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Ils étaient de retour dans l’appartement de la jeune femme. Margaret se rendit compte qu’elle retenait son souffle depuis un petit moment. Son cœur battait vite contre sa poitrine et elle sentait bien le contrecoup de la tuerie qui venait d’avoir lieu. Tout son corps venait de se mettre à trembler et elle dut s’asseoir sur une chaise pour éviter de s’effondrer sur le sol. « Quelle journée. » Elle revoyait bien les Sentinelles se tourner en direction d’innocents. Et elle entendait encore les hurlements des enfants qui se faisaient abattre. Des. Enfants. Elle ferma les yeux pour essayer de chasser la sensation de malaise qui la guettait. Ça s’amplifia lorsqu’elle se rappela qu’elles avaient été séparées avec Azalea. Elle finit par attraper son téléphone et pianota un message rapide pour sa sœur. J’espère que tu vas bien et que tu n’es pas blessée, réponds-moi dès que tu es en sécurité. Sa famille sera toujours une priorité. Elle faisait partie des aînés et c’était son devoir de s’assurer que les plus jeunes allaient bien. « Tu veux un thé ? J’ai besoin d’un thé. » Fit-elle en se tournant vers Aion. Elle ne lui laissa pas tellement le choix.

Elle devait mettre cet événement de côté. Ce n’était pas le moment pour elle de penser à ça. Il y avait plus urgent, plus important. L’examen du lendemain par exemple. Elle n’avait pas suffisamment travaillé ces dernières semaines alors qu’elle le devait. Ça, c’était important. Elle devait s’en préoccuper plus que du reste. Margaret se leva de sa chaise et alla remplir sa bouilloire d’eau avant d’enclencher le bouton pour la faire chauffer. Elle prépara deux tasses qu’elle posa sur le rebord, juste à côté de sa gazinière. Ses gestes étaient mécaniques quoi qu’un peu tremblant. Margaret n’était pas du genre à parler, elle gardait toujours tout pour elle-même. Si avant elle était toute seule pour partager ses pensées, maintenant elle devait apprendre à composer avec Aion. Et ce n’était pas évident de lui cacher quelque chose. Voire totalement impossible. Mais Margaret n’était jamais du genre à parler. Cette journée, elle allait faire comme le reste : l’enfouir au plus profond de sa mémoire et refuser d’admettre que oui c’était traumatisant de voir des gamins mourir sous des balles de Sentinelle. Et qu’elle n’était pas d’accord avec ces nouvelles réformes non plus au final. Les Sentinelles étaient trop risquées comme solution. Elle ne s’était pas posé plus de questions parce que le recensement ne concernait pas Aion. D’après ce qu’elle avait compris, lui, c’était un magicien, sa magie n’était pas détectable par tout le bordel que le gouvernement avait mis en place.

La magie ne se détectait pas.

Alors finalement, elle avait abandonné l’idée de se sentir concernée par tout ça.

II n’y avait pas de mutants dans sa famille non plus.

L’eau commença à faire de grosses bulles et la bouilloire se mit à siffler. Maggie la débrancha et versa l’eau chaude dans les tasses. Elle les prit dans ses mains et se retourna pour les poser sur la table. Elle n’avait pas pensé au fait que c’était brûlant. Elle grimaça et les lâcha d’un seul coup, les laissant se briser au sol. « Hé merde, c’est pas vrai ! » Elle jura, laissant transparaître sa première émotion depuis leur retour ici : la colère. En soi, ce n’était pas grave, juste de l’eau et des morceaux de tasse un peu partout à ramasser. Il n’y avait pas mort d’homme, mais Margaret commença réellement à s’énerver : « Je pouvais pas faire attention, non ? » La question était rhétorique évidemment, mais elle avait besoin de la formuler à voix haute. La colère grimpa un peu plus lorsqu’elle commença à râler encore et toujours plus sur sa maladresse, sur cette journée vraiment merdique et sur le fait que bon sang, Mycroft faisait beaucoup trop de bruits là maintenant tout de suite. Le pauvre lapin était dans la chambre de la jeune femme en train de grignoter du pain dur. Et ce bruit plus que tout autre chose agaçait Maggie au plus haut point alors qu’habituellement elle ne faisait pas attention aux bruits que faisait son lapin. Elle enjamba la grosse flaque d’eau bouillante et de débris de tasses et alla claquer la porte de sa chambre avant d’attraper son balai. Elle épongea le sol et retomba dans le silence.

