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 Blood. History. Same thing. || OS

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S.H.I.E.L.D. • hill's bitch
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it's a revolution, i suppose
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Blood. History. Same thing.
Time to tell the story Time to tell the story Time to tell the story Time to tell the story Time to tell the story Time to tell the story


Visage rouge, souillé de sang séché. L'odeur de la mort et du dégoût suivant chacun de mes pas. Regard bleu détonnant d'une froideur perceptible. Je marchais, comme un pantin, dans les couloirs de l'hotel sans prêter le moindre regard aux portes qui pouvaient s'ouvrir ni aux risques d'être vu par les caméras. Je les évitais naturellement, sans même y penser. Une partie de mes cheveux était collée par du sang et une longue plaie partait de mon front et descendait au milieu de ma joue en traversant mon œil, fermé, blessé. Mes main:s étaient rouges, comme si je les avais plongé dans un corps encore chaud. Je poussais la porte, le regard vide, et la verrouillais une fois entré. Je me séparais de mes vêtements que j'enfonçais un sac en plastique et me dirigeais vers la salle de bain. Je me plaçais dans la douche et ouvrais l'eau d'abord froid puis trop chaude sans même frissonner. Le liquide se teintait de rouge et napait le fond du bac alors que mes yeux ne clignaient pas. Le blessé était ouvert et ma pupille était fendue en deux. Des marques se trouvaient partout sur mon corps. Pas que des éclaboussures d'un sang qui n'était pas le mien mais des bleus, des esquisses, des blessures par balles ou par armes blanches. Une balle tombait, son caractéristique alors que la plaie se refermait doucement dans mon cou. Mon œil retrouvait sa forme à nouveau et rapidement mon champs visuel redevenait entier. J'attrapais le savon, absent de mon propre corps, et lavais chaque parcelle de peau, chaque tâche de sang alors que les blessures se refermaient à vu d’œil. Je restais sous l'eau presque quarante cinq minutes et lorsque j'en sortais j'étais parfaitement propre, comme neuf, sans la moindre blessure. Sans la moindre cicatrice. Je me dirigeais vers le miroir pour m'observer, vérifier. Mon œil était tout à fait fonctionnel et il n'y avait pas trace de la plaie qui y régnait auparavant. Une fois sec je retournais dans la chambre et me rhabillais, des vêtements propres, avant de me saisir du sac de linge maculé de sang et de sortir à nouveau. Je sortais de l’hôtel par l'arrière, prudent, et me dirigeais vers la vieille école un peu plus loin. J'entrais par une porte ouverte et allais directement au sous-sol, à l'ancienne chauffeuse dans laquelle je jetais le sac avant de poser la main sur un bouton. J'appuyais. Les flammes apparaissaient et gagnaient, dévorant le tissus et le plastique. J'attendais que tout disparaisse avant de repartir, de retourner à l’hôtel de la même façon que je l'avais quitté. Une fois à nouveau dans la chambre je m'étais débarrassé de ma veste, avais jeté mon t-shirt par terre, m'étais saisi de l'une des trois bouteilles de whisky posées sur la table et en avait bu trois longues gorgées avant d'en renverser un peu sur moi-même. Je m'étais laissé tomber dans le lit, abasourdi par le silence de la nuit, et avais fermé les yeux, la bouteille ouverte encore dans la main. Vaincu. Encore.

Bordel de merde... - Je me redressais d'un bond en sentant le liquide ambré coller mes poils à ma peau, sensation désagréable du matelas imbibé par la bouteille reversée. Le son désagréable du téléphone qui gueulait m'avait tiré de mon sommeil et je faisais appel aux nanites pour éliminer les effets de gueule de bois qui tambourinait à l'intérieur de mon crâne avant d'attraper l'appareil sans la moindre douceur. - Quoi?! - J'étais désagréable avec tout le monde mais savoir que quelqu'un avait noyauté le SHIELD me donnait une bonne excuse pour continuer de l'être. Après tout je parlais peut-être à l'un de ces connards, autant faire ça bien. - J'en ai rien à foutre. - Je coinçais le téléphone entre mon oreille et mon épaule après m'être levé, me débarrassant de mon pantalon dans un équilibre relatif. - Voyez ça avec Ava, c'est pas moi le patron et tant mieux pour toi. - Je bloquais une seconde. - Oui, Moriarty! - Et je raccrochais. - Imbécile.

