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 [RUDAION] C'est un magicien qui rentre dans une taverne...

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C'est un magicien qui rentre dans une taverne...
Aion Nazumaan
"Hey ! Vous ici, ça faisait un moment !"

Et là je vois pleins de regards se tourner vers moi en se demandant de qui je parlais. Eh bien du client qui vient de rentrer. Aion. Un homme qui était déjà venu un jour et dont j’avais vite compris qu’il fallait refaire sa culture musicale, ou pop-culture même. De A à Z. Genre, vraiment. Qui n’a jamais entendu de Donjons et Dragons, sérieusement ? Qu’on y ait jamais joué était une autre histoire, mais qu’on ait jamais entendu parler de ça ! Ce n’est pas comme si c’était un petit jeue underground que personne ne jouait jamais à part quelques personnes au courant parce qu’ils n’ont pas d’autre vie sociale que ces jeux de rôles. Mais plus important que Donjons et Dragons, même si nous y allions y venir un jour, j’attendais juste le bon moment pour lui sortir ma science de rôliste, je devais l’éduquer musicalement.

Une raison pour laquelle je l’invitais systématiquement quand il y avait un groupe prometteur qui passait dans le bar, et que j’avais fini par ramener une grande partie de ma propre collection de disques pour les passer dans le bar et les lui faire découvrir. Dans le même temps, nous avions souvent de grandes discutions sur…Un peu tout et rien. Il était amusant comme type et moi ayant quelques cases en moins, je n’ose imaginer ce que pouvaient donner nos conversation vues de l’extérieure. Et n’allez pas croire que je me moque de ce pauvre Aion, non, du tout. Même si me moquer un peu de son nom a été dans ma liste d’envies pendant un temps, mais ensuite j’ai repensé à mon propre prénom et m’en suis clairement abstenu. Bien que lui ne me connaisse que sous Rud ou Ruddy, selon les jours, il ne serait pas bien difficile de découvrir mon prénom complet et alors là j’en avais pour un moment s’il en avait envie. Rudolph…Des fois je me dis que mes parents ne devaient pas m’aimer tant que cela pour me donner un prénom pareil.

Mais revenons au présent. Entendant la porte s’ouvrir, j’ai relevé la tête du magazine, négligemment oublié par une cliente puisque jamais je ne m’amuserais à acheter Closer (ahem), et qui vois-je ? Aion lui-même, entrant tranquillement. Je range sous le bar le magazine rapidement, puis reprends la parole.

"Alors, t’as écouté ce que  t’avais conseillé ?"

Oui, des fois je lui donnais du travail à la maison, des devoirs de culture musicale si vous préférez. Car ce n’est pas tout de vouloir lui faire sa culture, mais j’ai un bar à gérer tout de même, et si Kenneth est plus que capable de tenir le bar, y ajoutant des touches de flair au passage, il y a des choses que je suis bien le seul à pouvoir gérer et il y a des soirs où je ne peux malheureusement pas passer autant de temps que je le souhaiterais à bavarder avec ce client particulier. Donc je me contentais de lui donner une liste de groupes et artistes qu’il devrait écouter, au moins un peu, avant de revenir me voir. J’ose espérer qu’il l’a fait.

