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 #4 STONY + let's go back to the start

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« Et c’est pourquoi Monsieur Stark, nous avons décidé de vous faire venir. » Tony a les mains dans ses poches et regarde tour à tour les hommes et femmes dans cette pièce. Ils ont une mine grave comme beaucoup en ce moment. Ce qu’il s’est passé à Stamford a fait couler beaucoup d’encre. Des pro-héros qui défendent ardemment Speedball et les plus conservateurs qui voient là l’engeance du Diable qui a essayé de tous nous détruire. Le procès qui s’en est suivi a rendu justice à Speedball, mais a soulevé les foules. Ça n’a rien calmé et c’est devenu de pire en pire. « Comprenez que vous accumulez en ce moment. » - « Évidemment, parce que quand on foire c’est évidemment nous le problème n’est-ce pas ? » Il ne peut pas s’empêcher de lâcher ça d’un ton acide. Il soupire. « Monsieur Stark… » Il l’interrompt par un geste de la main. « Continuez, c’est bon. » - « À la lumière des derniers événements, nous sommes venus vous chercher parce que nous comptons faire passer un projet de loi de recensement des super héros. » Tony redresse la tête. Comme le recensement des mutants c’est ça ? Il soupire, il comprend. C’est légitime pour tout le monde de vouloir connaître l’identité de ceux qui portent des masques. « Jusqu’à preuve du contraire, je ne suis pas politicien. Pourquoi est-ce que vous avez besoin de moi ? » - « On a besoin de votre image. Vous êtes le premier à avoir assumé votre statut et le premier à avoir montré votre visage au monde entier, le premier à avoir déclaré je suis Iron Man. » - « Oui, parce que je suis Tony Stark et que c’est dans ma nature d’aller droit au but. Je suis très mauvais pour garder des secrets. » Fait-il en esquissant un sourire malicieux. L’autre conserve un visage neutre voire un peu plus blasé. Pas d’humour, c’est noté. « Ce que je veux dire c’est que oui, j’ai fait ça, mais vous ne pouvez pas vous attendre à ce que tout le monde fasse de même. » Pourtant, cette loi l’interpelle, titille sa conscience et lui susurre que dans le fond ils n’ont pas tort. Au même titre que les mutants, ils ne peuvent pas continuer à se cacher éternellement en enchaînant les bourdes sans qu’il n’y ait plus de conséquences à leurs actes. « Ça viendra. Regardez, on n’oblige pas, non plus, tous les mutants à se recenser. Si certains veulent toujours vivre avec leur identité secrète, il n’y a pas de mal. » Tony lui lance un regard entendu. C’est bien un discours de politicien ça. Adhère à ce que je dis comme ça, après, on pourra faire ce qu’on veut. Le milliardaire n’est pas dupe, pour le moment ce n’est pas obligatoire. Pour le moment. « Ce qu’on veut c’est un porte-parole. Comme on vous l’a dit vous êtes le premier à avoir révélé votre identité, vous avez du charisme et généralement vous êtes apprécié par vos compères. » Il a une petite moue. Moui ? Tony n’est pas trop sûr, il ne compte plus le nombre de fois où il a failli s’en prendre des uns et des autres… « Réfléchissez-y Stark. » Tony finit par hocher la tête. Ok. Il y réfléchira. On finit par lui tendre un dossier bien épais. « C’est le projet de loi. Lisez-le de votre côté, on veut votre retour rapidement. » Tony l’attrape. « Dès que mon emploi du temps me le permet, je vous recontacte. » Fait-il avant de les planter dans cette vaste salle de réunion. Il est temps pour lui de rentrer chez lui, mettre ce dossier dans un coin bien planqué et réfléchir à tout ça dans son atelier.

Il quitte le bâtiment, il est vingt heures trente et l’air est plutôt bon en ce mois de septembre. Il monte dans sa voiture qu’il a garée juste devant la porte et repart en direction de la tour, le projet de loi posé sur le siège passager. Ses pensées sont absorbées par la route. Il veut rentrer au plus vite parce qu’il travaille sur une expérience intéressante que ces politiciens ont interrompu en prétextant une affaire urgente. Après que Kaplan lui ait donné un échantillon d’Extremis, Tony s’est mis à travailler dessus dans le but de pouvoir modifier certains aspects voire de l’insérer dans une armure pour la rendre toujours plus performante. Ou alors de l’absorber lui-même après avoir trouvé un moyen pour que l’effet ne soit pas permanent. Une expérimentation qui pourrait lui permettre de ne pas vivre avec une nanotechnologie sans cesse logée dans son corps. Il a l’impression qu’il touche au but et c’est pour ça qu’il est un peu pressé de rentrer et qu’il ne voit pas deux motos le suivre.

