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 Hey buddy [Robbie]

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MessageSujet: Hey buddy [Robbie]   Ven 2 Juin - 19:44
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Faire semblant d'être normal. Je ne l'étais pas pourtant. Je ne l'avais jamais été. Aussi loin que je me souvienne je n'avais jamais connu la normalité d'une vie. Bien sûr tout dépend des perspectives. Mais il n'en restait pas moins que je ne voyais rien de normal à avoir des parents qui tant de complaire aux apparences mais qui derrière n'hésitaient pas à frapper leurs enfants. Les souvenirs m'assaillant de nouveau. Je m'étais surpris plus d'une fois à détester ces moments là, ceux où les souvenirs revenaient à la surface. John m'avait pourtant appris à leur fermer la porte au nez et je ne pouvais que lui être reconnaissant pour cela. Ce que je fis de nouveau, réalisant de nouveau ce tour que je réalisais chaque jour. Mettre les sentiments dans une boîte. Mettre le passé dans une boîte. Tous les moyens étaient bons pour ne pas se détourner de la mission ou de l'objectif que je m'étais fixé. J'y avais toujours réussi sauf quand j'avais touché le bâton du berseker, sauf quand la trahison de John avait été découvert et que je m'étais trahi avec. La plupart du temps je réussissais juste à oublier et puis un jour j'avais décidé de ne pas oublier en tuant ces souvenirs. Un simple aller. Une chance que je n'étais pas croyant. Mais au moins les souvenirs s'étaient effacés alors que j'avais gardé ceux que je souhaitais. Pourtant le passé continuait de me hanter, même après. Revenu me hanter alors que j'avais été touché par le virus qui s'était répercutait au sein du SHIELD. Hanté par les hallucinations et les spectres du passé. Ce n'était pas prévu mais rien n'était jamais prévu. Toutefois je réussissais toujours à contrôler mes actions. Décidé à ne plus suivre aveuglement les ordres. En partie conscient de ce qu'il avait fait, de ce q'il m'avait fait. J'avais lu dessus. Je n'avais pas pu m'en empêché, les mots de Coulson me forçant à réfléchir. Alors je m'étais renseigné ayant lu sur le brainwashing, sur le lavage de cerveau. C'était sans doute ce qu'ils pensaient m'étaient arrivés, ils m'avaient d'ailleurs posé la question. Mais à vrai dire j'avais toujours été le seul responsable de mes actions, voulant aider John. La part raisonnable de mon esprit me poussait à croire les faits comme je le faisais toujours mais celle moins raisonnable me poussait à croire que ce n'était pas le cas, ne pouvant croire qu'il m'avait juste pris comme son arme personnelle. Un sujet sur laquelle j'avais pu débattre pendant longtemps et j'avais finalement abandonné parce qu'au final quoiqu'il pensait John restait le seul à m'avoir sorti de là, le seul que j'avais pu considérer comme une figure paternelle.

Secouant la tête. J'étais autant conscient que cela servait à rien de revenir dessus et pourtant alors même que je tentais d'être normal je ne pouvais que réfléchir sur ce qui se passait. Sans doute était-il pour cela qu'il m'était tant facile de me jeter dans l'entraînement. Profitant de cette unique soirée libre pour revenir moi-même. Une soirée dont je profitais pas tant pour paraître normal que pour profiter de cette soirée tout simplement. Et pourtant même là c'était un risque. Le risque de sortir devant tout le monde, le risque d'aller jusqu'à Central Park alors que ma tête était mise à prix. Et pourtant c'était autant sûr alors qu'aucun d'entre eux n'oseraient à tirer alors qu'il y avait des civils autour. Sauf HYDRA. Mais je continuais d'estimer qu'ils avaient besoin de moi, après tout ils ne m'avaient pas tué, comptant me garder à l'oeil. Alors je prenais le risque, calculant les variables, en profitant alors que je m'élançais pour courir le long des arbres sur l'herbe. Des promeneurs étaient là qui profitaient des derniers rayons du soleil. Certains courraient, d'autres marchaient main dans la main. Des gens normaux qui n'avaient pas à se préoccuper des menaces extérieures, qui n'avaient peut-être pas idée de ce qui se passait autour, enfermés dans leur bulle. Non pas que je pouvais leur en vouloir. Mon regard qui déviait sur les enfants qui tapaient dans un ballon alors que je reprenais mon souffle non sans cesser de m'arrêter. Un chien au pelage noir qui déboulait soudainement devant moi, me forçant à m'arrêter. Me retournant aussitôt alors que j'avais peur de lui être rentré dedans. J'avais toujours eu un faible pour les chiens. Lui aussi s'était arrêté, décidé apparemment à inspecter le pied d'un arbre. Je jetai un regard autour de moi mais il n'y avait personne proche. M'approchant du chien, m'accroupissant à sa hauteur alors que je ne pouvais que remarquer qu'il n'avait pas de collier. Peut-être son maître était autour. « Hey buddy. Qu'est-ce que tu fais là tout seul ? Tu sais que j'ai presque failli te renverser. Il est où ton maître d'ailleurs ? » Lui parlant tranquillement alors que mes gestes étaient attentionnés, pas moins conscient que je ne savais rien de chien, qu'il pouvait toujours réagir au quart de tour. Son regard chocolat se posa sur moi avant qu'il ne reparte fureter. Jetant un coup d'oeil autour pour tenter de repérer son potentiel maître, voyant un homme arrivait, je m'approchai de lui. « Excusez-moi c'est votre chien là ? »
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Ven 2 Juin - 21:48
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C’est dur de sortir.

Encore plus dur lorsque je n’ai pas mon armure enfilée. J’ai voulu la laisser, parce que j’ai voulu sortir Niels, pouvoir me fondre dans cette masse qui me détestait. Ça fait trop longtemps que je l’ai laissé enfermé dans nos appartements. Trop petits. Je ne pense pas qu’il soit utile qu’il souffre autant que moi, bien que je tende à lui faire subir les mêmes sévices. Malgré tous mes efforts. J’ai ôté la dernière pièce d’armure que j’ai laissé reposer sur mon lit, dont les draps sont mordu par le rouge de mon sang. Je ne prends pas la peine de panser mes plaies, je ne le fais jamais. J’enfile un tee-shirt, puis un sweat à capuche, un jean, de vieilles converses et j’étais parti.

Je m’échappe de ce nouveau ‘chez moi’, dans cette tour appartenant à Oscorp. Le soleil est en train de se coucher et ce n’est pas un hasard : ça me permettra de paraître inaperçu.

Un meurtrier ne passe jamais inaperçu… même dans la foule de Central Park.

C’est vraiment… très dur.