"Et je te sers quoi aujourd’hui ?"
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#RUDAION
Les livres en disent beaucoup sur une civilisation, sur ses coutumes et autres moeurs. S’y limiter a pour beaucoup été la seule réponse à leur curiosité. Les anciens qu’il a connu n’ont  pour la plupart jamais osé braver les frontières de leur propre cité, la Tour étant leur fief attitré. Certains quittaient les Îles Mystiques pour aller s’enrichir, finissant bien souvent par se terrer dans des lieux reculés afin d’y pratiquer leur magie impie. Se limiter à des lignes n’a jamais été le credo d’Aion, bien que le Cercle ait toujours tenté de cultiver un certain protectionnisme. Après tout, les sorciers étaient, là-bas, non seulement redoutés mais terriblement mal perçus, incarnant à eux seuls la veine gangrenée de leur dimension. Pourtant, il existât des mages aux ambitions respectables, bien que trop peu d’entre eux purent être dénombrés. S’il faisait partie de ceux-là ? Même lui n’a jamais souhaité méditer sur la question qui le concernait le plus personnellement du monde. Aion sait qu’il n’est ni blanc, ni noir. Mais il sait aussi que quelque chose le marque depuis ses premiers jours. Raison pour laquelle, sans doute, il s’est refusé à s’étiqueter d’un alignement qu’il pourrait bafouer du jour au lendemain. Trouble et ambivalente, c’est ainsi que se présente son aura, et c’est ainsi qu’elle demeurera pour le restant de ses jours. À moins qu’une pièce à jouer finisse par lui assigner une des deux couleur susnommées. Blanc ? Noir.

Aussi n’était-il pas comme ces hommes - et femmes, aussi rares puissent elles être - qui avaient pu l’instruire pendant ses jeunes années. S’y limiter n’aurait jamais été pu être aussi enrichissant. Le vieux sorcier avait certes voyagé seul pendant des siècles, se contentant de sa précieuse liberté, il n’avait rarement craché sur la compagnie de certains individus. Des heures passées à discuter sur les forums (non, pas ceux-là, les autres), fréquenter les auberges et autres tavernes, où tout genre d’individu se croisaient. Et si l’humeur lui faisait sceller ses lèvres, il n’en restait pas moins enrichissant d’observer, d’écouter. C’est en retournant dans ce genre d’endroits que certains souvenirs particuliers remontent, se démarquant de temps à autre. Tout comme cet elfe qu’il avait rencontré il y a fort longtemps, bien aise d’avoir quelqu’un à qui raconter son long périple au sein du Grand Marais.

L’utilité d’un contact avec l’autre est, pour les curieux tels que lui, indispensable.

Aion n’aurait certainement jamais quitté sa dimension si ça n’avait pas été le cas, ni même franchi le seuil de ce modeste établissement, qu’il avait prit l’habitude de fréquenter.
Pour son tavernier, certes, qui semblait prompt à l’échange. Ce qui n’était pas le cas des autres clients, de manière générale — à moins de les avoir vu descendre quelques pintes avant de s’y risquer. Ici, les humains ne sont pas aussi loquaces. Le climat général est plutôt tendu, il est vrai. Chose qui se ressent jusque dans les lieux où le lâcher-prise devrait être de rigueur.

Une chose est certaine cependant : ce n’est pas les troubles extérieurs qui l’empêcheront de savourer sa boisson ce soir, ni pour les jours à venir. Il prend soin de les laisser à la porte, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, le contrôle de soi n’étant qu’une vaste utopie pour la plupart des terriens.

Il entre. Il est tard, ce qui explique certainement qu’il y ait peu de monde. Ses lectures l’ont inspirées et il n’a pas vu le temps passer — il pense même que Margaret se soit endormie après qu’il ait quitté l’appartement. Apparemment, il n’était pas le seul à être d’humeur à lire ce soir. Rudy - c’est ainsi qu’il s’était présenté à lui, ce qu’il imaginait être un surnom pour Rudolph - l’interpelle et ses perles claires vont chercher son regard. Un léger sourire zèbre ses traits alors qu’il remonte vers le bar, où il s’installe en le saluant d’un geste de la tête. « Tu étais pris dans de passionnantes lectures, j’imagine ? » lui glisse t-il avant de déposer ses avant-bras sur le comptoir qui les sépare. Lui demande s’il a écouté ses recommandations musicales. « Bien sûr, je n’y aurai pas manqué. » avant de répondre à la dernière, l’air songeur. Ses yeux se baladent sur les bouteilles présentées dans son dos, finissant par se poser à nouveau sur la silhouette du barman. « Hm… ce sera à ta convenance. Je te fais confiance pour une liqueur. » avant de se redresser un peu, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, brièvement. Pas grand monde, en effet. Ce sera propice au dialogue, d’autant qu’il n’y a pas de groupe pour jouer ce soir.

