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Elle ne comprend pas pourquoi les gens pensent qu’elle est la plus abordable du lot. Peut-être que c’est le rose dans ses cheveux. Peut-être que ses ailes leur évoque quelques douceurs bibliques. Ils savent pas qu'elle était cette tarée de screaming mimi. C’est elle que les journalistes sollicitent après les bagarres pour parler à Citizen V peut-être est trop impressionnant. Comme si elle était sa secrétaire. Elle est la magical girl avec le pseudo mignon, elle aurait dû se douter. Un magasine pop veut un photoshoot. Devenir un poster de page centrale, c’est bon pour l’image public. Ça signifie probablement que leur plan fonctionne. Enfin son plan, celui du baron. Celui qui les a conduit à louer un QG au-dessus d’une pizzeria. A partager un espace commun avec plusieurs inconnus et à prétendre être amis avec eux. Leur première photo de groupe pour laquelle ils ont posé la nargue. Elle sourit. Abe avait dit quelque chose d’idiot et elle avait sourit quand le flash les avait ébloui.

Elle a laissé le courrier traîner sur une table, peut-être que quelqu’un aura un point de vue dessus.  Elle n’en a pas. Ils étaient une team après tout. Sa brève carrière de lutteuse lui a fait comprendre quelques petites choses, devenir un être public s’est s’exposer, à tout, à n’importe qui, à n’importe quoi. Et à ne pas laisser les gens qui se disent compétents prendre les décisions. C’est comme ça qu’elle s’est retrouvée avec un dispositif implanté dans les cordes vocales. C’est comme ça qu’elle a fait son premier séjour en prison. Parce qu’elle avait une dette envers Roxxon. Est ce qu’elle a une dette envers Zemo ? Elle a rejoint ses maîtres du mal. Elle joue son jeu, il lui arrive même de s'amuser et puis d'oublier que c'est qu'un jeu.

Melissa s’est affalée sur le canapé, un bandage propre autour de la cuisse. Elle a pris une balle quelques jours plus tôt. C’est aussi pour ça aussi qu’ils veulent la rencontrer. Elle regarde depuis son téléphone le genre du magasine. Pas un de ces sordides magasines pour nerd avides de jupes plissées. C’est déjà ça. Elle reçoit un message d’Abe et se sent un peu coupable. Elle n’aime pas qu’il éveille ça chez elle. Elle comprend même pas comment ce type a pu terminer du côté vilain. Il lui demande comment elle va. Elle tépond pas. Elle ne répond quasiment jamais aux messages, ça l’ennui. Et puis, ils se sont vus ce matin. Ils se reverront ce soir. Elle ne voit pas l’intérêt de messages intermédiaires.

Le courrier indique la liste des questions qu’ils lui poseront. Pour qu’elle puisse les préparer. Pas mal d’entre elles sont stupides ou appelle des réponses niaises et toutes faites. Les dernières évoquent le combat ou elle a été touché. Ca n’était pas un combat prévu. Elle était juste sortie faire une course quand elle avait assisté à une arrestation musclée. Plusieurs flics sur une femme, un autre tenait une petite fille qui hurlait. C’était une scène douloureusement familière, elle s’était arrêtée comme tout un tas de badaud. C’était pas une scène rare depuis la loi contre les mutants. La mère était mutante donc criminelle par essence et quand elle a répondu à leur violence par ses pouvoirs tout a dégénéré rapidement.

La foule enragée par la haine anti-mutante s’est munie de projectiles, empiétant glorieusement sur le travail des forces de l’ordre, Melissa est intervenue avec dans l’idée inconsciente de permettre à la mère et à sa fille de se barrer. La mini-émeute  était divisée entre ceux contre et ceux pour, tout ceux qui avaient un avis et de la violence à évacuer. Quelques mutants sous couverts ne tardèrent pas à se révéler rendant le combat un peu plus confus, un peu plus dangereux. Elle a pris une balle perdue et isolé dans un bouclier un type qui balançait anarchiquement des lasers. Elle aurait pu arrêter la fuite de la mère et la fille, mais elle n’en vit pas l’intérêt. Cela n’échappa pas à l’un des flics qui vint lui réclamer des comptes. Plusieurs terroristes mutants recherchés, étaient bloqués dans des bulles roses et l’envie de les relâcher ne manqua pas à cet instant. Le reste de l’équipe débarqua.

Melissa détestait les flics, c’était un secret pour personne, c’était des flics qui lui avaient pris sa mère, un flic qui lui avait pris Angar. Abe joua la diplomatie, les mutants furent embarqués d’un côté et Melissa rapatrié au QG pour être soigné. Et maintenant il est question d’un stupide portrait dans un stupide magasine.

