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 I want to disappear ▵ william

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it's a revolution, i suppose
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I want to disappear
william & riley
that's the funny thing about destiny
it happens whether you planned it or not.
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Être différent n'est pas toujours une bonne chose. Certes il est plaisant de ne ressembler à nul autre, mais l'originalité peut aussi mettre en danger n'importe qui. Jalousie et peur, ce sont les maîtres mots qui peuvent pousser quelqu'un à tuer. Riley ne le savait que trop bien. Depuis quelques temps elle était devenue une cible pour chaque personne ayant en horreur les mutants. Elle qui n'était qu'une fragile jeune femme au don si particulier et désireuse de vivre une vie simple était constamment chassée et traquée par le gouvernement. Pourquoi restait-elle dans cette ville immense où super-héros rimait avec massacre ? New-York était le seul endroit qu'elle connaissait. Le seul lieu où elle pouvait se sentir chez elle, même si ça ne durait que quelques jours. Alors elle vivait comme elle le pouvait, vagabondant de quartier en quartier, trouvant un job pour seulement quelques jours avant de fuir à nouveau. Personne ne voudrait d'une telle vie. Mais c'était la seule option qu'elle avait. Elle pouvait parfaitement rejoindre le gouvernement et rentrer dans une armée faite exclusivement de mutants mais que pourraient-ils bien faire d'elle ? L'obliger à se transformer en corbeau pour espionner ? Devenir un ours pour tuer des humains innocents ? Riley n'avait rien d'une criminelle ni même d'une espionne. Il lui restait encore un peu de liberté, et elle avait décidé de fuir plutôt que de devenir une arme destructrice.

Des bruits de pas effrénés et des cris haineux emplis d'injures résonnaient dans les rues de New-York. Qu'avait-elle fait pour mériter cela ? Rien d'exceptionnel, hormis qu'elle était une mutante. Ce genre d'humain aux capacités surnaturelles qui effrayaient bon nombre de gens depuis quelques temps. La jeune femme qui courait n'avait rien demandé à personne et n'avait jamais blessé qui que ce soit, mais cette haine que vouait les anti-mutants aux personnes comme elle était sans limite. Ainsi, elle payait les frais des erreurs commises par d'autres, et ce depuis trop longtemps. A bout de souffle et totalement paniquée, Riley serpentait entre des groupes de personnes dans les vastes rues de la grosse pomme. A maintes reprises elle bouscula des innocents mais ne pu se retourner pour s'excuser tant sa course relevait de sa survie. Elle pouvait entendre des insultes de toutes sortes, des mots qu'elle avait déjà entendus à de nombreuses reprises mais qui continuaient de la blesser et ce pour toujours.

Riley prit un instant afin de regarder par-dessus son épaule pour s'apercevoir que le nombre d'anti-mutants avait augmenté et qu'ils ne se trouvaient qu'à quelques mètres derrière elle. Encore quelques minutes et elle tomberait entre leurs mains pour subir d'atroces violences. Elle tenta vainement de les semer au détour de petites ruelles mais jamais elle ne réussit. Leur haine semblait plus forte que tout. Riley était impuissante face à la colère qui les animaient, elle ne pouvait que fuir aussi rapidement que ses jambes le lui permettaient mais ce n'était pas suffisant. Elle tenta encore une fois de les semer au coin d'une ruelle et profita de ces quelques secondes de répit pour adopter une forme qui lui donnerait l'avantage. Elle jeta un œil au-dessus d'elle pour s'apercevoir que la rue était bien trop étroite pour qu'elle puisse prendre son envol sous la forme d'une chouette. Aucun amas de débris ne lui permettait de devenir une souris et soudainement, son salut fit son apparition. Il ne lui restait que cette chance pour s'en sortir. Sans plus attendre elle visualisa un chien et son corps obéit dans la foulée dans un halo lumineux. Désormais sur quatre pattes, Riley continua de courir jusqu'à atteindre le bout de la ruelle où elle vit sa chance. Un homme, d'apparence noble entrait dans la ruelle. La jeune femme transformée en animal pria pour que celui-ci l'accepte durant quelques instants, le temps que ses ravisseurs poursuivent sa piste dans le reste de la ville. Elle s'avança jusqu'à lui et alla se réfugier entre ses jambes, le regard rivé sur ses assaillants qui entraient à leur tour dans la ruelle. Elle pria, implora pour qu'ils passent leur chemin. Il fallait qu'ils le fassent. Sinon elle était morte et cet homme avec.

