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 SAARON + i thought i'd lost you

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Le numéro était inconnu, quand elle a reçu l’appel. Elle a failli ne pas répondre, certaine qu’il s’agissait encore de ces téléopérateurs cherchant à lui vendre des assurances, des vérandas (alors qu’elle habite à New-York!) ou le diagnostic de son profil astrologique. Sarah a légèrement d’autres chats à fouetter, en ce moment. Elle ne sait pas pourquoi elle a décroché. Quelque chose l’a poussée à décrocher.
Maintenant, elle sait que c’est cet instinct maternel qu’elle a développé il y a des années déjà pour Aaron. Elle s’est toujours occupée de lui plus que leur mère, toujours plus intéressée par ses tea parties avec ses amies, ou son travail. Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’elle a élevé son petit frère : elle était très jeune, trop jeune pour pouvoir dire qu’elle a eu ce rôle-là. Mais elle sait qu’elle a grandement contribué à ce qu’il est devenu. Plus que leurs égoïstes de parents, complètement à côté de la plaque à l’époque, et toujours à côté de la plaque aujourd’hui.
Elle n’a pas hésité une seconde après avoir raccroché : elle a sauté dans des fringues et sur sa moto, sans même prendre le temps d’enfiler son casque.
Trois jours. Elle est restée trois jours, la boule au ventre, incapable de manger, à ne pas savoir où était son frère. Elle est passée par toutes les phases, et s’est maudite d’avoir convenu avec Lewis et lui qu’il valait mieux qu’il aille à la x-mansion. Elle s’en est voulue, elle s’en est tellement voulue. Pendant trois jours, elle a retourné toutes les pistes qu’elle avait sur New-York, a passé au crible tous les hôpitaux, a contacté les rares mutants qu’elle connaît pour savoir s’ils l’avaient vu. Mais elle n’a eu aucune piste, absolument aucune, et est restée tiraillée entre l’espoir que ce soit parce qu’il avait trouvé une planque sécurisée et la peur qu’il lui ait glissé entre les doigts à jamais.
Mais c’était bien sa voix, à l’autre bout du fil. Et Sarah slalome entre les voitures comme si sa vie en dépendait. Le chemin qu’elle a à parcourir lui semble beaucoup trop long, et elle accélère, encore, malgré le danger. Bientôt, elle se retrouve en dehors de New-York, et fonce sur les routes qu’elle n’a jamais l’habitude de fréquenter, pour rejoindre l’endroit d’où Aaron l’a appelée, qu’elle a réussi à retracer grâce à Anya.
Elle a l’impression que des heures sont passées quand elle s’enfonce dans la nature et trouve enfin le point de rendez-vous. Elle quitte la route, et descend de la moto, les jambes tremblantes à cause de la route. Sa tête entière la lance (quelle idée de partir sans casque!). Elle est complètement désorientée, maintenant qu’elle touche terre, mais tant pis. Elle avance en titubant dans le petit bois et se retient aux arbres, essayant de distinguer une tâche de couleur au milieu de ce marron et de ce vert. Elle s’arrête quelques secondes, les mains sur les genoux, se rendant compte de la dangerosité du trajet qu’elle vient de faire. Rien n’est trop dangereux pour Aaron.
« Aaron! » Elle vérifie sur son portable qu’elle est bien au bon endroit. Il ne devrait pas être bien loin. « Aaron ! » appelle-t-elle au milieu des arbres.
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Mon réveil a été rude. Je ne reconnaissais ni le lieu où – il semblerait – j’ai reposé plusieurs jours, ni les personnes qui m’entouraient et me rassuraient sur la sécurité et l’anonymat du dit lieu inconnu. Pour l’anonymat, je leur faisais confiance : moi-même je ne savais pas du tout dans quel pétrin on m’avait fourré suite à ma perte de connaissance due à la merveilleuse blessure faite par mon « propre » frère, et surtout « qui » m’y avait fourré ! Alors, ni une, ni deux, je fuis ce lieu et ces personnes pendant qu’ils étaient chacun occupés – tantôt aux courses, tantôt aux études, et j’en passe. Certes, ils ne me retenaient pas contre mon gré – une seule bonne nouvelle dans tout ce bordel depuis l’attaque des Watcher sur la X- Mansion – mais pourtant, je ne pouvais pas me débarrasser de ce sentiment d’être une bête traquée. J’étais constamment sur le qui-vive, à dormir que d’un œil ou encore à développer une paranoïa aigue. J’ai vu le message de Jeremiah et, aussitôt après – sans prendre la peine de lui répondre – j’ai jeté la carte puce comme le portable, pour m’acheter un tout autre modèle bas de gamme jetable et une puce nouvelle. Non, je n’utiliserai pas ma carte de crédit actuellement – chose qui avait été abandonnée à la x-Mansion détruite au passage - et non je n’irais pas voir quelques rares amis – ils pourraient être un sympathisant de je-ne-sais-quelle organisation folle-furieuse.

Alors, j’ai mis en pratique mon entraînement de « Reagan » qui m’avait permis d’acquérir pas mal de connaissances sur « comment un mutant efface-t-il efficacement ses traces ? ». Sauf qu’à l’époque où on m’avait appris ce genre de choses, j’étais de l’autre côté de la barrière, de ceux qui n’avaient aucun gène X et surtout de ceux qui ne se cachaient pas ! Et pourtant, me voilà aujourd’hui de ce côté « obscur » et « criminel ». C’est terrifiant, franchement. Alors, j’ai fait la chose la plus stupide possible, détruisant potentiellement toutes ces démarches débutées pour avoir un semblant d’anonymat : j’ai appelé ma sœur. Pourtant, je ne regrette pas. Rien que ses premiers mots au téléphone étaient comme un baume au cœur, une lumière dans la « merde » qu’était ma vie à l’heure actuelle.

