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 (SMUT/watsolmes#3) hope was a dangerous, disquieting thing, but he thought perhaps he liked it.

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“ This, ” Eugene flicked his finger to indicate the two of them, “ isn't worthless. ”
“ There is no 'this'. This is nothing. ”
“ And I am nothing, ” Eugene prompted. When Wally gestured confirmation, Eugene said, “ And as you've always said, you want nothing. ”
Wally stared stone-faced back at him.


Wally décide qu'il aime bien la chambre d'Eugene. Il y a des posters moches sur les murs et il a des draps qui ont une odeur suspecte, mais il aime bien comment tout est ordonné d'une manière désordonnée, il aime bien le livre sur sa table de chevet qui n'a pas l'air d'avoir été ouvert depuis une éternité, il aime bien le fait qu'il ait sa propre télévision et console dans sa chambre, il aime bien les petites figures moches qu'il a dû collectionner quand il était gamin qui parsèment les étagères, il aime bien le fait aussi que la chambre respire ce que la maison lui communique: une enfance saine et heureuse et équilibrée, une famille fonctionnelle et aimante. Il aime bien ça, chez Eugene. L'amour dans lequel il a grandi, parce que ça se sent, parfois, dans ce qu'il dit qu'il pense ou dans ce qu'il fait. Wally aime bien Eugene.
Ils se sont revus quelques fois depuis Coney Island. Wally a refusé d'aller au cinéma (il ne lui a pas dit mais ça lui fait un peu peur, il n'y est allé qu'une paire de fois et la salle, immense et sombre, et la main de Charlie sur l'accoudoir, et les sont trop forts, l'ont effrayé) mais Eugene l'a emmené dans ce petit café qu'il connait et ils ont un peu parlé, Wally lui a fait essayer ce froyo de Manhattan qu'ils ont mangé jusqu'à avoir les neurones congelés et ils ont même passé un après-midi à Central Park à se lancer de la neige au visage.
Eugene le calme. C'est bizarre parce qu'en sa présence, chacun de ses atomes est agité, éveillé, en train de vibrer et d'hurler en même temps; en sa présence, c'est comme si des milliers de Wally s'agitaient sous sa peau, il veut le toucher, l'embrasser et lui déchirer les lèvres et pourtant, il le calme. Il reste un Trou, après tout, qui aspire ses pensées et ses réticences et ses problèmes. Il pose des questions, évidemment, toujours, et Eugene s'inquiète parfois pour rien, et Wally aimerait lui dire, tout lui dire... mais il ne le fait pas. Il n'en a pas non plus parlé à Theodor, Reyhan ou Sevastian, il sait qu'ils n'approuveraient pas. Ils semblent pourtant accepter qu'il passe, entre les missions, son temps à l'extérieur. Ils les suspectent de penser qu'il fait une crise d'adolescent.

Mais il s'en fiche, au fond.
Ne lui importe qu'Eugene, et il sait que c'est dangereux et stupide et vraiment déraisonnable. Et pourtant, ça le rassure, ça le calme, ça le fait sourire quand Eugene lui envoie un message sur le numéro de téléphone jetable qu'il lui a donné pour lui demander si il est libre ce soir et ça le fait sourire quand il regarde de loin Eugene arriver dans sa direction sans le voir, son air un peu stupide tandis qu'il scanne la foule du regard et le léger sourire qui anime ses traits quand il le voit, enfin.
Cette fois-ci, c'est lui qui l'attend. Dans sa chambre. Il s'est introduit, un peu comme la fois où il a rencontré Aedan, dans la maison des Holmes sans grand mal, en pleine journée alors que tous les habitants étaient partis s'occuper de leurs affaires. La maison est vide, silencieuse, et il serait presque tenté d'aller explorer chacune des pièces pour voir à quoi ressemble, de plus près, la vie d'Eugene, mais il ne le fait pas. Ils ont tout le temps du monde pour partager ce genre de choses, n'est-ce pas?
Finalement, il entend Eugene arriver, enfin, son Trou reconnaissable entre mille, et il se redresse lentement sur son séant. Quand il ouvre la porte, Wally est assis sur le sol de la chambre, un sac sur les genoux, levant vers lui une paire d'yeux amusés. “ C'est ton anniversaire dans deux jours, je voulais te faire la surprise, ” lui dit-il simplement, avec tout le naturel du monde, avant de sortir du sac le paquet mal enveloppé. C'est un jeu vidéo dont lui a parlé Eugene qu'il voulait depuis quelques temps déjà. Wally n'a jamais offert de cadeau à quiconque avant. “ Je serais peut-être pas là donc je voulais en profiter aujourd'hui... et de toi aussi, peut-être, un peu, ” rajoute-t-il avec un petit sourire en se levant une fois qu'Eugene a attrapé son cadeau, hésitant un instant avant de se détourner, mal à l'aise comme toujours au début de chacune de leurs rencontres, faisant mine de s'intéresser aux titres de sa bibliothèque.

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Dernière édition par Wally Watson le Jeu 16 Mar - 21:06, édité 1 fois
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Il fait un froid de chien et parce que rien ne reste jamais calme et normal très longtemps dans cette ville, la rame de métro qu’il est censé emprunter pour rentrer chez lui du boulot est bloquée. Il n’est pas certain de ce qui se passe, il a entendu les gens parler d’un accident et Eugene se demande si c’est un lézard géant ou une taupe radioactive cette fois. Il ne se questionne pas bien longtemps parce qu’il se retrouve à devoir retourner dans le froid et la neige pour se dégoter un bus. Bien sûr il n’est pas le seul à se retrouver obligé de se rabattre sur cette solution et il a l’immense joie de passer tout le trajet coincé entre une vieille bique et un type à l’haleine infâme. C’est dans ces moments-là qu’Eugene se dit que quitte à se retrouver avec d’étranges pouvoirs suite à son accident, il aurait préféré quelque chose comme la téléportation. Plus besoin de sortir dans le froid, de marcher quand il fait une chaleur à crever, de se retrouver coincé dans le métro ou un bus parmi une foule bruyante et odorante. Heureusement, il a ses écouteurs dans les oreilles pour se couper un peu du monde qui l’entoure. Le bus freine brusquement et le jeune homme se retrouve précipité en avant, contre le type à l’haleine fétide et il marmonne des excuses avant de se redresser et de se retourner pour faire face à la vieille qui elle au moins, sent les cookies.
Le trajet est long et assez insupportable alors dès qu’il arrive à un arrêt se situant à une distance à peu près raisonnable de la maison, Eugene joue des coudes et saute du bus en inspirant profondément. Autant faire le reste du trajet à pieds, même s’il se demande s’il ne va pas perdre un bout de son nez tellement ça caille. Motivé par la musique dans ses oreilles, il avance d’un pas décidé et finit par enfin arriver devant la maison où il s’engouffre rapidement pour se protéger du froid. Il est aussitôt accueilli par Sherlock qui manque de le renverser en lui sautant dessus, mais Eugene ne peut s’empêcher de lâcher un rire alors qu’il plonge ses doigts dans la fourrure du chien.

Tout le monde travaille encore ou a autre chose à faire aujourd’hui alors la maison est vide et Eugene compte bien en profiter, probablement en mettant la musique beaucoup trop fort pendant qu’il fait quelques parties classées sur LoL. Il retire ses chaussures qu’il laisse à l’entrée, puis se dirige vers la cuisine où il attrape une bouteille de soda qu’il glisse sous son bras ainsi qu’un énorme paquet de chips – il prend la marque préférée de Maggie, juste pour la faire chier – et grimpe à l’étage avec un sourire en coin. Eugene ouvre la porte de sa chambre et manque de faire une syncope en voyant quelqu’un assis par terre au centre de la pièce, avant de reconnaître de qui il s’agit. Déjà, le Holmes est prêt à râler qu’il y a une putain de porte et qu’il faut qu’il arrête de s’introduire chez les gens comme un putain de ninja, mais—«  C'est ton anniversaire dans deux jours, je voulais te faire la surprise. » Les sourcils froncés se transforment en une moue un peu gênée, alors que son cœur manque un battement dans sa poitrine. Son regard s’arrête sur le paquet que Wally lui tend et il s’approche du lit pour y déposer ce qu’il a ramené de la cuisine, laisser tomber son sac par terre et se débarrasser de son bonnet, son écharpe et son manteau. Alors il attrape presque timidement le paquet. « T’étais pas obligé, » qu’il marmonne en observant le paquet si mal emballé que c’est forcément Wally qui l’a fait et ça lui tire un sourire.
« Je serais peut-être pas là donc je voulais en profiter aujourd'hui... et de toi aussi, peut-être, un peu. » Eugene relève les yeux vers Wally qui s’est redressé et lui tourne à présent le dos. C’est terrible comme ces trucs que l’autre garçon lâche parfois comme ça sans prévenir font battre son cœur plus vite. Alors il s’humecte les lèvres et passe un doigt sous le scotch qui a l’air de maintenir le tout à peu près en place et lorsque le papier est retiré, il sourit encore, un peu bêtement peut-être cette fois, parce qu’il se rappelle bien avoir mentionné vouloir absolument ce jeu devant Wally, mais il ne pensait pas qu’il retiendrait une information comme ça alors que clairement, il n’y connaît rien.

