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 Until we meet again | Speerrel Girl

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Until we meet again

Robbie & Doreen

Doreen faisait les cents pas dans Central Park, en dessous de l'un de ses célèbres ponts. Elle avait reçu, la veille, un message de celui qui partageait son cœur, un message après des mois de silence. Elle avait hésité à répondre, ou plutôt, elle avait hésité sur quoi lui répondre. C'était la première fois que son petit ami disparaissait de la sorte et refaisait surface – nous éviterons de mentionner le fait que c'était aussi le seul petit ami qu'elle n'avait jamais eu et que donc elle n'avait aucune référence pour comparer.  Elle avait accepté de le revoir, une pulsion surtout dirigée par son cœur qui n'en pouvait plus de son absence. Mais plus le temps s'écoulait et plus le soleil finissait sa course vers l'horizon et plus elle stressait à l'idée de le revoir. Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire ? Quelle serait la réaction de son amour ? Et quel allait être la sienne ? Comme seule confidente de ses angoisses, Tippy Toes se tenait dans un coin dans l'une des arches du pont et regardait sa maîtresse et amie avec un regard intrigué. "Qu'est-ce que tu ferrai toi ?" questionna la dame écureuil à son amie rongeur qui descendit de sa structure métallique. "Squeeak…" Doreen souffla. Il était ridicule de demander à un écureuil des conseils en amour et la réponse qu'on venait de lui fournir en était la preuve. Elle s'adossa sur le mur avant de se laisser tomber le long de ce dernier pour s'asseoir et laisser Tippy se poser sur son genou. "Et si je n'y allait pas ? Ce serait peut-être mieux ainsi." Parfois, il était bien plus important de se laisser guider par son cœur que par sa tête, cette dernière étant responsable de ce frein qu'elle s'imposait.

"Squeak." Le rongeur s'approcha encore un peu plus, pour se retrouver juste en dessous de son visage. "Squeak, squeaaaak squeaaaaaaaaaaaaak." Le jeune femelle faisait des grands gestes pour accompagner ses dires, qui au vu de l'intonation des petits cris, ressemblait plus à un remontage de brettelle qu'à des mots d'encouragements. Il fallait bien avouer que depuis les évènements qui les avaient séparés, la protectrice de Central Park n'avait pas passé un jour sans le mentionner d'une manière ou d'une autre, ce n'était pas pour rebrousser chemin maintenant qu'il était de retour. Le discours de la petite créature sembla la convaincre, faisant un petit signe de la tête pour acquiescer avant de se relever. "Bien, tu as raison." Elle expira un grand coup pour se donner l'ultime courage et regarda en direction du soleil pour se rassurer de ne pas être en retard… bon pas trop en retard finalement. Elle commença alors à courir dans la direction du rendez-vous, le lieu de leur première rencontre. Elle y arriva assez vite… et il était là déjà. Elle s'arrêta à quelque mètre, dès qu'elle put reconnaitre sa silhouette. Son cœur battait à vouloir en sortir de sa poitrine. Elle attendit qu'il se tourne dans sa direction, le rongeur attendant également à ses pieds. Puis, il la remarqua, un éclair parcourant l'écart qui les séparait, un nouveau coup de foudre pour la jeune fille qui prit ça pour un coup d'envoi, se remettant à courir dans sa direction. Elle bondit vers lui, les bras ouverts pour l'enlacer, juste le serrer fort contre son petit corps. Pas une parole, rien, elle n'en avait pas besoin et à présent, elle savait que toutes ses inquiétudes s'étaient évaporées. Il était là et le monde pouvait bien sombrer, elle s'en moquait à présent.

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UNTIL WE MEET AGAIN
J’ai attendu si longtemps avant de réussir à franchir le pas… avant d’en arriver là.

La pulpe de mes doigts courent ma peau froide et zébrée de cicatrices. Il y a une plaie qui pleure et je la veille jusqu’à ce qu’elle cesse d’évacuer le rouge de mes pores. Je crois que c’est l’une des dernières. Je crois que je n’ai pas envie qu’elle me voie avec des blessures fraiches. Elle n’est pas prête à me voir ainsi, à me redécouvrir sous ce nouveau jour. Doreen ne supporterait pas. Pourtant ce n’est pas autrement que j’ai choisi de survivre. J’aurais pu me bander les yeux, me trancher la langue, me défigurer à la face du monde. J’aurais pu me mentir à moi-même mais ce n’est pas un choix qui m’ai été donné de faire. Il faut simplement que tout cela cesse, et ma quête de rédemption fait partie de ce plan. Un zeste de macabre pour un cœur de lion, blessé qui plus est. Mais un cœur qui battait toujours et avait encore la force d’avancer.