Arrivé à la tour, Tony a juste le temps de se garer. Juste le temps de sortir de sa voiture. Juste le temps de ranger le projet de loi dans une pochette et de la prendre sous le bras. Juste le temps de verrouiller sa voiture et de se diriger vers l’ascenseur qui le conduira à l’intérieur. Avant qu’une voix brise le silence. Une voix forte, en colère. « S t a r k ! » Il se retourne. Deux hommes sont là, les deux tenants des armes à feu dans les mains. Tony n’a pas le temps d’ouvrir la bouche qu’ils ouvrent le feu. Ils ne sont pas là pour discuter. Tony tente d’esquiver les balles, grimace lorsqu’il en sent une se ficher dans sa jambe au niveau du mollet, se protège comme il peut avec sa mallette. Il presse frénétiquement le bouton de l’ascenseur avant de sentir une autre balle déchirer son flanc gauche et une autre érafler son bras droit, ruinant son costume. Il arrive finalement à appuyer sur sa montre qui lui permet d’avoir au moins un gant de son armure. Il vise l’un des deux en ignorant la douleur qui tiraille sa hanche. Le coup part et il arrive à en éliminer un. Il a l’impression que ça rend fou l’autre qui multiplie les salves, Tony protège son visage avec sa main en armure, mais pas le reste de son corps. Il est touché deux autres fois : à l’épaule et il lâche un grognement de douleur et l’autre un peu au-dessus de l’impact à son flanc. L’ascenseur émet son ding finalement et les portes s’ouvrent. « Monsieur, bonsoir. » Tony se précipite à l’intérieur et siffle entre ses dents. « Jarvis, ferme les portes, dépêche-toi. » – « Tout de suite, Monsieur. » L’IA a toujours ce ton calme. Si calme. Trop calme. Tony se colle contre la paroi pendant que l’autre continue de tirer. Il ne sait pas s’il avance en même temps, mais il a l’impression que les portes se ferment encore plus lentement que d’habitude. La douleur crispe son visage et il presse ses blessures au flanc avec sa main libre, l’autre serrant l’anse de sa pochette avec force. Finalement l’ascenseur se ferme et il le sent se mettre en mouvement. « Jarvis… Jarvis, verrouille les entrées… on a… on a des intrus. » Il se sent glisser, ses jambes tremblent (il a pas une balle dans l’une des deux d’ailleurs ?) et il n’a jamais eu aussi mal de toute sa vie. « Jarvis. Jarvis… préviens les autres. » - « C’est fait monsieur, tenez bon monsieur. » Tony s’effondre au sol. Il a laissé du sang partout dans l’ascenseur et il continue de se déverser maintenant qu’il est tombé. Il n’avait pas prévu l’attaque. Il n’avait pas prévu tout ça. Il ne peut pas mourir. Il doit lutter. Malgré la douleur. Malgré le froid qui commence à l’envahir. Malgré la fatigue qui le prend d’un seul coup. Il doit tenir, il ne veut pas laisser Steve tout seul.

