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 Breaking out back to you. || Ft. Mady

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Breaking out back to you.
Ft. Madelyn Underwood


Silence relativisé de ronflements incessants. La bête en action face au calme silencieux. Je ne savais même pas si ça venait de Logan ou d'Isaak. Je ne les regardais pas. Mon regard était tourné vers le plafond. A travers le verre de cette cellule, le béton du plancher au-dessus. J'avais réussi à voir Aaron, juste l'espace d'un instant. Je le savais vivant, mais ici, comme moi. Enfermé. Emprisonné. J'avais froid. Ma peau sale collait au drap. Nous avions pu obtenir des couvertures lors des dernières arènes, mais ça semblait insuffisant... Mais le froid ne venait pas de l'air. Il faisait bon. C'était moi. Moi qui tremblait, moi qui claquait parfois des dents. Je voyais Xavier dépérir jour après jour. Logan tourner en rond comme un animal malade.

J'avais eu peur de tout, peur des arènes aussi, peu d'être là-bas au risque de mourir, ou de tuer... Mais tout ce temps enfermé dans cette cellule, j'avais appris à aimer ces "sorties". A les aimer et surtout à les espérer. Mais elles étaient toujours trop courtes. On essayer de ne pas faire trop de dégâts chez les autres, en tout cas au début, en tout cas Xavier, Ellen et moi... Mais plus le temps passait et moins je me montrais charitable. Plus le temps passait et plus j'acceptais l'idée que les sentiments ne m'aideraient pas. Pas ici. Pas pour ça. Je m'étais endurci, je le sentais. Je l'avais réalisé ce jour dans l'arène où j'avais utilisé mon pouvoir sur l'un des adversaires sans même hésiter. Je ne lui avais pas fais de mal, je lui avais seulement partagé ma peur des endroits clôt. Et le plafond, qui descendait sur lui, les murs qui se rapprochaient... Il avait hurlé avant de s'évanouir et moi? Je n'avais pas souri. Je ne m'étais pas senti mal pour lui non plus. Il s'agissait de survie, et de qui serait encore debout la minute suivante... Et ça avait été moi

Moi, jour après jour. Pas toujours de mon fait d'ailleurs, j'étais loin d'être aussi efficace que mes compagnons de cellules. Loin d'être aussi expéditif également. Ce qui s'était passé à la Confrérie... Je le regrettais profondément. Et le visage de ces hommes et de ces femmes me hantaient, chaque nuit, chaque jour. En permanence dans ma mémoire. Enchevêtrement de culpabilité et d'horreurs.

Et puis la lumière.

En pleine nuit. Les lumières qui s'allument. Mes yeux s'habituaient difficilement et je fermais mes paupières sur le coup, par un réflexe humain qui aidait à peine dans mon cas. Logan grognait, les autres se réveillaient également. Je me redressais sur le lit, observant les autres cellules à travers mes propres paupières. C'était tout le niveau qui était allumé. Et j'aurais pu penser à une quelconque torture mentale si ça n'avait pas été pour les lueurs rouges qui clignotaient aux murs, alarmes silencieuses signe d'un problème à venir. Mais un problème pour qui? Je me levais, les yeux ouverts, mes pieds nus propageant le froid du sol en un frisson désagréable que j'ignorais. Je me rapprochais de l'une des parois, curieux, avant de sentir une main attraper la mienne. - Professeur? - Ma vision se stabilisait doucement et Xavier ne lâchait pas ma main, son regard ancré dans le mien. - Charles? C'est quoi ce bordel? - La voix de Logan semblait lointaine alors que mon visage se décomposait face au regard du professeur. Mes lèvres ne pipaient pas un mot et faute de tremblement, je bloquais ma respiration.

L'ancien moi aurait refusé et pleuré. Plus maintenant.

C'était une opportunité. Je ne savais pas son origine, mais elle était bien là. Je l'avais vu et analysé à la minute où les lumières rouges s'étaient allumées mais je n'avais pas encore l'expérience ou la maturité pour avoir été capable de sauter le pas moi-même. Xavier l'avait fais pour moi. Je ne pouvais prétendre concevoir ce qu'il avait en tête, mais cet homme savait toujours quoi faire. Et je lui faisais confiance. Même pour ça.

Il lâchait ma main et j'inspirais difficilement, comme s'il venait de me rendre ma capacité à respirer. Je ne regardais pas les autres même si j'en avais envie. Je tournais seulement la tête vers le verre. Mes yeux scintillaient et je marchais. J'avançais vers la paroi en respirant doucement. Et à l'approche du mur de verre je ne ralentissais pas, parce qu'il n'était plus là. C'est seulement une fois passé la paroi que je fermais les yeux en soupirant. Pas parce que j'avais eu peur d'échouer, mais parce que dans mon dos Logan frappait déjà le verre qui avait réapparu, et j'étais incapable de ne pas me retourner, l'air désolé. Xavier lui expliquerait. Pas sûr qu'il comprenne.

Le professeur m'avait dit de partir. Il m'avait dit que j'avais plus de chance seul, que faire sortir les autres seraient trop risqués. Que moi, seul, je pouvais passer inaperçu. Qu'il y avait de l'aide à l'extérieur et que les alarmes s'étaient allumées pour cette raison. Alors c'était ma destination.
Je me précipitais vers les escaliers, évitant avec soin le regard de tous les détenus dans les autres cellules, le pas rapide sans pour autant courir. Je tentais d'éviter les caméras mais c'était inutile, j'étais déjà repéré. Pourquoi étais-je le seul à avoir réussi à sortir? Je n'en avais aucune idée, mais je gravissais les étages sans lâcher Aaron du regard et en me faisant souffrance pour ne pas m'arrêter et le sortir de là. Les quelques gardes que je croisais, je les neutralisais. Sans mal. Oui je savais faire ça désormais. Je ne les tuais pas, je les assommais seulement pour ne pas trop tirer sur mon pouvoir. Je passais chaque porte verrouillée de la même façon que j'avais passé le mur de verre de notre cellule et une fois à la surface, je concevais la raison de cette opportunité.

