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Tout s’était terminé aussi vite que ça avait commencé. Captain America et ses alliés avaient disparus d’un coup, laissant les Thunderbolts, les Avengers et autres agents du SHIELD complètement démunis.
Venom, qui s’était préparé à fondre sur sa proie à la seconde où il serait rétabli avait poussé un cri de rage en voyant Cap disparaître derrière le champ de force et s’était jeté sur le premier qu’il avait croisé -un agent du SHIELD en l’occurrence- et l’avait déchiqueté, sans cesser de hurler et s’était ensuite acharné sur la carcasse d’un des véhicule du convoi pour le mettre en pièce. Il s’était arrêté d’un coup et s’était effondré sans un bruit avant de s’effacer complètement, laissant apparaître Léna, inconsciente et allongée sur le sol de l’avenue.

____________________

Léna ouvrit faiblement ses yeux et poussa un gémissement plaintif en sentant une douleur irradier de l’ensemble de ses muscles et de ses os. Elle referma les yeux en gémissant de plus belle et mit quelques secondes avant de le rouvrir pour se raidir brusquement en voyant qu’elle était allongée sur ce qui ressemblait à un lit. Elle cligna plusieurs fois des paupières et se retourna pour se retrouver allongée sur le dos tout en observant rapidement la pièce dans laquelle elle se trouvait, essayant de comprendre comment elle pouvait se retrouver dans un endroit pareil et ce qu’il s’était passé après l’attaque du convoi.

Absolument rien ne lui revenait. Elle se souvenait vaguement qu’elle avait laissé Venom prendre le dessus après que son véhicule ait été touché par un tir mais le reste… C’était le flou complet.
Elle appuya ses paumes contre ses paupières dans l’espoir de se réveiller un peu plus et de faire passer son mal de tête et finit par se redresser péniblement avant de s’immobiliser en réalisant qu’elle était complètement nue, simplement recouverte par le drap du lit.
Qu’est ce que c’était que ce délire ?

Elle voulu interroger son symbiote pour lui demander s’il savait ce qu’il s’était passé et où elle se trouvait mais étrangement et pour la première fois, il resta silencieux. Elle n’y comprenait rien. Venom ne lui répondait pas et les vêtements qu’il avait l’habitude de matérialiser avaient disparus eux aussi. Alors quoi. Il était parti ?  Ou alors il dormait ? C’était la première fois qu’il lui faisait un coup pareil. C’était quoi ? Il avait tellement donné après qu’elle lui ait laissé le contrôle qu’il avait besoin de se reposer lui aussi ?
Elle n’y comprenait absolument rien.

La brune se décida finalement à se lever, les sens aux aguets et sur ses gardes au cas où -après tout elle ne savait absolument pas où elle se trouvait- mais arrêta son regard des vêtements posés aux pieds lits, comme s’ils lui étaient destinés. Elle resta un moment interdite, cherchant un sens à toute cette situation mais s’habilla finalement, enfilant la chemise qui se révéla bien trop grande pour elle ainsi que le boxer qui était posé à côté mais qui lui allait parfaitement. Une chemise de mec mais un sous-vêtement de femme… Elle n’y comprenait rien…

Elle sortit lentement de la chambre, toujours sur ses gardes et s’immobilisa en arrivant dans un salon, tout aussi inconnu que la chambre dans laquelle elle s’était réveillée. A quoi est ce que tout ça rimait ? Chez qui est ce qu’elle se trouvait ? Pas un ennemi visiblement, dans le cas contraire elle ne se serait certainement pas retrouvée dans un lit et avec des vêtements à son attention.

Elle continua sa "visite" de l’appartement, toujours aussi méfiante et s’immobilisa une nouvelle fois en tombant finalement sur une silhouette de dos, dans la cuisine, qu’elle reconnu immédiatement.
Qu’est ce qu’Alistair foutait là ? Et où étaient les autre ? Pourquoi est ce qu’elle se retrouvait seule avec lui ?