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Dernière édition par Tony Stark le Dim 2 Avr - 14:01, édité 1 fois
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L’alarme résonne brusquement, faisant sursauter Steve qui cesse aussitôt de martyriser le mannequin d’entraînement qui se tient devant lui. « JARVIS ? » appelle-t-il, essoufflé. « Des intrus, Captain. » Le jeune homme fronce les sourcils et se prépare déjà à sortir de la salle. « Comment ç-- » « Mr Stark a été touché. » Son sang se glace dans ses veines alors qu’il se fige. « Où est-il ? » « Dans l’ascenseur, il sera à votre étage dans vingt secondes. » Steve s’élance hors de la salle d’entraînement et traverse les couloirs qui le séparent de l’ascenseur jusqu’à arriver dans le salon où se trouve déjà Janet, calme et composée comme toujours, mais il peut voir l’inquiétude et l’impatience à ses doigts qui s’agitent sur sa cuisse. Lui trépigne, les yeux rivés sur les étages qui défilent et lorsqu’enfin les portes s’ouvrent, le cœur de Steve manque un battement. Du sang, partout du sang et étendu sur le sol de l’ascenseur--  « Tony ! » s’exclame-t-il, horrifié. Déjà, il est pâle, beaucoup trop pâle et il lutte pour garder les yeux ouverts. Cap se précipite à l’intérieur et ignorant le sang qui tâche ses vêtements, soulève l’ingénieur comme s’il ne pesait rien, avant de sortir de là et de se précipiter vers l’aile médicale, Janet sur ses talons. Il sent la poigne faible, qui agrippe son t-shirt et baisse les yeux sur le brun, qui a les siens entrouverts, tente d’ouvrir la bouche. « Sshh, I got you, » fait-il d’une voix étranglée. Les portes s’ouvrent à son approche et il étend Tony sur une table d’examen.
Aussitôt, Janet est à ses côtés et sous son regard terrifié, examine l’ingénieur et il voit le pli sur son front qui se fait de plus en plus marqué, le muscle de sa mâchoire qui se crispe. « Jan, » fait-il d’une voix blanche et elle ne répond pas, continue d’évoluer aux côtés de Tony sans dire un mot, concentrée. Il n’ose pas l’interrompre, n’ose rien dire, mais son cœur bat la chamade, alors que ses doigts cherchent la main de Tony, s’y accrochent. « Steve, j’ai besoin que tu sortes, » déclare finalement Janet et il va se mordre la lèvre inférieure. « Steve, il faut que j’opère, tout de suite, » insiste-t-elle et sa gorge se noue mais le blond finit par hocher la tête. Ses lèvres viennent trouver le dos de la main de l’ingénieur et son regard accroche le sien, fuyant, il sait qu’il se débat de toutes ses forces pour garder les yeux ouverts. « Janet s’occupe de toi, je serai juste à côté, je—ça va aller, Shellhead, » promet-il et sa voix tremble trop, mais déjà, l’anesthésiant que Janet vient de lui administrer fait effet et il sent le bras de Tony qui s’alourdit. Alors il repose sa main et lève la tête vers Janet. « Je sais, » dit-elle avec détermination. D’un pas raide, Steve sort du bloc et lorsque les portes se referment derrière lui, il baisse les yeux sur ses mains et ses vêtements couverts de sang.

« JARVIS ? » croasse-t-il faiblement. « Les intrus, ils-- » « Mr Stark a réussi à en éliminer un, le deuxième s’est enfui. Mrs Romanoff et Mr Wilson sont partis à sa poursuite. » Il l’entend, mais n’assimile pas forcément l’information, alors il hoche la tête sans trop savoir à quoi. Il a l’impression que les battements affolés de son cœur résonnent dans tout le couloir et ses mains tremblent sous son regard brouillé. Il devrait rejoindre Natasha et Sam, probablement. Il a une longueur de retard, mais il devrait retrouver celui qui a fait ça, celui qui a osé-- Steve ferme les yeux, inspire profondément.

Non.
Mauvaise idée.

Ses jambes faiblissent sous son poids et il se laisse glisser contre le mur. Janet s’occupe de Tony. Elle a réussi à sauver James et le brun n’est peut-être pas un super soldat, mais il est fort, il a survécu à pire, il survivra à ça, Tony ne peut pas—

Il ne peut pas.