D'un regard qui effaçait tout, je voyais Kayden et d'autres associés de Captain America, peu nombreux, mais suffisamment. Je me frayais un chemin à l'extérieur au rythme de mes poings et des murs et des portes que je traversais. Une fois dehors je profitais de la diversion que m'offraient les combats pour contourner le tout. Ca avait semblé simple? Ça ne l'avait pas été et les bleus et blessures que je portais, tout comme les spasmes résiduels d'une électrocution, le prouvaient. Lorsque j'atteignais les perturbateurs, c'était avec un sourire usé sur le visage. - Ça vous en a pris du temps... - L'étreinte de Kayden était une chose à laquelle je ne m'étais pas attendu, et pourtant, c'était arrivé. - Tu es seul? - Le professeur m'a dit de filer seul. J'ai pas bien compris pourquoi d'autres en ont pas profité pour s'échapper aussi. - Les interférences que j'ai provoqué ne sont pas si puissantes, les autres n'ont peut-être pas pu en profiter...

J'étais resté en retrait le temps qu'ils fassent le choix de battre en retraite, peu envieux de combattre encore. Il n'y avait pas eu de pertes, juste l'opportunité gâchée de libérer plus de monde et surtout l'effet de surprise gaspillé... Pour moi. Seul. - Comment tu as fais? Pour sortir? J'ai du mal à comprendre comment t'as pu réussir alors que d'autres auraient dû. Enfin, sans vouloir te vexer. - Je lui souriais, amusé par cette petite inversion des rôles mais je comprenais tout à fait ce qu'il voulait dire. Moi, petit mutant qui voit à travers les vêtements, comment j'aurais pu réussir alors que d'autres manipulateurs de réalités étaient toujours là-bas? - Je suis passé à travers les murs. - Et je lui expliquais ce qu'il avait raté depuis que j'avais été enfermé. Tant de choses... Qui couvraient le reste du trajet jusqu'au portail inter-dimensionnel qui nous ramenait à la base des Secret Avengers. J'aurais dû être surpris, mais non.

Les quelques jours suivant, je les avais utilisé pour me reposer. Me ré-acclimater à la liberté car même si le monde était en proie à la sauvagerie, au moins je n'étais plus dans une cellule. Et je voyais la différence. Une douche chaude, trois repas par jour, l'usage total de mes pouvoirs et l'amélioration des effets secondaires que je ressentais en permanence. La fin de la torture mentale que je m'infligeais là-bas... J'avais pris le temps, beaucoup, pour discuter avec Kayden de ce qui se passait là-bas. J'avais fais un "rapport" complet aux Secret Avengers mais je lui avais réservé tout le reste. Ce que je ne voulais pas dire aux autres mais que j'avais besoin de dire quand même. Avant de partir. Le poids sur mon esprit une fois déchargé.

Kayden m'avait escorté à l'extérieur en volant, loin de la base. Il m'avait ensuite fourni une voiture, volée. Il savait où je me rendais parce que je le lui avais dit, et j'avais vu son visage se fermer à la minute où je l'avais fais. Une fois installé au volant, j'avais levé mon regard sur lui. - Soit prudent, Alec. Rien n'a changé en ton absence. - Je sais, c'est promis. - Sa main avait tapé deux fois sur le toit de la voiture et il avait reculé de quelques pas alors que je lançais le moteur. Dans sa façon de me parler, quelque chose avait changé. Car si auparavant il me considérait comme un gamin, ce que j'étais au final, désormais il y avait une forme d'égalité. Je n'étais plus un gosse.

Trajet long, mais bien moins long que la lenteur du temps qui passait dans cette cellule. Au moins j'avais enfin le privilège d'observer à nouveau les paysages orangés qui tiraient vers l'Automne. Je voyais champs et forêts, arbres et animaux. Élevages et champs travaillés jusqu'à cette ferme dont j'avais mémorisé l'adresse des mois plus tôt.
Je n'avais rien avec moi, rien de plus que quelques vêtements qu'on m'avait donné, plié dans un petit sac de voyage qu'on m'avait aussi donné et que j'abandonné sur le siège arrière de la voiture lorsque j'en descendais, le regard monopolisé par la petite maison, isolée et préservé. Comme si le reste du monde était un No Man's Land désormais. Et puis j'effaçais les murs pour trouver la tête blonde que je cherchais, et je restais là. Immobile, à scruter son visage. Incapable de bouger. Peur dérangeante de la rejoindre. Peur de la perdre ensuite. Peur d'apporter un danger avec moi. Mais torturé par l'envie de la prendre dans mes bras, de l'embrasser, de... Trop tard. Sa tête se relevait.
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Le papier abîmé par les pliures se froissait sous ses doigts fins. Elle relisait les lignes, décortiquait les mots, appréhendait les phrases. Il avait encore écrit, une énième fois. Elle ne répondait pas, incapable d'aligner les mots parce qu'elle ne se souvenait pas. Deux mois qu'elle redécouvrait la vie à la ferme, la vie avec des parents aimants quand bien même la mémoire lui faisait toujours défaut, sa chambre qu'elle avait inhabité pendant des années, ces lettres qu'elle avait oublié. Chaque mot lui semblait trop fort, son imagination cherchant à savoir ce qu'elle avait bien pu lui répondre. Les mots n'étaient pas clairs mais les sous-entendus, eux, étaient sans équivoque. Elle découvrait un homme à travers ses tracés de crayon, elle apprenait au fil des pages qu'elle avait été amoureuse sans jamais l'avoir vu, qu'il en était de même de son côté et qu'aujourd'hui, il ne l'avait pas oublié. Sa mère avait cru bien faire. Elle pensait pouvoir sortir sa fille de ses sombres pensées en ramenant à elle un jeune homme qui l'avait tant aimé.

Peut-être qu'au fond, elle avait espéré l'électrochoc pour que sa fille se souvienne de tout, jusque dans les moindres détails. Maman Underwood souffrait terriblement d'avoir perdu son enfant. Comprendre que Madelyn était incapable de l'appeler maman sans avoir la sensation de le dire à une inconnue lui était insupportable. Elle avait forcément espéré que cet "americanboy" pouvait lui ramené un bout de sa vie, de ses souvenirs... mais rien. Rien au point de ne pas être capable de répondre à cet homme qui cherchait à reprendre contact avec elle. Il n'avait rien de méchant ni de lourd, c'était simplement étrange pour Madelyn de se retrouver ainsi incapable de savoir quoi faire. Lui répondre, engager la conversation, repartir de zéro et réapprendre à le connaître ou le laisser sans réponse quitte à le blesser sans réelle raison ou lui dire simplement qu'elle n'avait pas l'intention de reprendre tout cela. L'idée qu'elle avait pu être amoureuse la chiffonait un peu. Si elle l'avait été, pourquoi ne le serait-elle pas de nouveau?