Pendant qu’il s’affaire, le sorcier retourne sur le sujet de conversation précédemment lancé. Après tout, il ne pouvait pas nier que ce cher Rudy l’aidait considérablement en matière de culture musicale. L’homme liste à nouveau dans son esprit les éléments qu’il avait écouté, découvert. « Les Pink Floyd ont une dynamique intéressante. Je me suis permis d’aller chercher un peu plus et… je dois bien avouer que leur Live at Pompeii en ’72 était… impressionnant. Belle performance pour le morceau d’introduction, Echoes. » L’habit ne fait pas le moine. Ni le sorcier, remarquez. Quoique… « Ceci dit, j’ai une préférence pour un autre groupe que tu m’avais conseillé, Manowar. » L’air encore un peu songeur, il poursuit… « Les Dubliners n’étaient pas mauvais non plus, bien que plus… traditionnels. » Chose qui ne le rebute pas pour autant. Il était, justement, bien plus habitué à l’acoustique de ces groupes-ci qu’au reste. Jusqu’à récemment, du moins. « Quant à Rhapsody of Fire il fronce un peu les sourcils, …disons que leurs récits m’interpellent. Dis-moi, penses-tu qu’il existerait d’autres groupes aux thématiques similaires ? » En fait, ça lui avait plu musicalement, là n’était pas la question. Les paroles l’avaient un peu étonné, car ils se rapprochaient, dans le fond, des chants de bardes qu’il avait pu connaître autrefois. Ces mêmes bardes qui contaient les périples de héros dont la réputation n’était plus à faire, mais aussi d’autres histoires plus fantastiques les unes que les autres.

Aion se recentre un peu, lui fait part d’une de ses récentes trouvailles. Avec un peu de chance… « Tu as dû entendre parler de Arch Enemy ? » en ajoutant, « Et avant que tu me le demande, cette information n’a pas été soutirée à cette jeune femme la dernière fois. » (Aucun intérêt d’essayer d’épater la galerie, il est et restera un novice dans le domaine musical, pour ne pas parler de la pop culture.) Une jeune femme avec lequel il était reparti à la fin du dernier concert où il avait pu parler à Rudy, mais ça, c’était une autre histoire.

Le sorcier accueille sa boisson. « Merci bien. » L’une de ses mains, habillée d’une chevalière magique, vient attraper ledit verre qu’il hume brièvement. Il lève les yeux dans sa direction. « Te joindras-tu à moi ? » Il n’allait tout de même pas boire seul ? Aion n’en serait pas froissé, mais plutôt étonné. Il oublie souvent qu’il n’est pas permit aux tenanciers de boire pendant leur service. C’est là quelque chose dont beaucoup s’étaient affranchi — du moins, pour ceux qu’il avait pu connaître. « Comment vont les affaires ? » Simple curiosité, là encore. Et s’il lui venait à l’idée de lui dire comment il allait, ce serait aussi bon à prendre, bien que le sorcier ne soit pas réellement prompt à s’en préoccuper.  


