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 Truth or dare ?#Skyeward (1)

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MessageSujet: Truth or dare ?#Skyeward (1)   Ven 21 Avr - 18:02
Truth or dare ?
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Il avait suffit d'une seconde. Une minuscule seconde d'inattention. Il n'en fallait pas moins. Parfois pas plus. Cette fraction de minute avait suffit. C'était tout ce que j'avais besoin. Il fallait juste savoir être patient. Attendre pour saisir la parfaite occasion. La patiente. Une vertu que j'avais appris à obtenir. Six mois c'était long. Et il ne m'avait tardé pour me rendre compte que John ne reviendrait pas aussi rapidement qu'il l'avait promis. Un jour de plus. L'espoir encore là. L'espoir qu'il revienne. Après tout il l'avait promis. Mais à vrai dire, autant que j'avais cru qu'il m'avait abandonné, il ne l'avait pas fait. Il ne m'avait pas laissé tomber. Il était juste venu bien plus tard que je l'avais pensé. Au fil des jours, j'avais appris qu'être patient était important, et encore après. Certes pendant l'instant on avait l'impression que le temps lui-même en venait à se figer, on pouvait avoir envie de hurler parce que les minutes ne passaient pas assez vite à notre goût et puis finalement on se rendait compte que parfois attendre était nécessaire. Après tout savoir attendre était autant utile. Une action qui payait encore aujourd'hui.

Profitant de la distraction pour me débarrasser des sangles qui enchaînaient mes poignets. Et alors que les scientifiques du SHIELD en venaient à emmener un autre corps en direction de la morgue, comptant sans aucun doute l'examiner, j'en profitais pour me masser les poignets avant de me relever. Des mouvements chancelants. L'impression d'être un nouveau-né en train de faire ses premiers pas. Et si certes j'avais plus de mouvements ici, bien que j'étais sous constante surveillance par des médecins que trop prudents qui avaient peur que je tente de nouveau de les tuer, il n'en restait pas moins que ce n'était rien comparé à ce que j'avais subi à HYDRA. A vrai dire, j'avais plutôt l'impression d'être en bonne forme comparé à ce que j'avais vécu, comparé au fait que j'avais encore plus du mal à tenir debout après des heures de torture. Me dirigeant vers la sortie, tentant de reprendre ma respiration. Difficile de ne pas chanceler alors que mon corps était affaibli par le virus. Je ne pouvais prévoir quand la fièvre serait de nouveau de retour, quand les tremblements se manifesteraient de nouveau au point de me paralyser. Pas moins certains que ces hallucinations ne prendraient pas tout de suite fin. Les silhouettes du passé étant toujours là. Parfois se confondait parmi elles celle de Skye mais je savais pas moins que ce n'était qu'un mirage alors que la jeune femme ne viendrait pas me voir. Si elle connaissait Chris Jackson, il n'en restait pas moins que la connaissance de ce lien entre eux n'avait été qu'une raison de plus pour que je puisse m'éloigner. Gardant une distance de sécurité avec la jolie brune, l'évitant alors que je savais qu'il y avait autant de chance qu'elle puisse démêler du vrai du faux comme Jemma avait faillit le faire. Parfois il s'en fallait de peu. Et je savais que les enjeux étaient encore plus grands tant que je serai coincé ici, cloîtré en quarantaine. Exposé. Vulnérable. Faisant pas moins le vide dans mes pensées. Une nécessité.

Continuant de faire un pas après l'autre. Pas moins obligé de reprendre ma respiration et de m'arrêter à plusieurs reprises. Un sentiment de vulnérabilité que je détestais. Qu'une douleur physique. Ephémère. M'en convainquant alors que je continuais de déambuler dans les couloirs, évitant ceux fréquentés. En étant que venu à apprivoiser rapidement les lieux, à me repérer parmi le dédale de couloirs de la base. Tournant à l'angle sans croiser ombre qui vive. La plupart des agents devait être en mission, ou occupés à chercher un remède bien que ce dernier objectif concernait surtout les objectifs. Un remède qu'ils pouvaient ne pas trouver à temps alors que d'autres continuaient de mourir, alors que d'autres voyaient leur état de santé empirait. Le risque de mourir. Mourir non pas au combat mais atteint par un virus, qui n'avait surgi que par l'arrivée de FitzSimmons de nouveau sur cette planète. L'ironie. Peut-être que je le méritais. Dans tous les cas, cette rage sourde qui en venait à habiter mon coeur était toujours là. Me positionnant devant le punching-ball. Reprenant ma respiration. L'un de seuls moyens que je connaissais. Ce ne fut qu'une seconde qu'après que mon poing rencontra la masse formée par le punching-ball. Me replaçant avant de frapper encore. Et encore. Continuant de frapper ce pauvre punching-ball qui n'avait rien demandé en tentant de faire fi de la silhouette de John qui venait d'apparaître dans l'angle de la pièce, m'observant. Juste un mirage. Rien de tout cela n'était réel.
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La lèvre entaillée et douloureuse, je passe malgré tout ma langue sur cette dernière et grimace. Voilà un sacré coup qui a laissé une marque, non pas que je n’en ai pas l’habitude, mais je me passerais des blessures et autres cicatrices en plein visage. De toute manière à quoi je pouvais bien m’attendre hein ? Poursuivre un inhumain qui refuse de se plier aux règles ça ne finit jamais bien, surtout lorsque ce même inhumain sait pertinemment que j’en suis également une que je « traque » les miens. Quelque part ce n’est pas faux et souvent j’ai du mal à me regarder dans le miroir le matin. Je pourrais être à leur place, j’aurais pu si je n’avais pas décidé d’être maligne sur ce coup, si j’avais refusé de me faire recenser. Il m’arrive régulièrement d’imaginer ce que pourrait être mon quotidien si mes choix avaient été différents, quelque chose que je fais depuis des années, depuis que j’ai quitté l’orphelinat. Comment faire autrement en sachant que ma vie aurait pu être à des années lumières de celle que je vis maintenant si je n’avais pas décidé d’hacker le SHIELD pour en apprendre plus à mon sujet ? Autrefois assez irréfléchie, j’ai essayé de mûrir avec le temps et mon entraînement d’agent m’y a grandement aidé. Alors, même si je ne suis pas fière de toutes les décisions que je prends ces derniers temps, j’avance malgré tout et je me prends des coups que ça soit métaphoriquement ou non.

L’idée d’avoir mis aux arrêts un inhumain qui voulait simplement vivre sa vie tranquille sans que le gouvernement ne le piste sans arrêt m’énerve mais je n’en montre rien, j’attends d’être seule pour exprimer ce que je ressens réellement, comme maintenant. Je fais face à mon reflet et exprime un certain dégoût envers moi-même avec une envie de pleurer que je ravale du mieux que je le peux. Mon regard rivé sur ma lèvre blessée, il remonte vers l’arcade également ouverte. Avec un pouvoir comme le mien, le fait d’en demander trop m’a parfois amené à sentir mes propres os se briser. J’ai ressenti bien de la douleur, seulement faire face à la force surhumaine d’un autre et se la prendre en plein visage et en plein ventre ça fait toujours des dégâts. Toutefois, je suis ressortie de cette mission en un seul morceau et mes blessures soignées je décide d’aller faire un tour. N’ayant pas d’autres devoirs pour le moment, prendre l’air et mettre de côté le SHIELD ainsi que la folie de ce monde ne me fera pas de mal. Troquant ma tenue sombre pour quelque chose de plus décontracté, j’arpente les couloirs en saluant quelques-uns de mes collègues et agents avant de traverser un couloir désert. Perdue dans mes pensées, je n’en sors que lorsque le bruit de coups portés contre je ne sais quoi me parvient. Sourcils froncés, je ralentis ma marche et m’approche doucement de la salle d’entraînements. Y trouver quelqu’un ne devrait pas me surprendre, beaucoup d’agents aiment venir s’y défouler ou s’exercer sur leur temps libre, toutefois ce qui me surprend c’est de le trouver lui dans cette pièce. La quarantaine m’a empêché de lui rendre régulièrement visite malgré mon inquiétude et notre amitié.

