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 die traumgötter brachten mich in eine landschaft (Zemo)

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Helmut Zemo
NEW ORDER
Nom et Prénom : Figure noble, dernier à l'avoir porté. La tradition le voulait et c'est le nom de Zemo qui te fut donné, faisant frémir les médisants suite à cette longue dynastie à laquelle tu appartenais. Oublié Heinrich, on pouvait enfin t'acclamer. Toi, Helmut. Alias : T'avais ce titre, ce titre que tes aînés avaient également porté et que tu t'étais tout simplement attribué. C'était sous celui-ci que tu étais connu, Le Baron, treizième à fièrement l'exhiber. Sauf que ça avait cette connotation, la reconnaissance d'une ère que les gens fuyaient. Nouvellement surnommé, tu avais sans honte repris le pseudonyme de Citizen V pour être admiré de cette patrie qui n'était pas la tienne. Âge : De longues décennies qui pesaient sur ton échine courbée, le poids de tous ces événements que tu avais traversés. Quatre-vingt-sept années, la trentaine il semblerait.  Lieu de naissance & nationalité : Leipzig, Deutschland, l'accent qui ne te trahissait pourtant pas. Au lieu d'exécrer tes racines et ces seules origines tu les embrasais, fier tel le pur aryen que tu étais. Métier : T'avais plus de tours dans tes manches que tu ne le laissais croire, toi, à l'origine ingénieur. T'aurais pu t'en contenter grâce à ces étranges lubies que tu cultivais sauf que t'avais changé. Bifurqué, plongé. Tes inventions avaient eu d'autres desseins, susurrés plus malsains. La cause d'une carrière de criminel, dirait-on. Sauf que tu ne le voyais pas comme ça, tout comme ton poste de tête de l'HYDRA n'ayant que la fonction de te propulser. Et aujourd'hui tu y goûtais, à cette joie de triompher. T'étais la splendeur, le bienveillant, le leader des Killjoys. Statut civil : T'avais la mort dans l'âme, l'alliance tristement cachée dans une boîte. Parce que t'avais autrefois été marié et qu'elle t'avait été arrachée, t'avais ce statut dont personne ne voulait. Celui de veuf. Sans oublier que tu n'étais pas du genre à t'attacher à autre chose qu'au pouvoir et parfois, aux petits êtres brisés qu'il t'était plus facile de renier que d'accepter. Orientation sexuelle : À tes yeux, les corps n'avaient pas cette fascinante attirance que le monde leur trouvait. Tu t'en fichais presque, si ce n'était que lorsque tu t'attachais à quelqu'un, tu n'avais plus aucune hésitation lorsqu'il s'agissait de se perdre dans la chaleur des courbes désormais envoûtantes. Tu ne te collais pas d'étiquette mais celle de demisexuel biromantique te décrirait. Particularités : + Ton visage calciné, la blondeur de tes cheveux envolée. C'était sur ton corps que les cicatrices se cumulaient, zébrant une chair marmoréenne qu'autrefois, tu n'avais pas à cacher et qui était à présent mutilée. C'était un accident, que tu te répétais sans réelle conviction, le dégoût toujours là lorsque tu avais à braver les horreurs que tu couvais. Monstrueux. Totalement brûlé. T'en étais presque parvenu à faire ton deuil lorsque tu étais entré en possession des pierres de lune qui te donnaient un aspect bien plus charmant. L'apparence que tu méritais et que tu avais jadis arborée. + Homme de goût grandissant à travers les siècles, tu conservais un classicisme difficile à effacer. De vieux bouquins, l'affection des vins, l'aise d'écouter de bonnes musiques classiques tout en jouant aux échecs. Ça contrastait avec l'intérêt que tu portais aux technologies d'aujourd'hui mais il y avait certaines choses que tu ne pouvais pas oublier.  Affiliation : HYDRA & Killjoys.
Caractère
T'as les valeurs morales de la race supérieure, celle qui n'hésite pas à écraser les faibles et à pointer du doigt les forts, l'humeur coquine, le sourire tiré par l'étrange malice. T'es exécrable, c'est ce qu'on dit de toi lorsque les murmures indignés s'élèvent. Ceux de la basse population, les civils qui comme toi, ne connaissent en rien les armures high tech de dégénéré ni la force colossale, qui, en laboratoire, a été miraculeusement créée. Sauf qu'ils ne connaissent pas non plus l'intelligence ou le niveau d'esprit suffisant pour être au rang élevé. Divin. Ils ne sont que des moutons.
T'as la haine. La haine des morts qui te hantent, te susurrent dans ton sommeil que peu importe le nombre de victimes que tu feras pour les venger, cela resta insuffisant. T'es pas un super soldat à la conscience tranquille que la foule acclame, chaque goutte de sang que t'as sur les mains, on te bat pour ça. T'es pas idéalisé, t'es même pas aimé. T'es la pourriture de ce monde pour eux alors que des années auparavant tu pronais l'élite, la race arienne.
T'es l'homme de la situation et c'est en partie vrai. T'as ce masque, l'ambition, la fierté, la petite carapace qui fait de toi l'être parfait lorsque ta langue habile enfourche le cheval de la destruction. Mensonge, mensonge, mensonge. Tu sais les fournir presque aussi bien que tu respires l'air pollué de cette terre abîmée. Tu la regardes brûler en taisant cette indécente convoitise, celle qui te monte à la tête et te ferait hurler que sur ton passage, le monde devrait se prosterner. Tu veux le pouvoir, celui qui te revient parce que t'y es totalement taillé. La couronne sur ta tête, la guerre sous tes pieds. Ta détermination de fer et ton besoin de contrôle sont à la fois instrument de gloire et de perte. T'es fragile comme ça, tu veux et tu veux pas. L'indécision, la perte de ton être. Tu sens déjà ton sang-froid s'envoler tel une feuille gracile qu'il est impossible de réellement dompter. Tu peux écraser, tu ne peux pas tout maîtriser. Et ça te fait enrager. C'est alors le comble que tu remplis du liquide de vie de tes ennemis, tuer n'étant pas ta spécialité mais une nécessité qu'il t'a été plus facile à accepter au fil des années. T'en es pas spécialement fier mais tu t'y es fait, parce que tu veux le pouvoir et que t'es prêt à tout pour y arriver.  
Vieillissement ralenti / Cagoule anti-psychisme | Classe 1
Vieillissement ralenti;
Tu dois ta jeunesse au composé X, sérum bâtard qui t'a permis de gagner toutes ces années. De longues expositions et une immersion dedans, c'est ce qui te permet de paraître bien plus jeune que tu ne l'es en réalité.

