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 stay awhile and listen (melia)

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STAY AWHILE AND LISTEN
Une nouvelle fois, sa tête bascula en arrière lorsqu’il entra dans l’une des pièces principales de la bibliothèque publique de New-York. Des fresques sur les plafonds dont peu profitaient, préférant garder leur nez sur les ouvrages qu’ils consultaient. Du moins… c’était l’activité qui était de rigueur, lorsqu’on était pas catalogué comme un touriste. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il se rendait ici, ni la première fois qu’il s’arrachait à la contemplation de l’oeuvre. L’habitude avait beau rimer avec lassitude, ce n’était pas vraiment sa façon de voir les choses désormais… et son statut de damné avait au moins eu l’avantage d’exacerber cette philosophie de vie, celle où il fallait cueillir le jour.
Un endroit fabuleux pour qui aimait s’instruire, et cette « vieille branche » avait tous les prérequis pour vouloir y passer du temps. Sa légitimité passait bien évidemment par cette ‘absence’ dont découlait naturellement un certain nombre de lacunes. Lacunes qu’il tentait, depuis son éveil, de colmater.
Le sorcier n’y prête pas tellement attention il est vrai, pourtant cela faisait bientôt un an qu’il avait été tiré de son coma magique. Un an à s’accoutumer au nouveau porteur - Margaret - qui était bien moins dure à vivre que d’autres qu’il avait pu connaître, soyons honnêtes. Chose qui aurait clairement pu être différent venant d’une femme… tout le monde sait qu’elles amenaient plus de problèmes qu’autre chose, et il était bien placé pour le savoir.

Ce n’était, heureusement pour lui et pour d’autres, pas le cas de toutes. Sa misogynie maladive avait tout de même réussi à s’adoucir durant les siècles qui avaient suivi, voire à disparaître le jour où il  lui sembla trouver la paix auprès de la rêveuse Chumani.
Déambulant lentement, mains jointes dans son dos, il avait laissé échapper un soupir nasal lent et discret lorsque son visage s’était à nouveau incliné vers un horizon factice. Une sensation étrange le parcourt, et il n’a pas grande difficulté à en déterminer l’origine. Elle. Margaret vit toujours trop vite et en exige trop de son corps, voire de son esprit. C’est ainsi qu’il perçoit la chose, et c’est ce qu’il a pu déterrer dans son esprit jumeau. Leur connexion n’était pas équivalente et il le lui cachait bien volontiers… elle n’apprécierait sans doute pas de savoir qu’une telle intrusion fusse possible, même (surtout ?) s’il s’agissait de lui. Trop de fierté. En fin de compte, ils partageaient certaines similitudes. L’ombre d’un sourire avait éclairci ses traits à cette réflexion, bien vite chassée.

Il n’était pas venu ici depuis… hm, soit, trois misérables journées. Ça n’avait rien d’une catastrophe, d’autant qu’il avait un contact en ces lieux qui lui permettait de rendre les choses moins barbantes, quant bien même il appréciât la compagnie des livres. Cette femme retrouvée depuis trois, peut-être quatre mois. (Oui, encore une.) Certes, il avait également compté sur Naerendil pour s’adonner à certaines discussions, mais il ne pouvait pas nier que la rouquine - qui pourtant était une connaissance millénaire, quoique fugace - l’intriguait. Elle l’intriguait car il n’avait encore réussi à lui arracher une information capitale, celle qui concernait sa nature véritable - du moins, de manière diplomate. Bien entendu, une telle confidence aurait certainement incité cette dernière à lui renvoyer la question. (Encore fallait-il y parvenir, car elle semblait prendre un malin plaisir à le laisser mariner.) La magie courait ses veines, c’était une évidence, mais n’avait pour autant aucune envie de s’étaler sur le sujet, et encore moins sur sa vie proprement dite. Wiccan n’avait pas eu droit à plus de cadeaux en la matière, quant à Margaret… il continuait d’être un mystère malgré tout, bien qu’il put avoir lâché leur conversation quelques renseignements (plus anecdotiques qu’autre chose, précisons). Rien de bien compromettant en soi.

Alors non, il n’allait pas user de magie pour forcer les confidences auprès de la dénommée Melia - qu’il appelait parfois Mania, sans pouvoir réellement s’en empêcher. (L’enfant n’a jamais disparu de sa mémoire, la langue fourche mais n’en culpabilise pas.) Ce n’était pas vraiment la meilleure façon d’aborder les choses, d’autant qu’elle était de bonne compagnie — ce qui aurait été dommage de sacrifier. Il l’avait connue humaine… et l’avait retrouvée enveloppée d’une aura mystique. Serait-elle l’élue d’une prophétie quelconque ? L’avatar d’une créature philanthrope, d’un nouveau genre, dont il n’aurait encore jamais eu connaissance ? La marque d’un Cercle protecteur, dont les entités se cachaient du reste du monde qu’ils préservaient ? C’était les dernières hypothèses sur lesquelles il s’était reposées, sans trouver réponse concrète.