Léna resta un moment interdite, hésitante mais pris la parole d’une voix forte. « C’est du café que je sens ? » Elle attendit qu’il se retourne pour reprendre sur le même ton, l’air un peu plus agressive. « Qu’est ce que tu fous là ? » Elle fronça brièvement les sourcils avant de balayer la pièce du regard. « Où est ce que je suis ? » Elle baissa son regard sur sa tenue et la désigna rapidement d’une main tout en reprenant. « Et pourquoi est ce que je me suis réveillée complètement nue ? » Ouais, elle avait pas mal de questions à lui poser mais avant tout elle voulait des réponses à ces questions là. Les explications sur ce qu’il s’était passé après l’attaque du convoi pouvaient attendre un peu. Mais avant ça…

Elle se rapprocha de quelques pas de son collègue et lui lança un regard mauvais avant de reprendre tout en désignant la cafetière sur le meuble dans le dos d’Alistair d'un signe de tête. « Dis moi que je peux en avoir une tasse. » C’était ça la question la plus importante. Parce qu’elle savait très bien qu’elle pourrait être dans un état bien pire que Venom si elle n’avait pas sa dose de caféine au réveil.

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Je l’ai trouvée au beau milieu de l’avenue silencieuse, inconsciente. Pourquoi n’avais-je pas été présent ? Et si je vous disais qu’on m’avait demandé de rester en retrait, est-ce que vous me croiriez ? J’ai évidemment l’issue de cette escorte au milieu de la gorge. Je suis aussi remonté du fait même de la vision qui s’offrait à moi : le chef d’équipe à terre, vulnérable qui plus est. Iblis et moi n’avions pas réfléchi. D’instinct, nous l’avions rejoins, cherchant à savoir si Venom ou Léna étaient capables d’accueillir les signaux qu’on leur envoyait. « Putain, réveille-toi… », grognai-je entre mes dents alors que j’avais une main sur l’une de ses joues, me rendant à l’évidence : elle était carrément sonnée, et son symbiote aussi. Démuni quant à sa nudité, j’avais ôté ma veste pour la protéger un peu, ce qui était moins que rien. Sur les nerfs, je cru voir quelqu’un passer, non, trois, du SHIELD précisément, (tout ce que j’aime), cherchant à se rapprocher pour rendre compte des dégâts. Ils voulaient quoi ces charlots ? Ils en avaient pas eu assez de s’être fait piquer les détenus ? En plus de faire trop de bruit, ça commençait à m’expliquer des trucs que je ne voulais pas comprendre, et ils se rapprochaient encore alors j’aboyai un non moins menaçant… « La touche pas. » avant de la soulever dans mes bras, partant des lieux sans crier gare. Elle sera mieux loin d’ici. Loin de tout ça. Laissez-la tranquille. Fumiers.


J’ai l’impression que ça fait des heures qu’elle dort. Des heures… que je me fais chier. J’ai dû me reposer sur trois d’entre elles, affalé sur le canapé. J’avais oublié qu’est-ce que ça faisait de pioncer là-dessus. J’avais même carrément oublié à quoi ressemblait l’intérieur de cette baraque, je crois… ça faisait des mois que je n’y passais plus qu’à de très rares occasions. Le seul endroit où je pouvais encore y laisser ma moto. Et le reste. Sauf que je ne roulais pas sur l’or. J’avais jamais roulé sur l’or d’ailleurs, mais là j’allais devoir finir par squatter chez Evelyn. C’était même une évidence au point où j’en étais : le bail se terminait bientôt.