Genius level;
T'as aucun réel pouvoir, banalement humain comme l'on pourrait le croire. Une faiblesse, une mollesse, tu n'en as cependant cure puisque tu as le savoir. Ce n'est pas totalement inné mais tu aimes t'imprégner. Les livres, les recherches, ce que ton héritage t'a légué. Tu n'es pas le génie fantasque comme seraient décrits Richards ou Stark mais tu en as dans la tête, assez pour parvenir aux fins que tu te fixes. T'as la volonté et la patience nécessaires pour toujours y arriver, couplées à cette remarquable intelligence qui vous définie. C'est ça ton super-pouvoir, maniaque des technologies, scientifique accompli. T'es pas les muscles mais le cerveau bien que ton corps a été affûté lorsqu'au fil des décennies, t'as décidé de t'ajuster. Que serait l'esprit vivace dans une enveloppe mollasse ? Tu t'es entraîné, ça a été le prix à payer pour savoir te battre. Ainsi rôdé avec quelques techniques de combat que tu mêles à la stratégie qui déteint sur tes petits plans si bien conçus. Et ce n'est pas tout puisque la fourberie mortelle réside dans les épées que tu manies. T'es bon avec les lames, la sublime aristocratie que tes ennemis ne croiraient bonne qu'à être moquée. Les jugements oubliés, les gorges tranchées, tu leur prouves que t'es un guerrier qui a bien étudié et comme tout bon soldat, tu n'hésites pas à tirer lorsque tu te retrouves avec une arme à feu dans la main. Parce que ça aussi, t'es capable d'en user.