Un soupir s'échappait quand elle relevait la tête de la lettre du jour, la rangeant soigneusement dans son enveloppe, elle-même rangée dans un tiroir avec une bonne soixantaine d'autres. Deux ans de lettres, un peu plus, deux ans à communiquer avec lui... il l'avait marqué, c'était certain mais ses pensées n'étaient plus tournées vers lui dès lors que la voix de sa mère portait jusqu'à l'étage. « Madelyn, viens m'aider chérie! » Quand le regard de la blonde se portait sur son radio-réveil où elle peinait encore un peu à lire l'heure, elle devinait qu'il était temps de commencer à préparer le repas du midi. Sa mère était une fervente de la bonne bouffe et pour elle ça signifiait que le plat devait mijoter des heures durant. A croire que c'était Thanksgiving tous les jours... Se redressant de sa chaise de bureau qu'elle repoussait ensuite correctement, Madelyn descendait sans aucune peine, la démarche assurée, les pieds bien ancrés au sol.

En deux mois, elle avait tant appris. Sa démarche n'était plus bancale au point qu'il était aujourd'hui impossible de deviner qu'elle avait eu un jour du mal à marcher. Elle ne peinait plus à lire, plus à écrire. Elle pouvait encore se tromper mais savait corriger ses erreurs sans aide. Bientôt, elle aurait le niveau de son âge, pour sûr... mais ce n'était pas le plus important. A la ferme, au près de ses parents qui la connaissaient plus que quiconque, elle avait appris à aimer de nouveau la nature, les animaux, les joies de travailler la terre et le bois dans l'atelier de son père. Cette attirance qu'elle avait déjà pour le petit potager de l'école du professeur Xavier, elle la retrouvait multipliée par dix ici. Elle trouvait une certaine satisfaction ne serait-ce que dans le fait de couper des carottes qu'elle avait planté et dont elle avait pris soin. Elle se retrouvait un peu sans le savoir, sous le regard de ses géniteurs eux-mêmes satisfaits que leur fille n'avait pas tant changé, qu'une part de Madelyn ne s'était jamais effacée, qu'elle s'était simplement endormie pour mieux se réveiller dès lors qu'on la mettait devant le fait accompli.

« Albert, non... non! » La cadette Underwood relevait les yeux de sa planche à découper sous les paroles de son père pour les tourner vers sa mère puis vers la porte de la cuisine qui menait dehors. Elle savait que son père était à l'extérieur, le nez dans le moteur de la tondeuse capricieuse avec Albert, le fidèle bouc de la famille, toujours aux aguets quant aux nouvelles arrivées. Ils avaient tous l'habitude d'entendre Albert se faire réprimander et pour cause, c'était un bouc qui mangeait tout et n'importe quoi mais pour le coup, Madelyn avait la sensation que c'était autre chose. Curieuse, elle retirait son tablier pour le poser sur la table de la cuisine et passait la porte qui menait vers l'extérieur. Elle avait raison.

Albert n'avait pas piqué d'outils de son père pour tenter de le grignoter plus loin. Il était en train de s'acharner sur le parechoc d'une voiture qu'elle ne connaissait pas. En revanche, le jeune homme perché sur le capot de la vieille Jeep pour éviter les coups de cornes déterminés de l'animal, elle le reconnaissait sans mal. D'abord choquée et tombée des nues, elle lui fallait un petit temps pour reprendre ses esprits. Il était vivant, bien ici. Changé, elle pouvait le voir ne serait-ce que physiquement, mais bien là, bien vivant. Une constatation qui la faisait de plus en plus sourire, oubliant sa mère qui parlait fort pour savoir ce qui se passait et qui était le petit brun perché sur sa voiture comme elle disait, oubliant son père qui tentait tant bien que mal de retenir l'acharné Albert.

Toute la peur qu'elle avait pu ressentir pour Alec, ses doutes quant à sa survie, tout s'envolait, disparaissait aussi rapidement que le claquement sec de la porte qui se refermait d'elle-même quand Mady se décidait enfin à la lâcher pour rejoindre Jameson, non sans courir. S'aidant du pneu du véhicule, elle grimpait à son tour sans aucun mal sur le capot, attrapant Alec dans une étreinte pleine de soulagement, incapable de ralentir son propre cœur tant il cognait contre sa poitrine. Elle ne savait pas comment définir ce qu'elle ressentait présentement mais c'était assez fort pour transpirer de tout son être, de tous ses pores. Elle avait tant de mal à croire qu'il était là que son étreinte ne semblait pas vouloir se finir. Hier encore la télévision crachait ses informations sur la N-Zone qui ne faisait que se remplir, sur les assauts nombreux à différents endroits du pays qui provoquaient morts et arrestations. Les médias disaient bien ce qu'ils voulaient, probablement commandés par le gouvernement qui s'abstenait bien de dire que des mutants avaient échappés à leurs opérations.

« J'ai eu tellement peur. »  Peur qu'il soit arrêté, peur qu'il soit mort, peur que l'un n'aille pas sans l'autre, bien ignorante qu'il avait réussi à sortir de la N-Zone. Quand elle se détachait de lui, ce n'était que pour mieux glisser ses mains sur ses joues et l'embrasser tendrement à plusieurs reprises, se souciant peu de ses parents et d'Albert qui avait fini par s'éloigner. Ils avaient compris sans un mot de toute façon. Il était le Alec dont elle leur avait déjà parlé, celui qui avait empêché la solitude dans l'école, l'explication de son obsession pour les informations télévisuelles qui l'empêchaient pourtant de fermer l’œil certaines nuits, l'homme pour qui elle en pinçait clairement sans être encore capable de dire si elle était rendue au point d'être amoureuse ou non. Son père s'était aussi éloigné, les laissant finalement seuls dehors après avoir pris soin d'enfermer Albert dans la grange. « Tu m'as manqué. » Quelques mots au bout des lèvres, déformés par l'émotion dans sa voix et lisible dans ses yeux brillants. Elle ne voulait pas pleurer, elle n'allait pas pleurer, parce qu'il ne s'agissait ici que de bonheur, cet instant palpitant qu'elle n'avait pas vécu depuis longtemps. « La prochaine fois je t'assomme et je t'embarque avec moi de force. » Il était prévenu.
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Je la voyais, je voyais son visage, son regard perdu dans cette lettre jusqu'à percevoir une voix, forte, et elle descendait. Je finissais par m'adosser à la jeep, distrait, et l'observais encore en silence s'affairer dans la cuisine. Ça me rappelait de cette soirée, le jour où je l'avais rencontré ensevelie sous ce tas de feuille morte. Ou presque. Un an bientôt. Un an depuis ce jour et tant de choses avaient changé. Trop. Pas en bien. Et d'un autre côté... - « Albert, non... non! » - Je tournais la tête pour voir cette masse filer vers moi. - What the f... - Je bondissais en arrière m'aidant du pneu pour atteindre le capot et me propulser encore jusqu'au toit. Facile? Ouais. Un an plus tôt je serais tombé du pneu. J'aurais même probablement trébuché en voulant bouger, tétanisé. Et mon jean aurait fini mouillé aussi. Et maintenant je bondissais sur les toits des voitures. Oui, les choses avaient changé.

