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Tamara F. Mckenzie
Whisperers
Nom et Prénom :  Tamara Faith Mckenzie, c’est d’une originalité débordante, l’administration en est seule responsable. Alias : Calamity, seul alias toléré, les autres sont un tantinet plus vexant. Âge : Vingt-deux ans, toutefois peu y croient en me croisant. Lieu de naissance & nationalité : Par défaut, il est écrit quelque part sur un bout de papier que je suis née à New York. Et ayant toujours vécu là, je suis donc américaine. Métier : Au chômage, le gouvernement n'aime pas qu'on travail, c'est à écrire dans les livres d'histoires!  Statut civil : Célibataire, franchement, qui serait assez fou pour risquer sa peau quotidiennement ? Orientation sexuelle : Hétérosexuelle. Particularités : Quelques roses tatouées sur l’avant-bras et des cheveux teint en rouge, rose ou orange.  Mon style vestimentaire a tendance à déplaire.  Je souffre de panthophobie, la peur de tout, mais ce qu’il faut savoir c’est que mon psychiatre ignorait tout de ma mutation lorsqu’il a donné son diagnostic. Avant de développer cette dernière, j’étais seulement enomophobe (peur des insectes). En ayant découvert que je suis un véritable danger ambulant pour toute personne se trouvant à deux mètres de moi, j’ai développé une peur maladive de la foule et des chiens. Tout le reste, je n’en ai pas peur, je préfère tout simplement m’en méfier et en rester loin. On me dit excentrique, fatigante par mon énergie débordante. Hyperactive. J'ai aussi des tocs, qui déplaisent fortement à mes colocataires. Affiliation : Premièrement, je ne me vois pas me jeter sur un agent du HPU et m’y tenir comme un koala dans l’espoir qu’il lui arrive malheur. Deuxièmement, il ne me faudrait sans doute moins d’une minute pour me prendre une balle. Et puis enfermée dans le District X, difficile de joindre une cause, à part le fan club de Game of Thrones. Troisièmement, il y a la X-resistance mais même sous la torture je n'admettrais pas en faire partie.
Infortune constante | Classe 2
Il ne faut pas chercher bien loin, ce pouvoir est un véritable cauchemar qu’il faut non seulement subir mais aussi supporter à longueur de journée. Je porte la poisse et j’en suis la principale victime. Il ne passe pas une journée sans que je ne glisse, que je ne tombe ou que je ne me cogne à quelque chose. Tout ce qui peut mal tourner, tourne mal. D’une simple chute à une petite décharge électrique, tout y passe, tout peut arriver.

Cette mutation est donc tout le temps active et ne peut être contrôlée. Des émotions fortes, telles que la peur et la colère peuvent accroître sa puissance. Toute personne se trouvant alors dans un rayon de trois mètres connaîtra la même malchance, généralement victime d’une soudaine maladresse.

Néanmoins, si les incidents ne sont jamais d’une quelconque gravité, ça change en cas de situations sérieuses. Ainsi ce pouvoir peut devenir dangereux si on vient à se trouver au beau milieu d'une fusillade ou au contraire, apporter un aspect comique lors d'un parcours d'obstacles.
INTERVIEW
QUE PENSEZ-VOUS DE LA SITUATION ACTUELLE ET DES DERNIÈRES DÉCISIONS DU GOUVERNEMENT ?  Comment répondre à cette question sans paraître vulgaire. Elles sont nulles, leurs saloperies de décisions. C’est facile de décider de la vie de centaines, que dis-je, de milliers d’innocents en étant assis sur une chaise. Parce que oui, mutants ou humains, bordel, on n’est pas tous des terroristes, merci bien. J’avoue, je comprends, on vous fait peur à savoir faire tout ce dont vous ne pouvez que rêvez, et encore. Excusez-nous d’êtres vachement plus cool que vous, c’est pas comme si on a décidé de l’être mais visiblement, mère nature trouvait que ça manquait de piquant ! Si un jour je peux me coller à votre président et lui apporter toute la poisse au monde, je n’hésiterais pas une seconde. Même chose pour tous les tarés qui nous prennent pour des bombes à retardement. Ainsi que pour les mutants qui s’en prennent à d’autres mutants, bon sang, un peu de solidarité je vous prie ! Vous pouvez vous foutre sur la tronche mais pas vous entre-tuer comme des chiens enragés, quand même, on en fait quoi des belles paroles du bon Dieu ? Oh, c’est vrai, certains se prennent pour des Dieux. La blague, s’ils l’étaient, le gouvernement ne traiterait pas les mutants comme du bétail atteint d’ESB. Mais le pire était encore à venir, aujourd'hui, les mutants du District X n'ont même plus le droit de sortir travaillé en dehors du district, à moins de travailler pour le gouvernement. Quant à la puce injecté dans nos nuques, elle annule les mutations et nous rend donc inoffensif, je ne comprend pas pourquoi nous sommes traité comme des prisonniers.