Équipement;
Loin d'être friand d'attaques que tu ne peux pas contrer, t'as mis au point le système parfait, conçu à base de circuits et d'ondes magnétiques. Soigneusement dissimulé dans la cagoule qui orne ton visage lorsque tu vas sur les champs de bataille, aucune attaque psychique ne peut t'atteindre. Science biatch.
INTERVIEW
QUE PENSEZ-VOUS DE LA SITUATION ACTUELLE ET DES DERNIÈRES DÉCISIONS DU GOUVERNEMENT ?  À dire vrai, il ne pourrait s'en préoccuper moins. Helmut ne se sentait strictement pas touché, recensé sous une identité qui n'était pas la sienne avec des aptitudes qui n'étaient en rien extraordinaires, le sort des mutants et de la plupart des surhumains ne l'importaient pas. Après tout, il avait connu la seconde guerre mondiale et l'extermination des juifs, une situation semblable n'avait rien pour l'effrayer. Il n'avait en tête que sa propre montée à la gloire, ainsi les décisions du gouvernement lui facilitaient la tâche. Qui était-il pour désapprouver ce qui l'aidait ? Il aimait le carnage que cela provoquait, le déchirement d'une équipe qu'il haïssait. Le reste ? Du vent. De la poussière. Qu'il pouvait balayer d'un revers de la main sans même se fatiguer. Ce qu'il se passait actuellement ne semblait pas l'atteindre lorsqu'il n'était pas question de le destituer de la position qu'il venait de prendre ou de lui retirer la satisfaction qu'il prenait à voir un pays lésé.
QUELLES SONT VOS MOTIVATIONS ? Le pouvoir. La domination. La revanche. Elles étaient nombreuses, après tout, dans une vie aussi remplie il allait sans dire qu'il avait du temps pour cogiter. Il n'avait pas été élevé pour échouer et être traîné dans la boue, suivre le mouvement comme une vulgaire poupée. Zemo n'était pas un imbécile, il voulait contrôler et faire payer ceux qui lui avaient tout retiré. Il blâmait et exécuterait. Il suivait son éducation et continuait ce que son père n'avait su achever. Tous les choix qu'il avait faits avaient ainsi suivi le schéma simple de la prépondérance bien qu'à une certaine époque, il n'avait été guidé que par une mystérieuse forme de rage. Il était alors aisé de comprendre que monter les Killjoys était un point culminant, une sorte d'apogée auquel il se consacrait pour parvenir à ses fins. Il ne souhaitait pas la rédemption, non, son seul but était de détruire de prétendus héros tout en s'installant à la place qu'il convoitait. Parce qu'il en voulait toujours plus. 
Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? Comment avez-vous réagi ? L'odeur de chair consumée dans un nuage de toxicité, il n'avait été que victime de son propre travail. Helmut était né avec une cuillère d'argent dans la bouche, pas d'allèles mutants, pas de prédispositions génétiques, il ne serait resté que faiblement mortel s'il n'avait pas trébuché ce soir là, trop près d'une cuve. Le composé X avait été une réussite lorsque son père l'avait créé mais la formule ne lui était jamais apparue comme satisfaisante, si ce n'était qu'après plusieurs mois d'acharnement et de recherches, ça avait la bonne. Il en avait été certain. Trop certain. Et dans la précipitation, la pitoyable maladresse l'avait mené au fin fond de son ouvrage. Il avait longuement hurlé dans de simples sons étouffés par la masse informe qui l'avait englouti. La douleur. Le néant. Il s'en était réchappé, répugné, sans même savoir que cette expérience avait été le premier pas d'une jeunesse qui le poursuivrait. 
IRL
Pseudo/âge/sexe (f ou m) ; ubiytsa / dix-neuf ans / f. Fréquence de connexion ; quatre jours sur sept, enfin ça dépend de la période. Que pensez-vous du forum? ; toujours aussi beau et bien construit, vous faites du boulot fab. Comment l'avez-vous découvert ? erm   .   Célébrité choisie ; martin wallström. Credits (avatar, icon etc.) ; (c)granger (avatar) + tumblr (gif)