__________________________

Les portes s’ouvrent et Steve ne sait pas depuis combien de temps il est assis là, mais ses muscles protestent douloureusement lorsqu’il se relève d’un bond, pour faire face à Janet qui n’affiche pas l’expression qu’elle devrait avoir. Ce n’est pas le visage d’une personne qui a réussi à sauver quelqu’un. Le blond pâlit et il ne sait pas ce qu’elle va dire, mais il sait qu’il ne veut pas l’entendre, qu’il ne peut pas entendre un truc pareil. « Il y a un problème, » fait-elle lentement, comme si elle essayait d’être prévenante. « J’ai réussi à retirer les balles et à stopper toutes les hémorragies, mais son état ne se stabilise pas. » Steve lève un regard perdu vers elle. La jeune femme soupire. « Son système immunitaire est en train de le lâcher, c’est comme si— J’ai demandé à JARVIS de lancer des tests sur les balles qui ont été utilisées, leur composition n’est pas ordinaire, je pense que d’une manière ou d’une autre, ça l’empoisonne, Steve. » Le blond serre les dents. « Tu veux dire que-- » Elle secoue la tête d’un air navré. « J’ai dit à JARVIS de mettre l’Agent Simmons sur le coup, mais s’ils ne trouvent pas rapidement ce qui l’empoisonne, nous ne pouvons pas créer d’antidote et-- » « Il va mourir. » Elle ne dit rien, mais le pincement de ses lèvres est une réponse suffisante.  Steve ouvre la bouche pour parler, mais l’IA l’interrompt. « Mrs Romanoff et Mr Wilson ont retrouvé le deuxième attaquant-- » Les deux Avengers redressent la tête, alertes, s’ils l’ont retrouvé, ils pourront lui faire dire d’où viennent ces balles, alors ils seront en mesure de-- « Il semblerait qu’il se soit donné la mort. » Un juron lui échappe, accompagné d’un coup de poing dans le mur le plus proche, la plaque de métal grince sous l’impact qui laisse une empreinte.
Une alarme résonne et Janet se précipite à l’intérieur de l’infirmerie, Steve sur ses talons. Tony est allongé là, plus pâle que jamais, relié par des câbles à des machines qui s’affolent, tandis que les deux robots médicaux conçus pour assister Janet s’agitent autour de lui. La chirurgienne est déjà à ses côtés et après un regard à ses constantes, lève les yeux vers Steve. Elle n’a rien besoin de dire. Même si JARVIS et Jemma parviennent à trouver ce qui empoisonne Tony, il n’a plus le temps. Ni d’attendre des résultats, ni d’obtenir le moindre antidote.

Le blond secoue la tête et il ne souhaite rien de plus que se précipiter aux côtés de Tony pour le supplier de ne surtout pas faire ça, mais tout son corps semble paralysé. Même respirer paraît presque impossible alors que sa vue se brouille. « Est-ce que—une transfusion ? Mon—mon sang ? Je-- » C’est stupide, il sait que c’est stupide, non seulement il n’a pas le bon groupe sanguin mais en plus, le Sérum ne fonctionne pas ainsi, il le sait, mais à quoi bon l’avoir qui coule dans ses veines, s’il ne peut pas lui servir à sauver Tony ? A quoi bon être un surhomme, s’il ne peut pas sauver celui qu’il ai—

« Les chances de survie de Mr Stark sont désormais passées à 0%, je suis donc autorisé à vous parler du Dossier Extremis, » intervient la voix de JARVIS et Steve s’ébroue, fronce les sourcils. « Mr Stark travaillait sur un échantillon récupéré lors de l’arrestation de d’Aldrich Killian et Maria Hansen, il se trouve dans l’atelier. » Cap échange un regard avec Janet. Extremis, ils ont vu les effets, ça ne peut pas être une bonne chose, c’est trop, beaucoup trop. « Captain, Extremis est la seule chance de survie de Mr Stark. » Tony est humain, n’a jamais souhaité être autre chose qu’humain, son intelligence est son arme la plus redoutable. C’est parce qu’il se fiche de n’être qu’un homme dans un monde où aliens, dieux, superhumains et mutants existent qu’il est un héros. Steve ne peut pas prendre cette décision, il ne peut pas lui faire une chose pareille.

Mais il ne peut pas le perdre.

« Fais-le. » La voix de Janet le surprend et il s’accroche à son regard. Elle comprend ce qui le retient, elle comprend aussi ce qui le motive. « Steve, fais-le. » Il n’hésite pas plus longtemps et se rue hors de la pièce. L’ascenseur lui paraît trop long, alors il prend les escaliers et se précipite jusqu’à l’atelier de Tony dont les portes s’ouvrent à son approche. Il manque de percuter de plein fouet Dummy qui se tient là, son bras tendu et entre les pinces, une fiole. Steve l’attrape et fait demi-tour, le chemin inverse lui semble prendre une éternité et lorsqu’il arrive à l’infirmerie, la ligne plate et le bip interminable lui font l’effet d’une gifle. Janet lâche les palettes et se précipite vers lui, pistolet injecteur en main. Steve l’attrape, y case la fiole et n’hésite pas une seconde, avant d’injecter Extremis dans le cou de Tony.

Rien.
Rien.
Rien.