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Enfin. Ces lieux marqués par l’odeur de mort et de désespoir sont laissés derrière eux.

Presque aussitôt après, ils sont à nouveau enfermés dans la chaleur familière de son appartement. Aion ne pipe pas mot, la laissant s’agiter. Les émotions qui la tiraillent sont bel et bien présentes, et on ne peut plus difficiles à canaliser. Le sorcier échappe un soupir nasal alors que ses mains se joignent dans son dos, la toisant d’un regard circonspect. Oui il avait été soucieux. Et non il ne l’avouera pas ouvertement. Margaret envoie un message à sa sœur — il ne comprendra décidément jamais les liens familiaux entretenus par sa porteuse. L’homme jette un coup d’œil par la fenêtre, puis sur l’ouvrage qu’il avait laissé ouvert à la même page avant son départ. Il se concentre sur le flux émotionnel et le débit de parole - comme de pensées - provenant de la jeune femme. « Tu veux un thé ? J’ai besoin d’un thé. » Et il ne répond pas, après tout il s’agit là d’une question qui n’attendait pas une véritable réaction de sa part. (D’autant qu’il est le premier à ne jamais refuser ce genre de propositions.) Si elle fait du thé, il y en aura bien assez pour deux. Sauf qu’il n’a pas envie de ce thé-là. Secrètement, Aion cultive une initiative qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans son esprit. Elle ne parlera jamais, ne se déchargera pas. Pas tant qu’elle sera aussi proche de sa propre vie, des événements qui ont pu la secouer, et toutes ces choses dont il a lui aussi connaissance de par leur lien viscéral.

Il la suit toujours silencieusement, sent venir la maladresse, non moins alerté par sa fuite de pensées et son hébétement. C’est ça, Margaret avait la tête ailleurs, et sa nervosité était due au processus qu’elle s’évertuait à mettre en place pour se protéger : l’assimilation dans le mutisme.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne réagit pas verbalement, pas même lorsque la douleur vient aussi mordre sa peau, le faisant fermer les yeux et grimacer succinctement. Il avait beau être insensible à la chaleur et aux brûlures, Margaret ne l’était pas et la sensation de douleur se transmettait de la même façon. Ceci semble réveiller un peu le sorcier, l’amenant à prendre une décision.

Une petite mare d’eau est éparpillée par terre avec des tasses écaillées. Elle aurait dû lui demander de le faire. Ça aussi, elle ne l’aurait sans doute jamais fait. Il s’approche un peu, lui glissant quelques mots. Enfin. « Lâche donc ça, veux-tu… ? » Sans que cela ne l’étonne, elle ne s’arrête pas. Margaret est nerveuse. Le sorcier leva les yeux au ciel un bref instant avant de reporter son attention sur Cendrillon. D’un geste de la main, la magie filant entre ses doigts, il fait solidifier l’eau, qui se cristallisa avant de finir en glace compacte jusqu’à en adhérer complètement au sol. Chose qui empêcha la porteuse - de manière plus grossière - d’aller au bout de son entreprise. Il utilise rarement la magie en sa présence. « Je te demande seulement de m’écouter, bien que ce soit tâche ardue te concernant. » L’homme va chercher son regard de ses clairs, replaçant sa main avec sa sœur dans son dos.

Le risque aurait pu être plus grand aujourd’hui. Il aurait pu perdre sa porteuse et retomber dans les limbes. Au final, plus d’inquiétude que de mal à proprement parler. Si ce mal était matérialisable, du moins. Le mal qui préoccupait Aion — enfin, semblait le piquer plus qu’autre chose — était invisible, sauf à ses yeux. Il sait que ce comportement lui sera dommageable sur le long terme. Qui l’usera jusqu’au jour où elle en trépassera. Aucun humain n’est immunisé face à la fatigue psychique ou toute autre forme de souffrance invisible, qui finit par prendre l’aspect d’une gangrène pernicieuse. Cela crée une fragilité. Une instabilité — et là où l’illusion nous montre un château de pierre, il ne s’agit que de cartes. Aucun humain n’est infaillible. Aion l’a appris à ses dépens.