Ca l’électrise un peu, de se dire qu’il l’écoute quand il déblatère pendant des heures sur des jeux vidéo et qu’il va jusqu’à lui acheter un cadeau d’anniversaire. Qu’il va jusqu’à lui donner en avance parce qu’il ne sera peut-être pas là pour le fêter avec lui et ça veut dire que Wally comptait être là et c’est con mais ça a ce côté tellement boyfriend que même s’ils n’ont pas mis de mot sur ce qu’ils sont, Eugene ne peut s’empêcher de se sentir un peu fébrile. Parce que Wally lui tourne le dos, il s’approche de lui et passe ses bras autour de lui. Comme à chaque fois, le frisson lui parcourt l’échine et il n’a rien envie de plus que glisser son visage dans le cou pâle de l’autre garçon pour aller y presser ses lèvres, le marquer, mais il se contente d’appuyer sa tête contre son épaule. « C’est parfait, merci, » qu’il vient murmurer avec un sourire et ça devrait être embarrassant, son cœur qui cogne un peu trop fort contre le dos de Wally, mais il ne s’en préoccupe pas tellement, il commence à s’y faire un peu aux réactions gênantes que provoque l’autre garçon chez lui.
« Mais il va falloir que tu sois là pour que j’y joue, » fait-il en observant la jaquette avec un sourire en coin. « C’est trop flippant pour que j’le fasse tout seul. » D’accord, c’est carrément un prétexte, parce que même si la démo l’a foutu dans un sale état de stress, Eugene est un habitué et adore se foutre la trouille tout seul dans le noir. « Et puis, j’t’ai promis de te refaire ta culture, tu peux pas passer à côté de Resident Evil, » déclare-t-il avec un sourire en coin.

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Il l'entend arriver, fort heureusement, et se crispe à peine quand les bras d'Eugene se referment autour de lui; il ne lui faut qu'une seule seconde pour se détendre dans l'étreinte de... de ce garçon qu'il apprécie. Son ami-garçon, son boy friend, c'est bizarre, mais attacher les deux mots lui feraient bizarre parce qu'il a l'impression que c'est pas tout à fait ça. Les boyfriends se disent un peu plus de choses, ils ne se cachent pas le fait qu'ils sont plus ou moins des agents secrets, et puis les boyfriends, c'est tellement normal que c'est pas eux, ça peut pas être eux, en tout cas pas Wally. But then again, friends don't look at each other like that. Un instant, il sent le souffle d'Eugene sur son cou et ça lui arrache des frissons, mais il reste silencieux, immobile, une main se levant timidement pour toucher le poignet d'Eugene sur son torse. « C’est parfait, merci. » C'est bizarre, d'offrir un cadeau. Wally a déjà offert des trucs, mais souvent, ces trucs, c'était lui d'une certaine manière. Mais un cadeau enveloppé maladroitement dans du papier journal? C'est une première pour lui, et il ne s'attendait pas au soulagement qui l'envahit tout entier quand Eugene le remercie. Et cette chose étrange qu'il a appris à domestiquer auprès du Holmes, cette espèce de bonheur.
C'est stupide de penser ça. Une erreur et une faiblesse. Et pourtant, c'est bel et bien un sourire heureux qui s'étale sur ses lèvres quand il se retourne pour faire face à Eugene, quand ses bras se détendent un peu autour de lui. « Mais il va falloir que tu sois là pour que j’y joue. C’est trop flippant pour que j’le fasse tout seul. » Wally lève les yeux au ciel. On dirait un petit mensonge mais c'est un petit mensonge qui le fait sourire, donc il l'accepte. « Et puis, j’t’ai promis de te refaire ta culture, tu peux pas passer à côté de Resident Evil. Je connais Resident Evil! s'exclame-t-il aussitôt, accrochant ses doigts aux passants du jean d'Eugene pour pas qu'il s'éloigne trop, quand même. C'est le truc avec les zombies, right? J'ai regardé les vidéos dont tu parlais... du coup je sais un peu ce qui arrive au début. ” Et puis de l'attirer un peu, lentement. “ Mais t'inquiète pas, je te rassurerai aux moments qui font peur, ” lui souffle-t-il au visage, avant de tendre le cou pour l'embrasser.

C'est un long baiser, intense. Ils deviennent de plus en plus bons à ça, pour que Wally tienne longtemps, parce que souvent le Trou l'aspire et il doit se détacher et reprendre sa respiration et contrôler son don. Mais ils deviennent de plus en plus bons à ça, et le baiser s'approfondit, et leurs langues se battent pour prendre l'ascendant, déjà, et les bras de Wally finissent par entourer Eugene, ses doigts s'enfonçant dans le creux du bas de son dos, ses dents passant sur sa lèvre inférieure, leurs souffles frénétiques se mélangeant-
Et il se détache, à bout de souffle, quand déjà il se sent tomber, perdre pied, résistant à l'envie de poser son front contre celui d'Eugene parce que même si ce contact n'est pas aussi intense, il a peur de véritablement se perdre. “ Glad you liked it that much, ” commente-t-il, détachant un à un ses doigts de lui et se reculant un peu, avec un petit sourire satisfait et des joues un peu rouge, se sentant vaguement étourdi par le baiser et l'impression de se trouver au bord du précipice. Et une ombre gênée de passer sur son visage, parce que des fois il déborde de confiance en lui, mais toujours il y a une gêne avec Eugene, il a peur de pas être assez normal, de tout faire de travers d'une certaine manière. Il sait qu'Eugene n'est pas du tout plus expérimenté que lui, mais il a peur quand même de ne pas être... parfait, d'une certaine manière. Il veut le rendre heureux autant qu'il l'est. “ J'espère que je ne m'impose pas trop... marmonne-t-il. J'avais juste... envie de te voir, j'imagine. ” Il le regarde droit dans les yeux. Normalement, il fait pas ça avec les gens, Wally.
Mais Eugene, il est spécial. “ Tu me manquais, ” dit-il simplement, avant qu'un léger sourire s'étire sur ses lèvres, qu'il ne peut réprimer. “ Tu veux l'essayer? ” propose-t-il en désignant le jeu.

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Lorsque Wally se retourne, il a ce sourire aux lèvres et le cœur d’Eugene a un petit raté. Ce n’est pas la première fois qu’il le voit sourire, mais celui-là il est différent des autres. Il n’est pas forcément plus grand que les autres, il a juste cette vibe qui lui donne envie de sourire également, alors c’est ce qu’il fait, parce qu’il n’a pas le sentiment de devoir masquer quoi que ce soit, quand il est avec Wally. « Je connais Resident Evil! » qu’il s’exclame, enthousiaste et pendant une seconde, Eugene affiche un air un peu sceptique, vite chassé par l’autre garçon qui s’accroche aux passants de son jean et le rapproche un peu. « C'est le truc avec les zombies, right?» « Yup ! » « J'ai regardé les vidéos dont tu parlais... du coup je sais un peu ce qui arrive au début. » Il a un sourire en coin à la question du jeune homme et c’est encore là, l’étrange fourmillement dans tout son corps, le plaisir simple d’être écouté par quelqu’un. « Mais t'inquiète pas, je te rassurerai aux moments qui font peur, » lui promet-il et son sourire est effacé par les lèvres de Wally.
Il ne pense pas pouvoir se lasser un jour de l’embrasser. C’est probablement stupide, cette conviction qu’il y a un truc avec les baisers de Wally, qui fait qu’Eugene est incapable de s’en lasser. Il ne sait pas ce que c’est, mais il n’a pas tellement envie d’y penser non plus. Ses doigts remontent jusque dans la nuque de Wally, qu’il effleure puis entoure. Il aime sa nuque. Il ne sait pas trop pourquoi, elle n’a rien de particulier, enfin, il ne pense pas, c’est une nuque, finalement. Mais il a toujours envie d’y passer ses doigts, ses lèvres.

Les dents de Wally viennent taquiner sa lèvre inférieure et il y a cette espèce de soupir un peu étranglé qui lui échappe. C’est trop et c’est pas assez, comment ça peut être trop et pas assez à la fois, ça n’a absolument aucun sens, mais qu’est-ce qui en a encore, lorsque Wally est dans les parages ? Et puis brusquement, ce n’est plus rien du tout et Eugene est toujours déçu et soulagé à la fois quand ça s’arrête. «  Glad you liked it that much, » fait-il alors et Eugene lève les yeux au ciel et ne peut résister à lui pincer la nuque avant de le laisser s’écarter. Ça laisse toujours un vide étrange, lorsqu’il ne peut plus poser ses mains sur Wally, le toucher, même si ce n’est qu’une épaule contre la sienne, ses doigts qui frôlent les siens.
Et puis, il y a de nouveau cette espèce de tension dans la posture de Wally, ses épaules. C’est subtile et il ne sait pas trop comment il arrive à repérer ça, mais il le sent, lorsque Wally n’est plus vraiment là, remplacé par les doutes. « J'espère que je ne m'impose pas trop... J'avais juste... envie de te voir, j'imagine. » Son regard s’accroche au sien pour ne plus le lâcher. « Tu me manquais. » C’est presque désagréable, la vilaine habitude qu’a son visage de s’échauffer lorsque Wally dit ce genre de choses, alors peut-être qu’il essaye de le cacher un peu lorsqu’il va se frotter le nez d’un index gêné. « Tu veux l’essayer ? » L’occasion est trop belle pour qu’il passe à côté, alors Eugene approuve d’un vigoureux hochement de tête avant d’ouvrir la boîte du jeu, d’allumer la console et d’y insérer le CD.