Je croise une Sentinelle sur la route. Ça ne me fait pas peur, pas plus que les mutants qui pouvaient courir le territoire sans être recensé. Peut-être le devrais-je… je me fichais bien de mourir à ce stade, je souhaitais simplement faire de mon mieux pour que le monde devienne meilleur. Mais avec de tels dissidents, nous n’étions pas prêts d’y arriver. Marcher ensemble, main dans la main… une utopie. J’ignore si j’y croyais vraiment ou si je me donnais une raison de le faire. Si tout ça n’était pas un moyen pour moi de me soigner plus que de soigner le monde que j’avais moi-même meurtri par ma bête naïveté. Peut-être… étais-je encore en train de me mentir.

Je me parque dans un coin, alors que Niels est encore sur mes cuisses à essayer d’attraper le reste d’un paquet de M&M’s qui traînait dans la portière. Un paquet vide d’ailleurs, autant dire qu’il n’avait rien d’autre à chasser qu’une vieille odeur de nourriture. Je devrais songer à jeter ça. Je soupire en coupant le contact. Le visage creusé par la fatigue que je croise dans l’un de mes rétroviseurs. Non, je ferais ça plus tard. « Allez, on y va, » lui dis-je en ouvrant ladite portière avec une certaine lassitude. Je le laisse descendre. Ce chat a toujours été foutrement intelligent, même s’il a longtemps été incontrôlable du fait de nos pouvoirs similaires. (Aujourd’hui, ce n’était plus le cas - depuis l’accident, il était le seul à pouvoir créer des bulles d’énergies colorées. Un lointain souvenir que je laissais au Robbie d’autrefois, celui qu’on appelait Speedball.) Autre chose à noter, j’ai tendance à parler plus à lui qu’aux gens. J’avais toujours eu le mot pour rire et discutai des heures, surtout pour rien dire - mais ça, c’était avant. Ce qui fait qu’aujourd’hui, je me reporte un peu trop sur Niels. Il ne m’attend même pas d’ailleurs… « Niels, attends ! » m’exaspérai-je alors que je fermai la berline avant de piquer un sprint vers le chat que j’attrapai finalement dans mes bras. Courir après est aussi l’un de mes grands passe-temps. Moins le cas depuis qu’il a trouvé refuge dans une pauvre cage dans ma chambre quand je n’y suis pas. Je n’aime pas le laisser là-dedans… même cette chambre en est une.

Je remonte donc jusqu’à l’entrée du parc, dans lequel je m’engouffre, le chat roux dans mes bras maigres. J’ai ma capuche sur la tête, encore une fois - une habitude que j’avais prise, c’était une protection comme une autre à mon sens. Quel civil n’avait pas vu au moins une fois mon visage sur les journaux télévisés de ces derniers longs - et pénibles - mois ? À moins d’être un ermite ou s’isoler pour finir à l’état de pierre… je ne voyais pas trop.
Le chat finit par m’échapper des bras, je le laisse alors vaquer tranquillement alors que je le suis à une vitesse de marche modérée. « Va pas trop loin, d’accord ? » que je lui dis, enfonçant mes mains abîmées dans les poches de mon sweat. Il doit bientôt être dix-huit heures, le soleil est en train de se coucher doucement. Je suis des yeux Niels, ne profitant absolument pas du paysage ni des lieux à proprement parler. Je me sens oppressé, comme toujours. Par des regards, parfois inexistants. Des présences qui me rappellent toujours le pire - le pire dont je suis l’unique responsable.

J’avance un peu, regardant mes pieds la plupart du temps. J’inspire et expire doucement, et je me remets à compter. Malgré moi. Soixante-quatre… Patrick…… …………cinq… Judie… c’est lorsque je vis l’ombre d’un chien qui se dirigeait vers Niels que j’ai eu comme une piqûre de rappel : il ne fallait pas qu’il lui tombe dessus ! Il allait forcément attirer l’attention. Niels et les chiens… Niels utilise son pouvoir naturellement, c’est un animal, pas un humain comme moi qui pourrait avoir des réserves à le faire. J’espérais simplement que le canidé n’ait pas une dent contre les félins… je remonte à pas rapides vers lui, le chien était avec un homme, son maître sans doute, avant d’aller dans la direction de mon chat. Homme auprès duquel je suis arrivé, alors qu’il me demandait… « Excusez-moi c’est votre chien là ? » « Euh, non. J’allais vous poser la même question en fait… » lui rétorquai-je, évitant son regard, évitant aussi bien qu’il ne distingue mes traits. C’est pas faute de lui avoir brièvement lancé un regard de mes perles claires. Je ne semble pas tenir en place, jetant un coup d’œil dans la direction qu’avait prise le chien couleur chocolat… Niels et lui finissent nez à nez… « …mais par contre ça, c’est mon chat… » ajoutai-je avant de prendre la poudre d’escampette, remontant dans leur direction. Le chien semble plus joueur que vraiment agressif. Il renifle un peu trop près le chat qui, d’une impulsion sur ses pattes arrières, bondit beaucoup trop haut dans un flot de bulles cinétiques colorées. Mais je venais à peine d’arriver… « …c’est pas vrai !… », soupirai-je alors que le chat était déjà parti dans l’arbre d’à côté, narguant le chien de sa hauteur. Chien qui commença à s’exciter, d’ailleurs, c’est le genre de chose tellement étrange que ça en devient amusant… lui aboyant dessus. « Niels… », lâchai-je encore une fois en regardant de la branche où il était posé, l’air exaspéré. Un regard en biais vers le clebs. J’ignorai à qui appartenait le chien, et l’homme qui remontait à moi ne semblait pas être plus informé que moi sur la question apparemment…