Il faudrait juste que je pense à retaper cette poignée que j’avais moi-même vandalisée pour rentrer la veille. J’avais les mains prises, d’accord ? C’était qu’un piètre détail, j’allais m’en occuper. Un jour. Bon, on monte la rejoindre ou ça s’passe comment ? avait grondé plusieurs fois Iblis pendant la nuit, bien décidé à aller se rincer l’œil pendant que la belle aux bois dormant était assoupie. Le lit quand même… t’aurais pas pu la laisser là, sérieux ? Ça m’avait même pas traversé l’esprit de la laisser dormir ici, le cul sur ce canapé qui me faisait mal au dos après une simple sieste. Alors non, ce n’était clairement pas quelque chose que j’aurais voulu faire. Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Il a encore insisté, même à mon réveil, vers huit heures du matin. Y a rien à bouffer, tu veux pas commander trois pizzas avec pepperoni ? Silence. J’étais particulièrement blasé. Ou juste inquiet, j’en sais rien. Putain, à quoi ça rime ? Sans pepperoni ? qui me fit lâcher un soupir long et marqué, passant une de mes mains sur le visage. La ferme. Juste… la ferme. Je vais me prendre une douche. Brûlante, à m’en décoller l’épiderme. J’ai soif, bois un coup, ça va te détendre le fion. Et le pire dans l’histoire, c’est que j’attrape effectivement ma bouteille de whisky au passage pour en descendre quelques gorgées au goulot. Les ancêtres ? Rien à foutre des ancêtres, ils peuvent bien se retourner dans leur tombe si ça leur chante.

Je sais pas si Iblis pense ou ressent la même chose que moi. Si c’est le cas, il le cache bien, comme d’habitude. Sauf que les petits secrets n’en sont pas vraiment entre nous. Je sais qu’il a l’avantage… en plus ça fait des semaines que je lui promets de le laisser sortir et on a pas encore eu l’occasion. Je comprends sa frustration. Je grimpe à l’étage et prends cette fameuse douche, enfilant des fringues propres. Et je vérifie si elle est toujours à sa place, ce qui est le cas. Juste un coup d’œil, s’teplaît… insiste Iblis de sa voix gutturale, alors que j’étais en train de sortir deux-trois affaires qu’elle pourrait enfiler à son réveil. Steplaaaaaaît… elle le saura jamais… c’est notre petit secret rien qu’à nous ! Putain c’est quoi ton problème ? Y a une putain de frustration sexuelle entre nous buddy, c’est pour patienter, alleeeeez…… Va chier j’t’ai dis. Rien à foutre, j’te forcerai à aller aux putes. Et la plus moche ce sera. Le final boss des thons, t’entends ?! C’est ça. Je disparaissais dans le couloir, le tee-shirt à la main alors que je redescendais à l’étage inférieur. Encore une goutte. Je vais faire du café. Tu me dois bien ça… J’te dois rien, lâche-moi les couilles deux minutes. Oh mais t’as avalé Mère Teresa de travers ce matin ou quoi ?! C’est clair que je n’étais pas de très bon poil. Ça devait venir que de moi, puisqu’il semblait être frais comme un gardon. Mère Teresa… c’est carrément indigeste, ton truc. C’est bien c’que j’te dis, abruti. Et je m’enfonce tout seul. Je laisse le tee-shirt sur la tranche du canapé avant d’aller préparer ce foutu café. T’as pas besoin de ça pour rester éveillé, hein. C’est pas pour moi. MON DIEU J’AVAIS RAISON ! AHAHAHAHA ! une véritable cacophonie là-haut, qui me fait légèrement grimacer… De quoi tu p… Trop tard, il y avait pensé, m’imposant même une image dans mon esprit on ne peut plus révélatrice. Je lève les yeux au ciel. « Tu fais chier… mais qu’est-ce que tu fais chier… » disais-je à haute voix, vérifiant ce qu’il restait dans le frigo. À peine de quoi faire un petit dej. Pour deux personnes normales, ça aurait pu le faire, mais je mangeais comme un ours. Un ours ?! Je mangeais, quoi, c’est tout. Ouais, j’préfère. J’attendais pas pour choper un truc à grailler, d’ailleurs. J’avais enfourné un bout de gâteau dans ma bouche et j’avais posé mes mains sur le plan de travail, jetant un coup d’œil par delà la fenêtre qui me faisait face.