"Qu'est ce que t'en penses Helmut ?" demande t-elle soudain, le visage à demi tourné vers leur leader.
   
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Songbird & Citizen V

Dans un mouvement las, t'effleuras ce qui avait toujours fait de toi qui tu étais. Un mauvais souvenir pour certains, des siècles d'héritage à tes yeux. T'étais supposément différent à ce jour, t'évoquais la douceur au lieu de la peur, t'étais acclamé plutôt qu'hué. C'était une sensation nouvelle, presque plaisante au point de se perdre dans l'immensité de cette farce. Tu ne céderais cependant pas aux pulsions douceâtres d'être un bien-pensant comme ils s'étaient proclamés. T'avais un jour voulu un monde parfait où la petite humanité se serait plu, parce que t'avais été comme ça. Bon. Dans un sens que ton père t'avait donné, différent de ce que l'éthique exigeait. T'aurais peut-être aimé t'investir un peu plus dans des causes, être un véritable héros en apposant tes idéaux sans pitoyablement suivre ceux qui étaient déjà établis. Tu n'étais pas comme ça. Tes valeurs n'étaient pas les leurs et c'était ça, qui les dérangeait. Un soupir passa la barrière de tes lèvres tandis que tu te faisais force pour arrêter d'y penser. Arrêter de regretter ton pays que tu avais dû quitter. Arrêter d'avoir le cœur lourd pour les morts que tu n'avais su sauver. Tu pensais t'être endurci mais dans certains moments de vulnérabilité, tu te haïssais. Et sans y songer, les dents serrées, tu délaissais la cagoule des Zemo.

Lentement, les portes de l'armoire se fermèrent pour laisser place à ton reflet, ce visage sur lequel tu aurais souhaité ne pas t'attarder. L'équipe ne connaissait que ces traits, lisses et pales, sans ride malgré ton vieil âge. Certains savaient, d'autres non, ça n'avait pas d'importance. Karla était au courant de tout, c'était à la fois essentiel et dangereux. T'aurais voulu que ça soit insignifiant, que tes petits plans soient à la portée de tous ceux que t'avais sous ton aile. L'étaient-ils vraiment ? Simples instruments de perte que tu aurais préféré pleinement manipuler plutôt que de découvrir à moitié ce que t'avais réellement en tête, ils n'étaient pas de petits chiots que tu te contentais de ramasser. Ils pouvaient être puissants mais étaient trop perdus. Trop psychotique, lorsqu'il s'agissait de Moonstone. On t'évoquait comme pas mal timbré mais tu n'étais rien à côté de sa folie des grandeurs. Sa folie tout court, elle avait de graves problèmes qui t'étaient pourtant utiles lorsque vous partagiez les mêmes opinions ainsi que les mêmes buts. C'était la seule, lorsqu'on délaissait la candide Lauren. Ils devraient tous te détester. Ils te suivaient.

Sur le chemin de la salle commune, enfin du salon comme on l'appelait vulgairement, tu attrapas une pomme dans laquelle tu ne tardas pas à croquer pour sentir le frai liquide couler dans ton gosier. C'était aussi rafraichissant que de constater les unes sur lesquelles vous apparaissiez, en plein essor. Les journalistes jouaient leur rôle de marionnettes sans avoir une once d'idée de ce qu'ils accomplissaient. Des idiots. Tu réprimas un sourire aisément dissimulable alors que tu reprenais une bouchée que tu mastiquas longuement tout en lisant les divers articles déposés ici et là, qui traînaient, annonçaient que ton groupe entrait dans la lumière et que l'oubli des anciens groupes de super-héros ne tarderait pas à suivre. C'était long et fatigant de tous les lire lorsque les lignes d'encre noire ne savaient déblatérer qu'à propos de la guerre qui sévissait et qui ne t'importait pas le moins du monde. Des mutants, t'en sauvaient, mais t'en avais strictement rien à cirer. T'étais pas comme Melissa, chez qui l'âme tourmentée poussait apparemment à prendre trop à cœur le rôle que tu lui avais confié. Elle pensait que tu n'en savais rien, mais tu savais tout. Tu ne prendrais cependant pas plaisir à l'accuser injustement alors qu'elle t'était trop précieuse. Peut-être pas assez pour que tu ne considères à lui répondre dès les premières secondes qui suivirent sa question. « Mhm.. » sans motivation, tu humas simplement. T'étais absorbé par ta lecture et ce ne fut qu'après la fin de la phrase que tu daignas lever les yeux vers elle, t'approchant lentement non sans l'envie de lui demander de quoi elle parlait. « Tu le feras. » et c'était le ton sans équivoque que tu tranchais ses tergiversations. Inclinant la tête pour paraître plus empathique à sa situation, tu crus bon d'ajouter « On en a besoin pour le visage de l'équipe. » parce que Melissa semblait douce, Melissa semblait bonne. Melissa avait les mots justes lorqsu'elle était poussée à en poser et il ne doutait pas de sa capacité à le faire lorsque besoin en était. « Montre-toi disponible, ils apprécieront. » et toi de même, tu le lui fis comprendre en esquissant un sourire qui se voulait appréciable bien qu'une part de toi savait qu'elle n'était pas dupe à ce point. Elle ne l'avait jamais été.
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Tu lèves les yeux vers lui, il s’est rapproché et dans son demi sourire tu crois lire des choses. Tu te souviens de ses lèvres et t’accuses ta fragile stupidité, ta fragilité stupide. Tu as rapidement baissé le regard. Tu t’en veux pas assez, tu culpabilises de pas assez culpabiliser. Mais c’était rien, un égarement. Il veut que tu te rendes disponible, tu peux pas t’empêcher d’y percevoir un sous-texte. Comme une adolescente, un léger rouge passe sur tes joues, entre la colère et la gène, tu sais pas trop ce qui domine.