Steve s’effondre, le pistolet injecteur tombe à terre alors que ses mains viennent saisir celles de Tony. « Come on, » murmure-t-il d’une voix rauque. « Tony, please, don’t do this, don’t— don’t do this to me, come on. » Ses mains tremblent, lorsqu’il les ramène jusqu’à son visage, va presser ses lèvres contre les doigts du brun, sa joue, la garde là. « You’re stronger than this, I know you’re stronger than— » Quoi, plus fort que quoi, la mort ? Sa gorge se noue, alors que les traits de Tony se brouillent à cause des larmes qu’il ne parvient pas à contenir. Pas lui, pas lui, tout sauf lui. Il ne peut pas le perdre, pas déjà, pas maintenant, jamais. La main de Janet, sur son épaule. Il veut la chasser de là, il veut s’en dégager, il ne veut pas de son réconfort, il n’a pas besoin qu’on le réconforte, parce que Tony n’est pas—Tony ne peut pas être--
« Steve-- » « Don’t, » siffle-t-il entre ses dents serrées. Sa main tremblante se détache de celle de Tony, va se perdre dans ses cheveux bruns, s’y accroche. « Come on Shellhead, come back, just—come back to me, please, please. » Il supplie, voix brisée mais incapable de s’arrêter, il supplie parce qu’il ne le supportera pas, il le sait déjà, il a encaissé beaucoup Steve mais ça, c’est trop.

« He’s gone, Steve, » elle hoquète, renifle et enfin, les machines se taisent mais c’est parce qu’elle les a éteintes. « Get out, » croasse-t-il misérablement. Elle se fige, ouvre la bouche et hésite. « Janet, just—get out. » Elle ne dit rien, mais il l’entend qui s’éloigne, il entend les portes qui se referment.

Alors il peut la laisser sortir, la plainte douloureuse, arrachée de sa gorge bloquée par des milliers de nœuds. Puis viennent les excuses, qu’il hoquète, sanglote. Pas assez rapide, il aurait dû être là, jamais au bon endroit quand il faut, sa faute, inutile, inutile, inutile.

Il ne peut pas bouger.
Même lorsque Janet revient, il ne peut pas bouger.
Et quand elle sort, il n’ouvre la bouche que pour demander à JARVIS de verrouiller la pièce.
L’IA obéit.

He’s gone.
Mais brusquement, dans sa main, celle de Tony est presque brûlante.

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Ne pas s’endormir parce que s’il s’endort, il sait qu’il ne va probablement pas se réveiller. Alors il lutte contre la douleur et l’envie de fermer les yeux. Il résiste comme il peut parce qu’il ne peut pas laisser Steve. Il n’a pas le droit de le laisser alors qu’ils viennent à peine de se trouver. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent enfin et il entend la voix inquiète du blond qui l’appelle. Le Captain le soulève, Tony a envie de lui dire qu’il va lui pourrir ses vêtements et qu’il ferait mieux de demander à Clint ou Thor, mais il n’a pas la force d’ouvrir la bouche. Il gémit simplement sous la douleur. Le brun arrive à s’accrocher à Steve en se disant qu’il ne doit pas le lâcher parce que s’il le lâche il va mourir. Il le sait et ça le terrifie. Il ne veut pas l’abandonner. Jamais. « Sshh, I got you, » Bien vite il quitte les bras de Steve et il sent du froid dans son dos. Il doit être dans l’infirmerie de Janet. Tony voudrait ne pas lâcher le tee-shirt du blond, mais il est trop faible et Steve n’a aucun mal à le détacher. Me laisse pas. « Jan, » L’entend-il dire. Janet semble l’ignorer, elle est penchée au-dessus de lui et examine les différentes blessures qu’il a. Tony voudrait plaisanter et demander si son costume est foutu, mais c’est un grognement indistinct qui sort de sa bouche. Puis il oublie son envie de parler parce qu’il sent la main chaude de Steve se glisser dans la sienne. « Steve, j’ai besoin que tu sortes, » Non, Janet fait pas ça. Je  vais pas survivre tu le sais, laisse-moi le regarder. Il essaie de gigoter, mais chaque mouvement lui fait mal et lui tire une grimace. « Steve, il faut que j’opère, tout de suite, » Steve embrasse le dos de sa main et accroche son regard. Tony le voit tantôt clairement et tantôt flou et ça l’agace parce qu’il aimerait pouvoir fixer le blond et le rassurer par un regard. Lui dire que ça va aller, que Janet va gérer et réussir à le sauver. Mais comme tout à l’heure, il n’arrive pas à ouvrir la bouche et formuler des mots, il a juste mal et sa vision n’est pas stable non plus. « Janet s’occupe de toi, je serai juste à côté, je—ça va aller, Shellhead, » Il sent une légère piqûre dans son autre bras. Ses paupières deviennent lourdes et tout autour de lui est totalement flou. Il lutte une dernière fois, mais il sombre totalement.