Oh, ça y est, la princesse se lève. T’as préparé ses petits souliers en verre ? Iblis fait la remarque mais j’ai tiqué au même moment. D’abord les bruits de pas, puis le parfum familier qui se rapprochait. C’était sans compter la voix, la sienne, qui résonna. J’étais encore en train de mâcher quand elle m’avait posé les deux premières questions, d’où le fait que je ne puis répondre. C’est la princesse du Bronx là. Mais j’avais pris la peine de me retourner quand même, finissant ma bouchée sur sa dernière question qui concernait sa nudité. « …y a pas de quoi. » avais-je commencé en haussant mes épaules nues. J’étais persuadé qu’elle se souvenait un peu de ce qui s’était passé, mais en fait non. Du reste, je lui répondis… « On est chez moi. Queens. Le convoi, tout ça… ça te parle ? » lui demandai-je. Je me retenais de poser une question en particulier depuis le départ. Comme je me retenais de la reluquer parce que oui, même avec une de mes chemises sur le dos à me parler agressivement, ça restait un canon. Je ravale encore ma question et me fait glisser sur le côté, me reposant à nouveau sur le rebord du plan de travail en croisant les bras. Elle veut du café ? Qu’elle en prenne, je lui interdis en rien. Ma réponse à cette question est d’ailleurs uniquement non verbale ; se mesurant à un regard et un bref hochement de tête. J’étais pas sa mère, j’allais pas lui apporter la tasse ni la remplir… d’autant que c’était simple comme bonjour. Bah elle t’a pas dit bonjour non plus en fait. Et je secouai doucement la tête de droite à gauche. Ce genre de détails… est-ce que j’avais fais des salamalecs à Richardson quand il m’avait tiré des eaux de l’Hudson, hm ? Un point pour Slytherin. Et pourquoi Slytherin, sérieux ?

Je reste silencieux quelques instants, mon regard clair vaquant ailleurs. Elle a quand même l’air d’être un peu perdue… je me rappelai pas de l’avoir vue comme ça un jour. Un lien avec Venom ? J'imagine qu'elle a dû morfler là-bas. Je posai alors cette foutue question que je gardais depuis trop longtemps. (J’avais quand même attendu qu’elle s’enfile les premières gorgées de café avant de le faire, notez.) J’aurais pas apprécié d’être harcelé à mon réveil. « Comment tu te sens ? », sans toutefois la regarder immédiatement. Par ma question, je sous-entendais aussi l’état du symbiote qui l’accompagnait. L’un n’allait jamais sans l’autre. Mais depuis le temps, elle avait certainement dû comprendre que je la prenais ainsi : entière.  
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Elle n’y comprenait rien.
Elle n’arrivait pas à se concentrer pour essayer de réfléchir, encore trop fatiguée et la douleur lancinante qu’elle pouvait ressentir dans tout son corps l’aidait encore moins.
Elle allait avoir besoin d’un peu de temps pour parvenir à se remettre les idées en place.
De temps et de café.

« …y a pas de quoi. » Elle grimaça légèrement, l’air un peu gênée d’avoir été aussi agressive. Elle était vraiment dans un sale état pour se comporter comme ça. « On est chez moi. Queens. Le convoi, tout ça… ça te parle ? » Elle fronça les sourcils et observa encore une fois l’appartement, l’air toujours aussi perdue et secoua doucement la tête, montrant bien qu’elle ne se souvenait de rien.
Elle reporta rapidement son attention sur Alistair puis sur la machine à café quand il hocha la tête pour lui indiquer qu’elle pouvait se servir.

La brune traîna des pieds jusqu’à la machine, gémissant à nouveau à cause de la douleur et de l’effort demandé à son corps, pour se servir une tasse. Elle s’en saisit et se traîna jusqu’à la table de la cuisine pour s’asseoir dessus -non sans difficulté- et laissa ses jambes pendre légèrement dans le vide, la tasse fermement ancrée entre ses mains et son regard posé sur Alistair.
Elle avait du mal à mettre de l’ordre dans les informations qu’elle avait. Le convoi avait complètement foiré, ça elle s’en rappelait. Par bribes, mais elle s’en rappelait. C’était ce qu’il s’était passé ensuite qui la perturbait. Ils étaient chez lui alors ? Dans le Queens ? C’était ce qu’il venait de lui dire mais elle n’arrivait vraiment pas à m’assimiler. Pourquoi est ce qu’il avait fait ça ? Il aurait pu la laisser là bas et laisser les autorités la gérer non ? Ils l’auraient ramené au QG des Thunderbolts et elle aurait pu se reposer dans ses quartiers au lieu de se réveiller dans un endroit qu’elle ne connaissait absolument pas.
Putain c’était vraiment compliqué.