Une chose est certaine, Niels ne descendra pas. À moins que j’aille moi-même le chercher.
Encore un bon moyen de briller sous les feux des projecteurs… j’ai horreur de ça. Tellement horreur de ça aujourd’hui que je sens l’oppression sur ma cage thoracique devenir étouffante anxiété. Je me laisse deux minutes de répit avant d’avoir à utiliser mon pouvoir… mais ces deux minutes allaient être terriblement difficiles à vivre avec la paire d’yeux qui me fixait, maintenant.  
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Ven 2 Juin - 22:25
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Un homme aux cheveux blonds. La capuche de son sweat cachant une partie de sa chevelure. Des converses à l'apparence usées à ses pieds.Un homme qui m’apparaît tout de suite méfiant. S'il ne parait pas armé il n'en reste pas moins que cela ne veut rien dire alors qu'il semblait juste vouloir se fondre dans la foule, se cacher des regards des autres. Mon intérêt piqué alors que j'éprouvais soudainement une certaine méfiance pour cet homme qui semblait réellement vouloir devenir invisible. Mon regard soudainement détourné par un chat roux qui passa devant le chien comme s'il voulait le narguer. Je doutais que cela fasse bon ménage. Un chat que je ne savais pas à qui il appartenait mais je ne pouvais que supposer que l'homme blond dont l'attention semblait s'être reporté aussi sur le chat roux en était le maître. Qui avait comme idée d'emmener un chat dans un parc ? Une question qui me traversa vaguement l'esprit avant que je n'en vienne qu'à demander à l'homme qui se trouvait devant moi si le chien était à lui. Comprenant à l'instant qu'il me donna sa réponse voir même une seconde à l'avance que cela n'était pas le cas. « Euh, non. J’allais vous poser la même question en fait… » Une réponse qui me permit de confirmer cette idée. Il n'était pas le propriétaire de ce chien qui semblait pourtant bien seul. Pivotant sur mes talons pour tenter d'apercevoir une potentielle autre personne qui pourrait en être le propriétaire non sans remarquer qu'il évitait mon regard. Il n'y avait personne de suffisamment proche pour en être le potentiel propriétaire. Personne ne semblait vouloir s'approcher de nous alors qu'il n'y avait que moi et lui. La question qui restait en suspens alors que je reportais mon attention sur le jeune homme. Un homme qui évitait définitivement mon regard. Un homme qui aimerait ne pas être repéré. Un homme qui avais commis des actes qui le poussaient tant pas à se montrer méfiant mais discret. Une description qui me correspondait autant alors qu'il n'y avait rien de joli dans mes actions non pas que je ne m'en défiais, assumant mes choix.

Un homme nerveux qui ne voulait clairement pas s'attarder. Un comportement qui me poussait qu'à en savoir plus bien que mon intérêt principal était porté sur le chien qui se trouvait là. Une attention autant reportée sur le chat roux qui passait autour. Les deux animaux s'observant comme s'ils étaient prêts à s'entre-tuer. Si je n'avais rien contre les chats, je n'avais jamais pour autant été un fan. Préférant de loin les chiens. L'image de Buddy, mon seul compagnon pendant cinq ans au coeur de la forêt du Wyoming qui traversait mon esprit alors que j'observais la scène avec attention. « …mais par contre ça, c’est mon chat… » « J'avais deviné. » Des mots qui se perdirent alors qu'il se dirigeait vers les deux animaux qui se faisaient face. L'un remuant la queue, plus joueur qu'agressif. Un chien qui avait sans aucun doute déjà conquis mon coeur sans que je ne le prévois. M'approchant à mon tour pour observer la scène de plus près alors que le chien tant couleur chocolat que noir s'approchait un peu plus du chat roux pour faire connaissance. Une spontanéité qui ne fut pas réellement apprécié alors que la seconde d'après le chat se propulsait vers l'arbre. Ne pouvant que constater les bulles colorées qui se dessinaient autour de lui. Pas juste une ordinaire personne c'était certain. Une scène que je n'avais pas pu manquer sans pour autant que l'home blond s'en rende compte. « …c’est pas vrai !… » Trop absorbé par ce qui se passait sous ses yeux ou à ses pieds pour me voir m'approcher un peu plus en silence. Les aboiements du chien couvrant mon approchée. « Niels… » Des mots qui se perdirent alors que la seconde d'après la pointe de mon canon se retrouvait contre son dos. « Autant que j'aimerai discuter tranquillement, je préférai que tu te tournes vers moi. Doucement. Sans le moindre geste brusque à moins que tu veuilles te recevoir une balle dans le dos. » Pouvant enfin distinguer son visage alors que je ne pouvais que me rappeler les informations que j'avais lu, les dossiers que j'avais eu sous les yeux. Me rappelant ce visage et cela d'autant plus qu'il était connu. « Robert Baldwin. Membre des Thunderbolts. » Des criminels qui se sont recensés, travaillant désormais pour le gouvernement pour traquer les supers héros. Leur volonté de trouver la rédemption. Ironique. N'en venant pas moins à baisser mon arme, la rangeant avant que quelqu'un ne se rende compte de ce qui s'était passé, autant pour ne pas attirer les regards de promeneurs trop curieux. Me reculant d'un pas pour rétablir une distance de sécurité, lui faisant ainsi comprendre que je n'allais pas lui tirer dessus. « Intéressant. Je peux que me demander pourquoi tu as emmené ton chat dans un parc mais qu'importe, je suis plus curieux de savoir à qui est ce chien qu'intéressé par ta personne. » Mettant fin à des hostilités qui pouvaient être engagées alors que tout en gardant un oeil méfiant sur lui je n'en venais qu'à m'approcher du chien pour m'accroupir à sa hauteur, détournant son attention du chat roux prénommé Niels qui se trouvait toujours dans l'arbre. « Je me demande vraiment où est ton maître... »
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Sam 3 Juin - 0:50
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Les aboiements du chien couvrirent naturellement l’homme en approche. Un homme qui aurait pu me laisser tranquille, ou juste essayer de faire semblant d’être sociable. J’aurais juste demandé ça s’il n’avait pas été plus indiscret, voire carrément agressif à mon égard. Je n’ai rien demandé à personne, et la seule raison pour laquelle j’essayais d’être discret m’appartenait. Je n’avais pas envie de supporter le regard des gens, qui était déjà bien assez éprouvant pour moi. Je n’avais pas envie de créer une éventuelle psychose inutile ou de raviver la flamme de souvenirs douloureux chez certains. C’est pour ces raisons-là, entre autre, que je décidai de rabattre cette capuche sur ma tête une fois en civil. Seul rempart contre ce qui m’apparaissait comme un réel enfer. Un enfer auquel je goûtais depuis… ce… jour.

Des hostilités qui se matérialisèrent en un canon contre l’une de mes vertèbres. (Du moins, ce que j’avais deviné comme tel.) Mon cœur fit un bond dans ma poitrine alors que ma sécrétion d’adrénaline fut aussitôt sollicitée. L’émotion la plus importante n’était sans doute pas la crainte, mais la colère. J’ai d’abord repensé au jour où on m’a tiré dessus, puis le reste s’est fait grignoter. Mes mains se sont refermées en deux poings dont les os s’étaient mis à craquer imperceptiblement. J’ai les yeux dans le vague et mords férocement ma lèvre inférieure, jusqu’au sang - qui ne tarda pas à s’échapper de la plaie. Activant mes pouvoirs par la même occasion. Ne pas… ne pas faire ça. Pourtant, de très légères variations cinétiques, sous forme de décharges bleutées, font leur apparition au niveau de mes avant-bras avant de me protéger d’un champ de force qui repousse petit à petit l’arme vers son propriétaire. Je n’ai toujours pas bougé. Pense à autre chose… pense… pense à elle. Je ferme les paupières fermement, me concentre sur son visage, son sourire, ses mots. Pourtant ce sont ceux de cet homme qui résonnent, plus forts.

