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 someone out there ? -libre-

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MessageSujet: someone out there ? -libre-   Lun 27 Mar - 22:26
someone out there ?
feat l'invité surprise

« Alors cette fois, j'ai une idée de génie. » Si ce n'est pas une aspirine dans un grand bol de café, je ne vois pas trop ce que ça peut être. J'ouvre un œil, aperçois les rideaux à demi-ouverts et quelques rayons de soleil qui donnent une superbe vue sur la poussière qui s'envole du canapé, particulièrement quand Kenny se jette dessus. Comment il est rentré d'ailleurs ? Je lance une œillade autour de moi et finalement, il décide d'agiter ce qui semble être un double de ma clé d'entrée. Je lui demande s'il sait que c'est un délit de pénétrer dans un appartement dont il est certes le propriétaire mais pas le locataire. Il balaie ma question d'une réflexion de trois secondes à peine qui n'aboutit à aucune réponse. Je m'extirpe de mon lit puis me dirige à pas lents vers la cuisine. Je prends le lait dans le frigo et ma boîte de céréales au-dessus pour me servir un bol. Je reviens sur le canapé puis cale le bol entre mes genoux.

« Alors cette fois, j'ai une idée de génie. » Oh putain, je sursaute quand il me dit ça puis lève les yeux sur lui, assis en face de moi. Je lui demande comment il est entré et il secoue la clef, avant de reprendre sur son idée de génie. Je regarde son doigt et la cicatrice qu'elle comporte. Et j'ai des doutes sur l'idée mais bon, laissons-lui le bénéfice du doute. « Et si Magnéto te retirait les éclats que tu as dans la tête ? » Adieu bénéfice du doute. Je mâche doucement mes céréales, est-ce que le bruit provoqué par ma mastication des céréales pas encore ramollis m'a empêché d'entendre un bout essentiel de ce plan suicidaire ? Ça voudrait dire qu'il faudrait que je demande à un mutant internationalement recherché de m'arracher, moi flic pour la NYPD, de la tête des bouts de métal que je ne fais pas retirer pour ne pas finir comme un dément précoce dans le meilleur des cas, comme un légume dans le pire ?  J'entrouvre la bouche puis reprends ma dégustation de mes chocapics. Finalement j'opte pour la réponse la plus logique : « Mais j'avais pas prévu de mourir cette semaine... » J'esquisse un sourire puis me lève du canapé pour aller attraper une bouteille de jus d'orange que je lui balance. « Dès que j'en ai marre de la vie, je lui demanderai un petit rendez-vous. Promis. » Il proteste et je n'ai pas le temps de lui expliquer que je ne suis pas devenu un mutant, et que quand bien même, tous les mutants ne sont pas une grande et belle famille... Ah, déjà treize heures en fait. Note à moi-même : arrêter les karaoké du mardi soir.

Je termine mon bol rapidement puis file dans la salle de bains. À peine suis-je entré dans la douche que Kenny poursuit la discussion depuis l'autre côté du rideau de douche. Je passe simplement la tête pour lui demander s'il compte aussi être là quand je sortirai. Il réajuste ses lunettes rondes sur son nez pour unique réponse puis recommence à parler. Bon d'accord, finalement, après un moment de silence, je réalise en sortant qu'il est parti après avoir pris le soin de jeter la bouteille vide, il a même lavé mon bol. Je me prépare tranquillement puisque ma prochaine patrouille n'est que dans deux heures. Cela me laisse le temps de passer au commissariat discuter et prendre les dernières informations sur les enquêtes que j'essaie de suivre. Le légiste est overbooké même s'il semblerait qu'il puisse bientôt fournir une liste officielle de victimes dans « le cas école Xavier ». J'ai hâte de pouvoir être au contact des pièces à conviction quand les experts auront terminé leur travail dessus. Le plus dur sera d'en subtiliser si j'en ai réellement besoin... ou de ne pas le faire si je n'en ai pas besoin.

Et nous voilà partis en voiture, moi et mon coéquipier. Il ne manque d'ailleurs pas de râler quand je lance du Boney M dans le véhicule. Il ne manque pas de me demander si c'est pour repousser les ennemis et on engage la conversation sur mes goûts musicaux assez hétérogènes. En général, je ne conduis pas durant les patrouilles. Ce n'est pas que je n'aime pas ça, c'est juste devenu une habitude ; quand mon équipier freine un peu durement, je suis son regard vers un batiment qui semble en bien mauvais état. Il me demande si je n'ai pas entendu crier. Je secoue la tête mais lui dis que je vais jeter un œil quand même. Je sors de la voiture et passe le grillage – qui ne sert à rien – avant de rentrer. L'une de mes mains gantées tient ma lampe torche et je jette un œil aux alentours. « Police, il y a quelqu'un ? » Mes pas font grincer un plancher qui me laisse moyennement confiant. « Tout va bien ? »
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SOMEONE OUT THERE ?
« Il m’a attaché. Les chevilles. Les poignets. Le cou. » la femme d’une trentaine d’années lui énonce les faits, ciblant les endroits du bout de son index décharné. Lentement. « Et sais-tu ce qu’il m’a dit le jour où il a planté son couteau ici ? » en tâtant au niveau de son cœur, se penchant légèrement vers son interlocuteur. Le cou tendu dans sa direction, le regard plongé dans le sien, elle énonce, découpant ses mots avec une justesse chirurgicale. « Je t’aime, Lila. Je t’aime mais tu ne m’aimes pas. » Le silence. Profond, qui s’installe, dérangeant. L’homme penche un peu la tête sur le côté, disséquant ses traits en plissant un peu ses yeux anormalement clairs. Il pense ressentir ce qu’elle tente de lui offrir, mais il se trompe. L’âme de cette femme fait simplement écho en lui, comme si un enfant se confiait à son père. Ses clairs sont soudés aux siens. Leurs mains aussi, reposant les unes sur les autres, alors que dort le corps de Victor à leur côté. « Et tu l’aimais. » avais conclu l’élu, sans avoir à chercher plus loin. L’évidence est là. Cet homme était fou. Dérangé. Rongé par la paranoïa qui avait eu raison de lui, de ses actes. Lila baisse le menton, pleurant des larmes invisibles. Pleurant une mort qu’elle n’avait pas mérité. « Il a été puni. » tranche t-il dans ce silence qui s’était à nouveau installé, non moins marqué par les sanglots de l’esprit qu’il apaisait avec ses propres armes.  C’est au tour de Lila de paraître intriguée, fronçant un peu les sourcils en penchant un peu la tête. « Je l’ai puni. » et elle comprend enfin, ses lèvres violacées s’entrouvrant. Pourtant, Victor n’est pas sûr. Était-ce vraiment lui qui avait agi ? Ou était-ce son Dieu ? Justice avait été rendue. Et avec elle, une nouvelle âme avait été moissonnée, une âme qui ne parviendrait certainement jamais au royaume de Mictlan, son royaume. Destiné à souffrir pour le restant de ses jours dans le non-repos.

