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 This boy is on fire [Alec]

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MessageSujet: This boy is on fire [Alec]   Jeu 22 Juin - 23:40
Le monde qui se bâtissait n’était qu’un gigantesque théâtre illusoire, un modèle qui allait être controversé dans quelques jours, semaines, mois ou années. Je devais admettre que je fatiguais à n’être qu’un jouet qu’on ballotait d’un endroit à un autre.

« Pour ta sécurité, rejoins la X-Mansion » avait dit Lewis. Je n’y avais vécu qu’une seule pauvre semaine, avant que la dite maison ne soit attaquée par les Watchers, dirigés par Jeremiah lui-même, ce grand-frère qui m’avait juré de me protéger … mais qui n’avait pas hésité à me poignarder. Ma vie n’était plus en danger, et je n’avais plus mal « en théorie ». Pourtant, je ressentais toujours une douleur sourde, les mêmes brûlures et douleurs de cette nuit … Non, je n’oubliais rien. Je ne pouvais pas oublier.

« Pour votre sécurité, rejoignons la Confrérie » avaient-ils dits. Aussitôt bagage posé, qu’on avait eu le droit à une autre attaque. Cependant, contrairement à la première qui était vraie, celle-ci n’était qu’une illusion dont l’objectif avait été de testé les « mutants », à croire qu’ils étaient dans l’armée. Il y a quelques mois, j’aurais pu demander l’avis de Lewis mais aujourd’hui, j’étais las. Las d’attendre d’autrui des réponses, las d’espérer de l’aide d’ailleurs…

« Bon gré, mal gré, je dois accepter ce maudit pouvoir » compris-je enfin. Pour la première fois depuis la découverte de mes pouvoirs, j’avais « envie » de maîtriser mon pouvoir et de la mettre au service d’une cause « juste ». Quelle serait la dite cause, je n’en savais pas encore, mais le besoin était impérieux, et nécessaire. Je me devais de trouver des repères, et au plus vite.

C’était en réfléchissant à toutes ces choses que je me tournais et retournais dans mon lit. J’étais incapable de dormir, je revoyais tour à tour les visages des membres de ma famille, j’entendais « Reagan » par-ci, et par-là, puis je ressassais ce passé insouciant et innocent…

A chaque fois, inlassablement, je me posais la question suivante : aujourd’hui, qu’était devenu ce jeune homme qui aspirait à être peintre, mais que sa famille avait voulu en faire un politicien ? Un mutant qui se cachait et qui n’avait plus le sommeil paisible et profond. Dorénavant j’anticipais avec crainte la prochaine attaque, le prochain appel qui allait m’annoncer une mort d’un proche ou tout simplement la prochaine couverture que j’allais brûler si j’avais le sommeil trop agité.

Soupirant bruyamment, je restais couché, à observer le plafond d’un œil morne et vide.

« Que devais-je faire ? »
soupirais-je, réfléchissant à toutes les options qui pouvaient s’offrir à moi. Serait-il temps de me recenser, mais en me mettant au risque de finir comme un rat dans un district que je considérais d’ores et déjà comme un ghetto qui pouvait servir de prochain plateau pour un terrible drame médiatique ?

- ALEC ! DEBOUT !
finis-je par dire, presque en hurlant. Je savais qu’il allait être surpris, peut-être un tantinet effrayé, mais nullement endormi. Du moins, je le pensais. Qui pourrait dormir paisiblement, sincèrement ? Je ne pensais que plus tard à la question du nombre d’heures de sommeil. Je ne me rappelais plus vraiment s’il était revenu avant, ou après, moi dans la chambre. J’avais enchainé les demi-entraînements, les vagabondages et demi-sommeil en l’espace d’une nuit. Je dois bouger, ou je vais mettre feu à quelque chose ! menaçais-je, le plus sérieusement du monde. On va tester un truc : tu vas me déterminer une cible, et je vais tenter de l’atteindre !

Le feu pouvait passer au travers de n’importe quelle issue, tant qu’il y en avait et que j’insufflais l’énergie nécessaire pour qu’elle passe au travers sans étouffer. L’astuce, et le travail, d’aujourd’hui n’allait pas être une question de la taille de ma flamme, mais plus de sa trajectoire. Certaines situations ne pouvaient qu’être résolues qu’avec une ou deux manœuvres. La force brute et pure n’était pas la seule et unique solution.

