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 Alina #2 + Becoming Harmonious

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Tout s’était terminé aussi vite que ça avait commencé. Captain America et ses alliés avaient disparus d’un coup, laissant les Thunderbolts, les Avengers et autres agents du SHIELD complètement démunis.
Venom, qui s’était préparé à fondre sur sa proie à la seconde où il serait rétabli avait poussé un cri de rage en voyant Cap disparaître derrière le champ de force et s’était jeté sur le premier qu’il avait croisé -un agent du SHIELD en l’occurrence- et l’avait déchiqueté, sans cesser de hurler et s’était ensuite acharné sur la carcasse d’un des véhicule du convoi pour le mettre en pièce. Il s’était arrêté d’un coup et s’était effondré sans un bruit avant de s’effacer complètement, laissant apparaître Léna, inconsciente et allongée sur le sol de l’avenue.

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Léna ouvrit faiblement ses yeux et poussa un gémissement plaintif en sentant une douleur irradier de l’ensemble de ses muscles et de ses os. Elle referma les yeux en gémissant de plus belle et mit quelques secondes avant de le rouvrir pour se raidir brusquement en voyant qu’elle était allongée sur ce qui ressemblait à un lit. Elle cligna plusieurs fois des paupières et se retourna pour se retrouver allongée sur le dos tout en observant rapidement la pièce dans laquelle elle se trouvait, essayant de comprendre comment elle pouvait se retrouver dans un endroit pareil et ce qu’il s’était passé après l’attaque du convoi.

Absolument rien ne lui revenait. Elle se souvenait vaguement qu’elle avait laissé Venom prendre le dessus après que son véhicule ait été touché par un tir mais le reste… C’était le flou complet.
Elle appuya ses paumes contre ses paupières dans l’espoir de se réveiller un peu plus et de faire passer son mal de tête et finit par se redresser péniblement avant de s’immobiliser en réalisant qu’elle était complètement nue, simplement recouverte par le drap du lit.
Qu’est ce que c’était que ce délire ?

Elle voulu interroger son symbiote pour lui demander s’il savait ce qu’il s’était passé et où elle se trouvait mais étrangement et pour la première fois, il resta silencieux. Elle n’y comprenait rien. Venom ne lui répondait pas et les vêtements qu’il avait l’habitude de matérialiser avaient disparus eux aussi. Alors quoi. Il était parti ?  Ou alors il dormait ? C’était la première fois qu’il lui faisait un coup pareil. C’était quoi ? Il avait tellement donné après qu’elle lui ait laissé le contrôle qu’il avait besoin de se reposer lui aussi ?
Elle n’y comprenait absolument rien.

La brune se décida finalement à se lever, les sens aux aguets et sur ses gardes au cas où -après tout elle ne savait absolument pas où elle se trouvait- mais arrêta son regard des vêtements posés aux pieds lits, comme s’ils lui étaient destinés. Elle resta un moment interdite, cherchant un sens à toute cette situation mais s’habilla finalement, enfilant la chemise qui se révéla bien trop grande pour elle ainsi que le boxer qui était posé à côté mais qui lui allait parfaitement. Une chemise de mec mais un sous-vêtement de femme… Elle n’y comprenait rien…

Elle sortit lentement de la chambre, toujours sur ses gardes et s’immobilisa en arrivant dans un salon, tout aussi inconnu que la chambre dans laquelle elle s’était réveillée. A quoi est ce que tout ça rimait ? Chez qui est ce qu’elle se trouvait ? Pas un ennemi visiblement, dans le cas contraire elle ne se serait certainement pas retrouvée dans un lit et avec des vêtements à son attention.

Elle continua sa "visite" de l’appartement, toujours aussi méfiante et s’immobilisa une nouvelle fois en tombant finalement sur une silhouette de dos, dans la cuisine, qu’elle reconnu immédiatement.
Qu’est ce qu’Alistair foutait là ? Et où étaient les autre ? Pourquoi est ce qu’elle se retrouvait seule avec lui ?

Léna resta un moment interdite, hésitante mais pris la parole d’une voix forte. « C’est du café que je sens ? » Elle attendit qu’il se retourne pour reprendre sur le même ton, l’air un peu plus agressive. « Qu’est ce que tu fous là ? » Elle fronça brièvement les sourcils avant de balayer la pièce du regard. « Où est ce que je suis ? » Elle baissa son regard sur sa tenue et la désigna rapidement d’une main tout en reprenant. « Et pourquoi est ce que je me suis réveillée complètement nue ? » Ouais, elle avait pas mal de questions à lui poser mais avant tout elle voulait des réponses à ces questions là. Les explications sur ce qu’il s’était passé après l’attaque du convoi pouvaient attendre un peu. Mais avant ça…

Elle se rapprocha de quelques pas de son collègue et lui lança un regard mauvais avant de reprendre tout en désignant la cafetière sur le meuble dans le dos d’Alistair d'un signe de tête. « Dis moi que je peux en avoir une tasse. » C’était ça la question la plus importante. Parce qu’elle savait très bien qu’elle pourrait être dans un état bien pire que Venom si elle n’avait pas sa dose de caféine au réveil.

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Je l’ai trouvée au beau milieu de l’avenue silencieuse, inconsciente. Pourquoi n’avais-je pas été présent ? Et si je vous disais qu’on m’avait demandé de rester en retrait, est-ce que vous me croiriez ? J’ai évidemment l’issue de cette escorte au milieu de la gorge. Je suis aussi remonté du fait même de la vision qui s’offrait à moi : le chef d’équipe à terre, vulnérable qui plus est. Iblis et moi n’avions pas réfléchi. D’instinct, nous l’avions rejoins, cherchant à savoir si Venom ou Léna étaient capables d’accueillir les signaux qu’on leur envoyait. « Putain, réveille-toi… », grognai-je entre mes dents alors que j’avais une main sur l’une de ses joues, me rendant à l’évidence : elle était carrément sonnée, et son symbiote aussi. Démuni quant à sa nudité, j’avais ôté ma veste pour la protéger un peu, ce qui était moins que rien. Sur les nerfs, je cru voir quelqu’un passer, non, trois, du SHIELD précisément, (tout ce que j’aime), cherchant à se rapprocher pour rendre compte des dégâts. Ils voulaient quoi ces charlots ? Ils en avaient pas eu assez de s’être fait piquer les détenus ? En plus de faire trop de bruit, ça commençait à m’expliquer des trucs que je ne voulais pas comprendre, et ils se rapprochaient encore alors j’aboyai un non moins menaçant… « La touche pas. » avant de la soulever dans mes bras, partant des lieux sans crier gare. Elle sera mieux loin d’ici. Loin de tout ça. Laissez-la tranquille. Fumiers.


J’ai l’impression que ça fait des heures qu’elle dort. Des heures… que je me fais chier. J’ai dû me reposer sur trois d’entre elles, affalé sur le canapé. J’avais oublié qu’est-ce que ça faisait de pioncer là-dessus. J’avais même carrément oublié à quoi ressemblait l’intérieur de cette baraque, je crois… ça faisait des mois que je n’y passais plus qu’à de très rares occasions. Le seul endroit où je pouvais encore y laisser ma moto. Et le reste. Sauf que je ne roulais pas sur l’or. J’avais jamais roulé sur l’or d’ailleurs, mais là j’allais devoir finir par squatter chez Evelyn. C’était même une évidence au point où j’en étais : le bail se terminait bientôt.