Il est déjà trop tard.

« Je veux que tu entendes. J’ai… besoin… que tu entendes. »

Et le squelette bicolore acquiesce, mutin. Il clos ses paupières et les rouvre sitôt après, retrouvant ce corps qui avait été laissé à l’abandon pour quelques minutes sur ces planches abîmées et grinçantes. L’homme se redresse sur ses coudes, ses os craquant dans son mouvement. Pas un seul soupir, pas une seule expiration, le cadavre se meut alors qu’il reprend une position qu’il avait tenue un peu plus tôt : en tailleur, là, face à l’esprit qu’il voyait toujours, sans toutefois le toucher. Amère frustration.

Elle lui désigne le dictaphone, dans lequel se trouve une cassette audio, prête à être lue. Lila savait où cet homme, ce bourreau, l’avait cachée après l’avoir mise à mort. Il avait suffi à Victor d’aller la chercher dans sa cachette après avoir tué et dévoré le pécheur vivant. Ses os broyés par ses soins et délivrés dans l’Hudson sous forme poudreuse. Trop d’honneur pour un porc. Mais pourquoi pas, après tout ?

Son doigt froid vient presser sur l’un des vieux boutons, lançant le mécanisme de lecture. Le son est certes fort, mais personne dans la rue adjacente n’aurait pu l’entendre, à moins d’être piéton attentif. La voix finit par crier très vite, et c’est au tour de l’esprit d’en faire autant, le phénomène surnaturel franchissant à même le voile qui séparait ces deux plans de l’univers. L’invisible chevauchant la réalité fade et douloureuse que l’humanité se connaissait. De rage, d’effroi et de chagrin, la voix hurle pendant de brefs instants et se tait aussitôt, laissant la cassette tourner pour cette suite macabre, moins audible. Lila est secouée de spasmes, se tord sous la douleur qu’elle croyait pourtant encore ressentir.

L’homme baisse un peu la tête, l’œil éteint. On devine les coups de surin répétés, des supplications psalmodiées noyées dans les criailleries dont le rythme suivait presque trop naturellement les gestes - fortement suggérés par certains tics audio - qui précédaient.

Fronçant un peu les sourcils, il finit par s’emparer de l’appareil et le briser dans sa paume, sans autre forme de procès. C’était terminé. Tout ça était terminé. Il y avait mit fin, il n’y avait plus de raison de garder ça. Certains morceaux s’incrustent dans sa chair morte, sans être tâchée de son sang qui ne coulait plus depuis longtemps. La bande est arrachée sous les seuls yeux de l’esprit. Narciso attrape un briquet dans sa poche, au bout duquel il fait apparaître une flammèche. Il y a du bruit. Pas loin. En bas… tout près. « Qui est-ce ? P-… P-Pourquoi ? », demande Lila alors que Narciso est prit dans la contemplation de cette flamme. Flamme qu’il rapproche finalement de la bande, qui commence alors à se faire grignoter par l’élément invoqué. « Police, y a quelqu’un ? » mots qui le sortent de sa rêverie passagère. Les quelques bijoux en argent qui le parent reflètent l’éclat de la flamme qui grandit doucement. Le briquet rejoint sa place, à l’abri. « Tout va bien ? » alors qu’il fait glisser son regard dans la direction de l’étranger, qui finit par apparaître, armé d’une lampe torche. Il fait sombre ici, la seule fenêtre présente est condamnée par quelques planches et morceaux de sparadraps tirés à l’horizontale pour les faire tenir — ou au moins dissimuler un tant soit peu les rayons du soleil.

Pourquoi n’est-il pas parti ? La raison est simple, il n’y a pas de fenêtre viable pour l’en sortir. Ou peut-être n’avait-il pas souhaité quitter cet endroit, car cette femme, Lila, était encore là pour chercher réconfort auprès de lui. Ou peut-être… était-il simplement moins vigilant. Happé par l’Invisible plus que jamais, son esprit semblait se battre pour ne pas disparaître. Rien ne semblait vouloir le remplacer, pourtant. Une menace… une menace qui n’était pas cet homme-là… « Creo que sí, » dit-il à l’étranger, l’air un peu à l’ouest. Le début de feu est encore léger, il ne semble d’ailleurs s’en préoccuper. Car c’est l’autre qui le dérange. La question fuse, son accent hispanique fourchant sa langue. « Vous avez frappé avant d’entrer ? » Étonnamment, ce sont des choses qui se font encore ici-bas. Et il était persuadé de n’avoir rien entendu… à qui la faute ?
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