Dernière édition par Aion Nazumaan le Jeu 31 Aoû - 15:04, édité 1 fois
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Aion Nazumaan
Un sourire amusé grace mon visage ; Aion est amusant dans cette façon qu’il a d’à la fois sembler très au fait de ce qu’il se passe autour de lui, tout en ayant des fois une candeur impressionnante. Je crois que je n’oublierais jamais la première fois qu’une cliente m’a traité d’un nom d’oiseau particulièrement imaginatif et imagé et qu’il m’a posé des questions très sérieusement sur ce sujet. Je peux vous assurer que mon fou-rire à ce moment-là fut long et me coupa presque le souffle. Une chance pour moi et ma franchise innée, le brun en face de moi ne semblait pas trop susceptible à ce sujet, sinon je pense que j’aurais passé un sale quart d’heure. Car je me méfie, quand même un peu, de mon interlocuteur et surtout de ses capacités. Il a l’air calme comme ça, avenant même, et amusant, mais il me fait penser à un faux calme. Vous savez, le genre de personne que l’on pense incapable de vraiment s’énerver et qui, un jour, sans prévenir, parce que vous avez dit le mot de trop, explosent et là vous vous en prenez tellement plein la gueule (sans que vous ne compreniez ce qui vous arrive) que vous devenez aussi faible qu’un bébé oiseau tombé du nid. Voilà à quoi me faisait penser Aion. Bon, je n’avais pas de raison de vraiment m’inquiéter, à priori, car hormis ce fou-rire initial, je ne me suis jamais réellement moqué de lui, une taquinerie par-ci, par-là, mais il me le rend bien en général.

"Absolument, savoir quel fashion faux-pas untel ou untel a pu faire lors du dernier tapis rouge à perpète les oies, c’est ma vie, tu comprends." Le sarcasme découle de ma voix, rendant évident ce que je pense réellement de ce magazine, mais au moins, ça évite les nouvelles déprimantes que je lis chaque matin dans le journal ou à la télé.

Entre nous, c’est toujours bon enfant. On discute, on échange des avis et des fois le ton monte par la passion que nous mettons dans nos échanges, mais jamais de méchanceté. Ca n’a pas sa place pour des sujets comme ceux que l’on aborde. Oui, j’aime la musique, les jeux de rôles et d’autres choses encore, mais ce ne sont pas des sujets qui, à l’heure actuelle, méritent que l’on s’énerve dessus. Je hoche la tête quand il me dit de me laisser aller à mon imagination pour le cocktail et je m’y affaire, tandis qu’il me récapitule son avis sur les différents groupes et artistes que j’ai pu lui donner à écouter. Je ne dis rien tandis que je prépare le cocktail, attendant qu’il ait fini pour y aller de mon petit commentaire. Sa boisson arrive devant lui quand il finit de parler des groupes et je ne peux m’empêcher un commentaire.

"Je me doute que tu avais autre chose à faire avec cette charmante demoiselle que de parler musique…" dis-je avec un sourire taquin et un clin d’œil en sa direction.

Ce type, s’il y mettait un peu du sien, serait un véritable piège à femme, je vous jure. Si déjà personnellement je me considère comme pas trop mauvais pour attirer une femme dans mon lit si l’envie était là (un peu moins en ce moment qu’avant, la quarantaine peut-être ?), lui, il a largement de quoi faire de l’ombre même à Tony Stark lui-même, tout millionnaire qu’il est. Bref.

"Je veux bien, mais durant le service, ma meilleure amie c’est H2O." dis-je, en lui montrant le verre d’eau toujours caché sous le bar pour que je puisse boire quand j’en ai envie. "Bon, niveau groupes, je commence un peu mieux à cerner ce qui pourrait de plaire visiblement. Pour ce qui est de groupe similaire à Rhapsody of Fire…Je dirais Within Temptation, Nightwish…Le métal symphonique de manière générale. Bon, ça ne veut pas dire que tout te plaira, mais il y a des chances." La question sur mon activité arrive et je hausse les épaules "Ca va. Malgré le climat ambiant…J’ai même recruté un petit jeune pour m’aider au bar, d’ailleurs c’est dommage, c’est son jour de repos, mais il sait très bien jongler avec les bouteilles, c’est magique à voir." Qu’est-ce que j’ai pas dit là…"Bon, par contre c’est difficile de le voir en dehors, il est confiné au District X. C’est franchement galère comme truc. Je peux même pas le garder plus longtemps certains soirs pour lui offrir un verre."