Il faudrait juste que je pense à retaper cette poignée que j’avais moi-même vandalisée pour rentrer la veille. J’avais les mains prises, d’accord ? C’était qu’un piètre détail, j’allais m’en occuper. Un jour. Bon, on monte la rejoindre ou ça s’passe comment ? avait grondé plusieurs fois Iblis pendant la nuit, bien décidé à aller se rincer l’œil pendant que la belle aux bois dormant était assoupie. Le lit quand même… t’aurais pas pu la laisser là, sérieux ? Ça m’avait même pas traversé l’esprit de la laisser dormir ici, le cul sur ce canapé qui me faisait mal au dos après une simple sieste. Alors non, ce n’était clairement pas quelque chose que j’aurais voulu faire. Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Il a encore insisté, même à mon réveil, vers huit heures du matin. Y a rien à bouffer, tu veux pas commander trois pizzas avec pepperoni ? Silence. J’étais particulièrement blasé. Ou juste inquiet, j’en sais rien. Putain, à quoi ça rime ? Sans pepperoni ? qui me fit lâcher un soupir long et marqué, passant une de mes mains sur le visage. La ferme. Juste… la ferme. Je vais me prendre une douche. Brûlante, à m’en décoller l’épiderme. J’ai soif, bois un coup, ça va te détendre le fion. Et le pire dans l’histoire, c’est que j’attrape effectivement ma bouteille de whisky au passage pour en descendre quelques gorgées au goulot. Les ancêtres ? Rien à foutre des ancêtres, ils peuvent bien se retourner dans leur tombe si ça leur chante.

Je sais pas si Iblis pense ou ressent la même chose que moi. Si c’est le cas, il le cache bien, comme d’habitude. Sauf que les petits secrets n’en sont pas vraiment entre nous. Je sais qu’il a l’avantage… en plus ça fait des semaines que je lui promets de le laisser sortir et on a pas encore eu l’occasion. Je comprends sa frustration. Je grimpe à l’étage et prends cette fameuse douche, enfilant des fringues propres. Et je vérifie si elle est toujours à sa place, ce qui est le cas. Juste un coup d’œil, s’teplaît… insiste Iblis de sa voix gutturale, alors que j’étais en train de sortir deux-trois affaires qu’elle pourrait enfiler à son réveil. Steplaaaaaaît… elle le saura jamais… c’est notre petit secret rien qu’à nous ! Putain c’est quoi ton problème ? Y a une putain de frustration sexuelle entre nous buddy, c’est pour patienter, alleeeeez…… Va chier j’t’ai dis. Rien à foutre, j’te forcerai à aller aux putes. Et la plus moche ce sera. Le final boss des thons, t’entends ?! C’est ça. Je disparaissais dans le couloir, le tee-shirt à la main alors que je redescendais à l’étage inférieur. Encore une goutte. Je vais faire du café. Tu me dois bien ça… J’te dois rien, lâche-moi les couilles deux minutes. Oh mais t’as avalé Mère Teresa de travers ce matin ou quoi ?! C’est clair que je n’étais pas de très bon poil. Ça devait venir que de moi, puisqu’il semblait être frais comme un gardon. Mère Teresa… c’est carrément indigeste, ton truc. C’est bien c’que j’te dis, abruti. Et je m’enfonce tout seul. Je laisse le tee-shirt sur la tranche du canapé avant d’aller préparer ce foutu café. T’as pas besoin de ça pour rester éveillé, hein. C’est pas pour moi. MON DIEU J’AVAIS RAISON ! AHAHAHAHA ! une véritable cacophonie là-haut, qui me fait légèrement grimacer… De quoi tu p… Trop tard, il y avait pensé, m’imposant même une image dans mon esprit on ne peut plus révélatrice. Je lève les yeux au ciel. « Tu fais chier… mais qu’est-ce que tu fais chier… » disais-je à haute voix, vérifiant ce qu’il restait dans le frigo. À peine de quoi faire un petit dej. Pour deux personnes normales, ça aurait pu le faire, mais je mangeais comme un ours. Un ours ?! Je mangeais, quoi, c’est tout. Ouais, j’préfère. J’attendais pas pour choper un truc à grailler, d’ailleurs. J’avais enfourné un bout de gâteau dans ma bouche et j’avais posé mes mains sur le plan de travail, jetant un coup d’œil par delà la fenêtre qui me faisait face.

Oh, ça y est, la princesse se lève. T’as préparé ses petits souliers en verre ? Iblis fait la remarque mais j’ai tiqué au même moment. D’abord les bruits de pas, puis le parfum familier qui se rapprochait. C’était sans compter la voix, la sienne, qui résonna. J’étais encore en train de mâcher quand elle m’avait posé les deux premières questions, d’où le fait que je ne puis répondre. C’est la princesse du Bronx là. Mais j’avais pris la peine de me retourner quand même, finissant ma bouchée sur sa dernière question qui concernait sa nudité. « …y a pas de quoi. » avais-je commencé en haussant mes épaules nues. J’étais persuadé qu’elle se souvenait un peu de ce qui s’était passé, mais en fait non. Du reste, je lui répondis… « On est chez moi. Queens. Le convoi, tout ça… ça te parle ? » lui demandai-je. Je me retenais de poser une question en particulier depuis le départ. Comme je me retenais de la reluquer parce que oui, même avec une de mes chemises sur le dos à me parler agressivement, ça restait un canon. Je ravale encore ma question et me fait glisser sur le côté, me reposant à nouveau sur le rebord du plan de travail en croisant les bras. Elle veut du café ? Qu’elle en prenne, je lui interdis en rien. Ma réponse à cette question est d’ailleurs uniquement non verbale ; se mesurant à un regard et un bref hochement de tête. J’étais pas sa mère, j’allais pas lui apporter la tasse ni la remplir… d’autant que c’était simple comme bonjour. Bah elle t’a pas dit bonjour non plus en fait. Et je secouai doucement la tête de droite à gauche. Ce genre de détails… est-ce que j’avais fais des salamalecs à Richardson quand il m’avait tiré des eaux de l’Hudson, hm ? Un point pour Slytherin. Et pourquoi Slytherin, sérieux ?

Je reste silencieux quelques instants, mon regard clair vaquant ailleurs. Elle a quand même l’air d’être un peu perdue… je me rappelai pas de l’avoir vue comme ça un jour. Un lien avec Venom ? J'imagine qu'elle a dû morfler là-bas. Je posai alors cette foutue question que je gardais depuis trop longtemps. (J’avais quand même attendu qu’elle s’enfile les premières gorgées de café avant de le faire, notez.) J’aurais pas apprécié d’être harcelé à mon réveil. « Comment tu te sens ? », sans toutefois la regarder immédiatement. Par ma question, je sous-entendais aussi l’état du symbiote qui l’accompagnait. L’un n’allait jamais sans l’autre. Mais depuis le temps, elle avait certainement dû comprendre que je la prenais ainsi : entière.  


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Elle n’y comprenait rien.
Elle n’arrivait pas à se concentrer pour essayer de réfléchir, encore trop fatiguée et la douleur lancinante qu’elle pouvait ressentir dans tout son corps l’aidait encore moins.
Elle allait avoir besoin d’un peu de temps pour parvenir à se remettre les idées en place.
De temps et de café.

« …y a pas de quoi. » Elle grimaça légèrement, l’air un peu gênée d’avoir été aussi agressive. Elle était vraiment dans un sale état pour se comporter comme ça. « On est chez moi. Queens. Le convoi, tout ça… ça te parle ? » Elle fronça les sourcils et observa encore une fois l’appartement, l’air toujours aussi perdue et secoua doucement la tête, montrant bien qu’elle ne se souvenait de rien.
Elle reporta rapidement son attention sur Alistair puis sur la machine à café quand il hocha la tête pour lui indiquer qu’elle pouvait se servir.

