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 MINI EVENT, GROUPE 5 : my mind is dark and full of terrors.

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mini-event #1 : halloween

groupe 5 : sharon, danny, taylor, kitty, heather, shane.
Contexte
Quand vous rouvrez les yeux, vous êtes tous derrière une vitre. La salle, de l'autre côté, semble vide; ou en tout cas il fait trop sombre pour y voir quoique ce soit. Vous avez un distributeur d'eau à votre droite; de quoi vous faire un café à votre gauche; quelques donuts trop sucrés et colorés pour être sains sur la table devant vous. Il y a des fauteuils pour tout le monde. Ça ressemble à toutes les salles d'interrogatoire que vous avez jamais vu dans les films.

Et puis: lumière dans la pièce en face de vous. Un homme. Il vous fait vaguement penser à Hitchcock. “ Bienvenue et profitez du spectacle. ” Et puis il disparaît, et la lumière s'éteint de nouveau.

Et puis: les premiers cris résonnent. Quelqu'un tape contre la vitre. Quelqu'un sanglote. L'apocalypse dans la pièce d'en face.

Et puis: vous reconnaissez les voix.
Ce sont celles des gens que vous aimez le plus au monde.

explications
Oups, c'est la mierda. Bon en fait, ces tocards de l'HYDRA ont voulu s'en prendre à Wanda. Elle s'est admirablement défendue, ils font genre pas le poids face à Scarlet Witch. Maiiiiis l'un d'eux a réussi à l'enquiquiner plus que prévu. C'est prête à déchaîner ses pouvoirs que la jolie Maximoff a été salement assommée.
Qu'est-ce que ça a à voir avec vous ? L'illusion dans laquelle vous vous trouvez, c'est parce que son pouvoir, incontrôlé, s'est littéralement déchaîné sur tout le centre ville de New-York. Et ouais, c'est pas de bol.
Surtout qu'elle ne peut plus rien contrôler, pour l'instant. Vous êtes prisonniers de cette illusion, basée sur les différentes peurs, mauvais souvenirs, angoisses de personnes présentes. Vous ne pouvez compter que sur vous-même pour vous en tirer.

Bonne chance !  :haaaa:

Sinon, au niveau des "règles", vous pouvez écrire entre 200 et 500 mots, le but est que ça aille vite et que le mini-event ne traîne pas trop longtemps. :cute:


On n'impose pas d'ordre, donc pour signaler votre intention de poster, c'est par ici !

Participer au mini-event et y répondre rapidement vous rapporte des points !  N’oubliez surtout pas d’aller les réclamer ici. Sinon, le plus important, voici le nombre de points que vous pouvez remporter :

Répondre au mini-event en moins de 12 heures ›› 75 points
Répondre au mini-event en moins de 24 heures ›› 50 points
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Petit rappel : par « en moins de 12 heures », nous sous-entendons bien évidemment depuis le dernier RP posté, pas uniquement par rapport au post du PNJ ! ;)
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halloween

En une seconde, tout change. En une seconde, je ferme les paupières. En une seconde, j’ouvre les paupières. Le décor a changé. Comme par magie. Je ne sais pas comment j’ai atterri ici. Je ne sais pas comment j’ai réussi à venir là. Je ne reconnais même pas l’endroit. Le décor ressemble à ces salles d’interrogatoire que nous avons au S.H.I.E.L.D. L’espace d’un instant, je crois même y être. Mais non, quelque chose cloche. Ce n’est pas pareil. Surtout, je ne suis pas seule. Je les dévisage un par un. Je ne les connais pas, à part Heather. Je suis presque soulagée de la voir ici. Soulagée de reconnaître un visage familier. Soulagée de savoir qu’une personne de confiance est là. Les autres, je ne parviens pas à mettre un prénom sur leur visage. Peut-être cette brune qui appartient au X-Men, il me semble. Les autres me sont inconnus. Je me rapproche de la vitre. Je n’ai pas envie de m’asseoir. Je n’ai pas envie de boire de l’eau ou du café. Je veux savoir ce qu’il se passe. Je veux comprendre comment je suis arrivée ici, sans m’en apercevoir. Je n’ai pas pu venir par automatisme. C’est inconcevable. Derrière la vitre, rien. Pour être certaine, je mets mes mains en coupe et je me colle au verre. Je ne vois que mon reflet. Je ne croise que mon regard interrogateur. Je ne croise que le noir. Je soupire. Je ramène mes bras le long de mon corps. Je me retourne vers les autres. Est-ce qu’ils savent comment ils sont arrivés, eux ? Est-ce qu’ils savent ce qu’il se passe ? A leurs expressions, je ne suis pas certaine. Je n’ai aucune idée d’où nous sommes ou même pourquoi nous sommes là. Je ne pense pas avoir été repérée par l’HYDRA. Je ne pense pas avoir énervé quelque organisation que ce soit. Alors quoi ? Où sommes nous ? Je pivote de nouveau sur place. La vitre reste désespérément impénétrable. Et puis, la lumière se fait. Elle m’aveugle presque. Je cille. Je cligne. Un homme fait son entrée. Plutôt bedonnant. Dos droit. Élégance naturelle. Calvitie assumée. Il a cet air hitchcockien. Il se plante devant la vitre, de l’autre côté. “Bienvenue et profitez du spectacle.” Il s’adresse délibérément à nous. Je fronce les sourcils. J’ai le pressentiment que le spectacle ne va pas être le dernier blockbuster ou le dernier succès de Broadway. Instinctivement, je fais un pas en arrière. Je ne le sens pas. Absolument pas. De nouveau, ce noir épais. Cette obscurité impossible à percer. Cette obscurité angoissante. Je redoute le moment où la lumière va revenir. Je redoute le moment où le “spectacle” va débuter. Mais la lumière ne revient pas. Au lieu de cela, un cri. Un cri affreux. Un cri à vous glacer le sang. Les premiers coups contre la vitre se font entendre. Les premiers sanglots. Comme des appels à l’aide. J’essaye de faire abstraction de cette douleur. J’essaye de comprendre ce qu’il se passe de l’autre côté. Un piège ? Une simulation ? La vérité ?