Mes arguments restent très simples, presque puérils, alors que je déteste ces endroits pour des raisons bien différentes. Bien plus profondes. Mais je suis comme ça, bien plus profond que je n’en n’ai l’air. Mais j’aime à garder cet air de débile profond, au moins les gens ne se méfient pas trop de moi. LA preuve, mon activité de passeur est préservée en partie grâce à cela (et en aussi grâce à une préparation minutieuse et une méfiance de tous les instants quand il est question de faire passer quelqu’un…).

"Mais passons. Et toi, qu’est-ce que tu as de beau à me raconter ?" j’allais attendre sa réponse quand je reprense à quelque chose "Oh ! J’allais oublier ! Samedi prochain, mon maître du jeu et les autres du groupe, on fait une partie de JDR, ça te tente de venir voir ce que ça donne ?"[/color]
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#RUDAION
La réponse de son interlocuteur ne tarde pas à arriver. Une réponse peinte de sarcasme et qu'il sait apprécier à sa juste valeur, pour la simple et bonne raison que peu se seraient permis d'en user — ou n'y auraient tout simplement pas songé. Une façon d'être que ce brave homme n'avait pas mise à l'écart, et ce même lors de leur premiers échanges. D'autres à qui la méfiance aurait eu raison d'eux. Qui auraient perdu de leur intérêt dès les premiers instants, mais ceux qu'Aion aurait toutefois cuisiné afin d'en tirer quelques informations utiles. Non, Rudolph n'avait rien à voir avec ces ours emmurés dans un quotidien routinier et indubitablement assommant. C'est là ce qui faisait sa qualité de tenancier, car celui qui laissait ses émotions le submerger allait finir ses bouteilles seul, face à son propre bar.

Bien souvent, les lacunes dans certains secteurs - qu'appréciaient tout particulièrement le barman - faisaient que le jeune homme prenait une place virtuellement supérieure à la sienne. Ses réactions auraient pu être mécomprises, voire complètement mal digérées. Et si Aion n'avait jamais apprécié les êtres qui voulaient bien se dresser en maître face à lui, (sans doute des travers d'orgueil issus de sa noble caste), il n'aurait jamais réagi de manière démesurée face à quelqu'un qu'il ne connaît pas. D'une part parce que la méconnaissance aurait de grandes chances de faire sa faiblesse, et d'autre part… parce qu'il avait apprit à sceller ses émotions afin de pouvoir ouvrir le champ des possibles. Il y avait bien sûr des degrés, des contextes… toute une panoplie de variables qu'il était à même de discerner. Pourtant, de manière générale, peu de choses étaient capables de lui faire perdre son sang-froid. Il restait toutefois humain et parfois, toute une éducation ne pouvait rien faire contre certaines pulsions.

Son clin d'œil ne passe pas inaperçu et lui répond avec un sourire léger, fronçant au coin de ses lèvres. Il n'en fut pas moins déçu par le fait qu'il ne puisse pas le rejoindre. Information qu'il accepta sans toutefois se résigner. « Alors je boirais jusqu'à ce que tu en voies l’issue. », se contenta t-il de dire, levant son verre dans sa direction. Il en savoure le nectar en prêtant une oreille attentive aux conseils du tavernier. Le sorcier hocha la tête à ses mots, enregistrant les informations qu'il lui avait déroulées. Si certains groupes avaient des vocalistes masculins, il en avait entendu peu qui n'avaient pas l'air de vulgaires poupées rouillées. Raison pour laquelle il avait mentionné Arch Enemy, qui avait une femme à sa tête, et dont la voix brisait tous les codes qu'il avait pu connaître jadis dans le domaine.