La brune traîna des pieds jusqu’à la machine, gémissant à nouveau à cause de la douleur et de l’effort demandé à son corps, pour se servir une tasse. Elle s’en saisit et se traîna jusqu’à la table de la cuisine pour s’asseoir dessus -non sans difficulté- et laissa ses jambes pendre légèrement dans le vide, la tasse fermement ancrée entre ses mains et son regard posé sur Alistair.
Elle avait du mal à mettre de l’ordre dans les informations qu’elle avait. Le convoi avait complètement foiré, ça elle s’en rappelait. Par bribes, mais elle s’en rappelait. C’était ce qu’il s’était passé ensuite qui la perturbait. Ils étaient chez lui alors ? Dans le Queens ? C’était ce qu’il venait de lui dire mais elle n’arrivait vraiment pas à m’assimiler. Pourquoi est ce qu’il avait fait ça ? Il aurait pu la laisser là bas et laisser les autorités la gérer non ? Ils l’auraient ramené au QG des Thunderbolts et elle aurait pu se reposer dans ses quartiers au lieu de se réveiller dans un endroit qu’elle ne connaissait absolument pas.
Putain c’était vraiment compliqué.

Elle garda le silence pour le moment, préférant boire silencieusement son café. Elle n’avait pas l’habitude de se lancer de longues conversations dès le réveil et de toute façon, vu son état, elle ne se sentait vraiment pas de le faire. Ça attendrait un peu.

« Comment tu te sens ? » Léna haussa les sourcils, surprise par cette question mais resta un moment silencieuse le temps de boire une nouvelle gorgée, les yeux toujours braqué sur Alistair par dessus sa tasse.
Elle brisa finalement le silence d’une petite voix, encore trop éraillée par la douleur. « Ça va. Je crois. » Elle baissa le regard, son visage reprenant son air perdu. « Enfin je sais pas. J’ai l’impression de m’être fait passée à tabac, je suis complètement perdue. » Elle reposa son regard sur son partenaire. « Et je ne sens plus Venom. Je veux dire… Je sais qu’il est encore là mais c’est comme s’il… Comme s’il dormait. Je… Je sais pas. Je comprends pas. » C’était peut être ça qui la perturbait le plus. Elle s’était tellement habituée à vivre continuellement avec lui, à tout le temps l’entendre où le ressentir qu’elle se sentait complètement perdue, démunie. Elle avait l’impression de ne plus être entière.

Sa main droite libéra sa tasse et elle la leva légèrement devant elle, grimaçant de plus belle en sentant la douleur se réveiller un peu plus. Elle se concentra pour essayer de changer son apparence comme elle avait pu le faire quand elle avait eu cette discussion avec Alistair mais rien ne se passa.
Ça n’avait aucun sens.

Léna poussa un soupir plaintif tout en laissant retomber sa main sur sa cuisse. Elle posa à nouveau ses yeux sur Alistair et lui afficha une moue gênée avant de reprendre. « Et je… Merci pour… » Elle désigna l’appartement et ses vêtements d’un vague geste de la main. « Pour tout ça. » Elle n’avait tellement plus l’habitude de pouvoir avoir besoin de quelqu’un, d’avoir besoin d’aide. Elle se sentait terriblement mal. Et inutile.
Elle força un sourire en coin -qui ressemblait plus à une grimace qu’autre chose- avant de continuer. « Et toi ça va ? T’as l’air plutôt en forme donc j’imagine que tu n’as pas pu participer à toute cette merde ? » Elle n’avait pas compris pourquoi il avait reçu l’ordre de rester en retrait lors de l’opération et se souvenait qu’elle s’était violemment prise la tête avec Osborn à ce sujet. Si Alistair avait été là, peut être que tout aurait pu être différent. Ils s’en seraient peut être mieux tirés.

Elle poussa un nouveau soupir et ramena sa main sur son visage pour se masser un moment les paupières mais finit par reporter son attention sur son vis-à-vis. « Pourquoi est ce que tu m’as ramenée chez toi ? T’aurais pu me ramener au QG, alors pourquoi ici ? » Les questions sur le convoi pouvaient bien attendre et de toute façon ils avaient échoué. C’’était ça ce qu’elle voulait comprendre en premier. Parce qu’elle l’aurait aussi aidé à sa place mais ne l’aurait certainement pas ramené chez elle. Elle voulait savoir à quoi ça rimait.

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Elle a l’air paumée et c’est peu de le dire.

Comme s’il lui manquait quelque chose.

Je pense à Venom, ce qui me semble être l’hypothèse la plus juste. Je n’ai pourtant pas encore la réponse, là où je crois déjà l’avoir. Léna se sert du café avant d’aller se poser cul vissé sur la table. J’ai observé chaque mouvement, chaque nuance - et dieu sait qu’il y en a. C’est ça : elle a vraiment morflé. Et cette information largement sous-entendue me pique… pour la simple et bonne raison que je n'ai pas pu être là pour y palier. Certes, je m’étais amené le plus vite possible, parce que mon ultra vigilance avait voulu que je me tienne prêt en cas de pépin. Qui nous est tombé dessus, évidemment. Quant à expliquer le pourquoi je l’ai tirée loin de là, moi-même j’ai du mal à comprendre. Ou du mal à accepter. Je crois que j’aurais jamais le bon argument pour l’autre, même s’il me seyait personnellement.

À peine avais-je posé ma question que je m’étais redressé un peu, quittant mon appui en décroisant les bras. (Il me semble ne jamais lui avoir posé cette question directement.) Un regard par-dessus sa tasse. J’écoute les battements de son cœur. Sa réponse est interprétée autrement dans mon esprit. Il est où Venom ? s’étonne Iblis, remarquant que quelque chose clochait réellement. Je fis quelques pas vers le canapé pour attraper mon tee-shirt et l’enfiler ; l’écoutant toujours. Je pivotai un peu dans sa direction, allant chercher son regard qui s’était relevé un peu à son tour. Je fronce un peu les sourcils. Les craintes confirmées par ses propres mots. « Il doit essayer de s’en remettre, lui aussi. » et je baisse un peu les yeux, entremêlant à nouveau mes bras contre mon torse. Je supposais mais c’était une conséquence largement admissible. Et contrairement à ce que l’on pourrait voir de moi actuellement, je ne suis pas particulièrement calme. Je ne le suis jamais vraiment depuis qu’il est là.

Ça m’agace. De ne pas avoir été là, de n’avoir pu ramasser que les morceaux, sans parvenir à les recoller à proprement parler. J’avais même des réticences à être plus démonstratif, et je ne comprenais même pas ce blocage. Alors qu’en réalité, je craignais simplement d’aggraver les choses. Une réflexion qui m’était restée depuis des lustres dans un coin de ma tête, encore plus depuis que j’avais posé le pied sur le sol américain. Une putain de réflexion qui se confirmait jusqu’à la décision prise par Osborn concernant cette mission — qui nous réunissait aujourd’hui malgré tout. Il me gave, ce gamin. Un jugement que je portais moi aussi à son égard, bien qu’il ait tout de même été la clé de nos fers. Sans son initiative, nous serions encore là-bas… pensée qui me crispe aussitôt. Plus jamais ça.