Si. C’est lui qui domine, de sa taille, de sa posture alors que t’es encore affalée. De son ton ferme qui a claqué plutôt, un ordre direct qui résonne encore. Tu peux pas t’empêcher, ça t’attire. C’est ce qui t’a attiré chez Marian à l’époque. Elle t’a dit de la suivre, de rejoindre les Grapplers, t’as suivi et t’as combattu, t’es même tombée amoureuse puis tout a éclaté.

Tout éclate toujours, ça termine dans le sang. Toujours. Tu sens son regard mais tu gardes le tiens fixé sur ton écran, tes jointures de doigts ont un peu blanchies. Tu peux pas nier, toute façon il le sait et puis tu sais aussi que vous étiez deux ce soir là.

« Je le ferai alors. »

Tu repenses à la nouvelle fille, à la conversation que t’as eu avec elle, aux milles trucs qui ont traversé ton esprit à ce moment là, t’abandonnes ton téléphone, toute façon tu faisais plus grand-chose à part mater les dernières modèles à avoir posé pour le magazine qui te veux. Tu te redresses, c’est la colère qui domine ton regard céladon, maintenant aussi tranchant qu’un éclat de porcelaine. Tu déplies tes jambes et ton orgueil t’empêches de grimacer quand les coutures tirent derrière ton bandage.

« Il faut qu’on parle. »

Le ridicule de la phrase ne t’échappe pas mais tu t’arrêtes pas là.

« J’ai rencontré Lauren. C’est une gentille fille. Très gentille fille »

T’insistes. Tes genoux frôlent la toile de son pantalon bien coupé. Il est toujours impeccable. Un seul de ses costumes doit coûter plus cher que l’intégralité de ta garde robe. Avec ton short trop large et élimé, ton débardeur délavé à l’effigie d’un obscur groupe de métal, t’as l’impression d’avoir 12 ans face à lui. Mais déjà à 12 ans tu te laissais pas démonter, alors t’affronte son regard.

« Elle sait rien du tout. Pourquoi tu l’as ramené? »

Agressive, accusatrice, y’a de l’incompréhension. S’il se montre condescendant t’es prête à lui mettre un claque. Pourquoi impliquer des personnes qui savent pas. Elle demandait probablement rien à personne, Zemo allait ramener tous les chiens égarés ? T’y pense au féminin, mais tu se censures. T’es amère, un peu inquiète. Cette connerie de super-héroïne ça te pourrie l’esprit, ça y a joute une conscience, c’est une putain de maladie ça te gangrène. Ça te fait te réveiller la nuit, ça te fait t’inquiéter pour la nouvelle qui te paraît d’une naïveté abyssale. Tu te demandes aussi s’il se l’est tapé. T’aimerais bien t’en foutre. Mais tu te le demandes. Alors tu te forces à penser à Abe, il te fait du bien, c’est quelqu’un de bien et tu lui rends pas. Parce que t’es inquiète, t’es tout le temps inquiète. T’as peur de toi-même ,de ce que tu peux faire. T’as peur que toute la mascarade s’arrête, qu’on te renvoi dans ta camisole ou dans une prison. T’as peur et tu lui en veux parce qu’il te tient entre ses ongles parfaits, que tu lui dois tout et que t’as jamais rien dû à personne.