J’ai tant envie de la voir…

Je me suis fait violence pour ne pas porter mon armure à partir de la mi-journée. J’ai refusé de voir qui que ce soit et me suis à peine nourri ce midi au réfectoire. J’y ai croisé certains Thunderbolts. Des visages que j’ai appris à connaître sans chercher à aller gratter leur carapace. Certains ont tenté de le faire à mon égard, je ne me permettrais jamais une telle indiscrétion aujourd’hui. Leur passé ne m’intéresse pas. J’ai déjà suffisamment à porter avec le mien, qui est un véritable fardeau bardé d’épines — et c’est peu de le dire. Niels ronronne sur mon flanc, où il s’est lové depuis que je me suis allongé sur mon lit de fortune. Je sens les battements de son petit cœur, lents et réguliers. J’essaie de me concentrer sur les siens lorsque je m’arrache à la contemplation du plafond pendant de longues et interminables minutes, qui finirent par se traduire en heure. Parce que les miens me font mal.

C’est bientôt l’heure… ça y est, enfin… j’ai mal au cœur. Je crois que j’en ai souri.

…alors pourquoi ai-je si peur ?

Je finis par me lever lorsque mon téléphone se mit à vibrer. J’ai la peur au ventre, littéralement. Je me sens affreusement coupable. Pour tout, mais aussi pour elle. Et c’est encore trop. Je me pince la lèvre inférieure. Trop fort. À sang. Je soupire de contentement en prenant ma tête dans mes mains maigres et abîmées — je l’ai bien mérité, et quel soulagement. Je passe ma langue sur la petite plaie, puis le bout de mon index, qui se marque de pourpre. Je n’aime toujours pas le goût de mon sang. Ne m’y habituerai certainement jamais.

J’ai pris de l’avance, je revêts une parure civile et rabat ma capuche sur ma tête. Mon visage est connu, bien trop connu, et lorsque je ne porte pas l’armure, je ressens encore le besoin de laisser un voile protecteur se rabattre au mieux pour cacher mon identité. La préserver. Car je n’ai aucune envie d’être re-projeté dans ce passé douloureux ; si proche. Je ne veux pas qu’on me rappelle ce que j’ai fais, ou plutôt ce que je n’ai pas su faire. Je ne veux plus être ainsi maltraité. Je sais que je suis coupable — je sais qui j’ai tué — combien ils étaient — et aujourd’hui je payai chaque seconde pour ça.

……………Mary…………Justin………Louis………trente-six…sept………huit…………je continue de marcher jusqu’au point de rendez-vous, mon cerveau tourmenté ressassant ces informations sans cesse. Mary avait une petite sœur. Elle aurait pu l’avoir grandir. Je l’ai privé de ça. De ces souvenirs qu’elle ne créera jamais. De cet amour. De cette famille aujourd’hui brisée. Je me déteste. Je suis désolé. Tellement désolé.

J’arrive à Central Park. À l’endroit dit. Je ne m’assois pas, même si mes jambes me semblent être étrangement lourdes. Du coton griffé de toutes parts, élimé par mes soins. J’ai croisé mes bras fort contre moi pour mieux sentir les plaies les plus fraiches tirer ma peau. Vivre. Vivre. Survivre. J’ai besoin de la voir… j’ai besoin de lui dire…

Je ne suis pas serein. Je suis nerveux, la tête me tourne. Le stress m’a rarement fait de telles choses. Peut-être n’y a-t-il pas que ça.

Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que quelque chose ne va pas ? Des frissons…

Je rentre un peu ma tête dans mes épaules, soupirant les yeux clos. Je me sens pas bien. Je me sens pas bien et j’ai l’impression que ce n’est pas ce que je crois. J’ai chaud… ou peut-être ai-je froid ? J’expire difficilement l’air que j’ai contenu dans mes poumons… vérifie une fois mes messages avant de remettre le cellulaire dans la poche de ma veste qui couvre mon sweat-shirt à capuche. Je pivote, lève un peu le nez et l’aperçois. Je ne rêve pas.

Le temps s’arrête un instant alors que mes bras se décroisent lentement, mes extrémités tremblantes. J’en ai les larmes aux yeux en quelques secondes, avance dans sa direction doucement alors que Dolly court dans ma direction. J’en ouvre mes bras et la réceptionne, la serrant de toutes mes forces. Je ne pus contenir ces larmes chaudes qui marquèrent mes joues. Le silence de mise alors que je tente de faire passer cette boule dans ma gorge qui m’empêchait de prendre la parole. À défaut, je laissai mes émotions prendre la place qui leur revenait de droit, expirant lentement mais difficilement.