Un jour, il saura. C’était là une certitude.

Il est dans les locaux, mais elle ne passe pas son temps dans les salles de lecture… et sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, ce n’était pas son rayon. Il le sait. Pour autant, il ne se refuse pas à une petite balade avant d’aller la trouver. Est-elle au courant de sa visite ? Disons qu’il n’est pas en mesure de communiquer avec les moyens technologiques dont disposaient les humains de cette dimension, de cette époque. Aion n’était absolument pas friand de l’informatique et du virtuel en général, ce qui n’aidait pas vraiment non plus il faut dire.
De fait, s’ils n’en convenaient pas de vive voix, il leur restait cet effet de surprise dont il jouait naturellement. Rien de mesquin, cela dit. Ça n’irait pas dans son intérêt, de toute façon.
La Gardienne savait qu’il allait venir ce jour-là, sans pour autant être renseignée sur l’heure exacte. Force est de constater qu’il avait prit son temps.

Elle n’avait apprit qu’à leur retrouvailles ce qu’il en était de son identité, ou du moins, son ‘prénom’.  Autrefois, elle ne l’avait connu qu’en tant que Gardien Céruléen. (S’il savait…) Quelque chose qu’il n’avait prit la peine de faire, les appellations variant selon les dimensions et époques. Quel sorcier solitaire viendrait à se présenter au premier venu ? Un prénom, un nom, c’était aussi avoir une famille, une histoire commune avec un groupe considéré proche, génétiquement ou non. Du moins, c’était ce qu’il avait apprit et intégré ici, sur Terre.
Or, Aion n’avait pas de famille. Pas d’attache. Rien, absolument rien qui ne puisse légitimer l’emploi d’un prénom et d’un nom selon lui. Pourtant, on lui en avait donné un, il y a bien longtemps et c’était celui-là dont il usait aujourd’hui. Pas par nostalgie, (pourquoi en aurait-il ?), mais par nécessité. Appellation dont il ne se sentait pas particulièrement proche, d’ailleurs. Comme si son esprit n’avait pas réellement associé le mot à sa personne. Un rien qui était devenu le tout d’une entité, la sienne. Lui qui a pourtant été la Catharsis au-delà de tout autre chose.

Que daigneras-tu me transmettre, cette fois-ci ?

Au détour d’une artère de la bibliothèque, il avait murmuré quelques mots enrobés de magie qui exacerba sa sensibilité à l’aura qu’il cherchait à rejoindre.

Des accès ? Il n’en a pas ; pour n’avoir aucun document pour prouver son identité. (Il n’en a jamais eu.) Alors le sorcier fait preuve de ruse et utilise la magie pour satisfaire certains besoins. Comme ce badge factice, qui n’est en réalité qu’une bête illusion de confort. (Rien de bien méchant en soi, puisque ceux qui avaient souscrit pouvaient consulter les archives.) Le grand brun n’avait jamais eu de scrupules à user de ces subterfuges : pour lui, il n’y avait rien de plus naturel que les arts mystiques. Aion avait beau être humain, son éducation n’en était pas moins différente de ceux qui peuplaient cette dimension. Les mœurs, sa façon de voir le monde - ou plutôt, l’univers sous toutes ses coutures - en étaient donc naturellement affectés. L’apprentissage rude et trop souvent cruel dans sa dimension d’origine pouvaient aisément expliquer certains de ses travers.

Après quelques enjambées, dans un des couloirs qui jouxtait l’une des salles d’archive, la silhouette féminine lui apparaît, la crinière enflammée de cette dernière cassant avec la sobriété de l’environnement. (L’aura du sorcier n’a pu lui échapper à son tour.) Se rejoignant à un point hasardeux où ils n’étaient pas encore tout à fait seuls, il la salua… « Bonjour, Melia. » …en sumérien, se forçant à l’emploi de ce prénom. Il poursuivit. « Encore une heure un quart à tuer avant la fin de ta journée, je me trompe ? » Son regard trop clair pour être innocent déborda sur les silhouettes qui passaient çà et là, silencieuses ou bavardant à mi-voix comme ils le faisaient eux-mêmes. Le duo azurin glissa à nouveau vers ses prunelles. « Idéal pour s’octroyer une pause, qu’en penses-tu ? » Et pas n’importe laquelle. Toujours est-il qu’il l’imaginait bien méritée, pour un être aussi dévoué.

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