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  "Seeing an Angel again" |~| Ft. Warren

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"Seeing an Angel again"

                   

Presque trois mois s'étaient écoulés. Trois mois que l'horreur avait atteint son comble. Trois mois où je m'étais mise en péril au profit des miens. Des personnes qui auraient pu me reconnaître, des personnes que je n'aurais pu oublier, que je n'aurais pu laisser tomber. Des fragments du passés qui s'étaient entremélés aux visages et corps ensanglantés, au carnage que des monstres avaient perpétrés. La situation empirait de jour en jour, les mutants parqués comme d'autres l'avaient été il y a des dizaines d'années par un tyran. Je retenais l'angoisse qui gagnait mon coeur au fil des images qui étaient diffusé sur mon poste de télévision. Depuis l'attaque de l'Institut, je peinais à regarder les informations, craignant chaque jour de voir le rêve du Professeur un peu plus s'éteindre. Comment avait-on pu en arriver là ? Aurais-je du les suivre, lorsque X-men et Confréristes s'étaient regroupés ? Je doutais du potentiel bénéfique de cette idée, je doutais de plus en plus et pourtant quelque chose en moi regrettait ma décision de disparaître à nouveau dans la nature. Mais que devais-je faire bon sang ? Si le simple fait de revoir Logan, Charles, Kitty, pouvaient à se point me faire trembler, comment résisterais-je à la vue des autres ? Comment répondre aux questions qu'ils finiront par me poser ? Sans compter que le Professeur saurait, s'il ne savait pas déjà, qui j'étais.

Regardant l'heure, je constatais qu'il était temps de partir, aussi éteignais-je le poste de télévision. Un homme m'avait contacté pour des soins à domicile, et bien qu'il devenait assez imprudent de sortir en tant que mutant non recensé par les temps qui courraient, je ne pouvais décemment pas me permettre de refuser un travail.  Et puis, prendre soin des autres me permettaient un instant d'oublier les questions qui me taraudaient et la situation délicate dans laquelle j'étais. je pris mes affaires et le matériel dont j'avais besoin et sortis en me dirigeant vers Brooklyn. Malgré moi, je me surpris tout le long du trajet à veiller télépathiquement que l'on ne me surveillait pas. Avoir combattu les sentinelles à la X-mansion me faisait craindre le risque d'une arrestation au moindre mouvement suspect. Tachant de garder mon sang froid, je trouvais bien vite l'immeuble que m'avait indiqué ce fameux Kenneth Jefferson. Une sensation étrange m'envahissait plus je me rapprochais de la porte de son appartement. Était-ce parce que je n'avais pas vraiment connaissance de la nature exacte des soins à apporter ? Je n'aurais su dire, mais cela ne m'arrêtait pas.

Je sonnais à la porte et attendis patiemment une réponse. Peut-être s'attendait-il à ce que je m'annonce ? A moins qu'il ne veuille que  son état médical reste privé par rapport à ces voisins ? Mieux valait que j'attende qu'il se manifeste. Je pouvais profiter de ce laps de temps pour revérifier que j'avais la plupart de mon matériel médical. J'aurais pu en prendre moins, mais n'ayant pas vraiment d'idée exacte sur les soins qu'il faudrait apporter, j'avais préféré jouer la carte de la sécurité et en emporter un maximum. Alors que je refermais la sacoche après ma vérification, la porte devant moi s'ouvrit, et je relevais les yeux vers le jeune homme qui se tenait dans l'embrasure.
"Bonjour je suis ..." Ma voix se perdit quand je posais les yeux sur son visage et mon sourire d'habitude chaleureux, s'évanouit l'espace d'un bref instant. Prise au dépourvu, j'eu toute la difficulté de poursuivre ma phrase tout en gardant une attitude professionnelle mais chaleureuse. "...Lilandra Sjnor" Malgré mon sourire à présent revenue, je ne pouvais m'empêcher de repenser à cette sensation qui n'avait cessé de grandir et pouvait dès maintenant en comprendre tout le sens et mettre un terme dessus. C'était cette même sensation que lorsque j'ai rencontré Bobby au Starbucks, cette même sensation que lorsque je m'étais approché petit à petit de la X-mansion, du Professeur, de chacun d'entre eux, les X-mens. Car j'étais en face d'une personne tout aussi familière. "Mr Jefferson, je suppose ?" Ma voix pouvait être confiance, mon coeur n'en était pas moins au bord de l'explosion. Qui aurais-je cru si l'on m'avait dit que mon prochain patient serait l'ange en personne ?
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Presque trois mois s'étaient écoulés. Trois mois que l'horreur avait atteint son comble. J'ai eu l'impression de perdre la notion du temps. D'ailleurs je l'ai perdue, depuis l'année dernière. J'ai laissé les semaines et les mois passer, je me suis retiré de cette réalité et maintenant que la perspective de voler à nouveau se présente, j'essaie de reprendre contact avec la réalité. Comme si les paroles de Kayden et celles de Cassandra s'entrechoquaient pour aller dans la même direction, mais par des chemins différents... Finalement, sorti de l'hôpital, je me promets de ne pas y retourner pour ne pas prendre de risques inutiles et éviter de finir au District X ou en prison pour ne pas s'être présenté dans cette ville-ghetto avec ma carte de recensement et le sourire aux lèvres.