Je jetais le téléphone sur le lit et finissais de me déshabiller avant de me rendre dans la douche. J'évitais l'eau le temps qu'elle se réchauffe et passais finalement dessous pour laver tout ce whisky gaspillé que je n'avais pas pu boire, pissant ce que j'avais bu contre le mur tout en savonnant mon torse collant. J'en perdais le flacon et expirais en me baissant pour le ramasser, le regard attiré par un léger reflet de lumière jaune sur un petit objet cuivré. Cylindrique. Replié sur lui-même.

Une balle.

Qu'est-ce que ça foutait là ça? Je la ramassais, ouvrant la porte vitrée de la douche pour mieux l'observer sans m'inquiéter une seule seconde de l’inondation que je provoquais et que la femme de ménage allait devoir nettoyer. - D'où tu sors toi... - Je fronçais les sourcils et la posais sur le rebord du lavabo avant de refermer la porte pour finir ce que je faisais.
Séché, habillé, préparé, je fourrais la balle dans la poche intérieure de ma veste et me barrais de là, direction le Queens où ma mission m'attendait. Rien de bien captivant, une simple surveillance qui, soyons clairs, me cassait bien les couilles.
Je me mettais en place. Ou plus précisément je tombais mes fringues et infiltrais le bâtiment pour rejoindre ma cible dans une cuisine d'à-point. Un gros tas en robe de chambre ouverte sur absolument tout, seul. - Dégueulasse... - Qu'est-ce que ce gros lard faisait là? Il se planquait, traqué par un paquet de monde. Et moi j'étais là pour éviter qu'il crève. Pourquoi être invisible alors? Parce qu'il ne devait rien savoir. Comme d'habitude on agissait dans l'ombre et j'étais imbattable à ce jeu là.

Je m'étais adossé à un mur, ignorant sans grand mal le micro-pénis écrasé par son bide plein de saloperie, écoutant les conversations sans réellement y prêter attention. Les nanites enregistraient tout, je m'en fichais pas mal au final. Je repensais à la balle que j'avais trouvé dans ma douche. Balle qui avait rien à foutre là, d'autant que c'était pas ce calibre que j'utilisais habituellement. J'avais eu beau demander une analyse aux nanites, elles n'avaient rien trouvé. Je revoyais la balle, je me revoyais la ramasser, je stoppais le visionnage pour observer l'objet plus en détail, le retourner dans tous les sens pour en observer chaque facette et finir par voir l'image trembler.
Mon dos se raidissait devant l'impossible et je concentrais mon attention sur la balle qui grésillait. Je voyais le sang sur elle, un bout de chair aussi. Je voyais une arme la tirer et un cou. Mon cou. Je voyais un crâne, un autre. Une main plongée dans le bide d'un type et un coup de feu.
Je sursautais et lorsque je posais mon regard sur le gros lard, c'était pour le voir étendu par terre, un trou dans le front, sa robe de chambre couvrant sa graisse. Au moins il était mort sans afficher tout "ça". - Et merde.

Sans m'étendre sur le sujet parce que j'ai pas que ça à foutre: on m'avait passé un savon. Un bon gros savon. Et j'étais même pas propre ensuite, c'est dire. Le mec était mort, je n'avais rien fais pour l’empêcher. J'étais trop occupé et bien sur je n'en avais rien dis, je préférais encore passer pour un incompétent. De toute façon ils ne pouvaient pas se débarrasser de moi et surtout: je n'étais pas un incompétent. Ce serait bien une première. Lorsqu'on m'avait dit de rentrer chez moi, j'étais sorti du bureau en silence mais plutôt que prendre l'ascenseur pour me tirer et cuver mon whisky, j'avais pris la direction du niveau scientifique pour retrouver une personne bien précise. - Simmons! - La petite brune avait levé le regard. - J'ai besoin d'un coup de main. - Pas quelque chose que je disais souvent mais je n'avais pas les compétences pour me débrouiller seul. Je vérifiais que personne ne regardais et étouffais le son de nos voix avant de sortir la balle de ma poche. - J'ai trouvé ça dans ma douche sauf que c'est pas à moi, et ça a rien à faire là. Et quelque chose cloche. - Je n'entrais pas dans les détails, jamais, mais me penchais en avant. - Je me fiche pas mal de la balle, je sais déjà ce que j'ai besoin d'en savoir, mais tu y trouveras peut-être quelque chose d'utile.