Il attrape une manette qu’il allume à son tour, puis se dirige vers son lit sur lequel il s’installe, après avoir redressé un oreiller contre le mur. Parce qu’il est un peu trop lent à son goût, Eugene se penche et attrape le poignet de Wally avant de l’attirer contre lui. Parce qu’il est cette espèce de ninja mafieux étrange, il ne retombe pas comme n’importe quel idiot le ferait, mais arrive à le faire avec un minimum d’élégance qui exaspère un peu Eugene, alors il passe un bras autour de l’autre et le ramène jusqu’à ce que son dos soit pressé contre son torse. Son bras reste là, posé juste sous la gorge de Wally, alors qu’il saisit sa manette des deux mains pour lancer le jeu. « ‘Am probably gonna squeeze ‘til you die if I get scared but you can’t blame me for this, » lance-t-il joyeusement. C’est étrangement naturel, comme il va appuyer sa joue contre le sommet du crâne de Wally. Les mèches claires viennent chatouiller son nez, mais ça ne le dérange même pas.
Il a le regard rivé sur l’écran, mais ce n’est pas certain qu’il assimile pleinement ce qui s’y déroule, car s’il se prétend absorbé par le jeu, il l’est peut-être un peu plus par la chaleur agréable qui se dégage du corps de Wally, collé contre le sien. « Pire. Idée. Au monde, » marmonne-t-il entre ses dents en approchant de la porte ouverte de la bâtisse délabrée. Bien évidemment, il a à peine mis un pied à l’intérieur que la porte se referme brusquement et il se retrouve enfermé à l’intérieur, dans le noir. « Qui se dit ‘oh, une maison abandonnée super flippante, allons voir ce qu’il y a à l’intérieur !’ ? » accuse-t-il avec un soupir exaspéré. « T’aurais fait demi-tour direct, right ? » Il ne sait pas trop s’il cherche à savoir à quel point la vie de Wally l’a privé du moindre bon sens, ou s’il souhaite se rassurer sur son courage, mais il estime que la question mérite d’être posée.

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Wally est un peu soulagé qu'Eugene accepte de lancer le jeu, parce qu'il est... gêné, ce qui est une émotion étrange pour lui, alien. Il est rarement, gêné, Wally, après tout il a fait tellement de choses gênantes qu'il n'en est plus à ça près. Mais avec Eugene, tout est différent, tout a toujours été différent depuis le début. Il le rend... soft. Wally se demande ce que Theodor penserait de cette relation: d'un côté, il aime penser que la Tête ne leur veut que du bien, à lui, Sevastian et Reyhan mais il reste une Tête... comme Boers, comme Charlie avant lui. Il reste une Tête qui doit penser aux intérêts de l'HYDRA avant tout et définitivement, définitivement, Eugene n'est pas dans l'intérêt de l'HYDRA. Wally a déjà fait quelque chose d'illégal pour lui et il sait déjà que la ligne, à mesure que le temps passe et qu'ils se voient, s'éloigne. Il appartient à HYDRA mais une partie de lui appartient à Eugene encore plus.
Ça ne lui fait pas exactement peur et ça aussi, c'est un nouveau sentiment.

Eugene fait sa petite installation sous les yeux fascinés de Wally et il ne peut s'empêcher de remarquer la manière qu'ont ses vêtements de se relever sur le bas de son dos quand il se penche pour allumer la console, et là encore, une nouvelle sensation s'empare de lui, dérangeante et inhabituelle dans son bas-ventre. Il est en train d'analyser cette sensation quand les doigts d'Eugene le prennent par surprise en s'enroulant autour de son poignet et il ne peut s'empêcher de se raidir quand il tire pour l'attirer contre lui sur le lit, avant de se détendre en souriant, apparemment ravi de se presser contre son... boy friend avec un espace. Or something. « ‘Am probably gonna squeeze ‘til you die if I get scared but you can’t blame me for this. » Wally rit légèrement, en se laissant aller contre lui pleinement, gigotant un peu pour trouver une position confortable, se déclarant satisfait une fois qu'ils sont collés de la manière la plus intime possible, même si ça n'a pas grand sens pour lui, alors qu'il ne peut s'empêcher de poser une main sur sa jambe, jouant dessus mécaniquement, tout à fait concentré sur le jeu. C'est plus simple de se concentrer avec Eugene si proche, parce que tant que leurs peaux ne se touchent pas, il reste un Trou, quelque chose qui calme tout ce qui se trouve aux environs. Il ne peut pas entendre ses pensées et c'est sans doute tant mieux, parce qu'il n'a aucune idée de ce qui lui passe par la tête, tout comme il ne remarque pas la distraction de l'autre; il le regarde simplement jouer, satisfait de passer un moment avec lui.

« Pire. Idée. Au monde. » Wally se fige un moment. Il ne veut plus de lui ici, peut-être? Peut-être qu'il est trop proche, peut-être que venir n'était pas une bonne idée, non, la pire idée au monde, il doit avoir raison, après tout- « Qui se dit ‘oh, une maison abandonnée super flippante, allons voir ce qu’il y a à l’intérieur !’ ? » Oh non, il parle du jeu; Wally se détend, marmonne son approbation, laissant son crâne aller contre l'épaule d'Eugene machinalement, soulagé qu'il ne le mette pas dehors. « T’aurais fait demi-tour direct, right ? » Wally se permet de réfléchir sérieusement pendant un instant, trop long réalise au bout d'un moment et il embrasse l'épaule d'Eugene à traverse son pull pour s'excuser de sa distraction. “ Si, bien sûr. ” Il hausse les épaules, comme si ça coulait de sens; parce qu'après tout, c'est le cas. Il sent l'hésitation d'Eugene, et sa surprise, sans même utiliser sa télépathie. Lentement, il bouge dans les bras d'Eugene et puis s'allonge presque sur son giron, leurs jambes s'entremêlant, sens dessus-dessous pour pouvoir le regarder, lui pendant qu'il joue, plutôt que l'écran; il a déjà vu des vidéos youtube, de toutes façons, et il préfère regarder le visage de l'autre garçon. Il lève la main pour appuyer du bout du doigt un grain de beauté sur la mâchoire d'Eugene jusqu'à ce qu'il baisse un oeil pour le regarder. “ Il est à la recherche de sa femme, hein? Elle l'a appelé à l'aide. ” Eugene approuve, même si Wally savait déjà la réponse. “ Well, si tu m'envoyais un message pour me dire que t'étais enfermé dans une maison en Louisiane et qu'elle avait l'air hantée, gardée et dangereuse, j'irai tout de même. Je vais pas te laisser là-bas. Et si ils te faisaient du mal, et si il t'était arrivé quelque chose d'horrible? Je ne le supporterai pas. Non, j'entrerai sans hésiter. ” Ça semble tellement évident qu'il fronce les sourcils devant la surprise sur le visage d'Eugene. “ Bah quoi? Une petite pause et puis il fronce un peu plus les sourcils en laissant retomber sa main, dont l'index continuait de suivre la ligne de la mâchoire d'Eugene, puis la ligne de sa carotide, sans y penser. Désolé. Trop protecteur? ” marmonne-t-il, lui posant la question comme il l'a déjà fait mille fois (trop entreprenant? après l'avoir embrassé en public. Trop fort? après lui avoir mordu la lèvre sans faire attention. Trop handsy? après avoir glissé ses mains trop bas). Il fait la moue, comme si l'idée d'être trop protecteur l'embêtait vraiment, alors que les autres choses étaient simplement embarrassantes, lui rappelaient qu'il n'était pas normal, et ses yeux se reportent sur la télévision où Ethan récupère une cassette et se retrouve devant une télévision. “ J'aime bien cette séquence, note-t-il avec un entrain feint. Tu vas voir, c'est horrible.