Malgré ses menaces, je pivote naturellement dans sa direction et braque mon regard clair dans le sien, l’air mauvais. Piqué, je le suis. Je n’ai pas voulu ça. Je ne veux pas de ça, même. Pourtant… je ne peux pas lutter aussi facilement que je le voudrais. Quelque chose en moi a été fêlé, quelque chose… qui m’a rendu instable.

Je ne connais pas ce type, et j’ai aucune envie de lui parler de la pluie et du beau temps. Pas depuis qu’il m’a menacé. Ici, en plein Central Park. S’il savait… « Crevez-moi si ça vous chante. » lui crachai-je au visage alors qu’il m’observait. Je lève mon champ protecteur à mes mots, m’exposant volontairement. Robbie n’est pas complètement parti, mais Penance est bel et bien là, présent. Quelques secondes plus tard, il me déballe mon identité et mon affiliation au groupe d’intervention gouvernemental géré par Osborn, les Thunderbolts. Dont je faisais partie. Je ne cille pas et fronce seulement les sourcils. Il me tutoie, j’ai pourtant pas souvenir de l’avoir vu quelque part. « Vous voulez une médaille ou ça ira ? », glissai-je à mi-voix. Ma carapace est griffée de son impertinence. Saignant de rouge. Comme ma lèvre inférieure que je n’avais pas ratée, que j’humectai à en goûter l’amertume de ma sève. « Vous êtes qui ? » Et je suis parfaitement préparé à ne pas avoir de réponse. C’est bien le genre d’énergumène à se vanter de savoir sans se présenter. D’autant qu’il me tutoie depuis tout à l’heure… je fais toujours l’effort de le vouvoyer, j’ai encore un minimum de savoir-vivre. Lequel des deux est le moins en résonance avec les lois ou la bienséance ? Je vous laisse méditer sur la question. Toujours est-il que je me demande bien qui il peut être, ses traits ne me disent rien. Mais surtout : pourquoi il fait ça. Les décharges cessent un peu, alors que je tente de contenir l’énergie générée par ma douleur. Je pense encore à Doreen, car c’est pour elle aussi que je ne dois pas faire de faux pas. Que je dois continuer. Ne pas flancher.

« Je sais pas ce qui est le plus vexant, que vous me posiez cette question ou que vous osiez me menacer d’un flingue en public. », et je le déclare haut et fort, n’en déplaise au concerné. Ce type est dangereux, je n’ai pas besoin de plus pour m’en assurer. Mais s’il est aussi renseigné qu’il semble l’être, il devait savoir que j’en tenais une couche moi aussi. Aujourd’hui plus que jamais. « …ou juste que vous me tutoyiez en me prenant pour une bête de foire. », sans doute en référence au ‘intéressant’ que j’avais entendu quelques secondes plus tôt. Et au reste aussi sans doute. Il me dit même ouvertement être plus intéressé par le chien que par moi. Alors pourquoi faisait-il tout un foin en me pointant un flingue dans le dos ? Telle est la question.

Ce type était intrigué par la bestiole. Qu’il s’en occupe, j’ai autre chose à faire que d’être menacé ou traité ainsi par ce type sous prétexte que… sous quel prétexte, d’ailleurs ? Il avait réussi à me mettre sur les nerfs. (Je le concède, il en faut peu pour me mettre dans tous mes états, dernièrement.) Mon état général n’arrangeait rien au cocktail, semble t-il. « Parc public, tout est dans le nom… » marmonnai-je en soupirant, tentant de me recentrer tant bien que mal. C’était ça ou je perdais pied et personne n’en serait gagnant. (Je garde son visage imprimé dans mon crâne, comme un spectre bienveillant.) Une chance qu’il ne soit pas tombé sur mes partenaires et membres de mon équipe. Ou pas…

Enfin, je relevai le nez en direction de l’arbre, me fichant bien de lui refaire dos à nouveau. Qui il est, ce qu’il veut, où il va… tant qu’il ne m’emmerde pas outre mesure, je pense que c’est déjà un bon début. Le problème étant qu’il a déjà franchi la ligne, ce qui semble être un très mauvais point pour lui. Étonnamment, il renforce mon envie de ne pas m’éterniser ici. S’excusera t-il ? J’en doute fort. Plus personne ne s’excuse face à Robert « Robbie » Baldwin, parce que c’est un moins que rien, c’est bien connu.

une raclure qui a massacré 612 innocents… j’inspire d’une traite, une main crispée sur mon crâne. L’armure… il me la faut… ne pas rester trop longtemps ici. Mauvaise idée ? Une éternité…

Niels nous scrute toujours et le chien aboie en réponse, bien qu’il soit aussi occupé avec cet odieux étranger. Je relève un peu le nez, tentant de garder mon calme. « Allez, viens. » l’encourageai-je, en tendant un peu la main. Le roux me répondit en miaulant. Je jetai un coup d’œil autour de moi brièvement, puis… puis enfonçai mes dents sur la plaie encore fraîche au niveau de ma bouche, passant plusieurs fois dessus afin d’en ressentir les bienfaits. La douleur, puis l’énergie cinétique que je canalisai pour me faire léviter : on pourrait bien me demander mon ID, je l’avais sur moi, peu importe. J’attrapai l’animal dans mes bras, le roux ne se faisant pas prier. Je le serrai fort contre moi alors que je retrouvai le sol duveté d’herbe, passant une main sur son dos machinalement pour le caresser. Jetant un regard dans la direction de l’homme qui avait mangé tout sauf un clown au matin.