Dernière édition par Helmut J. Zemo le Ven 19 Mai - 13:46, édité 17 fois
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BIOGRAPHIE
WHAT HAVE YOU EVER DONE.. TO EARN REDEMPTION ?

counting bodies like sheep to the rhythm of the war drums
Enfant d'entre deux guerres, un éclat, une lueur. Il était le miraculé, l'enfant suprême d'une digne lignée. Les Zemo. Son histoire devrait remonter aux siècles passés, narrer les épopées truculentes de ses ancêtres désormais décédés. Ô, que ces illustres reposent en paix. Sauf que ce qui s'en suivra ne sera question que de lui. Et c'est ainsi que dans les années trente, son immense destinée pris vie. Il n'était qu'une tâche parmi ses nombreux prédécesseurs et c'est dans la Grande Dépression qu'il puisa ses premières forces. Les canons endormis, le souffle d'ennui. Ses occupations étaient pourtant nombreuses, au chaud et surtout, protégé d'une guerre qui ne faisait plus rage. Le seul type d'horreur auquel il avait le droit était celui des films qu'il regardait. Ça l'amusait, ça le distrayait. Ça le fascinait. Au plus grand dam de celui qui l'élevait, il se retrouva paradoxalement à admirer une culture qu'il aurait dû exécrer. C'était reconnu, les américains n'étaient bons à rien. Des singes, des ignares, ils ne servaient qu'à être démembrés. C'était ce qu'il entendait parfois, dans un souffle que son père murmurait à sa mère. Elle avait toujours eu l'air peu convaincue, à se demander ce qu'elle faisait aux côtés d'un conspirant d'Hitler. Parce que c'était ça, la jeunesse d'Helmut. C'était la grandeur, c'était la montée au pouvoir. C'était l'époque nazie dans toute sa splendeur alors que la terre entière expirait sa frayeur.
«Das bolschewistische Ungeheuer, dem sie die europäischen Nationen ausliefern wollen, wird sie und ihre Völker dereinst selbst zerfetzen. Der Jude aber wird nicht die europäischen Völker ausrotten, sondern er wird das Opfer seines eigenen Anschlages sein.»
L'être vil prenait ainsi position, vicieux, vaniteux. Tous écoutaient ses discours en étant pendus à ses lèvres. Heil Hitler. Il levait le bras lorsque sa main se tendait, comme toute bonne jeunesse hitlérienne tandis que dans son ombre, le sourire presque fier de son père l'accompagnait. Cependant, le problème était qu'Heinrich ne savait faire preuve de réelle fierté. Son amour n'allait qu'à la science et à ce mouvement nouvellement créé ayant pour nom le nazisme. Violence, création et pourtant, pour d'obscures raisons, Helmut continuait de l'admirer. Il n'était qu'enfant mais était formé à l'horreur. Déjà sans plus de candeur.

Le chaos. Peut-être aurait-il dû être effrayé lorsque cela avait été annoncé, du haut de ses neuf ans, jeune et trop fragile. Il n'était rien, à vrai dire, si l'on daignait le mesurer aux chars ennemis et aux explosifs qui tonnaient dans les diverses villes attaquées. À nouveau, les armes prenaient le pouvoir tandis que le principal acteur de cette époque motivait ses troupes. On tuait. On brûlait. On gazait. Helmut avait la curiosité aussi enfantine que malsaine de savoir ce qu'il se passait dans ses fameux camps mais jamais il n'eut la chance de le découvrir, trop retranché dans la maison familiale à écouter son père lorsqu'il exposait ses plans. Il en avait des tas. Il était bon. Il était intelligent. Et ce n'était pas l'envie de lui ressembler qui manquait, c'était d'ailleurs son aspiration première à côté de celle de l'aider. Néanmoins, tout était trop compliqué. L'Allemagne n'était plus un lieu sûr et bientôt, ils perdirent le terrain si sauvagement gagné. Les Alliés étaient tenaces mais le Howling Commando l'était bien plus encore, avec leurs gros sabots et la farouche intention de faire tomber Adof et Heinrich. Ce qui ne manqua pas, à son plus grand désespoir. Les rêves d'un garçon qui tombaient en poussière. Le douzième baron ne tarda pas à être une gêne dans les grandes lignes de cette guerre vaine et ils s'exilèrent, tels des pestiférés, en Suisse où Heinrich conserva un goût amer des événements passés. Comment osaient-ils ? Pour qui se prenaient-ils ? Ces vermines qui ne valaient que trop rien à ses yeux. Cette sinistre défaite personnelle le métamorphosa en ce qui s'apparentait à une ombre, un fantôme de ce qu'il avait jadis été. Il n'en restait que chagrin et perte de raison, là où la folie allait lui susurrer de douces promesses que sa femme exécrait.

