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 Trapped like birds without wings [Kitty]

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Trapped like birds without wings
They just forgot to take the legs as well


La vie sans mutation, c’est le paradis. Plus besoin de m’inquiéter le matin quand je me lève, de m’éloigner de la machine à café, du micro-ondes ou encore du grille-pain. Plus d’inquiétudes lorsque je défile les escaliers à toute allure ou quand je fais la course avec les gamins dans ma rue. Finit les bobos, finit les hématomes et les ongles cassés. Vivre une vie sans danger imminent, sans risque d’électrocution. Je ne m’inquiète même plus du drame qui pourrait survenir en traversant la route, rien, que dalle. Bien que mes habitudes ont du mal à laisser place à ce nouveau mode de vie. J’évite encore les chiens et la foule, je reste loin des échelles et pots de peinture. J’éloigne encore tout appareil électronique lorsque je prends ma douche et j’empêche encore mes colocataires à se tenir trop près de moi. Ça fait depuis tant d’années que je suis sur le qui-vive que je n’arrive pas à me détendre maintenant que je ne risque quasiment plus rien. Le temps changera ça, c’est une certitude et il ne passe pas un jour sans que cela me permette d’avancer, d’évoluer. Tout aurait pu être parfait.

Le souci, c’est que rien ne l’est. Je ne peux pas crier de joie alors que mes colocataires vivent un cauchemar. Quand dehors, dans les rues, beaucoup sont hagards, le regard perdu. Madame Patterson qui nous vendait de délicieux petits pains n’a plus le sourire, monsieur Cofs qui était jusque-là une véritable pipelette ne prononce plus le moindre mot. La vie a repris son cours mais beaucoup se sont perdu en chemin. Et nombreux n’en reviendront pas, c’est ce qui se dit dans les rues. Ce qui se murmure discrètement par peur qu’ils nous observent, comme des rats de laboratoire, pour voir si on peut ou non nous adapter à ce changement. J’aimerais dire avoir gardé espoir. Pourtant je n’ai jamais été la plus optimiste, loin de là, mais comme tout le monde j’ai quand même voulu y croire. Croire que le gouvernement arrêterait de nous traiter comme du bétail et qu’au cas contraire quelqu’un s’y oppose, change la donne. Aujourd’hui, nous savons tous que c’est peine perdue. Que tôt ou tard ils considèreront perdre leur temps avec le District X et qui sait, qu’ils se décideront alors à nous exterminer tous. Et que fait-on ? Rien. On attend. On subit. Que pourrait-on faire d’autres de toute façon ? Avant, on aurait pu peut-être s’en sortir à l’aide de nos mutations, et non sans subir de grandes pertes. Aujourd’hui ? À moins que des armes nous tombent du ciel il n’y a plus rien à faire. Si ce n’est vivre la vie qu’il nous reste.