Putain, que c’est dur de sortir…
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Sam 3 Juin - 9:10
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Le canon de mon arme placé contre son dos, légèrement en diagonale, ne pouvant que voir des bulles cinétiques bleus se formaient au niveau de son avant bas. Il n'a pas bougé. Ne pouvant que voir les expressions de son visage changeaient. L'homme tentait de reprendre le contrôle. Et comme tous il était soumis au même jeu, à la même règle. Il ne suffisait que d'un geste pour qu'on cède aux démons, donnant le pouvoir au monstre qui vivait en nous. C'était un choix que nous faisions tous, dont nous étions responsables. Mais comme je le voulais, il pivota sur ses talons. Son visage était fermé. Soutenant son regard sans hésiter, sans aucune crainte. Détourner son regard était signe de faiblesse. Il en valait de même pour les chiens qui en venaient qu'à se soumettre d'autre. La règle de la hiérarchie. Ne détournant pas le regard alors que je continuais de le fixer, non pas que j'avais réellement le temps pour jouer à ce petit jeu. « Crevez-moi si ça vous chante. » Le désir de mourir ou le désir assez fou de tenter braver le destin. Un sourire s'esquissa sur mon visage alors que je n'en venais qu'à baisser mon arme. « Si je voulais te tuer, je l'aurai déjà fait. » Un tutoiement direct non un vouvoiement comme il l'usait, lui manquant clairement de respect. Ayant passé depuis longtemps le vouvoiement sauf avec encore les directeurs du SHIELD. Sans doute que devenir un des têtes d'HYDRA avait changé la donne mais la vérité était que je ne comptais plus perdre mon temps dans des vérités dissimulés, dans les apparences du moins pas avec toutes les personnes. Observant les traits de son visage alors que je ne pouvais que le reconnaître, faisant coïncider les données que j'avais lu, que j'avais eu sous mes yeux à un moment l'autre. D'autant que l'homme nommé Robert Baldwin était pour connu pour avoir pris part au massacre de 612 personnes. Ce qui n'était pas rien. « Vous voulez une médaille ou ça ira ? » Mon regard qui passait sur sa lèvre inférieure qui continuait de saigner avant que je ne prenne la parole calmement. « Non, ça ira. » Une réalité alors que je n'étais pas intéressé par lui plus que cela. Je n'avais pas intérêt à le tuer. Il ne faisait pas partie de mes dessins, ne faisait part d'aucun plan. A vrai dire sa vie ne m'intéressait point alors que pour une fois je faisais une pause là-dessus, ayant juste voulu profiter de cette soirée. Et plus que cela, je comptais savoir à qui était ce chien. Un sort qui m'intéressait plus que le sien. « Vous êtes qui ? » « Qui je suis n'est pas important. Nous ne nous reverrons pas de toute manière. Je suis juste là pour le chien. » Ne comptant pas dévoiler mon identité. « Tu n'as qu'à m'appeler comme tu voudras, cela m'importe peu. » M'intéressant un peu plus au chat et au chien. Le fixant l'espace d'une seconde avant de me décaler alors qu'il continuait de me parler, offensé. Son ego en avait pris un coup, sa dignité sans doute aussi. « Je sais pas ce qui est le plus vexant, que vous me posiez cette question ou que vous osiez me menacer d’un flingue en public. …ou juste que vous me tutoyiez en me prenant pour une bête de foire. » Je secouai la tête alors qu'il parlait un peu plus fort comme pour attirer l'attention d'autres promeneurs. Des mots qui n'étaient que là pour me rappeler ce que Skye avait fait alors qu'elle n'en n'était que venue qu'à me dénoncer à la police, ayant compris ce que je faisais, consciente de ma trahison. Et les policiers qui étaient intervenus n'en n'étaient que venus à mourir ou finir inconscient. Je doutais réellement qu'il veuille déclencher un combat ou attirer autant mon attention sur moi ou sur lui. « Je sais pas mais je doute que tu veuilles réellement attirer l'attention sur nous. Après tout, il suffirait d'un combat pour que la même scène se reproduise et je doute que tu, vous voulez perdre le contrôle. » Haussant un sourcil alors que je le regardai, les expressions de son visage me suffisant comme réponse. « De toute manière peu importe ce que vous ferez,... ce que tu feras, peu importe que vous tentez de vous racheter car à la fin vous serez toujours le méchant de l'histoire. » Une vision sans doute cynique du monde mais à vrai dire je doutais qu'une fin heureuse soit réservée à des personnes comme nous. N'y croyant toujours pas. Doutant pouvoir passer de l'autre côté de la barrière. Après tout c'était un aller simple vers l'enfer que j'avais pris, ce que je ne savais pas à cet instant. Et autant que je pouvais tenter de m'excuser, ils continueraient à ne pas m'écouter, à me haïr. Conscient des mots qu'elle avait dit et pourtant j'avais du mal à y croire. Je savais qu'elle était sincère quand elle m'avait avoué avoir toujours des sentiments pour moi, qu'elle espérait que je redevienne bon mais il n'en restait pas moins que cela ne changeait rien à qui j'étais. Ce n'était que des mots prononcés et seules nos actions pouvaient se solder par des résultats. Rien d'autre.

Cependant, je n'en venais qu'à toutefois qu'à lui poser la question directe de savoir pourquoi il avait emmené son chat dans un parc. Ce qui n'avait aucun sens pour moi. Sans doute que si Gramzy aurait été là, elle n'aurait pas manquer de me faire signaler que ma question était impolie mais pour une fois je n'avais pas à me préoccuper de maintenir les apparences. Ou du moins je ne comptais pas le faire bien que tout autant je continuais de maintenir le contrôle. « Parc public, tout est dans le nom… » Il le marmonna et je n'entendis pas totalement ses mots. Au lieu de cela, je n'en venais qu'à m'asseoir au sol, laissant la boule de poil s'approchait de moi. Sa truffe se posant autour alors que j'avais attiré l'attention alors qu'il sentait mon odeur. Le chat roux qui continuait de le narguer alors que le chien n'en venait qu'à aboyer. Un chien qui n'avait toujours pas de maître. « Allez, viens. » Tournant mon regard sur lui alors que je l'observais sans un mot alors qu'il n'en venait qu'à mordre sa propre chair. Le regardant sans dire un mot, sans faire la moindre remarque alors qu'il en venait à léviter au-dessus du sol pour récupérer son chat roux. Manquant de secouer ma tête. Non, aucun de nous du moins pour la majorité de la population n'avait une vie normale. Aucun. Reportant mon attention sur lui, ne pouvant que sourire alors que le chien passa un coup de langue soudain sur mon visage. Mes mains qui glissaient doucement alors que je le grattouillais. Un chien qui n'était pas violent, encore jeune, bien plus amusé pour jouer qu'à montrer les crocs. « Je pense que je vais repartir avec. »
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Dim 4 Juin - 22:09
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Et s’il avait voulu me tuer, il n’aurait pas pu, tout simplement. Pas avant d’avoir levé le champ de force, chose que j’avais fini par faire à mes mots. Peut-être avait-il pensé que ces arcs énergétiques bleuâtres étaient seulement là pour la décoration. Ou peut-être n’avait-il rien pensé ? Je n’étais pas dans la tête des gens et j’aurais certainement pas apprécié d’aller fouiller dans celle de cet homme. Sans doute était-ce dû au fait qu’il ne me faisait pas une bonne impression. Comment aurait-il pu après tout, après m’avoir ouvertement menacé ?
Pendant un bref instant, il me semble aussi déplacé de penser que je ne mérite pas d’être ainsi traité. Cette idée s’installe un peu trop je dois l’avouer, si bien que je finis par y croire ; me confortant dans cette estime de soi que j’avais piétinée après les attentats de Stamford. Réflexion qui se confronte à ce que je vois à proprement parler : un homme sur ses gardes, prêt à sortir son arme dans un élan de paranoïa. Dans quel camp pouvait-il être ? Quelque chose me disait qu’il flirtait avec les extrêmes… des extrêmes que je connaissais que trop bien. Cet étranger n’avait fait qu’énoncer des vérités me concernant, bien que sa façon de faire ne m’aie aucunement plu. Quelque chose me déplaisait fortement chez lui, comme je pouvais comprendre sa méfiance à mon égard. Qui ne se méfierait pas d’un homme tel que moi ? Mais surtout, qui lui pardonnerait ?