Quelles sont vos motivations ? D'avoir rejoint la X-resistance?
Premièrement, le fait qu'on soit traité comme du bétail. Ou des chiens, oui, les chiens aussi ont des puces électroniques. Et faut savoir que ce petit bidule est mon miracle personnel. Ma mutation je vis avec, je la subit, mais je ne l'aime pas comme certains aiment la leur. Alors ne plus avoir la poisse, c'est le paradis. Je l'embrasserais bien celui qui l'a inventé. Sauf que voilà, on est des humains lambda maintenant, non? Pourquoi sommes nous encore enfermés, confinés au district comme si nous avions la peste? Pourquoi nous empêcher de travailler? Nous laisser vivre comme des malheureux, collés les uns aux autres dans la peur que demain ils nous tueront tous? Parce que s'ils foutent le feu, on ne sait même pas s'enfuir. Deuxièmement, j'ose à peine dormir avec ce truc sous ma peau. Parce que oui, j'ai toujours eu la poisse à cause de ma mutation, alors imaginons un instant qu'il y ait un problème technique? Ou pire, que ça commence à ne plus faire effet? Je sais que ma mutation va se dire que cette chose doit dégager et ça m'inquiète, parce que ça peut exploser et je tiens à ne pas finir en mille morceaux sur le trottoir, merci bien.

Dans quelles circonstances avez-vous obtenu vos pouvoirs ? Comment avez-vous réagi ? Honnêtement, je crois que ma mutation s’est développée quand j’avais quatre ou cinq ans. Oui, je sais, c’est censé n’arriver que pendant l’adolescence. Pourtant, j’ai toujours été maladroite. Un lacet défait et je mangeais méchamment le sol, une porte vitrée et je m’écrasais la frimousse comme ils le font si bien dans les dessins-animés. Sans doute que c’était déjà là, à attendre et qu’à l’âge de quatorze ans l’une ou l’autre entité a décidé de se marrer encore plus. Alors moi, vous imaginez bien, je me suis faite à l’idée. C’est vrai, à force de se prendre les pattes dans tout ce qui traine, on s’habitue à tomber et on finit par toujours se relever. C’est quand mes plus proches amis ont commencé à vivre toutes sortes d’aventures, -qui ont causé hématomes, fous rires et moqueries-, que je me suis rendue compte que je n’étais pas née avec deux pieds gauches. Bon, d’accord, je croyais avoir un don en mode Bruce tout-puissant et j’ai été déçue quand j'ai compris n'être qu'une mutante. Aujourd’hui, j’en suis fière, même si me passerais volontiers de mon pouvoir.
IRL
Pseudo/âge/sexe (f ou m) ; Maze, 22 ans, F Fréquence de connexion ; 3-4/7j Que pensez-vous du forum? ; C’le meilleur Comment l'avez-vous découvert ? J'y suis déjà ♥   Célébrité choisie ; Luanna Perez Credits (avatar, icon etc.) ;junkie et tumblr


