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Cette journée est une bonne journée. Je chantonne en marchant tranquillement vers le sous-sol de l'institut, en pianotant sur mon téléphone. Il paraît qu'une soirée films à l'eau de rose est organisée dans le dortoir de Lana, l'une de mes amies de longue date. Pas de doute : c'est là qu'on pourra me trouver ce soir, enroulée dans une couette bien chaude, à manger du pop-corn et à m'apitoyer sur ma vie amoureuse complètement merdique. Je ne rate jamais une soirée avec mes copines. Je réponds donc que je serai là, à vingt-et-une-heure, en checkant ma montre. Il est déjà dix-huit heures, j'espère que ça va le faire. Quand j'arrive devant la Danger Room, mon cœur a un petit raté. Comme je le disais, cette journée est une bonne journée : je vais pouvoir passer du temps seule avec Bobby, sans que miss touch-and-kill débarque et ruine le tout. J'ai l'impression que ce n'est pas arrivé depuis une éternité. Depuis que ma première année d'études supérieures à commencé, j'ai beaucoup de cours, et donc beaucoup de devoirs. Le reste du temps, je m'occupe du club de lecture, de mon blog littéraire, je sors beaucoup avec mes amis, et mes entraînements avec les x-men sont toujours des entraînements de groupe. Je suis devenue un membre à part entière de l'équipe, désormais, je dois donc apprendre à me coordonner avec tous les autres, pour que nous n'ayons aucune faille de communication, ou de problèmes dans nos futures missions. J'avoue que j'aime beaucoup ces entraînements. Je suis l'une des plus jeunes, si ce n'est la plus jeune, et j'ai donc l'impression d'être un peu une mascotte au sein de ce groupe composé essentiellement d'adultes. Je sais que Tornade est inquiète de me voir aussi impliquée dans les x-men. Mais je n'ai jamais été plus épanouie que depuis que je les ai rejoints. J'ai enfin l'impression d'être utile, que mes pouvoirs servent à quelque chose d'autre que tracer tout le monde pendant les cours de sports ou aller voler des bonbons à Mr. Doe, le professeur de philosophie qui a tout un tas de sucreries dans son bureau. Ça fait du bien, d'être enfin vue comme une adulte (bien que je resterai toujours la gamine qui a grandi ici).

C'est donc la première fois depuis un bail que je vais avoir l'occasion de me retrouver en tête-à-tête avec ce très cher prince des glaces (il déteste que je l'appelle comme ça. C'est pour ça que je me plais à le faire). Et autant dire que la perspective me ravit au plus haut point (peut-être même un peu trop). Je file dans les vestiaires pour troquer ma tenue normale pour une tenue de sport et des baskets confectionnées uniquement pour moi. Mon pouvoir me permet de courir plus vite que les humains normaux, et je détruisais mes chaussures de sport au bout de deux ou trois utilisations à chaque fois, tant elles n'étaient pas adaptées. Quand j'arrive dans la Danger Room, Bobby n'est pas encore là, ce qui me laisse le temps de m'échauffer et de réfléchir à ce moment privilégié. J'espère qu'il ne va pas amener sa copine au dernier moment. Ce serait vraiment la pire chose qui pourrait arriver. En y pensant vraiment, je pense que je préférerais qu'il annule plutôt qu'il amène Malicia. C'est dire à quel point je ne peux pas encadrer cette fille.

Je me recoiffe un peu. Il ne devrait pas tarder à arriver, ma montre m'informe qu'il est bientôt dix-huit heures quinze. J'espère qu'il n'a pas oublié. Je continue à faire le tour de la Danger Room vide. Je suis toujours impressionnée de voir à quel point toute cette technologie est dingue. Pour l'instant il n'y a rien, mais dans quelques minutes, tout ça se transformera en un paysage tout à fait différent, plein de dangers ou d'énigmes à résoudre. C'est comme un jeu vidéo. En vrai. Rien de mieux pour amuser miss Kitty Pryde. Soudain, j'entends du bruit derrière moi. Une porte qui claque. Je souris, et me retourner. « Salut, Titanic. » Oui, la blague est absolument terrible, mais c'est pas la première fois que je la lui fais, il doit être habitué. Je suis tellement, tellement nulle. Je lui envoie un grand sourire. « Alors, prêt ? Il faut qu'on aille lancer la simulation, j'ai hâte, j'ai l'impression que ça fait longtemps qu'on a pas fait ça ! » Je me rapproche. « Enfin ce n'est pas qu'une impression.. ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de t'avoir rien que pour moi ! »
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est-ce que je t'aime ? Je ne sais pas si je t'aime

Il sursaute. Comme réveillé par une idée. Elle toque dans un coin de son crâne. L'extirpe de sa concentration. Ses yeux se portent sur la montre. Montre qu’il a déposé négligemment sur le bois de son bureau. Dix-huit heures. Les secondes passent. La trotteuse continue sa course contre le temps. Dix-huit heures. Il fronce des sourcils. Il cherche. Il fouille dans la brume de concentration. Il a le sentiment qu’il a quelque chose. Que quelqu’un quelque part l’attend. Un rendez-vous. Certes. Mais avec qui et où ? Enfin, il trouve. Kitty. Comment a-t-il fait pour oublier Kitty ? L’ignoble ami. Il abandonne son stylo dans un coin. Il laisse les dossiers et les feuilles éparses. Il rangera plus tard. Il a tout le temps pour le faire. Il se sent nul. Oublier ce rendez-vous, alors que cela fait plusieurs jours (ou plusieurs semaines, il ne sait plus) qu’ils n’ont pas été en tête à tête. Sans Malicia. Sans Ororo. Sans Logan. Sans étudiant. Juste eux deux. Une éternité. La spontanéité de Kitty lui manque. Sa joie de vivre aussi. Son sourire. Et dire qu’il a failli oublier. Il pousse un soupir. Quel crétin. Il passe la porte de son bureau. Il la referme derrière lui et s’empresse de rejoindre l’ascenseur. Il espère qu’elle sera en retard, elle aussi. Les portes de l’ascenseur s’ouvre. Cage lumineuse dans laquelle il entre. Il appuie sur le bouton du sous-sol. Il ferme les yeux. L’ascenseur n’est pas une partie de plaisir pour lui. Trop étouffant. L’appareil fait un soubresaut et entame sa descente mortelle vers les entrailles de l’Institut. Il les rouvre au moment où les portes le délivrent. Il pose un pied dans le couloir au moment où il percute. Sa tenue de sport. Évidemment, il ne l’a pas. Il a tout raté jusqu’au bout. il allonge les enjambées pour rejoindre l’arsenal. Au moins, sa combinaison est bien là. Il l’arrache de son portant. Plus question de perdre une seconde. Il file dans le vestiaire des hommes. Il abandonne très rapidement ses affaires sur le banc et revêt sa tenue de X-Men. Il croise son reflet dans le miroir. Barbe naissante. Combinaison cintrée. Des fois, il ne se reconnaît pas. Il se voit encore comme un adolescent qui n’est pas à sa place. Encore plus lorsqu’il enfile sa combinaison. Il a le sentiment d’avoir volé sa place. De ne pas la mériter. Avec le temps, il a prouvé qu’il apportait quelque chose à l’équipe. Mais le sentiment d’imposture est toujours là. Quelque part. Il guette. Il attend la première faiblesse pour ressurgir et s’implanter dans ses pensées. Bobby pousse un soupir. Il entend les pas de Kitty dans la Danger Room. Elle s’impatiente. Ce n’est pas l’heure de se poser des questions. Si Ororo et le Professeur lui font confiance, c’est qu’il a sa place ici. Un point c’est tout.

Il quitte son reflet et le vestiaire par la même occasion. Dès qu’il entre dans la Danger Room, il réalise qu’elle n’a pas encore lancé la “bête”. Ce n’est pas plus mal. Au moins auront-ils le temps de discuter un peu avant de se mettre dans le bain. Dès qu’il voit Kitty, un large sourire apparaît sur son visage. Elle a ce pouvoir sur lui. “Salut, Titanic.” Il lève les yeux au ciel. Elle est de bonne humeur. C’est une bonne chose. Il la rejoint. “Salut Passe-Muraille.” Pas besoin d’effusions entre eux. D’abord parce que Bobby n’a pas particulièrement l’habitude. Mais aussi parce qu’ils savent. Ils se connaissent. Ils perçoivent l’affection que chacun à pour l’autre. Cela suffit. Et puis, Kitty n’a pas l’air disposée à faire un câlin. Elle est toute excitée. Une vraie gamine la veille de Noël. Les yeux de Bobby se plissent d’amusement. “Alors, prêt ? Il faut qu'on aille lancer la simulation, j'ai hâte, j'ai l'impression que ça fait longtemps qu'on a pas fait ça !” Il éclate de rire. Mais il partage la même impression. Une éternité est passée depuis leur dernier moment à eux. Que cela soit à la Danger Room ou ailleurs. Chacun a été occupé de son côté. Et dire qu’il a failli passer à côté de leur simulation. Il s’en veut encore plus, maintenant qu’il voit la joie de Kitty. “Enfin ce n'est pas qu'une impression... ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de t'avoir rien que pour moi !” Elle se rapproche. Peut-être qu’au final, elle est pour les effusions affectives ce soir. Il l’attire contre lui. A chaque fois qu’il l’enlace, il pense à la même chose : qu’est-ce qu’elle est minuscule. Il pourrait la soulever de terre, s’il le voulait. Mais il est heureux qu’elle soit là. Il est heureux de l’avoir contre lui. “Moi aussi, je suis content de te voir, petit génie.” Il s’éloigne de Kitty. Ce serait difficile de définir ce qui les relie tous les deux. De l’amitié, assurément. Une relation fraternelle, peut-être. Enfin, de son côté. Sûrement du côté de Kitty également. Elle sait qu’il est en couple. Elle ne se ferait pas de fausses idées. Pas avec un Q.I. aussi élevé. Pas avec sa vivacité d’esprit. Il chasse ces pensées. Parfois, les idées jalouses de Malicia le court-circuitent. C’est fou. Il s’éloigne de Kitty. Il s’éloigne aussi de la jalousie de Malicia. Il se rapproche du panneau de paramétrage de la Danger Room. Il hésite un instant. Quel niveau ? Moyen. Cela devrait suffire pour les occuper, les faire un peu suer. Il appuie sur un bouton. Dommages réels ? Il lance un regard en coin à Kitty. On va éviter. S’ils sont tous les deux assommés, personne ne viendra sauver leurs fesses. Non qu’il n’ait pas confiance en eux. Au contraire. On est jamais trop prudent. “Tu es prête à bouger tes fesses ?” Quelle question. Il lit l’impatience de Katherine. Il appuie sur un énième bouton. Autour d’eux, l’obscurité se fait. Les murs, le sol, la plafond. Tout se transforme. Un nouveau décor se dessine autour d’eux. Bobby s’empresse de rejoindre son amie.

Devant eux, un spectacle époustouflant se déroule. Il en est toujours ébahi. Des arbres se dressent de toute part. Une forêt se plante. Grandit. S’étale. Dans un coin, un cour d’eau prend naissance comme par magie. Non loin, des tentes sont dressées. Des tentes militaires. Des équipements doivent probablement y être rangées. Le soleil est dressé. Haut dans le ciel. Il sent ses rayons chauffer le sol, à travers le feuillage des arbres. En un clignement de paupières, la Danger Room est devenue une forêt. Un clignement de paupières et la technologie a disparu virtuellement. Son corps se tend. Ses yeux parcourent l’endroit. Bien qu’éloigné de son élément, il essaye de se l’approprier. La glace peut naître partout. Avec un peu de volonté, il peut la faire fuser de ses paumes. Il ne s’en soucie pas. Il s'inquiète plutôt du manque de défense de Kitty. Douée en corps à corps, certes, mais contre une attaque à distance, elle ne peut rien. A moins de devenir intangible. “On devrait aller voir là-bas. Il y a peut-être du matériel informatique ou des armes.” Il désigne du doigt les tentes. Des armes pour Kitty et des informations. Comprendre. La compréhension du contexte est la clé. Le pire est quand le danger sommeille. Quand le danger attend qu’on le déclenche. Il se met en route. Décidé à ne pas rester immobile plus longtemps. “Dis-moi… tu as trouvé quelqu’un depuis la dernière fois ?” Il lui jette un coup d’oeil. Un sourire en coin prend naissance sur son visage. Il adore ça. Il adore la taquiner sur ses relations amoureuses inexistantes. Enfin, peut-être en a-t-elle. Peut-être pas.

