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 It's better to feel pain than nothing at all [George]

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Des murs pourpres. Tout était pourpre autour. Même le sol était pourpre. Il n'y avait qu'une seule couleur et l'on avait même du mal à distinguer la porte des murs. Certains auraient préférés peindre les murs en blanc. Mais il faut comprendre le sang tâche. Imaginez devoir chaque jour laver le sol, ou même les murs parce que du sang s'étalerait partout dessus. Au moins le pourpre évitait de remarquer les tâches du sang. Qui distinguerait une tâche de sang sur un sol couleur pourpre hormis quand ce dernier aurait peut-être coagulé. Quoique en général cette question ne se posait même pas, ni celle du nettoyage, ni celle de vivre longtemps. En général les personnes qui se retrouvaient dans ces salles ne vivaient pas longtemps. Après tout, ce n'était pas de simples salles mais des salles de torture, ou plutôt des chambres de torture. Des chambres que l'on trouvait au coeur du quartier général d'HYDRA, au sein même de la base située à Staten Island. Des pièces situées loin sous terre, là où aucun regard ne se posait. Certaines pièces étaient insonorisées, tandis que d'autres ne l'étaient pas.

Autant que personne ne remarquait ces salles de torture bien que les rumeurs continuaient de courir dessus, autant ils appréciaient encore plus que chacun ait peur. La peur était une arme puissante, encore plus pour contre ceux qui attendaient leur châtiment et qui avait le temps de s'imaginer le pire des scénarios en entendant les hurlements des hommes. J'avais toujours entendu de ces pièces, et si je n'y avais jamais eu accès dans le passé, j'avais toujours su qu'elles existaient dans les profondeurs de la base. J'étais un assassin mais je n'étais pas un bourreau, quoique l'on savait tous que ce n'était pas totalement vrai. Autant un tir clair et précis était toujours préférable, parfois une mort lente et douloureuse était bien plus miséricordieuse.

C'était dans une de ces pièces que j'avais emmené Caitlyn Thompson. La jeune femme était une agent du SHIELD infiltrée à HYDRA. Une supercherie que j'avais découvert. La jeune femme n'ayant pas moins le temps d'assister au retour du Crâne Rouge avant que je ne l'y emmène. C'était dans une de ces salles que j'avais commencé à la torturer. Et pourtant aussi étonnant que cela puisse être la jeune femme était toujours en vie, certes plus en un seul morceau, mais je lui avais offert la possibilité de fuir, souhaitant qu'elle avertisse ses supérieurs de ce qui se préparait là. Un acte de trahison alors que j'avais laissé s'enfuir un agent infiltré, un adversaire d'HYDRA. Mais je n'avais jamais été réellement loyal à l'organisation secrète seulement à John. Je n'étais toujours pas loyale à l'organisation à vrai dire, et c'était à cause de mes actions que je me retrouvais. Les doutes que j'avais eu m'avait entraîné à laisser passer des informations, à les aider indirectement même s'ils ne le reconnaîtraient sans doute jamais. A vrai dire cela ne faisait aucun doute que mon sort leur importait peu. Pour eux j'étais l'ennemi. Je les avais trahi, étais considéré comme un traître tout comme je l'étais désormais pour l'organisation adverse. Je n'attendais pas à ce que le SHIELD vienne me sauver. Je n'attendais rien d'eux, ayant accepté depuis longtemps encore plus que leurs mots n'étaient que des illusions. Pour des hommes qui se disaient prêts à donner des secondes chances, c'était la désillusion. Et parce que je n'étais pas moins montré trop ouvert envers eux, j'étais désormais là. Mes actions m'ayant de nouveau conduits dans une nouvelle position fort désavantageuse, et je savais encore plus que cela risquait d'être plus compliqué que jamais de m'en sortir.

En effet, l'avantage avec le SHIELD était que je savais qu'il n'était pas trop porté sur la torture, m'ayant juste enfermé après avoir compris qu'ils ne tireraient rien de moi, mais HYDRA, HYDRA c'était une autre matière. Attaché par des chaînes, j'en venais qu'à relever la tête en entendant des bruits de pas. Plusieurs jours avaient passés. Des jours que je continuais de compter même si je n'avais ni idée de l'heure, ni du jour que nous étions. La fin du monde aurait pu éclaté que je n'en n'aurai rien su. Tirant sur mes chaînes, contractant mes muscles alors que j'entrevoyais la silhouette de George. L'une des autres têtes d'HYDRA. Celui chargé de la besogne. Le regardant sans un mot alors qu'il s'approchait, prêt.