C'était le carnage. Il devrait lui en vouloir mais observait d'un air déterminé le corps sans vie qui gisait à ses pieds. Les coups perduraient, sempiternelle symphonie du duel qui opposait son père au grand Captain America. Les veines ressortaient légèrement dans un marquage bleuté, pâleur annonciatrice qui ne faisaient qu'amplifier le violet d'anciennes blessures. Elle était morte. Hilda, sa propre mère. L'évidence l'effleurait alors que déjà, il s'en détournait. Elle l'avait trahi. Les avait trahis. Et c'était cette douloureuse information qui l'envoyait dans la confusion entre les remords et le soulagement. Ça n'avait pas été facile de la voir se faire battre parce qu'il fallait l'avouer, Helmut aimait ses deux parents. Il ne tolérait cependant pas que l'on puisse s'en prendre à cette figure d'autorité qu'il vénérait, aussi dévastatrice et violente était-elle devenue en battant sa propre femme puis en négligeant son décès. Ses projets étaient malgré tout trop importants pour que la perte les enterre, Helmut le comprenait. Il comprenait la dévotion. Il comprenait l'ardeur mis à la tâche. Il comprenait que l'issue de cette énième opposition ne devait pas les faire sombrer et ainsi, il décida que ce cadavre ne l'attristerait pas. Sa loyauté envers son père subsisterait.  

Show your face and finish what you started
Andra était merveilleuse. Il aimait la lueur de malice qui brillait dans ses yeux. Il appréciait le ton fluet de sa voix lorsqu'elle lui parlait. Il respectait l'intellect et la bonne éducation que le Baron von Strucker lui avait donné. L'importance de leur rencontre n'était plus qu'un détail perdu parmi tant d'autres lorsqu'il voyait le débordement d'entrain qui l'animait et les effluves duveteuses d'amour qu'elle lui portait. C'était en partie grâce à elle qu'il s'était rangé, à deux dans une Allemagne où le Troisième Reich n'avait plus sa place. Helmut n'avait pas eu la démence suffisante de suivre son père en Amazonie où il avait alors fui ses crimes passés. La guerre, redoutable fardeau. Ou peut-être avait-il été trop fou de demeurer dans un pays où son enfance était désormais prohibée. Ses racines ensanglantées qu'il devait terrer. Il ne risquait rien, n'ayant été que trop jeune lorsque les atrocités l'avaient charmé, au même titre que sa nouvelle compagne. Des enfants de. Des oubliés. Ils étaient devenus tellement normaux que c'en était déchirant. Pathétique. Il ressentait parfois le jugement fantôme de son père absent bien qu'il continuait sa vie aux côtés des science. Il s'y consacrait, donnait de ses tripes en ré-inventant les célèbres formules de son paternel. Rien ne l'arrêtait, pas même l'accident qui l'avait marqué à jamais. Andréa était tout de même restée à ses côtés sans qu'il ne puisse l'expliquer et, sans voir le temps passer, avait donné naissance à leur premier enfant.