Le néant le cueille sans problème


Le réveil est étrange. Tony a la sensation que des milliers et des milliers de fourmis sont en train de s’activer dans son corps. C’est salement désagréable parce que ça le brûle jusque dans la moelle. Il gigote. Peut-être que s’il se met sur le côté ça ira mieux ? Pas du tout. L’autre côté alors ? Encore moins. Tony se met à gémir de douleurs puis hurler sans s’en rendre compte. Parce que c’est insupportable et qu’il est encore inconscient. Il essaie de reprendre possession de son corps, mais il a l’impression de devenir fou. Jarvis… Jarvis… Qu’est-ce qu’on lui a fait ? Monsieur ? Vient-il d’entendre Jarvis ? Pourtant il est sûr qu’il n’a pas ouvert la bouche. Jarvis ? - Oui, monsieur. - Qu’est-ce qu’il s’est passé ? - Vous alliez mourir, monsieur, j’ai parlé à Monsieur Rogers du projet Extremis. Ça a fonctionné on dirait. Oh. Extremis. Oui, c’est vrai qu’il a travaillé sur ça récemment. Sans être certain que ça pouvait réellement fonctionner. Je suis vivant alors ? - Vivant et grandement amélioré, monsieur. Répond Jarvis toujours dans sa tête.

Tony reprend peu à peu conscience. Son corps lui appartient de nouveau. Il ne sait pas pendant combien de temps il s’est retrouvé à gigoter, hurler de douleurs et à parler avec Jarvis, mais il peut enfin bouger de lui-même. Il remue d’abord ses doigts de pieds et de mains avant de se rendre compte qu’il tient quelqu’un. Enfin l’inverse plutôt. Steve. Quelque chose lui dit que c’est lui. Il faut que ça soit lui. Il veut le rassurer. Ça va aller maintenant. Mieux que jamais. Tony prend une grande inspiration et ouvre les yeux. C’est un peu flou d’abord puis il ajuste sa vision. Steve est là. Il est pâle, inquiet et ses yeux inspectent le milliardaire comme si un miracle venait de se produire. « Hé Cap’, je t’ai manqué ? » Demande-t-il à voix basse en esquissant un léger sourire en coin. Il veut se relever, mais il sent une terrible douleur au niveau de sa poitrine. Tony grimace de plus belle. Son réacteur lui fait mal. Il se met à hurler d’un seul coup et il attrape la main de Steve avec une force qui n’a pas l’air d’être la sienne. « Enlève… enlève-le, Steve. J’ai… j’ai mal. » Qu’est-ce qu’est en train de lui faire extremis au juste ? Il a besoin de son réacteur pour survivre. Pourquoi ça lui fait mal ? Ça ne devrait pas lui faire mal comme ça. « Ste-Steve… »

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Les doigts de Tony remuent, dans sa main. Steve sursaute et relève brusquement la tête. Il desserre sa prise et observe la main de l’ingénieur dans la sienne, les yeux écarquillés. Est-ce qu’il a rêvé ça ? Encore une fois, ils tressaillent et le blond se lève, renversant la chaise derrière lui au passage. Ses mains tremblante vont prendre le pouls de Tony et quand il sent un rythme, faible mais bien présent, ainsi qu’un souffle balayer sa peau, Steve laisse échapper un sanglot. « It worked, » hoquète-t-il. « Oh God, it worked. » Il reprend la main de l’ingénieur, tandis que son autre paume va épouser sa joue qui se réchauffe petit à petit. « I’m here Shellhead, I’m right here, come on, open your eyes, » murmure-t-il, les yeux rivés sur sa poitrine qui se soulève à un rythme plus régulier. « Come back to me, » l’encourage-t-il d’une voix rauque. Et puis, enfin, il le voit prendre une profonde inspiration et ses paupières se soulèvent. Il a probablement l’air ridicule, avec ses yeux et ses joues humides de larmes, alors qu’un grand sourire vient étirer ses lèvres. Il est vivant. Tony est vivant. Extremis a fonctionné. « Hé Cap’, je t’ai manqué ? » Il laisse échapper un son étranglé, à mi-chemin entre le rire et le sanglot. « Idiot, » murmure-t-il et il veut lui dire d’y aller doucement lorsqu’il le voit essayer de se redresser, mais Tony retombe aussitôt.