Quand de nouveaux mutants arrivent au District, tout le monde est au courant. Même ceux qui sont au bord du gouffre se précipitent dans l’espoir de retrouver un proche, une simple connaissance, un ancien voisin, peu importe, la lueur d’espoir ne s’est pas totalement éteinte après tout. D’habitude je me presse aussi mais au lieu de ça je suis restée au chevet de Célia, une de mes colocataires qui ne quitte plus son lit. Elle fait partie de ceux qui ne se voient pas vivre sans leur mutation. C’est donc avec quelques jours de retard que je me dirige vers un des bâtiments où se trouvent les derniers mutants arrivés. Ça n’a aucune importance qu’ils soient ici ou au beau milieu du District, il est facile de les reconnaître car tous ont cette même expression sur le visage. Celle qu’on a tous porté les jours suivant l’injection de la puce. Je croise le regard d’un homme qui ne semble même pas me voir, un frisson me parcours et je continue à errer dans les couloirs du bâtiment. Nous sommes nombreux à chercher un visage familier et au plus j’en croise, au plus je suis partagée entre le soulagement et la peur. Je ne souhaite à personne de finir ici, mais dieu seul sait ce qui leur arrive dehors. Certains sont d’ailleurs blessés, mais je n’ose pas leur demander pourquoi ni comment ils sont arrivés ici. C’est au détour d’un énième couloir que je repère une silhouette qui m’est familière, un visage que je n’aurais jamais cru revoir en ayant entendu les rumeurs sur la X-mansion. Ce qui était arrivé aux élèves, aux professeurs. Alors je me précipite, bouscule même d’autres mutants dans ma hâte. « Kitty ! » C’est bien elle, bien vivante et loin de tout danger, si ce n’est celui qui nous plane au-dessus de la tête. J’arrive près d’elle et la serre dans mes bras, nous ne nous sommes plus vu depuis ce qui me semble être une éternité. Je peine à contenir mes larmes et notre étreinte ne dure pas longtemps, la situation n’est pas la plus joyeuse et j’en ai bien conscience. « Je croyais… Je ne savais pas si tu allais bien ou non, j’ai entendu tellement de rumeurs sur ce qui était arrivé à la X-mansion… » Mes pensées se bousculent, mes paroles aussi, j’ai tant de questions et tant de peine à la voir ici. « Qu’est-ce qui t’es arrivé Kitty ? Les autres sont là aussi ? » Je n’ose pas lui demander comment elle va, ici tout le monde connaît l’effet de la puce inhibitrice et le ressenti qui s’en suit. Mon regard se pose sur les autres mutants de la pièce mais je n’en connais aucun, serait-ce donc possible que les autres X-men soient en sécurité ?
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Les premières heures ont été terribles. Kitty aimerait pouvoir dire qu’elle a été courageuse, qu’elle a gardé la tête haute et les épaules droites. Mais comme la plupart des nouveaux arrivants, elle n’a su que baisser les yeux et faire de son mieux pour tarir ses larmes. Le choc de ce qui venait d’arriver, puis l’arrivée au District X, ça les a tous mis dans un état second.
Ils ont débarqué au milieu de la nuit et ils ont fait un carnage. Pire encore qu’à la x-mansion, quelques mois plus tôt. Kitty sent encore l’odeur du sang, et sa couleur est imprimée derrière ses paupières. Ils se sont battus. Ils pensaient être prêts. Après la simulation d’attaque, ils se sont tous entraînés comme des damnés, ayant pris conscience qu’il fallait tout faire pour être de taille. Mais c’était une illusion. Leurs ennemis étaient tellement plus nombreux. Il leur a fallu quelques armes seulement, plusieurs doses d’eraser, et ils ont pris le contrôle du QG de la confrérie en l’espace d’une petite heure. Kitty a donné tout ce qu’elle avait, elle a poussé ses pouvoirs au maximum de ce qu’elle a appris à faire, mais ça n’a pas suffi. Comme les autres, elle a été parquée dans les camions. Comme les autres, elle a été séparée de ses proches sans savoir où on l’emmenait.
Quand ils sont arrivés ici, elle a compris tout de suite où elle était. Les autres aussi. Elle a serré très fort la main de Shane, qui était à côté d’elle parce qu’elles avaient été capturées en même temps, et elles ont subi tout le protocole d’entrée au district comme de vrais zombies. Il leur a fallu plusieurs heures avant de reprendre leurs esprits et de réaliser ce qui venait de se passer. Là a commencé le temps du deuil, celui de la colère et de la récolte d’information.

Ils avaient entendu parler des puces, bien sûr, mais n’avait aucune idée de ce que signifiait les porter avant qu’on les leur injecte. Kitty se sent vide, elle a l’impression qu’on lui a amputé plusieurs membres et ça lui donne envie de tout casser. Mais au-delà de l’inhibition, il y a ce sentiment constant de fatigue qui la suit partout. Elle a l’impression qu’on lui a mis un poids sur les épaules qui ralentit ses réflexes et la rend complètement inutile. Alors qu’elle a tendance à perdre le sommeil après un choc, Kitty ne fait que dormir depuis qu’elle est arrivée ici, et se sent pourtant toujours fatiguée. Peut-être que c’est le contre-coups seulement, mais elle pense sincèrement que la puce a son rôle dans tout ça, et elle n’est pas la seule à le penser. Ils évitent de trop échanger, parce que les gardes sont toujours à leurs côtés, mais les regards qu’elle échange avec Kasprzak sont lourds de sens.
On leur a dit qu’ils seraient bientôt déplacés dans des appartements, et qu’ils pourront enfin s’installer. Ça lui paraît absurde. S’installer, ici ? Elle leur a presque ri au nez. Ils ne s’installent pas. On les parque, c’est très différent. Kitty n’est pas vraiment sortie mais elle a pu observer l’extérieur de la fenêtre du bâtiment dans lequel ils sont encore en processus d’adaptation. Dehors, rien ne donne envie de s’installer ici. Tout semble mort : des bâtiments aux rues en passant par les expressions sur le visage des autres mutants qui vivent ici.