Léna s’essaie à une de ses habituelles transformations, qui se solda par un échec. Non, il n’était pas encore là, elle devrait attendre. J’avais cru comprendre qu’il était sensible à la chaleur et aux sons. Si le combo reçu était aussi violent, il n’allait pas se réveiller aussi facilement. Je ne sais pas quoi faire de plus. Je suis aussi démuni qu’elle sur la question.
Moi qui me plaignait d’être emmerdé par Iblis en permanence… je pense que j’aurais été aussi déstabilisé s’il ne jappait plus dans mon crâne. Si je ne le sentais plus conscient. Même aujourd’hui. J’pensais pas que t’en pinçais pour moi, mon frère. Je laisse échapper un soupir nasal long. Encore moins démonstratif que moi, à moins qu’il soit aussi responsable de ces entraves. Je note néanmoins le fait qu’il m’appelle ‘mon frère’, chose qui n’est arrivé qu’à de rares occasions; la dernière ayant été dans cette prison du SHIELD.

Bordel que ça m’énerve.

Je me concentre un peu trop sur son rythme cardiaque, qui bat comme si j’avais mon oreille pressée contre sa cage thoracique. Je tirai mon bras pour prendre une plaquette de cachets dont je vérifiai la validité et le dosage. Tu regardais les dates de péremption en Afghanistan toi ? non, pas vraiment. La médecine de guerre que j’avais pratiquée n’avait rien à voir. Et je n’ai pas envie de penser à cette période-là, pas maintenant. J’en sors deux alors qu’elle commence à me remercier.  Ça par contre, je m’y attendais pas trop. Je pivote un peu dans sa direction, vins la rejoindre. « Y a pas de quoi. J’évite de m’éterniser là-dessus, j’aime pas particulièrement qu’on me remercie. Bouffe ça. » en lui glissant les deux comprimés au creux de sa main. Qu’elle en profite tant qu’il lui reste encore du café, même si une seconde tasse à remplir ne serait pas du luxe j’imagine. « Et toi ça va ? T’as l’air plutôt en forme donc j’imagine que tu n’as pas pu participer à toute cette merde ? » Je la laisse un peu respirer, m’asseyant toutefois à ses côtés. Bah. Moi j’pète la forme. Au moins y en a un des deux, ça rééquilibre un peu la balance. Un léger silence alors qu’il me semble être un peu préoccupé. « On va dire ça. » lui lâchai-je dans une expiration presque soupirée. Je regardai non pas dans sa direction mais en face, mes yeux grattant les murs de la cuisine alors que je n’y étais pas réellement attentif. T’es vraiment un menteur en carton.

C’est la question qui suivit qui me parut plus difficile à accueillir. Je parais songeur quelques instants. Dire la vérité ? Quitte à être prit pour un idiot, ça reste la meilleure solution. J’ai jamais eu l’idée de lui mentir. Il y a trop de choses qui nous rassemblent pour avoir cette envie farfelue. C’est comme cette histoire de canapé, je l’aurais jamais foutue là, d’autant plus qu’elle était effectivement encore un peu amochée. « C’était le plus proche. » Ce qui en soi était vrai. Le convoi avait été détourné dans le Queens, pas à Manhattan. Bon tu lui chies ton truc, oui ou non ? Parce qu’Iblis et moi avions été sur la même longueur d’onde à ce moment-là. Il voulait certainement que je lui dise la vérité, car pour une fois, nos voix résonneraient à l’unisson. (Est-ce que ce serait possible, un truc pareil ?) Bien sûr que oui, ricane t-il. Ça devait avoir un rapport avec la forme hybride. C’est certain. Le silence semble être un peu trop long, j’ajoute enfin. « J’ai pas confiance. » et c’est posé comme un bloc. Sec, lourd, le genre de chose qui restera inchangé. C’était des types du SHIELD en prime. Comment j’aurais pu réagir autrement, sérieux ? « Ce sont les mêmes qui m’ont enfermé. Alors quand j’les ai vu se pointer… » je phase une fraction de seconde, inspirant un peu d’air en fronçant un peu les sourcils. Je clos mes lèvres un instant avant de reprendre. « J’aurais dû être là. » Même si Osborn avait posé son véto. Même s’il y aurait eu plus de risques que je compromette la mission qu’autre chose. Mon second prénom était devenu Collateral-Damage. Cette instabilité et surtout les dégâts considérables que j’étais capable de faire ? Ce n’était pas vraiment les prérequis demandés pour une escorte de convoi. Ma sœur aurait certainement été de son avis, elle aussi.

Je me tire de mes divagations, orientant un peu mon visage dans sa direction. « On retourne au QG quand tu veux. » C’est plutôt ça l’idée, pas qu’elle soit retenue en otage ici, dans un environnement qu’elle ne connaissait pas. Mais j’ai la quasi-certitude qu’ils auraient été beaucoup moins indulgents vis à vis d’elle, si on l’avait prise en charge là-bas. Je ne pense pas qu’ils auraient pu comprendre. Ni sa situation, ni elle à proprement parler. Ma remarque dépassa l’état de pensée pour être verbalisée. L’évidence même. « J’pense pas que Venom va apprécier son réveil non plus. » Et il serait peut-être bon de s’y préparer. C’était ça ou j’allais vraiment finir mes journées à retaper le trois quart du mobilier dans cette baraque.  


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Léna s’était un peu décalée quand Alistair était venu s’asseoir à côté d’elle, légèrement crispée mais n’avait rien dit, préférant se concentrer sur les cachets qu’il lui avait donné -qu’elle prit dans la foulée- et sur sa tasse, toujours fermement ancrée entre ses mains. Elle avait ensuite tournée un regard intrigué dans sa direction quand il lui avait répondu par l’affirmative à sa question sur son état.
Elle n’y avait pas cru. Il n’y avait pas besoin du sixième sens de Venom pour se rendre compte qu’il n’allait pas bien lui non plus. Elle voulait savoir ce qu’il avait mais ne le relança pas sur le sujet. Ça pouvait bien attendre.


« C’était le plus proche. » Elle haussa une nouvelle fois les sourcils, surprise par cette réponse et observa un moment le brun, silencieuse. Oui, ça semblait logique étant donné l’endroit par où était passé le convoi mais ça la surprenait tout de même qu’il ait fait ça. « J’ai pas confiance. » Cette fois, ses sourcils se froncèrent et elle lui lança un regard presque inquiet, attendant d’entendre la suite de ses explications. En qui est ce qu’il n’avait pas confiance ? Osborn ? « Ce sont les mêmes qui m’ont enfermé. Alors quand j’les ai vu se pointer… » Oh. Effectivement elle comprenait.

Elle ne quittait pas Alistair des yeux, attendant patiemment qu’il continue, mais sans prononcer un mot, pour ne pas risquer de le brusquer. Ils étaient tous les deux à cran et ça ne pourrait que mal se terminer s’ils devaient s’énerver.  

« J’aurais dû être là. » La jeune femme hocha faiblement la tête et retourna à la contemplation de sa tasse avant de terminer son café d’une traite. C’était exactement ce qu’elle s’était dit juste avant, que sa présence aurait pu tout changer. Mais d’un autre côté, même l’intervention de Stark et des Avengers n’avait pas empêché Captain et ses copains de s’en sortir… Elle posa sans geste brusque sa main sur la cuisse d’Alistair tout en lui faisant un mince sourire se voulant réconfortant. « Ça n’aurait probablement rien changé. Alors ne t’en veux pas pour ça ok ? » Elle resta un moment immobile à le regarder dans le blanc des yeux et souffla un. « Merci. » Avant de retirer brusquement sa main quelques secondes plus tard en réalisant qu’elle était peut être restée trop longtemps dans cette position.  