Elle garda le silence pour le moment, préférant boire silencieusement son café. Elle n’avait pas l’habitude de se lancer de longues conversations dès le réveil et de toute façon, vu son état, elle ne se sentait vraiment pas de le faire. Ça attendrait un peu.

« Comment tu te sens ? » Léna haussa les sourcils, surprise par cette question mais resta un moment silencieuse le temps de boire une nouvelle gorgée, les yeux toujours braqué sur Alistair par dessus sa tasse.
Elle brisa finalement le silence d’une petite voix, encore trop éraillée par la douleur. « Ça va. Je crois. » Elle baissa le regard, son visage reprenant son air perdu. « Enfin je sais pas. J’ai l’impression de m’être fait passée à tabac, je suis complètement perdue. » Elle reposa son regard sur son partenaire. « Et je ne sens plus Venom. Je veux dire… Je sais qu’il est encore là mais c’est comme s’il… Comme s’il dormait. Je… Je sais pas. Je comprends pas. » C’était peut être ça qui la perturbait le plus. Elle s’était tellement habituée à vivre continuellement avec lui, à tout le temps l’entendre où le ressentir qu’elle se sentait complètement perdue, démunie. Elle avait l’impression de ne plus être entière.

Sa main droite libéra sa tasse et elle la leva légèrement devant elle, grimaçant de plus belle en sentant la douleur se réveiller un peu plus. Elle se concentra pour essayer de changer son apparence comme elle avait pu le faire quand elle avait eu cette discussion avec Alistair mais rien ne se passa.
Ça n’avait aucun sens.

Léna poussa un soupir plaintif tout en laissant retomber sa main sur sa cuisse. Elle posa à nouveau ses yeux sur Alistair et lui afficha une moue gênée avant de reprendre. « Et je… Merci pour… » Elle désigna l’appartement et ses vêtements d’un vague geste de la main. « Pour tout ça. » Elle n’avait tellement plus l’habitude de pouvoir avoir besoin de quelqu’un, d’avoir besoin d’aide. Elle se sentait terriblement mal. Et inutile.
Elle força un sourire en coin -qui ressemblait plus à une grimace qu’autre chose- avant de continuer. « Et toi ça va ? T’as l’air plutôt en forme donc j’imagine que tu n’as pas pu participer à toute cette merde ? » Elle n’avait pas compris pourquoi il avait reçu l’ordre de rester en retrait lors de l’opération et se souvenait qu’elle s’était violemment prise la tête avec Osborn à ce sujet. Si Alistair avait été là, peut être que tout aurait pu être différent. Ils s’en seraient peut être mieux tirés.

Elle poussa un nouveau soupir et ramena sa main sur son visage pour se masser un moment les paupières mais finit par reporter son attention sur son vis-à-vis. « Pourquoi est ce que tu m’as ramenée chez toi ? T’aurais pu me ramener au QG, alors pourquoi ici ? » Les questions sur le convoi pouvaient bien attendre et de toute façon ils avaient échoué. C’’était ça ce qu’elle voulait comprendre en premier. Parce qu’elle l’aurait aussi aidé à sa place mais ne l’aurait certainement pas ramené chez elle. Elle voulait savoir à quoi ça rimait.

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Elle a l’air paumée et c’est peu de le dire.

Comme s’il lui manquait quelque chose.