Je ne lui avais rien dit de plus, rien d'utile en tout cas, mais elle avait accepté de m'aider pour je ne sais quelle raison. Pas que j'en ai quelque chose à foutre. Comme on me l'avait ordonné, parce que je suis quelqu'un de très conciliant, j'étais rentré chez moi et j'avais cuvé mon whisky jusqu'à ce que mon téléphone sonne et qu'on tape à la porte. Lorsque j'ouvrais, c'était pour voir Simmons, accompagnée de Fitz. Que je laissais entrer. Elle n'avait trouvé que mon sang dessus, quelques traces seulement, le reste ayant été lavé par l'eau. - J'ai pas été impliqué dans une fusillade depuis un gros mois, alors ça m'étonnerais. - Et pourtant, elle était formelle. Je profitais de son charabia scientifique pour concerter la mémoire des nanites mais moi aussi j'étais formel: il n'y avait rien. Pas de blessure, pas de tirs ni de fusillade. - Bon, écoutes, moi j'ai rien. Si tu as trouvé du sang, il y a forcément des nanites avec. - Fitz sortait de sa poche une petite seringue emplie d'une liquide bleuté. Il y avait pensé et avait placé les nanites dans une solution organique pour les réactiver. - Donne. - Je savais ce que je faisais, par instinct, et sans même réagir lorsque Simmons exprimait son inquiétude inutile, je plantais l'aiguille dans mon cou et enfonçais le piston, envoyant le sérum directement dans mon système sanguin.

Je sentais immédiatement les nanites se reconnecter aux autres et la migraine qui en suivait, vive et aiguë, assez pour que je ressente le besoin de m'asseoir. Des images défilaient. Des sons. Le sang. Des souvenirs que je n'avais pas et qui pourtant étaient miens.
Le souvenir d'un groupe d'une quinzaine d'hommes, armés jusqu'aux dents. Un entrepôt désaffecté comme des milliers d'autres. Et moi. Seul. Sans arme. Rien de plus que mes poings mais c'était suffisant. Largement suffisant pour laisser derrière moi une boucherie telle que les corps étaient méconnaissables. Perforés de mes poings. Les visages laminés. Un bain de sang littéral alors que l'étendue rouge collante s’élargissait de seconde en seconde. Et je m'en allais. Je quittais les lieux sans même me retourner. Je retournais chez moi, emballais mes vêtements, me douchais, perdais cette balle, allait tout brûler et revenais, buvant le whisky et m'en aspergeant un peu avant de tomber dans mon lit. Un pantin. Une marionnette.

On m'a utilisé. Les nanites de la balle ont été déconnectées avant qu'ils me lavent le cerveau. - Je fronçais les sourcils, lançant une recherche pour d'autres black-out comme celui-ici dans la mémoire des nanites et découvrait pas moins d'une vingtaine d'autres périodes effacées.
Je me levais, la respiration rapide, l'envie de casser quelque chose me prenant et je jetais la bouteille de whisky à travers la pièce. Elle explosait contre un mur. Je m'en foutais royalement. Fitz parlait, me demandait d'où ça pouvait venir et j'étouffais un petit rire. - Je sais précisément où. Il n'y a qu'un seul endroit où on peut utiliser mes nanites à distance. Là où on me les a injecté. - Guesthouse. Mais cet endroit avait été détruit lorsque que Coulson y avait foutu les pieds. Pourquoi alors est-ce que je comptais m'y rendre tout de même? Parce que je savais que tout n'avait pas réellement été détruit.

Conscient d'être surveillé à travers mes propres yeux j'avais dû me montrer particulièrement prudent et ingénieux pour ne pas qu'ils sachent que je venais. J'avais effacé de la mémoire des nanites la conversation que j'avais eu avec les deux brits' avant que les données soient envoyées au serveur principal. J'avais attendu une mission à l'étranger, j'avais du être patient, mais finalement j'avais pu monter à bord d'un avion. La suite... La suite avait été acrobatique.
Fitz avait conçu un appareil pour brouiller les liaisons vers le centre de commande et j'avais sauté de l'avion en plein vol. Hors radar, j'avais pris le chemin de la base secrète, empruntant une voiture après l'autre jusqu'à voler un hélicoptère et me poser devant la grande porte explosée. Sauf que ce n'était pas la seule porte et je trouvais l'autre, une entrée cachée, préservée un peu plus loin que j'ouvrais avec un peu de force. Couloir sombre, électricité perdue, je m'étais avancé à l'intérieur, invisible et silencieux, infiltration de ce qui aurait dû être un lieu sûr. J'éliminais chaque garde, chaque soldat. Tout avait été déblayé et je laissais une traînée de corps, morts ou inconscients sur mon passage. Je m'enfonçais dans la montagne et défonçais bruyamment la porte métallique ultra-sécurisée qui me séparait du centre de ce que j'étais devenu. Sécurisé... Pas contre moi.