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« Salut Passe-Muraille. » Bien sûr, que ça me fait rire. C'est aussi pourri que ma blague à moi, mais ça me fait rire. Je suis heureuse de constater que Bobby entre dans le jeu, ça veut dire qu'il est content de me voir, et ça suffit donc à me mettre encore plus de bonne humeur que je ne l'étais déjà (si c'est seulement possible...). En même temps, il faut le dire, ce n'est pas compliqué, me mettre de bonne humeur. Je suis une personne plutôt constante, et même si ça peut être un peu fatiguant parfois pour mon entourage, je sais que c'est aussi une bonne chose. Au moins, avec moi, les gens ne sont jamais déçus. Pas comme avec ces personnes qui se lèvent le matin de mauvaise humeur, et à qui il ne faut pas parler tout de suite. Je suis sûre que Malicia est ce genre de fille (et je ne prendrai pas son pouvoir mortel comme circonstance atténuante). Bobby éclate de rire quand je lui annonce que j'ai l'impression qu'on a pas fait ça depuis longtemps, et que je suis plus que motivée. Il doit sentir que ce n'est pas feint, et qu'il m'a vraiment manqué, puisque quand j'approche, il m'attire contre lui. « Moi aussi, je suis content de te voir, petit génie. » Inutile de faire un check-up des battements de mon cœur ou de mesurer l'hystérie qui s'empare tout mon corps. Je referme mes bras autour du torse de Bobby, et le serre fort contre moi. Je suis plus que contente que ce soit lui qui ait fait le pas. Ça veut bien dire qu'il a de l'affection pour moi, pas vrai ? Bon, je sais bien qu'il ne faut pas que je me fasse de films, et que ça ne veut pas dire quoi que ce soit qui irait dans le sens que je veux... Mais quand il fait des choses comme ça, je ne peux m'empêcher de rêver un peu. De rêver qu'un jour peut-être, quand il se sera lassé de Malicia et du fait qu'il ne peut avoir ça avec elle... Il se rendra peut-être compte que je suis là, moi, et qu'il n'a qu'à faire un pas vers moi pour que ça devienne son quotidien. Je sais, c'est absurde. Bobby est bien plus âgé que moi, et depuis toujours, j'ai l'impression qu'il me considère plus comme sa petite sœur qu'autre chose. Mais j'ai grandi, et ce n'est pas fini. Je garde espoir. On dit que les personnes qui sont faites pour être ensemble finissent toujours par se trouver. Alors je croise les doigts (parce que bien sûr, je suis persuadée que Bobby et moi, on est faits pour être ensemble, même si c'est quelque chose dont je ne parle pas autour de moi). Quand il se détache de moi, j'ai un grand sourire aux lèvres, et je suis d'autant plus prête pour notre simulation. Son étreinte m'a redonné une bouffée d'énergie. Le jeune homme file ensuite vers le tableau de bord, et je le laisse choisir les différents critères. Il me lance un regard en coin pendant qu'il règle les boutons, ici et là, et demande : « Tu es prête à bouger tes fesses ? » Je le regarde avec un air faussement offensé. « C'est vraiment à moi que tu viens de poser cette question ? » Je fais mine de chercher autour de moi s'il y a quelqu'un d'autre. « On dirait que tu ne me connais pas, Titanic... » J'éclate de rire. Bien sûr que je suis prête à bouger mes fesses, même plus que prête. Je n'attends que ça, je ne tiens pas en place. Il appuie sur un dernier bouton, et tout change.

L'atmosphère est différente, tout à coup. Je sens que Bobby revient près de moi tandis que, les genoux fléchis, je me prépare pour ce qui va nous tomber dessus. Parfois, les simulations commencent fort, dés les premières secondes, alors je préfère être toujours préparée, toujours concentrée. Je remarque que nous nous trouvons dans une forêt, magnifique. Grandiose. Décidément, cette pièce ne cessera jamais de me surprendre. Autour de nous, il y a un cours d'eau, et ce qui ressemble à un camp militaire. Peut-être qu'il s'agit d'une mission d'observation. Où alors peut-être que nous allons devoir voler des équipements dangereux à ces hommes entraînés. Parfois, il vaut mieux que les armes soient en notre possession qu'en celle de mecs idiots embarqués dans l'armée par dépit. Pour l'instant, je ne vois aucun signe que le camp est habité, mais il serait étrange de tomber sur un camp non protégé. « On devrait aller voir là-bas. Il y a peut-être du matériel informatique ou des armes. » fait Bobby, en pointant les tentes du doigt. J'acquiesce tout en restant sur mes gardes. Je me cache derrière un tronc d'arbre qui se trouve à un mètre de nous, tout en vérifiant qu'aucun des grands conifères ne cache de caméras que pourraient utiliser de potentiels ennemis pour nous traquer. Je suis toujours en train d'observer, et m'apprête à avancer doucement vers les tentes quand Bobby me pose une question que je n'attendais pas. « Dis-moi… tu as trouvé quelqu’un depuis la dernière fois ? » Je hausse les sourcils, amusée. Ce n'est pas la première fois que nous avons des discussions légères pendant les simulations, mais ça me surprend toujours de la part de Bobby quand il évoque des trucs pareils. Je ne sais pas trop comment interpréter sa question, d'ailleurs.. Une part de moi a envie de se dire que c'est parce qu'il s'inquiète du fait que je puisse ne plus être célibataire... Mais bon, il demande peut-être ça simplement par curiosité, comme n'importe quel ami le ferait. « Tu es bien curieux, Iceberg. » Je fais en lui lançant un regard amusé. « Suis-moi. » Je passe à travers l'arbre derrière lequel j'étais cachée et file me poster derrière un autre, un peu plus proche des tentes. Nous avançons comme ça, sur nos gardes, puis quand nous sommes enfin à un ou deux mètres du camp, nous nous cachons derrière des buissons, le temps de bien observer. « Pour répondre à ta question, jeune homme... » Je fais tout bas. « On ne peut pas vraiment dire que j'ai trouvé quelqu'un, non. » Pas vraiment, hum. « Je n'ai pas vraiment eu le temps d'activer mon mode séduction, ces dernières semaines... Et les seules personnes qui m'intriguent ici sont... » Je cherche mes mots. La seule personne, à vrai dire... « Hors de ma portée. » Ceci est prononcé avec un peu de tristesse, il faut l'avouer. « Pour l'instant, en tous cas. Bon, est-ce que tu as un gadget qui nous permettrait de voir s'il y a quelqu'un dans cette tente ? Des lunettes thermiques ? » En attendant, je lance une petite bille qui libère un gaz censé découvrir tous les pièges masqués sur le sol.
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est-ce que je t'aime ? Je ne sais pas si je t'aime

Tout est différent, maintenant. Le décor. L’humidité. La météo. Le sol. Tout. Tout a changé. C’est comme s’ils étaient projetés dans un autre pays. C’est souvent ce qu’il se passe lorsqu’ils partent en mission. Ils prennent le jet et ils atterrissent dans un endroit inconnu. La prise de connaissance de l’environnement est la première étape. Trouver les pièges. Déceler les signes d’une vie. Découvrir les éventuelles cachettes. Repérer le chemin pris. Tout cela est essentiel pour leur survie et la réussite de la mission. Il a le sentiment d’être un agent secret envoyé en mission. Mais il ne l’est pas. Il est un mutant. Un mutant qui tente de faire le bien autour de lui. Il n’y arrive pas toujours. Parfois, il pense agir pour le bien. Parfois, il se trompe. Il est difficile de savoir différencier le bien du mal lorsque l’on a des idéaux. Il fait confiance au Professeur Xavier. Quand il l’envoie quelque part, Bobby sait qu’il agit pour le mieux. Mais même le Professeur peut s’égarer. Peut se perdre sur la voie du bien. Alors, il y a toujours cette question. Ce doute. Il ne veut pas agir aveuglément. Il veut agir en ayant toutes les cartes en mains. Il veut agir parce qu’il pense que c’est faire le meilleur. Alors oui, il s’interroge toujours. Jusqu’à maintenant, il n’a jamais dit non. Il n’a jamais renoncé à une mission. Il se tourne vers Kitty. Il lui montre les tentes. C’est toujours l’endroit où il faut commencer. A moins que cela soit un piège. Évidemment. Mais ça, ils ne le sauront qu’en y allant. Être piégé avec Kitty n’est pas un problème. Il ne la surnomme pas Passe-Muraille pour du vent. Le plus dur est de se faufiler vers les tentes. Discrètement. Doucement.

Chacun prend son arbre. Cachés. Ils attendent. Ils jettent un coup d’oeil derrière le tronc. A droite. A gauche. Devant. Rien. Etrange. Les sens de Bobby sont en alerte. Il se tient prêt à balancer le jet gelé qui lui sert de pouvoir. Kitty lève les yeux vers les feuillages. Elle cherche du matériel électronique. Caméras, détecteurs de mouvement, alarmes… Tout ce qui peut annoncer la présence d’intrus sur le camp. Là encore, rien. Rien de rien. C’est étrange. La Danger Room a décidé de jouer les petits malins. Il profite du calme ambiant pour débuter la conversation. Autant passer d’abord par le sujet des copains, puis on verra le reste plus tard. “Tu es bien curieux, Iceberg.” Il esquisse un sourire. Curieux, ça, il l’est. Ses amis en font les frais, malheureusement. “Suis-moi.” Et elle s’enfonce littéralement dans l’arbre. Le pouvoir de Kitty est pratique. Aucune porte. Aucun mur. Aucune barrière. Aucun obstacle ne peut la retenir. Il en arrive presque à lui envier. Enfin, jusqu’à ce qu’elle le touche et l’embarque. Là, il trouve cela… étrange. Pour ne pas dire dégueulasse. Combien de fois ont-ils sauté du jet ensemble et les a-t-elle fait atterrir en s’enfonçant dans le sol pour en ressortir ? Ce qu’il se passe alors dans le corps est bouleversant. Dans le mauvais sens du terme. Il contourne son arbre et se cache derrière un autre. La progression est bonne. Le rythme se met en place. Un arbre. Check up des environs : feuillages, arbres alentours, détection de traces, départ pour un nouvel arbre. Ainsi de suite. Enfin, le campement est proche. Ils s’agenouillent derrière des buissons. C’est le moment qu’elle décide de prendre pour répondre à sa question. “Pour répondre à ta question, jeune homme...” Sa voix n’est qu’un murmure. A seulement quelques centimètres d’elle, il entend parfaitement sa réponse. Il sourit même. Jeune homme… elle se prend pour une vieille femme aigrie ? Il écarte des feuilles pour avoir un aperçu des tentes. Cinq ou six. Il n’y a toujours pas âme qui vive. Où sont-ils tous passés ? “On ne peut pas vraiment dire que j'ai trouvé quelqu'un, non.” Il lève un sourcil dans sa direction. Il laisse tomber l’analyse du camp. Il se tourne vers Kitty. “Je n'ai pas vraiment eu le temps d'activer mon mode séduction, ces dernières semaines... Et les seules personnes qui m'intriguent ici sont...” Elle se cherche des excuses. Comme d’habitude ! Comme s’il fallait un état d’esprit particulier. “Hors de ma portée.” Hein ? Hors de sa portée ? Il la dévisage. Qui peut être hors de portée de Kitty ? Elle est joyeuse, drôle et elle est jolie ! Peut-être trop intelligente. Cela peut effrayer. Il ne comprend pas. Il fronce les sourcils.

Il est certain qu’avec un peu de volonté, elle pourrait se démarquer. Elle pourrait faire la différence. Mais la volonté est souvent ce qui fait défaut. Elle va de paire avec la confiance en soi et la motivation. “Pour l'instant, en tous cas. Bon, est-ce que tu as un gadget qui nous permettrait de voir s'il y a quelqu'un dans cette tente ? Des lunettes thermiques ?” Et elle change de conversation. Comme si elle n’avait jamais eu lieu. Elle se concentre sur la mission. Donc, il y a vraiment quelqu’un. Une personne qui la touche. Et qui la blesse en l’ignorant totalement. Il enfonce deux doigts dans le buisson et écarte de nouveau les feuilles. Il n’a pas besoin de réfléchir. Il sait qu’il n’a rien emmené avec lui. Rien qui puisse les aider dans cette mission. Mais il a son pouvoir. Ce qui n’est pas mal du tout. Du regard, il cherche un détail. Quelque chose qui lui donnerait une idée. Quelque chose qui lui permettrait d’attirer l’attention. Au milieu du camp. Des citernes. Plusieurs litres. Pendant que Kitty balance une bille de gaz, Bobby laisse le givre parcourir son corps. S’échapper de ses mains. Courir jusqu’à la citerne. Recouvrir le plastique. Créer une enveloppe glaciale autour de la citerne. L’eau commence à refroidir. Elle se solidifie. Elle rigidifie. Elle se glace. La citerne explose. Des débris volent dans tous les sens. Le son de l’explosion résonne dans toute la forêt. Les oiseaux prennent leur envol. Les conséquences ne tardent pas à faire effet. Un. Deux. Quatre. Neuf. Douze... Ils sont bientôt une vingtaine à sortir. Une vingtaine à eux deux. Ça peut le faire. Enfin, s’il s’agit seulement d’humains sans mutation. Dans le cas contraire, cela risque d’être plus compliqué. “J’en compte vingt-deux.” Murmure léger. Les militaires se réunissent autour de la citerne. Ils cherchent la cause. Il faut profiter du chaos. Foncer dans les tentes ou attaquer ? Telle est la question. Ils semblent tous armés. Mieux vaut profiter de la confusion. D’autant plus que certains doivent encore se cacher. Il tourne la tête vers Kitty. Certains disent que la prudence est mère de sûreté. Et il y en a d’autres, comme Logan, qui pensent que la meilleure défense est l’attaque. Face à ces deux manières de penser, il n’est pas facile de choisir. Au sol, le gaz révèle ses secrets. Des fils invisibles. Une trappe. Et bien d’autres pièges. Le contraire aurait été étonnant. “Et merde !” L’intangibilité de Kitty va leur être d’une grande utilité. Mais ils ne peuvent pas attendre. Plus ils restent à la même place, plus ils augmentent les risques d’être repérés. “Tu penses qu’on peut passer ?” Intangible. Mais aussi capable de se déplacer dans les airs. Et génie de l’information et de l’électronique. S’il y a bien une personne qui peut les faire entrer, c’est elle. Dans leur duo, l’organisation est simple. Il défend. Il protège. Elle attaque. Elle élabore les plans.