Mes comptes ont tout de même été gelés, et je garde mon téléphone éteint la plupart du temps, ne l'allumant que lorsque je suis amené à sortir dehors ce qui se produit peu souvent. Et il y a un jour que j'attends plus que tout, un jour à venir qui me permettra de redevenir celui que j'étais. En attendant, je ne peux pas me permettre – quelle que soit la « procédure » qu'évoquait Cassandra Allen – d'avoir le dos infecté ou une saloperie qui s'y glisserait. Je dois prendre sur moi, et simplement demander à une personne en laquelle je n'aurai forcément pas confiance de s'en occuper sans poser de question. J'ai pris un numéro à l'hôpital, un nom qui ne me dit rien.

En même temps, rien ne dit que je suis un mutant, ou que je le fus. Je jette une oeillade à l'heure puis me cale dans un fauteuil près de la fenêtre. Je sursaute quand on sonne à la porte, me surprends à regarder immédiatement dehors. Est-ce que j'ai pris une chambre au premier étage avec la possibilité de prendre l'échelle qui mène sur le toit pour m'enfuir si besoin ? Bien sur que oui. Je m'extirpe du fauteuil et rejoins la porte que j'ouvre à demi. Je découvre une jeune femme qui semble occupée avec son matériel. Elle lève les yeux sur moi en commençant à me saluer mais se stoppe dès que nos regards se croisent. J'ai de la pizza sur le front ? Finalement, elle se présente puis je m'écarte du passage en m'excusant et me présentant à mon tour, sous le nom que je lui ai donné au téléphone...

Je la laisse entrer puis lui désigne une petite table ronde, si elle veut s'y installer. Je sens ma mâchoire se serrer et de ma main libre, je tire sur le tissu du t-shirt que je porte, tirant dans le dos pour le lui dévoiler. J'aurais pu faire plus simple si je n'avais pas toujours le plâtre au bras droit qui limite mes mouvements. Je ne me souviens pas avoir été si long à guérir de ce genre de petits bobos dans le passé... enfin « petits bobos », disons juste que j'ai déjà eu de la casse et je m'en sortais bien beaucoup plus rapidement.

Finalement, je peux enfin passe la tête et me retrouve avec le shirt pratiquement roulé contre mon torse, les bras seuls enfilés. Je soupire puis me tourne dans sa direction, prenant sur moi. Oh oui... Elle peut alors apercevoir les cicatrices qui habillent les zones desquelles sortaient les deux ailes ainsi que les humérus mutants partiellement coupés, qui forment deux boules osseuses sous la peau. Et contre cette peau qui a cicatrisé – malgré moi – les coups de miroir que j'ai donné il y a dix jours. Et si je veux pouvoir retrouver des ailes un jour, je vais... devoir être sain sur cette partie de mon corps. Je soupire à nouveau et ne fais pas tout de suite de commentaire, la laissant « découvrir » sa tâche. Ayant laissé passer quelques instants de silence, je lui demande tout de même si je peux compter sur sa discrétion...
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"Seeing an Angel again"