L'invasion de New-York n'avait pas été prévue, gêne qui l'incommodait autant qu'elle le dévastait. En rendant visite à son père, il n'aurait pas dû les prendre avec. Les laisser hors d'une vie qu'il aimait mais avait mis de côté parce qu'elle était trop sanglante. Trop tentante. Sauf que les mots d'une farouche amante l'avaient fait céder et ils se retrouvaient dans les décombres d'un aéroport explosé, au beau milieu d'une foule qui ne savait que hurler. Le goût d'une guerre d'un autre genre, pour y avoir grandi, il savait les dangers. Il savait que les pertes existaient. Sauf qu'il n'aurait jamais pensé qu'il en ferait les frais lors d'une simple escale, sentant déjà la raideur d'un décès dans ses bras. Il était facile de dire que c'était injuste, de rejeter la faute sur ceux qui combattaient parce qu'il n'y avait que les soldats qui contribuaient à ce massacre. Sans eux, cette ville aurait peut-être été épargnée. Les Avengers. Les syllabes amères dans le fond de sa gorge alors qu'il ravalait des larmes qu'il n'avait pas. Et lorsqu'il fut enfin parvenu en Amazonie, Heinrich était mort aussi.

Immobile dans la froideur des locaux, il se serait pensé de retour dans sa jeunesse. Sous-terre, à attendre comme un rat. Sauf que désormais, il n'avait plus rien si ce n'était l'opportunité de briller à la place où son père l'aurait voulu. Il n'était plus triste, simplement vide lorsque les vagues insolentes de rage ne berçaient pas son cœur. Cette décision n'était pourtant pas un caprice, des paroles jetées dans la démesure complète d'une situation qu'il regretterait. Il voulait être là. Il devait être ici. La mâchoire serrée, il se tourna vers l'un des subordonnés qui lui annonçait sa venue sous la maigre lumière des néons ternis. Zemo était las d'attendre mais n'en avait pas le choix, HYDRA était l'unique organisation vers laquelle il pouvait se tourner après avoir tristement assisté à la mort de ses proches. Tous. Un à un jusqu'au dernier. Il n'y avait plus qu'en lui la froide intention de monter les échelons, à la hauteur d'Heinrich, même si cela signifiait de devoir se coucher tel un chien durant les premières années. Que disait-il.. semaines. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne parvienne au but fixé – passer d'un simple poste d'ingénieur à celui de tête - et soit dans les bonnes grâces de cette pieuvre aux idées sophistiquement avancées bien que modelées sur des principes qu'il avait toujours approuvés. Rigueur, méthode, destruction.

We can be heroes
Inexplicablement, il l'avait repérée. Une écorchée, une oubliée. Elle n'avait rien à perdre mais tout à gagner et c'était dans cette optique qu'il l'avait choisie. Non pas parce que son joli minois lui plaisait mais parce qu'elle avait le potentiel. Ce qu'il, en somme, recherchait. La malséante envie de tout détruire le poussait à reprendre les quelques idées farfelues de son père. Une nouvelle équipe des Maîtres du mal. Des fous. Des puissants. Des déchaînés qui l'accompagneraient dans sa quête de vengeance contre ceux qui lui avaient tout arraché. Et Melissa était une pièce qu'il ajoutait à son échiquier. Elle n'était pourtant pas facile à conquérir, un esprit rebelle et des idées confuses, de beaux traits qui renfermaient des années de douleur. Elle était comme ça, Mimi. C'était sous ce nom qu'il l'avait connue lorsqu'il l'avait récupéré, prenant soin de remplir sa tête en lui parlant de tous les projets qui les attendaient. Elle était heurtée, il était doué. De bonnes paroles et de la conviction, il lui en avait fallu beaucoup pour la tirer de là où elle avait été laissée. Pour la garder à ses côtés alors qu'elle n'avait plus la moindre étincelle en elle.  La plus dure à apprivoiser là où Abe n'avait même pas hésité, où Karla n'avait même pas pris une seconde de réflexion avant de se rallier. Cette équipe était parfaitement imparfaite et sentait bon la future mascarade, de petits criminels aux noms négligés qu'il remettrait sur pieds pour contenter ses ambitions.