Je fixais le bouc, inquiet mais pas paniqué. Juste occupé à essayer de me stabiliser sur la carcasse de la voiture à chaque coup de tête qu'il donnait dans le pare-choc jusqu'à ce qu'on homme ne vienne contrôler l'animal. Je le voyais pour la première fois mais son visage avait quelque chose de familier. Et puis lorsque je la voyais filer droit vers moi, tout s'effaçait. L'homme, la bête sauvage. La prison et le monde en perdition. Le temps que je me laisse glisser du toit vers le capot elle avait déjà bondi et je la rattrapais, droit dans mes bras, comme un rêve ancien perdu au milieu d'arènes et de cellules. - « J'ai eu tellement peur. » - Je la serrais probablement aussi fort qu'elle, et j'étais censé être le plus fort de nous deux. Mon visage enfoncé dans son cou, les yeux fermés. Je respirais rapidement, mon cœur allait traverser ma cage thoracique à force de battre si fort. Joie? Bonheur? Non. Soulagement. Oui. Je l'embrassais, encore et encore. - « Tu m'as manqué. » - Je vois ça. - Avais-je soufflé dans un sourire taquin.

A travers elle je constatais que l'animal et l'homme s'étaient éloignés, le bouc dans la grange et l'homme retourné vers la femme, à la maison. Probablement ses parents. A une époque j'aurais été gêné, plus maintenant. - « La prochaine fois je t'assomme et je t'embarque avec moi de force. » - Un rire s'échappait de ma gorge. - D'autres ont fais ça avant toi, j'aimerais mieux pas. - Mon regard étincelant fixais ses yeux trop bleus. - Continue ce truc avec tes bras et j'irais nulle part. - Truc? Câlin. Et c'était jouer la facilité: je ne comptais pas partir. Je bougeais pour descendre, tout danger écarté, et ne pouvais m'empêcher de la prendre à nouveau dans mes bras, plus calmement cette fois. J'en avais besoin. Je ne savais pas, pas encore, ce qui s'était passé pour elle entre temps mais soyons honnêtes, je ne pouvais pas réellement demander à Logan de me prendre dans ses bras... Et puis ça aurait été différent. Bien plus velu. Et musculeux. Quoi que j'aurais pas dis non, mais c'était pas la question. - Ça a été tellement long sans toi... - J'embrassais son cou avant de me redresser, mes bras glissant autour de sa taille alors que je lui faisais face malgré tout. - Mais j'ai jamais été autant heureux que quand je t'ai su loin. - Avais-je dis, l'air grave. Parce que si elle était restée cette nuit-là...
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Plus rien n'existait vraiment. Il n'y avait plus que lui, le constat réjouissant qu'il était en vie, le constat encore plus réjouissant qu'il était ici, qu'il avait dû braver de potentiels dangers dans le seul et unique but de la voir, de la rassurer indirectement, de lui mettre le sourire aux lèvres indubitablement. Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête. Que s'était-il passé? Où était-il depuis ces deux long mois sans aucune nouvelle? Toujours caché? En fuite? Embarqué? Elle ignorait tout de l'histoire qui l'avait fait changer, parce qu'il l'était. Elle pouvait le voir à sa posture, à sa façon d'être aux aguets presque autant qu'Albert et surtout à ses réflexes nouvellement acquis qu'elle n'avait pas de son côté parce qu'elle n'avait pas dû faire face à la survie. Elle voulait savoir sans trop osé en parler parce qu'ils venaient à peine de se retrouver, parce que l'avoir dans ses bras étaient bien suffisant pour le moment sans avoir besoin de plus. Il était là, c'était le plus important. Le manque qu'elle ressentait laissait place à un baume délicatement passé sur son cœur ébranlé. Un réel soulagement, un poids en moins sur ses épaules. Elle n'arrivait pas y imaginer combien il devait être soulagé également. Oui, ici aussi ils se cachaient mais l'éloignement des villes et les champs à perte de vue leur permettaient une certaine liberté qu'ils ne pouvaient pas avoir à New York ou ailleurs dans les grandes agglomérations. Madelyn n'avait quasiment pas ressenti cette sensation d'enfermement qu'elle avait pu avoir sous terre avec les confréristes. La ferme de ses parents semblait être un paradis que personne ne pouvait atteindre à moins de le mériter. Mentalement, elle croisait les doigts pour que la folie des hommes ne les atteigne jamais.

Quand ses lèvres rejoignaient les siennes dans un excès de baisers comme pour rattraper le temps perdu, elle se disait que ça aussi, ça lui avait manqué. Pas ses baisers - quoi que... aussi mais ce n'était pas le principal - mais sa taquinerie, ses bêtises, ce sourire amusé, son regard qu'elle trouvait plus scintillant encore qu'à l'accoutumée. Le moindre détail de son physique et de sa personnalité lui avait manqué. Il ramenait avec lui sa touche personnelle, cette petite étincelle fort brillante dans la vie de la blondinette. C'est tout entier qu'elle le voulait, c'était l'ensemble pour lequel elle craquait. Le temps de descendre de la voiture et ses paroles étaient mises à exécution. Elle ne se faisait pas prier pour accepter ce câlin, pour le prolonger un peu. Si elle devait l'attacher à elle dans une étreinte pour qu'il reste, elle était prête à le faire, refusant catégoriquement de revivre ce stress une fois de plus. « T'as pas fini de m'avoir sur le dos, Jameson. » disait-elle dans un sourire, frissonnant sous son baiser avant qu'il ne se redresse et qu'elle glisse ses mains contre son torse. « Tu t'en vas pas de toute façon, quoi qu'il arrive. » Ce n'était pas une question, ce n'était même pas une demande, c'était limite un ordre qu'il avait tout intérêt à exécuter s'il ne voulait pas qu'elle lui colle aux baskets constamment. « Si tu t'en vas, je te suis de toute façon. » menaçait-elle avec le sourire cette fois.