« On retourne au QG quand tu veux. » Elle hocha la tête. Ouais, il y avait bien un moment où ils seraient obligés de rentrer. Mais elle sentait bien que son corps allait la faire souffrir pendant un encore un bon moment. Et rentrer au QG signifiait qu’elle allait devoir faire son rapport à Osborn, ce qui était très loin de l’enchanter. « J’pense pas que Venom va apprécier son réveil non plus. » Un bref rire nasal lui échappa et un sourire étira ses lèvres. « Oh crois moi, je suis bien plus mauvaise que lui au réveil. » Un très bref rire franchit ses lèvres et elle désigna sa tasse vide de l’index tout en reprenant. « Je peux ? » Elle attendit qu’il acquiesce et se laissa péniblement glisser au sol avant de traîner des pieds jusqu’à la cafetière, gémissant par intermittence à cause de la douleur qui la traversait à chaque nouveau pas qu’elle faisait.

Sa tasse remplie, elle se dirigea jusqu’au canapé pour s’asseoir sur l’accoudoir, poussant un soupir soulagé une fois installée, ses jambes n’ayant plus à supporter son poids.
Elle laissa passer un long moment, observant tour à tour l’appartement et arrêtant de temps à autre son regard sur Alistair.

Elle but une gorgée de café et brisa finalement le silence -un peu trop pesant- qui s’était installé. « Comment va Iblis ? » Elle prit un instant pour s’installer un peu plus confortablement, du moins autant que sa position le permettait et reprit. « J’espère qu’il est pas trop frustré de pas avoir pu sortir avec le convoi. » C’était peut être une des raisons pour lesquelles Alistair ne semblait pas au meilleur de sa forme non plus. Elle avait toujours été en harmonie avec Venom alors qu’entre lui et Iblis, c’était beaucoup moins le cas. Elle ne savait vraiment pas comment il faisait pour ne pas péter un câble. A sa place, ça fait bien longtemps qu’elle l’aurait laissé sortir simplement pour ne plus l’entendre.

Elle attendit une nouvelle fois avant de continuer, reprenant la parole d’une petite voix. « Est ce qu’on pourrait rester encore cette nuit ? » Un sourire amusé apparu brièvement sur son visage quand elle réalisa que Venom aurait probablement fait l’un des commentaires salace dont il avait le secret suite à cette question. « Je… C’est juste que je suis pas sûre d’être en état de bouger. Et si on rentre, ça veut dire que je devrai faire mon rapport à Osborn. Et j’ai envie de repousser ça le plus possible. » Elle détourna son regard d’Alistair, légèrement gênée et le posa sur le contenu de sa tasse. « Enfin après c’est à toi de voir. Si tu préfères qu’on bouge je suivrai, t’en fais pas. » C’était peut être étrange comme demande, compte tenu de la situation mais il n’y avait aucun sous entendu derrière, même si elle se doutait bien qu’Iblis devait être en train de faire toute sorte de remarques à Alistair.

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L’avantage que Léna avait était cette osmose quasi parfaite qu’elle semblait entretenir avec son symbiote. Peut-être parce qu’elle s’était plié volontiers à sa volonté depuis qu’il s’était manifesté, ce qui n’était pas tout à fait mon cas. Et peu m’importait je dirais, j’étais pas là pour juger, sinon ça fait longtemps que je l’aurais fait. Ou longtemps que j’aurais fini par m’en mettre une dans la tête, parce que je valais pas mieux sur la balance.
Cela étant, est-ce que c’était une raison pour ne pas s’inquiéter de l’éveil de son alter-ego ? Est-ce que c’était ça qui lui donnait autant d’assurance, alors que ça lui était jamais arrivé auparavant ?
Je sens sa main sur ma cuisse et le poids de ses mots. Nos regards sont scellés et je ne peux m’empêcher d’être surpris par ma propre réaction, ou plutôt, de mon inaction. En temps normal, je n’aurais certainement pas accepté qu’un tiers se permette de me tripoter. Pas après une nuit chaotique et des nouvelles aussi déprimantes en réserve. Le fait est que je n’ai rien fait. Je n’ai rien fait et je crois avoir apprécié ça, m’en rendant compte à l’instant même où elle coupa court à ce lien.

Je sais pas si je m’en veux réellement au final. Depuis le temps, j’ai appris à transférer ces émotions négatives, initialement orientées vers ma personne, vers un tiers. Ça me permet d’avancer. De moins réfléchir. D’occulter. C’est toujours plus simple de frapper sur la gueule de quelqu’un que de casser son propre miroir… pour l’avoir fait trop longtemps, je comprends la nécessité de marcher sur les détails du genre.
Alors oui, j’en veux à Osborn.
Je dois n’en vouloir qu’à lui et à personne d’autre.

Ça veut dire qu’on pourra l’bouffer ?

Mon silence parla de lui-même. Il me gavait aujourd’hui…
Comme beaucoup d’autres choses, remarquez.

Putain ce que j’ai faim !

Alors que mes pensées pataugeaient dans tout autre chose. Je songeais encore à cette sensation qui s’accrochait encore à moi. Je la fixai, d’un œil sans doute intrusif et manquant grandement de délicatesse… chose dont je n’avais pas vraiment conscience sur le moment.  

Faisg air a chéile.
Est-ce que je la désire ?
Ça crève les yeux…
Les miens en tous cas.
Mais ce n’est pas le moment, et ne préfère pas trop m’y attarder pour l’instant. Plus facile à dire qu’à faire vous me direz. La raison principale… est qu’elle n’est pas vraiment en état. J’entends gronder. Bwaha ! Détail ! et ne cherchai pas à y répondre encore une fois, l’air de prendre un peu trop au sérieux mes perceptions, mon ressenti. Ça n’avait absolument rien de différent avec les autres fois. Réflexion que je stoppai nette à ce stade, ayant suffisamment pour me rassurer sur la question. Quand je vois où les relations sérieuses m’ont menées, il fait toujours meilleur à aimer en superficialité.

Oublie pas les pizzas !, qu’il me rappelle, me foutant à nouveau face à la pénible réalité.

« Oh crois moi, je suis bien plus mauvaise que lui au réveil. » remarque que j’accueille avec un sourire à peine camouflé, presque trop naturel, et qui accompagne le rire de Léna. Et toi n’en parlons pas…MrrRRrrr… j’t’emmerde ! Et pas qu’au réveil, cela va de soi. Il était beaucoup trop changeant pour que j’espère lui dresser un portrait fixe de toute façon. J’étais loin de me douter que j’étais fait du même bois… comment ne pas l’être ? « C’est bon à savoir. » me contentai-je de dire, préférant briser ce silence que je lui avais imposé depuis un petit moment. La jeune femme me redemanda si elle pouvait en reprendre un autre, et acquiesçai en silence. Mi casa es su casa ! ricana Iblis alors que des pensées moins sobres s’imposaient à mon esprit. Bordel… tu peux pas penser à autre chose qu’à ta queue ? ce à quoi il répondit par un nouveau rire guttural. Un rire qui ferait clamser les septuagénaires et déclencherait une vague de pleurs chez les gosses, assurément.
Je sais pertinemment que s’il avait été question de quelqu’un d’autre, nous lui aurions rappelé à qui appartenait ce territoire. Je l’observe remonter jusqu’à la cafetière et me fait violence pour ne pas aller l’aider.