La colère qui pique Margaret veut le contaminer, mais il fait barrage autant qu’il le peut.

« Je refuse que tu enterres ces événements comme le reste. » C’est ainsi posé, et peu importe la façon dont elle réagira, c’est une requête sincère. Et il fera en sorte de lui faire entendre ce qu’il a à dire. « D’où viens cette colère ? » lui demande t-il calmement, la toisant de ses yeux anormalement clairs. Oh, il sait que ce ne sera pas mince affaire. Les premiers mots qu’il entend ne le ravissent pas particulièrement. *Tu as la dérobade facile, Margaret.* La vérité qui vient la secouer jusque dans ses hautes-sphères psychiques. C’est volontairement qu’il a usé de la télépathie pour lui faire cette remarque, qui ne plairait à personne qui l’entendrait - surtout s’il s’y reconnaissait.

Il patiente, mais la colère grignote un peu trop cette barrière qu’il tente de garder dressée. Il clos ses paupières sous l’émotion qui l’effleure, le dérange. L’homme rouvre quelques instants plus tard ses yeux et les pose à nouveau sur elle. « Tu as le droit d’éprouver de la colère. Comme tu as le droit d’éprouver bien d’autres choses. » Et la fin de la phrase fait évidemment mention de ce qu’elle refoule. Et poursuit, après avoir apposé un léger silence. « Suis-moi. » avant de tourner les talons pour se rendre dans la pièce principale. Il décroche la veste de la jeune femme et revient à ses côtés, lui présentant l’habit pour l’enfiler. « Tu permets ? » De toute évidence, ce serait un gain de temps certain si c’est lui qui l’aide à l’enfiler, profitant de l’effet de surprise. Elle n’aurait cessé de lui poser des questions, et plus encore…
Il faut croire que la surprise gagne du terrain, la noyant dans une certaine forme d’incompréhension. Pour sa défense, il lui assura. « Crois-moi, tu as froid. » Pourtant ce sont ses mains brûlantes qui viennent chercher ses poignets. D'un jeu de regard discret, il vient vérifier si elle ne souffre d'aucune brûlure. « Bien. Maintenant ferme les yeux et prends trois respirations lentes. » Ça ressemble à une thérapie de relaxation vieille comme le monde. Au vu des propos précédents, ça n’aurait pas été impossible. Mais un simple sort d’apaisement aurait pu faire l’affaire, dans ce cas ; chose qu’il ne fit pas.

Elle n’a pas idée de ce qui l’attend, cette fois-ci. Et s’il faut la motiver pour qu’elle ne prenne pas ça pour une vaste plaisanterie… « Si j’étais toi, j’éviterai de sous-estimer ma patience. » Prêt à attendre autant de temps que nécessaire pour qu’elle accède à sa requête.

Et malgré tout, Margaret finit par s’y plier. Dès qu’elle eut les paupières closes, Aion canalisa sa magie. À sa seconde respiration, une énergie magique bleuâtre se manifesta en un sceau qui s’ouvrit sous leur pied. À sa troisième respiration, leurs corps s’évaporèrent dans une même lueur azur.

***

St Pétersbourg, RU
Heure locale : 23h27


Leur carcasses sont mordues par la fraîcheur que les terres russes pouvaient offrir, les températures ne dépassant pas sept degrés pour cette nuit. Bien qu’il s’agisse de l’une des premières choses qui semble l’atteindre, ce n’est pas tout à fait le cas : il ne lâche pas Margaret, qui subit le contrecoup de la téléportation longue distance. Il ne relâche pas son emprise et cherche à anticiper les éventuels aléas la concernant. *Réitère une nouvelle fois ce même exercice. Respire trois fois et concentre-toi sur ma présence.*, lui conseille t-il par précaution. Les vertiges, la sensation de vide sous ses pieds, ce sont là des symptômes on ne peut plus communs — et c’est ceux qu’il croit lire sous ses yeux. Or, chacun réagissait différemment. L’intensité pouvait s’en retrouver changée. Allait-elle se décider à exprimer ses émotions, cette fois-ci, ou continuerait-elle de nier l’évidence ?