T’es là, à le toiser par dessous tes cils, la tête un peu penchée, une moue contrariée tord tes lèvres entrouvertes, tes cheveux en vrac. Tu détestes cette impression qu’il te fait, que c’est lui l’adulte ici. T’as l’impression de faire un caprice. Tu sais pourtant que t’as le droit de lui demander des comptes. T’as le droit et la certitude durcis tes traits. Tu te laisses plus impressionner.

   
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« Bien. » comme l'on traiterait un chien après avoir remarqué son obéissance. Même si tu ne le montrais pas, t'avais un semblant de respect pour elle. Assez pour l'apprécier sans vouloir te l'avouer. Auquel cas tu ne l'aurais pas voulu dans tes projets et pourtant, elle était là, à désormais se dresser contre tes lois. Tu la sentirais presque rougir sous ton regard et le temps d'un instant, tu ne saurais dire si cette réaction était amusante ou risible. Ta stature ne trompa pourtant pas tes pensées et lorsque tu pensas cette entrevue achevée, elle en rajouta. Petite poupée qui faisait face à ta suprématie, tu l'observas sans piper mot pendant qu'elle abandonnait cette frêle enveloppe pour t'accuser. Ce n'était pas grand chose mais c'était assez pour t'animer, réfutant son droit d'être en colère alors qu'ici, c'était toi qui dirigeais.

Tes yeux brûlaient de cette lueur qui crachait ton venin ce ne sont pas tes affaires, qu'elle aurait pu y lire. Elle remettait tout en question, c'était l'une de ses dernières spécialités lorsqu'elle fourrait son petit nez dans des affaires qui n'étaient en rien les siennes. T'avais la brutale envie de la rabaisser, de lui faire comprendre que Lauren, ça te regardait. Toi et toi seul. Ça te monta dans la gorge comme une vilaine toux que tu ravalas dans le plus grand des calmes. Des années de pratique pour arriver à t'apaiser. Ton équipe. T'essayerais d'en prendre soin sans avoir l'envie de les étouffer. Il était pourtant nécessaire de lui faire comprendre qui commandait ici. Que ce ton qu'elle employait, ça pouvait marcher avec Abe mais pas avec toi. Qu'on ne te parlait pas comme ça à moins d'y être convié. Tes commissures se relevèrent une nouvelle fois dans un éclat de malice qui n'atteignait en rien tes prunelles glacées, ces dernières parlant pour toi alors que tu allais cueillir son menton du bout des doigts. Tu appuyas, sentant la délicatesse de ses os, pinças presque au point de l'empêcher de reparler par la suite. « Elle a fait ses propres choix, comme tu as fait les tiens. » c'était perçant, empli de connotations. T'avais pas honte d'en jouer. Ni de manipuler puisqu'il était évident des tromperies que tu étais obligé de déverser pour arriver à réunir cette petite troupe.