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Je sens son regard se poser sur moi quand j'annonce que je n'ai trouvé personne pour l'instant, et que ceux qui m'intéressent sont hors de ma portée. J'ai l'impression qu'il est surpris. Quelle ironie. Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. J'aimerais pouvoir lire dans ses pensées, en cet instant précis. Savoir ce qu'il se dit. Pense-t-il simplement que c'est dommage pour moi ? Comprend-t-il silencieusement de qui je veux parler ? J'ai l'espoir qu'au fond, il comprenne. J'ai été élevée aux comédies romantiques et livres décrivant des histoires d'amour épiques... Bien sûr que j'ai imaginé plus d'une fois le jour où il se rendra compte qu'il est toujours dans mes pensées, et qu'il s'est trompé depuis le début. Qu'il n'aime pas vraiment Malicia, qu'il a des sentiments pour moi, qu'il a refoulés (les raisons que j'imagine sont nombreuses... Mon âge, notre amitié très forte...). J'ai quarante mille scénarios dans mes rêves. Tous finissent comme dans les contes de fées, avec un baiser et un beau mariage rassemblant tous les habitants de l'institut. Je sais que je suis pathétique. Je sais que je ne suis qu'une pauvre gamine naïve. J'ai l'espoir qu'un jour, il trouvera son chemin vers moi, et depuis des années, je n'arrive pas à me le sortir de la tête. Alors en attendant ce jour, j'essaie de faire ma vie. Mais elle n'inclut personne sur le plan amoureux. Je veux que Bobby soit mon premier et mon dernier amour. Je le laisse me regarder sans tourner le visage vers lui, feignant d'être concentrée dans la mission. Si ce n'est pas maintenant, peut-être que ce que je viens de dire fera son chemin dans son esprit ce soir, demain, dans une semaine... Qui sait ? Je change donc le sujet et nous reconcentre sur la mission, même si je meurs d'envie de lui donner d'autres indices qui le mettront sur ma piste. Il faut que je sois patiente.

Bon, visiblement, Bobby n'a pas de lunettes thermiques. Je le comprends vite quand il décide d'user de son pouvoir sur une citerne, qui ne met pas beaucoup de temps avant d'exploser. Bon, au moins, si on voulait se faire remarquer, c'est réussi. Une vingtaine de personnes sortent des tentes, attirées par le bruit. « J’en compte vingt-deux. » fait Iceberg. Je fais une moue sceptique. « Moi aussi, mais il faut qu'on soit préparés à ce que d'autres sortent des tentes. » Je baisse les yeux vers le sol, où les pièges apparaissent un à un. Il y en a beaucoup plus que ce que j'aurais imaginé. « Et merde ! » fait Bobby, à ma droite. Il ne va pas pouvoir avancer avant qu'on trouve un moyen de les déjouer. Quoique. Peut-être peut-il empêcher les pièges de se déclencher en les gelant. Il l'a déjà fait une fois lors d'une mission dans une forêt en Alaska, elle s'en souvient très bien. Il l'a sauvée d'une blessure qui aurait pu l'handicaper pendant des jours.  « Tu penses qu’on peut passer ? » lance-t-il finalement. J'observe de nouveau la situation devant nous, et ces personnes armées qui observent la citerne qui vient d'exploser. On peut passer, bien sûr, mais avant, il faut que je m'assure qu'il n'y ait pas d'autres personnes dans les tentes. « Voilà la première phase du plan. Tu restes en retrait et tu fais en sorte de ne pas te faire remarquer. Si quelqu'un s'approche de toi, tu détournes l'attention ailleurs. Tu fais en sorte de pas te faire tuer, quoi. » Ma voix est un murmure. « Je vais passer par la gauche et entrer par l'arrière des tentes pour les vérifier, et neutraliser les potentiels soldats qui se cacheraient. » Mon intangibilité me permet de jouer les caméléons quand je me concentre bien, je peux me fondre à l'environnement sans que personne ne le remarque, sans pour autant être parfaitement invisible. « Je reviens juste après. » Je n'hésite pas et fonce. Bobby va sûrement penser que je suis folle, mais il commence à avoir l'habitude. Dans le passé, j'ai fais des choses idiotes pour lui. Comme me lancer au devant du danger pour voir si ça lui faisait quelque chose, s'il tenait à moi. J'ai un peu mûri, depuis, bien sûr, mais je suis toujours curieuse de sa réaction, quand je fais des choses comme ça. Je m'attaque à la première tente et découvre qu'elle est vide. Je continue comme ça avec toutes les autres, et comprends qu'elles sont toutes vides... Jusqu'à ce que je pénètre dans la dernière. Immédiatement, je mets mon effet caméléon en place. Deux soldats armés surveillent une personne, attachée à une chaise. Je la reconnais tout de suite : c'est un habitant de l'institut Xavier. J'essaie de comprendre qui sont ses gardes, et vois le logo d'une entreprise inconnue sur leurs uniformes. Je me doute alors de la mission : libérer l'un des nôtres, capturé par des personnes cherchant à utiliser son don, ou quelque chose dans ce genre là. Je décide de rester éclaireur et de ne rien faire pour l'instant. Il faut que je vois avec Bobby notre tactique. Toujours aussi discrète, je ressors de la tente et reviens sur mes pas, pour retrouver mon collègue qui est derrière un tronc d'arbre. Les soldats ont avancé dans sa direction. « Bon, deux gardes surveillent un mutant dans la tente la plus à droite. C'est un pensionnaire de l'institut qui a à peu près mon âge. Je pense qu'ils l'ont capturé. Il faut qu'on aille le délivrer. » Je le fixe avec un sourire. J'espère qu'il ne va pas me demander si je trouve le mec en question mignon. Ce serait tellement son genre. « Alors, on la joue discret en passant par derrière, ou alors on la joue frontal, et on fonce dans le tas ? Vingt-deux personnes... Je me tâte. » Je peux, sous ma forme intangible, éviter la plupart des balles. Mais qui sait ? « Qu'est-ce que t'en penses ? »

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est-ce que je t'aime ? Je ne sais pas si je t'aime

En soit, traverser les pièges ne devraient pas poser problème. Entre l’intangibilité de Kitty et la glace, ils peuvent s’en sortir. Mais là, il y en a trop. Et s’il y a un détecteur de mouvements dans le coin qu’ils n'ont pas vu ? Le risque est trop grand. Le camp qui se dresse devant eux peut être un camp ennemi… Quoique se faire attraper est une bonne idée pour entrer. Bobby laisse son esprit travailler. Il réfléchit à la meilleure technique. Son regard parcourt les lieux. Différents scénarios se dessinent. Il cherche dans ses souvenirs de missions. Il fait appel à toutes ses expériences avec la Danger Room. A aucun moment, l’idée d’envoyer Kitty la première le frôle. A aucun moment la mettre en danger lui est envisageable. Trop dangereux. Trop risqué. “Voilà la première phase du plan. Tu restes en retrait et tu fais en sorte de ne pas te faire remarquer. Si quelqu'un s'approche de toi, tu détournes l'attention ailleurs. Tu fais en sorte de pas te faire tuer, quoi. Je vais passer par la gauche et entrer par l'arrière des tentes pour les vérifier, et neutraliser les potentiels soldats qui se cacheraient. Je reviens juste après.” Elle parle avec une rapidité incroyable. Il suit. Il la suit dans ses explications. Il voit son plan se dérouler. Mais une alarme se déclenche dans son cerveau. Hors de question qu’elle aille là-bas. Toute seule. Elle n’a pas une idée plus suicidaire, encore ? Il fronce les sourcils. “Quoi ? Non ! Il est…” Elle est déjà debout. Si le camp n’était pas aussi prêt, il lui ferait une leçon de moral dont il a le secret. Sauf que là, cela serait leur porter préjudice. Ils n’ont pas le temps, ni la distance. Il a l’impression d’être un gamin qu’on laisse de côté. Essaye de ne pas te faire tuer. Ben voyons ! Comme si il était du genre à se mettre en danger inutilement. Lui. Des deux, il est celui qui peut le plus se protéger. Il suit Kitty du regard. Complètement inconsciente. Insouciante. Il déteste quand elle fait ça. A croire que ça l’amuse de l’effrayer. Et si elle se fait attaquer ? Et si c’est un piège ? Est-ce qu’elle a conscience qu’il ne pourra pas réagir ? Il baisse les yeux sur sa montre. Dix minutes. Il lui laisse dix minutes. Son doigt tapote nerveusement le cadran. Dix minutes. Mais il continue de pester. Folle. Naïve. Encore insouciante. Sous ses yeux, elle traverse les pièges facilement. Elle se fait la plus discrète possible. Son intangibilité a bien des avantages, il faut l’avouer. Mais merde ! Elle est trop tête brûlée ! Elle disparaît dans une des tentes. L’attention de Bobby se retourne vers les militaires. Pourvu qu’aucun ne rentre. Pourvu qu’ils ne s’aperçoivent de rien. Il les compte de nouveau. Vingt. Vingt-et-un. Vingt-de… Son coeur manque un battement. Où est le vingt-deuxième ? Il manque de se lever de sa cachette pour le trouver. Il se retient. Ne pas se montrer. Merde. Où est-il ? Il reprend son compte. Vingt. Vingt-et-un. Vingt-deux. Cette fois, il les voit tous. Il respire de nouveau. Il cherche Kitty des yeux. Il ne l’aperçoit pas. Il regarde sa montre. Quatre minutes sont passées. Allez, Kitty. Il ne tient plus en place. Il doit bouger. Il va devenir fou à l’attendre, là. Mais il reste. Derrière lui, un craquement. “Mince Kitty, tu foutais qu...” Il se retourne. Ce n’est absolument pas Kitty. Son première réflexe est de geler les pieds, puis les lèvres de l'invité surprise. Aucun son. Aucun déplacement possible. Bobby sort de sa cachette. Se redresse. La glace a remplacé son corps. Il n’est plus qu’un bloc translucide. Il esquisse un sourire. Un sourire qui ne doit pas avoir l’air sympathique dans sa version glaçon. Il prend l’arme de l’homme des mains. Il la dépose sur le sol. Le pauvre militaire se débat. Bobby abrège sa peur. Il lui donne un coup de boule. L’homme perd connaissance. Bobby le rattrape et le pose discrètement au sol. Pas de bruit. Kitty, bouge tes fesses, pense-t-il. Rester trop longtemps à la même place est dangereux. Il reprend son apparence humaine. Il se planque derrière un tronc d’arbre, à quelques mètres de sa victime. Kitty, où es-tu ?