Ses nouvelles j’en ai eu comme je l’ai pu, le plus souvent par le biais d’autres agents ou encore des médecins. Ce virus tueur l’a touché et j’espère sincèrement qu’il ne va pas y succomber. Ces dernières années j’ai trop perdu pour être capable de me relever quand bien même ai-je conscience qu’avec un métier comme le mien et une vie comme la mienne je serais amenée à perdre d’autres êtres chers. Sans m’en rendre compte, je me suis avancée vers l’entrée de la salle et me suis appuyée contre le chambranle. Je le regarde frapper encore et encore le punching-ball comme s’il cherchait à frapper quelqu’un de réel ou à se débarrasser de ses démons, peut-être les deux à la fois qui sait ? A cette vitesse je suis quasiment persuadée que ses phalanges vont finir par s’ouvrir et saigner mais ce qui m’inquiète le plus c’est son état et le fait qu’il soit ici, debout, alors qu’il ne devrait pas. « Chris ? » L’interpellé-je en me détachant de l’encadrement de la porte pour faire quelques pas dans sa direction. J’ignore s’il m’a entendu et s’il a conscience de ma présence ou s’il est trop concentré sur le fait de détruire ce pauvre punching-ball. Ne connaissant pas la réponse je décide tout simplement d’aller lui faire part de ma présence en allant poser une main sur son épaule. Avec ses bons vingt centimètres de plus que moi, il me parait toujours aussi impressionnant mais ce n’est pas ce qui m’arrête. Je pourrais risquer de me prendre un coup tant il est concentré cependant je prends quand même le risque et j’ai connu pire de toute manière.
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Il était là. Je pouvais entendre sa respiration, je pouvais entendre l'écho de son rire. Il ressemblait trait pour trait à celui que j'avais connu. Rien ne manquait ni une oreille, ni un doigt. Non il était l'image du passé. Tel un fantôme ou un sceptre qui s'accrochait au monde des vivants. Comme si encore là il voulait m'atteindre, y réussissant à vrai dire. Il y réussissait toujours.

Et si mon temps passé dans la cellule Vault D m'avait fait comprendre ce que c'était de suivre les ordres aveuglement sans réfléchir, que je pouvais être quelqu'un sans lui, il n'en restait pas moins qu'il était là. Ne réussissant totalement à me défaire de son emprise alors qu'il n'y avait personne qui m'attendait, qu'il n'y avait personne vers qui j'aurai pu me tourner. Au bien sûr j'aurai pu tenté d'inverser la donne, de me tourner vers le SHIELD mais si j'avais compris qu'ils ne pourraient pas me pardonner, une chose était acquise, je ne croyais pas aux organisations. Plus loyal comme j'étais censé l'être alors que j'en venais tout simplement à faire les choix qui pourraient me permettre de survivre. Une situation dangereuse dans laquelle je me retrouvais maintenant avec autant de risque de mourir. Les enjeux semblaient les mêmes mais c'était faux alors qu'ils étaient plus élevés. Il n'y avait pas de filet pour me retenir, pas d'allié dans la place. Pour une fois j'étais complètement seul. Je n'avais rien à me raccrocher si ce n'était que des ténèbres familières alors que je continuais de marcher en équilibre sur ce fil qui menaçait de se rompre. Trop près du gouffre. Ce que je savais. Sachant parfaitement que si je mourrai, ce serait un simple aller vers une destination que chaque mortel préférait choisir au dernier moment. Sachant parfaitement que je ne manquerai à personne. Non, je ne manquerai à personne hormis aux seuls qui me ressemblaient le plus, qui partageaient mon sang et qui n'avaient plus eu aucune nouvelle de moi depuis que j'avais manqué de réduire en cendre la demeure familiale. Les images de mes tentatives de suicide remontant à la surface. Non sans me rappeler qu'il serait plus facile d'en faire. Comme s'il était là pour m'inciter à le rejoindre, à en finir. Trop lâche pour en finir complètement. Pas assez rapide. Trop faible pour réussir à aller jusqu'au bout de mon entreprise.

Des images que je chassais avant de reprendre ma respiration avant de frapper de nouveau dans le punching ball. Des bruits de pas. Des bruits de pas que je ne reconnus pas, heurté par les images du passé. Pourtant Dieu savait que j'aurai pu reconnaître son pas parmi tant d'autre. Des bruits de pas que je n'entendis pas, ni même le son de sa voix. « Chris ? » Mon poing qui heurtait le punching ball. Sa main qui se posait sur mon épaule. Un contact électrisant. Comme si une décharge électrique traversait mon corps. Mon poing qui manquait d'atteindre son visage, passant à un cheveu de sa joue au même instant que je comprenais de qui il s'agissait. Les battements de mon coeur qui s'accéléraient. Reculant d'un pas aussitôt, le souffle court. C'était elle. Mes yeux qui auraient pu dévisager chaque millimètre de son visage, mon regard qui s'attardait sur les mèches de ses cheveux bruns avant que je ne m'arrête aussitôt. Elle était là. Et c'était comme si le temps venait de s'arrêter. Elle n'était pas supposée être là. Ayant pris mes distances pour éviter ce type de confrontation, ayant prend mes distances pour ne pas la voir. Car si je savais que Chris était son ami, avait le don d'avoir un sourire ou une pensée affable pour les autres, je n'étais pas prêt à la revoir. Nullement prêt alors que je savais qu'il faudrait une seconde pour que je retombe dans le  passé, qu'il faudrait une seconde pour que je croise son regard et que la mission se mette à partir en vrille. It isn't a weakness ? Les mots de John qui retentissaient dans mon esprit. On savait tous deux que c'était le cas. Mais autant qu'elle me détestait, je savais que je devais refermer les barrières, que c'était autant ma vie que je risquais alors qu'HYDRA n'était pas du genre à plaisanter. Les cicatrices qui couvraient mon dos me  le rappelant. Pas tant ma vie de menacée que la sienne alors que mon poing avait manqué de heurter sa joue. La colère de nouveau là. Une rage sourde auquel je n'étais que trop familière. « Are you crazy ?! I almost hit you ! » Conscient qu'il en aurait fallu de peu pour qu'un bleu se forme sur sa joue. Conscient que ce n'était que parce que je l'avais reconnu la dernière seconde que mon poing avait dévié de sa trajectoire. Conscient que j'aurai pu la blessé. Conscient que je ne devrais pas vouloir à ce point la protéger alors qu'elle était capable de se défendre elle-même, alors qu'elle préférerait me voir mort. Conscient de ce sentiment protecteur qui m'enserrait le coeur à chaque fois que je la voyais. Mais autant conscient qu'il en faudrait de peu pour qu'elle me démasque. Reprenant ma respiration alors qu'une autre pensée venait m'aveugler. Elle était là et s'il y avait autant de chance qu'elle puisse savoir que je n'étais pas le véritable Chris, il y en avait autant qu'elle attrape le virus. N'en venant alors qu'à prendre la parole, employant ce même ton en grande partie inquiet qu'aurait pris le véritable Chris. You shouldn't be here. It's dangerous ! God knows how we catch the disease ! » L'écho du rire de John en arrière-plan. Un rire que j'essayais d'ignorer, mon regard posé sur elle.
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Il y a cette maladie, cette pandémie, qui s’est répandue parmi les agents depuis le retour de Jemma et de Fitz d’une autre planète. Une maladie qui fait des ravages, qui ne fait aucune exception lorsqu’elle touche une personne. Rares sont celles qui semblent être immunisées et je crains sans cesse d’apprendre la perte d’un ami, d’un collègue. Personne ne semble être capable de trouver un remède contre ce mal et le nombre d’agents sous quarantaine me donne l’impression d’augmenter de jour en jour, si ce n’est pas d’heure en heure. Etrangement, je ne ressens aucun effet de cette maladie et parfois j’en viens à me demander si cela n’aurait pas un rapport avec mon ADN modifié, mon côté Inhumain. Peut-être suis-je immunisée grâce à cette particularité que j’ai ou alors les effets mettent plus de temps à se déclarer ? Je ne saurais dire et, honnêtement, je préfère ne pas trop y penser. Mon inquiétude je la chasse en me focalisant uniquement sur mon travail. C’est pour moi le meilleur moyen de penser à autre chose, de ne pas penser sans arrêt aux personnes touchées et qui pourraient périr de cette maladie encore inconnue. Le monde part à la dérive. Tout s’enchaîne et parfois c’est comme se trouver dans un tunnel sombre sans jamais voir la lumière de l’autre côté. Nous avançons en tâtonnant sans jamais savoir ce qui nous attend sur notre chemin, quels seront les obstacles à franchir. Trop de choses se bousculent dans ma tête et je m’efforce de faire régulièrement le vide pour ne pas craquer. Je me dois d’être forte, de prouver ce dont je suis capable qu’importe si les derniers évènements me touchent tout particulièrement. Là, prendre l’air me semblait être indispensable et pourtant j’ai fini par dériver. Je me suis retrouvée à regarder un collègue, un ami, supposé se trouver en quarantaine en train de se défouler sur un punching-ball. J’aurais pu prendre la décision de faire demi-tour, de le laisser tranquille mais non, je me suis avancée vers lui et j’ai pris le risque de me prendre un coup.