À cet instant, c'était à la limite sur ses sentiments que tu jouais bien que tu le savais dure avec toi. Dure tout court, elle ne souhaitait pas retomber à s'en brûler les ailes. Cependant, tu avais la ferme intention de lui rappeler qu'au même titre que ta plus fraîche recrue, elle avait choisi cette vie et qu'elle n'avait pas à se plaindre mais à te remercier. « Elle voulait de la sympathie, un but pour vivre, et c'est ce que je lui ai donné. Ça me rappelle quelqu'un d'autre.. » tu fis mine de flancher sur ce que tu avais dans la tête, comme si la personne à laquelle tu pensais ne se trouvait pas sous ta prise. Ton emprise. « On ne néglige pas des atouts lorsqu'il en passe, Melissa. » presque accusateur, la lenteur de ta langue qui en claqua presque de désapprobation. Ta saisie se desserra tandis que tes mains vinrent glisser le long de ses joues pour finir leur course dans sa nuque que tu attrapas. Forcée à te regarder, à quelques centimètres près « J'espérais que tu puisses comprendre mais ce n'est visiblement pas le cas. C'est fâcheux, très fâcheux. Mais mets-toi dans la tête qu'elle est un élément très estimable, pour nous tous. » Tu te décidas enfin à complètement la lâcher pour porter ton intérêt sur autre chose dans le genre des journaux précédemment abandonnés. Avec grâce, tu te saisis de l'objet en prenant place sur un fauteuil comme si cette conversation était déjà terminée. N'avait pas eu lieu. Il y avait de bonnes raisons de croire qu'elle enragerait et ça te donnait une vague satisfaction. « Si tu lui dis quoique ce soit, il y aura des conséquences. » aucunement besoin de t'informer sur les quelques banalités qu'elles avaient échangées lorsqu'elles s'étaient rencontrées, tu aurais déjà des problèmes à masquer si Melissa n'avait pas su tenir sa langue. En lui disant ça, tu ne tentais même pas de la menacer, juste de réprimer ses pulsions que tu jugeais un peu trop violentes sur le moment et qu'elle ne tarderait pas à regretter si elle s’aventurait sur cette pente glissante.
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Tu penses qu’il va perdre son calme, tu l’attends, c’est ce que tu cherchais à provoquer, mais il se contente de sourire. Un sourire qui n’atteint pas la glace de ses yeux, un peu moqueur ça te fige comme une claque. Tu n’as pas le temps de réagir quand il attrape ton menton. Tu veux parler mais il est implacable. Il te remet à ta place, ses mots te glacent mais tu détournes pas le regard, il ne te viendrait même pas à l’idée de bouger. Il te fait la morale tu l’entends, tu le défies du regard. Tes mains se crispent contre les coussins du canapé quand il te compare à la nouvelle. Tu veux parler, répondre, mais ses mains glissent jusqu’à ta nuque. Ses gestes t’ankylosent, il incline ta tête et tu le laisses faire un peu fébrile, tu veux éviter son regard mais tu ne peux pas, tu te sens prise au piège, t’es attirée et tu te hais pour ça, tu te demandes s’il le sait, s’il en joue.

Il te relâche, c’est presque brutale, ta tête retombe un peu en avant, t’avais même pas conscience d’exercer une pression inverse. Tes cheveux forment un rideau derrière lequel tu essaies de reprendre tes esprits. Il a trop d’impact sur toi, si tu ne t’agrippais pas, il verrait que tu trembles un peu. T’es vexée d’être si simple, un peu d’autorité te laisse pantelante. Il te paternalise te dit que t’es une mauvaise fille et toi tu le crois. Il te menace mais tu n’as pas peur. Tu repenses à Lauren, c’est pas une mauvaise fille elle et c’est justement ça le problème.

Mu par cette certitude et ton orgueil blessé tu te redresses. T’enrages et tu sens que ça lui plaît, ça t’énerve, ça te plaît aussi. Sur la page repliée de son magasine, Karla te nargue de son sourire. Ta jambes te fait mal mais ta démarche est assurée quand tu traverses l’espace entre le fauteuil et le canapé. Tu lui arraches son magasine des mains. Ton sourire non plus n’atteint pas tes yeux, ton sang bout, c’est toi qui le surplombe cette fois, c’est lui qui doit lever les yeux.

« Tu crois me faire peur Baron? »

T’utilises jamais son titre mais t’es énervée et t’insistes dessus comme si tu t’en moquais.

« Ta recrue elle avait l’air plus pressée de savoir qui-baise-qui que de savoir autre chose »

T’as la vulgarité au bord des lèvres pour allez heurter sa noblesse, tu creuses le fossé entre vous.

« Elle pense qu’elle est du bon côté. J’irai pas jeter son cadavre dans l’Hudson quand elle prendra conscience qu’elle est pas du bon côté. »

Tu cries pas, tu utilises l’ironie pour pondérer tout ce qui t’agites. Machinalement tu jettes un œil à l’article qu’il lisait, à la photo qui s’étale en tête de page. ‘Notre équipe’ c’est pas ses deux mots mensongers que commencent son interview. Tes lèvres se retroussent en un sourire amer.

« Ton équipe. »

D’un geste sec tu lui jettes son magasine au visage. Son parfait visage de parfait enfoiré. Tu jubiles un peu de ton acte même si tu sais que t’as été trop loin. Tu t’en fous et t’ajoutes :

« Tes killjoys sont aussi dépendant de toi que tu l’es d’eux. »

T’as la main sur la commande de destruction mutuelle assurée, t’effleures le bouton. T’as pas envie que ça s’arrête mais tu peux pas supporter qu’il te prenne de haut, qu’il t’infantilise. Un bon point quand t’es sage, un susucre le reste du temps. T’as une dignité même si tu la mets souvent à mal. Encore à cet instant toute cette situation te plaît plus que tu ne te l’avoues, Elle t’ennivre, elle t’exalte. Tu te sens vivante.
   
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