Dernière édition par Tamara F. Mckenzie le Mer 2 Aoû - 13:42, édité 3 fois
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BIOGRAPHIE
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2004 ♦ L'insouciance
« Tamzi ! Bouges-pas ! » S’écrie ma meilleure amie alors que je m’apprête à prendre un livre sur l’étagère. J’arrête tout mouvement et lui lance un regard inquiet. Elle semble au bord de la panique et j’entends déjà ma petite voix interne qui supplie 'pitié pitié pas d’insecte'. C’est à mon tour de paniquer, quelques secondes seulement avec qu’Emma n’attrape le vase qui se trouve juste à côté de moi. « C’est bon, je l’ai, prend le livre, vite ! » Ni d’une ni deux, j’attrape le bouquin et fait bien attention à ne rien bousculer en reculant. Je n’avais pas vu le vase et il serait sans doute tombé si elle n’était pas arrivée. Ce n’est qu’une fois dans sa chambre, notre graal bien caché sous mon t-shirt, qu’elle me tape le bras en riant. « Mais t’es pas possible, t’aurais tout fait tomber espèce d’idiote. » Forcément, je fais la moue et lui tire la langue, parce que non, il était à dix kilomètres ce vase. « Je l’avais vu d’abord ! Puis il était loin, c’est bon. » Elle part dans un véritable fou rire en m’entendant, à croire que c’est drôle. En représailles, je lui fous un coup de pied dès qu’on est sur son lit et serre le livre dans mes bras. « C’est pas drôle, tu sais que t’as l’air idiote de rire comme ça, tu le sais hein ? » Elle arrête enfin et fronce les sourcils avant de me lancer LE regard. Un rire m’échappe et on s’installe toutes les deux contre le mur, collées l’une à l’autre et la couette au-dessus de nos têtes. « C’est toi qui es pas drôle, maman nous aurait tué si on avait cassé la vase de bonne-maman. » se justifie-t-elle. Oh. « Encore plus que pour le livre ? » Il faut que je sache, parce que si c’est le cas, je ne m’approcherais plus jamais de l’étagère, ni du vase en question. « Mille fois plus. » me dit Emma en ouvrant grand les yeux. « Mamma mia ! » lui dis-je après avoir dégluti bruyamment. Sa mère, elle a beau être gentille comme tout, elle me fait flipper. Un regard, c’est tout ce qu’il lui faut pour nous rappeler à l’ordre et pourtant on est des sales gamines. On fait des bêtises, on brave les interdits et on se moque de l’autorité parentale. Sauf avec la mère d’Emma. Parce qu’à côté d’un ours, c’est Godzilla. J’ai toujours des cauchemars de notre séjour au grenier. Ça n’a duré qu’une heure et je suis toujours traumatisée. « Bon, arrête de flipper, le vase va bien, ouvre le livre et commence à lire, esclave ! » me lance Emma en tapotant la couverture de son doigt. Un simple ‘haha’ m’échappe et j’attrape la lampe torche avant de commencer la lecture de Dracula. Personne ne veut nous laisser lire cette histoire, alors on s’est servi, comme des grandes.