Elle ne le perçoit pas encore, mais ils sont situés près de la Cathédrale St Isaac. La téléportation n’a pas été forcément très précise, mais il est déjà bon de signaler qu’aucun civil ne les a aperçu. Du reste, ce n’est pas un problème : ils marcheront volontiers pour se réchauffer… lorsque Margaret sortira de sa pénible phase de réadaptation. Un murmure. « Comment te sens-tu ? »
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Le pire, c’était de réussir à chasser toutes les images de son crâne. Elle revoyait en boucle les petits corps tomber un à un et le sang… bon Dieu le sang. C’était probablement ça le pire ? Le sang et les cris. Elle essayait d’éponger sans se rendre que l’eau qu’elle tentait vainement de faire partir n’existait plus sur le sol. Elle était sur le même endroit depuis quinze secondes. Une petite mare d’eau est éparpillée par terre avec des tasses écaillées. « Lâche donc ça, veux-tu… ? » Elle fit comme si elle ne l’entendait pas. Ça, elle pouvait le faire. Elle n’avait pas besoin d’aide pour éponger son sol. Elle secoua la tête malgré tout. Non. Non. Et non. Elle continua de nettoyer jusqu’à ce qu’elle sente du froid sous ses doigts. Elle redressa la tête pour jeter un regard noir à Aion. Il avait utilisé la magie pour solidifier l’eau. « Je te demande seulement de m’écouter, bien que ce soit tâche ardue te concernant. » Maggie avait envie de lui hurler dessus pour une raison obscure. La panique. La détresse. Et les mêmes images qui se jouaient encore et toujours dans sa tête. Tout ça, c’était le pire cocktail possible. Mais la colère, elle, elle ne savait pas d’où elle la sortait, pourquoi elle était là et pourquoi elle avait tant envie de l’exprimer ? Ce n’était pas quelque chose qu’elle pouvait se permettre de ressentir. C’était ridicule de sa part de se comporter ainsi. « Je refuse que tu enterres ces événements comme le reste. D’où viens cette colère ? » – « Je ne vois pas de quoi tu parles. Ce n’est pas important, je dois réviser. » Fit-elle en se redressant et déposant sa serpillère d’un geste brusque dans l’évier. *Tu as la dérobade facile, Margaret.* Margaret interrompit tout autre mouvement et darda un regard dur sur Aion. Sa mâchoire se contracta. Oui, parce qu’elle a toujours été comme ça et ce n’était pas parce qu’elle partageait son crâne avec un magicien que ça allait changer. Même si elle faisait des efforts pour compartimenter encore plus ses émotions. Elle se détourna de ce regard beaucoup trop bleu et s’évertua de ranger pour préparer son espace de travail, bien résolue à ne pas en parler. Comme d’habitude. « Tu as le droit d’éprouver de la colère. Comme tu as le droit d’éprouver bien d’autres choses. Suis-moi. » Elle le regarda disparaître dans la pièce d’à côté et revenir avec sa veste. « Tu permets ? » Elle se laissa faire, passive. « Crois-moi, tu as froid. » Les doigts d’Aion viennent s’enrouler autour de son poignet. « Bien. Maintenant ferme les yeux et prends trois respirations lentes. » Elle fronça les sourcils. « Pourquoi ? » Est-ce qu’il allait user de sa magie sur elle ? « Si j’étais toi, j’éviterai de sous-estimer ma patience. » Bien forcée de constater qu’il ne lui répondra pas, elle finit par s’exécuter sous le regard insistant que le sorcier lui lançait.

Fermer les yeux.
Trois respirations.
Et la sensation désagréable d’être aspirée en arrière.