Je me redresse à mon tour et vais récupérer le reste de whisky qu’il me restait, gardant un œil sur elle pendant mon ouvrage. J’étais encore un peu éloigné - cinq mètres tout au plus - lorsqu’elle soupira d’aise une fois assise. Assise… sur l’accoudoir ? « Ton cul fait l’embargo sur le reste du canapé ? » avais-je demandé, intrigué. Oh, hey, tu peux pas la laisser s’assoir ailleurs qu’à notre place là ? J’avais tout de même le droit de me poser une telle question… elle serait quand même mieux ailleurs que sur les accoudoirs, si vous voyez ce que je veux dire. J’aurais pas eu l’idée de faire ça. Juste de m’affaler comme la merde que je suis dans son ventre, que ce soit chez moi ou pas. Bref, ma remarque n’était pas une méchanceté et encore moins une critique, mais plutôt une invitation à se mettre à l’aise… car même si je ne pouvais pas vanter le confort de ce sofa, il resterait toujours plus douillet de s’y installer correctement.

Je reviens à elle la bouteille au bout du bras et m’installe sans grande classe dans le canapé.

Et pendant que j’étais en train de la déboucher, l’œil un peu absent, elle se mit à parler. « Comment va Iblis ? » un regard en coin qui remontait jusqu’à son visage, plus en hauteur qu’auparavant. Ohoh ! T’as vu ? Elle prend de mes nouvelles, comme c’est mignon ! Même toi t’es pas aussi romantique avec moi. Un soupir nasal que je laisse échapper à sa remarque, mais qui n’a rien à voir avec les propos de Léna. « Il est content que tu t’en préoccupes. » et poursuis dans une expiration, donnant matière à Léna (par mégarde) concernant mon véritable état psychologique. « Aussi bizarre que ça puisse paraître, il pète la forme. » (Et rappelez-vous, ce sont ses mots.) Le soupir d’aise d’Iblis est clair. J’en profite pour boire au goulot. Encore une fois, les ancêtres peuvent aller se faire foutre. De toute façon, j’étais même pas foutu de connaître leur noms.

« J’espère qu’il est pas trop frustré de pas avoir pu sortir avec le convoi. » je ne peux m’empêcher de ricaner. Un arrière-goût d’amertume, qui n’appartenait qu’à moi. J’étais de mauvais poil à la base, ne l’oublions pas. « On va dire qu’il est frustré pour pas mal de choses en général… » et clairement, le plus frustré des deux aujourd’hui par rapport au convoi, (ou à d’autres choses), c’était bien moi. J'enrageais de ne pas avoir pu être là pour l'épauler plus qu'autre chose. Gmpf. Je vois pas de quoi tu parles. Et là, la faim commençait justement à me tirailler. J’aurais dû l’écouter et commander ces foutus pizzas y a une heure. Une réflexion que j’aurais mieux fait de bloquer, et qui ravit mon frère loup.

L’alcool me fait du bien aux nerfs et c’est bien pour ça que je continue de descendre la bouteille de Dalwhinnie. Mes lèvres s’engourdissent légèrement au contact de la boisson et y passai ma langue pour récupérer ce qui pouvait en rester. Je laisse alors reposer l’arrière de mon crâne contre le sommet du canapé, regardant droit devant moi malgré l’inclinaison de mon visage. Je me laissais aller à mon silence sans réaliser, « Est-ce qu’on pourrait rester encore une nuit ? » chose à laquelle je ne répondis pas immédiatement, bien sûr, cherchant plutôt à contenir un semblant d’enthousiasme. Par la barbe de Saruman ! Qu’Iblis m’emprunta sans attendre. Gnnnnrrr… c’est que c’est bon pour nous, ça ! D’une élégance telle que j’en avais fermé les yeux, secouant un peu la tête. Notre décision était déjà prise.

Lorsque je tentai d’accrocher ses prunelles à cet instant, elles se mirent à fuir. Mes yeux quant à eux se mirent à sourire. D’autant plus à ses derniers mots. « Enfin après c’est à toi de voir. Si tu préfères qu’on bouge je suivrai, t’en fais pas. » « C’est toi l’chef, » lui lançai-je en ne quittant pas ce visage des yeux. Iblis n’apprécia pas mes mots — parce qu’ils le rabaissait à un degré qui remettrait en question son statut d’Alpha. Et ça, c’était pas bon du tout, j’en conviens. Mais la hiérarchie était ainsi instaurée, c’était ça ou on perdait notre liberté une nouvelle fois.
Mes mots étaient aussi là pour l’informer que nous étions d’accord pour ça. De toute façon, elle aurait bien senti si ça n’avait pas été le cas — je me pliais pas face à quelqu’un sans raison. Et là, il s’agissait d’un double-sens manifeste. Comme pour ce qui allait suivre… « J’ai assez de café pour demain. » et pour ce qui est de papa Osborn, il savait parfaitement où nous trouver si nécessaire. Nos tronches étaient connues de tous les services et organisations gouvernementales qu’on puisse imaginer, alors je me voyais mal me casser avec une nana sur l’épaule. Et je doute qu’à Atlantis, on veuille bien de nous. Ça pue la merde de crabe Atlantis. Déjà, ouais. En plus de me faire penser à ce jour où j’ai sauvé un merdeux du SHIELD, juste avant de me faire piquer mon arme par une flic en civil. Rien de bien glorieux.

Pour le reste, on s’organisera. Y a bien assez de place pour deux dans ton pieu ! Même trois ! Tiens ça m’rappelle la fois où tu… je me redresse un peu brutalement de mon assise, manquant d’aboyer dans le vide. J’avais à peine desserré les mâchoires que je m’étais contenu, tentant de me rattraper en inspirant profondément de l’air dans mes poumons. T’es obligé de balancer des trucs pareil ? ? Maintenant ?Calme toi le cul Cro-Magnon, c’est pas moi qui t’ai obligé à t’en enfiler deux la dernière fois ! Ah ouais, t’es sûr ? Tu veux qu’on en reparle ?Quand t’auras commandé ces putain de pizzas ! Je me suis un peu crispé, le dos courbé vers l’avant. Je passai une main sur mon visage et l’y laissai, l’air assez excédé. Bordel, la frustration ne me réussissait pas. Le ventre vide encore moins. Je restai un peu comme ça, jusqu’à ce que je lui lâche. « …tu veux combien de pizzas ? » Ça semblait être sorti de nulle part mais moi j’en avais bouffé bien avant l’heure…

Spoiler:
 
 


Dernière édition par Alistair Blackwood le Dim 3 Sep - 18:24, édité 2 fois
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Alistair & Léna
Elle avait bien remarqué la façon dont il la regardait et n’avait même pas eu besoin de Venom pour capter les… Pulsions qui émanaient de lui ? Non c’était différent. Elle ne pouvait pas vraiment capter ses pulsions mais elle voyait bien la façon dont il l’observait et pouvait presque deviner les réflexions d’Iblis.
Mais elle n’en fit rien.
Parce qu’elle devait bien reconnaître qu’Alistair ne la laissait pas non plus indifférente. Elle s’était approchée de lui à cause de ce qu’il avait fait et elle éprouvait toujours cette fascination -que certains qualifieraient de malsaine- à son égard.

Elle lui avait lancé un regard amusé quand il lui avait demandé si son cul faisait l’embargo sur le canapé -c’étaient ses mots- mais n’avait pas répondu, se contentant de lui lancer un sourire.
C’était ça aussi qu’elle aimait chez Alistair. Cette faculté qu’il avait de ne pas mâcher ses mots, d’être aussi… Direct. Il lui rappelait Eddie sur beaucoup de points.