Enfin, la voilà. Un poids dont il n’avait pas conscience disparaît. Elle est là. Bien en vie. Elle ne semble pas blessée. Il va la tuer, cette gamine. Il essaye de prendre son air le plus en colère. Vaine tentative. “Bon, deux gardes surveillent un mutant dans la tente la plus à droite. C'est un pensionnaire de l'institut qui a à peu près mon âge. Je pense qu'ils l'ont capturé. Il faut qu'on aille le délivrer.” Bobby avale les informations. Un élève de l’Institut. Bordel… Effectivement, il faut le délivrer. Le plus rapidement est le mieux. Ils ont donc vingt-quatre personnes à combattre. A deux, ils peuvent aussi bien s’en sortir qu’être en difficulté. Il se tourne vers le camp. Cette fois, ça sera son plan. Pas celui de Kitty. Et ils iront tous les deux. “Alors, on la joue discret en passant par derrière, ou alors on la joue frontal, et on fonce dans le tas ? Vingt-deux personnes... Je me tâte.” Non, ça ne lui convient pas. Attaquer frontalement serait mettre en danger l'élève. Sans compter mettre en danger Kitty. Il ne veut pas risquer de les perdre tous les deux. Une fois qu’ils auront libéré le mutant, ils seront trois. Ils s’en sortiront plus facilement. En espérant que le gamin ait une maîtrise de sa mutation. “Et il y a aussi des patrouilleurs.” Détail à ne pas négliger. Bobby doute qu’il soit tombé sur le seul. Il doit y en avoir deux ou trois autres. Ils ne tarderont pas à arriver sur eux. Il faut bouger. Mais d’abord, il faut entrer. “Qu'est-ce que t'en penses ?” Il secoue la tête de droite à gauche. Il y a possibilité de faire autrement. Il faut se fondre dans la masse. Il fait signe à Kitty de le suivre. Direction sa victime gelée. Il s’agenouille à côté. L’homme est encore endormi. Il lui retire sa veste qu’il tend à Kitty. “Mets ça. On va se fondre dans la masse. Plus c’est gros, moins c’est évident, n’est-ce pas ? Hé bien, on sera juste sous leurs yeux.” Il retire le pantalon du gars. Il le donne à Kitty. Casquette. Bottes. Arme. Les vêtements seront trop grands pour elle. Mais, elle passera inaperçue. Bobby se relève. L’homme est dépouillé de tous ses vêtements. Il a de la chance, il ne fait pas froid. Maintenant, il faut tomber sur un autre militaire pour lui voler ses vêtements. Il se retourne. Il laisse Kitty s’habiller. Intimité. Et un peu pudeur. “Le mutant capturé… ce n’est pas le nouveau ? Tu sais… comment il s’appelle déjà ? Darcy ou Freddy...” Danny. Il connaît parfaitement son prénom. Il a entendu parler de son histoire. Simple ruse pour mettre Kitty sur la piste. Pour voir sa réaction. Pour voir son comportement. Peut-être est-ce son amour inaccessible ? Il analyse la situation au camp. Les militaires s’organisent pour réparer les dégâts. Certains cherchent dans les fourrées. Ils sont en quête du responsable. Il est temps de se mettre en marche. Il se tourne vers Kitty. La voir accoutrée ainsi lui arrache un sourire. Lui qui la connaît, la voir dans cette tenue est plutôt drôle. Il reporte son attention sur l’homme assommée. Ils ne peuvent pas le laisser là, à la vue de tous. Il s’empresse de le tirer à l’abri d’un buisson. Il le recouvre de quelques branchages. Ça devrait faire l’affaire. Il se nettoie les mains sur sa combinaison. “A mon tour d’être relooké.” Il est temps de pénétrer dans le camp. Il se rapproche de la frontière piégée. Il trouve un endroit caché par les tentes.

La neige court dans ses veines. Chatouille sa peau. Sort de sa paume en une pluie fine de glace. Un chemin glacé se crée au-dessus des pièges. Gèle les mécanismes. Il attrape une branche de bois cassée. Il la balance sur son pont glacé. Elle rebond. Elle roule. Rien. Il échange un regard avec Kitty. “On assomme le premier qui débarque. On lui pique ses affaires et on va chercher l’élève, sans se faire remarquer.” Il fait un pas, puis s’arrête. Il pivote vers son amie. Son regard est sévère. Autoritaire. Il ne rigole plus. “Et tu restes à côté de moi. Pas de comportement insensé et idiot.” Il est bien décidé à ce qu’elle ne reparte pas seule dans le camp. Il garde un oeil sur elle. Il passe son chemin de glace. Il se cache derrière la tente, en attendant d’être rejoint par Kitty. Nous y voilà. Il fait disparaître son pont. Pas d’indice de leur passage. Seule une trace humide subsiste. “Et on ne se sépare pas. Pas de comportement insensé et idiot.” La petite mise en garde qui va bien. Il préfère être sûr. Il s’est déjà fait avoir plusieurs fois. Il a eu plusieurs frayeurs, ainsi.

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Bobby a l'air content de me voir revenir, en tous cas, alors forcément, je suis contente aussi. Ça veut dire qu'il s'inquiète au moins un peu pour moi, et ça m'allège un peu le cœur. Je compte pour lui, je le sais, même si ce n'est pas vraiment de la même manière que lui compte pour moi. Je lui fais un compte-rendu de la situation là-bas, et attends ses conseils. J'aurais tendance à la jouer plutôt discrète, mais qui sait, c'est parfois ce qui nous met dans la panade. Le truc avec les missions, c'est que c'est imprévisible. Une décision qu'on va prendre un jour nous réussira, et on prendra la même le lendemain dans les mêmes circonstances, mais ça échouera. J'ai encore du mal à évaluer les menaces, à choisir la bonne manière d'agir dans les situations qui nous sont proposées. Malgré mes entraînements avec Bobby ou Tornade, je suis encore une novice dans le monde des x-men, dans les missions de terrain. Je ne m'en suis pas trop mal sortie pour l'instant, mais je redoute de prendre de mauvaises décisions qui pourraient tous nous affecter. J'ai fait le choix de faire partie de l'équipe, et je ne le regrette pas, c'est un honneur… Mais c'est aussi une grande responsabilité. Parfois, une action qui ne dépend que de moi peut avoir des conséquences sur tous les autres, c'est difficile à appréhender, et la pression est difficile à gérer. Mais je veux continuer à m'entraîner, pour passer au dessus de cela, et un jour peut-être, réussir à être un agent aussi doué que Tornade. J'ai la chance d'être bien entourée, et toujours poussée par mes proches dans mon apprentissage. Je pense que tous n'ont pas cette chance, alors j'en profite autant que possible.

Bobby avise un des gardes qu'il a gelé, juste à côté de nous. Il lui prend sa veste le plus silencieusement possible. « Mets ça. On va se fondre dans la masse. Plus c’est gros, moins c’est évident, n’est-ce pas ? Hé bien, on sera juste sous leurs yeux. » Je lui lance un regard fier et impressionné. « Dis donc, c'est que tu as des bonnes idées parfois, Titanic. » Tandis qu'il dépouille l'homme du reste de ses vêtements, je lance, amusée : « Bobby Drake qui déshabille un homme.. On aura tout vu. C'est Malicia qui va être contente de voir que tu changes de bord. » Comment ça, j'aime bien le taquiner ? Il se retourne tandis que je passe le pantalon par-dessus mon legging et troque mon sweat pour la veste. Les bottes sont très lourdes, mais ce n'est pas la première fois que j'ai affaire à ce genre d'équipements. Il va juste falloir que je m'habitue à courir avec. Je suis en train de retourner le bas du pantalon pour qu'il paraisse un peu plus à ma taille quand Bobby me questionne : « Le mutant capturé… ce n’est pas le nouveau ? Tu sais… comment il s’appelle déjà ? Darcy ou Freddy… » Je fronce les sourcils. Je suis relativement surprise qu'il ne connaisse pas son prénom alors que tout le monde ne fait que parler de lui depuis qu'il est arrivé. Enfin bon… Il était peut-être trop occupé avec Malicia. Mon visage s'éteint à cette seule pensée, et je secoue la tête pour chasser les pensées désagréables qui se font un chemin dans mon esprit. Pas besoin d'être déconcentrée maintenant, surtout pas au moment où justement, j'arrive à avoir un peu Bobby pour moi toute seule. « Danny. Oui, c'est lui. » Je réponds tout de même froidement, légèrement en colère. Sans penser que ça peut être interprété autrement par Bobby. Il rit en me voyant accoutrée de la sorte, et je lève les yeux au ciel. Le petit moment de tension dans mon esprit est retombé. Il a suffit que le jeune homme se mette à rire. Il m'en faut peu, quand il s'agit de Bobby. Il tire le corps du garde qu'il vient de déshabiller derrière un buisson puis annonce, en s'approchant de la frontière : « A mon tour d’être relooké. »

Quelques secondes plus tard, il a créé un pont de glace au-dessus des pièges. Magnifique. « On assomme le premier qui débarque. On lui pique ses affaires et on va chercher l’élève, sans se faire remarquer. » J'acquiesce, concentrée. Je pense que le plan est bon, et que si tout se passe comme prévu, cette simulation sera bientôt terminée. « Et tu restes à côté de moi. Pas de comportement insensé et idiot. » Je lève les yeux au ciel, un comportement qui veut dire comme si c'était mon genre!. Mais il a raison, c'est tout à fait mon genre, il me connaît parfaitement. Je vais essayer d'obéir, je dis bien essayer. Quand je le rejoins derrière l'une des tentes après avoir passé le pont de glace et qu'il l'ait fait disparaître, il ajoute : « Et on ne se sépare pas. Pas de comportement insensé et idiot. » Je lâche un petit sourire exaspéré. Il essaie de jouer au grand frère ou quoi ? « Je crois que j'ai compris, ça fait deux fois que tu le répètes. » Du coin de l’œil, j'avise un mouvement. Je n'hésite pas. J'attrape le garde et le mets à terre avec l'une des prises que Tornade m'a apprises. Efficace. Je passe mon bras intangible dans son épaule, de quoi le faire tourner de l’œil. Il a l'air plutôt bien foutu. C'est donc moi qui vais le déshabiller, on va voir si ça fait quelque chose à Bobby. J'enlève la veste, les bottes, le pantalon et les donne au cryokinésiste. Le temps d'un instant, je reste face à lui. Puis je me rappelle qu'il faut que je lui laisse de l'intimité. Je toussote et me retourne, embarquant le garde inconscient derrière un buisson pendant que bobby se change. Il me faut toute la volonté du monde pour ne pas regarder. Mais encore une fois, ce n'est pas le moment. « T'es plutôt canon, en garde. » Pardon, ça m'a échappé. « Bon. Viens. » Nous allons de tentes en tentes, passant derrière chacune d'entre elles à chaque fois, essayant d'éviter d'être repérés par les gardes. Ils n'ont pas l'air très intelligents et nous arrivons vite à la tente du prisonnier. « Donne moi ta main. » Je fais à Bobby, en tendant la mienne. Quand il la prend, un frisson me parcourt, et je nous rends tous les deux intangibles, et nous gomme du décor quand nous entrons dans la tente. J'ai réussi à étirer mon pouvoir à deux personnes, quand je me concentre bien. Je lui fais un signe de tête, lui indiquant de prendre le garde de gauche pendant que je m'occupe de celui de droite. Je compte sur mes lèvres, et à trois, le charme est rompu : nous nous lâchons les mains et mettons les deux gardes à terre.

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Il doit être certain que Kitty ne fera pas de connerie. Il doit être sûr qu’elle n’agira pas spontanément, comme elle a l’habitude de le faire. Il lui laisse libre cours à sa spontanéité en cours ou dans le vie quotidienne. Mais en mission, mieux vaut éviter. Ces situations sont parfois périlleuses. Elles peuvent parfois être dangereuses et synonymes de blessures ou de morts. Mieux vaut éviter que cela arrive. Pouvoir compter sur son co-équipier est primordial. Il a confiance en Kitty. Là n’est pas le problème. Il a aussi confiance en sa ténacité pour n’en faire qu’à sa tête. Ce n’est pas pour rien qu’il veut s’assurer que tout se passera selon le plan. Qu’elle ne partira pas toute seule, dans son coin, sans lui laisser le temps de protester. Alors, il se répète. “Je crois que j'ai compris, ça fait deux fois que tu le répètes.” Dans ces moments-là, il réalise à quel point par Kitty est encore jeune. Il a parfois tendance à la traiter comme une adulte. Parfois, c’est lui qui retourne dans le passé pour rire avec elle. Et parfois, ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Elle a l’air exaspéré qu’il se répète. Bobby lève les yeux au ciel, à son tour. Elle est encore jeune, mais elle comprendra bientôt. Elle comprendre en grandissant. L’instant n’est pas à l’analyse de Kitty. Il est plutôt à l’attaque d’un militaire pour lui voler ses vêtements. Justement, Kitty est déjà à l’oeuvre. Elle s’en prend à un garde qui a eu le malheur de s’approcher d'un peu trop près. Bobby jette un coup d’oeil aux alentours. Le remue-ménage n’a alerté personne. Il tique, en voyant la jeune femme entreprendre de déshabiller le militaire. Depuis quand elle déshabille les hommes ? Il aurait encore préféré s’en charger lui-même. L’idée que la jeune Kitty puisse tripoter des hommes… Disons que l’idée est assez étrange. Il ne dit rien, il se contente de détourner le regard. Il ne veut pas passer pour le vieux rabat-joie de service. Pendant qu’elle retire les vêtements du militaire, il continue de surveiller les environs. Il ne faudrait pas qu’ils soient surpris. Dans ce cas, ils auraient à faire. Ils seraient obligés de fuir. il récupère les vêtements qu’on lui tend et entreprend de se changer. Il regrette d’avoir mis la combinaison des X-Men. Tout cela va devenir compliqué. Il hésite un instant à passer les habits par-dessus sa combinaison. Mais le col dépassera et il n’est même pas sûr de pouvoir bouger facilement. Il jette un coup d’oeil à Kitty. Elle finit par se détourner. Elle ne pensait quand même pas assister à son strip tease, en pleine mission ! Il retire rapidement la combinaison. Il se dépêche d’enfiler le pantalon, les bottes et de refermer la veste jusque au-dessus. Le changement est terminé. “T'es plutôt canon, en garde.” “Toi non plus, t’es pas mal.” Il esquisse un sourire amusé. Ben voyons, elle se rince l’oeil, en plus ! Venant de Kitty, il se doute que ce n’est qu’une blague. Seulement de la taquinerie. Ils ne sont pas dans une relation où le flirt à sa place. Ils sont dans l’amitié, dans la complicité, dans la fraternité. Sûrement pas dans la séduction. N'est-ce pas ? “Bon. Viens.