                   

Bien qu'ayant retrouvé une certaine maîtrise sur ce que je pouvais transparaître, mon cerveau ne cessait de tourner à plein régime. Comment aurais-je pu l'oublier, lui qui était aussi présent ce jour là, lorsque mon destin avait basculé, sous le contrôle total de l'Oiseau. A dire vrai, nous n'avions point parlé, j'en avais bien sûr été incapable, et il m'avait sans doute à peine remarqué. Mais j'avais cette sensation de l'avoir connu, ce bref instant où je l'avais aperçu, ces ailes d'un blanc si pure, un contraste saisissant avec l'obscurité de l'ambiance de cette nuit à Alcatraz. Warren... oui c'était son nom, comment pouvais-je le savoir ? Le souvenir de cette nuit était si intense que j'avais du mal à me focaliser sur son souvenir à lui. Mais mes pouvoirs ce soir là, sous l'emprise du Phoenix, avait été comme démultipliés, et j'avais eu, derrière la possession de l'Entité, cette sensation d'être connectée à chacun des êtres présent. Et c'était la cause, en grande partie, de la culpabilité qui ne cessait de me ronger au fil du temps. Bien que n'étant pas directement responsable des morts de centaines de personnes, j'avais en mémoire tout ce qu'ils avaient été, tout ce qu'ils avaient ressentis, et du fait de mon existence, toutes ces vies avaient été réduites à néant. Comment, avec le souvenir de chacun d'eux, comment ne pas culpabiliser ?

Alors je le voyais lui, l'Ange d'Alcatraz, devant moi sans se douter de quoique ce soit, et pourtant... Pourtant il était fermé, sur ses gardes, ne donnant même pas son vrai nom, et piquée par la curiosité, je mis un peu de temps avant de remarquer ce qui aurait du me sauter au visage. Elles n'étaient plus là. Ces ailes si belles et majestueuses, simplement disparues. J'essayais de contenir ma surprise, mais je ne pouvais être qu'attristée, presque horrifiée de leur absence. Pendant qu'il essayait tant bien que mal de relever son haut, je posais mes affaires sur la table désignée, dos à lui pour cacher l'expression de mon visage que j'avais du mal à faire paraître "normale". Qu'avait-il bien pu se passer ? Ayant repris une certaine contenance, je me retournais vers lui pour l'observer le dos nus, son t-shirt encore sur ses bras.
"Mon Dieu..." Je m'arrêtais aussitôt, ne terminant pas le fond de ma pensée de peur de contrarier mon "patient", et m'avança pour observer d'un peu plus près l'état de son dos. La perte de ces ailes n'avaient semble-t-il pas été de sa volonté, j'aurais pu en mettre ma main à couper. Les deux boules que l'on distinguait sous sa peau témoignait des restes de l'ossature de ces ailes, et par dessus, des entailles à peine cicatrisées, sans doute réalisées d'après leur grossierté par mon patient lui même. Pendant que j'examinais ses blessures, je pouvais l'entendre soupirer. Il n'était clairement pas serein, je pouvais le sentir, et ne pouvais que le comprendre. Un être humain lambda aurait tout autant pu constaté l'anormalité de la situation, l'étrangeté de ces boules osseuses qui ne faisaient pas partie de l'ossature d'un simple humain. Et c'était sans étonnement que je l'entendis demander s'il pouvait compter sur ma discrétion. "N'ayez crainte, quand bien même je n'étais pas tenu au secret médical, je ne suis pas du genre à faire l'étalage de la vie des autres."