2009 ♦ Vive les psy'
Trois heures, c’est vraiment long. Le psychiatre me fait une espèce de sourire dont seuls les psychiatres ont le secret et je sors vite de la pièce. C’est qu’on dirait qu’il a envie de me bouffer avec ses dents bien blanches. Je fais à peine deux pas qu’Emma attrape mon bras et qu’elle me traine avec elles dans la cage d’escaliers. « Alors ? » Je fais mes joues d’hamster et je hausse les épaules. C’est quand elle insiste en me tirant une mèche mauve que je résume les trois heures de blablatage inutile. « On a commencé à parler du beau temps, de ce qu’on étudiait à l’école toussa. ‘Fin, tu vois, il a voulu que le courant passe et croyant que j’suis trop bête pour comprendre ce qu’il en est. » Les psy’, je ne les aime pas. Ils ont l’art de me regarder comme si je suis une victime de quelque chose. Soit d’un parent abusif, soit de moi-même, d’ailleurs pour une fois qu’un d’entre eux l’admet ! « Et il m’a demandé ce que j’ai fait à mes cheveux, franchement, il croit vraiment que j’ai teins mes cheveux en mauves tout pourri de mon plein gré l’autre ! » Emma est pliée en deux, parce que le psy n’y était pas, mais on avait acheté une coloration rouge, bordel. Rouge et j’ai les cheveux mauve ! « Puis il a enchaîné direct mais je l’ai vu arriver, alors j'ai dû expliquer pour ma main. Quand je lui ai dit que j’ai marché sur mon lacet et que j’ai voulu me rattraper, il m’a cru. Mais il trouvait ça quand même louche que j’arrive à m’entailler la main en me rattrapant à un banc. Alors j’ai montré la photo, tu sais, celle où on voit la structure métallique du banc qui dépasse. C’est une preuve irréfutable de la vérité, bah il ne m’a pas cru. J’te jure qu’il ne m’a pas cru. » Je change le ton de ma voix, imitant très mal la voix du bonhomme. « Il me semble tout de même que tu tombes régulièrement. » Un son m’échappe, entre le rire et un cri d’exaspération. « Je tombe tout le temps mec, pas besoin du lacet pour ça. Mais lui il croît que je me fais tabasser à l'école ou que je kiff la douleur, puis à la fin il a dit que je souffrais aussi de pantophobie et que ça se soignait. Mais je sais même pas ce que ça veut dire! » Dis-je alors en gesticulant des bras et en me cognant contre la rampe, une grimace se peint sur mon visage parce que ça va faire un bleu de plus. « Et tu… » Commence Emma qui peine à inspirer  un bon coup tellement elle rit « Tu lui as dit que ça t’arrive tout le temps ? Parce que moi je veux bien aller lui raconter ce qui t’es arrivée ce mois-ci hein ! » Je ne la laisse pas prononcer un mot de plus et je pose ma main sur sa bouche, l’air mécontente et le regard noir. « Certainement pas ! » Je préfère mourir que la voir raconter la fois où on a voulu s’épiler pour la première fois en employant de la cire. Parce que c’est gênant, mais surtout parce que j’ai encore une bande de cire collé à la jambe depuis trois jours. Et que le Jedi en soit témoin, personne n’approchera ma jambe droite sous risques de subir coups et morsures. Emma se défait de ma prise et court jusqu’à la porte, l’ouvre bien grand et se met à parler très fort. Non, à hurler alors que je lui cours après.

« Éh docteur, Tamzi vous a raconté la fois où elle est tombée dans la douche ? »
« EMMA ! »
« Où quand elle est arrivée à inonder la salle de gym à l’école ? »
« VIENS ICI ! »
« Ou quand elle a lâché son armée de balles de basket pour attaquer la classe entière ! »
« Tu vas voir qui t’attaque ! »

Il va s’en dire qu’on s’est bien fait engueuler par la mère d’Emma. Et qu’à partir de ce jour-là, je devais aller voir ce type deux fois par semaine, le lundi et le jeudi. Ça ne m’a pas aidé, au contraire, surtout quand j’ai avancé la théorie que j’étais une mutante et que j’étais une sorte de porte malheur vraiment efficace. Parce que cet homme m’a dit que je n’étais pas une mutante, juste une jeune fille perturbée qui ne faisait pas attention à son environnement. J’y ai cru, parce qu'au fond, tous les gosses croient ce que leur disent les adultes. Même quand ça les rend malheureux.