La suite est plus compliquée. Ils passent derrière chaque tente. La discrétion est de mise. Ils sont habillés comme des gardes, mais ils peuvent se faire prendre. Il suffirait que l’un d’eux leur posent une question précise. Il suffirait qu’il leur demande une information. Il suffirait qu’il fasse référence à un code secret pour s’identifier mutuellement. Il en faudrait peu. Alors, ils font attention. Ils surveillent. Ils avancent précautionneusement. Ils finissent par arriver derrière une tente. “Donne moi ta main.” Il la lui tend. Il déteste quand il doit traverser des objets. Il déteste quand elle le rend intangible. C’est… étrange. Dérangeant. Mais il n’a pas le choix. Pour une entrée discrète, ils doivent se fondre dans le décor. Ils passent à travers la toile de tente. Ils ne sont même pas remarqués par les deux gardes. Bobby prend le temps de détailler l’étudiant. Il reconnaît Danny, le nouveau. D’après le ton que Kitty a emprunté tout à l’heure, elle a l’air de cacher quelque chose. Serait-ce un certain intérêt pour le petit nouveau ? Il est bien décidé à le découvrir prochainement. Pour l’instant, Kitty compte jusqu’à trois ans. Bientôt, le camouflage disparaîtra. Il se prépare à se débarrasser d’un des gardes. Un. Deux. Trois. Ils sont de nouveau visibles à l’oeil de tous. Bobby se précipite sur le premier. Il profite de l’effet de surprise afin de geler son arme et de lui donner un coup sur la tête. L’homme s’effondre par terre. Il jette un coup d’oeil vers Kitty. Elle en a aussi terminé avec le garde. Il esquisse un sourire satisfait. Jusque là, tout se passe… une sirène retentit dans le camp. Bordel. Ils ont été repérés. Mais comment ? Peut-être l’un des gardes a-t-il trouvé les corps. La situation va vite devenir incontrôlable s’ils ne bougent pas. “Détache Danny, pendant que je surveille ce qu'il se passe.” Je me poste devant la porte en toile. Je repousse le pan de quelques centimètres pour voir à l’extérieur. Les soldats courent dans tous les sens. Ils convergent tous vers leur tente, armes à la main. Il n’y a pas à dire, les militaires ont une vraie rigueur. Ils se mettent rapidement en place. Ils ont bien plus de cohésion que les X-Men. Il se retourne vers Kitty. “Faut y aller, ça commence à bouger.” Il rejoint les deux jeunes mutants. Son cerveau est en sur-régime. Il réfléchit aux possibilités. Sortir par derrière ou passer par l’avant. Attaquer ou fuir. Attaquer ne leur sert à rien. Ils ne sont pas là pour arrêter un groupe, mais pour récupérer Danny. “Nous savons que vous êtes là. Vous êtes encerclés. Nous vous demandons de bien vouloir sortir dans le calme et sans gestes brusques.” La voix résonne, comme amplifiée. Aucune issue. Bobby lâche un juron. Finalement, la mission n’est pas si simple que ça. Son regard se pose sur Kitty. Ils vont y passer la nuit, s’ils doivent affronter un camp militaire. Autant prendre la situation à la rigolade. Ce n’est qu’une simulation, après tout. En temps normal, il se serait inquiété. Il aurait été plus tendu, plus aux aguets. Là, il sait qu'il ne mourra pas. La logique est totalement contre-productive. Elle ne le pousse pas à se battre pour sa peau. Au contraire. Elle le pousse à se traîner et à profiter de l’instant. Mais quand même. Ils ne peuvent pas passer la soirée ici.

Si tu avais prévu un dîner romantique avec Danny, il va devoir attendre.” Il esquisse un sourire désolé. Il jette un oeil au faux Danny. Il a l’air d’être un gars plutôt sympa. Quoique, il paraît qu’il tourne autour de Malicia de plus en plus souvent. A croire qu’il s’amuse à côtoyer plusieurs femmes en même temps. Enfin, il s’agit d’un autre débat. “Si tu as une idée pour nous sortir de là, elle est la bienvenue.” Son cerveau doit être trop fatigué. Il ne parvient pas à trouver de plan B. Le seul qu’il lui vienne à l’esprit est suicidaire : se rendre et les attaquer de l’intérieur, lorsqu’ils les penseront inoffensifs. Sauf que Bobby ne sait pas quelles armes ils ont et surtout, s’ils peuvent limiter leurs pouvoirs. Trop risqué, donc.

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Les gens détestent quand je les rends intangibles avec moi. C'est plutôt dingue parce que moi, je me sens presque mieux dans cette forme là que dans ma forme naturelle. Quand je suis intangible, j'ai l'impression que rien ne peut m'atteindre, que je suis plus forte. Et puis il y a cette sensation si agréable que ça me procure, que je n'ai jamais réussi à expliquer à qui que ce soit. Comme si c'était ainsi que je devais être et rester. Quand je suis intangible, j'échappe à l'inconfort, et à tous les petits maux de la vie de tous les jours que peuvent ressentir les humains normaux. C'est incroyable, et j'aimerais que les autres puissent le ressentir aussi. J'ai toujours du mal à croire que ce soit si désagréable pour eux. La grimace sur le visage de Bobby ne laisse aucun doute sur son ressenti, cependant. Nous mettons à terre les gardes, en deux temps, trois mouvements. Je suis plutôt fière de nous, je trouve qu'on forme une équipe plutôt efficace, en général, tous les deux. Je sais qu'il vaut parfois mieux être envoyé en mission avec quelqu'un qui compte moins pour nous, parce que parfois, les sentiments peuvent se mettre en travers de notre jugement… Mais j'ai l'impression qu'avec Bobby, ce n'est pas un problème. Nous savons nous en sortir quoi qu'il arrive. Du moins jusqu'à aujourd'hui, nous avons toujours réussi.

Alors que je m'apprête à crier victoire, une alarme retentit dans le camp et mon enthousiasme s'affaisse en moins d'une seconde. Bordel, on va être cernés d'ici peu. « Détache Danny, pendant que je surveille ce qu'il se passe. » lance Bobby. Je ne parlemente pas et m'exécute tandis qu'il se dirige vers les murs de la tente pour observer l'extérieur. Je n'ai pas besoin qu'il m'explique ce qui se passe pour comprendre ce qui est en train de passer. Des soldats sont sans aucun doute en train de nous encercler. J'essaie de me concentrer sur les liens de Danny, le faux Danny, qui ne lâche pas un seul mot. Ça ne change pas trop du Danny de la vraie vie. « Faut y aller, ça commence à bouger. » Je lâche un rire amusé, puisque ce qu'il dit paraît si évident. Je finis de détacher mon camarade et Bobby nous a rejoint en quelques secondes. Une voix amplifiée annonce alors : « Nous savons que vous êtes là. Vous êtes encerclés. Nous vous demandons de bien vouloir sortir dans le calme et sans gestes brusques. » Je lève les yeux au ciel. Bon, ça nous laisse peu de possibilités. Ils ne peuvent décemment pas s'attaquer à un camp entier. « Si tu avais prévu un dîner romantique avec Danny, il va devoir attendre. » Je lance un regard légèrement énervé au psychologue. Je n'ai pas envie d'un dîner romantique avec Danny. Je veux un dîner romantique avec lui, et personne d'autre. Je déteste quand Bobby essaie de jouer les grands frères relous. Je ne réagis même pas à cette petite provocation et me concentre plutôt sur ce qu'il y a autour de nous. Si tu as une idée pour nous sortir de là, elle est la bienvenue. fait Iceberg, avec une pointe d'humour dans la voix. Heureusement qu'il s'agit d'une simulation.

Je reste silencieuse – ce qui est rare chez moi – et reprends mon observation de la tente. J'avise quelque chose sur l'une des étagères qui ressemble à une bombe lacrymogène. Je fronce les sourcils, et finit par avoir une idée. « Il se trouve que justement… » Je lance en laissant une part de suspense. Je file vers l'étagère et prends la petite bombe. Puis je reviens près de la porte en toile. À voix basse, je lance : « Je vais la dégoupiller et on va essayer de passer au milieu de leurs hommes sans se faire remarquer. Je vais vous prendre tous les deux par la main, et en cas de danger, je vous rendrai intangible. Si vraiment c'est la merde, j'essaierai de nous rendre invisibles. Si on s'en sort bien, on devrait réussir à rejoindre les bois sans trop de difficulté, et après ça, il ne nous reste qu'à courir et rejoindre l'avion. » Bien sûr, ce serait sûrement plus compliqué que ça. Mais je peux me battre, et Bobby aussi. Il a ses pouvoirs pour nous protéger en cas d'extrême urgence. Mais normalement, tout devait bien se passer. Je jette un coup d’œil aux deux garçons, cherchant un soutien dans leurs yeux. Bien sûr, c'est complètement con de chercher du soutien dans les yeux de Danny, il n'est qu'un hologramme créé par la simulation. Mais j'ai l'habitude d'agir comme ça avec lui, je ne peux pas m'en empêcher. J'espère que Bobby ne va pas encore mal interpréter mon comportement envers Danny. « Alors, tu me suis ? » Je lance à Iceberg, prête à dégoupiller la bombe.

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Les missions ne ressemblent jamais à ce que l’on imagine. Il y a toujours des surprises. Des imprévus. Des dangers insoupçonnés. Les missions ne peuvent pas être planifiées dans les moindres détails. Parce qu’elles ne dépendent pas des X-Men. Elles dépendent de facteurs externes. Des autres mutants. Des non-mutants. Des variables qu’ils sous-estiment. Ils ont beau se préparer, rien ne se passe jamais comme prévu. Certaines fois, ils n’ont même pas le temps de s’organiser. Ils y vont. Ils ont dix minutes pour se préparer. Le temps du voyage pour élaborer une stratégie. C’est tout. Voilà pourquoi la Danger Room est essentielle. Ils en ont la preuve encore aujourd’hui. Il est parti avec l’idée que la mission se terminerait rapidement. Et les voilà coincés dans un camp militaire, avec une copie de Danny. Les choses ne se passent pas exactement comme prévues. Il va falloir agir vite. Vite et efficacement. Avant que la situation ne dégénère encore plus. Ils ne risquent pas de mourir. De toute manière, ce n’est qu’une simulation. Par contre, ils se prennent au jeu. Ils ont envie de réussir. Ils ont envie de ramener Danny à l’Institut. La Danger Room a la faculté de les plonger dans des environnements. A leur faire oublier que le décor est faux. L’impression d’être dans une vraie mission est renforcée. Il sent presque l’inquiétude. Il se sent presque pris au piège. Il a presque la sensation qu’il ne reverra pas les personnes qui lui sont chères. Malicia. Ororo. Snow. Heureusement - ou pas - Kitty est avec lui. Il peut veiller sur elle. Quoiqu’il aurait préféré qu’elle soit ailleurs. Trêve de rêveries, il est en mission. Il ne sera pas enfermé dans une tente. Il va ressortir vivant de cette simulation. Courbaturé. Blessé. Fatigué. Peut-être. Mais pas mort. Dans cette histoire, il y a aussi Danny. Il ne sait pas si il doit l’apprécier ou le détester. Ce gamin a tendance à tourner autour de toutes les femems que Bobby aime. A croire que Danny s’en amuse. A croire que Danny cherche les problèmes. Ils ne se sont pas encore pris la tête. Ils sont encore restés polis et bien élevés. Mais ça ne tardera pas à exploser. Il y aura bien un moment où Bobby ne supportera plus de le voir jouer avec le coeur de Kitty. En attendant, il préfère la taquiner. La pousser dans les bras du mutant pour mieux lui donner l’impression qu’il s’en fiche. Pour mieux cacher son agacement. Kitty est toujours pleine de ressources. Bien plus que lui. Elle a cette créativité et cette débrouillardise qui lui permet de sortir de toutes les situations. Bobby n’en est pas encore. Il doit avoir le cerveau gelé. Car l’improvisation n’est pas toujours son fort. Comme aujourd’hui. “Il se trouve que justement…” Bonne nouvelle ! Elle est fidèle à elle-même. Il éprouve un certain soulagement. Peut-être que tout n’est pas perdu. Il la suit du regard lorsqu’elle se déplace dans la tente. Elle attrape quelque chose. Une bombe lacrymogène. Évidemment. Il voit déjà le plan se dessiner. Il esquisse un sourire en coin. Ça va piquer, les gars.