Tout près, ma main sur son épaule, j’évite de justesse le poing qu’il a dévié à la dernière seconde. Mon entraînement m’a permis d’acquérir pas mal de réflexes et aujourd’hui tout particulièrement je m’en félicite. Ceci dit, une marque de plus sur mon visage n’aurait pas changé grand-chose entre ma lèvre et mon arcade entaillés. « Are you crazy ?! I almost hit you ! » Rétorque-t-il visiblement furieux. Je me contente d’hausser les épaules, il ne m’a pas touché, pas la peine d’en faire tout un plat. « Easy tiger ! » Lâché-je en dégageant ma main de son épaule et en faisant un pas en arrière. « I’m still in one piece, calm down. » Daisy ou l’évidence même. Enfin tout est bon pour tenter de le détendre un peu même si étant donné son état je ne suis pas certaine que quoi que ce soit puisse l’aider à se sentir mieux. A-t-il déjà des hallucinations ? Si c’est le cas quelles sont-elles ? « You shouldn't be here. It's dangerous ! God knows how we catch the disease ! » Son inquiétude est touchante, vraiment, mais également totalement inutile … du moins je l’espère. « If I had to be sick, I’d already be. » Affirmé-je en croisant mes bras contre ma poitrine comme si me tenir de cette manière donnait plus d’impact à mes paroles. « But you, you shouldn’t be here. Actually, you should be lying on a bed right now ! How did you escape ? » Je soupire, consciente que j’ai subitement l’air d’une moralisatrice ce qui n’est pas le cas. C’est de l’inquiétude, rien d’autre. « I won’t tell anyone you’re here, okay ? I’m anything but your enemy. » Même si, je l’avoue, je préfèrerais grandement qu’il retourne en quarantaine non pas par crainte qu’il contamine d’autres personnes, je pense que c’est déjà trop tard, mais bien parce qu’il serait mieux là-bas, sous surveillance.
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Ne pouvant cacher la pointe de colère dans le ton de ma voix alors que je prenais la parole. Ne pouvant que me rappeler que Chris ne cachait pas ses émotions, lui, n'avait pas à le faire. Et cette rage sourde, elle était bel et bien là alors que je me retrouvais face à elle. Mon poing ayant manqué de rencontré sa mâchoire. «   Easy tiger ! » Me forçant à me reculer, à reprendre le contrôle des battements de mon coeur bien que mon regard ne cessait de s'attarder sur les traits de son visage. En partie en train de l'étudier alors que plus que jamais je paraissais tendu, me forçant pas moins à me décontracter bien que je savais que cela risquait d'être compliqué. Tendu en effet alors que je me retrouvais face à elle, comme s'il avait fallut que cela tombe ce jour-ci en particulier. Ironique. Alors que j'avais réussi à mettre de la distance entre nous, alors que je m'étais efforcé de ne pas la croiser, c'est en m'échappant du hangar où était entassé les malades en quarantaine que je tombais sur elle. Mon jour de chance. « I’m still in one piece, calm down. » Me forçant à respirer, à me rappeler qu'elle n'était pas la même. Obligé de me rappeler qu'elle n'était pas Skye. Elle était Daisy. Et Daisy n'avait pas besoin d'aide. Daisy était une inhumaine, avait le pouvoir de provoquer de tremblements de terre, était une guerrière. Skye avait toujours semblé plus accessible, avait toujours paru touchante. Et pourtant là, alors même qu'elle était désormais Daisy aux yeux des autres, elle continuait d'être Skye. Comme si j'étais encore attaché au passé, comme si je ne réussissais pas à aller de l'avant. Pourtant c'était ce que j'avais fait. Ou presque. A croire que quand il touchait la question de sa sécurité je n'étais pas réellement objectif. Ne tardant à lui faire comprendre qu'elle ne devrait pas être là, surenchérissant alors qu'elle n'aurait du tout simplement pas venir ici ou même oser s'approcher. Mais à vrai dire Chris aurait réagi exactement pareil. La seule différence était qu'il était concerné par le plus grand nombre alors que j'étais uniquement concerné quand il s'agissait d'elle. Egoïste. « If I had to be sick, I’d already be. » « Right. »

Manquant de peu le ton ironique alors qu'au lieu de cela j'en venais à me décaler sur le côté tandis qu'elle croisait les bras sur sa poitrine. Une posture défensive. Dire qu'elle n'avait aucune idée de qui se trouvait derrière. Si seulement elle savait, alors elle ne se contenterait plus d'être sur la défensive. Mais mieux valait qu'elle n'en sache rien, mieux valait que cela reste ainsi. Tant pour elle que pour moi. « But you, you shouldn’t be here. Actually, you should be lying on a bed right now ! How did you escape ? » Amusé de son ton moralisateur, voyant bien qu'elle était plus touchée qu'elle ne le paraissait. Inquiète pour l'apparente vie de Chris. If only she knew... Le rire de John. Sarcastique. Je savais autant que lui que le Chris qui était là n'existait pas. Il était mort. Je l'avais tué et il n'y avait aucun risque qu'il retrouve sa vie. Mon regard qui dérivait dans la pièce pour se poser sur John qui semblait particulièrement s'amuser de la situation. Lui jetant un regard comme s'il était là avait de reporter mon attention sur Skye, prenant à mon tour la parole, à vrai dire plus curieux alors que pendant l'espace d'un instant je réussissais à enfermer la bête. « Do you really want to know ? »  Curieux, en effet. Si cela avait été moi, j'en aurai douté, mais c'était Chris qu'elle voyait. Nulle autre personne. She didn't care about you, son ! La voix de John qui résonnait de nouveau. Maigre tentative de l'ignorer alors que mon attention était reporté sur elle. « I won’t tell anyone you’re here, okay ? I’m anything but your enemy. » Levant les yeux au ciel avant de lui répondre, me détendant légèrement. « Whatever. Only hoping that I didn't get back there. »