Ma gorge se noue. Je crois reconnaître les cris de Riley. De mes parents. J’ai l’impression que ce sont eux. La barrière que j’essayais de dresser se brise. Elle se fracasse. Mon coeur se serre. Se broie. Je fais un pas vers la vitre. Je pose délicatement ma main contre la vitre. Comme pour sentir leur présence. Comme pour vérifier qu’ils sont là. Un cri déchirant. Un cri douloureux. Et toujours ces coups. Toujours ces pleurs. Le masque impassible se décompose tout doucement. Le sang-froid me fait défaut. “Riley…” Ma voix est faible. Ma voix est rauque. J’ai besoin de savoir. Même si je le sais déjà. C’est elle qui est derrière. C’est elle qui se fait torturer. C’est elle qui souffre. Je tremble. J’oublie tous les conflits que nous avons eus par le passé. J’oublie tout ce qui nous a séparés. J’oublie tout. Je me focalise uniquement sur ses cris. Ses appels à l’aide. Elle a besoin de moi. Elle a besoin que je la sorte de là. Elle a besoin de sa soeur aînée. Mais, je ne peux pas. Je ne peux rien faire. Je ne la vois même pas. Les larmes sont à deux doigts de couler. Les larmes sont à deux doigts de se libérer. Ma petite soeur… je n’ai jamais fait mon job de grande soeur. Je ne l’ai jamais protégée. Je ne l’ai jamais prise sous mon aile. Je n’ai fait que de la repousser. La repousser encore et toujours. Je me retiens de frapper contre la vitre. Je me retiens de lui répondre. Je dois rester concentrée. Je dois trouver une solution de la secourir. Je dois lui venir en aide. Je veux la prendre dans mes bras, bon sang ! Je veux lui dire que tout ira bien. Mes doigts se crispent sur la vitre. Je les retire. Je m’éloigne. Je porte mes deux mains contre mes oreilles. Silence. J’ai besoin de silence. J’ai besoin d’oublier sa souffrance. J’ai besoin de faire abstraction de tout ça. La voix de Riley ne se tait pas. Elle ne s’apaise pas. Même en bouchant mes oreilles. Elle est encore pire. Elle est encore plus intense. Elle me poursuit. Je la chasse, elle revient au galop. Sa douleur me touche. Sa douleur se plante en moi. Sa douleur me paralyse. J’ai mal. J’ai atrocement mal. Je l’imagine torturée. Je l’imagine en sang. Je l’imagine à l’agonie. Elle doit penser que la fin est proche. Elle doit chercher de l’aide. Je n’arrive pas à me concentrer. Je n’arrive pas à évacuer la détresse. Je n’arrive pas à m’éloigner de son image. Je n’y arrive pas. Je n’y arrive pas. Je suis désolée, Riley, je suis désolée. Comment t'aider ? “Il faut faire quelque chose.” Plus pour moi que pour les autres. Je dois faire quelque chose. Il faut que je me bouge.
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Son premier mouvement va aux donuts. C'est plus fort qu'elle. Je sais quand je suis réveillée et que je rêve, crânait parfois Heather et c'était pourtant vrai. Pourtant, elle ne se souvenait pas avoir jamais senti aussi bien un rêve; s'être sentie aussi... eh bien comment dire? vivante lors d'un rêve? Ou peut-être était-ce le propre des rêves, vous faire croire que c'est la réalité jusqu'au réveil? Dans tous les cas, elle n'allait pas se priver de se servir un donuts. Il y avait même de quoi s'asseoir. Elle prit place sur le premier fauteuil en s'emparant d'un donuts à l'étrange couleur rose avant de prendre le temps de regarder autour d'elle.