Je vais la dégoupiller et on va essayer de passer au milieu de leurs hommes sans se faire remarquer. Je vais vous prendre tous les deux par la main, et en cas de danger, je vous rendrai intangible. Si vraiment c'est la merde, j'essaierai de nous rendre invisibles. Si on s'en sort bien, on devrait réussir à rejoindre les bois sans trop de difficulté, et après ça, il ne nous reste qu'à courir et rejoindre l'avion.” Il fronce les sourcils. Le sourire a disparu. C’est risqué. Incroyablement risqué. Mais comme tout ce que propose Kitty. Elle a une tendance à se mettre en danger. Une tête brûlée. Ou une gamine qui veut simplement faire ses preuves, parmi les mutants expérimentés qui l’entourent. Même pour elle, assurer l’intangibilité de trois personnes est éprouvant. Elle va se vider de toute son énergie. Et si elle n’arrive pas à les rendre invisible ? Et si elle faiblit ? Elle pourrait être blessée. D’un autre côté, il n’a pas de second plan. Il prend une inspiration. Il pèse les pour et les contre. Il lutte contre son envie de hurler à Kitty de trouver une idée moins suicidaire que traverser un camp de militaires armés. Au pire du pire, il pourra toujours les protéger. Il pourra toujours les couvrir. Ils doivent le faire. Le plan peut marcher. C’est soit ça, soit rester dans la tente et attendre de se faire tirer dessus. A choisir entre deux solutions suicidaires, autant prendre celle où ils bougent. “ Alors, tu me suis ?” Il soupire. Il est temps de bouger. Il est temps d’agir. Il est temps de sortir Danny de ce trou. “Okay, mais la prochaine fois, essaye de trouver une meilleure idée que passer à travers des gars armés.” Il pousse Danny en avant. Il préfère cette version du mutant. Il est plus docil. Plus silencieux. Il est même plus sympathique. Il faudrait que Bobby fasse cette suggestion au concerné, histoire que Danny prenne exemple sur son hologramme. Il passe d’un côté de Kitty. Il baisse les yeux vers elle. Il ne peut pas s’empêcher de ressentir de l’inquiétude pour elle. De vouloir assurer sa sécurité. Si elle en vient à assurer l’intangibilité de trois personnes, elle pourrait être à bout. “T’es sûre de vouloir faire ça ?” Il se retient d’ajouter qu’il est hors de question qu’il la porte jusqu’à l’avion si elle s’évanouit de fatigue. Un peu de sérieux ne fait pas de mal. Jusque là, ils n’ont pas pris en compte la gravité de la mission. Et voilà où ils en sont. Il lui prend la bombe des mains. Il peut au moins faire ça. Il peut au moins créer l’écran de fumée. Il s’approche d’un côté de la tente. Passer par la porte serait trop visible. Trop prévisible. Il s’agenouille et soulève un pan de la toile. Quelques centimètres qui lui suffisent pour voir l’extérieur. Il pose la paume au sol. Une traînée de glace se dessine sur le sol terreux. Fine. Discrète. Il y dépose la bombe. Il la dégoupille au dernier moment. Lorsque la grenade passe le mur de la tente dans son nid de glace. La glace va jusqu’au milieu du camp. Contourne les tentes. Se faufile entre les militaires. Finalement, Bobby dégoupille la bombe. D’une poussée, il la propulse sur la glace. Le fumigène fait effet. Un épais brouillard commence à s’étendre sur le camp. A envahir les tentes. Bobby se redresse. Il retourne vers Kitty et Danny. Les militaires commencent à hurler des ordres. A appeler. Ils se demandent ce qu’il se passe. Le chaos règne. C’est le moment. Il passe sa main dans celle de Kitty. “C’est parti.

Les premiers mètres sont faciles à franchir. Trop faciles, peut-être. Ils avancent dans ce brouillard irritant. Ils évitent les militaires. Ils se pressent. Sortir d’ici est urgent. Leurs pas se mêlent à ceux tout aussi pressés des soldats. Ils arrivent bientôt à la frontière. Tout se passe bien. Tout va très bien. Là où ils sont, la fumée s’est dissipée. Quelques nuages continuent de flotter ici ou là. C’est la partie périlleuse. Ils sont à découverts, maintenant. Il lâche la main de Kitty. Si jamais il doit se recouvrir de glace, il préfère qu’ils ne soient pas en contact. Le froid pourrait la surprendre. La brûler. Il aime éviter ce genre de désagréments. Des deux mains, il gèle les pièges et les détecteurs. La glace révèle certains équipements. Elle dévoile les secrets. Cela ne prend que quelques secondes. Il se redresse. “Allez, mon grand, tu y vas le premier. Fais attention, ça glisse.” Il encourage Danny à passer. Il croise les doigts pour ne pas que l’hologramme se brise la nuque. Manquerait plus que ça. Il le regarde progresser. Traverser les pièges. Le Danny holographique a l’air pataud. Un peu plus maladroit. Ou alors, est-ce l’empressement qui lui donne le sentiment que Danny avance doucement ? Ça y est. Il a passé l’épreuve de la glace. Bobby fait signe à KItty de s’engager. “Va retrouver ton petit copain, je te couvre.” Être le dernier à partir lui offre la tranquillité d’esprit de savoir que Kitty ne sera pas blessée. Qu’elle ne sera pas visée par un militaire sans qu’elle puisse se défendre. Et puis, il n’est pas complètement aveugle. Il voit bien son inquiétude pour Danny. Il a bien vu son regard qui cherchait le soutien de Danny. Il voit tout ça. Il y a quelque chose entre ces deux-là. Si Bobby peut en profiter pour taquiner Kitty. Pour l’énerver ou la mettre mal à l’aise. Il ne se gênera pas. Quand il est question d’amour, elle semble bien plus susceptible. Elle semble agacée plus rapidement. Un sujet sensible sur lequel Bobby s’amuse à jouer. Ce n’est que de la taquinerie. De la chamaillerie. De l’amour fraternel. “HEY ! Qu’est-ce que vous faites avec le mutant ? Vous…” Bobby s’est retourné. Il lui a infligé une couche de gel dont le militaire sortira vivant. En attendant, l’homme est figé dans la glace. Il se souviendrait longtemps de cet accident, s’il n’avait pas été une simple image de synthèse. “Si tu pouvais te bouger, Kitty...” Il garde les yeux rivés sur le camp. Il voit déjà les militaires converger vers eux. Il n’attend pas. Il passe sur son chemin de glace à reculons. Toujours garder le danger sous les yeux. Il se recouvre de glace. Dans son empressement, il percute Kitty. Il fait volte-face et pose une main sur elle. Comme pour la retenir. Comme pour s’assurer qu’elle va bien. Il la retire aussitôt. Il est trop froid pour qu’elle supporte d’être touchée. “On retourne au jet. Tout de suite.” Sa voix se fait grave. Dure. Autoritaire. Il n’y a pas de discussion à avoir. Il n’y a pas de négociations possibles.


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Quand on parle de créativité, on pense souvent immédiatement aux artistes, quelle que soit la branche de l'art à laquelle ils appartiennent. On assimile souvent une grande imagination aux peintres, dessinateurs, écrivains, musiciens ou scénaristes. Mais je crois que les gens oublient à quel point la créativité ne se limite pas seulement à cela. Des gens à la créativité, à l'imagination débordante, il en faut partout, et je suis d'avis qu'ils devraient plus souvent être mis sur le devant de la scène. Combien de fois chez les x-men une idée farfelue a-t-elle résulté en une mission menée à bien ? Parfois, il faut sortir des sentiers battus, des idées préconçues, des habitudes pour s'en sortir, j'en ai toujours été persuadée. Alors j'ai toujours travaillé mon imagination, en écrivant des histoires, en m'imaginant des scénarios plus fous les uns que les autres… C'est presque devenu un automatisme. Certains voient ça comme un signe que je suis une fille trop rêveuse, trop naïve. Mais je suis persuadée que le jour où je sauverai leur fesses grâce à une idée bizarre, ils seront bien contents que je sois comme je suis. Et je sais que c'est quelque chose que Bobby reconnaît, c'est la raison pour laquelle j'aime autant être en mission avec lui – mes sentiments pour lui mis à part. Il me laisse souvent diriger les opérations, me poussant à devenir de plus en plus ingénieuse, à réfléchir par moi-même. C'est une bonne formation pour moi, pour ces moments où je devrai faire face à des dangers seuls.

Bien sûr que mon idée est un peu risquée. Il n'est pas exclu que je ne réussisse pas à les maintenir intangibles. Mais j'ai confiance, je sais que je peux le faire, que j'en suis capable. C'est aussi ça qui est important : s'entraîner à pousser un peu ses limites (sans en faire trop, bien sûr), pour que le jour on on en a vraiment besoin, on soit au maximum de ses capacités. Je vois Bobby qui hésite, il voit forcément les failles de mon plan et cherche encore à me préserver, je peux le lire dans ses yeux. J'ai presque envie de lever les yeux au ciel. De toute façon, il n'a pas l'air d'avoir de meilleur plan. Il va être obligé d'accepter le mien. « Okay, mais la prochaine fois, essaye de trouver une meilleure idée que passer à travers des gars armés. » Je ne réponds rien tandis qu'il se met à côté de moi. « T’es sûre de vouloir faire ça ? » demande Bobby, visiblement un peu inquiet. Cette fois j'ai vraiment envie de lever les yeux au ciel. « Arrête un peu de poser des questions évidentes, Titanic. » Je lance, mon air toujours amusé sur le visage, bien que l'adrénaline commence à prendre de la place. Bobby prend la bombe dans mes mains et la dégoupille avant de la glisser sous la tente. Elle glisse un peu plus loin grâce à une traînée de glace, du moins c'est ce que je comprends en voyant les gestes du cryokinésiste. La confusion commence dans le camp. J'ai un frisson lorsque Bobby place sa main dans la mienne, et nous sortons tous les trois, déterminés. Nous nous en sortons plutôt bien, en passant à côté des soldats. Mais mon plan est un poil bouleversé quand Bobby lâche ma main. Je n'aime pas trop ça. Je ne peux pas le protéger si quelque chose se met sur notre chemin. Mais il doit savoir ce qu'il fait… Du moins j'essaie de m'en persuader. Il commence à geler les pièges, afin de nous assurer un passage sans anicroches, et je reste silencieuse, concentrée. « Allez, mon grand, tu y vas le premier. Fais attention, ça glisse. » fait-il à l'hologramme de Danny. Pendant un moment, j'ai l'impression que celui-ci va foutre la mission en l'air, un peu lent sur la glace, un peu maladroit. Je me tape le front de la main, mais il finit par passer de l'autre côté sans déclencher une troisième guerre mondiale. « Va retrouver ton petit copain, je te couvre. » fait Bobby en m'indiquant que c'est mon tour. J'hausse les sourcils, un poil énervée. « C'est pas mon petit copain. » Je rétorque sèchement. Une voix nous interrompt alors. « HEY ! Qu’est-ce que vous faites avec le mutant ? Vous… » Je n'ai pas le temps de bouger qu'il a déjà gelé le soldat. « Si tu pouvais te bouger, Kitty… » lance alors Iceberg. Je commence mon avancée entre les pièges, et Bobby part en même temps, et finit par me percuter. Ça y est, le stress commence à monter. Sa main froide rencontre mon équipement, et je sens la légère brûlure de la glace, mais je n'ai pas le temps de penser. « On retourne au jet. Tout de suite. » Ce n'est pas une suggestion, c'est un ordre. Je me mets à courir entre les pièges tandis que les soldats se rapprochent de nous. De temps en temps, j'ai un regard derrière moi, pour être sûre que Bobby suit bien. Pour l'instant tout va bien. Pour l'instant tout va bien. Jusqu'au moment où le bruit d'une arme se fait entendre. Je fais volte face et attrape Bobby pour le rendre intangible avec moi. « ON COURT. » Je lance, pour Iceberg et Danny. Je sens une balle me traverser, et ça me hérisse le poil un peu plus. Le jet est encore à environ deux kilomètres. On n'y arrivera jamais. Je laisse son regard courir un peu partout, et soudain, mes yeux s'arrêtent sur une trappe, derrière un arbre. À moitié dissimulée sous des branchages, je ne l'ai pas vue à l'arrivée. Je n'hésite pas, peu importe ce qui nous attend à l'intérieur. Les soldats ne pourront pas savoir que nous sommes là. J'attrape les deux garçons par les bras et nous passons à travers la terre et la trappe. Mon dos heurte le sol d'une pièce obscure, et je mets quelques secondes à m'acclimater à la faible lumière. Au-dessus de nous, j'entends les soldats qui crient des ordres. Ma main cherche une présence, à côté de moi, et trouve le poignet de Danny. Il se relève lui aussi, je suis un peu soulagée. Puis mon regard cherche Iceberg dans l'ombre. Tout bas, je murmure : « Bobby. » Je ne veux pas attirer vers nous une quelconque mauvaise présence… Alors je reste sur mes gardes.