L'air grave d'Alec finissait par se teinter sur le visage de celle qui lui faisait face. Heureux qu'elle soit loin... est-ce que ça ne voulait pas tout dire finalement? Il devait avoir subit l'inimaginable pour en arriver à dire ces mots. Il piquait sa curiosité, son besoin de comprendre, de savoir. Soucieuse de ne pas le brusquer, elle lui servait un sourire en coin alors que l'une de ses mains remontait à sa joue, son pouce caressant tendrement sa courte barbe. « Je comprendrais si tu veux pas en parler, tu sais. » C'était une demande sans vraiment l'être. Elle voulait savoir, elle voulait le soulager d'un poids si ça pouvait l'aider d'en parler mais elle ne voulait pas le forcer pour autant. Elle se souvenait du traumatisme de l'attaque de la X-mansion, elle se souvenait de l'entraînement forcé au QG de la confrérie qui avait, chez elle, réveillé des peurs endormies. Elle se souvenait surtout de l'envie de tout enfouir, de ne pas en parler pour oublier, pour mettre les souvenirs de côté. C'était peut-être le cas actuellement pour Alec. Peut-être pas. Elle suivrait et respecterait son choix parce qu'il serait plus facile pour elle de faire taire sa curiosité que pour lui de se forcer à en parler s'il ne souhaitait pas le faire. « J'allais préparer le déjeuner avec ma mère... si tu veux te joindre à nous dans la préparation et la dégustation, je suis pas contre... pour le dîner non plus je suis pas contre... et pour le petit-déjeuner demain, le déjeuner, le dîner et ainsi de suite jusqu'à ce qu'une nouvelle journée s'en suive. » Qu'il reste. Juste qu'il reste.
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« Je comprendrais si tu veux pas en parler, tu sais. » - Je ne savais pas quoi répondre à ça alors je me taisais. Pourquoi? Parce que je ne savais pas si je voulais en parler. Clairement des choses s'étaient passées. Clairement j'avais vécu deux mois atroces. Mais est-ce que je voulais m'étendre sur le sujet? Vider mon sac? Partager? Lui faire subir ça? Obtenir sa pitié ou sa compassion? Je n'en savais rien, là, à l'instant. Je préférais lui sourire faute de mots à prononcer. Un sourire doux, plein de gratitude. Je la connaissais, je savais qu'elle voulait savoir, mais j'étais également content qu'elle ne m'assaille pas de question. J'avais déjà dis beaucoup à Kayden la veille, je ne me sentais pas la force de recommencer si vite.

« J'allais préparer le déjeuner avec ma mère... si tu veux te joindre à nous dans la préparation et la dégustation, je suis pas contre... pour le dîner non plus je suis pas contre... et pour le petit-déjeuner demain, le déjeuner, le dîner et ainsi de suite jusqu'à ce qu'une nouvelle journée s'en suive. » - Je souriais en l'embrassant pour la faire taire, amusé mais pas seulement. Mu par une forme de plaisir peu répandue. - Je t'ai dis que je n'allais nulle part, détend toi. - Je tournais la tête vers la grange, avisant la bête folle. - Enfin, à moins que Albert ne veuille ma mort. - Oui j'avais retenu son nom même en bondissant comme un ninja pour sauver ma vie. J'étais plus maigre, plus sec et plus barbu, l'air plus fatigué aussi, mais ce n'était pas les seules choses qui avaient changé. Ma tête, ma mutation... Ce qu'on ne voit pas. Ce que je découvrais doucement moi-même depuis mon évasion.

Les radiation de la zone négative ne m'affectaient plus désormais.

Je défaisais notre étreinte le temps d'attraper mon sac, que je passais dans mon dos, et lui tendais la main. - On y va? - Et on y allait. Mère, père, bouc, je passais par toutes les cases. Sa mère me trouvait bien maigre et je ne pouvais pas vraiment nier. Deux mois dans la N-Zone sans manger ou si peu... J'avais pas besoin de régime avant, j'en avais encore moins besoin maintenant. A vrai dire je n'avais pas réellement eu faim depuis deux mois et même à la base avec Kayden, j'avais peu mangé. Juste le nécessaire, l'estomac noué.

J'avais abandonné mon sac dans le salon et une fois toutes ces conversations finies, durant lesquelles j'avais été très vague sur ce que j'avais fais tout ce temps, nous nous étions retrouvés dans la cuisine. Je m'étais installé à la table, un couteau à la main, un tas de carotte encore humide devant moi. Le couteau me faisait penser à Logan et j'avais un moment de flottement avant d'attraper une petite carotte et la coincer entre mes deux. Mady me fixait à ce moment précis et je m'immobilisais en la fixant à mon tour, la carotte toujours là. - Bah quoi? - Je croquais, l'air de rien, et attrapais une plus grosse pour la couper tout en mâchant. - Content de voir que tu as fais des progrès pendant ce temps. - Bien sur que j'avais vu qu'elle marchait sans mal, que sa motricité et ses mouvements étaient bien plus précis. Je n'avais remarqué aucune faille et j'étais content de voir qu'il y avait au moins une amélioration dans tout ça. C'était une bonne chose. Comme quoi, l'air de la campagne...
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Un sourire traversait son visage, trahissant l'amusement. « Il va s'habituer à te voir plus souvent. » Parce qu'il n'attaquait que les inconnus, les potentiels dangers pour ses proches. Un vrai bouc de garde... mais il n'avait jamais tué qui que ce soit... faire très mal aux tibias par contre... mieux valait tout de même rester sur ses gardes. Sans se faire prier, elle glissait sa main dans la sienne pour le suivre. Un geste simple, qui n'aurait pas dû être notifié mais qui lui rappelait beaucoup de souvenirs. La fois où il l'avait entraîné avec lui pour rentrer le chariot d'outils des ramassages de feuilles. La fois où il l'avait embarqué au plus près de la plage pour voir le feu d'artifice du nouvel an. La fois où ils s'étaient échappés dans le chalet de Kasprzak pour ne pas être dérangés par les professeurs. Juste ça, ce simple contact faisait remonter des souvenirs. Pour certains agréables, d'autres moins. Mécaniquement son pouce balayait sa main et à chaque fois qu'une conversation s'engageait auprès des membres de sa famille, que les présentations étaient faites, elle restait silencieuse, en retrait. Elle n'était pas triste, au contraire, seulement observatrice, heureuse de constater que le courant passait aisément - bien que, comme tous les pères, papa Underwood gardait probablement un œil sur eux alors que sa femme se faisait un plaisir de craquer sur leur couple, gloussant de mignotitude au moindre détail.