« Ich will das tun.. » Les mains posées sur le bureau du président, il y avait là une certaine note de défi dans sa voix. « Das was meine Idee, es wird funktionieren. » Convaincu, il s'y perdait. Tout le mérite qu'il se donnait sans que cela ne soit encore mis en place, c'était parce qu'il avait la vive certitude que tout prospérerait. Trop ambitieux, trop méticuleux. Il sentait le jugement dans le regard de son interlocuteur qui soupesait tous les mots qui quittaient sa bouche ordinairement si convaincante. Helmut ne prenait pas non pour une réponse. Il ne tolérait pas l'échec. Johann devrait d'ailleurs songer que cette visite n'était que par pure courtoisie. Il devrait le craindre, après tout l'effort fourni pour en arriver à cette place dans l'organisation, après cette longue vie semée d'embûches, le Baron ne savait renoncer et l'équipe qu'il avait formé n'avait même pas besoin d'une foutue bénédiction du gouvernement. Néanmoins, le gouvernement était Schmidt et Schmidt était ce qui s'apparentait le plus à un supérieur. À un bourreau. Et les Killjoys ne seraient que d'autant plus populaires si Mike Pence les supportait. Des figures divines venues pour enfoncer les déchus, sans compter qu'avec cet aval ils auraient des permissions dorées. « Ne nous fais pas honte, Helmut. » La retenue dans les commissures de ses lèvres, il ne devait pas se montrer trop fier malgré sa réussite probante. Sauf que bientôt, tout ne serait que du passé. Il dominerait.  


Dernière édition par Helmut J. Zemo le Ven 19 Mai - 16:13, édité 13 fois
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HELMUUUUUUUUUUUUT
Donc c'est toi qui vas venir foutre la merde avec ma team hein Fais gaffe, je t'ai à l’œil.
Bienvenue parmi nouuuuuuuuus  :keur: (enfin plutôt rebienvenue si j'ai bien compris ?)
Je suis trop content de voir ce perso joué et j'ai vraiment hâte de voir ce que tu vas nous faire  :hysteric:
Bon courage pour ta fiche et n'hésite pas si tu as la moindre question  :cute:

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Guten Tag
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HELMUUUUUT YAAAAS :hysteric:
rebienvenuuue sur tna, Léna a tout dit alors bon courage pour ta fiche et j'espère que tna te plaira de nouveau I love you

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the concept of the mask
Tu dois offrir tes talents au monde, une fois que tu auras découvert comment les exploiter. Peter tu es mon héros. @oncleben ≈ the amazing spiderman©️ alaska.  

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Rebienvenue sur le forum, amuse-toi bien parmi nous :cute:
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Rebienvenue parmi nous avec Zemo :inlove:
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Bienvenue à toi et bonne chance pour ta fiche!

Et fais gaffe le vilain, je t'ai à l’œil.
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Bienvenue :keur:
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Re-bienvenue sur le forum :keur:
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Bruuuh, merci, vous êtes tous bien fort mignons ! :cute: :keur:

Sauf Lena et Natoune qui cherchent déjà le trouble, j'suis pas vilain et j'viens pas foutre la merde, arrêtez vos conneries pardi.
J'espère que l'interprétation du personnage plaira, au plaisir de vous recroiser. :whaaat:
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Zemo Victor est… presque ravi.

(Je plussoie grandement le choix de la célébrité Arrow )
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WILLKOMMEN :hé: :hé: :hé:
JE DIS OUI A CE CHOIX DE PERSO + D'AVATAR + AU DÉBUT DE CETTE FICHE. trop hâte de voir helmut en rp sur le forum :shon: j'espère que tu vas t'éclater ici et avec ce perso :cute:
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HELMUT ET PUIS CE CHOIX D'AVATAR PARFAIT!!!!!! JA JA JA ICH LIEBE DICH HERR ZEMO JPPDIFHSIPHFSIDPFH. :hysteric: :hysteric: :hysteric: :hysteric: :hysteric:
on va être amis toi et moi j'le sens.
WILKOMMEN INDEED, bon courage pour la rédaction. :pink:
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