Il s’était ensuite installé sur le canapé, juste à côté d’elle et elle ne l’avait plus quitté des yeux.  
Alistair lui avait répondu son. « C’est toi l’chef, » Après qu’elle lui ait demandé s’ils pouvaient encore rester cette nuit, sans la quitter des yeux et elle avait soutenu son regard sans sourciller pendant de longues secondes avant de reporter son attention sur sa tasse de café en murmurant un faible. « Merci. » Elle en avait but une gorgée et avait reporté son attention sur Alistair quand il avait ajouté un. « J’ai assez de café pour demain. » Avant de lui sourire faiblement sans ajouter un mot.

Elle remarqua sa crispation mais garda le silence en le voyant se passer une main sur le visage. Qu’est ce qu’il avait ? Est ce que c’était à cause d’Iblis qu’il était comme ça ? Ça lui semblait être la réponse la plus logique.

« …tu veux combien de pizzas ? » Léna écarquilla les yeux, ne s’attendant pas à une telle question et resta un moment immobile, l’air complètement bloquée. Elle termina sa tasse d’une traite et reporta son attention sur Alistair, le dévorant des yeux, espérant une nouvelle réaction inattendue.
Elle articula finalement un. « Euh une seule. Je m’en fous de la garniture. » Si Venom avait été là elle en aurait probablement demandée deux ou trois mais il n’était pas là. Et elle venait de se réveiller. Elle n’avait pas de symbiote à sustenter pour une fois…
Elle avait l’impression d’être à nouveau une personne normale qui se réveillerait après une cuite.

Léna se redressa péniblement et se laissa lentement glisser de l’accoudoir jusqu’à ce que ses pieds retouchent le sol. Elle se dirigea le plus lentement du monde jusqu’à l’évier la cuisine et y déposa sa tasse avant de s’étirer longuement en poussant un gémissement plaintif. Elle reporta son attention sur Alistair, qui elle le devinait, n’avait cessé de l’observer depuis qu’elle s’était levée, et se rapprocha lentement du canapé pour se pencher vers lui, appuyant ses avant-bras sur l’accoudoir. « Il me faut une douche. » Elle ponctua sa phrase par un sourire mutin et se redressa de son appui. « Je me permets hein. » Elle désigna les escaliers donnant sur l’étage de l’index et s’y dirigea tranquillement, sans adresser un regard à Alistair qui devait encore la regarder.

La brune arriva rapidement dans la salle de bain et referma la porte derrière elle. Elle parvint à retirer ses vêtements malgré la douleur qu’elle ressentait toujours et se glissa dans la douche, poussant un soupir satisfait quand elle mit le jet d’eau en route, savourant de sentir l’eau brûlante couler sur son corps. Elle ne savait pas si ça l’aiderait à se sentir mieux ou à atténuer la douleur qu’elle sentait dans tout son corps mais ça lui faisait un bien fou. Elle resta un moment immobile sous le jet brûlant, les mains appuyées contre le carrelage et ferma les yeux, essayant de comprendre ce qu’il s’était passé sur les dernières heures.

Le dernier souvenir du convoi qu’elle avait était ce moment où Venom s’était manifesté en lui hurlant de faire attention mais en dehors de ça… C’était le trou noir. Un vide total.
Et puis il y avait eu son réveil dans cette baraque qu’elle ne connaissait pas.
Elle s’était d’abord méfiée d’Alistair et l’avait agressé -un peu gratuitement c’était vrai- avant de se rendre compte que c’était lui qui l’avait amenée ici, pour l’empêcher de finir entre les mains du SHIELD. Elle ne comprenait pas tout mais il y avait une chose dont elle était sûre, c’était qu’elle en devait une à Alistair. Et le fait qu’elle ne soit pas indifférente à ses regards et ses réflexions aidait beaucoup. Si ça avait été quelqu’un d’autre, elle lui aurait probablement arraché la tête mais avec Alistair ? C’était vraiment différent.

Léna réalisa brutalement que ça faisait un long moment qu’elle était dans la douche et se décida finalement à en sortir. Elle attrapa l’une des serviettes qui traînaient et se sécha rapidement avant de se rhabiller avec les vêtements que lui avait fourni Alistair, ne pouvant compter sur Venom pour lui faire une meilleure tenue.

Elle ressortit de la salle de bain et redescendit les marches donnant sur le salon avant de s’immobiliser en voyant Alistair toujours installé dans le canapé.
Est ce qu’il l’attirait ?
Oui, elle était bien forcée de l’admettre. Il était le seul qu’elle avait rencontré qui lui était semblable. Si on oubliais Harry.
Mais Alistair avait ce côté, cette part de lui qui le rendait vraiment intéressant et qui la fascinait.

La brune se rapprocha discrètement du canapé et se pencha au dessus au dossier pour passer ses bras autour du cou d’Alistair avant de se pencher à son oreille. « C’est quoi le programme de la soirée du coup ? » Elle laissa échapper un gloussement et libéra le brun de son étreinte avant de sauter au dessus du canapé pour s’affaler dedans, juste à côté d’Alistair.
Cette douche lui avait fait un bien fou. Elle avait encore mal partout mais elle lui avait permis de détendre ses muscles et d’atténuer sa douleur. Et surtout, elle lui avait permis de faire un point sur sa situation et d’arrêter de se poser trop de questions.
Alistair était fait pour elle. C’était évident à présent.

Léna vint se lover contre son partenaire -ne lui laissant pas le choix- et leva les yeux pour observer son visage et sa réaction. Elle lui prit sa bouteille de whisky des mains avant de la portée à ses lèvres pour en boire une gorgée. Elle grimaça légèrement -encore trop habituée à des alcools moins forts- et lui rendit la bouteille. Elle appuya sa tête sur l’épaule d’Alistair et ferma les yeux un moment, savourant ce contact. Elle n’avait plus eu de contact équivalent depuis Eddie alors elle comptait bien en profiter.
Venom n’aurait pas apprécié la façon dont elle se comportait. Elle le savait pour avoir parlé de ça avec lui. Pour lui, seul Eddie comptait. Mais puisque Venom n’était pas là, où du moins ne se faisait pas entendre, elle comptait bien profiter de ce moment avec Alistair.

Elle quitta finalement  l’appui contre son épaule et rapprocha lentement son visage de celui d’Alistair, l’arrêtant à quelques centimètres à peine. « Qu’est ce qu’on pourrait bien faire pour s’occuper en attendant que les pizzas arrivent mh ? » Elle ponctua sa phrase par un petit rire mais garda son air mutin et rapprocha un peu plus son visage de celui de son vis-à-vis, attendant de voir quelle serait sa réaction.

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Sa réponse… tout ce que je voulais entendre. Je soupirai en acquiesçant d’un « ok, » à peine audible, prenant toutefois la peine de ramener ma tête en arrière. Entre la bouffe et le reste, j’étais carrément tiraillé. Je sentis son attention sur moi et alla chercher ses prunelles. Le cachet semblait faire effet, en plus d’une nuit de repos dans le dos. Ce qui n’était pas franchement le cas de tout le monde dans cette pièce, mais j’allais attendre encore un peu avant de me plaindre expressément.