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“ And I am nothing, ” Eugene prompted. When Wally gestured confirmation, Eugene said, “ And as you've always said, you want nothing. ”
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Ça devrait sûrement être plus désagréable que ça, d’avoir Wally pressé contre lui ainsi. Il sait que quand Aedan vient s’affaler contre lui pendant qu’ils jouent en bouffant comme des sagouins tout l’après-midi, ça finit toujours par devenir inconfortable. Il ne sait pas vraiment si c’est parce qu’ils sont mal fichus, pas très épais et tout en os trop pointus qu’ils sont, ou si c’est tout simplement la position qui veut ça, mais il y a toujours un moment où il est obligé de dégager son frère parce qu’il l’écrase, l’étouffe, lui fait mal. Avec Wally, il a l’impression qu’il pourrait même s’endormir comme ça. C’est peut-être aussi parce qu’il s’est installé le plus confortablement possible pour eux deux, tout simplement. Une chose est sûre, Eugene s’attarde beaucoup trop sur ce genre de pensées pas très utiles, mais c’est assez difficile de penser à autre chose que Wally, quand il est aussi proche. Il ne sait pas si la température corporelle du jeune homme est plus élevée que la normale, ou si c’est juste lui qui s’invente des trucs – ça ne serait pas étonnant, Eugene a l’imagination fertile – et puis il y a l’odeur de son shampoing qui vient lui chatouiller le nez à chaque fois qu’il remue un peu et que ses cheveux lui frôlent le visage.
Il a l’impression que les battements de son cœur résonnent contre le dos de Wally et il n’y a aucun moyen que l’autre ne sente pas ça alors qu’il est assis comme ça. Ça devrait le gêner plus que ça, probablement, mais c’est dingue comme tout Wally le rend fou et le calme à la fois. Il ne répond pas tout de suite à sa question et Eugene ne sait pas si c’est parce qu’il réfléchit ou s’il est trop absorbé par le jeu pour l’avoir entendu. Lui ne bouge plus, son pouce figé sur le joystick alors qu’il attend, sourcils froncés. Qui a besoin de réfléchir à une telle question ?

Eugene n’a même pas besoin d’y penser deux fois pour savoir qu’il n’irait jamais foutre les pattes dans un tel trou paumé. Ou en tout cas, pas tout seul. Puis enfin, Wally se retourne et ce n’est rien de plus qu’une légère pression sur son épaule, quand il l’embrasse à travers son haut, mais ça lui tire quand même un petit sourire. « Si, bien sûr. » Hein, quoi ? L’autre remue, jusqu’à lui faire presque face alors que leurs jambes s’emmêlent dans un entrelas un peu trop agréable. Le doigt sur sa mâchoire lui fait baisser les yeux sur Wally qui est peut-être un peu trop proche. C’est fou, comme tout lui a souvent paru beaucoup moins intéressant que ce qui peut se dérouler sur un écran d’ordinateur ou de télévision mais en cet instant, c’est l’inverse qui se produit. Un zombie pourrait surgir pour dévorer la carotide d’Ethan qu’Eugene n’en aurait probablement rien à cirer. « Il est à la recherche de sa femme, hein ? Elle l’a appelé à l’aide. » Il hoche la tête machinalement, pas certain de savoir où Wally veut en venir.
« Well, si tu m'envoyais un message pour me dire que t'étais enfermé dans une maison en Louisiane et qu'elle avait l'air hantée, gardée et dangereuse, j'irai tout de même. Je vais pas te laisser là-bas. Et si ils te faisaient du mal, et si il t'était arrivé quelque chose d'horrible? Je ne le supporterai pas. Non, j'entrerai sans hésiter. » Ses yeux s’arrondissent alors qu’encore une fois, son cœur a un raté et ses joues se colorent un peu. Il ne s’attendait pas à ça. Vraiment pas.

Est-ce qu’il irait, lui ? Ils ont souvent joué à ce jeu avec Aedan et Ethan, à tenter de deviner ce qu’ils seraient capables de faire et pour qui. Eugene a toujours pensé qu’il pourrait faire beaucoup de choses pour son jumeau et même pour Ethan. Probablement que se jeter tête la première dans une maison habitée par des tarés zombies bizarres fait partie des choses qu’Eugene pourrait faire pour sa famille. Mais pour quelqu’un d’autre ? Avant, Eugene aurait répliqué non sans hésiter, ‘I’m not the Hero type’ qu’il aurait ri. Mais avec Wally, c’est pas une question de jouer au héros, non, c’est autre chose de plus important, de plus viscéral.
C’est cette sensation qu’il aurait moins à perdre en faisant un truc aussi fou, qu’en se retrouvant séparé de lui. C’est cette réalisation qui le choque le plus, alors que machinalement, il dirige Ethan à travers la maison, sans même prêter attention au spectacle macabre qui se dévoile à chaque nouvelle pièce. « Bah quoi ? » lui parvient la voix de Wally et Eugene s’humecte les lèvres, baisse les yeux vers lui. « Désolé. Trop protecteur ? » qu’il demande.
C’est un truc qui a fini par le déranger, avec Aedan. Que son frère livre ses batailles pour lui. Ses parents et ses sœurs avaient également tendance à faire la même chose, parce qu’il était plus discret, parce qu’il avait tendance à se laisser faire. Il a dit stop, ça fait longtemps maintenant, mais Eugene ne tolère plus qu’on le défende, qu’on le protège comme s’il était fragile. Ca aussi c’est différent, avec Wally. Il n’a pas la sensation qu’il le considère comme quelqu’un de fragile. Non, c’est juste qu’il le ferait parce qu’il a besoin, parce qu’il doit le faire. Il le sait, parce que c’est exactement ce qu’il éprouve quand il pense à Wally.

Clairement, Watson peut se défendre tout seul et mieux qu’Eugene. Mais ça ne l’empêche pas de se dire qu’il n’hésiterait pas une seule seconde à foutre son poing dans le visage de quiconque essayerait de s’en prendre à Wally.

« J’aime bien cette séquence. Tu vas voir, c’est horrible, » lance-t-il, son attention reportée sur la télévision mais Eugene n’est pas certain d’être capable de se plonger dans ce jeu là tout de suite. Une de ses mains lâche la manette et ses doigts vont frôler la nuque pâle de Wally. Il finit par l’entourer doucement, puis glisser sa paume jusqu’à la joue du jeune homme, pour lui faire tourner la tête vers lui. Il plonge son regard dans le sien et dans ce tic un peu nerveux, s’humecte encore les lèvres avant qu’elles ne s’étirent dans un petit sourire en coin. « T’excuse pas. J’serais terrifié mais j’crois que j’irais aussi, » avoue-t-il à voix basse, un peu comme s’il lui confiait un secret. Il effleure ses lèvres. « Pour toi, j’irais aussi. » Et pourtant, Eugene est persuadé de ne pas avoir une once de courage. « Alors non, pas trop protecteur, juste-- » Il hésite. « I get it. » Il n’a pas besoin de lire dans les pensées, il sait. Il libère la joue du jeune homme, relance le jeu qu’il avait mis sur pause et s’occupe d’insérer la fameuse cassette dans le magnétoscope. « Le seul problème, c’est que j’risquerais probablement de finir par être celui qu’on doit quand même sauver tellement il est nul, on peut pas dire que j’possède un talent utile pour ce genre de choses. » Il fait mine de réfléchir. « Et même si Aedan était là, on finirait probablement par aspirer toute la zone avant de sauver qui que ce soit. » Il grimace, bien conscient que malgré des heures passées à fantasmer sur une réalité zombie, apocalyptique ou whatever, il est loin d’avoir les skills nécessaires pour y survivre. « Mais c’est l’intention qui compte, pas vrai ? » tente-t-il avec un mince sourire. « Conclusion, te fais pas choper par des Rednecks consanguins zombies. Si ça reste humain, on peut négocier, j’ai une bonne droi—holy shit, » grogne-t-il lorsqu’Ethan décroche son pote du tuyau et qu’il lui retombe à moitié dessus. « Gross, » conclut-il en plissant le nez.

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“ And I am nothing, ” Eugene prompted. When Wally gestured confirmation, Eugene said, “ And as you've always said, you want nothing. ”
Wally stared stone-faced back at him.


« T’excuse pas. J’serais terrifié mais j’crois que j’irais aussi. » Les gens ne font pas des trucs pour Wally. C'est un pion, un outil, un agent, quelqu'un, non, quelque chose qu'on utilise et qu'on jette sur le côté sans états-d'âmes; personne ne fait un truc pour lui, sauf peut-être Reyhan quand elle l'aide à se relever après un entraînement, ou Sevastian quand il écrase sa main sur son omoplate pour l'encourager ou le féliciter, ou quand Theodor l'a pris sous son toit, lui a donné un lit et une assiette et quelque chose, quelqu'un, à qui retourner sans peur le soir. Évidemment, au fond de lui, Wally sait qu'il appartient à Theodor. Il n'est pas seulement son supérieur, mais son maître. Alors évidemment, il sait que Theodor ne lui doit rien.
Mais Eugene? Eugene il est obligé à rien et pourtant, il lui dit ça comme si c'était une réalité, comme si il le ferait vraiment. “ You don't have to say it, ” murmure-t-il, ébahi malgré lui, l'observant avec des yeux un peu fiévreux qui se sont tournés vers ceux d'Eugene dès que ses doigts ont effleuré la peau sensible de son cou. Si il le pouvait, il absorberait tous les détails du visage d'Eugene, les graverait sur sa rétine pour ne jamais les oublier. Si il le pouvait, il vivrait dans ce moment pour toujours, parce que c'est... soft. Soft, et Wally n'est pas habitué à ça, cette familiarité, cette simplicité. « Pour toi, j’irais aussi, » lui dit Eugene malgré sa mise en garde.

Il n'avait pas à le dire, il n'aurait pas à le faire, mais il le dit, et il le ferait.