Le quatrième jour après leur arrivée, elle essaie de parler aux gardes pour savoir qui ils ont emmenés en prison. Elle n’a aucune idée d’où sont ceux qui ne les ont pas suivis au District. Les camions étaient nombreux, et elle se doute que certains de ses camarades ont été emmenés directement en prison pour leur dangerosité - Magneto, Xavier, sans aucun doute. Elle ne sait pas si certains ont réussi à s’échapper. Elle en doute. Le pire, c’est de ne pas savoir s’ils sont en vie. Alors tous les jours, toutes les trois ou quatre heures, et à chaque relève, elle revient à la charge. Elle veut savoir s’ils ont emmené Ororo, elle veut savoir où sont Robb, John, Blake, Keith.. Elle veut savoir si Danny est en vie. Son instinct lui murmure qu’il est toujours vivant, mais son instinct l’a trompée plus d’une fois, alors elle ne veut pas lui donner trop de crédit. Elle ne veut pas croire une seule seconde qu’ils soit mort, pas alors qu’ils venaient de se retrouver et recommençaient à construire quelque chose.
Bien sûr, comme d’habitude, les gardes sont muets et finissent par la ramener de force dans la salle commune, sans la moindre délicatesse. Kitty s’installe, énervée, sur un lit de fortune installé dans un coin, ramène sa jambe contre elle et observe. Il faut qu’elle trouve des failles, des informations. Shane et Elisabeth ne sont pas dans les parages, elle en conclut qu’elles sont peut-être allées dormir ou faire un tour. C’est peut-être mieux comme ça, elles n’auront pas à supporter sa colère et la gueule de zombie qu’elle se traîne depuis qu’elle est arrivée ici.

« Kitty ! » la voix la fait sursauter. Immédiatement, elle relève les yeux. Elle aurait reconnu cette voix entre mille! Kitty descend immédiatement du lit sur lequel elle était assise, et commence à courir en direction de Tamara, les yeux plein de larmes. « Tamzi ! » La colère a disparu en une seconde de son visage. Il n’y a plus que du soulagement, accompagné d’un peu d'inquiétude. Tamara est vivante. Mais Tamara est au District X. Les filles tombent dans les bras l’une de l’autre et Kitty la serre fort, fort, fort contre elle. « Je croyais… Je ne savais pas si tu allais bien ou non, j’ai entendu tellement de rumeurs sur ce qui était arrivé à la X-mansion… » Tamara a quitté la x-mansion à temps, avant que les choses tournent mal. Quelque part, c’est mieux comme ça. Elle aura pu profiter de l’extérieur avant… tout ça. « Qu’est-ce qui t’es arrivé Kitty ? Les autres sont là aussi ? » Kitty prend la main de Tamara dans la sienne et penche légèrement la tête sur le côté, les yeux toujours humides. Elle aimerait être plus forte que ça mais… La joie de revoir son amie s’accompagne d’un rappel du fait qu’ils ne s’en sont pas tous sortis. « J’aimerais te dire que tout va bien, mais… »
Elle entraîne Tamzi sur un canapé, pas très loin, pour qu’elles puissent être plus tranquilles. « Nous nous étions réfugiés à la confrérie depuis la destruction de la x-mansion. » explique-t-elle d’abord. « Je sais, moi même je suis un peu surprise par ça, mais sans eux, nous ne nous en serions jamais sortis vivants… Je n’aime pas avoir une dette de vie envers Magneto, mais c’est comme ça. » Elle hausse les sourcils. « Je ne sais pas comment… Mais ils nous ont trouvés, une deuxième fois. » Sa voix se brise un peu. « Il y a Elisabeth, Kurt, Vasiliy et Shane avec moi, et quelques membres de la confrérie. » dit-elle à voix basse. « Je… Je ne sais pas trop où sont les autres. » dit-Sa voix est grave. Les larmes s’accrochent à ses cils. « Je suis tellement contente de voir que tu vas… bien. » Si on peut dire ça comme ça. Kitty attire de nouveau Tamara contre elle, laissant quelques larmes couler sur ses joues.  « Depuis combien de temps est-ce que tu es là ? Ils t’ont injecté une puce, à toi aussi, n’est-ce pas ? » fait-elle en passant une main dans la nuque de son amie et en sentant l’implant sous sa peau.

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