Malgré son enthousiasme naturel, Rudolph semble préoccupé par la situation actuelle. C'est là quelque chose qui le rapproche de bien d'autres individus, et l'effroyable neutralité dans laquelle baigne Aion pourrait sans doute le retourner, moyennant qu'il puisse le savoir. La paire d'yeux claires, (toujours trop claires), ne sont ni touchées d'amertume, ni d'affliction, ni… de toute émotion comparable et à laquelle on voudrait bien s'attendre face à un tel discours. Les troubles actuels… ah, une mascarade, un jeu de Go aux pions sans têtes, comme partout ailleurs dans l'univers. Tout ce qui se passait ici les dépassait et de loin. Tout ce qui se passait ici était écrit. Aion était en train de regarder son verre, déjà vide. « …et ça n'ira pas en s’arrangeant. », accompagné d'une moue légère, presque trop pauvre, alors qu'il évoque son avis sur la question. Des mots doux et gorgés d'espoir… même ivre, Aion n'en prononcera sans doute jamais. C'était pourtant son avis, ce qu'il voyait là n'allait pas s'estomper, le tout était inscrit dans une sinistre continuité. « Je le rencontrerai certainement une autre fois. Si le gamin est utile, c’est toujours bon à prendre. » (et pourquoi donc pense t-il à Kaplan ?)
Il poussa du bout de ses doigts le verre qui n'attendait qu'à être rempli à nouveau. Un simple jeu de regard entre eux suffit, puis un remerciement muet de sa part, marqué par un simple geste de la tête.

Et juste avant de s'y mettre, le retour d'ascenseur. Qu'est-ce qui pourrait donc bien intéresser ce brave Rudolph, sans qu'il n'y ait à compromettre le secret qui tachait son existence toute entière ? Un peu de tout, un peu de rien ? C'était ainsi qu'il se présentait la plupart du temps, ne cherchant pas forcément à se retrouver face à un prospecteur obstiné. Le fait est qu'il n'eut pas réellement le temps d'éluder la question en long en large et en travers. « Oh ! J’allais oublier ! Samedi prochain, mon maître du jeu et les autres du groupe, on fait une partie de JDR, ça te tente de venir voir ce que ça donne ? » et presque aussitôt, le visage du sorcier se froisse dans une expression mêlant intérêt et réflexion. Des lacunes ? En voilà un bel exemple. « De quoi s'agit-il ? », lui demande t-il le plus bêtement du monde. Il n'est pas nécessaire d'y aller par quatre chemin, sachant que Rudolph avait saisi l'importance du vide creusé dans certains domaines. Après tout, il pourrait bien croire qu'il est un amateur des sixties qui revenait à la civilisation après des années d'errance dans les terres ingrates de Mongolie. Il prit bonne note de l’invitation et se garda de l’en remercier avant de savoir de quoi il en tenait. À quoi bon décorer ses mots si le bûcher l’attendait ?

Récupérant son nouveau verre, il prend toutefois le temps de répondre à sa première question. « Ma foi, je vais bien. Ce n’est pas le cas de tous sous ton toit. » et sans s'y attarder, puisqu’il sent une présence dans son dos qui les rejoint. Un homme, la cinquantaine, se raccroche au bar comme un radeau de survie. (N'a pas l'air farouche mais loin d'être sobre.) Il souhaite commander une autre boisson. Un habitué peut-être ? Un habitué qui semblait souffrir. Simple constatation, puisqu’il y avait toujours un mur entre lui et l’autre.  
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Aion Nazumaan
"Ca c’est ce que j’aime entendre compadre !"

Oui, ce mot ne veut rien dire et j’en suis fier. Aion a d’ailleurs une sacrée descente. J’ai pu le remarquer à diverses reprises et perso, ça me va très bien. Après tout, s’il consommer jusqu’à plus soif et en ressortir presque aussi sobre qu’à l’arrivée, ce n’est pas moi qui allait me plaindre (certes, il m’arrivait de lui offrir un verre ou deux dans la soirée, question de fidélisation, vous voyez). En tout cas, ça faisait du bien de voir sa bouille de Jésus beau gosse dans le coin (osez me dire le contraire…), ça me permettait de me sortir des habituelles discussions d’avec les clients et surtout de faire partager le peu de science que j’avais en matière de musique et pop culture que je possédais. Comme on dit : le savoir c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale et j’en suis l’exemple vivant messieurs, dames.