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On lui avait demandé de corriger le chien, et George avait presque sauté de joie en apprenant la nouvelle. Il n'aimait pas Grant Ward. Voilà la simple vérité: il n'aimait pas Grant Ward, parce qu'il l'avait fait paraître pour un idiot devant le Big Boss et que George n'aimait pas perdre la face, même si on pouvait arguer que Grant s'était presque plus comporté comme un zouf que lui pendant cette fameuse rencontre... aux yeux de George, en tout cas, c'était le cas. Toujours était-il que finalement, Red Skull avait décidé de punir le petit Ward pour son insubordination et la tâche était revenue à George, qui s'y était pris à coeur joie, neutralisant l'insubordonné chez lui pour mieux l'emmener dans les salles de torture pourpres chères à son coeur. Il avait envoyé, tous les jours ces deux dernières semaines, un fidèle agent pour le passer à tabac. Des petits coups ça et là pour que son sale visage de chien ne ressemble plus à rien sauf à une énorme boursouflure ensanglantée, et apparemment le moral de l'agent Ward ne faiblissait pas. Si George devait bien lui donner quelque chose, c'était qu'il était opiniâtre et déterminé, deux qualités qu'ils partageaient tous les deux. Et comme souvent, George trouvait ça agaçant quand quelqu'un lui ressemblait, même sur quelque chose d'aussi futile. Ça lui donnait encore plus envie de briser Ward, si c'était possible.
Avant d'entrer dans la pièce pourpre, il enleva ses gants. Il en portait parfois, selon ses envies. Dirtyhands, l'appelait-on. Beaucoup d'agents ignoraient ce qui se passait sous les gants de cuir noir. Certains disaient que c'était des griffes de démon; George riait de ces rumeurs. Ce qui se cachait sous ses gants était bien pire que ça.
Il avait le pouvoir d'attraper et manger les souvenirs et les comportements et les mémoires et les personnalités des gens qu'il touchait.

Quand il entra dans la pièce, le chien leva la tête. “ Bien le bonjour, monsieur Ward. Je vois que vous êtes de bonne humeur aujourd'hui, ” dit-il avec un grand sourire. George avait une manière très cryptique de sourire parce qu'en toutes circonstances, ses sourires paraissaient... sincères, à vrai dire. Il s'amusait réellement, en cet instant précis, en observant le chien asservi, attaché, les yeux brûlants d'une haine qui ne pourrait jamais sortir.
Lentement, George enleva son blouson en cuir, après avoir mis ses gants dans une poche, et le mit sur le dossier de la chaise qui faisait face au chien. Il la contourna ensuite pour s'asseoir dessus, et entreprit de relever, pli par pli, les manches de sa chemise, laissant en lentement les secondes s'égrener, tout en fredonnant une chanson à la mode qu'il avait dans la tête (Ariana Grande ft. the Future: Everyday. Il aimait vraiment bien Ariana Grande, et se demandait secrètement si ça ferait plaisir à Madison, sa fille, de la voir en concert. Lui-même ne rechignerait pas). Enfin, une fois ses manches remontées au-dessus de ses coudes, il replongea son regard dans celui du chien. “ Maintenant, j'aimerais savoir quelque chose... quel est votre chiffre préféré entre un et douze, et êtes-vous droitier ou gaucher?
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Je le dévisageais alors qu'il ouvrait la porte. Il était seul. Il n'y avait personne d'autre que lui si ce n'était cet homme. Aucun larbin à ses côtés. Aucun larbin pour faire le sale travail cette fois-ci. Nombreuses personnes préféraient envoyer d'autres faire le travail à leur place, n'aimant pas se salir les mains. Cependant, il semblait qu'il s'était finalement décidé à exécuter cette tâche lui-même, décidant qu'il était à son tour de me torturer apparament. Je le regardai alors qu'il s'approchait, un sourire dessiné sur son visage. « Bien le bonjour, monsieur Ward. Je vois que vous êtes de bonne humeur aujourd'hui, » Je manquais de lever les yeux au ciel alors que je continuai de le regarder, brûlant d'une rage immuable. Je continuais de le dévisager alors qu'il enlevait très lentement son blouson de cuir. Un homme sur lequel on murmurait beaucoup sur son passage alors que certains se demandaient s'ils avaient des griffes à la place de ces mains. Ridicule. Si je n'étais pas un scientifique qui s'accrochait uniquement aux faits, il n'en restait pas moins que je n'étais ni stupide, ni naïf. Et si je ne l'avais pas salué, ne comptant le faire, je continuais pas moins de le regarder sans être impressionné alors qu'il s'installait sur une chaise, entreprenant de replier les manches de sa chemise très lentement. Mon regard posé sur lui alors qu'il se mettait à fredonner une chanson d'Ariana Grande. Le scrutant sans bouger. S'il tentait de me faire peur, il n'en restait pas moins que son plan ne réussissait pas alors que je continuais juste de l'observer passivement. A vrai dire, je continuais de brûler d'un feu ardent. Il daigna me regarder de nouveau alors qu'il terminait de remonter ses manches au-dessus de son coude. « Maintenant, j'aimerais savoir quelque chose... quel est votre chiffre préféré entre un et douze, et êtes-vous droitier ou gaucher? » Evidemment. Classique. « J'imagine que tu devras juste choisir. » Je n'étais pas prêt à céder même si cela faisait ores et déjà quelques jours que j'étais dans cette salle. Je n'étais pas prêt à le laisser avoir le dessus, ni même à l'aider à me torturer. Il ne s'agissait pas de savoir de quel camp il s'agissait. Il ne s'agissait pas de savoir dans quel camp j'étais, si j'étais loyal à HYDRA ou au SHIELD, je n'étais juste pas un grand fa, de la torture aussi simple qu'il en soit. « Je suis même surpris que tu veuilles faire le travail tout seul. Moi qui croyait que tu ne voulais pas abîmer tes mains. » Sarcastique alors que je le regardais, n'ayant pu que notifié qu'il avait tantôt enlevé ses gants. Si je me doutais que le jeu qui se déroulait aller être long.