2010 ♦ X-mansion
« Ils sont comme toi, je ne crois pas qu’ils feraient semblant de comprendre. Peut-être que tu cherches la petite bête, tu crois pas ? » me dit Emma, sans doute avec cet air déçu que j’arrive à voir alors qu’elle est à des centaines de kilomètres. « Me parle pas de bestioles, s’il te plaît. » Dès qu’on me parle de petites bêtes j’ai l’impression que dix milles insectes montent le long de mes jambes. Même si je n’ai pas l’énergie à vraiment y penser, j’y pense. Ça doit d’ailleurs s’entendre, car Emma semble soudainement changer de ton. « Tamzi, qu’est-ce qui se passe ? Tu vas bien ? » C’est de l’inquiétude. Rien d’autre, elle s’inquiète et je sais que ça ne devrait pas m’atteindre comme ça mais oui, les larmes coulent le long de mes joues. Un sanglot m’échappe et un silence s’installe sur la ligne. Emma sait, elle comprend et n’a jamais tenté de me remonter le moral. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a rien à dire, non, mais elle me connaît que trop bien. « J’veux partir Emma. Je veux aller vivre dans les bois, comme Robin des bois mais sans Petit Jean. Parce que si tu viens avec, toi aussi tu vas mourir. » La fin de ma phrase est murmurée entre deux sanglots, au fond j’espère qu’elle n’en a rien compris. Sauf que cette histoire de Robin et Jean, c’est la nôtre, nos fantaisies d’enfants. Il faudra une bonne dizaine de minutes avant que j'arrive à me calmer. « Tamara, je veux que tu m’écoutes. C’est pas de ta faute ce qui s’est passé, tu m’entends ? C’est pas de ta faute et il faut que tu le comprennes. On sait toutes les deux que t’es pas un désastre ambulant, ni une porte malheur ou une calamité quelconque. Je te jure que si je choppe cette petite traînée je lui défonce la mâchoire. Et tu sais que je déteste la violence alors voilà, je te dis que ce n’est pas de ta faute alors ça ne l’est pas, capiche ? » Le ton qu’elle prend ne me donne pas vraiment le choix. Elle ne me demande pas mon avis, me déclare innocente de tout le mal que j’ai causé alors qu’elle ne connaît même pas toute l’histoire. Emma doit être mon ange gardien car quand c’est elle qui me dit ce que d’autres se sont tués à m’expliquer, j’y crois enfin. Emma ne me mentirait pas. Jamais. « Capiche. » c’est tout ce que je sais répondre, parce que je pleure, encore. « Ils vont finir par te surnommer la pleurnicharde tu sais. » Me dit-elle soudainement. Je ris alors pour la première fois en quelques mois. « Non mais sérieux, j’ai ma bestie qui va dans une école trop cool et elle perd son temps à pleurer sous sa couette, c’est scandaleux ! Tu sais ce que je donnerais pour être à ta place, entre tous les gens cools pendant que d’autres doivent se taper une sorcière pour le cours de math ! Je te jure que si tu la vois tu vas penser la même chose, elle pue, elle est à moitié chauve et on voit qu’elle passe blindé de temps sous le banc solaire, puis elle.. » Emma continue à me raconter tout ce que j’ai raté ces dernières semaines, un tas de choses à l’entendre. Et quelques heures plus tard, quand je sortirais enfin de mon lit pour rejoindre les autres élèves mutants, je ne me sentirais plus aussi coupable pour l’accident du bus scolaire. Les quelques bribes de culpabilité restant quant à eux disparaîtront en la présence de mes nouveaux camarades.