Je n’étais pas capable de faire un tel effort, alors pourquoi en attendre autant de mon prochain ?

………incapable……

………je n’ai pas reçu de réponse de sa part concernant son identité. Je m’y étais préparé. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de trouver ça louche. Déplacé. Injuste…

Ma vie allait-elle changer si j’avais à gagner cette information ? Ma vie avait déjà été détruite. Comme celle de beaucoup d’autres. Un glas commun. Trois. Juillet. Il n’aurait jamais dû pleuvoir ce jour-là…

Je suis resté silencieux, laissant son dédain me passer dessus comme la caresse d’un vent frais trop lointain pour être mordant.

Il est dangereux, peut-être est-ce un hors la loi. Peut-être pas… son visage ne me dit absolument rien. Ça me dérange. Comme ça me dérange de ne pas savoir. Privé de faire mon devoir, n’ayant pas l’information. Je dois laisser passer ça. Là, sous mon nez. Enterrer le conditionnel. Me contenter du présent. Tout le monde sait que le présent est éborgné par le passé. Tout le monde sait que je ne m’en relèverai pas, moi le premier.

Et il ne s’excuse pas. Ça ne m’atteint plus car j’ai laissé la réflexion prendre de son importance et s’insinuer en moi, devenant évidence. Il n’a pas à s’excuser face à un être tel que moi, quant bien même j’avais pu mal le prendre. Pas d’excuse. J’en n’en aurais pas, les miennes n’ayant jamais pu être acceptées.

Je ne me rappelle plus le nombre de fois où j’ai supplié le pardon de milliers de personnes, de toute une nation. Je continue à le faire. Je devrais me remettre à compter… pour ne pas oublier.

J’ai le droit de l’appeler comme je veux. Et je murmure, la rancoeur tenace malgré mes réflexions internes… « C’est pas l’inspiration qui manque je dirais… » et pour cause, il avait suscité en moi colère, l’un des produits de mon instabilité. Mon regard n’est plus agressif mais abattu, comme à l’accoutumée. Je ne lui ai pas fait part de ce dernier, qu’il devinera s’il en a les capacités. Je suis presque étonné lorsqu’il s’adresse à nouveau à moi : il ose le vouvoiement, pour une fraction de secondes. Un effort qui ne passa pas inaperçu, s’il s’agissait effectivement d’un.

J’étais surveillé par Osborn, comme les autres. À la différence que j’avais été acquitté pour tous mes crimes, bien avant que l’initiative Thunderbolts soit mise au goût du jour. En soi, je n’avais pas ma place parmi eux. Je n’avais pas ma place car je n’étais pas un vilain, j’avais toujours été un super-héros et mes idéaux s’y rattachaient encore aujourd’hui.

Cet homme ne me surveille pas, non. Il n’a rien à voir avec l’organisme. J’allais bien savoir un jour de qui il s’agissait. J’espère simplement que ce jour-là, je ne tomberai pas des nues - qu’il ne soit pas trop tard ; encore une fois.

J’ai le cœur serré. Ses mots ont un impact alors qu’ils ne devraient pas en avoir. Le souci étant qu’il pointe du doigt certaines choses… et m’incite même à m’enfoncer dans ma noirceur, sans le savoir. À la fin, ce sera toujours moi le méchant de l’histoire. Et il a bien raison. Tapé en plein dans le mille. Pourtant, j’avais réagi aussitôt, calant un « Parlez pour vous, » qui n’était pas significatif d’un déni profond mais plutôt d’un mécanisme de défense légitime. Pour ne pas me faire engloutir par mes propres émotions. Et c’est bien pour ça que je m’étais concentré sur Niels juste après.

Le goût du sang sur mes lèvres, là où cette morsure était tolérée comme si je m’étais ouvert le flanc au canif. C’est rien. Tout ça n’est rien. Rien comparé à ce que j’ai pu faire subir à ces gens.
Le chat dans les bras, il se mit à ronronner peu après mes passages sur sa tête et dos, bien aise de recevoir des caresses. Jugé pour l’avoir emmené ici, alors que Central Park était le domaine de la femme que j’aimais, qu’un animal avait le droit de voir la nature à laquelle il appartenait. Cet homme qui n’était pas en phase avec la bienséance devrait comprendre l’originalité de cette promenade, non ? Les chiens baladés au bout d’une laisse, c’est trop mainstream. Il y en a bien qui baladent leur cochon domestique… je ne me sentais pas particulièrement tache dans le décor. Pas à cause de ça, du moins.