Tout mon corps me fait mal en cet instant mais c’est son corps contre le mien qui m’importe plus que tout autre chose. C’est son cœur entre mes doigts, ses lèvres contre les miennes. Je me détache un peu d’elle, lui prenant le visage entre mes mains tremblantes. Nos souffles s’entrechoquent doucement alors que je soude mon regard mouillant au sien, caressant ses joues, l’admirant comme le bijou inestimable qu’elle peut valoir à mes yeux. Quelques secondes avant de poser mes lèvres contre les siennes, baiser qui parvint à raviver la douleur et la joie mêlées. J’osai un second, puis un troisième, la reprenant une nouvelle fois dans mes bras. « Je t’aime. Pardonne-moi… pour tout. Je ne t’abandonnerai plus. Jamais. »
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Until we meet again

Robbie & Doreen

Ses lèvres se mêlaient aux siennes dans un baiser qui lui avait bien trop manqué. Elle se revoyait, quelques années plus tôt, avant cette guerre, avant cette catastrophe, quand elle n'était qu'une simple groupie face au héros du moment. Elle était plus à l'aise que la première fois qu'il lui avait capturé les lèvres mais tout autant surprise. La jeune héroïne n'était pas réellement connue pour ses conquêtes qui se comptaient au nombre incroyable d'une seule personne, présente ici même. Personne n'avait réellement jamais voulu d'une fille avec une queue d'écureuil à l'arrière, tout le monde sauf lui. Elle sentait l'étreinte de ses bras, tout en écoutant ses paroles. Il ne voulait plus l'abandonner mais il semblait plus ne plus vouloir la laisser partir. Elle se lova dans le creux de son cou, laissant elle aussi de maigres larmes couler le long de ses joues. Sa queue, elle, tremblait machinalement en se balançant de gauche à droite. Elle finit par le repousser légèrement de ses bras, sans utiliser sa super-force. Elle ne voulait pas qu'il s'éloigne, juste lui permettre de respirer un peu plus, d'autant qu'il n'allait pas rester ainsi comme des statues de sel pour l'éternité, même si l'idée ne lui déplaisait pas.

Elle sourit légèrement en voyant le visage de Robbie transformé en fontaine et, du revers de la main, lui essuya les joues doucement, sans même se soucier que les siennes étaient dans le même état. Elle avait le droit elle, mais pas lui, le seul véritable héros. Se plaçant sur la pointe des pieds, elle conclut avec une bise sur la joue avant de laisser ses mains glisser le long des bras de son amour pour emprisonner ses mains. Elle resta, lui caressant le dos des mains à l'aide de ses pouces. "Viens, marchons un peu." Lança-t-elle toujours avec un sourire, comme si tous les malheurs qu'ils avaient pu enduré n'étaient que de l'histoire ancienne. Peu importe qu'il était un ancien condamné, elle savait qu'il n'était qu'une victime dans cette histoire, un coupable désigné pour une catastrophe qu'il fallait très vite pousser sous le tapis. Et personne ne pouvait dire le contraire, pas même celui qui se trouvait en face d'elle en ce moment. Elle lui lâcha une main mais laissa l'autre dans son étau, ne voulant pas non plus qu'il s'échappe et commença à descendre le long du chemin vers l'intérieur du parc. Tippy de son côté suivait le cortège sans réellement vouloir interférer dans les retrouvailles mais en gardant toujours un œil sur son amie pour ne pas qu'elle fasse une bêtise de plus.

Elle s'arrêta finalement au bord d'un des points d'eau du parc. L'endroit était peu fréquenté, si ce n'est par les passants et autres joggeurs mais personne n'était réellement arrêté là. La courte marche s'était faite en silence, leur présence seule suffisant à combler l'autre. Elle l'entraîna jusqu'au bord même du lac, sans réellement lui échanger un regard. Là, elle baissa la tête pour observer le reflet des deux tourtereaux et soupira légèrement. Elle déposa sa tête contre le bras du jeune homme et de sa main libre commença à lui caresser ce même membre. "Pourquoi…" commença-t-elle d'une voix hésitante en brisant ainsi le silence établi. "Pourquoi est-ce que tu n'es pas revenu plus tôt ?" Elle le savait bien sorti depuis quelque temps alors pourquoi est-ce qu'il n'était pas tout de suite venu la voir. Derrière elle, la jeune écureuil se frappait le visage avec sa petite patte. L'empêcher de faire une bêtise, n'est-ce pas.

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