Une torture sans aucun doute physique et moral à quoi je semblais m'être soumis toute ma vie. Il paraissait un peu plus clair que ce jeu dans lequel j'étais un pion allait continuer encore longtemps sans doute jusqu'à ce que je finisse mort. Je jouais depuis trop longtemps sur les tableaux et je savais parfaitement que des deux côtés ils n'hésiteraient pas à m'éliminer si j'en avais l'occasion. Ce n'était peut-être pas une question de jours mais une question d'années mais tôt ou tard, je finirai sans doute par mourir et je doutais que ce soit simplement de vieillesse. L'idée que je puisse mourir de vieillesse était tentante, mais il ne restait pas moins difficile à croire que cela puisse être le cas un jour. Et si j'avais espéré que le monde extérieur n'existe pas alors que je me trouvais avec Skye, que cette idée irréaliste continuait toujours de me traverser l'esprit par intermittence, je ne savais pas moins que c'était une chimère que je ne pouvais pas poursuivre. Il n'y avait plus rien entre nous, et il n'y aurait sans doute jamais plus rien entre nous. Je m'étais assuré de cela, en sommes. Sa silhouette se dessinant dans mon esprit avant que je ne l'efface, la mette dans une boîte pour ainsi dire. Et je ne savais pas moins que mourir de vieillesse paraissait de jour en jour s'éloignait alors que je paraissait juste incapable de m'éloigner des combats, de la violence. Je secouai la tête, plus amusé par mes pensées qu'autre chose alors qu'en soit c'était ridicule qu'un jour je puisse même me poser l'espace de quelques heures même pour profiter de la vie. Ce que je n'avais jamais fait réellement. Ce que je devrais peut être commencé à faire un jour. Relevant la tête pour croiser le regard de George alors qu'il ne savait rien de ce qui se passait dans ma tête, ne le saurait jamais. S'il y avait une chose dont il pouvait être certain ce que je ne comptais pas céder si facilement.

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« J'imagine que tu devras juste choisir. » George essaya de toutes ses forces de ne pas montrer qu'il était intensément... vexé. Comme un enfant, il était vexé; si la situation s'y était prêtée, il aurait même eu une vague moue boudeuse qui serait venue lui envahir le visage, parce que mon dieu, comment osait-il lui manquer de respect ainsi? On lui avait gentiment demandé de garder le chien en l'état, de le museler et de le punir, peut-être, mais de ne pas le tuer ou de le rendre plus instable et inutile qu'il ne l'était déjà; ainsi savait-il qu'il ne pouvait pas utiliser son pouvoir contre lui.
Dieu qu'il en avait envie, pourtant. Il avait envie de vider Ward de tous ses souvenirs, et de les dévorer. Et puis le remplir, de nouveau. Il voulait le changer. Il voulait le faire regretter, lui réserver le même sort qu'il avait réservé à son propre frère Jacek, enfermé dans une cellule de son laboratoire. Il voulait le tuer. Il voulait lui arracher la gorge. Comment un chien peut-il ainsi manquer de respect à l'un de ses maîtres? Surtout dans la position dans laquelle il était, Ward aurait mieux fait de gémir, de le supplier d'être gentil avec lui.
George était prodigieusement vexé et heurté par ces mots, par cette simple marque de familiarité dans son discours. Alors il transforma cette vexation en colère.