Les secondes devinrent interminables pour la pauvre Riley qui tremblait comme une feuille et était essoufflée au point d'avoir du mal à respirer. Elle espérait tant que cet homme inconnu l'aiderait à disparaître aux yeux des anti-mutants même si elle l'avait impliqué dans une dangereuse situation.

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by Wiise
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La journée allait être longue, pensait-il. Après avoir passé sa nuit sur des recherches qui n'aboutiront à rien, il semblait sur le point de s'écrouler sur son bureau. La fatigue de cette nuit s'ajoutait à un rêve hargneux qui ne voulait pas quitter son esprit. Ça lui avait provoqué d'affreuses migraines et n'avait pas aidé pour ses recherches. Il bailla à s'en décrocher la mâchoire, se cachant derrière sa main, ayant toujours des politesses et principes de petit prince. Il avait besoin d'une pause, sinon il allait vraiment exploser. Autour de lui, ses collègues étaient bien trop bruyants, bien trop présents. Il travaillait bien mieux dans un silence calme et reposant. William se leva de sa chaise et partit rapidement vers le petit jardin qui était normalement là pour la pause des fumeurs. Au moins il savait que personne ne viendrait le déranger. « Will ? » Il eut une légère grimace, bien sûr, c'était trop beau pour être vrai. Il était juste irrité, plus que d'habitude. « Hm ? » C'était Eirik, un gars du service photographique. Il l'avait connu lorsqu'on lui avait forcé à faire équipe. Et franchement pas emballé – William aimait travailler seul, il tenta de lui faire vivre l'enfer. Cependant, il n'avait pas prévu qu'Eirik avait un caractère semblable au journaliste sur certains aspects. Finalement, après une petite guerre, ils avaient trouvé un équilibre précaire entre eux. Et ils faisaient un duo remarquable, n'échangeant que rarement de mot mais se comprenant si bien.
Cette relation lui plaisait beaucoup même si de temps en temps, ils se disputaient très violemment. Ça lui rappelait vaguement quelque chose mais encore une fois, il ne savait pas quoi. Le photographe se posait à ses côtés tout en respectant l'espace vital de chacun. « T'as encore ces migraines ? » William n'eut qu'un hochement de tête, se permettant avec lui de parler de ses cauchemars. Eirik le comprenait, d'une certaine façon et respectait ses silences. Pas comme certains de ses collègues qui le harcelaient de questions pour savoir ce qui le rongeait. Lui-même ne savait pas. « Cauchemars ? » Demandait cette fois-ci le photographe en prenant une cigarette, n'en proposant pas à William car il savait que ce dernier détestait le goût. Il avait déjà tenté et avait vomi son déjeuner sur la veste préférée d'Eirik. Non, plus jamais. « Je ne les comprends pas, ça m'agace. » Eirik joua des épaules avant d'étendre ses jambes devant lui, tirant sur sa cigarette avant de souffler une lente bouffée. « Faut laisser ton esprit te le dire et pas l'bloquer. » Répliquait alors le photographe, s'attirant le regard noir de William. Il savait cela, mais il en avait peur. Il avait au fond de lui, peur de ce qu'il allait comprendre. Il se battait farouchement contre lui-même.