St Pétersbourg, RU
Heure locale : 23h27

Margaret avait l’impression désagréable qu’un malaise la guettait. De sa main libre, elle s’agrippa à Aion. Son corps, quant à lui, lui renvoyait une image affreuse de tous ses organes totalement désordonnés. Bref, elle avait la gerbe un peu. Elle prit un temps avant d’ouvrir les yeux, expirant le plus possible avant de se rendre compte qu’elle avait froid. Prise d’un sentiment de panique, elle ouvrit les yeux brusquement pour se rendre compte qu’il faisait nuit et qu’ils n’étaient plus dans son appartement New-Yorkais. *Réitère une nouvelle fois ce même exercice. Respire trois fois et concentre-toi sur ma présence.* Elle hocha la tête parce que ça n’allait toujours pas. Elle ferma de nouveau les yeux et prit sa respiration trois fois de suite laissant son corps reprendre contenance. « Comment te sens-tu ? » Elle relâcha le bras du sorcier et ouvrit une nouvelle fois les yeux. « Mieux, je suppose. Téléportation ? » Demanda-t-elle. C’était fortement désagréable en tout cas. Comment faisait-il pour faire ça régulièrement ?

Finalement, elle se concentra sur l’endroit où ils étaient. Elle avait vu des photos de cette ville à de nombreuses reprises dans des reportages, dans ses recherches ou tout simplement pour le plaisir. St Pétersbourg. Un incroyable sentiment de bonheur lui serra le ventre. Elle aimait cette ville, probablement parce que l’Histoire autour d’elle la passionnait (et aussi parce que le dessin animé Anastasia faisait partie de ses préférés). Elle était tellement triste de ne jamais avoir pu mettre les pieds ici. Mais désormais ce n’était plus le cas. Elle y était pour une raison qu’elle ignore totalement, mais elle y était et après la journée qu’ils venaient de passer c’était un geste qu’elle appréciait tout particulièrement. « Pourquoi ? » Demanda-t-elle pourtant, tout simplement. « Qu’est-ce qui justifiait que tu utilises ta magie pour m’amener ici ? » Fit-elle en fronçant légèrement les sourcils. Margaret était comme ça, elle était tellement habituée à ce qu’un présent ne vienne jamais sans une requête derrière (merci le ballet) qu’elle se demandait ce qu’Aion avait derrière la tête.

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Une mauvaise foi qui ne l’étonna guère.

La légère tempête interne qui l’avait secouée s’estompa peu à peu, sa main agrippée à son bras. Le temps d’effectuer l’exercice proposé afin qu’elle puisse espérer être soulagée, ce qu’elle fit. La ballerine donna également suite à sa question et même s’il semblait qu’elle dise vrai, le sorcier n’était pas totalement convaincu. Au lieu de lui en faire part, (le regard plat qu’il lui lança suffit certainement à l’en informer), l’homme se contenta de rebondir sur ses mots… par télépathie. Il y a des oreilles sous tous les pavés, mieux vaut être prudent. se contenta t-il d’annoncer en faisant balader son regard dans les environs — elle en savait certainement suffisamment sur l’état actuel des choses pour comprendre que divulguer ce genre d’informations était fortement déconseillé.

Enfin, elle avait déjà eu suffisamment à encaisser sur le moment pour qu’il puisse se permettre de lui faire une remarque désobligeante. Du moins, c’est ce qu’un individu lambda aurait fait, et ce dont il aurait tout aussi bien pu s’affranchir.

Leur silhouettes sont grignotées par l’obscurité ambiante. Une bonne minute à la laisser reprendre un peu ses esprits, jusqu’au moment où une émotion forte la gagne. Une émotion qu’il n’aurait pas imaginé aussi étincelante. Cette même émotion qui le contamine autant qu’il le surprend. La jeune femme garde pourtant cette dernière au fond d’elle, comme toujours. Margaret ne comprend pas. Il fut un temps où il était dans la même situation.

« Pourquoi ? Qu’est-ce qui justifiait que tu utilises ta magie pour m’amener ici ? »

La magie coule en moi tel un fleuve tranquille, en faire usage est aussi naturel que de se vêtir.