La colère était un sentiment étrange, chez Boers. Il avait toujours un grand sourire réchauffant sur les lèvres, et on aurait presque pu imaginer ses colères froides, cruelles, le sourire se transformant en rictus sur sa bouche. Ce n'était pas le cas. Ses colères étaient incandescentes, rageuses, elles auraient pu renverser le ciel. George ne souriait plus, quand le chien reprit la parole. « Je suis même surpris que tu veuilles faire le travail tout seul. Moi qui croyait que tu ne voulais pas abîmer tes mains. » Il renifla de mépris, en se levant de la chaise, et d'un mouvement rapide et violent, déchira les reste du t-shirt humide de sueur que portait le chien, le jetant à terre et révélant son torse. Il étudia pendant une seconde son ossature, qu'il devinait sous les muscles de l'autre agent. “ Je choisis le nombre sept, et je décide que tu es droitier. ” Et d'un mouvement rapide, il abattit la tranche de sa main sur les côtes du chien, brisant effectivement la septième côte à droite. “ Et neuf, ” rajouta-t-il, en abattant de nouveau sa main sur la côte visée, qui se brisa dans un craquement d'outre-tombe.
La douleur fut fulgurante, le long de son bras, mais George préférait celle de Grant, qui étouffa un gémissement entre deux rangées de dents serrées. Tant mieux. Il espérait une chose: que la côte ne soit pas fracturée, ça ruinerait son plaisir. George agita la main pour faire passer l'impression de douleur, sans quitter le chien du regard, furieux d'être vexé, furieux du manque de courtoisie de l'autre agent. “ Si ça ne tenait qu'à moi, chienchien, tu serais mort, ” dit-il, avec un calme qu'il ne partageait pas intérieurement. “ J'ai essayé de te traiter avec égards et respect, même si Dieu sait que ta stupide carcasse me répugne et que ton intellect déficient me fait pitié. Mais apparemment, mon chien, tu es même trop stupide pour voir qu'il ne vaut mieux pas provoquer son bourreau quand on est dans ta position. Encore moins quand c'est moi.
George retourne s'asseoir sur sa chaise, pour se calmer un peu. “ Tousse, ” ordonne-t-il au chien. Il ne veut pas que ses poumons soient atteints.
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Alors que je lui annonçai très clairement qu'il devrait choisir, je ne pus que remarquer la moue vexée qui s'afficha pendant quelques secondes sur son visage avant qu'elle ne disparaisse. Une moue vexée que je n'en n'étais que venue à entrevoir malgré ses tentatives pour ne pas le montrer. Comme tous les spécialistes, j'étais entraîné à notifier ce genre de détails même les plus infirmes qui nous permettraient de noter une faiblesse chez notre adversaire. Et il était certain que ce que je lui avais annoncé ne lui plaisait pas alors que tout aussi simplement qu'il en soit, il n'en n'était que venu qu'à se vexer de mon comportement. Comme un enfant. Ce qu'il était. Ce que nous étions tous en soit. Ce qui ne put m'empêcher de me faire sourire. Il paraissait clair que lui n'était pas prêt à sourire tout de suite alors qu'il ne semblait pas juste digéré l'idée que je ne puisse pas me montrer respectueux à son égard ou même que je ne veuille pas répondre à sa question. Et autant que cela, il était plus que clair que j'allais payer pour ma réponse. Ce que je savais déjà. N'étant pas prêt pour autant à lui rendre la partie plus facile, sachant qu'il ne le ferait pas même si je la jouais gentiment pour ainsi dire. N'en venant même qu'à me montrer plus sarcastique que jamais alors que tout autant je tâtais le terrain, me moquant de lui en insinuant qu'il venait enfin se salir les mains. Ce qu'à vrai dire je n'aurai pas réellement pensé qu'il ferait, quoique de l'autre côté il paraissait difficile d'imaginer qu'un homme comme lui puisse vouloir passer outre une séance de torture. Ils étaient nombreux à apprécier le sentiment de contrôle qui surgissait. Ils étaient nombreux à apprécier de pouvoir lire la peur dans le regard de leurs victimes. Ce qu'en soit je pouvais comprendre même si torturer des personnes n'était pas un de mes passe-temps favori, si ce n'était une solution en dernier recours.

Mais George semblait plus que jamais décidé à jouer ce rôle de bourreau. Il s'approcha rapidement et d'un mouvement brusque déchira mon tee-shirt avant de le jeter au sol. Je le regardais alors que tous ces gestes transpiraient sa colère. L'observant alors que son regard se posait sur mon torse, lui n'en venant qu'à décider de la suite des événements comme je m'en doutais. Me préparant mentalement à ressentir la douleur ce qui en découlerait. « Je choisis le nombre sept, et je décide que tu es droitier. » Sa main s'abattis sur mes côtes violemment et je n'en venais qu'à serrer un peu plus les dents alors que la douleur se faisait ores et déjà ressentir, le souffle coupé. « Et neuf. » J'étouffais un gémissement pour ne pas manquer ma douleur. Pour autant, je savais qu'il savait que je souffrais alors que rien ne pourrait y changer. La douleur était là. Certes éphémère mais autant intenable. Il faudrait du temps pour que la douleur passe définitivement et que j'oublie que j'avais eu des côtes brisées. Au moins deux mois. Elles n'étaient pas cassées. Juste brisées. Ce n'était pas le pire que ce que j'avais connu. Cependant je m'en rappelais les effets. Ce n'était pas la première fois, mais pour autant je continuais d'espérer que cette fois-ci je n'aurai pas le larynx brisé. Un plaisir que l'agent May s'était réservé. Reprenant ma respiration.