C'est cette conviction qui fait rougir les joues de Wally, très légèrement, alors que ses lèvres s'étirent dans un sourire qu'il ne peut réprimer. C'est un petit sourire hésitant, satisfait et heureux, alors que l'index d'Eugene s'attarde sur sa bouche et qu'il n'a qu'une envie, ouvrir- « Alors non, pas trop protecteur, juste-- I get it. » Ils ont un lien que Wally n'aurait jamais pensé avoir avec quiconque. Même en lui touchant la bouche, juste comme ça, du bout du doigt, Wally sent l'attraction de son pouvoir, le Trou qui s'agrandit sous ses pas. Il sent cette tension et ce danger et pourtant, il ne s'éloigne pas, se perd un peu plus profondément dans les sentiments qu'il a pour cet idiot de geek aux yeux trop doux et aux lèvres trop parfaites.
Eugene remet le jeu en marche et après un temps de flottement, Wally tourne la tête pour regarder l'action sur la télévision, sans avoir réprimé le sourire, pour une fois, le laissant sur ses lèvres avec plaisir. Il veut qu'Eugene sache combien il le rend... heureux. Soulagé et satisfait et heureux, d'une certaine manière, alors que le concept de bonheur a toujours été étrange, lointain, impossible. « Le seul problème, c’est que j’risquerais probablement de finir par être celui qu’on doit quand même sauver tellement il est nul, on peut pas dire que j’possède un talent utile pour ce genre de choses. Et même si Aedan était là, on finirait probablement par aspirer toute la zone avant de sauver qui que ce soit. » Il a envie de dire qu'il serait un héros quand même, de le rassurer... mais bon, c'est vrai qu'Eugene est pas forcément un G.I. Joe et que autant qu'il l'apprécie et le respecte, Wally ne va pas lui mentir sur ça; il se contente d'étouffer un rire en imaginant la situation, Eugene venant le sauver de quelque zombie jaloux et finissant par se faire capturer lui-même... il a vraiment hâte qu'Eugene progresse dans le jeu.

« Mais c’est l’intention qui compte, pas vrai ? » Wally tourne les yeux vers lui en restant très immobile pour ne pas attirer son attention; il a l'air focalisé sur le jeu, de toutes façons. Il l'aime bien comme ça, unaware qu'il est observé, décortiqué, adoré par Wally parce que oui, c'est l'intention qui compte. Il viendrait le chercher, en sachant pertinemment qu'il n'est pas un héros et qu'il manquerait peut-être de mourir. Wally ne doute pas une seule seconde qu'il lui dit la vérité quand il dit ça. Le manque de doute fait un vide étrange dans sa poitrine. « Conclusion, te fais pas choper par des Rednecks consanguins zombies. Si ça reste humain, on peut négocier, j’ai une bonne droi—holy shit, » Wally sursaute en même temps que lui, même s'il l'avait vu venir. « Gross. I know, right? That's when it gets creepy, ” dit-il d'un ton joyeux, croisant lentement les bras sur sa poitrine en reportant son attention sur le jeu à l'écran. “ I had my fair share of inbred redneck zombies, thank you very much, ” dit-il après une petite pause, d'un ton pensif. Il aimerait lui parler de sa famille mais il n'a pas envie de parler de sa famille tout court; ce qu'Eugene a entendu lors de leurs premières rencontres, dans ses pensées et ses souvenirs, était déjà trop alors à la place, il change de sujet: “ you sure you want to go this way? ” le plaisante-t-il en faisant mine de lui envoyer son coude dans l'estomac pour le déconcentrer, avant de le laisser continuer à jouer tranquillement pour un petit bout de temps.

Au premier jump scare quand un monstre lui saute dessus et qu'il meure, Wally ne peut pas s'empêcher de rigoler quand il sent Eugene sursauter sous lui, sans doute qu'il aurait sauté au plafond si il n'était pas à moitié allongé sur lui. “ Cute, ” commente-t-il avec un clin d'oeil avant de se redresser lentement, un peu fourbu de sa journée et de la position, son épaule s'étant endormie à force d'être appuyé dessus. Il est à deux doigts de lui demander si ils peuvent grignoter quelque chose, parce qu'il a vraiment faim, mais il se retient au dernier moment, ce n'est pas très poli, et il aurait dû commander de la nourriture de toutes manières. À la place, il s'assied entre les jambes d'Eugene de nouveau, mais en lui faisant face cette fois, posant ses mains sur ses épaules, remontant lentement vers son cou, sans que ses yeux ne rencontrent les siens pour une fois. “ You don't suck, ” lui dit-il simplement, après réflexion, son pouce appuyant contre sa clavicule à travers son pull. “ You're pretty cool, I guess, ” finit-il par le teaser, en remontant les yeux vers lui et l'attirant à lui pour l'embrasser, d'abord doucement; et puis comme d'habitude, c'est comme une perte de contrôle, et il le presse presque contre le mur dans son dos, une main restant sur l'épaule et l'autre glissant dans le cou, ses ongles s'enfonçant d'une part dans le pull et de l'autre dans la nuque. “ A lil' nerdy, a lil' insecure, a lil' broken, ” énumère-t-li contre ses lèvres, avant de lentement se détacher, laissant seulement leurs fronts connecter, son souffle inégal et tout son corps en feu contre celui d'Eugene, avant qu'il ne se recule lentement, centimètre par centimètre, parce qu'ils n'en sont pas à là et que de toutes manières, il a un jeu à jouer, non? Wally le distrait et il se sent presque honteux de l'empêcher de profiter de son nouveau cadeau alors il lui fout un petit coup dans l'épaule avant de reprendre sa position entremêlée à moitié allongé, et oublions l'épaule endormie et le reste: il apprécie juste leur proximité. “ Sorry I'm distracting you, dit-il sincèrement, I won't say a word again I promise. But I will, insiste-t-il en lui lançant un regard en coin, ease you off when you're too scared or tense.

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Il aime un peu trop ça, quand le visage de Wally s’empourpre ainsi. Ça lui donne envie d’aller embrasser ses joues, d’y frotter son nez, d’y enfoncer ses dents. Souvent, il se surprend à éprouver ce besoin de dévorer Wally. Ça n’a rien de violent, de sanglant, non, c’est presque tendre, cette conviction que le monde est dangereux et qu’en l’enveloppant entièrement, il pourrait enfin le protéger. Il voudrait le dévorer entièrement, jusqu’à ce qu’il ne reste rien qui puisse être blessé, malmené. Il n’a jamais éprouvé ça pour qui que ce soit et Eugene n’est pas certain que ce soit tout à fait normal. Mais après tout, sa vie a cessé de l’être avant même que Wally en fasse partie et il est un peu trop captivé par l’autre garçon pour y prêter vraiment attention. «  I know, right? That's when it gets creepy, » lance-t-il joyeusement alors qu’Eugene affiche la même grimace et il lève les yeux au ciel parce que qui se réjouit à ce point quand ça devient flippant et dégueu ? «  I had my fair share of inbred redneck zombies, thank you very much, » Okay, il ne sait pas ce que ça veut dire et il n’a pas envie de savoir ce que ça veut dire. Parce que le jeune homme commence à réaliser qu’ils vivent dans un monde où ce n’est pas forcément le truc le plus fou qui puisse arriver alors… ouais, nan, il ne veut pas réfléchir à ça maintenant. «  You sure you want to go this way? » le taquine Wally et Eugene lui lance un regard noir, avant de lui montrer la manette. « Eh, who’s in charge here ? » questionne-t-il, un sourcil arqué.
Mais Wally le laisse jouer sans rien dire pendant assez de temps pour lui permettre de plutôt bien avancer. Jusqu’à ce qu’il se fasse étriper comme un vieux péon par la première saloperie venue. Bien évidemment, l’arrivée de la bestiole le prend par surprise et c’est en partie parce qu’il sursaute et n’est pas assez rapide pour se tirer de là, qu’il meurt lamentablement. « Cute, » lance Wally et Eugene a une moue un peu vexée aux lèvres. Il n’aime pas se faire avoir aussi stupidement, encore moins quand il y a des témoins.

Wally s’agite et lui reste immobile, l’observe chercher une place plus confortable et fronce un peu les sourcils, lorsque le jeune homme lui fait face. Les mains sur ses épaules, qui remontent jusqu’à sa nuque, lui tirent un frisson. « You don’t suck, » dit-il alors, un peu out of the blue, alors Eugene ne sait pas trop s’il doit dire merci ou ?? « You’re pretty cool, I guess. » Oh. C’est… du rentre-dedans ? Le brun déglutit un peu fébrilement, alors qu’il croise le regard de Wally, rien que quelques secondes avant que l’autre garçon ne l’attire vers lui. leurs lèvres se touchent et comme à chaque fois, c’est comme si tout son corps était parcouru par un courant électrique. Il tressaille mais bien vite, ses mains vont encadrer le visage de Wally, alors qu’il lâche un grognement lorsque son dos touche le mur derrière lui, lorsqu’il sent des ongles érafler sa peau.
C’est dans ces moments-là, qu’il a le plus envie de dévorer Wally. Qu’il se dit qu’il va finir par le consumer entièrement. « A lil' nerdy, a lil' insecure, a lil' broken, » Il n’assumera probablement jamais le gémissement needy qui lui échappe, lorsque Wally décolle ses lèvres des siennes, s’éloigne, il avance la tête pour chercher à nouveau ce contact, mais c’est le front de l’autre qui vient s’appuyer contre le sien et Eugene ouvre les yeux. Il halète presque, parce que qu’importe qu’embrasser quelqu’un ne soit en rien comme courir un marathon, à chaque fois que Wally le touche, son cœur s’emballe et tous ses muscles prennent feu.