J’avais encore mon alcool au bout du bras alors qu’elle s’était mise à bouger. Les quelques gémissements ne m’échappèrent pas - d’abord parce que j’entendais beaucoup mieux qu’un humain lambda - et m’incitèrent à la suivre des yeux pendant quelques secondes, la laissant finalement disparaître de mon champ de vision. La boisson m’apaise et m’enfonce un peu plus dans mon côté de banquette. Lorsqu’elle revint brièvement, je lui adressai un nouveau regard. Plus posé, mais non moins dénué d’intérêt. « Hm, » qui servit de réponse à son envie d’aller prendre une douche, et avant de détourner mes yeux pour les planter dans le décor en face de moi.

Une fois que les pas furent à l’étage, je soupirai du nez longuement et fermai les yeux. HEY ! C’est pas l’heure de la sieste ! fait cette voix devenue trop familière, et je tente de garder les paupières closes malgré ses sollicitations. Mes pizzas… et je secouai un peu la tête. « Une minute… » oui, juste une petite minute, le temps de refaire un peu le point. De me calmer les nerfs. Un semblant de silence semble s’installer (en réalité j’entends tout ce qui se passe dans la rue maintenant qu’il n’y a plus autre chose sur quoi se concentrer).
Que j’avais pourtant cru respectueux mais qui s’avéra être plus fourbe puisqu’il m’hurla dans le crâne d’une voix rugissante… DEBOUT…… MAINTENANT ! et aussi étrange que cela puisse paraître, je crus entrevoir le désagréable souvenir de mon père, les yeux noir de colère, alors que je m’octroyai cinq misérables minutes de pause dans mon labeur.

Le voile sombre s’était fait balayer et, agacé, je m’étais hissé de mon siège presque aussitôt. Je m’étais plié à sa volonté acérée, commandant ces foutus pizzas. Le livreur allait croire qu’il avait atterri dans un squat, sans sonnette et avec une poignée en débris… peu importe, je l’entendrais bien assez tôt avant qu’il ne se mette à suer sous l’inquiétude.

J’en descends encore un peu alors que je revenais à la même place, replongeant dans mes réflexions malgré moi. J’étais évidemment en train de repenser à Léna, sans avoir l’impression d’avoir réellement le choix. Je me rappelle même plus depuis quand j’étais devenu aussi physique. Un bref moment (vraiment très bref) qui me suffit à avoir la réponse. Tout a changé depuis qu’il est né. Vraiment tout… sauf peut-être mon goût pour les bonnes choses.
Ça, ça m’aurait vraiment fait chier par contre.

Et je clos à nouveau les paupières.
Impossible de les garder fermées.
J’étais devenu beaucoup trop nerveux pour réussir à faire ce que je voulais sans avoir envie d’arracher la tête à quelqu’un. Tu m’remercieras plus tard ! se permet-il d’ajouter avec un amusement écoeurant. Je pince mon arête nasale entre pouce et index en espérant secrètement que ça suffira à faire passer cette envie. Tu m’étonnes que je n’aie pas sauté sur Venom dès les premiers instants, j’étais bien trop préoccupé par ce fieffé casse-couilles. Qui jouait avec mes nerfs… en permanence. Je sais pas si je devais le remercier dans le cas présent, parce que la frustration n’était pas un habit qui m’allait forcément à ravir.

C’est en la sentant progresser dans mon dos que j’eus certainement un revers de situation aussi inattendu qu’apprécié.

…j’avais réussi à oublier qu’elle était aussi changeante qu’Iblis…

D’abord interne, puis littéralement sous mes yeux. Une poignée de connards se la ramèneraient avec cette théorie des phéromones et… well, vous savez quoi ? J’emmerde la science.
« C’est quoi le programme de la soirée du coup ? » souffle t-elle alors qu’Iblis peine à ne pas se raidir sous le contact. L’épiderme est chaud et l’humidité est encore accrochée à ses pores. J’inspire doucement mais mon rythme cardiaque se presse. « L’intégrale de Grey’s Anatomy. C’est plutôt dans le thème. » sortir une pareille connerie était gratuite, puisque le  véritable programme allait se dévoiler de lui-même d’ici peu. J’avais orienté légèrement mon visage sur le côté, là où elle s’était décidée à s’installer à mes côtés après avoir sauté par-dessus le dossier. Ma chère amie dans ma main opposée, je la sentis se blottir et ne refusai pas le contact, qui me parut beaucoup plus intense au fur et à mesure que je laissais mes sens se délecter des moindre détails.

En revanche, le fait qu’elle attrape la bouteille que je ne tenais plus avec autant de fermeté me fait réagir malgré moi, réaction instinctive qui fut de gronder sourdement. Espèce de…, me mordant l'intérieur de la joue pour ne pas lui offrir une rangée de dents compressées les unes contre les autres. Une chance qu’elle ne l’ait pas gardé très longtemps, parce que j’ignore si j’aurais réussi à la laisser s’en abreuver jusqu’à la dernière goutte.

À moi. Je reprends mon dû avec peu de douceur et plante mes yeux clairs dans les siens, — là où s’entremêle une ardeur âpre et irraisonnée. Mais pas que. Je vis sa grimace et fronçai les sourcils, inclinant un peu mon visage sous l'incompréhension. À quoi bon se rincer la gorge d’un si bon whisky si c’était pour tirer une tronche pareille après la première gorgée, hein ? Pour la peine, je passe derrière et en descends encore un peu.
À moi. Je m’engourdis encore un peu plus avant de refermer le réceptacle, mouvement qui amène Léna à se redresser à nouveau. Un mutisme qui ne me parut absolument pas gênant pour une fois. Non, je pense même en avoir eu besoin.

Je remarque surtout le silence qui règne là-haut. Je n’entends plus Iblis… ce qui ne m’inquiète pas vraiment. Cela signifie sans doute que nous sommes sur la même longueur d’onde. Ou qu’il a décidé de me lâcher les basques.
Un grondement en guise de rappel. J’aurais dû m’en douter. Cette boule de rage n’était jamais très loin… et surtout inépuisable.
Mon bras glisse dans son dos et rejoins l’alignement de ses épaules alors qu’elle resserre la distance qui nous sépare. Mes mâchoires se détendent peu à peu et mes perles claires s’accrochent à nouveau à son visage. J’entends son cœur aussi, comme un tempo qui m’incite à jouer. Iblis n’est pas d’accord. Venom n’est pas là et ça le dérange. Il veut les deux. Il veut leur entité commune.
Et j’en ai rien à cirer pour l’instant.

Proche, jusqu’à ce que nos souffles respectifs s’entrechoquent. J’observe ses lèvres se mouvoir alors qu’elle s'adresse à moi d'un regard qui s'alanguissait. « Qu’est ce qu’on pourrait bien faire pour s’occuper en attendant que les pizzas arrivent mh ? » et recherche ses prunelles une fois ses mots lâchés. J’ai l’impression que ma propre peau se fait ronger par un feu invisible… et je ne peux pas m’empêcher de trouver cette sensation délicieuse.
L’une de mes mains vint chercher l’une de ses cuisses, coulant jusqu’à sa hanche. Mon visage s’approche du sien et laisse feindre ce que j’avais pu attendre, la frôlant de mes lèvres sans en offrir, ses joues… ma main progresse et mon autre bras glisse lentement et plus fermement. « …c’est toujours toi le chef, non ? » lui soufflai-je à l’oreille, resserrant mon emprise jusqu’aux ongles. Le message délivré, je traduis les derniers signaux qu’elle m’envoie. La frontière est mince. Alors je vais capturer ses lèvres pour de bon, ne cherchant plus à lutter face à l’inévitable.

À moi ?
 
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