Me perdant l'espace d'un instant alors que mon regard s'attardait sur les poignets. Détestant cette impression de vulnérabilité, détestant me retrouver cloîtré en quatre murs et avoir cette impression que je me retrouvais en cage. Non sans me rappeler le temps que j'avais passé dans la cellule Vault D, non sans me rappeler le temps que j'avais passé seul dans les bois. Enfin seul je ne l'étais pas, alors qu'il y avait Buddy. Un chien. Manquant d'en avoir un. Me perdant un peu plus dans mes pensées avant de reprendre soudainement la parole alors que je voyais John secouait la tête. It's a weakness ! La voix de John qui résonnait de nouveau. Décidé à l'ignorer. « Do you think we can have a dog here ? I had a dog once. I miss dogs. » Et autant que je me perdais dans mes souvenirs, j'en venais qu'à me rappeler à qui je parlais, me rappelant que ce n'était pas n'importe qui. Les coups de marteau dans ma tête. En partie désorienté alors que je portais mes mains à mes tempes. « Damnit ! » La douleur de nouveau là. Comme la colère. Comme la confusion. Ce sentiment de vulnérabilité qui me reprenait de nouveau en étau. Tentant de me concentrer, tentant de me rappeler qu'elle était l'ennemie, qu'elle ne devait rien savoir. Tentant de faire abstraction de la voix de John qui résonnait en écho dans mon esprit, qui me perturbait un peu plus alors que je n'en venais à passer d'une émotion à l'autre. Un tourbillon. « I hate the feeling, I hate all of this mess ! » Me forçant à respirer, à reprendre le contrôle de mes nerfs, à mettre mes émotions dans des boîtes. « Do you know if they make any progress ? » Détestant encore plus ce sentiment d'impuissance. La douleur physique était acceptable, celle mentale beaucoup moins. Détestant encore plus de me retrouver dans cette position en face d'elle. Me maudissant pour. You're weak ! La voix de mon père qui résonnait désormais en écho dans ma tête. Relevant la tête. Déterminé à passer outre. Mon regard qui se posait de nouveau sur elle alors que je tentais de penser à autre chose, tentant de me focaliser sur autre chose ou plutôt sur quelqu'un en particulier.
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Je suis probablement folle … c’est même une certitude, mais est-ce réellement surprenant ? Je n’ai que très rarement agis de manière censée, j’écoute trop mon cœur, pas assez ma tête et je ne compte même plus le nombre de problèmes que je me suis créé à cause de ça. Bien sûr, j’ai mûri avec le temps et grâce au SHIELD. J’essaye toujours de me contrôler au mieux mais certaines habitudes ont la dent dure et malgré ce que je suis devenue je ne veux pas trop changer pour autant. Si je ne suis plus Skye mais Daisy, ce n’est que le nom qui a changé, du moins en grande partie. Désormais je suis capable de me débrouiller par moi-même, je suis plus indépendante, moins craintive, toutefois celle que j’ai toujours été est encore là. Trop aimante, trop altruiste, trop émotive … trop de choses que je ne pourrais jamais corriger et je ne le veux pas. Une fois de plus c’est mon altruisme et mon inquiétude qui prennent le dessus. L’avoir vu là, dans cette pièce seul alors qu’il aurait dû se trouver en quarantaine là où les scientifiques essayent de tout faire pour lui sauver la vie m’a poussé à entrer dans cette pièce oubliant immédiatement le danger. Pourtant, je pense ce que je lui dis, je pense que si j’avais dû tomber malade je le serais déjà. Pour le moment je n’ai développé aucun des symptômes qui l’ont touché et si j’en suis soulagée, je reste méfiante. Après tout, ça peut m’arriver à tout moment, rien ne me prouve qu’être inhumaine me protège en quoi que ce soit de ce virus venu d’une autre planète. Mais je suis là et maintenant c’est trop tard même si Chris n’en semble pas ravi. Trop protecteur. « Right. » Lance-t-il, presque ironique. Je ne soulève pas.

Je ne fais pas la moindre remarque parce que je le connais et je sais qu’il attache beaucoup d’importance à la sécurité de ses proches même si un ton pareil venant de lui me surprend, je l’avoue. Son regard dérive et semble se concentrer sur quelque chose derrière moi … ou quelqu’un ? Comment savoir lorsque l’un des symptômes n’est autre qu’avoir des hallucinations. Curieuse je me demande qui il peut bien voir – si tel est le cas – mais je doute d’avoir assez de courage pour lui poser la question. Me contentant de pencher légèrement la tête pour capter son attention, ça marche et son regard se reporte sur moi. « Do you really want to know ? » Aurais-je seulement posé la question si je ne l’avais pas voulu ? Je tente de l’aider à se détendre en lui assurant que je n’irais rien dire mais ça ne semble pas aider. Honnêtement, je ne suis pas habituée à une telle froideur de sa part mais je suppose que c’est à cause de sa fièvre, de ses hallucinations, rien qui puisse l’aider à se détendre, à être la même personne que je connais. « Whatever. Only hoping that I didn't get back there. », « Really ? It would be less dangerous though … I mean, for you and for others. You worry I could be infected but you aren’t when it comes for other people ? It doesn’t make any sense. » Lui demandé-je en fronçant les sourcils. Ça me surprend, ça en sera d’autant plus le cas s’il confirme s’inquiéter plus pour moi que pour les autres, ça ne lui ressemble tellement pas. Silencieuse, je le détaille. Il n’y a rien qui pourrait me faire douter de qui il est, il est en tout point le Chris que je connais, mais quelque chose semble différent. Je suis devenue très observatrice mais pas télépathe, ce qui n’est pas un mal, toutefois j’aurais aimé être capable de déceler ce qui ne va pas même si je me répète encore et encore que c’est la maladie qui le rend si étrange.

« Do you think we can have a dog here ? I had a dog once. I miss dogs. », « Dunno … » Me contenté-je de répondre. Finalement, il y a beaucoup de choses que j’ignore à son sujet. Nous sommes plus collègues qu’amis et chaque fois je me surprends à apprendre telle ou telle chose sur une personne avec qui je travaille alors que je ne devrais pas, rien que notre métier se fait dans l’ombre. « Damnit ! » Je le regarde masser ses tempes en grimaçant et il ne me faut pas plus pour m’approcher une fois de plus de lui. « Okay, you have to sit and it’s an order ! » Qu’il essaye donc de lutter contre moi, étant donné son état j’aurais facilement le dessus et nul besoin d’utiliser mon pouvoir contre lui – ce que je ne ferais pas dans tous les cas. « I hate the feeling, I hate all of this mess ! », « How surprising ! » Ironise-je en l’entraînant vers un banc où je le force à s’asseoir en appuyant ensuite sur ses épaules pour qu’il reste assis. « Do you know if they make any progress ? » Haussant des épaules, je soupire. Je déteste cette sensation d’être impuissante, de ne rien pouvoir faire pour aider, d’être obligée d’attendre encore et toujours. C’est agaçant, frustrant au plus haut point. « No. Actually, I’m trying not to go there and I ask no question … I’m too afraid of what I could learn if I did. » Longuement, je le regarde tandis que mon sérieux laisse place à une certaine inquiétude. « You really should lay down … » Je serais plus rassurée de le savoir entre de bonnes mains plutôt que seul ici, là où personne ne pourra intervenir si quelque chose tourne mal.
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Je ne pouvais que la voir qui continuait de m'observer. Si il était une chose de devoir affronter Jemma, de savoir que cette dernière était particulièrement méfiante et m'observait tel un cobaye dans une boîte, il n'en restait pas moins que c'était autre chose d'affronter Skye. Daisy ici. Un autre niveau. Pourtant je savais que je pouvais la tromper. Je connaissais mes compétences, mes capacités et je savais qu'autant que je l'avais trompé avant, la manipulant elle et les autres membres de l'équipe, cette situation n'allait que se reproduire là. L'idée de tout envoyer en l'air ne me traversa pas l'esprit.  Enfin si cette idée fit son chemin mais je la repoussais aussitôt. Me dévoilait ne servirait à rien. Elle me haissait. Il n'y avait rien entre nous qui ne pouvait substituer si ce n'était le vide. Me découvrir ne me conduirait qu'à plonger de nouveau. Or j'étais déjà dans les ténèbres, dans cette obscurité ambiante qui était là tout autour de moi.  Me faire prendre serait pire alors que cela équivalait à se prendre à la fois une balle dans la tête par HYDRA et par le SHIELD. Et encore là je continuais de jouer le feu. Ne pouvant que l'observer tour à tour alors qu'elle paraissait méfiante, distante. Et autant que j'étais doué pour étudier les autres, pour analyser leurs comportements, pour tenter de savoir ce qu'ils ressentaient, je savais que je ne pouvais pas la permettre de douter.  Elle croyait voir Chris Jackson. Il était hors de question qu'elle s'imagine voir quelqu'un d'autre. Eliminez une variable. Je l'avais déjà fait. Je n'avais qu'à le faire de nouveau. Tant à jouer dangereusement, autant allers jusqu'au bout.