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L’appréhension. Le regard qui s’évade. Le myocarde qui s’affole. Les gestes précipités. Les signes équivoques d’un moment stressant. Il en a tous les signes. Ils apprennent pourtant à le maîtriser. Ils apprennent pourtant à ne pas céder à la panique. S’effrayer est le premier moyen de devenir inefficace. Mais là, la situation exige de la rapidité. Elle exige de l’inquiétude. Kitty n’est pas à l’épreuve des balles. Ni Danny. Il faut avancer et vite. Ils traversent les pièges, sans encombres. Enfin, si on excepte les militaires qui affluent derrière eux. Un simple regard en arrière lui indique qu’ils commencent à se rassembler. Ils s’apprêtent à tirer. Il est temps de lever le camp. Ils peuvent rejoindre le jet. Ils peuvent le faire. Ils se mettent à courir. Bobby reste en retrait, à quelques pas de Kitty et Danny. Il s’assure que les deux élèves tiennent le rythme. Il ne se fait pas de soucis pour le Passe-Muraille de service. Par contre, il n’est pas aussi sûr de Danny. Depuis le début, l’hologramme est maladroit. Il est un vrai poids. Un vrai ralentisseur. Bobby hésite à le jeter sur son épaule. Il renonce. Il ne pourrait pas le protéger. Il risquerait de le geler s’il doit se recouvrir de glace. Mieux vaut éviter. Le but est quand même de ramener le gamin vivant à l’Institut, pas de le congeler sur place. Derrière lui, une arme est chargée. Il entend le cliquetis caractéristique d’un cran de sûreté retiré. Il attrape la main que Kitty lui tend. En une seconde, ils deviennent intangibles. En une seconde, ils ne risquent plus rien. Cette fois, il est bien heureux que Kitty puisse les protéger ainsi. Cette fois, il est bien content de bénéficier de son pouvoir. “ON COURT.” Jusque-là, il n’a rien à redire sur son plan. Il a la même idée. Cette envie de se protéger. Cette envie de survivre coûte que coûte. Cet instinct de survie qui les sauve. Même l’hologramme court plus vite. Même l’hologramme a compris la dangerosité de la situation. Des coups sont tirés. En baissant les yeux, il voit une balle traverser Kitty. Elle fend l’air. Elle ne blesse pas. Sa mutation a quand même quelque chose de magique. Et de gore. Mais de magique. Mais de gore. Il se retourne un instant. Il se retourne assez pour dresser un pan de mur. La construction n’est pas assez large pour bloquer le chemin de tout le monde. Elle l’est assez pour gagner du temps. Elle l’est assez pour leur donner trois secondes de répit. Bobby reporte son attention devant lui. Ce n’est sûrement pas le moment de tomber. Ce n’est sûrement pas le moment d’être maladroit. Ce n’est sûrement pas le moment de se casser une jambe. La concentration prévaut.

D’un coup, il se sent happé dans le sol. La terre se dilate sous ses pieds. Il tombe. Il chute. Il essaye de s’accrocher, mais rien ne le retient. Instinctivement, il revêt son apparence de glaçon. Trop tard. Il touche déjà un sol dur. Violent. Son dos craque. Son souffle est coupé. Il met quelques secondes avant de retrouver une respiration normale. Quelques secondes à ne plus respirer que par saccades. Il n’ose pas bouger. Il n’ose pas se mettre sur ses jambes, de peur de réveiller une douleur quelconque. “Bobby.” Il grogne. Il n’a pas la force de répondre. Il a mal au dos. Une douleur qui passera. Une douleur qui disparaîtra. Il se met tranquillement sur ses pieds. Il s’assure que rien n’est cassé. Il s’assure qu’il n’a pas une blessure. Tout semble fonctionner. Tout semble en forme. Il capte la silhouette de Kitty dans la semi-obscurité. Une autre ombre se trouve à ses côtés. Sûrement Danny. “Ne recommence plus jamais ça… ou prévois un matelas pour amortir.” Sa requête est vaine. Ils n’ont jamais le temps. Ils ne prennent pas le temps d’annoncer aux autres ce qu’ils font. Ils ne prennent jamais le temps de prévenir. Ce serait perdre quelques minutes précieuses. Ce serait perdu un temps considérable. Ils improvisent. Et là, l’improvisation consistait en une chute dans… dans quoi, d’abord ? Il se masse le sommet de la tête. Il attend que sa vue se soit adaptée à la faible luminosité. Une cave ? Une pièce secrète ? Il se rapproche de la trappe. Des voix leurs proviennent d’en-haut. Les militaires doivent être au-dessus. Ils doivent être en train de les chercher. A moins qu’ils sachent qu’ils sont là-dedans. Peut-être un piège. Quoiqu’il en soit, Bobby n’est pas décidé à les laisser entrer. Il solidifie la trappe avec une couche épaisse de glace. Là. Ils ne pourront pas l’ouvrir tout de suite. Il garde les yeux rivés sur la trappe. Les voix semblent s’éloigner. Ils ne les ont pas vus tomber. C’est une bonne chose. Il attend encore un peu. “Ils partent.” Un certain soulagement. Le danger immédiat s’éloigne. Ils peuvent respirer cinq minutes. Ils peuvent réfléchir à un nouveau plan. Ils peuvent remettre leur corps en état. Quelques minutes pour reprendre leur esprit. Parfois, il aimerait troquer la cryokinésie contre une vision infrarouge. Une vision pour voir à travers les murs. Une vision pour repérer les ennemis cachés. Mais comme il n’est pas prêt de l’avoir, autant ne pas envier ce qu’il ne peut avoir. Il reporte son attention sur ses compagnons de galère.

T’es sûre que Danny ne t”intéresse pas ?” Vous voyez le grand frère chiant ? Vous voyez le frère qui n’arrête pas de taquiner sa benjamine ? C’est lui. Il s’en amuse. Il faut dire que Kitty le lui rend bien. Elle s’agace. Elle rétorque. Elle s’énerve. Tel le frère aîné taquin, il ne peut s’empêcher de la pousser dans les bras de tous les garçons qu’elle ose approcher de près ou de loin. D’un autre côté, il ferait moins le malin s’il devait découvrir qu’elle est en couple. Il se ferait plus protecteur. Il se ferait plus méfiant envers son copain. On ne brise pas le coeur de son Passe-Muraille. On ne brise pas le coeur de Kitty. Il baisse les yeux sur la jeune femme. “Regarde, il a l’air de bien t’aimer.” Il fait un geste vers Danny. L’hologramme ne réagit pas. A aucun moment, on peut penser que cette image s’intéresse à Kitty. Si ce n’est leur proximité qui est due au hasard. Il se rapproche d’elle pour déposer un bisou sur sa tempe. Un baiser pour se faire pardonner. Un baiser pour effacer son mécontentement. Et un sourire. Un sourire pour montrer qu’il plaisante. Un sourire pour la taquiner. Il aime pouvoir l’embêter. Il aime pouvoir se chamailler avec elle. Cette relation fraternelle lui manque, parfois. Trop pris par son quotidien. Trop pris par son couple. Trop pris par son travail. Il en oublie de retrouver Kitty. Et quand il la voit, c’est pour mieux la faire râler.


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J'entends du bruit, pas très loin de moi, et je comprends immédiatement qu'il s'agit de Bobby. Je suis donc immédiatement soulagée. Soudain, sa voix grommelle : « Ne recommence plus jamais ça… ou prévois un matelas pour amortir. » J'ouvre de grands yeux, presque offensée par cette réflexion. Et puis quoi encore ? Des petits fours et du champagne aussi ? Je me radoucis cependant quand je comprends que Bobby n'a dit ça que sous le coup de la surprise. Il n'est jamais agréable de se retrouver embarqué dans des choses qu'on n'a pas prévues, je le sais. Mais c'est toujours comme ça, en mission. Le plan ne peut jamais être réglé à la seconde près, il y a toujours des imprévus, et il faut toujours être prêt à improviser et à suivre les autres dans leurs improvisations, quand bien même c'est frustrant de ne pas avoir le contrôle sur la situation. Et puis je sais que je serai capable de recommencer dans le futur, si jamais ça doit nous sauver la vie, malgré les protestations de Bobby. J'entends alors le bruit familier de la glace qui se pose, et je comprends que mon partenaire a gelé la trappe afin que personne ne puisse entrer et nous trouver là, faits comme des rats entre ces quatre murs. J'aide l'hologramme de Danny à se relever pendant ce temps là. Nous attendons quelques minutes dans le silence, à écouter les bruits du dehors, pour voir la réaction des soldats. Je pense qu'il y a peu de risque qu'ils nous aient vus passer par la trappe. Avec un peu de chance, ils ne connaissent même pas nos pouvoirs, et n'ont même pas pu imaginer un seul instant que nous puissions passer à travers la terre à une vitesse aussi fulgurante. « Ils partent. » annonce finalement Bobby au bout d'un moment. Je tends l'oreille, et finis par me dire qu'il doit avoir raison. Les dernières voix que nous avons entendues étaient lointaines, et il y a peu de risques pour qu'ils soient restés autour de la trappe à nous attendre. On les entendrait forcément, vu le fracas que faisait leurs pieds sur le sol quelques minutes plus tôt.

Alors que je m'apprête à repartir sur une discussion entièrement centrée sur le plan (comment sortir de là et rejoindre le jet sans se faire remarquer), Bobby me double une nouvelle fois avec une question personnelle qui n'a rien à voir avec la mission. « T’es sûre que Danny ne t”intéresse pas ? » Je lève les yeux au ciel en réprimant un cri de frustration. Il ne se fatigue jamais de m'embêter avec ces choses-là, pas vrai ? Pour un psychologue, il ne se pose vraiment jamais les bonnes questions, je ne peux m'empêcher de le penser. « Regarde, il a l’air de bien t’aimer. » ajoute-t-il, taquin. Je jette un œil à l'hologramme de Danny et hausse les sourcils. Bien sûr que non, il ne m'aime pas bien. C'est un hologramme qui ne réagit presque pas, uniquement conçu pour mener la mission à bien. Et il faut le dire, la danger room n'est pas du genre humoristique. Et elle ne s'amuse pas non plus des sentiments entre les gens (dieu merci, d'ailleurs, sinon, ça ferait longtemps que Bobby l'aurait percée à jour dans de mauvaises conditions). Je ne dis rien, me contente d'une moue exaspérée. Je ferais bien de ne jamais lui répondre, en fait. Il finirait forcément par se fatiguer, n'est-ce pas ? Bobby se rapproche de moi et embrasse ma tempe avec affection. Et il me sourit, avec amusement. Mon visage reste de marbre. Je déteste quand il fait des choses comme ça. Enfin… Je ne vais pas dire que ça ne me plaît pas du tout, je suis toujours heureuse quand il a des gestes d'affection pour moi, bien entendu mais… Je n'en peux plus de tous ces gestes trop affectueux. J'en ai marre, parce que je ne peux pas m'empêcher de continuer à me faire des films, même si je sais que Bobby est avec Malicia.

C'est con, mais ce petit geste me met en colère, du coup. Je me détache de lui rapidement, pour ne pas prolonger ce contact qui me rend à la fois heureuse et malheureuse (il paraît que ça peut faire ça, l'amour, rendre heureux et malheureux en même temps). Je ne dis rien, ne réponds rien. Je me contente de déplacer une petite pierre du bout de ma chaussure, le visage fermé. Puis au bout de quelques secondes, je fais, d'un ton neutre : « Il faut qu'on retourne au jet. » Je viens me placer sous la trappe. « Je pense que la voie est libre.  » Je fais de mon mieux pour ne pas paraître froide ou distante, mais je n'ai juste pas envie de parler de tout ça maintenant. Je veux juste finir cette fichue mission et aller me changer les idées. Arrêter de me faire des films. « Tu peux me faire la courte échelle pour que je regarde si on peut y aller sans problème ? » Je demande, feignant d'être pleinement concentrée dans la mission.