Avec un hurlement.

La poigne du brun se fait douloureuse autour de sa main mais Steve n’y fait pas attention, parce que le cri de Tony est atroce et il ne comprend pas pourquoi-- « Enlève… enlève-le, Steve. J’ai… j’ai mal, » articule-t-il et Steve lui agrippe l’épaule. « Quoi ? Tony, quoi ? » s’exclame-t-il, complètement paniqué. « Ste-Steve… » Qu’est-ce qui le fait souffrir ? Est-ce que c’est Extremis ? Et si ça ne fonctionnait pas, finalement ? Et si son corps le rejetait ? « JARVIS ! » s’écrie-t-il, parce qu’il ne sait pas quoi faire et il est hors de question qu’il le perde une nouvelle fois.

« Captain, les nanites présents dans le sang de M. Stark sont actuellement en train de ronger les éclats de shrapnel qui se trouvent à proximité de son cœur et de réparer tous les dommages subis par son corps ces dernières années. Le réacteur ARC en devient obsolète et Extremis le voit comme un corps étranger, » intervient la voix de JARVIS. Steve se fiche de savoir si ça fait du sens ou non. Il a confiance en JARVIS, l’IA de Tony ne pense qu’à son bien et ses analyses sont toujours bonnes. Alors il inspire profondément et referme ses doigts autour du réacteur. Il sait comment s’y prendre à présent, alors il le tourne dans son socle et le retire vivement. Sous ses yeux écarquillés, le base du réacteur ARC fichée dans la poitrine de Tony disparaît petit à petit, rongée par Extremis. L’ingénieur ne cesse de se tordre de douleur, et Steve ne peut que serrer sa main, la laisser presque broyer la sienne.
Cap retient son souffle, alors qu’Extremis remplace la chair et la peau manquantes, jusqu’à laisser une large cicatrice sur le torse de Tony, à la place du réacteur ARC. Alors enfin, les cris du brun cessent. Sa respiration est laborieuse et une fine pellicule de sueur recouvre son visage. La gorge nouée, Steve approche une main tremblante de son visage, écarte les mèches brunes qui collent à son front. « Tony ? » appelle-t-il doucement. « Tony, tu m’entends ? » Faiblement, les paupières de l’ingénieur se soulèvent et il peut à nouveau croiser son regard. Il a l’air épuisé, mais quand il scrute ses traits, Steve ne voit plus aucune trace de douleur.

« M. Stark est stable, Extremis fonctionne, » résonne la voix calme de JARVIS. « Oh thank God, » souffle-t-il avant d’aller enfouir son visage dans le creux de son épaule. La main qui s’est glissée dans les cheveux de Tony s’y accroche un peu, alors qu’il étouffe ses sanglots dans son cou. Il a cru qu’il l’avait perdu, lui aussi. Et il ne pensait pas que ce serait aussi douloureux. Il ne s’attendait pas à ce que cette idée le terrifie à ce point. Il ne sait toujours pas ce que c’est, ce qu’ils sont, mais une chose est certaine, Steve ne peut pas se permettre de le perdre.

Not now, not ever.

