait par-dessus tout faire apparaitre. Et comme lors de sa tentative avec Cassie, un petit « pop » se fit entendre. Cette fois-ci par contre, il fut suivi, d’un autre, et encore un autre. Il commença à paniquer et de plus en plus de « pop » se fassent entendre alors que d’innombrables crayons apparaissaient sans qu’il n’arrive à le contrôler. C’était comme s’il pleuvait des crayons dans la pièce. « Oh m-m-mon dieu ! Je s-s-su-suis désolé. Je… J’ai p-perdu le con-contrôle ! » Sa panique ne faisait qu'augmenter. Qu’est-ce que le docteur Hornthal allait penser maintenant ? Qu’est-ce qui allait bien pouvoir lui arriver maintenant ?

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