Et puis l’autre s’écarte encore, lui tourne le dos et va pour s’installer à nouveau comme avant et Eugene meurt un petit peu à l’intérieur. « Sorry I'm distracting you. » Il a lâché la manette, qui affiche le même écran lui annonçant qu’il est mort et il n’en a rien à faire. Il a oublié le jeu, complètement. « I won't say a word again I promise. But I will ease you off when you're too scared or tense. » Encore une fois, le simple fait de déglutir semble être un geste terriblement compliqué. « I might be a lil’tense right now, » laisse-t-il échapper d’une voix rauque sans même s’en rendre compte et quand c’est fait, il n’ose plus bouger, parce que c’est probablement la chose la plus embarrassante qu’il ait jamais dite à voix haute. Il se racle la gorge dans un son clairement exagéré et s’empresse d’attraper la manette et de river son regard sur l’écran, même si son visage un peu trop coloré est le témoin parfait de la gêne qui le ronge littéralement de l’intérieur.

Et si Wally pouvait arrêter de remuer, ce serait vraiment parfait.

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Il aime quand quand Eugene se laisse aller. Quand il arrête de réfléchir — il réfléchit trop, il ne s'arrête jamais, c'est pour ça qu'il est si maladroit parfois, et Wally trouve ça vraiment trop mignon —, il est... ce que Wally imagine être un garçon normal, avec des pupilles dilatés et des gémissements demandeurs étouffés par l'orgueil sur le bout des lèvres. Wally aime bien quand Eugene se laisse aller parce que ça lui rappelle que c'est ça, être normal, être un adolescent, et c'est plus simple pour lui de calquer son comportement. Lui, dans les affaires romantiques et sexuelles, il agite comme un robot, celui qui veut, doit faire plaisir aux autres, à Charlie. Celui qui doit séduire l'autre pour avoir des informations. Celui qui subit, et agit sans rien ressentir tout en prétendant de le faire.
Mais avec Eugene, ça lui vient naturellement. Sauf peut-être l'aspect sexuel de la chose, c'est peut-être parce qu'il a jamais vraiment pensé au sexe comme étant autrement que quelque chose d'obligatoire et non pas destiné à lui faire plaisir. C'était une mission parmi les autres, le sexe. Rien d'autre. Du coup: « I might be a lil’tense right now. » Wally, Wally le télépathe, ne comprend pas du tout ce qu'il veut dire par là ainsi, c'est presque naturellement que ça sort sans qu'il ne réfléchisse pour une fois: “ you need a back massage? ” Et quand Eugene ne répond pas, seulement quand il se rend compte combien il est tendu, justement, il lui jette un regard interrogateur par-dessus son épaule.

Ce qu'il voit le fait pauser. Oh, il pense. Oh. This.
Il y a une alarme qui s'allume dans un coin de son esprit. Vite, fais lui plaisir avant qu'il te frappe, fais-lui plaisir, il veut que tu lui fasses plaisir et si tu ne lui fais plaisir il va s'énerver. Charlie aimait bien qu'il anticipe ses besoins, ses envies. T'es pas télépathe pour rien, hein?
Mais c'est Eugene. Il ne sait pas ce à quoi il pense. Même si bon, ses joues un peu rouge et le fait qu'il semble bien déterminer à fixer l'écran de jeu parlent mieux que tous les mondes et toutes les pensées du monde.
Et puis. Et puis. Il y a autre chose. Une... envie. Non. Une pulsion. Ça l'agite de la tête aux pieds. C'est quelque chose d'instinctif, qui n'était pas là avant — pas là avant l'Accident —, quelque chose qui tire sur le lien qui l'unit à Eugene et à Aedan et à leur ami Ethan. Mais plus à Eugene que les autres, après tout c'est le premier qu'il a rencontré. Wally peut pas lire les pensées d'Eugene. Mais son corps, chimiquement, sait ce que le corps d'Eugene veut, même si il ne le formulera pas avec des mots. Pas besoin.

C'est pour ça qu'il se redresse sans un mot et s'approche, jusqu'à ce qu'ils soient nez-à-nez. Il lui suffirait de tendre le cou pour l'embrasser mais il ne le fait pas, ses yeux plantés dans les siens. Sa main quitte la couverture du lit pour se glisser jusqu'à la manette, la retirant délicatement des mains d'Eugene pour la reposer sur le côté. Puis le dos de ses doigts s'appuie contre l'intérieur de la cuisse d'Eugene et lentement, sa main se pose sur son entrejambe, y trouvant sans surprise son érection, sur laquelle il appuie un peu sa paume. “ Yes or no? ” il demande simplement, reculant un peu son visage pour mieux observer Eugene, se rendant compte, assez brutalement et avec beaucoup de surprise qu'il... qu'il veut ça. Et pas seulement pour lui faire plaisir. Il veut ça, mais il veut attendre aussi parce que même si tous ses signaux chimiques lui disent que le corps d'Eugene le veut aussi, il veut en être persuadé et l'entendre de sa bouche.

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« You need a back massage ? » Il y a un bruit étrange, quelque chose qui se rapproche du couinement pathétique, qui lui échappe. Non, vraiment, la dernière chose dont il a besoin, c’est bien d’un massage. En fait, il ne faut surtout pas que Wally le touche, parce que la situation est suffisamment embarrassante comme ça. Mais l’autre garçon remue encore et quand Eugene croise son regard, il s’empourpre furieusement, parce qu’il peut voir très clairement dans les yeux de Wally qu’il a compris. Alors il se remet à fixer l’écran avec acharnement, prie un peu pour que surtout, surtout, le jeune homme ne dise rien, ne fasse pas la moindre remarque, il n’est pas certain de pouvoir subir plus que sa propre gêne. Il est presque soulagé, lorsque Wally se redresse parce qu’il n’est plus directement en contact avec lui mais il ne peut s’empêcher de lui lancer un petit regard en coin, sa lèvre inférieure coincée entre ses dents, pour s’assurer que l’autre garçon n’est pas… outré, dégoûté ou… il ne sait pas quelle autre réaction qu’il n’a vraiment pas envie de voir.
Sauf que Wally se rapproche et Eugene cesse de respirer. Ses mains ont la tremblote autour de la manette qu’il tient toujours et il ne peut plus regarder l’écran, parce qu’il y a le visage de Wally à quelques centimètres du sien. Il déglutit avec difficultés, alors qu’il fait l’erreur de croiser le regard du jeune homme et oh damn, il est foutu. Il se fait littéralement absorber par les yeux de Wally et ne se rend même pas compte qu’il li a retiré la manette des mains. « You-- » commence-t-il d’une voix rauque, à peine audible, qui se bloque dans sa gorge dans un autre bruit minable lorsqu’il sent Wally qui touche l’intérieur de sa cuisse.

Il ne va pas— oh, si, il va. Il n’y a aucun moyen de nier le grognement rauque qui lui échappe lorsque Wally presse sa paume contre son entrejambe. Il y a ce courant électrique qui lui remonte le long de la colonne vertébrale et lui traverse tout le corps.
« Yes or no ? » Il n’entend pas tellement, au début, parce qu’il pense sérieusement que son cerveau a grillé, tout simplement. Il y a juste Wally, tout près, Wally, qui a sa main pressé contre une érection qui commence presque à être douloureuse et il ne comprend pas comment un contact aussi simple peut le mettre dans un tel état.
C’est Wally, c’est toujours Wally, qui d’une manière ou d’une autre, arrive toujours à rendre tout plus fort. Le jeune homme s’éloigne très légèrement, assez pour l’observer et Eugene cligne bêtement des yeux. C’est là que ça lui revient, la question.

Yes or no ?  

Il n’en a aucune putain d’idée. Chaque fibre de son corps hurle YES, YES, OF COURSE YES parce qu’il ne voit vraiment pas quelle autre réponse il pourrait y avoir. Et puis il y a la part de son cerveau que Wally n’a pas réussi à complètement bousiller qui est brusquement angoissée. Il n’a jamais fait ça. Avec quelqu’un d’autre, bien sûr qu’il s’est déjà fait ça. Mais il n’avait déjà pas embrassé grand-monde avant d’embrasser Wally – et puis, c’est un peu comme s’il n’avait jamais embrassé personne avant qu’il n’embrasse Wally, parce que rien ne vaut et ne vaudra jamais embrasser Wally – alors ça
Eugene n’a pas confiance en lui, Eugene ne sait pas parler aux gens et Eugene n’a jamais vraiment eu l’occasion d’aller bien loin. Alors forcément, Eugene panique, parce qu’à chaque fois qu’une situation sur laquelle il n’a aucun contrôle et aucune connaissance se présente, il ne peut pas s’empêcher d’avoir peur de se ridiculiser.

Yes or no ?