Prise d’une frénésie étrange, je m’engouffre dans la salle de bain commune au dortoir des garçons, et prends une douche assez chaude. Voire brûlante. Etrange à dire mais depuis la découverte de mon pouvoir, je me « rafraîchis » davantage avec ce genre de douche qu’avec une douche froide. Cette dernière avait même tendance à être très désagréable … Moi qui adorais les douches froides après un bon entraînement.

« Un jour, je vais bouffer des charbons ardents à la place » me moquais-je, craignant un tantinet que cela se réalise, tout de même.
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Ft. Aaron Reagan


Après le départ de Maddy j'avais perdu quelques secondes sur le pas de la porte à observer les feux rouges de la voiture s'éloigner jusqu'à les perdre de vu. Aucun arbre, aucun mur ne m'empêchait de les voir. Ils étaient juste... trop loin désormais. J'avais refermé la porte, les mains fourrées dans les poches de mon sweat avant de poser mon regard sur le canapé et de sourire. Elle allait me manquer bien sûr et outre la pensée de ce qu'on avait fais tous les deux, mon sourire était aussi pour Tad. J'espérais qu'il n'avait rien vu, même si en mon fort intérieur l'idée m'amusait quand même. Je prenais le temps de ranger un peu, comme si nous n'avions jamais été là, et finalement j'avais regagné la cave puis la base souterraine. J'avais rejoins mon lit sans un bruit, percevant les respirations des autres ainsi que les mouvements de Aaron dans le sien. Il s'était écoulé plusieurs heures depuis que j'étais monté avec Maddy et je n'avais fais qu'entrevoir leurs entraînements depuis le chalet, pour autant j'étais peut être aussi épuisé qu'eux. Je m'étais endormi immédiatement, sombrant dans un lourd sommeil avant que mon nom crié ne me tire violemment des musculeux bras de Morphée, bien trop vite après que je les ai rejoins.

« ALEC ! DEBOUT ! » - J'avais bondi, le cœur battant comme s'il allait exploser, percevant Aaron à mon chevet et me jetant sur le bord du lit, prêt à fuir ou me battre, avant de l'entendre parler. L'adrénaline retombait aussitôt et mon sang ne faisait qu'un tour. - Mais t'es un grand malade! - Vos gueules bordels! - Avait lancé l'un de nos compagnons de chambrée, celui qui dormait au dessus de moi. L'autre s'était contenté de nous balancer un oreiller qui avait lamentablement atterri au sol. J'allais lui expliquer avec le détail à quel point j'allais lui exploser la tronche - oui je suis censé être un non violent - mais il s'était déjà esquivé dans le couloir et j'étais retombé en arrière dans un soupir plus qu’équivoque avant de geindre lorsque mon crâne avait percuté le mur. Si j'étais pas réveillé avec les hurlements d'Aaron, la douleur venait de finir le boulot et je massais ma tête en me levant doucement. Si j'étais étourdi c'était à cause du mur mais dans mon ventre rugissait toujours mon besoin de taper quelqu'un alors j'attrapais des vêtements, les enfilais à la va vite et sortais dans le couloir avant de localiser Aaron dans la salle de bain et le rejoindre.

J'entrais comme une bombe et poussais sans la moindre douceur la porte de la cabine où Aaron était entrain de se doucher. Il était toujours nu pour moi, douche ou pas douche, mais cette fois contrairement aux autres fois c'était bien ses yeux, ses vrais, que je fixais. Et la gêne que je lui occasionnais? Elle était totalement voulue. - C'est quoi ton problème, Aaron! T'as pas l'impression qu'on a pas déjà assez été réveillé en trombe?! T'as conscience que j'ai cru qu'on était en danger là?! - Après tout pourquoi pas une attaque après une autre, ils s'étaient pas tous coordonné que je sache.
Non non, pas ce jeudi, on fais des crêpes. Attaquez plus tard.
Me refais plus jamais ça! - J'étais honnêtement pas certain qu'Aaron m'ait jamais vu en colère, ni personne d'ailleurs. J'étais trop peureux pour aller à la confrontation comme ça, et loin d'être assez sûr de moi pour vraiment l'ouvrir. J'avais jamais été passif, enfin en terme de me faire comprendre, mais je n'avais jamais vraiment gueulé sous la colère... Sauf lorsque j'en avais eu assez de mon père et de ses expériences. Et ça maintenant, je me disais qu'il venait en prime de gâcher ma dernière nuit avec Maddy, ce qui n'aidait pas.