Alors comme ça on a décidé de m'utiliser, bande de trous du cul? - Je me fichais pas mal de leurs explications. Des excuses. Préserver ma conscience. Eviter la bureaucratie. Ne pas attendre d'autorisation. Missions classifiées. Conneries. - Moi qui me disait au début que vous étiez qu'une bande de gros cons et que valait mieux pas vous faire confiance... - Vous êtes venus parce que vous n'aviez plus rien. - Je suis venu parce que on m'a explosé les jambes, du-con. Tout le reste fonctionnait très bien et c'est pas ta femme qui s'en plaint. - Je visais. Je tirais. La balle perforait son crâne et je m'attelais à éliminer tous les autres. Rage aveugle? Peut-être. J'étais pas connu pour faire dans la dentelle et même si mes missions jusque là avait été particulièrement propre, ce n'était pas ma façon de faire. Plus depuis l'Irak. Je n'en avais pas envie. Un à un j'éliminais chaque scientifique, réalisant bien vite que les rats que j'exterminais n'étaient pas des rebelles ou des faux. Ils étaient bien du SHIELD. J'aurais cru que cette organisation serait moins sale que les autres, mais je me trompais à l'évidence et lorsque je tuais le dernier d'entre-eux, mon attention se tournais vers les moniteurs.

J'étais une bille en informatique, en technologie, en tout ça, mais avec les nanites dans mon corps je pouvais tout faire alors mes doigts pianotaient sur le clavier. J'affichais une série de dossiers que je lisais à grande vitesse avant de passer au suivant, ingurgitant les informations massives sans prendre le temps de les digérer jusqu'à fermer le dernier dossier et me laisser tomber sur le siège à roulettes. La nano-technologie n'avait pas été conçue par le SHIELD. Elle n'avait pas été volée à une autre agence, ni fournie par un scientifique. Elle avait été trouvée. Découverte. Dans le sang bleu du cadavre d'un alien retrouvé à côté de son vaisseau, crashé dans les Dolomites, en Italie. Ils avaient tout récupéré, tout stocké et analysé et il leur fallait un cobaye pour exploiter cette nano-technologie. Et au même moment je me faisais péter les jambes par une mine. Quelle coïncidence!

Qu'est-ce que ça faisait de moi alors? Un hybride? Ou jusque un con d'humain avec des morceaux d'Alien dedans? Quoi qu'il en soit je ne pouvais pas permettre qu'on m'utilise à nouveau. J'avais buté tout le monde mais d'autres hauts gradés devaient savoir. Ils devaient avoir ordonné ça. Je les trouverais, mais pour le moment je devais éliminer le risque alors je pianotais sur le clavier à nouveau. Je rompais les liens, corrompais les données, je faisais tout ce qui était nécessaire, laissant les nanites me guider. Je me tournais finalement vers les séries de serveurs, trop nombreux, et soupirais. Cet endroit allait péter une nouvelle fois. Je retrouvais sans mal le chemin de l'armurerie et y prenais plusieurs kilo d'explosifs que je disposais un peu partout dans le laboratoire. Je réglais une minuterie qui n'était pas bien utile au final et filais en vitesse, pouvait observer la montagne s'écrouler sur elle-même depuis le ciel, dans l'hélicoptère, avec un sourire satisfait sur les lèvres.

Oh il y avait forcément une sauvegarde ailleurs, des serveurs supplémentaires, mais les nanites savaient où aller. J'avais téléchargé toutes les informations, tout était dans ma tête, dans mon corps. Le SHIELD? Le SHIELD ne saurait pas que j'étais derrière ce nettoyage et je comptais faire en sorte que ça reste ainsi. Et disparaitre. Ils ne méritaient pas de survivre, pas de mon point de vue. Je pensais sauver quelque chose de pur et d'utile mais je découvrais qu'ils ne valaient pas mieux que les autres, peu importe qui ils étaient. Disparaître, je savais faire. Et s'ils me traquaient? Je leur souhaitais bien du courage s'ils parvenaient à me trouver. Parce que ce serait la dernière chose qu'ils feraient.
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