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est-ce que je t'aime ? Je ne sais pas si je t'aime


Il a merdé. Il a merdé quelque part. Il le comprend au comportement de Kitty. Plutôt à l’absence de réaction. Il a merdé, mais il ne sait pas à quel moment. Quand il a soumis l’idée qu’elle pourrait être intéressée par Danny ? Quand il a déposé cette bise sur sa tempe ? Il ne saurait dire exactement. Son écartement fait mal à voir. Son mouvement déclenche une incompréhension chez lui. Il n’a pas fait exprès. Il n’a pas voulu la vexer. Il n’a pas voulu la blesser. Il n’a pas voulu qu’elle réagisse ainsi. Parfois, elle a des attitudes qui lui échappent. Parfois, elle a des réactions qu’il ne comprend pas. Il le met sur le fait qu’elle est jeune. Une adolescente qui a encore des sauts d’humeur et qui se cherche encore. Pour un psychologue, il n’est pas doué en ce qui concerne ses proches. Il se promet de ne pas recommencer. Il se promet de ne plus l’embêter avec Danny. Aujourd’hui, du moins. Il ne faut pas trop lui en demander. Il peut faire un effort, mais pas tout le temps. Une rechute est si vite arrivée. Une rechute est tellement facile. Il pensait se faire pardonner avec cette bise. Il s’est leurré. La bise ne fait plus d’effet sur Kitty. Il se doit de trouver une nouvelle technique pour l’amadouer. Un regard attristé, boudeur ? Une moue attendrissante ? Un câlin ? Les techniques sont nombreuses. Il trouvera facilement la bonne. Mais il faudra attendre le retour au quotidien. Pour l’instant, ils ont plus important. Il lève les yeux en direction de la trappe. Il est certain que les militaires se sont éloignés. Maintenant, ils doivent sortir de là et ramener Danny sain et sauf au jet. Le reste n’est plus de leur ressort. Le reste ne fait pas partie de leur mission. “Il faut qu'on retourne au jet.” Il repose ses yeux clairs sur Kitty. Quelque chose a changé dans son regard. Dans son attitude. Il ne saurait le dire. En fait, si, il sait. Elle lui fait la tronche. Elle lui en veut. Elle lui reproche ses taquineries. Il soupire. Il a seulement voulu l’embêter. Il a seulement voulu la taquiner. Il a seulement voulu lui arracher un sourire, peut-être même un rire. Pas le contraire. Pas un visage fermé. Pas une distance. “Je pense que la voie est libre.” Il dépose sa main contre la glace. En quelques secondes, elle se résorbe pour laisser le champ libre. La trappe peut de nouveau être ouverte. Cela dit, ils n’ont pas la taille pour l’atteindre. Ce qui explique la douleur de la chute. Même un escalier de glace passerait difficilement. Il n’y a pas de place pour le construire. Une échelle, à la limite. Cependant, la structure serait trop glissante et dangereuse pour Kitty ou Danny.

Tu peux me faire la courte échelle pour que je regarde si on peut y aller sans problème ?” Son obstination à rester sérieuse et à ignorer ses taquineries est dérangeante. Il la dévisage. Il essaye de comprendre. Il essaye de trouver une explication. Il essaye de déceler un indice qui prouverait qu’elle ne lui en veut pas. Il ne lit que la concentration. Il ne lit qu’une volonté féroce de sortir de là. Alors, il obéit. Il la rejoint sous la trappe. Il fléchit les jambes et croise les mains, paumes en l’air. Kitty est aussi légère qu’une plume. Elle ne devrait pas peser bien lourd sur ses muscles. Il accueille son pied. Il donne une impulsion pour la soulever vers la trappe. Bientôt, elle est assez proche pour passer la tête à travers la porte. Il se concentre pour ne pas fléchir. Il se concentre pour évacuer les tremblements. “Alors, tu vois quoi ?” Il ignore si elle peut l’entendre. Après tout, elle a la moitié du corps englouti par la terre. Il ne lève pas les yeux vers elle. Il craint de perdre l’équilibre et de l’entraîner dans sa chute. Il préfère conserver le regard fixe sur un point imaginaire. Soulever une personne monopolise le corps, mais aussi le mental. Soulever une personne fait appel à tous les muscles. Les bras. Les jambes. Le dos. Toutes les parties du corps sont sollicitées. Il n’a pas pour habitude de faire la courte-échelle pendant les missions. De toute manière, ce n’est pas avec Wolverine qu’il la ferait. Logan est bien trop lourd pour être soulevé. Finalement, il la sent remuer entre ses mains. Son mouvement le fait tanguer. Il prend cela pour un signal. Il fléchit de nouveau afin qu’elle puisse sauter en toute sécurité. “On peut sortir ?” Claustrophobe, il ne l’est pas. Toutefois, il commence à ressentir les effets de l’enfermement. Le manque d’air. La suffocation. Le sentiment qu’il fait chaud. Oui, il a chaud. Une chaleur psychologique que sa mutation ne parvient pas à chasser. Il serait heureux de revoir la cime des arbres. Il serait heureux de redécouvrir le bleu du ciel. Il serait content de sentir le souffle frais du vent. Juste quitter cette cave. S’il peut appeler cela une cave. Il est soulagé qu’ils ne soient que trois, dont un hologramme. Ce n’est pas Danny qui consomme le plus d’oxygène. Ce n’est pas Danny qui prend le plus de place. Ce n’est pas non plus Danny qui les aidera à sortir de là. Kitty a retrouvé le sol de la pièce. Elle est toujours distante. Elle est toujours silencieuse. Passer la tête à l’extérieur ne lui a pas rafraîchi les pensées.

Il n’attend pas son feu vert. Il est bien trop pressé de rejoindre la terre ferme. Il est bien trop pressé de revoir jour. Il laisse la glace s’échapper de ses paumes. Elle vient former une construction pentue, raide. Un escalier difficile à monter, mais qui assurera une escalade bien plus facile vers la liberté. La moitié de l’espace est rongé par cette structure. Les marches sont hautes, lisses. Légèrement glissantes pour qui ne ferait pas attention. Mais Bobby sera là pour s’assurer que Kitty et Danny montent sans encombres. De toute manière, ils n’ont pas d’autres choix. Soulever la corpulence de Kitty n’est pas difficile, mais Kitty soulever Bobby, l’exercice est tout autre. Il doit peser le double de son poids. La tache ne serait pas aisée. Mieux vaut passer par l’escalier de glace. Il fait un signe à son amie. “Si madame veut bien se donner la peine.” Il continue dans la familiarité, dans l’humour. Il continue à faire comme si de rien était, espérant la dérider. Un échec. Il prend Danny par le bras et monte à la suite de la jeune femme. Les remords l’envahissent. Kitty qui lui fait la tronche, c’est nouveau. Il ne sait pas comment agir. Il ne sait pas comment corriger les choses. Il est routinier de la mutante souriante et joyeuse. Il est coutumier de la jeune femme pleine de vie et positive. Pas de la figure sérieuse et concentrée. Pas de la version silencieuse. Cette différence de comportement est encore plus déstabilisante. “Écoute, Kitty, je ne voulais pas te vexer ou être lourd. Je suis désolé.” Il ne supporte pas de la voir si fermée. Il ne supporte pas de sentir qu’elle lui échappe. Avec Malicia, Kitty est l’une des personnes les plus importantes de sa vie. Un pilier dont il ne peut se passer. Un pilier primordial dans son quotidien. Même s’ils ne se voient pas souvent, il sait qu’il pourra toujours compter sur elle. Il sait qu’elle sera toujours là pour lui. Alors, savoir qu’il l’a blessée ou heurtée avec ses taquineries ne lui plaît pas. Il espère que ses excuses seront suffisantes. Il espère retrouver le sourire qu’il apprécie tant. Il espère réparer ses maladresses.


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Je vois qu'il cherche une explication sur mon visage. Une explication à mon expression si sérieuse, à ma concentration si intense dans l'exercice alors qu'il tente depuis tout à l'heure de rendre les choses légères. Il semble finalement capituler, et avance dans ma direction, signe qu'il va suivre les indications que j'ai données. Il se positionne pour que je puisse grimper, et en quelques secondes, sans trop d'effort, je suis à hauteur de la trappe et peux passer mon visage à l'extérieur pour observer ce qui s'y passe. Visiblement, notre plan a marché. Les soldats sont rendus bien loin, ils pensent sans le moindre doute que nous nous sommes enfoncés dans la forêt. Deuxième bonne nouvelle, ils s'en vont justement dans la direction contraire à notre jet. Il ne faut pas qu'on traîne, c'est le moment de se sortir de cette mission. « On peut sortir ? » fait Bobby, et je sens une sorte d'impatience dans sa voix. Serait-il un poil oppressé par la situation? Dans d'autres circonstances, je me serais moquée de lui. Mais bon, ce n'est pas le moment, et je ne suis pas vraiment dans l'humeur. Je saute sur la terre ferme, toujours dans la pièce cachée par la trappe. Je fronce les sourcils, pensive, et réfléchis à la meilleure manière de procéder. Mon silence n'a pas l'air de beaucoup plaire à Bobby. Ce qui est plutôt normal, parce qu'il n'y est pas vraiment habitué. Pourtant, cette fois, si je me tais, c'est vraiment pour mieux me concentrer. Il ne faudrait pas que les soldats qui ferment les rangs perçoivent du mouvement derrière eux et alertent le reste de leur équipe. Nous aurions peut-être le temps d'aller jusqu'au jet, mais ce serait vraiment une chance sur six, et c'est un risque à prendre. Peut-être que si je nous rends tous les trois intangibles au point qu'on se fonde avec le décor, on sera garantis de passer sans encombres?

Bobby n'attend pas que j'expose mes pensées pour agir. Il crée, à l'aide de son pouvoir, une sorte d'escalier de glace qui nous permettra de rejoindre la surface sans galérer. Je dois reconnaître qu'il a bien raison. Parfois j'oublie à quel point le pouvoir de Bobby est utile, quand même. Se faire la courte échelle aurait été un peu compliqué. Je ne suis pas sûre que j'aurais pu tirer Iceberg à la surface, ni que j'aurais été assez forte pour lui faire la courte échelle sans échouer lamentablement. Il me fait alors signe. « Si madame veut bien se donner la peine. » J'observe l'escalier rapidement, avant de me décider. J'ai toujours peur de glisser, malgré l'habitude. Ce n'est pas la première fois que je dois utiliser un sol de glace, je suis presque devenue une pro, mais c'est toujours un peu angoissant, j'ai toujours l'impression que je vais m'étaler comme une débutante. Je prends quand même mon courage à deux mains et commence à monter l'escalier, faisant bien attention au moment de soulever la trappe qu'aucun soldat n'est resté dans les parages ou n'observe derrière son dos. Pour l'instant tout est bon. Je sors à la surface mais reste accroupie, juste au cas où. Bobby arrive ensuite, en tenant Danny par le bras. Le regard de ce dernier est si vide que ça me fait presque rire. Quand nous sommes tous les trois de nouveau à la surface, Bobby me lance, visiblement inquiet : « Écoute, Kitty, je ne voulais pas te vexer ou être lourd. Je suis désolé. » s'excuse Iceberg. Je sais bien qu'il est sincère. Le ton de sa voix me rappelle qu'il ne voulait pas vraiment me blesser. Qu'il ignore tant de choses que de toute manière, qu'il est difficile qu'il ne me vexe pas. J'ai toujours du mal à croire qu'il ne voit rien, mais pourtant, ça semble être le cas. D'abord je ne sais pas trop quoi lui dire, j'ai toujours une part de moi qui est légèrement en colère, qui se dit qu'un peu d'espace ne serait pas de trop… Mais en même temps, quand je vois cet air si concerné sur son visage… Je sais qu'il tient à moi, même si ce n'est (pour l'instant) pas de la manière dont je le souhaiterais. C'est dur de continuer à être distante et de parler par monosyllabes quand il agit ainsi. Je soupire un grand coup. « C'est pas grave. » Allez, je capitule pour aujourd'hui. J'ai déjà assez agi bizarrement comme ça. Je hausse légèrement les épaules en croisant à peine son regard. « C'est pas de ta faute, je suis un peu stressée en ce moment. Ça va passer. J'ai toujours une période comme ça en début d'année. Peut-être la fatigue. » Ce n'est qu'un petit mensonge, parce que le fait que je sois fatiguée et un peu stressée par les cours, c'est la vérité. Bobby comprendra sûrement. « Bon allez, qu'on en finisse avec cette mission » Je lance avec un petit sourire. « Le jet est garé à une centaine de mètres, tout droit devant nous. On fait la course? » Mon ton est presque celui du défi, comme pour injecter un peu plus de légèreté à la situation.

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