J'esquissais un sourire, bien qu'ayant un doute sur le fait qu'il puisse le remarquer, puis l'invitait à s’asseoir sur une chaise près de la table, avant de m’installer derrière lui pour commencer à nettoyer les plaies, préparant désinfectant, cotons, produit cicatrisant, et tout autre chose qui pourra m'être utile pour le soigner. "Vous vous êtes bien abîmé. A quand remontent ces blessures ?" Cette information, bien que pouvant paraître indiscrète dans sa situation, était surtout un moyen pour moi de vérifier si la cicatrisation de ses plaies se faisaient correctement. Ne voulant pas m'introduire dans son esprit pour lui soutirer la réponse, j'essayais déjà simplement d'installer une ambiance apaisante, de lui insuffler la sensation qu'il n'avait peut être rien à craindre de moi. Et étrangement, je me sentais moi même plus sereine, comme si me concentrer sur ses blessures et la façon de le soigner m'aidaient, quelque part, à être plus apaisée et ce, malgré la pointe de colère qui voulait se joindre à mes états d'âme. Je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'on avait pu lui faire, à ce qu'il avait pu subir. On lui avait arracher ses ailes, une partie de son être... Certaines personnes ne méritaient simplement pas d'exister. Mais avais-je un quelconque droit de le penser, quand on sait ce que j'avais pu moi même perpétrer ?


Dernière édition par Jean Grey le Mer 3 Mai - 10:18, édité 1 fois
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À l'entendre, je ne sais devenir ce qui lui arrache ces mots, s'il s'agit simplement des cicatrices ou ce qui se dissimule dessous. Je pourrais lui dire de ne pas s'inquiéter et que ces boules solides ne sont rien d'anormales mais elle n'insiste pas, elle ne pose pas ses doigts dessus et je la laisse simplement à son constat, à ses sentiments... J'ai posé une barrière entre moi et le monde, ces derniers temps, une barrière si haute que je ne me souviens pas avoir pu rencontrer de nouvelles personnes pendant ces derniers mois, en dehors de mon cercle privé. Je sais bien que j'ai été renfermé et égoïste et ça ne m'a pas aidé, au contraire.

Alors je me retiens d'un commentaire, je me retiens d'une réaction de défense parce que désormais, je vois les prochains jours et les prochaines semaines comme une simple étape vers quelque chose d'autre, quelque chose de différent... Un renouveau. Peu importe l'Oiseau que je serai, je n'aspire qu'à retrouver le ciel. Et je ne veux pas brusquer, ou mettre cet avenir-là en péril en étant agressif ou désagréable avec cette jeune femme... Et je ne manque tout de même pas de lui demander si elle saura être discrète... J'imagine qu'elle ne répondra pas « Oh non, je compte aller dire qu'un gars bizarre avec des boules dans le dos vit ici » mais j'aspire à lui faire confiance. Peut-être que la spontanéité de ses réactions me poussent à croire qu'elle ne ment pas.

Sa réponse : « N'ayez crainte, quand bien même je n'étais pas tenu au secret médical, je ne suis pas du genre à faire l'étalage de la vie des autres. » me rassure pour l'instant, je la remercie simplement, sans plus de commentaire sur mon dos, hésitant quand même... Je me risque tout de même à tourner la tête sur le côté, essayant de deviner l'expression sur son visage, elle esquisse un léger sourire. Comme si elle voulait me dire autre chose. Sur sa demande, j'amène une chaise et cale mon torse contre le dosseret, pour qu'elle ait le champ libre pour pouvoir travailler tranquillement. Cherchant bêtement à la rassurer, peut-être, je lui dis de ne pas s'inquiéter pour les os saillants. Je pourrais ajouter que c'est normal,  mais quel est encore le sens de ce mot ? Que ce soit pour moi, ou pour elle, je n'en trouve plus vraiment.