Je pense à Venom, ce qui me semble être l’hypothèse la plus juste. Je n’ai pourtant pas encore la réponse, là où je crois déjà l’avoir. Léna se sert du café avant d’aller se poser cul vissé sur la table. J’ai observé chaque mouvement, chaque nuance - et dieu sait qu’il y en a. C’est ça : elle a vraiment morflé. Et cette information largement sous-entendue me pique… pour la simple et bonne raison que je n'ai pas pu être là pour y palier. Certes, je m’étais amené le plus vite possible, parce que mon ultra vigilance avait voulu que je me tienne prêt en cas de pépin. Qui nous est tombé dessus, évidemment. Quant à expliquer le pourquoi je l’ai tirée loin de là, moi-même j’ai du mal à comprendre. Ou du mal à accepter. Je crois que j’aurais jamais le bon argument pour l’autre, même s’il me seyait personnellement.

À peine avais-je posé ma question que je m’étais redressé un peu, quittant mon appui en décroisant les bras. (Il me semble ne jamais lui avoir posé cette question directement.) Un regard par-dessus sa tasse. J’écoute les battements de son cœur. Sa réponse est interprétée autrement dans mon esprit. Il est où Venom ? s’étonne Iblis, remarquant que quelque chose clochait réellement. Je fis quelques pas vers le canapé pour attraper mon tee-shirt et l’enfiler ; l’écoutant toujours. Je pivotai un peu dans sa direction, allant chercher son regard qui s’était relevé un peu à son tour. Je fronce un peu les sourcils. Les craintes confirmées par ses propres mots. « Il doit essayer de s’en remettre, lui aussi. » et je baisse un peu les yeux, entremêlant à nouveau mes bras contre mon torse. Je supposais mais c’était une conséquence largement admissible. Et contrairement à ce que l’on pourrait voir de moi actuellement, je ne suis pas particulièrement calme. Je ne le suis jamais vraiment depuis qu’il est là.

Ça m’agace. De ne pas avoir été là, de n’avoir pu ramasser que les morceaux, sans parvenir à les recoller à proprement parler. J’avais même des réticences à être plus démonstratif, et je ne comprenais même pas ce blocage. Alors qu’en réalité, je craignais simplement d’aggraver les choses. Une réflexion qui m’était restée depuis des lustres dans un coin de ma tête, encore plus depuis que j’avais posé le pied sur le sol américain. Une putain de réflexion qui se confirmait jusqu’à la décision prise par Osborn concernant cette mission — qui nous réunissait aujourd’hui malgré tout. Il me gave, ce gamin. Un jugement que je portais moi aussi à son égard, bien qu’il ait tout de même été la clé de nos fers. Sans son initiative, nous serions encore là-bas… pensée qui me crispe aussitôt. Plus jamais ça.

Léna s’essaie à une de ses habituelles transformations, qui se solda par un échec. Non, il n’était pas encore là, elle devrait attendre. J’avais cru comprendre qu’il était sensible à la chaleur et aux sons. Si le combo reçu était aussi violent, il n’allait pas se réveiller aussi facilement. Je ne sais pas quoi faire de plus. Je suis aussi démuni qu’elle sur la question.
Moi qui me plaignait d’être emmerdé par Iblis en permanence… je pense que j’aurais été aussi déstabilisé s’il ne jappait plus dans mon crâne. Si je ne le sentais plus conscient. Même aujourd’hui. J’pensais pas que t’en pinçais pour moi, mon frère. Je laisse échapper un soupir nasal long. Encore moins démonstratif que moi, à moins qu’il soit aussi responsable de ces entraves. Je note néanmoins le fait qu’il m’appelle ‘mon frère’, chose qui n’est arrivé qu’à de rares occasions; la dernière ayant été dans cette prison du SHIELD.

Bordel que ça m’énerve.