Le regard franc et observateur de la blonde n'échappait pas au principal intéressé, curieux à son tour de comprendre ce qu'elle avait à l'observer comme ça. Profitant de l'absence de sa mère - partie chercher des pommes de terre du jardin - elle haussait les épaules pour lui répondre le plus franchement du monde. « Je te trouve changé. Tu es plus confiant j'ai l'impression. » Elle était toujours honnête avec lui, ce n'était pas maintenant que ça allait changer. Peut-être qu'elle se faisait des idées mais elle avait clairement la sensation qu'il était étrangement plus à l'aise dans ses baskets, moins épris de doutes concernant ses capacités. Il transpirait la confiance en soi et dans un sens, c'était tant mieux, ça lui faisait plaisir mais ça restait étrangement nouveau, un trait auquel elle devait s'habituer. Forcément, elle aurait aimé savoir ce qui l'avait poussé à prendre ainsi confiance mais une fois de plus, elle préférait taire des interrogations qui pourraient mettre mal à l'aise, préférant d'autant plus ce sourire sur son visage. « Il fallait bien que j'arrive à courir après Albert. » et il fallait bien qu'elle occupe son esprit pour ne plus penser à lui, pour ne plus craindre pour sa vie, pour éloigner les cauchemars et les pensées noires. « Le côté moins attrayant c'est que j'ai plus d'excuse pour que tu me portes. » A moins de se marier et de passer le seuil de leur demeure... mais loin d'elle était cette idée, très loin, certainement pas prête à cela et n'y pensant même pas.

« Est-ce qu'il y a d'autres choses auxquelles je vais devoir m'habituer? » Sans parler de la raison, elle restait curieuse quant aux domaines dans lesquels il avait ou non progressé. Il semblait plus confiance mais peut-être que d'autres points avaient aussi évolués. Plus de maîtrise sur son pouvoir, plus de maîtrise sur ses pulsions... ou peut-être l'inverse, plus de pouvoir mais encore moins de possibilité de réfreiner ses pulsions... hum, jusque-là elle n'avait rien noté de spécialement bancal dans ses paroles ou dans ses regards. Indirectement il avait nourrit le petit espoir qu'il n'avait plus besoin de son téléphone pour se décharger de quoi que ce soit. En dehors même de son don, il avait peut-être appris à faire face à ses peurs, à les confronter, à ne plus se laisser aller au point d'être tétanisé. Peut-être, au contraire, qu'il s'était enfoncé dans la crainte, la fuyant plus que de raison. Alec avait changé et elle voulait seulement ré-apprendre à le connaître, simplement et sous un regard bienveillant. Et si c'était finalement à son tour de prendre soin de lui?!
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« Il fallait bien que j'arrive à courir après Albert. » - Je souriais, imaginant la scène dans ma tête. La voyant courir ce bouc de malheur avec une sandale à la main parce qu'il aurait piqué je sais pas quel objet. - « Le côté moins attrayant c'est que j'ai plus d'excuse pour que tu me portes. » - Oui alors ça c'est pas plus mal tu vois. - Avais-je lancé, taquin. Enfin je suppose que si le sol avait été en lave, j'aurais sacrifié mes jambes pour la porter. - « Est-ce qu'il y a d'autres choses auxquelles je vais devoir m'habituer? » - Je haussais les épaules en reprenant l'épluchage des carottes. - Ma présence déjà. - J'avais dis ça comme ça, comme si c'était un fardeau et je savais que pour elle ça ne l'était pas mais pour moi... Ça y ressemblait. J'étais heureux d'être là, avec elle, mais je ne pouvais m'empêcher de me demander quel danger je traînais avec moi. Et si j'avais tout foutu en l'air rien qu'en venant ici?

Mon regard balayait la pièce, le jardin, et tout les alentours. Je voyais sa mère au jardin, les mains dans la terre. Je voyais son père, affairé à réparer cette foutue tondeuse et je voyais de là le petit élément métallique qui bloquait le rotor mais j'irais plus tard. Au lieu de ça je me levais, distrait, laissant l’épluche-légume sur la table. Même le bouc était occupé à chasser une souris aux abords de la grange. - Est-ce que tu as déjà été embrassée... - Mes yeux scintillaient dans sa direction et je faisais un pas en avant. - ... Par l'homme invisible? - Car c'était ce que j'étais désormais, à ses yeux. Invisible. Pour peu qu'elle entendait le son de mes pas c'était bien tout ce qu'elle pouvait percevoir et je la rejoignais, laissant glisser un doigt sur son bras avant que mes lèvres ne gagnent son cou. Sa gorge. Mes mains glissant dans son dos alors que mon corps la pressait légèrement contre le plan de travail.

Je réapparaissais, mon visage proche du sien, mes mains jointes dans son dos, un sourire sur mes lèvres et un regard joueur allant avec mes yeux pailletés. - You probably should get use to that, I suppose...
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« Hé! » lançait-elle aussi franchement que l'épluchure de carotte qui volait vers Alec, ne manquant pas pour autant de jeter un coup d’œil sur elle-même. Elle avait grossi? C'était possible après tout et elle se souvenait très bien qu'il les avait (Kurt et elle) qualifiés de poids plume. Non, elle n'avait pas grossi, elle le savait joueur de toute façon, avec cet amour de la provocation. « Oh mon dieu, terrible nouvelle! Ça me dérange énormément, tu imagines même pas à quel point » disait-elle ironiquement, peu consciente - ou peut-être qu'elle n'avait tout simplement pas envie de gâcher le moment avec ce genre de pensée - que le jeune homme avait emmené avec lui un quelconque danger. Pisté, suivi, peut-être mais c'était loin d'elle tout ça. Elle ne voyait que le positif, elle ne pensait que le positif et se satisfaisait seulement du soulagement et toute ses béatitude qui planaient depuis qu'elle l'avait reconnu perché sur son véhicule.

Captant l'attention de la jeune femme, elle ne tardait pas à tourner son regard de nouveau vers lui - ce n'était pas comme si elle ne faisait pas que de le regarder depuis son arrivée... - et pourtant, ce n'était absolument pas ses mots qu'elle retenait et qui la choquaient mais bien les faits. L'absence physique, comme s'il s'était caché, qu'il avait soudainement disparu. Elle n'était pas assez dingue pour l'avoir imaginé. Il avait littéralement disparu sous son regard et ça lui coupait le souffle. Littéralement choquée, elle en déduisait en silence qu'il s'agissait d'une nouvelle capacité, liée ou non à son don de base, elle n'en savait rien et pour le moment elle était surtout occupée à se faire à cette idée qu'elle puisse sentir son corps contre le sien et ses lèvres dans son cou à en frissonner sans être capable de le voir.