Mais c’est Wally et depuis qu’il a frôlé ses lèvres, il en veut plus et toujours plus et c’est ridicule parce qu’ils ne se connaissent pas, pas vraiment en tout cas, mais Eugene a une confiance aveugle en lui. Wally ne le trahirait jamais. Il ne comprend exactement ce sentiment, ni même d’où il vient, mais c’est là, bien présent. Et c’est lui, qui le pousse à éloigner l’angoisse et le doute. « Yes, I-- yes, » murmure-t-il donc enfin d’une voix tremblante.

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“ And I am nothing, ” Eugene prompted. When Wally gestured confirmation, Eugene said, “ And as you've always said, you want nothing. ”
Wally stared stone-faced back at him.


Il pourrait voler la voiture la plus rapide du monde et appuyer sur l'accélérateur jusqu'à toucher le fond de la bagnole que ça lui ferait pas le même effet. Dans ses veines, il y a une adrénaline pure qui court, quelque chose de rapide et de renversant et d'aveuglant et d'assourdissant qu'il n'a jamais ressenti avant. C'est pas la première fois que Wally est proche à ce point de quelqu'un, a posé sa main sur son entrejambe; c'est même pas la première fois qu'un homme le regarde comme ça. Mais c'est la première fois que tout s'agite en lui ainsi, comme si tout était en ébullition, ses veines en feu. C'est déstabilisant et il est pas trop sûr que ce soit agréable, pour le moment, parce qu'en même temps que tout est ravagé par le feu en lui, il a aussi cette impression qu'il est là pour Eugene, pour lui faire plaisir, et rien d'autre. Ça ne l'a jamais dérangé jusque là. Mais jusque là, il n'a jamais éprouvé de désir; voilà, le mot honni est jeté. Il mérite rien, Wally. Il s'est tellement noyé et perdu dans son conditionnement et son apathie qu'il est persuadé qu'il mérite rien, et encore moins ce regard qu'Eugene vrille sur lui, et encore moins ce désir presque vital qu'Eugene le touche en retour. Il mérite rien, mais il peut pas s'empêcher de vouloir, vouloir, vouloir. « Yes, I-- yes. »
La réponse d'Eugene le remplit, étonnamment, d'un certain calme; et pendant un instant, son sang qui faisait la course dans ses oreilles, s'apaise. Il sourit doucement, malgré lui, attendri plus que moqueur, se penchant pour déposer ses lèvres sur celles d'Eugene, juste un petit baiser, alors que subtilement sa main se resserre un peu sur son entrejambe. Bizarrement, il a pas l'impression que le Trou est trop puissant, cette fois. Comme si il reculait face au désir d'Eugene, pour lui permettre d'en profiter totalement; à la place, le Trou l'enveloppe, le cajole, l'incite à continuer alors Wally presse un peu plus ses lèvres contre celles d'Eugene. “ Don't think too much, ” lui recommande-t-il avant de l'embrasser plus franchement, pour le distraire alors que déjà, ses mains s'occupent de défaire l'ouverture de son jean, travaillant discrètement pour qu'Eugene cesse de trop réfléchir et s'inquiéter. Il commence bien à le connaître, finalement.

Quand il a enlevé son pantalon et est revenu l'embrasser, les mains d'Eugene se sont enfin posées sur lui et Wally est embarrassé, tétanisé aussi, par l'effet que ça lui fait, l'idée qu'Eugene le touche ainsi, d'une manière tellement différent aux autres fois. Quant à lui, Wally travaille vite: il lui a déjà retiré son pull et est en train de travailler le rebord de son t-shirt quand les mains d'Eugene se faufilent sous le tissu du sien.
C'est instinctif: il se fige, recule brusquement face aux baisers et ses deux mains attrapent les poignets d'Eugene qui le regarde avec peur et angoisse, comme si il venait de commettre l'impardonnable. Il vient de commettre l'impardonnable. Wally a envie de l'embrasser jusqu'à ce qu'il cesse d'avoir cette expression sur le visage, entre l'incompréhension et la douleur et la nervosité, mais il n'arrive pas à penser, alors que son sang rugit dans ses oreilles de nouveau et que son coeur bat trop vite, beaucoup trop vite. Il pourrait lui dire: arrête, ne me touche pas, laisse-moi faire, je ne veux pas. Mais c'est un mensonge et Wally ne peut pas mentir à Eugene, pas comme ça, pas en cet instant précis. Il ne peut pas non plus lui dire la vérité. “ Just... don't ask, ” murmure-t-il dans un souffle, tendant le cou pour lui voler un autre baiser, destiné à le rassurer. Il garde les poignets dans ses mains et les avance vers son abdomen, sous le t-shirt, jusqu'à ce que les paumes d'Eugene soient en contact avec sa peau ravagée; puis il les lâche, et retire avec des mouvements trop brusques son t-shirt qu'il jette au pied du lit.

La plus impressionnante des cicatrices coure le long de son flanc et jusqu'à son dos: les barbelés se sont profondément enfoncés dans la peau et ont laissé derrière eux une ligne blanche, trop blanche sur la peau déjà pâle, soulevant pour toujours la peau de quelques millimètres. Il y a des cicatrices plus facilement reconnaissables: des impacts de balle sur l'épaule et la hanche — il n'a failli pas guérir de celle-là —, plus ou moins anciennes; un coup de couteau dans l'abdomen; la cicatrice d'une chirurgie sur une clavicule éclatée en milles morceaux, l'épaule seulement sauvée par les talents d'un mutant pas comme les autres; et dans son dos, bien sûr, les traces blanches laissées par les coups de ceinture. La vie d'un agent de l'HYDRA, jeune mais jamais mis sur le côté, avant qu'il ne rencontre Theodor et Sevastian et Reyhan; la vie d'un agent de l'HYDRA, à trois cent mille lieux de celle d'un lycéen ou d'un vendeur dans un magasin de comics.
Il regarde attentivement le visage d'Eugene, la surprise et l'effroi, se demande si il acceptera de le toucher une nouvelle fois. Il a envie de le toucher, Wally. De lui faire oublier les marques en l'embrassant, le cajolant, le distrayant; inventer une histoire pour chaque marque, chaque cicatrice. Il a envie mais il ne peut pas; à la place il l'observe, prêt à être rejeté, appréhensif mais à la fois impatient, comme toujours quand il s'agit d'Eugene. “ I'm so sorry. ” Il ne sait pas trop pourquoi il est désolé. Sans doute parce qu'il ne peut pas lui offrir bien mieux qu'il ne l'est. Sans doute parce qu'il n'a pas envie qu'Eugene ait quiconque d'autre.

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“ Who said 'please' that made you hate the word so much? ”
“ I did. ”
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BUT HE THOUGHT
PERHAPS HE LIKED IT.
“ THIS, ” EUGENE FLICKED HIS FINGER TO INDICATE THE TWO OF THEM, “ ISN'T WORTHLESS. ”
“ THERE IS NO 'THIS'. THIS IS NOTHING. ”
“ AND I AM NOTHING, ” EUGENE PROMPTED. WHEN WALLY GESTURED CONFIRMATION, EUGENE SAID, “ AND AS YOU'VE ALWAYS SAID, YOU WANT NOTHING. ”
WALLY STARED STONE-FACED BACK AT HIM.

« Don't think too much. » Le petit rire rauque d’Eugene meurt contre les lèvres de Wally, s’achève sur un grondement, parce que la bouche du jeune homme est brûlante contre la sienne et d’accord, peut-être qu’il peut arrêter de penser, surtout s’il continue de l’embrasser comme ça. Les doigts de Wally travaillent vite, habilement, lui rappelant alors de façon très embarrassante qu’il a déjà fait ça avant et lui non. Qu’il sait ce qu’il fait et lui non. Don’t think too much. Ses vêtements disparaissent un à un et il a besoin de s’accrocher à Wally, de faire quelque chose de ses mains, parce qu’il commence à être sérieusement self-conscious. Il est prêt à lui retirer son t-shirt et Eugene a hâte et panique en même temps, si bien que ses doigts se faufilent sous le haut de Wally, pour le toucher lui aussi.
Le jeune homme se crispe brusquement et s’écarte, avant de lui saisir les poignets. Eugene ouvre les yeux, le souffle un peu court et surtout, le cœur qui bat la chamade. Il voudrait lui demander ce qui ne va pas, ce qu’il a fait de mal, mais sa gorge est nouée, les mots lui manquent, alors qu’il se dit déjà qu’il a tout gâché d’une manière ou d’une autre.
« Just… don’t ask, » lui parvient la voix de l’autre garçon et il fronce les sourcils, mais les lèvres de Wally viennent effleurer les siennes.

Alors il guide ses mains sous son t-shirt, puis pose ses paumes sur son abdomen. Il peut deviner, sans vraiment sentir, la peau marquée et il commence à comprendre, un peu. Il ne bouge pas, lorsque Wally libère ses poignets, n’ose pas, se contente de le regarder, d’attendre. Yes or no ? Le jeune homme retire son t-shirt et-- oh.