« Really ? It would be less dangerous though … I mean, for you and for others. You worry I could be infected but you aren’t when it comes for other people ? It doesn’t make any sense. » Si je n'avais pas été si doué à masquer mes émotions, à réagir en l'espace d'une seconde, cela n'aurait fait aucun doute qu'elle m'aurait vu me trahir. Et je manquais de me trahir alors qu'elle n'en n'était que venue à remarquer que je paraissais plus inquiet pour elle que pour les autres. Ce que Chris Jackson ne ferait pas. Ce pourquoi pour lequel Grant Ward s'inquiéterait. Inquiet de sa sécurité, inquiet de la savoir en sécurité. Or j'étais Chris Jackson uniquement lui. Et ce fut d'un ton naturel, chaleureux et détendu comme il l'aurait eu que j'en vins à prendre la parole sans trahir une seule fois que je paraissais tendu. La nécessité plus que jamais de garder la situation sous contrôle. « You're the only one here. Until you find me, I managed to avoid other people. » Lui jetant un regard avant de reprendre la parole, continuant cette comédie alors que je passais d'un personnage à l'autre. Me découvrant un peu plus alors que ce fut d'un ton sincère que je prenais la parole non sans hésiter comme il l'aurait fait. La peur du soldat, la peur de ne pas répondre aux ordres et pourtant ce désir irrésistible d'avoir quelques secondes pour lui. « I feel useless with them. I can't help them... and I only want to be alone for a time... » Une semi-vérité. Un demi-mensonge. La vérité était que j'étais inutile là-bas, que comme l'était Chris Jackson, j'étais attiré par l'action. Apte à répondre aux ordres, nullement apte à rester patient bien que la patience était une caractéristique principale que j'avais appris à maîtriser. Détournant le regard comme mal à l'aise.

Ce fut après que je me rendis compte que j'avais commis une nouvelle erreur. Si perdu dans mes souvenirs que je ne m'étais pas rendu compte que j'avais parlé à voix haute. Comme s'il était plus facile de se parler à soi-même. Ce que je faisais bien avant. Non, du moins, je n'étais pas seul alors que j'étais en compagnie de Buddy. La jolie brune qui reprenait la parole, me coupant court dans mes pensées. « Dunno … » You're weak, son. Manquant de grimacer, me reprenant alors que les mots me venaient naturellement. « My daughter, she wanted a dog once. A black dog. Her mum never agree... » Ne terminant pas ma phrase alors que je détournai la tête, de nouveau. Je ne pouvais que me douter qu'elle n'insisterait pas. Sur de nombreux sujets, personne n'osait insister. Il y avait des conversations face auquel il était préférable de se taire. Il y avait des baisers qui faisaient détourner le regard. D'infirmes détails qui nous permettaient de détourner l'attention, qui nous permettaient de jouer notre rôle d'espion. Et s'il était vrai que la fille de Chris Jackson, Lou, avait voulu un labrador noir, il n'en restait pas moins que la fillette ne reverrait jamais son père autant que je ne reverrai pas Buddy. Me forçant à reprendre mon souffle.

La douleur de nouveau là. Et la silhouette de mon père en face de moi. I'm not the same kid anymore ! Des mots que j'aurai voulu lui crier. La peur je pouvais la contrôler. La douleur physique aussi. Je pouvais imaginer que je la rendais invisible. Skye, ce n'était pas le cas. Ne pouvant prévoir ses actions alors que comme toujours la jeune femme était un électron libre. Skye qui s'approchait. Les battements de mon coeur qui s'accéléraient. Normal, en vue de la douleur. Une excuse face à laquelle je tentais de me convaincre. Sa voix qui résonnait fermement alors qu'elle prenait la parole. « Okay, you have to sit and it’s an order ! » Et étrangement j'obtempérai, et pas seulement parce que Chris Jackson l'aurait fait mais aussi parce que parfois il était plus facile de relâcher la pression. Portant mes mains en mes tempes. Je détestai ce sentiment. Vulnérable. Weak. « How surprising ! » La silhouette de mon père qui disparaissait alors qu'elle s'approchait un peu plus, agrippant mon bras pour m'entraîner jusqu'au banc. Comme une décharge électrique. Repoussant ce sentiment alors que j'allais m'installer sur le banc, m'adossant contre le mur. Et alors que j'aurai pu reprendre mon souffle, elle s'approcha un peu plus, me faisant face. La distance qui se trouvait entre nous qui se réduisait un peu alors qu'elle s'approchait un peu plus pour poser ses mains sur mes épaules. A couper le souffle. Me forçant à garder mon calme. Me forçant à rester détendu malgré la douleur alors que je savais pas moins qu'elle voulait me forcer à rester assis. « You're going to be sick. » Plus sur le ton de la plaisanterie cette fois-ci. Comme si ce n'était qu'une blague. Ironie du sort. Il avait fallu que ce soit elle qui me trouve là. N'en venant s'ils avaient fait des progrès. « No. Actually, I’m trying not to go there and I ask no question … I’m too afraid of what I could learn if I did. » La curiosité. « Afraid of people dying ? » Intéressé par sa réponse. Décidé à me concentrer sur elle alors que l'observer, écouter sa voix me permettait de me focaliser sur un point fixe.  « You really should lay down … »  Un sourire transperça mon visage alors que je pouvais entendre l'inquiétude dans sa voix. Si seulement c'était vrai. N'en venant pas moins à reprendre la parole, continuant de sonder le terrain. « It's okay, talking to you help. What's more, I saw the doctor Simmons. She seems good, knowing what she did. She didn't like that I wanted to escape... but she's good. Seems nice ? She's one of your friend, no ? The other doctor Fitz, I heard things about him too. People say they're in love. I know if Emma was there, she would say it's a wonderful and powerful feeling... » Continuant dans ma lancée alors que les mots me venaient naturellement, et autant que je paraissais détendu dans mon état actuel, il n'en restait pas moins que j'étais intéressé par ce qu'elle me répondrait. Reprenant la parole avant qu'elle n'ait eu le temps de me répondre. Et ce fut avec certaines touches de malice pour ne pas plomber l'atmosphère que je prenais la parole, m'assurant par ces mots d'une porte de sortie. Une porte qu'elle n'aurait qu'à pousser pour s'ouvrir. Et à cet instant j'étais plutôt certain qu'elle allait s'ouvrir alors que tout s'y prêtait, alors que bien souvent il suffisait de se confier pour que d'autres le fassent aussi. De plus elle avait confiance en Chris Jackson, et Chris Jackson voulait toujours simplement aider. « You should find a boyfriend, girl. We all deserve some good in your life. Emma, she, will say we all deserve love. Funny from her. Whatever, I think, that yes you need to find someone ! I don't want you to remember bad memories, but I heard from Hunter that it doesn't end well with a guy you like. I'm sorry for that. I really think you deserve some good... I mean... Look at you you're pretty, always worry for others. If I wasn't in love already, I would propose you. But I was a bad husband so maybe not the good idea... »
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Peut-être que jouer l’indifférence me serait plus recommandé. M’ouvrir moins, m’attacher peu pour ne pas risquer de souffrir par la suite. Après ce par quoi je suis passée je me dis parfois que ce n’est pas une si mauvaise idée mais en suis-je capable ? Absolument pas. Tenter de n’avoir aucune attache je l’ai déjà fait et je n’ai pas réussi tout bonnement parce que je ne suis pas faite pour ça. Je suis quelqu’un qui a du cœur, ce n’est pas une façon pour moi de me vanter, seulement il faut être réaliste, c’est ce que je suis. Avec un passé comme le mien, le monde on est amené à le voir différemment, à traiter les gens avec plus d’attention et de compréhension. Vivre ce que j’ai vécu enfant et adolescente je ne le souhaite à personne et c’est l’une des raisons pour lesquelles je suis devenue aussi altruiste et que, parfois, je m’oublie dans le processus. Là, je cours sans doute bêtement le risque de tomber malade, de le laisser me contaminer mais est-ce que je m’en préoccupe ? Pas plus que ça, non. Bien sûr j’y pense sans pour autant me freiner. C’est comme se jeter dans la gueule du loup, si on le fait, autant le faire à fond. Je joue avec ma vie mais qu’est-ce que ça peut bien faire puisque, justement, c’est ma vie ? Ça ne concerne personne d’autre que moi … tant que je ne mets en danger personne pas comme Chris peut être en train de le faire en se trouvant là, loin de la quarantaine. Pourtant, je le comprends. Etre coincé parmi des malades, entre quatre murs, et ne pas savoir ça peut vite rendre fou. Ça, je l’ai vécu après avoir été transformée et en plus de la peur, il y avait la sensation d’étouffer. « You're the only one here. Until you find me, I managed to avoid other people. », « Always the last word, even sick it doesn’t change. » Affirmé-je en souriant légèrement. Il n’y a rien d’amusant dans cette situation, je le sais bien, mais il n’a pas tort et ça m’amuse quelque peu de le voir capable de me répliquer ça.