Je jette un coup d’œil dans sa direction alors que je fais quelques pas en biais sur l’herbe. Il énonce ses volontés d’emmener le chien — animal qui avait toujours un œil sur Niels. J’humecte à nouveau ma lèvre blessée, avalant ma salive qui avait prit un goût métallique caractéristique. Et ô combien familier. « Et donc, vous essayez de devenir le gentil de l’histoire en allant adopter un chien errant. » Ça, c’est gratuit. Je regarde un peu autour de moi, revenant sur sa silhouette.   Il n’était même pas certain d’avoir un chien errant, à vrai dire. Pas de collier ne voulait pas forcément dire abandonné. Je le trouvais plutôt en bon état pour un canin qui rôdait dans les rues. Un peu trop même. Je zieute longuement l’animal à la robe chocolatée, avant de dire. « Vous avez intérêt à vous en occuper… et pas le plomber par erreur parce qu’il aboie à 2h du matin. » et je ne peux pas m’empêcher de penser que ça pourrait arriver. (Je crois que ça m’inquiète aussi. J’aime les animaux, et leur vie est aussi importante que celle des Hommes.) S’il dégainait son arme aussi facilement en public, chez lui, ça devait être le prolongement de sa main en permanence. Arme que j’espérais sincèrement être de service étant donné la réglementation de l’Etat de New-York à ce sujet. « Vous êtes flic ? » et au fond de moi, je n’y croyais même pas. Je poursuis. « Non, parce que je peux toujours appeler les autorités pour qu’ils vérifient qu’il n’appartienne à personne. » Être accusé de vol n’était pas le but de sa promenade, j’imagine. Comme la mienne n’avait pas été d’avoir un flingue dans le dos. Mais à mon avis, c’est là aussi quelque chose dont il n’a rien à péter. Je ferais mieux de partir… et éventuellement prévenir les autorités pour signaler un individu qui portait une arme alors que les lois de l’Etat ne l’acceptaient pas.
Ça aurait au moins de quoi soulager ma conscience, car je n’étais pas en mesure d’intervenir sans avoir reçu d’ordres au préalable. Et jusqu’à preuve du contraire, Osborn n’avait pas grand-chose à faire des types dans son genre. Moi en revanche…  
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Lun 5 Juin - 15:18
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« Et donc, vous essayez de devenir le gentil de l’histoire en allant adopter un chien errant. » Une pique directe que  j'ignorai alors que j'en venais au contraire à lui répondre tout aussi calmement comme s'il n'était qu'un insecte à mes pieds.  « Je ne serai sans doute jamais le gentil des histoires mais ce chien mérite mieux que de traîner dans ce parc seul. » Un intérêt piqué alors qu'autant que moi; je pouvais voir que Robert avait son regard non pas porté sur son chat mais sur le chien qui se trouvait devant nous. Un intervenant inconnu qui nous posait à nous poser des questions alors que je n'avais aucune idée de qui était son maître. « Vous avez intérêt à vous en occuper… et pas le plomber par erreur parce qu’il aboie à 2h du matin. » Je lui jetai un regard noir. Autant que je paraissais dangereux, j'étais incapable de blesser un chien. Les souvenirs remontant à la surface alors que je ne pouvais que penser à Buddy. Buddy que John m'avait ordonné de tuer. Ce que je n'avais pas pu me résoudre à faire alors que ce chien avait été mon seul compagnon pendant cinq longues années. Etant resté à mes côtés les premiers jours et même après, me réconfortant alors que je me retrouvais à me rouler en boule auprès des arbres en espérant que la pluie cesse. Incapable de lui faire le moindre mal. Mais cela il ne pouvait l'imaginer alors qu'il n'avait vu que des signes d'une potentielle violence, de ma capacité à sortir mon arme en public, prêt à faire feu sans hésiter.

Ses questions continuant alors qu'il gardait ce même ton, ayant visiblement mal pris mes répliques et guère apprécié que je le menace. « Vous êtes flic ? » Un sourire qui s'esquissait sur mon visage. « Ce serait plutôt le contraire. Mais ils ne sont pas un problème. » Ou ne le  seront pas. En effet je n'étais pas un flic, autant que Chris Jackson pouvait être considéré comme tel alors qu'il travaillait pour le SHIELD, une agence gouvernementale, il n'en restait pas moins que je ne travaillais plus pour cette organisation. Je l'avais trahi. Je travaillais à HYDRA et s'ils le pouvaient ils n'hésiteraient pas à me tirer dessus à vue. Cela d'autant plus alors que Skye avait en premier s'assurer qu'un mandat d'arrêt apparaisse dans leurs fichiers. Mais au-delà de cela, il y avait bel et bien un mandat d'arrêt sur ma personne. Non pas que j'en étais fier. On ne pouvait acquérir aucune fierté à tuer ses parents et son frère. Toutefois, je ne pouvais pas admettre que je le regrettais. Pas alors que c'était ce qu'ils méritaient, pas alors que justice avait été enfin faite. Un mandat d'arrêt qui existait bel et bien et qui pousseraient les policiers à user toutes leurs forces de poing. S'ils voulaient m'arrêter pour me juger pour mes crimes, il n'en restait pas moins que la règle n'était pas la même pour le SHIELD ou plus précisément pour mon ancienne équipe. De même qu'HYDRA n'hésiterait pas à m'éliminer si je devenais un élément indésirable. Alors non, je n'étais pas de leur côté, ne faisant plus partie des gentils, en ayant jamais réellement fait partie alors que j'avais toujours été loyal à John. Pas moins méfiant autant que lui alors que le risque existait qu'il les appelle. Ce que je ne pouvais lui permettre de faire.