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Steve Rogers & Anthony Stark
Tony a l’impression que ses tissus sont en train d’absorber le réacteur au centre de sa poitrine et ça n’est pas bon. Pas bon du tout. Et ça fait mal surtout. Tellement mal. « JARVIS ! » Lui parvient la voix inquiète de Steve. Il voudrait desserrer sa poigne, mais il a besoin de cette prise. Il ne peut pas lui faire mal de toute façon, non ? « Captain, les nanites présents dans le sang de M. Stark sont actuellement en train de ronger les éclats de shrapnel qui se trouvent à proximité de son cœur et de réparer tous les dommages subis par son corps ces dernières années. Le réacteur ARC en devient obsolète et Extremis le voit comme un corps étranger, » Et c’est exactement ce qui est en train de se passer. Ça fait un mal de chien et si Tony n’avait pleinement conscience qu’il devait sa survie à Extremis, il irait se jeter par une fenêtre de la tour. Il a l’impression d’être de retour des années en arrière, après l’explosion quand on lui a foutu une batterie de voiture pour qu’il puisse survivre. Il s’était promis de ne jamais plus ressentir pareille douleur. Promesse rompue. Il sent que Steve attrape le réacteur, le tourne et le retire, mais la douleur… la douleur est toujours là. Tony se tord dans tous les sens et ne lâche pas la main de son compagnon. Il doit garder sa prise parce qu’il a peur de confondre ses souvenirs. Il n’est plus en Afghanistan. Il est chez lui. Tout va bien. Tout va bien. Les nanites continuent leur travail, quant à elles, peu soucieuses de la confusion qu’elles provoquent dans l’esprit de leur nouveau corps. Ça finit par s’atténuer au fur et à mesure qu’elles remplacent les corps inconnus pour finir par s’arrêter complètement. Tony a l’impression d’avoir couru un marathon de plusieurs dizaines de kilomètres lorsqu’il décrispe sa main. Il sent les doigts de Steve se poser sur son front pour dégager ses cheveux collés sur son front. « Tony ? Tony, tu m’entends ? » Lentement il ouvre les yeux et capte le regard bleu de son compagnon. La douleur a disparu laissant place à un sentiment de plénitude absolu. « Ça va. » Répond-t-il d’une voix rauque. Il se racle la gorge. « M. Stark est stable, Extremis fonctionne, » Il ne peut pas s’empêcher d’esquisser un sourire. Extremis fonctionne et c’est une excellente nouvelle. Il sent cette nouvelle connexion avec JARVIS et petit à petit son cerveau commence à se connecter au reste de la maison. Il lui tarde de pouvoir tester ses nouvelles aptitudes. « Oh thank God, » Steve vient se blottir contre lui et il redescend sur terre. Extremis plus tard. Le Cap’, il doit le rassurer maintenant. Il vient glisser une main dans ses cheveux et il s’y accroche fermement. Le cœur de Tony se serre à l’idée de la peur qu’il a pu lui infliger. Lui-même serait probablement dans le même état si la situation était inversée. « Hey I’m here. It’s okay, I’m here. I will never leave you. » Murmure-t-il en l’entourant de ses bras. « I promise. »

Ils restent un long moment l’un contre l’autre. Tony caressant le dos du blond. Il venait d’essuyer un assassinat envers sa personne. Il n’a pas le motif pour l’instant, mais il espère que d’une manière ou d’une autre, les autres ont réussi à en avoir un vivant. Il vient chercher le visage de Steve pour pouvoir le regarder dans les yeux et le rassurer. Il va bien maintenant et avec Extremis, il sera beaucoup moins vulnérable désormais. Il capte le regard bleu une nouvelle fois et il se penche en avant pour l’embrasser doucement. « Better ? » Fait-il à la fin en s’écartant doucement. Sa main n’a pas quitté son dos et dessine des cercles comme il fait quand ils sont couchés dans son lit et qu’il essaie d’apaiser le grand blond. Il voit bien qu’à la mine grave de Steve, c’est loin d’aller mieux. Il sait qu’il s’est fait tirer dessus, qu’il a failli y passer, mais il avait Extremis pour le sauver. C’était un pari risqué parce que rien n’aurait pu garantir un tel succès. Il lâche un soupir et passe une main sur son visage. « I-I don’t understand why they tried to kill me… for once. » Parce qu’habituellement, c’est parce qu’il a suffisamment agacé quelqu’un pour que ça en arrive à ce stade. Mais là pour une fois… ça fait longtemps qu’il n’a plus joué à Tony Stark avec quelqu’un. « Do you know if one of them is still alive ? » Demande-t-il au bout d’un moment. Il sent Steve se tendre contre lui. A priori et vu sa réaction : non. Jarvis, si tu as des éléments, fais une recherche sur ces types. Je veux tout savoir.Oui, Monsieur. Inutile qu’il formule à voix haute, il est certain que Steve va vouloir qu’il se repose et qu’il ne réfléchisse pas trop à tout ce qu’il vient de se passer. Mais étrangement, il ne ressent pas de fatigue, bien au contraire. Extremis est vraiment incroyable.

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#4 STONY + let's go back to the start

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