« C'est pas désagréable... » comme chacun de ses baisers après tout. « Mais la sensation est très bizarre. » avouait-elle dans un rire, étrangement plus à l'aise dès lors qu'il réapparaissait à ses yeux. « J'imagine que je vais devoir m'y habituer à ça aussi. » Glissant rapidement ses lèvres contre les siennes, elle ne pouvait pas retenir la question, l'évidente, y glissant un aveu avec un sourire amusé aux allures de confidence. « Et à part me donner envie de toi dans un moment absolument pas opportun, t'as d'autres pouvoirs comme ça? » Quoi? Il lui avait manqué, certes, mais le contact physique également et elle l'assumait parfaitement!
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C'est toujours mieux quand c'est inopportun. - Avais-je répondu en déposant mes lèvres contre les siennes avant de me reculer, un sourire accroché sur le visage. - Rien que je puisse faire là maintenant. - Je tournais la tête vers elle, mon regard glissant de haut en bas sur son corps sans la moindre gêne. - Enfin je peux toujours faire ça, et c'est très satisfaisant. - Très. Vraiment. Je ne m'en cachais même pas, pas avec elle. Elle avait l'habitude mais là c'était volontaire, pas juste pour combler je ne sais quelle pulsion. Oh je sentais encore ces pulsions, elles étaient présentes, mais c'était plus diffus. Je ne tenais cependant pas à faire l'expérience d'une foule, c'était une angoisse qui demeurait encore. Le souvenir d'une douleur que je préférais éviter.

Je lui lançais un sourire et détournais le regard pour suivre du mouvement. - Enfin, on va éviter de faire ça devant ta mère. Ça ferait désordre. - Elle revenait, les bras chargés. Je me rapprochais de Mady et l'embrassais. - Tu veux bien prendre le relais? Je vais aider ton père. - Oh j'étais loin de me sentir chez moi. Mon chez moi avait été investi, la porte défoncée, fouillé et analysé... Mais je voulais me rendre utile et surtout je voulais être dehors. je n'avais jamais réellement ressenti le besoin d'être dehors. J'y allais, point. C'était accessible. Mais deux mois à fixer le même mur... Ouais, j'en avais besoin maintenant.

Je l'avais embrassé une dernière fois avant de sortir le rejoindre. Il s’apprêtait à tout démonter pour une chose qu'il pouvait faire sans se donner tout ce mal et je lui expliquais ce que je voyais sans perdre le bouc fou du regard une seule seconde. Sait-on jamais. J'étais pas un manuel, je l'avais jamais été, mais d'une manière ou d'une autre j'arrivais à comprendre cette machinerie. Peut-être des restes d'un cour de mécanique de Scott auquel j'avais été pour des raisons... Moins intellectuelles. Après tout il n'y avait pas que la mécanique des voitures que je voulais tripoter.

Ça ne prenait qu'un moment, le temps de retirer l'objet qui gênait, de discuter un peu, sans s'étendre non plus, ce que j'appréciais. Je comprenais sa curiosité, après tout il ne me connaissait pas et j'étais très proche, trop peut-être, de sa fille. Alors je me montrais honnête, comme je l'avais toujours été, là encore peut-être trop mais je faisais attention cette fois. Je le laissais lorsqu'il allait ranger l'appareil et retournais dans la cuisine pour rejoindre Mady, et sa mère. Les mains sales entre terre et graisse, je me dirigeais vers l'évier pour les laver. - Et au fait, vous avez des nouvelles d'Alan? - J'étais pas certain si c'était maladroit ou non, je n'y songeais même pas à vrai et dire. Mon regard croisait celui de Mady et je précisais. - Kayden ne l'a pas vu depuis un moment.
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Le visage de Madelyn laissait savoir combien Alec pouvait être un petit enfoiré parfois quand son côté joueur se réveillait. « Ah ouais? Genre tu me balances ça comme ça et tu m'en dis pas plus? » Question rhétorique. Elle savait très bien qu'il se ferait un plaisir de faire durer le suspense en ne disant rien pour bien l'emmerder comme il faut. Du Alec tout craché quoi... ou peut-être qu'il avait juste pas le choix de ne pas le faire à cet instant... il avait sérieusement piqué sa curiosité, plus encore qu'à l'accoutumée. Elle n'avait pas le temps de répliquer que celle qui l'avait mise au monde revenait dans la cuisine, renversant les pommes de terre sur la table. En s'approchant la blonde ne s'empêchait pas un sous entendu que sa mère ne comprendrait pas de toute façon. « Désordre ouais... » Que non, elle ne parlait pas des patates et Alec le savait très bien. Partageant son baiser un rapide moment, elle prenait donc le relais, s'armant de l'économe tandis que sa mère se chargeait de débarrasser les tubercules de la terre qu'elles pouvaient encore porter. Cette dernière n'était pas sans avoir remarqué le sourire quasiment permanent de sa fille. Maddy était loin de s'imaginer qu'Alec pourrait être si à l'aise. A vrai dire, depuis qu'elle était ici, une partie d'elle craignait la réaction de son père face à lui. Non pas que papa Underwood était un méchant ours mais connaissant les contraintes du pouvoir de son petit-ami, ça aurait plu très moyennement au chef de famille si Alec avait eu les iris un peu trop curieuse sur sa femme et des réflexions déplacées. Ce n'était pas le cas et bien que la blonde s'en réjouissait, elle restait confuse face à tant de contrôle.

Des interrogations qui s'envolaient, perturbée par sa mère qui, en tant que telle, profitait du tête à tête avec sa progéniture pour poser des questions... plus ou moins discrètes d'ailleurs. Jusque-là, Madelyn avait effectivement évoqué Alec, elle en avait parlé comme un garçon pour qui elle avait plus d'affection que pour les autres... alors forcément, en les voyant si proches, une telle description ne suffisait plus à sa mère, aussi curieuse que sa fille, il fallait croire que c'était de famille. « Dis donc, vous êtes très proches... Vous avez déjà... ?! » « Mum! » « Oh ça va, t'es grande maintenant. Je sais très bien que ton idéal de Ken n'a plus rien à voir avec une poupée mannequin homme désormais. » Maddy ne répondait rien à cela, se contentant de rouler des yeux et de secouer la tête comme pour signifier que sa mère était définitivement impossible - bien qu'elle se disait aisément qu'elle préférait Alec physiquement parlant à un quelconque Ken de son enfance.