Mais déjà il reprenait la parole. N'en venant qu'à cesser de me focaliser sur la douleur pour me focaliser sur ses mots. Plus douloureux de l'entendre parler en soit qu'autre chose. « Si ça ne tenait qu'à moi, chienchien, tu serais mort. J'ai essayé de te traiter avec égards et respect, même si Dieu sait que ta stupide carcasse me répugne et que ton intellect déficient me fait pitié. Mais apparemment, mon chien, tu es même trop stupide pour voir qu'il ne vaut mieux pas provoquer son bourreau quand on est dans ta position. Encore moins quand c'est moi. » Je relevai la tête. Il ne valait pas mieux qu'un autre. Le défiant du regard alors qu'il en venait à s'asseoir sur sa chaise, continuant son discours. N'en venant que quelques secondes après à reprendre la parole. « Tousse. » Je lui jetai un regard. Croyait-il vraiment que je m'allais m'exécuter ? Et à vrai dire, je le fis. Non pas pour lui, mais pour moi. Toujours cette même volonté de survivre. « Tu dis que je suis un chien mais même un chien vaudrait mieux que toi. » Je lui crachais limite ces mots à la figure alors qu'en effet c'était la vérité. L'image de Buddy me traversa l'esprit. Et si un nouveau labrador chocolat m'accompagnait désormais, il se trouvait désormais entre les mains d'une des uniques personnes en qui j'avais confiance. Ce qui valait sans doute mieux alors que rien que là, il se serait senti totalement délaissé. Non il n'y avait pas à dire, Buddy valait beaucoup mieux que lui. Les chiens n'étaient pas seulement fidèles mais les meilleurs compagnons de l'homme. Et pendant un instant, je me perdais dans mes pensées. George n'étant plus devant moi alors que le temps semblait s'être arrêté tandis que je repensais à ces moments que j'avais pensé dans la forêt du Wyoming où Buddy avait été mon seul ami. N'en venant pas moins qu'à chasser son image de mon esprit alors que je me concentrais sur ma respiration. Les boîtes se refermaient dans mon esprit alors que je me focalisais sur ce qui se passait autour de moi.

Je savais que ce n'était que le début. Pour autant comme venait de me le confirmer George, je savais aussi que cela ne serait pas aujourd'hui que je mourrai. Si je n'étais plus qu'un pion expansible entre les mains d'HYDRA, il n'en restait pas moins que si ces derniers voulaient me tuer ils l'auraient déjà fait. Cela n'était pas le cas. Ce qui signifiait que cette séance de torture allait juste être lente et douloureuse, jusqu'à ce que George décide finalement que j'avais compris où était ma place. Et pour en rajouter une couche, j'en venais qu'à reprendre la parole, sachant que je n'en viendrais qu'à l'énerver un peu plus. « C'est tout ce dont tu es capable ?... moi qui aurait pensé que tu aurais voulu faire honneur à ta réputation...»

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« Tu dis que je suis un chien mais même un chien vaudrait mieux que toi. » La répartie du chien était un peu faible, ce qui arracha un léger sourire à George. Il devait garder sa colère pour lui. Il était sujet à des colères plutôt incontrôlables, parfois, et il avait appris bien vite que cela le desservait plus qu'autre chose, dans la vie de tous les jours... très tôt, Père Jonah lui avait appris à la canaliser et à l'utiliser, pour le plus grand bien. C'était pour ça qu'il avait rejoint HYDRA. Son beau-père avait vu en lui son potentiel. Cette colère était une arme, aussi mortelle qu'un couteau. Il devait juste ne pas la retourner contre lui-même. “ Intéressant, ” commenta-t-il simplement, avec un haussement d'épaules presque fataliste, genre intéressant que votre connerie soit si intersidérale, chienchien. Il avait chez le chien quelque chose que George appréciait, étrangement. Une résilience et une détermination. Il était... moralisateur, d'une certaine manière; George voyait bien que le chien considérait vraiment qu'il était au-dessus de lui. Ça l'étonnait toujours, comment les bêtes stupides pouvaient parfois réellement, sincèrement, profondément penser qu'ils avaient une valeur et une importance, à ses yeux et à ceux des autres. Ils n'étaient après tout tous que des objets, des distractions et des outils, rien de plus. Le chien n'était pas différent des autres en ces termes-là. Non, sa seule différence, c'était qu'il n'était pas correctement dressé. Il avait été tête de l'HYDRA et maintenant, il fallait lui rappeler sa place, dans la gouttière et dans la boue et dans la crasse, sous ses pieds. « C'est tout ce dont tu es capable ?... moi qui aurait pensé que tu aurais voulu faire honneur à ta réputation... » George éclata d'un rire qui ne manquait pas du tout de joie. Il aimait bien le cran du chien. Il pensait vraiment savoir ce qu'était la douleur, vraiment. Il aurait pu... oh, c'était si tentant. Il aurait pu lui enlever tous ses souvenirs. Ou alors lui laisser que les douloureux, pour qu'il soit constamment en train de souffrir.
Ou alors il pourrait le tuer.
Mais non; les ordres étaient clairs. Il n'avait pas le droit de le tuer, ni de toucher à sa mémoire. Le monde était mal fait, quand même, parfois... “ Je pourrais te fouetter? ” La question alluma un feu sauvage dans tes yeux. “ Ou te retirer les ongles. De pieds, bien entendu: il ne faudrait pas que tu perdes de ta dextérité. ” Il était en train de réfléchir, soudainement, plongé dans une profonde réflexion très sérieuse, se mettant à faire les cent pas devant le chien. “ Tu n'as pas vraiment besoin de tes molaires, aussi, quand on y pense... ” Il continua à marmonner sous sa respiration avant de brusquement s'arrêter. “ Dis-moi, le chien, ” il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait à moitié oublié son prénom, désormais. Il avait une sacrément mauvaise mémoire pour quelqu'un qui aimait voler celle des gens. “ Je peux te laisser partir. Sans plus de dommage. Mais à une seule condition. ” Il lui offrit son plus beau sourire, plein de crocs bien blancs. “ Quand je te détacherai, tu t'agenouilleras devant moi et tu t'excuseras. Sincèrement. Tu me diras combien du m'aimes, combien tu es désolé, combien tu veux te faire pardonner. Deal?
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Il éclata de rire alors que je n'en venais qu'à remettre en cause ses compétences. A vrai dire tenter de faire le malin n'était pas l'option la plus digne du nom quand on était torturé. Auparavant jamais je n'aurai tenté de parler, je me serai incliner directement et j'aurai courbé l'échine. C'est ce que j'avais fait avant quand j'étais enfant alors que la peur me prenait en tenaille. Je m'étais incliné et j'avais obéi alors que Christian me demandait de laisser Thomas au fond du puis, m'ordonnant d'attendre jusqu'à ce qu'il soit quasiment trop tard. Fermant les yeux l'espace d'une seconde alors que je me rappelais les cris de Thomas qui avait besoin d'aide. J'étais faible. J'étais lâche. J'avais peur. J'avais peur de ce qui pourrait se passer après, j'avais peur de ce que Christian pourrait me faire subir. Bien entendu j'avais tenté de m'élever contre lui, je le faisais toujours au début, tentant de défendre Lily mais surtout Thomas. Parfois Christian se montrait miséricordieux et en venait à laisser Thomas tranquille à la condition que ce soit moi qui me mettre à sa place, qui prenne les coups. Mais trop vite je cédais. Ayant cédé au puis. Et à cause de cela j'avais perdu Thomas. Si j'aurai été un enfant, et que cela n'aurait pas été George devant moi mais Christian j'aurai cédé facilement, je ne me serai même jamais permis de jouer avec le feu et de tenter des remarques sarcastiques. Au contraire je l'aurai supplié de nous laisser tranquille, de ne pas me faire de mal, de ne pas blesser Thomas.