2012 ♦ E.T.
Les histoires louches, les thrillers, les vieux films de science-fiction, Star Wars bordel, tout ça, j’adore. Même les mauvais films ou les livres qui ont trop de pages. Sauf que là, alors que Jackson m’explose le tympan en hurlant à l’autre bout du fil, je ne suis pas certaine d’encore aimer. Il y a une espèce de grosse larve qui parcourt le ciel. Et.. « Je vois une larve volante. Genre, une énoooooorme larve avec une armure et des espèces d’ailes ridicules. » Alors qu’autour de moi c’est le chaos total, je reste planté sur le trottoir, les yeux rivés vers le ciel pendant que Jackson pète une crise de nerfs. « Je te dis qu’on se fait envahir, t’es où ? Faut que tu trouves un endroit, TAMZ, va te cacher, ils sont au-dessus de New-York, t’entends, ils sont par chez toi, faut que tu cours que tu.. » La ligne se coupe et mon regard se pose sur l’écran de mon portable. Plus de réseau. Pour la première fois depuis que j’ai compris être une mutante, je me dis pas que c’est de ma faute. C’est vrai, avec les petits bonhommes qui eux aussi, volent dans les airs comme si c’est là la chose la plus normale, les antennes ont sans doute dû rendre l’âme. Heureusement, parce que ne plus entendre la voix de mon colocataire c’est ce qui me fait bouger. Enfin, courir plutôt, comme une hystérique en hurlant qu’on va tous y passer. Quitte à mourir, je m’en fous, on a le droit de paniquer et de paniquer grave. Et descendre jusqu’au métro n’est sans doute pas la meilleure idée, scratch that, c’est la pire idée au monde. La station la plus proche est full de chez full, les gens hurlent, se bousculent et tentent de rejoindre l’un des métros. Même s’ils sont à l’arrêt, tout est mieux que rester dans les couloirs de la station souterraine. Moi… Moi je descends jusqu’aux rails, comme d’autres qui partent en courant par-ci par-là, puis je me laisse glisser le long d’un mur. Je fais une chose que je n’ai jamais faite de ma vie, je prie. Parce qu’il n’y pas moyen que ça puisse bien tourner cette histoire, il y a des monstres dehors qui envahissent notre planète. On est sous terre, les gens ont peur et ma mutation est une véritable saloperie. Je vois déjà l’extraterrestre arriver vers moi et me posséder comme les Kraang dans les Tortues Ninjas. J’entends déjà les cris de terreurs et j’ai peur. Peur de mourir parce que je ne sais pas ce qui vient après. Peur de crever comme un chien dans d’atroces souffrances parce que oui, j’aurais la poisse jusqu’à mon dernier souffle j’en suis persuadée ! J’oublie tout ce que j’ai appris à la X-mansion, les conseils des professeurs, ne pas laisser la peur contrôler mon pouvoir. Parce qu’à quoi bon se calmer si on crève après ? C’est ridicule alors je pleure, je crie et je m’en fous que tous ceux qui passent devant moi s’étalent méchamment au sol par ma faute. Ils n'avaient qu'à pas passer si près.

2016 - 2017 ♦ Les années poisses
Les mutants sont le mal incarnés, à en croire ma voisine de palier. Des monstres sous traits humains, qui n’attendent que le bon moment pour nous dévorer. Voilà ce qu’elle m’explique à chaque fois qu’on se croise aux boîtes aux lettres. Ses petits films à la noix je m’en balance, pourtant j’en viens à les préférer aux regards noirs, quand sa mémoire lui revient subitement et qu’elle sait que je fais partie des dits monstres. Ce n’est qu’après l’incident au centre commercial et la construction du District X que je retrouve mon appartement saccagé, mes meubles détruits, mes vêtements déchirés. Dans un élan de colère, peut-être même de désespoir, je fous le feu au bâtiment. Je le fais quand ils sont tous au boulot, quand je sais que la vieille bique est partie boire son café au bistro du coin, mais ça ne change rien. C’est avec satisfaction que je vois les pompiers arriver, que je les vois faire de leur mieux pour sauver les quelques murs de cet immeuble délabré. Ils ont voulu me faire peur, m’obliger à plier bagage et au final j’ai cédé. Mais pas sans me venger.

J’arrive à trouver un boulot qui me tient à cœur par sa simplicité. Je dors chez Jackson qui a toujours une place sur son canapé. Les jours se ressemblent, une routine s’installe. Ça ne dura pas longtemps, car du jour au lendemain, nous sommes priés de nous rentre au District X. Et ce n’est qu’une fois là-bas qu’on se rendra compte que le gouvernement franchi enfin le pas. Nous sommes traités comme du bétail qu’on cherche à enfermer dans des enclos trop petits. Les premières semaines défilent sans que je ne m’en rende compte, prise de panique dès que j’ouvre les yeux alors que mes sept colocataires se demandent comment contrer ma mutation. Ils survivent à toutes sortes d’accidents dans notre appartement deux pièces, de la chute des escaliers au café brûlant. Au final, je passe la plupart de mon temps sur le toit avec pour seule compagnie Zuzu, un pigeon qui n’arrive plus à voler et qui crevait de faim quand je l’ai trouvé. Une nouvelle routine s’est installée et elle ne me convient pas. Vivre au milieu d’autres mutants, j’ai connu ça pendant deux ans, avant de perdre ma moitié spirituelle. Ça ne devrait ni me déranger, ni m’effrayer. Pourtant ici, on étouffe. Tout le monde parle, tout le monde s’attend au meilleur comme au pire. Les conspirations vont bon train, les dépressions aussi, car des enfants se retrouvent seuls et loin de leurs familles. Le moindre faux pas est sanctionné. Le moindre retard aussi. J’en suis arrivée à prendre le métro pendant l’heure de pointe le matin pour savoir rentrer à heure et à temps. Quand j’ai du retard, je cours jusqu’à m’effondrer une fois arrivé. Ce n’est pas une vie et la colère me gagne chaque jour, chaque fois que je sors dans les rues et que je vois d’autres innocents payés le prix d’une minorité d’assassins. Subir les conséquences d’un racisme qu’on prétend être de la peur. Pourtant je ne fais rien, ma mutation ne me permet pas d’aller jouer aux super-héros, de toute façon je n’en ai pas l’étoffe. Je fais partie du bétail et j’attends que l’un ou l’autre vienne nous délivrer. Et l’attente est longue. Trop longue.