Rapidement de retour à la table, la mama Underwood aidait sa fille a éplucher carottes et pommes de terre avant de les plonger dans l'eau pour les faire cuir. Ça promettait d'être encore un de ses repas affreusement bons mais terriblement lourds qui allait certainement engendrer une petite sieste bien méritée. Sa mère était ainsi, généreuse, et ça passait pas mal par la bouffe. Quand le tas de légumes ressemblaient désormais à un tas d'épluchures qui finiraient pour les poules ou le composte, c'était le moment qu'avait choisi Alec pour faire son retour, visiblement satisfait de la tâche qu'il avait accomplie. « Il est toujours aussi gay il parait. » Rire de sa connerie, c'était évident, dire dans quel sens elle employait ce mot, s'il s'agissait de gay, gai ou les deux, elle laissait le soin au jeune homme de deviner. « C'est rare qu'il appelle mais quand c'est le cas, il a l'air de bien se porter. Ce sont ses visites qui nous manquent le plus. » Et c'était vrai qu'en y pensant, à part quand il avait ramené Maddy, il n'était plus vraiment venu dans les parages, se contentant d'un coup de téléphone rapide de temps en temps, de sms furtifs à d'autres. Un manque qui se lisait aisément sur le visage de la mère de famille. Alan était son fils, ça resterait son bébé quoi qu'il advienne et aussi grand qu'il puisse être et forcément n'avoir que très peu de nouvelles n'était pas l'idée qu'elle se faisait de la famille.

Montrer son désarroi n'était pas dans son caractère et c'est en plongeant la dernière pomme de terre dans l'eau et en mettant la casserole sur le feu qu'elle s'esclaffait d'une idée lumineuse. « Héééé mais c'est l'occasion de lui montrer tes photos les plus honteuses! Depuis le temps que j'attend ça après ton frère! » Depuis qu'il avait failli se marier... avec une femme... ce crétin! Elle, elle avait eu le droit aux photos honteuses d'Alan alors forcément Alec allait avoir le droit aux photos honteuses de Maddy... dont elle se souvenait parce que sa mère lui avait forcément montré dans l'espoir de lui revenir quelques bribes de souvenirs. « J'en ai entendu parler de cette espèce de complicité malsaine qui s'installe entre une mère et la relation de son fils ou de sa fille pour nous foutre la honte et j'aime pas ça du tout. » Pourtant Maddy disait cela avec le sourire. Elle préférait qu'une complicité pour lui foutre la honte puisse naître entre Alec et sa mère plutôt qu'une relation conflictuelle. De toute façon, elle pouvait dire ce qu'elle voulait, sa mère était déjà partie chercher l'album photo de famille. Un court moment où Maddy n'était qu'avec Alec pour s'adresser à lui. « J'ai plus qu'à prier pour que les photos honteuses d'Alan soit au milieu des miennes pour éviter que tu te foutes de moi pour le restant de mes jours. »
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« C'est rare qu'il appelle mais quand c'est le cas, il a l'air de bien se porter. Ce sont ses visites qui nous manquent le plus. » - Je ne pouvais pas rater son air triste. Je n'avais pas d'enfant moi-même et tant mieux, mais je pouvais comprendre d'une certaine façon. Naturellement, et probablement générant une surprise légitime chez Mady ou même elle, je posais ma main sur la sienne, l'arrêtant dans sa tâche le temps qu'elle lève son regard pour trouver le mien. - Il va surement bien. - J'avais posé la question qui appelait à une réponse comme celle-ci, j'en avais conscience. - C'est juste... Compliqué, en ce moment. - Je ne voulais pas dire "pour lui" mais je le pensais, parce que je le savais. J'avais relié les points sans mal, défini les liens et les risques. Associé un et un. Kayden et Lui. Kayden était un fugitif reconnu, probablement l'un des plus recherches et Alan était l'une de ses plus proches relations. Il était surement surveillé et Kayden lui avait probablement expliqué. Le peu de contact venait probablement de là. Alan me tuerait à la minute où il apprendrait notre petit épisode dans le chalet à la Confrérie, mais je préférais le savoir libre et en vie.

Lorsque la maman retrouvait l'étincelle de vie à l'idée de me montrer les photos embarrassantes de sa fille, je souriais. Pour sur, je ne m'attendais pas à ça, pas si vite, mais peut-être était-ce inespéré pour elle? Ou alors peut-être avais-je fais bonne impression. A ce point? Non, peu cohérent. Quoi qu'il en soit je la voyais dans l'autre pièce fouiller une armoire et je souriais à Mady. - Oh je dis jamais non à des photos de ton frère mais les tiennes sont ma priorité. - Je me rapprochais, un sourire malicieux sur les lèvres. - Et tu sais que j'oublie jamais rien. - Un album, gros. C'est ça qu'elle ramenait et je m'installais à côté d'elle en exagérant mon intérêt rien que pour embêter la jolie blonde. J'y voyais Alan bien sûr, jeune et ridicule comme tout le monde. Et puis j'y voyais Mady, beaucoup. De quoi me faire rire. Beaucoup. Et la faire rougir et râler. Visage couvert de boue, flottaison ridicule au fond du jardin, tout y passait jusqu'à ce que papa rentre à l'heure du déjeuner.

Le repas avait été un bon gros plat de question/réponse auquel je me pliais. Je restais vague sur les événements récents mais ils ne me poussaient pas à ce sujet. Au final on avait beaucoup parlé de ma mutation et de ses effets secondaires. J'avais pris le temps d'expliquer, d'exagérer pour éviter la surprise même si je ressentais une différence désormais. J'avais hésité à manger, pas spécialement envie, mais après la première bouchée mon estomac avait rapidement retrouvé ses habitudes et j'avais absolument tout dévoré, de quoi rendre maman la plus heureuse du monde. Le gouffre était de retour.

Mais qui dit gouffre dit digestion et une fois la table débarrassée et la vaisselle faite, Mady m'avait entraîné à l'étage, dans sa chambre. J'avais déjà cartographié la maison dans ma tête alors je savais où j'allais comme si j'y avais passé la journée et je me laissais lourdement tomber sur le lit défait dans un grand soupir. - Trop mangé. - Jamais, mais mon estomac était gonflé, ça je ne pouvais pas vraiment le cacher. - Me demande plus rien avant ce soir, j'ai deux mois de famine qui viennent d'être compensé, mon corps était pas prêt. - Je me débarrassais de mes chaussures et ouvrais un bras pour tapoter le lit de la main. - Tu viens?
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