Mon impatience était à son comble lorsque j’entendis « enfin » mon prénom, et surtout la voix de ma sœur. Et aussi stupide fut mon appel … j’agis d’une façon encore plus stupide.

- JE SUIS LA ! JE SUIS LA ! dis-je tout en courant vers elle, afin de la prendre dans mes bras. Elle aurait pu être suivie, par exemple, et pourtant rien de tout cela ne m’était venu à l’esprit. Tout ce qui m’importait était qu’elle soit là et me dise que « tout va bien, on va rentrer à la maison ». Sarah ! Sa … Putain … je … à croire qu’un sacré mutant silencieux et invisible contrôlant les voix était dans les parages, me voilà sans voix, les yeux brillants puis « presque » larmoyants. J’étais à bout et là, toutes ces émotions que je contenais difficilement jusqu’à maintenant débordaient dangereusement.

Je voulais dire que j’avais brûlé des gens.
Je voulais dire que Jeremiah m’avait poignardé.
Je voulais dire que j’avais été sauvé par des mutants.
Je voulais dire que j’ai lâchement fui la x-mansion avec les mutants évacués.
Mais rien ne sortait.

- Je suis désolé.


Désolé d’être un Monstre.
Désolé d’être un Criminel.
Désolé d’être un Lâche.
Désolé d’être un Mutant.

- Je veux rentrer à la maison, finis-je par dire, la morve au nez, à bout de force, épuisé et éreinté. Mais je ne peux plus.
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« JE SUIS LA ! JE SUIS LA ! » Le coeur de Sarah fait un bond. Elle se tourne immédiatement en direction de l’endroit d’où vient la voix, et en quelques secondes, Aaron est dans son champ de vision, et elle oublie complètement l’étourdissement de la route. Elle court vers son frère, et le serre dans ses bras si fort que ses côtes pourraient exploser. «  Je suis désolé. » Elle secoue la tête contre son visage, les yeux fermés, les yeux humides. Il est bel et bien là, vivant, dans ses bras, et c’est tout ce qui importe à la jeune femme.
Elle ressent une énorme colère contre le monde, soudain. Cette étreinte lui rappelle la belle époque. Celle où ils vivaient chez leurs parents absents, mais ensemble. Cette époque où ils n’avaient pas à se soucier des mutants, des chasseurs de mutants, du gouvernement, des anti-gouvernement - bref, de tout le monde. Comment les choses ont-elles pu changer de manière aussi drastique, aussi rapidement ? Elle aimerait parfois pouvoir faire quelque chose, revenir en arrière. Retrouver cette époque où ils se mettaient sous un plaid avec des bonbons et des gâteaux, et passaient leur temps à regarder de vieilles séries.
Parfois, Sarah a l’impression qu’ils sont juste en train de vivre dans une réalité alternative, et que les choses font finir par revenir à la normale, dans les prochains jours, les prochains mois. Les nouvelles à la télé et dans les journaux sont si extrêmes, si absurdes, qu’elle ne se fait pas à l’idée que tout ça soit bien réel. Il y a quelques années encore, les Reagans étaient presque uniques. Les mutants et la chasse de ceux qui menaçaient le bon fonctionnement de la société était leur monopole, un secret bien gardé. C’était quelque chose que les gens lambda ne soupçonnaient même pas. Dieu que les choses ont changé.
« Je veux rentrer à la maison. Mais je ne peux plus » Sarah serre les dents. Elle rompt enfin leur étreinte, pose ses deux mains sur les épaules de son frère et plonge ses yeux ambrés dans les siens. « Je suis tellement désolée, Ronnie. » Elle regarde autour d’eux. Ils ne vont peut-être pas rester là… « Viens avec moi. » Il n’y a personne sur ces petites routes de campagne. Tant mieux. Elle entraîne Aaron avec elle jusqu’à sa moto, et l’invite à monter dessus. Ils n’ont pas de casques, mais ce n’est pas grave, elle va rouler doucement. Ils n’ont pas beaucoup de chemin à faire jusqu’au petit diner qu’elle a vu sur le bord de la route. Ce genre d’endroit est beaucoup trop éloigné de la ville pour qu’on les inquiète. Quand ils arrivent devant la porte, Sarah sent Aaron se raidir.  « Ne t’inquiètes pas. Le temps qu’ils aient des doutes ou qu’ils se posent même des questions, on ne sera déjà plus là. » Elle le prend par le poignet. « Ce teint un peu pâle me prouve que tu as bien besoin d’un bon brunch, je ne te laisse pas le choix. »
Ils s’installent sur une banquette, un peu renfoncée dans un coin, et le serveur vient prendre leur commande immédiatement. Sarah repose ses yeux sur Aaron dés qu’il s’est un peu éloigné, et se penche un peu au-dessus de la table. « Raconte moi ce qui s’est passé.  » Elle vient attraper les deux mains d’Aaron par-dessus la table et les serre très fort. « J’ai imaginé le pire. J’ai bien cru que je t’avais perdu pour de bon, je ne sais pas si je m’en serais remise. » admet-elle avec une voix un peu émue. « Dis-moi tout. Je peux tout entendre. » Elle imagine le chaos, l’horreur de la x-mansion. « Ne me dis juste pas où tu vis maintenant. Il vaut mieux que je ne sache pas, au cas où… » Elle ne finit pas sa phrase, Aaron n’aura pas eu de mal à comprendre. Au cas où elle se fait attraper, torturer pour révéler l’emplacement de la planque des mutants. Pour l’instant, personne n’est venu la chercher, et elle a bon espoir que ça reste ainsi. Mais elle préfère prendre ses précautions.
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