« Non, parce que je peux toujours appeler les autorités pour qu’ils vérifient qu’il n’appartienne à personne. » Dirigeant lentement le canon de mon arme vers lui alors qu'il ne pouvait voir cette menace discrète. « Tu ne veux pas faire cela. » Autant dangereux qu'il était alors que la différence était que je devenais de moins en moins prévisible. Reportant mon attention sur le chien alors que je continuais de le caresser délicatement tandis que ce dernier commençait à s'habituer à mon odeur. « De toute façon je doute qu'il appartienne à quelqu'un. Personne de censé ne laisserait son animal seul ou plus précisément son chien. Et s'il en existe un, je lui ferai une faveur. » N'ayant aucune pitié pour ceux qui osaient laissé derrière leur chien. Un chien qui m'intriguait le plus en plus et que j'avais envie de garder près de moi. Pour autant je savais que c'était compliqué alors que j'étais autant Chris Jackson, un agent du SHIELD. Et aux dernières nouvelles, les animaux n'étaient pas admis au sein de l'organisation bien que je pouvais toujours le faire entrer en douce. Calculant les risques alors que j'avais toutefois peur qu'il s'ennuie, d'autant que je pouvais être envoyé en mission. Bien que je ne pouvais que constater que les missions auquel j'étais soumis n'étaient plus les mêmes qu'avant. Le danger était moindre et je n'avais pas le plaisir d'aller aux quatre coins du monde bien que je n'y allais jamais en voyage touristique. Toutefois le chien continuait d'attirer mon attention alors que j'en venais qu'à chercher des possibilités, étudiant mes options alors que mon regard était toujours posé sur lui. Personne ne semblait venir vers nous. « Oui je pense que je vais t'emmener avec moi...»
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Lun 5 Juin - 20:02
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Le peu d’information qu’il me fait partager ne sont pas particulièrement ragoûtantes, je dirais. Ma pique défensive avait visiblement été bien choisie, chose dont je ne me vanterai certainement pas au vu de la situation. Le méchant de l’histoire, il semblait être aussi habitué que moi - peut-être même davantage - à tenir ce rôle. Je ne suis pas particulièrement en phase avec les émotions des gens en ce moment, les miennes étant déjà suffisamment difficiles à gérer. Doreen exceptée. Je n’aurais pas la certitude que ce qu’il dit est vrai, comme je n’aurais certainement jamais l’assurance d’avoir en face de moi quelqu’un dont les ambitions étaient condamnables. J’ose espérer qu’il aie le déclic. Pour lui. Car la roue finit par tourner, et il ne s’en sortira pas vivant. Comme si les méchants en avaient quelque chose à faire de vivre pleinement… enfin, peu importe.
Et j’ai bien remarqué la méchanceté manifeste dans ce regard qu’il m’offrait (difficile de le louper entre nous), chose qui m’avait sans doute un peu rassuré vis à vis de l’animal. Plomber les humains n’est pas un problème mais les chiens, c’est la fin du monde. Je ne sais pas dans quel monde il vit, mais j’aurais presque pu croire à un meme vivant.
Beaucoup moins rassurant est ce qu’il me livre juste après. Ce n’est pas un flic. Il n’a certainement aucune légitimité à porter cette arme. Encore moins de la pointer sur moi, soyons honnêtes. Les autorités ne sont pas un problème pour lui ? C’est ce que je crois comprendre alors que mes sourcils se froncent légèrement sous ma capuche. Le plus étrange est sa réaction qui forme tout un paradoxe. Les flics ne sont pas un problème mais il ne souhaite pas que je les appelle pour une simple vérification d’immatriculation. Je ne sais pas si ce type m’exaspère ou m’énerve. Dans tous les cas, je n’ai qu’une seule envie, le voir hors de ma vue et c’est là quelque chose dont je n’allais pas me priver. Niels ronronne contre moi, s’arrêtant au moment où le canon se braque à nouveau sur moi. Je n’ai pas peur. Je regarde autour de moi, soupirant sans grande discrétion. « Vous savez quoi ? Je pige rien à votre délire et j’ai pas envie de savoir qui vous êtes. » La fin de ma phrase était un demi-mensonge. J’aurais apprécié savoir quel nom pouvait porter ce parfait idiot - ce parfait inconnu. Je me déplace de biais, passant à deux mètres de sa carcasse. Il annonce qu’il va le garder. Là, comme ça, sans avoir vérifié quoi que ce soit. Je m’arrête une fraction de seconde et finit par reprendre mon chemin d’un pas modéré, laissant derrière moi l’étranger et son nouveau compagnon à quatre pattes. Et je m’éloigne. Encore, encore, encore. Je regarde droit devant moi. Je me demande si Dolly est là. Le goût du sang me rappelle à ma plaie, que je tente de dissimuler d’un mouvement de lèvres - qui s’avère être complètement inutile, d’ailleurs. « Squeeeeeeak squeaaaaaaaaak ! » entendis-je au beau milieu du parc alors qu’un petit écureuil à cravate m’apparaissait. « Mr. Lieberman… ? » soufflai-je en baissant les yeux, puis déposant un genou à terre… « Squeak ! Squeak ? » et évidemment, je ne comprends rien à ce qu’il essaie de me dire. Je crois qu'il a aussi réagi au sang sur mes lèvres. Je lève le nez pour essayer de trouver une silhouette féminine. Celle que j’aimais tant. Absente. « Dis-lui que je suis là, d’accord ? Et qu'il y a un type armé ici, il est avec un chien au pelage brun. Mais il sera sans doute parti quand elle arrivera et… » « Squeak, Squeak ! » et il détala à vive allure alors que je me redressai. Je posai mes yeux sur Niels, finissant par enfouir mon visage dans son pelage roux. J’ai besoin de la voir. J’ai besoin de penser à autre chose. D’oublier un peu… ne pas compter.

J’aurais dû appeler les flics.   
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MessageSujet: Re: Hey buddy [Robbie]   Lun 5 Juin - 21:21
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« Vous savez quoi ? Je pige rien à votre délire et j’ai pas envie de savoir qui vous êtes. » Et sans doute était-il mieux qu'il ne comprenne rien, qu'il ne cherche pas à comprendre. Parfois c'était plus simple de ne pas chercher à savoir. Parfois cela valait le coup de ne pas s'entêter à tenter de comprendre quelqu'un, encore plus quand cette même personne répétait toujours le même schéma et finissait toujours par causé des dégâts. Je n'étais pas le plus honorable des hommes. Sans doute pas un héro. Mais avec lui, je savais ce que je faisais, tout comme j'avais apprécié chaque seconde passé en compagnie de Buddy alors qu'il avait toujours été là à me soutenir. On disait que le chien était le plus fidèle compagnon et le meilleur ami des hommes et cela était vrai. Le seul à ne pas vous juger alors même que vous continuez de commettre des impairs. Un chien auquel je ne pouvais que m'attacher en l'espace de quelques secondes mais ce n'était pas tant moi qui semblait l'avoir adopté que lui-même qui avait adopté alors que couché sur le dos, il n'en venait qu'à se laisser grattouiller sur le ventre sans montrer le moindre signe d'agressivité. Sans un regard pour l'homme qui s'éloignait. Sans un regard pour cet homme qui avait commis un massacre et qui tentait désormais de se racheter en travaillant pour le gouvernement. Non pas que j'avais les mains plus propres que lui. Bien au contraire, elles étaient autant tâchées de sang et cela peut-être même plus que le siennes. Doutant pouvoir trouver la même chance de rédemption que lui alors qu'autant que je connaissais leur escouade, je n'étais pas intéressé pour trouver un quelconque signe de rédemption parmi leur groupe. J'avais fait ce qu'il fallait pour que John vive, et je n'avais aucun regret là-dessus si ce n'était d'avoir brisé l'équipe que j'avais pu considéré comme une seconde famille. Mais la présence du chien me permettait d'oublier pendant l'espace d'un temps l'horreur du passé alors que je me concentrais sur lui. Ayant même des gestes doux, ce qui aurait pu paraître surprenant alors que nombreux croyaient que j'étais un robot. Alors que nombreux savaient que je pouvais me détacher de toutes émotions dès lors qu'il fallait tuer. Une machine de guerre. Une arme que certains aimeraient utiliser alors que je pouvais tuer encore et encore sans sourciller en seulement enfermant mes sentiments dans une boîte. Toutefois les animaux avaient autant le don de faire ressortir des traces d'humanités chez les hommes, ce qui se passait alors que je le grattouillais. Conscient que Robert s'éloignait, n'y portant toutefois aucun regard alors que je me reculais un peu avant de regarder le chien. « Oui tu vas venir avec moi et avoir une nouvelle maison ! » Ce que je n'avais jamais eu, ce que je pouvais toutefois lui offrir. Le regardant alors que je cherchais des noms dans ma tête, ne pouvant l'appeler juste le chien. Et puis il y avait déjà un Buddy, il ne pouvait en avoir un second. « Que penses-tu de Max ? » Réfléchissant alors que je le regardais, guettant sa réaction. « Max sonne bien. Qu'est-ce que tu en penses ? Max ? » Un aboiement. Un sourire qui fendillait le masque et qui s'esquissait sur mon visage. « Parfait. » Me relevant alors que l'instant d'après je me mettais en mouvement, Max me suivant de près. Sortant du parc sans un regard en arrière avec un nouveau compagnon de route.

Rp terminé.

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