Discutant un petit moment avec son partenaire de mission, il finit par se lever lorsqu'Eirik dû aussi reprendre le boulot. De retour dans son bureau, il semblait plus léger. William finit sa journée sans nouvelle pique de douleur et c'était vraiment agréable. Car malheureusement pour lui, les médicaments n'avaient aucun effet sur lui. Lorsqu'il fut chez lui, comme chaque soir, sa petite routine se mit en place. Il prit une longue douche, se détendant sous le jet avant de se promener dans son appartement. Un tour dans son réfrigérateur lui apprit qu'il devait faire des courses. Heureusement pour lui, il lui restait du temps avant que les premiers magasins ferment. William prit alors l'un de ses costumes, celui ayant l'air le plus posé. Il avait une lubie pour les costumes, adorant réellement ça. Il aimait l'aspect, leur tenue et la texture. Il se sentait très confortable dedans et en mettant la majeur partie du temps.
Il ne put retenir un léger soupir lorsqu'il sortit de l'immeuble, profitant de chaque fois où il pouvait respirer cet air saturé en pollution la majeure partie du temps mais qui sentait tellement la liberté. Dans une petite quincaillerie à côté de son immeuble, il prit de quoi se faire son repas de la soirée. Il prendrait son petit déjeuner à son bureau et ferait les courses sans aucun doute le lendemain comme il avait son après-midi de libre. C'était parfait. William souriait, satisfait, aimant quand tout se passait comme il avait prévu. Il était peut-être maniaque du contrôle sur les bords. On le lui reprochait d'ailleurs beaucoup mais il s'en fichait pas mal. Son repas se résumait de viande rouge et d'haricot vert, emballés soigneusement dans son sac plastique. Sur le chemin du retour, il vit cependant une scène dont il était rarement témoin. Un chien courut en sa direction, semblant paniqué. Mais il ne reculait pas ou ne se protégeait pas, il savait que ce chien n'en était pas réellement un. Comme si le mot "mutant" était inscrit sur son front. Il le sentait et en était persuadé de tout son être. Cette personne était pourchassée, voyant ses agresseurs arrivés au bout de la ruelle. Devait-il faire son devoir de citoyen, jeter ce chien, cette personne et la rendre aux autorités ? Il ne voulait pas prendre partis dans cette guerre et pourtant. Il se pencha vers le chien, caressant sa tête en jouant le jeu, un sourire heureux sur les lèvres. « Vår ! Ne t'éloigne pas ainsi de moi, tu vas me faire avoir des problèmes cardiaques avant l'heure. Allez, on rentre. » Sa voix était emplie de soulagement et d'un soupçon de colère douce, comme s'il avait véritablement perdu son animal. Il lui fit une dernière caresse avant de partir vers son immeuble, le surveillant même s'il savait que le chien le suivrait, collé contre ses jambes.

Discrètement, William jeta un regard en arrière, voyant le petit groupe partir plus loin, semblant avoir trouvé une quelconque trace. Il ouvrit naturellement la porte de son immeuble pour laisser passer la personne transformée. Il la guidait sans la regarder une seule fois. Peut-être prendrait-elle peur et partirait en courant. Mais entre lui et les anti-mutants, le choix était vite fait. Faisant attention qu'aucun de ses voisins n'étaient dans les parages, sachant les animaux interdits. Une fois chez lui, il ferma la porte à clef et déposa ses courses sur sa table. Sans s'arrêter, il continua jusqu'à sa chambre pour en revenir avec un drap qu'il jeta vers le chien encore là. « Retransforme-toi. » Ordonnait-il, bien plus calme et froid. Sans la regarder pour lui laisser une certaine intimité, il prit un verre pour le remplir d'eau, se doutant qu'avec sa fuite, cette personne aurait soif et faim, sans doute fatiguée. Pourquoi faisait-il ça ? Franchement, il n'en savait rien et ne voulait pas se triturer les méninges pour savoir alors que celles-ci le laissaient en paix. Le journaliste posa le verre sur le bord de la table avant de s'en éloigner, mettant de la distance entre eux, autant pour elle que pour lui. « Et si j'avais été un anti-mutant aussi ? Tu tiens si peu à la vie que ça ? Si tu voulais te suicider, tu aurais pu le faire avec quelqu'un d'autre que moi. » Il était dur, froid mais voulait faire réagir cette personne. Elle était inconsciente de prendre autant de risque. Il savait de loin ce que vivait ces personnes mais ça n'en restait pas moins dangereux et stupide. 'Je suis le seul rationnel', sembla souffler une voix dans un coin de sa tête mais il refusait de l'entendre. Pas ce soir, il avait déjà trop de chose à gérer.

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