Une fois l'éclat de voix passé je soupirais et repartais dans l'autre sens, ne prenant même pas la peine de refermer la porte de la cabine. De toute façon on était seul et ça ne faisait aucune différence pour moi. Mon regard balayait la base et je voyais tout le monde au fond de son lit, en tout cas tous les jeunes, épuisés par la nuit passée. Quelques exceptions se tournaient encore les pouces dans le mess, quelques professeurs travaillaient encore même si je ne savais pas à quoi. Je revenais à la salle de bain et retirais mon t-shirt avant d'ouvrir l'arrivée d'eau de l'un des robinets et de me pencher pour foutre ma tête sous l'eau froide. Et de rester là, immobile. Il me faudrait un café, beaucoup de café, mais si je voulais tenir, cette eau froide me donnerait un bon démarrage. Bon... Ou au moins suffisant. Bon dieu que je voulais retourner dans mon lit...
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J’étais parfaitement conscient que mon acte inconsidéré pouvait être extrêmement malvenu au vu des récents événements. Cependant si certains aspiraient à un semblant de calme et de tranquillité – et en était capable -, je ne désirais que du bruit et du chaos autour de moi, à l’image de tous ces maudits cauchemars depuis cette nuit maudite au sein de la X-Mansion. Cet endroit devait être mon havre de paix mais a été à l’origine de l’enfer que je vivais aujourd’hui.

Chaque maudite nuit, je revoyais mes vieux « amis » des Watchers qui hurlaient à mort au fur et à mesure que « mes » flammes léchaient leur corps. Chaque fois que je fermais les yeux, je sentais le souffle de Jeremiah non loin de mon visage, un rictus mauvais sur ses lèvres et un poignard froid dans mon corps.

Depuis cette nuit, je ne dormais pas plus d’une heure ou deux, je me réveillais en sueur, je prenais une douche puis je me posais soit devant un tableau vierge soit je m’exerçais sur un appareil de sport. Dans la première activité, mes dessins étaient à l’image de mon inconscient – un huis-clos étouffant empli de formes indistinctes et monstrueuses. Dans la seconde activité, je découvrais de tous nouveaux muscles. Mes cernes se creusaient de jour en jour et mon appétit était de plus en plus petit.

Evidemment, qu’importe les activités, le sommeil était devenu un sésame d’or ou devrais-je dire le saint Graal d’une quête dont on ne m’avait pas encore fourni la carte ou les étapes ou le descriptif des épreuves. Mes cernes se creusaient irrémédiablement, mon appétit se faisait rare et mon humeur n’était clairement pas au beau fixe.

Autant dire, quand Alec débarque dans la douche – certes, je savais qu’il me voyait nul, mais faire face dans un moment aussi « intime » était franchement gênant – en trombe, loin d’être surpris par cette attitude inattendue et surprenante, j’en profitais pour gueuler mes quatre vérités.

- BAH QUOI BORDEL ? T’arrives encore à dormir en sachant qu’on peut t’attaquer et te tuer en deux minutes chrono ?


Il était déjà sorti. Enervé, je tournais court cette douche pour faire face à Alec. Une personne normale aurait remarqué ma nudité complète et une personne normale nue se serait jetée sur une serviette. Dans mon cas, j’avais passé cette étape-ci de la pudeur avec Alec, ayant compris qu’importe les couches et les angles, s’il désirait voir mes parties, il pouvait. Le malaise du départ s’était totalement estompé.

- Tu fais quoi pour dormir hein ? Somnifère ? Alcool ? demandais-je clairement, cherchant à comprendre comment une personne saine d’esprit pouvait encore fermer l’œil depuis ces derniers mois.

La situation au sein de la Confrérie ne me plaisait pas. Je n’appréciais pas les idéaux de certains- et les projets proposés par ces hommes « presque » criminels les mettraient dans la liste de mutants à attraper ou à tuer pour la famille Reagan. Soudainement, quelqu’un entre dans la douche, nous détaille chacun puis disparaît. Je me rappelais aussitôt que tout le monde ne connaissait pas le don d’Alec et si oui, tout le monde ne le côtoyait pas autant que moi… pas suffisamment pour passer à l’étape de se promener à poil.


- Oh et puis, toi tu peux dormir !
finis-je par éclater, récupérant enfin quelques vêtements propres pour les enfiler – par pudeur à l’égard des autres.
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