Certes, il n’a croisé personne mais est-ce que pour autant il n’a pas contaminé chaque endroit par lequel il est passé ? Je n’en ai pas la moindre idée, je ne sais même pas comment se propage ce satané virus. « I feel useless with them. I can't help them... and I only want to be alone for a time... » Ça aussi je peux le comprendre, ce besoin de se sentir utile, de pouvoir faire quelque chose pour aider à avancer sans pour autant en être capable. Je sais que certains de mes proches, les membres de l’équipe d’origine, ont ressenti la même chose lorsque je me suis fait tirer dessus, cette sensation d’inutilité en me voyant dépérir, je suppose que ce qu’il ressent s’en approche sauf que là c’est lui qui se meurt. « Next time just ask for music, it helps sometimes. » Quoi de mieux que des écouteurs enfoncer dans nos oreilles avec une musique pour se créer une bulle de solitude ? Bon, je ne suis pas certaine que ça soit accepté étant donné la situation mais ne serait-ce pas mieux que de se balader partout dans l’espoir de trouver un endroit de solitude ? « My daughter, she wanted a dog once. A black dog. Her mum never agree... » A ça, je ne sais pas quoi répondre. Jusqu’à présent Chris était un collègue, tout juste un bon ami puisque je ne savais pas énormément de choses le concernant. Entendre un détail aussi intime – parce qu’à mes yeux c’est le cas – me surprend et me laisse sans voix. Je n’ai jamais osé poser la moindre question concernant sa vie en dehors du SHIELD persuadée que s’il devait parler, il le ferait de lui-même et voilà que c’est chose faite. Pour autant, je ne sais pas quoi répondre et je préfère donc rester silencieuse. Quoi qu’il en soit, le plus important c’est sa santé et il ne faut pas être devin pour voir qu’il est au plus mal. Sans lui laisser d’autre choix, je le force à aller s’asseoir, à se reposer à défaut d’accepter de retourner en quarantaine.

« You're going to be sick. » Tente-t-il de plaisanter alors que je garde mes mains poser sur ses épaules. De cette manière au moins je suis certaine qu’il ne bougera pas de là. « Didn’t you already say that ? » Je le questionne de manière purement rhétorique avec ce petit sourire au coin des lèvres qui prouve que je le taquine. « Afraid of people dying ? » Mon sourire disparaît aussitôt que j’entends cette question et je pince mes lèvres comme pour refouler le frisson que je sens pourtant monter dans mon dos. « Something like that … » La vérité est que j’ai surtout peur de perdre des personnes auxquelles je tiens. C’est déjà arrivé que trop souvent en plus des déceptions, je préfère ne pas avoir à revivre ça dans la mesure du possible mais ça, je préfère le garder pour moi. « It's okay, talking to you help. What's more, I saw the doctor Simmons. She seems good, knowing what she did. (…) I know if Emma was there, she would say it's a wonderful and powerful feeling... », « Yes, she’s good. » J’affirme en relâchant ses épaules pour finalement m’asseoir à côté de lui. De toute manière étant donné le contact rapproché qu’on vient d’avoir si je dois être malade je le serais, que je sois assise à côté de lui ou debout face à lui ne changera pas grand-chose. « Fitzsimmons, they’re meant to be. I don’t really believe in those things except for them, it’s like the most obvious thing in the world. » Du moins, ça l’a toujours été pour moi. Ils sont complémentaires d’une manière si logique et implacable que parfois je me demande comment ils ont pu faire pour mettre autant de temps à s’en rendre compte. Et puis, je l’avoue, j’envie quelque peu ce qu’ils ont. J’aimerais avoir cette chance d’éprouver la même chose qu’eux et j’y ai cru à une époque avant de tomber de haut, de très haut.

« You should find a boyfriend, girl. We all deserve some good in your life. Emma, she, will say we all deserve love. Funny from her. Whatever, I think, that yes you need to find someone ! (…) If I wasn't in love already, I would propose you. But I was a bad husband so maybe not the good idea... » Un rire m’échappe en l’entendant affirmer que s’il n’était pas déjà amoureux il m’aurait demandé en mariage. Je crois n’avoir jamais entendu quelqu’un m’affirmer quelque chose comme ça de toute ma vie et aussi agréable que ça puisse être, ça réveille également une douleur dans ma poitrine, rouvrant une cicatrice qui ne s’est jamais complètement fermée. « I tried that once … it didn’t end well but you seem to know about it. I’m gonna kill Hunter for that. » Je soupire et fixe le sol devant moi plutôt que d’avoir à affronter le regard de Chris. « I’m sorry too. I actually really liked him but I’m not really the type of girl who likes lies and betrayal. But I did like him and it was probably more than that. We weren’t the same but we understood each other in some ways. I trusted him and that was my mistake I guess. I still have some feelings for him even if I’m trying to bury them. And because of that I’m not ready to have another relationship, not for a moment. » Je ne sais pas pourquoi je dis tout ça, j’ignore encore plus ce qui me pousse à dire quelque malgré la trahison de Ward j’éprouve toujours quelque chose, mais toujours est-il que c’est la vérité. Nous sommes passés par bien des choses ensemble et au fur et à mesure du temps, j’ai commencé à éprouver plus que ce que je n’aurais dû pour lui. Sa trahison, ce qu’il est vraiment devrait m’obliger à le haïr et ainsi effacer tous sentiments mais j’en suis incapable. Je suis en colère et je le déteste, toutefois il y a certaines choses qu’on ne peut pas comprendre. Et puis, il ne m’a jamais menti à chaque fois que j’ai dû l’interroger, si ça ne semble pas être grand-chose pour moi ça signifie beaucoup parce que, finalement, ce qu’il ressent je peux le comprendre.
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« Always the last word, even sick it doesn’t change. » Continuant de maintenir les apparences alors que je tentais de garder la tête hors de l'eau, alors que je tentais d'être le plus ressemblant possible du réel Chris Jackson. Ce qui semblait être le cas alors que je réussissais à me reprendre. Sachant que mes éventuelles erreurs pourraient passer, être justifiées par mon état de faiblesse. Tentant pas moins de me justifier alors que je savais qu'elle surveillait mes mouvements, qu'elle était à la recherche d'une petite erreur. Peut-être pas volontairement mais cela ne faisait aucun doute que les rouages de son cerveau s'activaient intérieurement sans qu'elle en ait conscience. Comme tous elle était entraînée à trouver une potentielle menace, à l'éliminer. Et si son entraînement n'était pas aussi poussé que d'autres, alors qu'elle n'était pas une spécialiste, il n'en restait pas moins qu'elle avait été autant entraîné par moi que par May. Ce qui n'était pas rien. Et une phrase de plus que je prononçais ne me démontra qu'un peu plus que je devais faire attention. Je devais faire particulièrement attention alors que la situation était particulièrement dangereuse, instable en soit pour moi. N'en venant qu'à me justifier, tentant de prendre un air pas moins sérieux alors que je lui assurais alors que je ne l'avais vu qu'elle seule, alors que je n'avais croisé personne d'autre. « Next time just ask for music, it helps sometimes. » Ne pouvant m'empêcher de sourire fugacement. Je ne souriais pas souvent. A la différence de Chris Jackson. L'homme ne ressemblait en rien en ma personne. Loin de là. En comparaison je ressemblais plus à un guerrier modelé de toutes pièces qu'à un homme qui s'engageait volontairement pour sauver les autres. Non pas que je ne souhaitais pas protéger mes proches loin de là. Nous étions juste différents. Et l'idée d'écouter de la musique semblait bien mineure, sordide alors que les hallucinations ne disparaissaient pas pour autant.