Sans grande surprise, Aion ne lui répond pas comme elle semble pouvoir l’espérer… et lui emboîte le pas, se dirigeant vers la Cathédrale en silence. Le sorcier est patient lorsqu’il en a bien envie : son sang-froid est certes toujours de rigueur, mais ses mots peuvent parfois s’acérer. C’est là sans doute un point ô combien déstabilisant — le noir sans sa valeur.
Leur lien, aussi puissant soit-il, n’a pas que des avantages. Il les fragilise si l’un des deux est fébrile, et il a bien souvent été question des porteurs, mis à rude épreuve sous le poids de cette malédiction. Rien pourtant ne pouvait empêcher qu’un jour, le plus acclimaté n’en soit pas touché, ou même ébranlé. Aion ne souhaite pas en arriver là. Il ne veut pas qu’un esprit emmuré les mène à leur perte. Il ne veut pas d’une nouvelle vie gâchée, d’un destin ravagé, lui qui a prit conscience de sa valeur depuis toutes ses années d’errance.

Il ne parviendra sans doute pas à la ménager aussi longtemps. Après tout, ce n’est pas ainsi qu’on l’a éduqué.

« Ils n’ont cessé de la malmener pendant des siècles. Certains voulaient la faire tomber, d’autres la voir briller… » commence t-il, l’œil accroché à la façade de la bâtisse. « Mais à chaque fois, elle est ressortie des entrailles de la terre pour s’élever. » Et la voilà aujourd’hui. Aion n’était pas très loquace sur sa vie, d’une part pour les millénaires qu’elle couvrait, mais aussi par sa réserve et méfiance naturelles. Sans doute était-ce un pénible effort ce soir-là. « J’étais présent lorsque les premières colonnes ont traversé la Neva. » il pivota doucement, observant d’un œil distrait les environs. « La place était noyée dans la foule, et ce jusqu’aux quais. » et il n’était pas seul ce jour-là. Non, la rêveuse et mystique Chumani était à son bras et ils avaient fait le voyage via téléportation. L’une des rares excursions en dehors de la tribu, si ce n’est pas la seule. Un sentiment amer lui pince le cœur. Il guide cette émotion dans l’écrin auquel elle appartenait désormais : son deuil se devait d'y reposer, pour son salut.

Son regard clair chute sur le visage de la danseuse.

« Qu’est-ce qui justifiât que tu aies écrasé tes émotions une nouvelle fois ? Son regard sévi. Oserais-tu penser que tu es incapable de changer ? » c’est même fortement le cas. Se refuser au changement témoigne aussi d’une complaisance certaine. L’Homme n’aime pas le changement. L’Homme souhaite connaître toutes les variables avant de pouvoir se lancer dans une pareille aventure. Or, l’Homme qui s’enferme dans l’inertie est le premier à voir la faucheuse… le premier à souffrir. « Allons, tout le monde sait qu’à un si jeune âge, nous sommes toujours capables de telles prouesses. » il repense aux images que Margaret a dû endurer. Elle n’a pas idée de ce que l’avenir lui réserve, et n’a aucune envie de la menacer pour lui faire comprendre la chose. « Même la roche se taille et se façonne à volonté. », glisse t-il un peu plus bas. Est-ce qu’il était en train de la comparer à un rocher ? Peut-être bien… mais ils l’étaient tous, n’est-ce pas ? Aion ne dit pas tout, et c’est voulu. Peut-être comprendra t-elle l’importance de l’effort, et surtout, là où il peut mener. Pourtant, il a réussi à changer. Après des millénaires de vie, une simple rencontre a réussi à fissurer l’inébranlable.
Un inébranlable qui ne l’est pas.
Des blessures, il en cumule comme bien d’autres…
N’est-il pas humain après tout ?

Bien sûr, tout ça ne lui plaira pas. Tout ce qui peut faire écho ne plait jamais, surtout sur les lèvres d’autrui.

D’un étranger ?

Est-ce qu’il était toujours considéré comme tel ?

Le regard cristallin du mystique se dérobe un peu, quittant le visage familier pour son environnement. Leur environnement.

Les gants de velours peuvent être laissés, il n’en a plus besoin.

Margaret…

Silence.
Lourd, empreint d’une émotion singulière.

« Qui essaies-tu de protéger ? »
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