Mais la vérité était que je n'étais plus un enfant. Je n'étais plus cet enfant qui avait peur du noir, des monstres, des animaux féroces, des bruits dans la nuit, de Christian, de ses parents. Non, j'avais grandi. Je m'étais endurci. John m'avait sorti de l'enfer, et il m'avait fait devenir quelqu'un d'autre. Même si je savais que sur la fin il n'avait plus toute sa tête, il n'en restait pas moins que quoique j'avais pu faire, qu'importe était mes regrets j'avais eu une dette envers John. Je l'avais contracté auprès de lui à cet instant où il m'avait fait sortir de l'enfer. Nombreux pensaient que j'étais traître, mais je continuais d'être avant tout quelqu'un qui survivait. Continuant de survivre grâce à ces compétences que j'avais acquis au fil des années, au fils des mois et des semaines pendant lesquelles John m'avait laissé seul dans la forêt du Wyoming, dans le froid. Je ne pouvais oublier ce qui s'était passé, je ne pouvais effacer ce que j'avais fait mais dans tous les cas, au final ces méthodes continuaient de m'importaient peu alors que grâce à lui je m'étais endurci. Désormais capable de résister à la douleur, n'ayant plus peur. Mes peurs avaient disparu à l'instant où j'avais appris à les contrôler, à l'instant où j'étais passé de l'avant. Et si je jouais avec le feu en ce moment même alors que je savais qu'il y avait de grandes possibilités que mon bourreau n'en vienne qu'à se montrer fort démonstratif peu après, il n'en restait pas moins que j'avais toujours aimé joué avec le feu. Et cela enfant. Aimant jouer avec les amulettes, ayant tourné en un pyromane même avant que je n'ai mis le feu à notre maison. Le feu était dangereux mais aussi purificateur. Et comme toujours, j'étais plus attiré par les flammes que guidé par la raison. Du moins, c'était ce qui se passait à cet instant.