« Vous vous êtes bien abîmé. A quand remontent ces blessures ? » Machinalement, j'aurais tendance à répondre « lesquelles » mais je secoue la tête, réalisant qu'elle ne parle sans doute pas des plus anciennes. J'hésite un instant puis lui réponds tout de même : « Deux semaines, c'était stupide de ma part. » parce qu'inutile, principalement... Mes doigts se serrent autour du bois de la chaise puis je continue finalement en lui disant qu'auparavant, j'aurais guéri plus vite. Je laisse flotter la phrase quelques instants avant de me tourner à nouveau sensiblement vers elle. « Qu'est-ce que vous pensez de ce qu'il peut se passer en ce moment, Melle Sjnor ? Est-ce que vous pensez qu'on peut le leur pardonner ? » Leur... elle ne sait à priori pas de qui je parle et pourtant, mes pensées ne se tournent pas immédiatement vers la femme qui m'a fait ça, mais je pense à ceux qui sont entrés à la X-Mansion. Je résiste à l'idée de vengeance, ce n'est pas ce que nous avons voulu leur inculquer et pourtant... pourtant...
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Inspirer. Expirer. Voilà ce que je devrais faire pour tenter de me garder de lui répondre comme si je le connaissais, comme si nous nous étions déjà vu un jour. Pourtant je n'en avais pas la possibilité à moins de prendre le risque d'obtenir des questions quand à ce malaise sous-jacent. Je l'écoutais me répondre, non sans un brin de curiosité quand il me parlait de l'utilité de son geste. Etait-ce l'apparence de la peau lisse se redessinant par dessus les restes de ces ailes perdues, comme si le corps lui même acceptait leur disparition, qui avait pu motivé son geste autodestructeur ? Ou bien le déni inconscient, la possibilité qu'il lui aurait suffi de déchirer la peau pour en retrouver la trace en dessous ? Seul lui, et encore, pouvait avoir la réponse à cette question. Et je me garderai bien de le lui demander.

Malgré tout, les plus récentes plaies ne semblaient pas en si mauvais état, mais quelques soins étaient tout de même nécessaire. Je me tournais pour chercher dans mon matériel quand je l'entendis préciser sur sa capacité de guérison. Une personne normale aurait pu réagir à cette phrase, mais je me contentais de continuer à chercher, sans savoir quoi répondre, car je ne pouvais m'en étonner. Il avait eu des ailes, pourquoi aurais-je été surprise qu'il guérisse plus rapidement ? Mais peut-être aurais-je du réagir, justement comme une personne lambda et non une mutante cachée. Je ne savais plus trop quoi penser, ou faire, ou dire pour jouer le jeu de la compréhension teintée d'innocence.


« Qu'est-ce que vous pensez de ce qu'il peut se passer en ce moment, Melle Sjnor ? Est-ce que vous pensez qu'on peut le leur pardonner ? » Cette question m'interpelle, causant un arrêt de quelques fractions de seconde de mes gestes. De quoi pouvait-il bien parler ? Du climat général ? Des derniers événements comme l'attaque de la X-Mansion ? Ou de ce qu'on avait pu lui faire ? Et comment pouvais-je répondre sans en dire un peu trop sur ma propre personnalité ? Reprenant ce que j'étais entrain de faire, à savoir ramener un bout de coton imbibé de produit antiseptique, je me garda de répondre sur le moment et commença à nettoyer ses plaies. Mais après quelques instants de silence,
je me surpris à m'exprimer quand même.
"Mais que pourrions nous obtenir si nous ne pardonnions pas ? Pensez-vous que la vengeance serait une solution plus utile à long terme ?" Ma voix reste calme et posée, et pourtant la moindre parcelle de mon corps reste crispée, figée, le cœur battant un peu plus vite, réaction des plus logiques d'avoir ce genre de conversation. Les mots voulaient sortir, mais je ne pouvais que les regretter aussitôt, comme ce "nous" que j'avais pu employer et qui m'impliquait définitivement dans le contexte vécu par les mutants aujourd'hui.

"La cicatrisation n'est pas splendide, mais j'ai vu pire. Cela devrait pouvoir s'arranger avec le temps..." Je tentais de changer de sujet, même si au fond, je n'avais presque aucun doute sur la poursuite de la conversation. Je finissais de nettoyer sa plaie, me tournais pour prendre la crème cicatrisante et quelques bandages, pour finir par me revenir vers l'Ange Déchu qui attendait. "Je pense que, dans une telle situation, le mieux que nous puissions faire est de tenter de nous montrer plus fort et plus sage que ceux qui nous blessent..." Je finis ma phrase tout en appliquant la crème, esquissant un sourire crispé devant l'absurdité de la situation. Soigner une plaie et discuter philosophie de vie n'était-il pas étrange comme situation ?

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