Son regard parcourt chaque parcelle de peau abîmée. Chaque cicatrice, chaque marque. Ses entrailles se tordent et ses sourcils se froncent, alors qu’il retrace toutes les irrégularités sur le corps de Wally, d’un œil critique. Eugene a son lot de cicatrices, à cause de l’accident. Elles ne sont pas toutes belles à voir, mais à côté de ce qu’il trouve sur le corps de Wally, ce n’est rien du tout. Il a sous les yeux, la cartographie de la vie rude et horrible que le jeune homme est forcé de mener et il n’en connaît toujours pas les détails mais de plus en plus, Eugene devine.
Et il déteste ce qu’il comprend. Il déteste ceux qui lui ont fait ça, qui continuent peut-être de lui faire subir toutes ces horreurs.
«  I'm so sorry. » La colère enfle, à deux doigts d’exploser, contre ces personnes qui poussent Wally a éprouver cette honte, à s’excuser pour des choses dont il n’est pas responsable. Enfin, ses mains se mettent en mouvement. Lentement, comme pour laisser la possibilité à l’autre garçon de tout arrêter s’il le souhaite, il se met à tracer chaque petit morceau de peau irrégulier, abîmé, sur son abdomen. Il remonte sur son torse, les yeux rivés sur son corps, comme concentré.

Ses mains finissent dans la nuque de Wally, vont dans ses cheveux, qu’il agrippe doucement, avant de se pencher vers lui pour l’embrasser. « Don’t be, » murmure-t-il contre ses lèvres. « I hate them, » continue-t-il après un autre baiser. « Because of what they mean. » Ses dents taquinent la lèvre inférieure de Wally, puis il s’en éloigne, picore sa mâchoire jusqu’à arriver près de son oreille. « But you, » il emprisonne le lobe de son oreille entre ses dents, se réjouit de sentir le jeune homme qui tressaille un peu contre lui. « You’re perfect, » conclut-il dans un souffle.
Il n’a plus peur, il est furieux. Il n’est plus angoissé, il veut lui montrer. Ses lèvres tracent un sillon d’effleurements tendres, le long de son cou, dans le creux qui le relie à l’épaule, il s’égare sur sa clavicule. Il peut sentir chaque cicatrice et c’est comme s’il essayait de les effacer de ses lèvres, de remplacer chaque souvenir douloureux par celui de cet instant. Il ne sait pas s’il peut vraiment faire ça, mais il voudrait, il voudrait vraiment qu’à partir de maintenant, lorsque Wally se regarde dans le miroir, il ne pense pas à tout ce qui est mauvais. Seulement à la façon qu’a Eugene de toucher et caresser et embrasser chaque parcelle de son corps.

Il s’écarte un peu, juste assez pour attraper le bas de son t-shirt et le faire passer par-dessus sa tête, se mettre au même niveau que Wally, ou presque. Ses propres cicatrices sont là, bien visibles. Encore une fois, ce n’est rien à côté des siennes, mais Eugene s’humecte les lèvres, toujours un peu gêné de s’exposer ainsi. « I, » commence-t-il et ses joues s’échauffent un peu, alors il va cacher son visage dans le cou de Wally, en profite pour y déposer des baisers, toucher, goûter. « I really want to see you naked, » confesse-t-il alors et god, how stupid is that ?!

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but he thought
perhaps he liked it.
“ This, ” Eugene flicked his finger to indicate the two of them, “ isn't worthless. ”
“ There is no 'this'. This is nothing. ”
“ And I am nothing, ” Eugene prompted. When Wally gestured confirmation, Eugene said, “ And as you've always said, you want nothing. ”
Wally stared stone-faced back at him.


La sensation du bout des doigts d'Eugene effleurant son torse est plutôt insupportable, trouve Wally, mais aussi délicieusement incomparable à tout ce qu'il a jamais pu ressentir dans ce genre de situation. Il n'a jamais voulu quelqu'un, jamais comme ça. Et ça lui fait presque mal, parce qu'il n'a pas envie qu'Eugene s'attarde sur ses cicatrices, n'a pas envie que ses mains se posent sur son torse, ou que ses lèvres soient trop éloignées des siennes. Les mains d'Eugene retracent chaque marque, chaque coup, chaque blessure et Wally a l'impression que le Trou l'apaise, qu'il avale sa douleur, ses regrets et son passé pour laisser... quelqu'un d'autre qui frissonne, gémit et se mord la lèvre sous les attentions d'un Eugene dont les mains remontent toujours plus, s'attardent avec la même attention sur chaque centimètre de sa peau. Ses doigts finissent par se glisser dans ses cheveux et Wally accueille ses lèvres avec quelque chose comme du soulagement — il pensait réellement qu'Eugene allait le repousser en le voyant ainsi, nu et vulnérable. « Don’t be. » Le murmure contre ses lèvres arrache à Wally un long frisson, et il garde les yeux fermés même quand les lèvres d'Eugene s'éloignent légèrement. « I hate them. Because of what they mean. » Lui aussi il les déteste — mais il ne peut pas trop penser à ça, avec les dents d'Eugene qui viennent flirter avec sa lèvre inférieure, sa bouche qui descend dans son cou, sur sa peau, réveillant tous les nerfs sous l'épiderme, et Wally a la respiration coupée dans sa poitrine alors que ses mains tremblantes se posent sur la taille d'Eugene, pour le presser de continuer. Il n'a définitivement jamais ressenti ça, l'impression que son estomac est tordu dans tous les sens, qu'on l'a plongé dans de la lave. « But you. » Wally tressaille quand les dents d'Eugene se referment autour du lobe de son oreille, et il étouffe difficilement un gémissement — un gémissement? de plaisir? Holy shit. « You’re perfect. »

Wally ne sait pas quoi dire. Il est loin d'être parfait. Il aimerait tout dire à Eugene, parler d'HYDRA, de ce qu'il a vécu, de tout ce à quoi il pense, de tout ce à quoi les gens pensent. Combien il les hait, ces gens invasifs, combien il aimerait tous les tuer. Il aimerait lui dire tout ce qu'il a fait pour le compte de l'organisation. Il est loin d'être parfait et il le sait; mais quand Eugene le dit, ça semble... envisageable, possible, réel. En tout cas, il sait que l'autre jeune homme y croit et ça, c'est une impression encore plus étrange que les précédentes, que l'excitation ou le désir. Eugene l'embrasse et prend avec lui un peu du poids de sa douleur, atténue la gêne et l'incompréhension et la peur, et Wally frémit sous ses baisers, gémit dans l'attente de plus, ses mains glissant dans le dos d'Eugene, ses doigts se crispant sur son t-shirt alors qu'il le presse contre lui pour qu'il continue.
Il ne sait pas quoi dire alors il ne dit rien, observant Eugene avec un regard brûlant quand il retire son t-shirt à son tour. Il a des cicatrices lui aussi, plus que ne devrait en avoir un garçon de leur âge, et Wally tend la main, hésitant, venant poser sa paume sur son torse, sur une des estafilades cicatrisées encore colorées sur la peau pâle. Il sent son coeur qui bat sous sa paume. « I-- » Les mains de Wally remontent dans sa nuque, alors que les lèvres d'Eugene reviennent dans son cou, son souffle contre sa peau. Leurs torses nus qui se touchent, le pantalon de Wally qui devient trop étroit, le caleçon distordu d'Eugene; tous ces détails qui lui importent tant en cet instant précis. Au placard HYDRA et ses plans maléfiques. Ne compte qu'Eugene. « I really want to see you naked. » Quelqu'un a remplacé le feu dans ses veines par de la glace.

Il écarte Eugene de son cou pour le regarder dans les yeux, un instant, le yes or no? brillant dans ses yeux avant qu'il ne se rende compte qu'Eugene veut ça, veut ça même, qu'il vient de lui demander, ou du moins de lui dire, qu'il a envie de le voir nu. “ Happy to comply. ” Il l'embrasse, plus rapidement et plus brutalement qu'avant, ses lèvres moins délibérées mais avides, un baiser où s'entrechoquent langues et dents; l'instant suivant, il s'est écarté et est même descend du lit en reculant un peu pour retirer son pantalon sans autre forme de procès, ses chaussures valsant dans un endroit de la pièce et son caleçon rejoignant vite le sol. Il n'a même pas le temps de se sentir embarrassé parce que le regard d'Eugene est brûlant, et ne le met pas mal à l'aise. Il le fait se sentir vulnérable, mais certainement pas d'une mauvaise manière.
Wally arque un sourcil, alors qu'un petit sourire en coin vient tordre ses lèvres. “ I take it that you like what you're seeing? ” demande-t-il d'une petite voix, et les yeux d'Eugene retrouvent enfin les siens. Il revient pour l'embrasser, avant de l'attirer sur lui en se laissant tomber de côté sur le lit, ses mains trouvant sa nuque puis descendant à sa taille pour l'inciter à rapprocher leurs hanches, impatient qu'il est de le sentir, de l'avoir, même si c'est juste à travers le caleçon d'Eugene, même si l'attente est aussi délicieuse qu'insupportable. Ses mains explorent le bas de son dos, les ongles courts râpant contre la peau, trop impatients pour s'excuser; ils finissent par se glisser sous le tissu, pour en tirer l'élastique, les mains brûlantes se posant sur les fesses d'Eugene alors qu'il ne cesse de l'embrasser, enivré par la proximité de leurs deux FUN STICKS.

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“ Who said 'please' that made you hate the word so much? ”
“ I did. ”
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