George n'en venant qu'à me considérer longuement, et je l'observais alors qu'il en venait à reprendre la parole. « Je pourrais te fouetter? » Continuant de parler seul comme John l'avait fait en sa fin de vie. Un semblant de démence et de folie dans son regard. Une lueur sauvage dans ses yeux que trop reconnaissable. On avait tous nos démons. Ne répondant pas alors que je savais que ce n'était pas une question, et puis, déjà il reprenait la parole, continuant en soit son monologue. « Ou te retirer les ongles. De pieds, bien entendu: il ne faudrait pas que tu perdes de ta dextérité. Tu n'as pas vraiment besoin de tes molaires, aussi, quand on y pense... » Il y avait de nombreuses possibilités de tortures, de nombreux scénarios qui pouvaient se jouer. A vrai dire grand nombre des personnes qui se trouvaient vers HYDRA avaient le don d'aimer jouer avec la nourriture, comme George. Et si autant que possible j'évitais de finir comme un bout de pain entre les mains de ces bourreaux, il n'en restait pas moins que cette fois il me semblait plus difficile de m'enfuir en exécutant une pirouette. Restant pas moins concentré alors que je continuais d'examiner ces mouvements, ces gestes, tentant de trouver une possible faille. Et autant que cela était possible; il se serait déjà exécuté s'il le voulait vraiment. Non cela allait plus loin que la mort quoiqu'il en soit ou une possible torture. Trop sur de lui alors que je n'étais rien à ses yeux si ce n'était qu'un insecte agaçant. Il voulait qu'on le flatte. Le regardant évoluer et s'approcher alors qu'il dévoilait ses dents. « Dis-moi, le chien, je peux te laisser partir. Sans plus de dommage. Mais à une seule condition. Quand je te détacherai, tu t'agenouilleras devant moi et tu t'excuseras. Sincèrement. Tu me diras combien du m'aimes, combien tu es désolé, combien tu veux te faire pardonner. Deal ?» Mon regard qui ne le quittait pas, se plongeant dans le sien. Coulson tantôt m'avait accusé d'être le chien de John, mais je n'étais pas un chien. Un chien suivait les ordres. Plus maintenant. Et ce fut d'une voix ferme que je lui répondis alors : « Non. ».

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« Non. »

Un long soupir d'agacement sortit d'entre les lèvres de George. Il aurait voulu que le chien s'exécute, comme ça, il aurait peut-être essayé de se battre et de s'échapper, ils auraient été sur un pied d'égalité... mais non, il fallait qu'il soit opiniâtre et stupide. George ignorait pourquoi il était si déçu de trouver que le chien n'était en fait que ça: un chien, un animal avec des instincts primaires, trop stupide et aveugle pour voir qu'au-delà de sa fierté, il aurait pu se racheter une dignité en se laissant détacher et en frappant son maître. Mais non, il restait asservi, traîné dans la boue. Il pouvait bien lever les yeux et affronter son regard, cracher son dédain et son mépris, ça ne changeait rien pour George. C'était comme ces esclaves qui prenaient les coups avec dignité et fierté. Seuls les idiots ignoraient que ces deux choses-là n'avaient aucun valeur face à la survie.
George avait sincèrement pensé que le chien était un peu plus malin que ça. Qu'il n'allait pas lui répondre non, qu'il aurait accepté de le faire parce que lui-même l'aurait fait. Il avait un certain ego mais George n'aimait pas souffrir. Et surtout, lui avait suffisamment confiance en ses capacités pour se faire détacher... et sauter sur son bourreau pour le faire payer. Mais bon, on ne pouvait pas s'attendre à ce qu'un individu comme le chien soit intelligent. Même avec ce faux feu fier et digne dans son regard, il avait l'air complètement stupide et à côté de la plaque. George le plaignait un peu. Du début à la fin, le chien avait fait les choses incorrectement. Il méritait chaque coup qu'il lui avait porté.

Mais George était déjà las. Il se rendait enfin compte que son jouet n'avait aucun potentiel pour l'amuser ou le stimuler intellectuellement. Il était plus ennuyé encore qu'avant. “ Tu n'es vraiment pas très intéressant, ” indiqua-t-il avec un soupir, secouant la tête avant de s'approcher de l'un des murs pour en chercher la faille; quand il appuya, un pan du mur se souleva pour révéler des instruments et outils de torture plus gores les uns que les autres: pinces pour retirer les ongles, scalpels pour ouvrir la peau, de quoi retirer des yeux de leurs orbites, des marteaux pour briser les os... bref, tout ce dont les agents de l'HYDRA avaient besoin pour faire souffrir leurs détracteurs. George manipula la plupart des objets avant de choisir une batte de baseball toute simple, en bois. Il jouait en junior league quand il était petit, il adorait ça. Il fait quelques mouvements dans le vide pour se détendre le poignet avant d'armer ses deux bras, faisant face au chien avec une expression fermée. “ J'espère que tu es effectivement droitier, ” dit-il, parce que le chien a refusé de lui répondre et il a dû décider lui-même. Au pire, il pourra se faire soigner par un mutant... quoique George s'imagine mieux le laisser souffrir dans son coin. Il fait un mouvement dans l'air, la batte siffle en frappant l'air. “ Sinon... eh bien, va te faire foutre. ” Il arme de nouveau ses bras et abat la batte sur l'articulation du coude du chien, la brisant sur le coup; ceci dit, il est toujours attaché et son bras pend mollement aux liens qui le maintiennent debout, et George se met à rire malgré lui. Son visage est plus drôle qu'attendu.
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« Tu n'es vraiment pas très intéressant. » Un sourire sarcastique aux lèvres alors que je lui répondais du tac au tac. « Je n'ai jamais dit que je l'étais. » Ce qui était la vérité alors que je n'avais jamais voulu me placer sur un piédestal. Si je savais de quoi j'étais capable, il n'en restait pas moins que je n'étais pas connu pour me vanter, pour vouloir savoir les regards posés sur moi. La vanité était peut-être une qualité pour certains mais pour de nombreux elle n'était que le clou qui s'enfoncerait sur les rebords de leur cercueil. Je ne comptais pas mourir ainsi, et puis ce n'était pas comme si l'on m'avait appris à l'être. Au contraire, j'éprouvais plutôt une vague de dégoût pour ceux qui l'étaient. L'image de Christian qui traversait mon esprit. Christian si vaniteux, si sûr de lui. L'image même de notre famille. Cette famille qui était semblable à celle des Kennedy, où n'était que vanité et arrogance. Et pourtant une fois que le masque tombait seule la violence préexistait. Cette même violence qui m'avait forcé à disparaitre dans l'ombre, car autant que j'étais obligé de me plier aux ordres, aux règles pour parfaire à l'image qu'ils voulaient donner, il n'en restait pas moins que tout n'était qu'illusion. Et si j'avais acquis ces compétences qui avaient fait ma renommé, étant décrit par certain comme le golden boy de John, il n'en restait pas moins que je n'en m'étais jamais vanté, que je n'avais jamais voulu de ces regards qui se posaient sur moi. Bien au contraire. Vivre parmi les ombres me convenait parfaitement. Après tout, ce n'était que monnaie courante de ma vie et je ne trouvais rien d'estimable à faire ce que je faisais, à la différence de certains. Alors non, je n'avais jamais promu que j'étais quelqu'un d'intéressant. Je n'y voyais pas d'intérêt et si Skye avait sans doute été la première à me qualifier de robot, il n'en restait pas moins qu'il n'y avait sans doute rien dans ma vie qui pouvait intéresser George hormis mes cris de douleur. L'homme n'étant pas tant intéressé par ma vie que par découvrir ce challenge que j'aurai pu représenté pour lui alors qu'autant que possible il voulait me voir se plier, voulant me dompter.