On ne peut empêcher la conversation de tourner vers la situation actuelle…Il faut dire qu’elle a du mal à passer la pilule. Voire le suppositoire là, vu ce qu’ils tentent de faire passer. J’ai tout de même réussi à placer que j’ai embauché un nouvel employé et que j’en suis content et Aion…Reste égal à lui-même, il est gentil, il a un petit mot comme il faut et un regard qui m’intime de lui resservir un verre, ce que je fais, tout en lui parlant de la soirée jeux de rôles du week-end qui arrive. Bizarrement, je m’attendais à ce qu’il connaisse, mais je me trompe une nouvelle fois et lui souris en grand en lui apportant son nouveau verre.

"Alors, pour la faire courte, on est cinq plus le maître du jeu, celui qui dirige la soirée quoi, et on créé chacun un personnage. Personnellement, je suis un gnome barde, mais passons, et ensuite, le maître du jeu nous guide à travers un scénario où on fait évoluer nos personnages. Pour résumer. Car si je commence à partir dans les histoires de races, classes, lancés de dés etc…On a pas fini et j’ai malheureusement pas autant de temps là tout de suite, mais bref, si tu veux venir voir ce que c’est, tu me le dis, je préviens les autres."

Finis-je, un sourire aux lèvres. J’attends de voir sa réaction et surtout sa réponse. Je n’en n’ai pas besoin dans la seconde, mais plus vite je le sais, plus vite je peux envoyer un message à Jo pour le laisser savoir qu’il y aurait un spectateur. Mais comme je dis, ce n’est pas urgent à la minute non plus.

Ce qu’il me répond, pour ma question première, me laisse perplexe. Bon, l’important est que chez lui tout va bien. Mais il veut dire quoi sur la fin ? Chez moi il n’y a que moi…A moins qu’il parle d’ici et j’observe autour de moi, remarquant enfin Richard. Je pousse un soupir douloureux. Il me fait de la peine…

"Je reviens."

Je m’approche de l’homme et tente de le raisonner. Il a déjà plus que raison et il est hors de question que je le serve à nouveau. C’est un habitué, pas méchant pour deux sous mais qui a une situation compliqué en ce moment. Finalement, il accepte et j’appelle un taxi, que je règle d’avance pour ramener Richard chez lui. Le tout a duré quoi…cinq minutes ? Je reviens finalement derrière le bar, et je remercie le fait que pour le moment ce soit calme.

"Désolé, un habitué. D’habitude il prend une pinte et retourne chez lui, mais dernièrement, sa fille a été conduite de force au District X, mutante. Je la connais, c’est une chic gamine, quinze ans, et en plus, pas dangereuse pour deux sous, tu veux savoir ce que c’est son pouvoir ? Elle brille dans le noir. Va faire croire à qui que ce soit qu’elle peut être dangereuse. Moi avec une lampe torche je peux faire plus de dégâts que cette gamine. Richard l’élève seul depuis que la mère est morte il y a quelques temps et se faire retirer sa fille pour ça…Ca le rend dingue. Le monde part vraiment en vrille…"

Et ça me désespère. J’aimerais pouvoir faire plus que passer un ou deux mutants par-ci, par-là. Je n’ai pas les moyens financiers, logistiques et technologiques pour faire plus actuellement. Heureusement que j’ai le Ranch au Texas pour placer les gens que je cherche à faire passer en attendant de pouvoir leur faire traverser la frontière avec le Mexique, mais tout de même. J’enrage. Ca doit se sentir dans la façon un peu sèche que j’ai d’essuyer mes verres.
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