Et un matin, c'est le désastre. Ce sont des cris qui me réveillent, colère et.. panique? Ont-ils enfin décidé de nous brûler vifs? Sauf que mes colocataires m'entraînent dans les rues et qu'on finit dans une file de gens qui eux aussi attendent, se chuchotent les pires atrocités parce que personne ne sait ce qui ce passe encore. Moi-même en voyant cette bande de malades foutre des puces électroniques dans la nuque des gens, j'ai voulu fuir. J'ai voulu me débattre, j'ai voulu crier, pleurer, persuadé qu'ils allaient nous droguer. Comment voulez-vous penser autrement, on ne nous demande pas notre avis et on ne nous explique pas non plus ce qu'on nous fait. Ce n'est qu'après que les explications sont venues. La main en sang, parce que évidemment que ma mutation sous la peur s'est amplifiée et que c'est pas passé du premier coup. Certains ont le regard ailleurs, moi aussi. Pourtant j'accueille ce changement avec le sourire, plus de mutation, le bonheur, enfin une vie normale. Le même jour je perd mon boulot, le peu de liberté qu'il me restait et comme les autres habitants du District X, mes espoirs s'envolent. Personne ne viendra plus nous libérer, nous sommes bel et bien des prisonniers. Et la colère qui me vient est plus dévastatrice que ma mutation aurait jamais pu l'être.


Dernière édition par Tamara F. Mckenzie le Mer 2 Aoû - 13:45, édité 2 fois
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Ahah j'adore la référence à GOT ! :keur:
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C'est la vie GoT :oops:
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ouuuuuuuuuuui c'est la vie :hysteric:
bon j'vois que t'es violette, faudra donc qu'on approfondisse le tamara/kitty :cute:

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Congratulations !
tu es validé mon brave.


Bienvenue chez les DISTRICT X.

et te voilà revalidée, en bonne et due forme :inlove:
(ici kitty) le dernier paragraphe m'a trop fait de peine, MAIS T’INQUIÈTES TAMARA ON VAINCRA, ENSEMBLE :beat: trop hâte qu'on puisse rp ensemble au district x, ça promet :cute:


time to have fun. Maintenant que tu es validé, tu peux commencer par aller recenser différentes choses, comme ton métier ou ton pouvoir si tu en as un. Tu peux aussi te chercher des copains sur le forum, c'est à dire poster ta fiche de liens. Si ton personnage est un mutant, il faut que nous sachions s'il s'est fait recenser, alors pense à passer par ici. Si ton personnage est du genre à passer son temps sur son téléphone ou sur le net, tu peux aussi te rendre sur la webosphère.
Nous t'encourageons fortement à te rendre dans la chat box pour y faire la rencontre des autres membres, si tu le souhaites ! Sinon, tu peux aussi aller te créer un scénario. Et si t'en es pas à ton premier compte, pense à passer par ici Quoi qu'il arrive, n'hésite pas à te faire ton trou par chez nous, on te souhaite bien des RPs et une belle et longue aventure sur TNA !

ENJOY !
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