Mon regard qui dévia sur le mur d'en face. Un mur dont une faille révélait un armement où des instruments de torture étaient attachés. Un plaisir pour des bourreaux. Un plaisir pour ceux qui se délectaient de voir la peur s'affichaient sur le visage de leurs victimes. Etrangement je n'étais pas effrayé. Je n'étais pas effrayé par l'image de George qui me torturait. Il n'y avait rien que je pouvais faire contre alors que c'était une certitude qu'il allait faire. De ce fait en quoi aurais-je pu avoir peur alors que l'inconnu ne se trouvait pas tant devant moi que derrière moi. Je n'avais pas peur de cet homme qui se tenait devant moi alors que nous pouvions tous au final nous rivaliser pour faire souffrir les autres. Il suffisait d'une touche de conviction. Et je savais pas moins que je ne pourrais pas y échapper. Mon regard pas moins toujours posé sur lui alors que je l'observais chercher un instrument de prédilection. Tirant légèrement sur les chaines, grimaçant légèrement alors que je tentais de sentir mes muscles, de ressentir les mouvements de mon corps. Mon esprit qui ne cherchait pas moins toujours une faille. Patient alors que j'attendais le moment pour sortir de là, pas moins conscient que la présence de George ici était une occasion qui ne se présenterait pas. La nécessité d'attendre qui était là alors que je me devais de trouver la parfaite faille pour sortir de là. Conscient que je n'aurai qu'une seule fenêtre, qu'un seul possible tir. Mesurant mentalement la distance qui me séparait de la porte masquée dans un écran de pourpre, alors que je continuais de compter mentalement les secondes. Mon cerveau continuant de tracer ses schémas, me permettant de me concentrer sur autre chose que la douleur.

George, qui se retournait dans ma direction. La batte qu'il tenait dans la main qui s'agitait. Peut-être. Faisant le vide dans ma tête. Un moment décisif. « J'espère que tu es effectivement droitier »Conscient de ce qui allait se passer. « Sinon ? » La batte qui gifla dans l'air alors que je prenais une inspiration.
Le son se répercutant dans la pièce. « Sinon... eh bien, va te faire foutre. » Sa batte qui s’abattit sur l'articulation de mon coude. La douleur qui se répercutait dans mon corps. Mon bras qui commençait à pendre mollement. Le rire en écho de George. Une brève pensée pour la Cavalerie. Tout ce dont j'avais besoin. Cet espace de seconde alors qu'un sourire se dessinait sur mon visage alors que je forçais sur cette douleur. Et si mes bras étaient enchaînés, mes pieds ne l'étaient pas. Usant la force qui me restait alors que je levai mon pied, le balançant dans le ventre de George. Accentuant la douleur alors que je tirai soudainement et violemment sur mon bras. Le casser encore plus pour me délier de mes chaînes. Un bras qui pendant plus mollement que jamais. Ne me préoccupant pas de la douleur, ni des cris que j'aurai pu pousser. Ne comptant que les secondes qui défilaient dans ma tête alors que je déliais la seconde attache. Pivotant avant de me reculer rapidement pour faire face à George. « Et maintenant la partie est plus intéressante, ne penses-tu pas ?! »

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