Elle garda ses mains sur mes épaules et je manquais de frisonner alors que j'insistais sur le fait qu'elle allait être malade tôt ou tard. Ce que je ne souhaitais pas à vrai dire, que Chris Jackson n'aurait pas voulu non plus. « Didn’t you already say that ? » Ne pouvant manquer ce petit sourire qui ne put que me rappeler de nombreux souvenirs, ça et les nombreuses fois où elle m'avait taquiné tant sur le fait que j'étais un robot. « Maybe. » Me détournant légèrement avant d'en venir à lui poser des questions plus personnels, lui demandant si elle avait peur de voir des personnes mourir. Ne pouvant que voir son sourire disparaitre alors qu'elle prenait la parole, hésitante. « Something like that … » Elle n'en dit pas plus et je n'insistais pas, me doutant qu'elle pensait à ses proches, à ceux qu'elle avait vu mourir. Il y avait toujours plus de cadavres. La pile continuait d'augmenter. Et le sang continuait de s'écouler de mes mains. J'étais autant un partenaire de la mort alors que j'appuyais autant sur la gâchette qu'elle le faisait. A sa différence je n'avais pas peur de perdre ceux que j'aimais, parce que je savais que cela arriverait tôt ou tard. Je l'avais accepté tout comme je savais que s'ils étaient en ma compagnie, ils finiraient par être blessés, par finir morts. Préférable qu'il y ait une distance entre eux et moi. Ne comptant pas finir six pieds sous terre toutefois.

Changeant de sujet alors que j'espérai que la douleur stop. Espérant que la douleur cesse. Changeant autant de sujet alors que le meilleur moyen de connaître son opinion était de poser des questions simples, de l'hamorçer. N'en venant qu'à raconter mes déboires avec une certaine scientifique, certifiant pas moins qu'elle était douée. « Yes, she’s good. » Et finalement elle me relâcha. Mais au lieu de s'éloigner, de prendre une certaine distance, elle n'en vint qu'à s'installer à côté de moi. Je ne bougeais pas, je restais là pendant l'espace d'une seconde immobile avant de m'adosser un peu plus contre le mur. « Fitzsimmons, they’re meant to be. I don’t really believe in those things except for them, it’s like the most obvious thing in the world. » Elle n'avait pas tort. « Well, I didn't know them but if you said it, I guess they are. » La jolie brune qui se dévoilait un peu plus sans s'en rendre compte alors qu'elle en venait à me faire comprendre qu'elle ne croyait pas en l'amour tout simplement. Non pas qu'elle était seule.

Abordant un sujet plus douloureux alors que j'en venais à lui parler de moi. « I tried that once … it didn’t end well but you seem to know about it. I’m gonna kill Hunter for that. » J'attendis, et alors qu'elle détournait le regard j'en venais à me figer alors que je m'attendais à ce qu'elle se mette à me crier dessus. Je m'attendais vraiment à cela, je m'attendais à ce qu'elle n'en vienne qu'à m'insulter ou plutôt l'insulter lui. Et je fus totalement pris par surprise alors qu'elle en venait au contraire à me sortir une toute autre explication. « I’m sorry too. I actually really liked him but I’m not really the type of girl who likes lies and betrayal. But I did like him and it was probably more than that. We weren’t the same but we understood each other in some ways. I trusted him and that was my mistake I guess. I still have some feelings for him even if I’m trying to bury them. And because of that I’m not ready to have another relationship, not for a moment. » Et je manquais de rester sans voix alors qu'elle l'énonçait aussi simplement que cela, m'avouant sans le savoir qu'elle avait encore des sentiments pour moi. Ne pouvant pas moins éprouver une pointe de satisfaction alors qu'elle en venait à avouer qu'elle n'était pas prête à s'engager dans une autre relationship, non pas que j'étais prêt à vouloir voir un autre homme posait son regard sur elle. Et ce n'était que plus cruel alors que je savais pas moins qu'il était mieux qu'elle reste à l'écart. Elle était trop pure, trop innocente pour rester proche de moi ou pour même espérer avoir un futur avec. J'étais trop brisé pour imaginer qu'un nous existe seulement pas après tout le mal que je lui avais fait. Laissant un court silence s'installait entre nous. Un silence qui paraissait approprié, autant parce que j'avais cette nécessité de me recomposer. N'en venant qu'à ranger mes émotions dans des boîtes alors que j'en venais alors à prendre la parole de nouveau. « Some day you will find the perfect guy. » Mais je doutais que ce soit moi. Reprenant la parole, tentant d'ignorer la douleur physique qui s'emparait de mon cerveau. « Emma, she though that soulmates exist. Not what I was thinking. But in the end, the story stops to exist. But it wasn't the lie which destroy my relationship with her, it was my honesty. She even thought it would be better if I lied to her. I never did. So I guess it's only a question of perspective... » Obigé de m'interrompre alors que j'en venais soudainement à me plier à deux. La douleur dans mon cerveau qui résonnait comme mille coups de marteau. I'm still here, son ! And you need to wake up ! Des voix amplifiés qui tourbillonnaient dans ma tête. Me détournant l'espace d'une seconde pour éviter qu'elle me voit ainsi. Ce qui paraissait difficile alors qu'elle me voyait bel et bien dans cet instant de vulnérabilité. « You should keep talking...»
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Se confier, s’ouvrir et laisser court à nos sentiments est un signe de faiblesse et si j’en ai bien conscience ce n’est pas ce qui m’a arrêté. J’ai parlé sans m’arrêter, j’ai confié quelque chose dont je n’ai parlé à personne, un fait que je ne voulais pas m’avouer jusqu’à présent à une personne que je ne connais pas tant que ça. Qu’est-ce qui a changé ? Rien je dirais, j’ai simplement ouvert une porte et me suis engagée dans l’inconnu tête baissée et, pour être franche, c’est libérateur. C’est comme me débarrasser d’un poids sur mes épaules même si pour le coup je commence à me poser bien trop de questions. Depuis quand ai-je conscience de ça ? Du fait que malgré la haine que je peux ressentir pour cet homme qui nous a tous trahi, qui s’est attaqué à des personnes que je considère comme ma propre famille, il y a toujours ces sentiments qui ne veulent pas disparaître ? Peut-être depuis toujours mais j’ai préféré les faire taire, les enterrer au plus profond de mon être pour ne plus y penser … jusqu’à maintenant. Il est tellement difficile d’accepter éprouver quelque chose pour une personne qu’on devrait simplement haïr et je ne suis pas certaine d’être capable de l’accepter. Pourtant, c’est là et même si je lutte contre ces derniers je sais que ça ne disparaîtra jamais. Parler de Fitzsimmons, de ce que mes deux amis ont et que j’aimerais avoir, rouvre ce besoin de me sentir aimer, de savoir qu’il y a quelqu’un quelque part qui éprouve pour moi cet attachement assez fort pour être capable de tout faire pour moi. C’est utopique et ça me rend un brin rêveuse, je l’assume et dans un monde tel que le nôtre, un monde devenu sombre, rêver un petit peu ne fait pas de mal. Finissant par soupirer, je relève la tête et pose mon regard sur Chris. A vrai dire c’est lui qui m’a lancé sur cette conversation et son silence me surprend.

Je m’attendais à une quelconque réplique de sa part, mais rien hormis le silence. Il semble pensif subitement comme si ce que je venais de lui dire lui donnait matière à réfléchir. Probablement est-ce le cas même si je ne sais pas pourquoi. « Some day you will find the perfect guy. » Un petit rire tout ce qu’il a de plus sarcastique m’échappe. Ce n’est pas que je me moque de lui ou de l’espoir qu’il semble avoir concernant ma vie personnelle, mais je ne suis pas certaine de croire en ça. « I’m not sure about that. » Je lui réponds en haussant les épaules. Le gars parfait n’existe pas et même si l’imperfection ne me dérange pas, je doute de trouver qui que ce soit fait pour moi dans un avenir proche comme lointain. Je ne suis peut-être pas faite pour ça, faite pour ce monde. Je me suis toujours sentie à part, comme exclue du monde et lorsque j’ai découvert être une inhumaine j’ai compris pourquoi, mais ne s’arrête sans doute pas que là … ou peut-être suis-je simplement pessimiste. « Emma, she though that soulmates exist. Not what I was thinking. But in the end, the story stops to exist. But it wasn't the lie which destroy my relationship with her, it was my honesty. She even thought it would be better if I lied to her. I never did. So I guess it's only a question of perspective... » Une drôle de façon de penser je dois l’admettre. Même si la vérité peut être douloureuse et blessante, je la préfère au mensonge mais Chris a sans doute raison, c’est probablement une question de point de vue.