Je me concentre un peu trop sur son rythme cardiaque, qui bat comme si j’avais mon oreille pressée contre sa cage thoracique. Je tirai mon bras pour prendre une plaquette de cachets dont je vérifiai la validité et le dosage. Tu regardais les dates de péremption en Afghanistan toi ? non, pas vraiment. La médecine de guerre que j’avais pratiquée n’avait rien à voir. Et je n’ai pas envie de penser à cette période-là, pas maintenant. J’en sors deux alors qu’elle commence à me remercier.  Ça par contre, je m’y attendais pas trop. Je pivote un peu dans sa direction, vins la rejoindre. « Y a pas de quoi. J’évite de m’éterniser là-dessus, j’aime pas particulièrement qu’on me remercie. Bouffe ça. » en lui glissant les deux comprimés au creux de sa main. Qu’elle en profite tant qu’il lui reste encore du café, même si une seconde tasse à remplir ne serait pas du luxe j’imagine. « Et toi ça va ? T’as l’air plutôt en forme donc j’imagine que tu n’as pas pu participer à toute cette merde ? » Je la laisse un peu respirer, m’asseyant toutefois à ses côtés. Bah. Moi j’pète la forme. Au moins y en a un des deux, ça rééquilibre un peu la balance. Un léger silence alors qu’il me semble être un peu préoccupé. « On va dire ça. » lui lâchai-je dans une expiration presque soupirée. Je regardai non pas dans sa direction mais en face, mes yeux grattant les murs de la cuisine alors que je n’y étais pas réellement attentif. T’es vraiment un menteur en carton.

C’est la question qui suivit qui me parut plus difficile à accueillir. Je parais songeur quelques instants. Dire la vérité ? Quitte à être prit pour un idiot, ça reste la meilleure solution. J’ai jamais eu l’idée de lui mentir. Il y a trop de choses qui nous rassemblent pour avoir cette envie farfelue. C’est comme cette histoire de canapé, je l’aurais jamais foutue là, d’autant plus qu’elle était effectivement encore un peu amochée. « C’était le plus proche. » Ce qui en soi était vrai. Le convoi avait été détourné dans le Queens, pas à Manhattan. Bon tu lui chies ton truc, oui ou non ? Parce qu’Iblis et moi avions été sur la même longueur d’onde à ce moment-là. Il voulait certainement que je lui dise la vérité, car pour une fois, nos voix résonneraient à l’unisson. (Est-ce que ce serait possible, un truc pareil ?) Bien sûr que oui, ricane t-il. Ça devait avoir un rapport avec la forme hybride. C’est certain. Le silence semble être un peu trop long, j’ajoute enfin. « J’ai pas confiance. » et c’est posé comme un bloc. Sec, lourd, le genre de chose qui restera inchangé. C’était des types du SHIELD en prime. Comment j’aurais pu réagir autrement, sérieux ? « Ce sont les mêmes qui m’ont enfermé. Alors quand j’les ai vu se pointer… » je phase une fraction de seconde, inspirant un peu d’air en fronçant un peu les sourcils. Je clos mes lèvres un instant avant de reprendre. « J’aurais dû être là. » Même si Osborn avait posé son véto. Même s’il y aurait eu plus de risques que je compromette la mission qu’autre chose. Mon second prénom était devenu Collateral-Damage. Cette instabilité et surtout les dégâts considérables que j’étais capable de faire ? Ce n’était pas vraiment les prérequis demandés pour une escorte de convoi. Ma sœur aurait certainement été de son avis, elle aussi.

Je me tire de mes divagations, orientant un peu mon visage dans sa direction. « On retourne au QG quand tu veux. » C’est plutôt ça l’idée, pas qu’elle soit retenue en otage ici, dans un environnement qu’elle ne connaissait pas. Mais j’ai la quasi-certitude qu’ils auraient été beaucoup moins indulgents vis à vis d’elle, si on l’avait prise en charge là-bas. Je ne pense pas qu’ils auraient pu comprendre. Ni sa situation, ni elle à proprement parler. Ma remarque dépassa l’état de pensée pour être verbalisée. L’évidence même. « J’pense pas que Venom va apprécier son réveil non plus. » Et il serait peut-être bon de s’y préparer. C’était ça ou j’allais vraiment finir mes journées à retaper le trois quart du mobilier dans cette baraque.  
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