Il s’interrompt brusquement me forçant à cesser de réfléchir autant que je le faisais pour me focaliser sur lui. A parler comme ça j’en oublie presque son état, cette maladie qui le ronge doucement mais sûrement et qui devrait l’obliger à se trouver en quarantaine, allongé. Sur le point de poser ma main sur son avant-bras dans l’espoir idiot de le soutenir, je me retiens de le faire et me contente de le regarder souffrir, impuissante. « You should keep talking... », « And you should listen to me and go back over there ! » Je gronde en laissant encore une fois transparaître mon inquiétude. Je doute être capable d’avoir le dessus sur une personne aussi têtue mais au moins il sait que je ne lâcherai pas l’affaire, je peut-être tout aussi bornée voire même pire. « I do not believe in soulmates but I do believe some things are meant to be. » Je conçois que ça puisse être similaire mais à mes yeux ce n’est pas le cas. « I doubt there is someone for me out there. I didn’t take the chance when I had it.  It’s stupid, I know that, but I keep holding on even if I shouldn’t. That’s a pattern with me. But a part of me wants to believe he can change, that with time the good in him will come out and we’ll be able to forgive him, I will able to do that. If your wife were here, I guess she would say that it’s exactly what soulmates are but I think that’s just me being so stupid that I can’t move forward. » Et encore une fois je me sens idiote, idiote de croire en une telle chose alors que ça n’a été que déception sur déception à chaque fois, mais je m’accroche, je suis douée pour ça et je tomberais de haut, encore une fois.
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Dealing with the same hell, just different devils.

Lui réitérant qu'un jour elle trouverait l'homme parfait. A vrai dire autant que le désir me poussait à vouloir être auprès d'elle, je doutais que ce soit moi. Il n'y avait jamais de happy ending pour les bad guys. Et je n'étais certainement pas un enfant de coeur loin de là. Je n'étais pas comme elle, alors que même là elle n'avait pas idée à quel point je lui mentais, à quel point j'étais enfoncé si profondément au point de jouer double jeu encore. Tout pour survivre. Et le sang qui continuait de s'écouler de mes mains alors qu'au final Chris Jackson était bel et bien mort. « I’m not sure about that. » Elle haussa les épaules et je tournai légèrement la tête pour lui répondre avec un sourire moqueur. Sans doute ce qu'aurait fait Chris Jackson. « Sad vision of the world don't you think ? » A vrai dire les mots se mélangeaient dans ma tête, les mensonges ici. Et par moment je me perdais un peu plus entre ces versions de moi que j'instaurais, entre ces masques que je perdais. Plus facile de se perdre dans une autre réalité, dans une illusion tout autant. Et par instant face à elle je ne savais plus si c'était réellement moi qui parlait ou cette autre version de moi. Alors qu'il était certain que je n'aurai pas fait de si beaux discours, il n'en restait pas moins que personne ne connaissait réellement le véritable Grant Ward. Il était fait d'ombre et de pièces rapportées. Plus facile de passer d'une version à l'autre, d'imiter les autres pour ne pas avoir à penser que parfois cela devenait difficile d'établir un réel fil rouge.

La douleur physique de nouveau là, qui ne me quittait pas. Les voix qui s'amplifiaient dans ma tête. Mon regard qui se posait sur ma main qui s'était mise à trembler rapidement. Serrant mon poing pour passer outre les tremblements. Une douleur éphémère. Je savais que je pouvais gérer. Je l'avais déjà fait et dans un sens ce n'était rien comparé à des heures de tortures, par rapport aux cicatrices qui ornaient désormais mon dos. Des cicatrices qui s'ajoutaient à d'autre et si ils avaient jusqu'à là épargné mon visage pour la grande partie, il n'en restait pas moins que mon corps avait subi un autre traitement. Et si ce visage n'était pas le mien, il n'en restait pas moins que mon corps l'était, que c'était sans doute une chance que le véritable Chris Jackson ai fait la même taille que moi. Pourquoi je l'avais choisi tantôt. Sachant qu'en vue de ma condition je me devais d'être prudent alors qu'il suffirait dans un sens que les médecins m'examinent plus en détail pour découvrir des détails incongrues. Concentré alors que je m'en mettais à réfléchir aux conséquences, tentant de séparer les faits de la réalité. Tout pour effacer la douleur physique que je ressentais de nouveau. « And you should listen to me and go back over there ! » Sa voix qui résonnait légèrement déformée alors qu'elle me grondait de nouveau. « I'm fine. It's okay. »

Du coin du regard je vis qu'elle se retint de m'aider, de m'apporter son soutien et je le préférai autant. Serrant les dents, l'enjoignant plutôt à parler. Vulnérable. Faible. Manquant de me figer sur place alors qu'elle reprenait la parole. « I do not believe in soulmates but I do believe some things are meant to be. » Les battements de mon coeur qui s'accéléraient alors que mot pour mot je me rappelais ce que je lui avais dit. I'm not a clairvoyant but I do believe some things are meant to be. Ma respiration pendant l'espace d'une seconde plus brève alors que j'en venais de nouveau à me rendre compte petit à petit à quel point je l'avais marqué. « I doubt there is someone for me out there. I didn’t take the chance when I had it. (...) If your wife were here, I guess she would say that it’s exactly what soulmates are but I think that’s just me being so stupid that I can’t move forward. » Et peut-être que si elle n'était pas là, j'aurai pu m'exclamé, tenté de comprendre pourquoi elle me faisait là, pourquoi elle me sortait des phrases comme cela mais je n'en fis rien. Ce n'était pas à Grant Ward qu'elle s'ouvrait si ce n'était à Chris Jackson. Difficile de continuer de monter l'escalier, de ne pas manquer une marche alors qu'elle m'avouait sans le savoir qu'elle continuait d'espérer qu'il y avait du bon en moi, qu'ils pourront me pardonner. Un tourbillon d'émotions, de chaleur qui réchauffait ma carcasse. Touché dans un sens par sa version innocente de la vie alors qu'elle croyait qu'ils pourraient me pardonner, ce que je doutais. Doutant qu'ils puissent franchir ce pas après ce que je leur avais fait, après que la haine ait envahi leur coeur. Ne pouvant oublier les mots, les regards lancés. Doutant qu'il reste quelque chose de bon en moi bien même alors que mes actions le prouvaient, alors que j'avais laissé Caitlyn Thompson s'enfuir, plus ou moins averti Fitz. C'était plus compliqué que cela, elle n'avait juste pas idée à quel point j'étais en morceaux. N'en venant pas moins à reprendre la parole rapidement sans qu'elle puisse se douter de quelque chose, me tournant vers elle alors que comme le soldat que Chris Jackson était je tentais d'en savoir plus, non sans me départir de cette pointe d'humour pour alléger la tension bien qu'en soit mes pensées étaient en vrac. Préférant me concentrer sur ce qu'elle pourrait me dire plutôt que sur ce que je pourrai penser. « Okay, maybe I won't marry you, your life is a mess or something like that... More seriously do you want to forgive him ? I'm not judging but for what I heard, it's HYDRA ? It's weird you don't even know if the guy has feeling for you... Emma she will say it's love but I need to tell you that it's weird... a little... Many people won't agree with you, will say that you have no future with him. I mean unless you want to "reach" him... » M'arrêtant un instant avant de reprendre la parole soudainement. « ... do you want to turn himself ? »
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Truth or dare ?#Skyeward (1)

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