Il y avait Sharon et que des inconnus, mais Heather ne se faisait pas trop de soucis. Apparemment, toutes les personnes que vous croisiez dans une foule pouvent revenir vous hanter dans vos rêves, pour peu que vous ayez vu leurs visages au moins une fois. Elle avait dû tous les croiser une fois ou deux et puis le tour était joué. Rien d'affolant.

La lumière se fit de l'autre côté de la vitre, et un homme leur souhaita un bon spectacle. Puis la lumière s'éteignit de nouveau. Heather se demanda vaguement pourquoi elle rêvait de ça, elle avait lu quelque parce que l'inconscient dictait- -

Le premier cri lui arrache un sursaut. Le second un frisson. La première fois qu'un corps semble se jeter sur la vitre devant eux, qui tremble, elle saute sur ses pieds en oubliant donut et fauteuil. Et quand enfin Evelyn, son père, Darcy, Dylan, sa mère ou eux tous se mettent à crier à l'unisson, elle se précipite contre la vitre, son poing fermé s'abattant dessus machinalement. À côté d'elle, Sharon a la même réaction mais... Heather ne peut pas l'aider. Elle est paralysée contre la vitre, ses doigts crissant sur le verre, ses yeux grands ouverts alors qu'elle essaie de percer les ténèbres; mais rien n'y fait, rien n'y fait, ils crient, ils crient. Comment arrive-t-elle à reconnaitre si distinctivement leur hurlements? C'est là aussi le propre des rêves: vous convaincre de choses impossibles. Impossibles, vraiment? Son esprit, pourtant rationnel, n'arrive pas à la calmer. Alors elle se tourne vers les autres personnes qui sont présentes avec de la terreur dans les yeux, et de l'impatience dans les gestes, alors qu'elle se met à trembler de tout son corps. “ Il faut faire quelque chose! ” hurle-t-elle, faisant écho à son chef d'équipe.


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Je ne connais pas cette pièce. Je vous jure, je ne connais pas cette pièce. Mais peut-être que je suis dans un rêve. Ou peut-être que sans vraiment que je m'en rende compte, mes jambes m'ont portée là. Ça m'arrive de temps en temps, quand je pense à trop de choses en même temps… Je me retrouve dans un endroit où je ne souhaitais pas du tout aller à l'origine. Je fronce les sourcils. Je ne savais pas qu'il y avait des salles d'interrogatoires à la x-mansion, et encore moins qu'on y avait installé des machines à café et des donuts. Si j'avais su, j'y serais allée plus tôt. Je comprends pas trop, ça fait des années qu'on demande à Xavier d'installer une machine à café dans le hall et au lieu de ça il en met une dans cette pièce que personne n'utilise… Va falloir que j'aille le voir pour rectifier tout ça, c'est pas normal. Je pourrai créer un club qui soutiendra le déplacement de cette machine à café avec des flyers. En tous cas, les donuts me font de l’œil. Je commence à m'en approcher quand soudain, l'atmosphère change. Il y a un cri. Et c'est là que je la vois, la vitre à ma droite, derrière laquelle l'obscurité est inquiétante, angoissante. Je mets quelques secondes, figées, avant de reconnaître ce cri. La voix parle, supplie. Mon coeur se brise. Non! J'accoure près de la vitre, où deux autres femmes se pressent déjà. Elles crient elle aussi, des noms que je ne connais pas. Mais il n'y a qu'une voix, je ne comprends pas. J'ai l'impression que mon cœur se déchire quand Ororo crie de nouveau. Je ne vois rien derrière la vitre, rien du tout. Mais je peux tout ressentir. Puis une deuxième voix se met à crier, et là aussi, je la reconnaîtrais entre mille. Je plaque mes deux mains contre la vitre et, bouffée par l'angoisse, commence moi aussi à crier, sans arriver à me raisonner. « TORNADE! BOBBY! » Je ne vois pas leurs silhouettes, rien du tout, mais leurs voix sont si réelles. Je souffre rien qu'en les entendant. Je martèle la vitre et quand je reprends un peu de contenance, j'essaie de traverser cette dernière. Mais je ne peux pas. Je reste un moment choquée, et réessaie. Mais mon corps se heurte au mur sans que je puisse faire quoi que ce soit. Des larmes perlent au coin de mes yeux. Soudain, une autre voix viens s'ajouter aux autres. Et tandis que les deux blondes à mes côtés lancent qu'il faut faire quelque chose, j'essaie de l'identifier. Et un nouveau malaise s'installe dans ma poitrine. « DANNY! DANNY!» Mes yeux s'écarquillent et je regarde autour de moi, à la recherche de quelque chose qui pourrait briser la vitre.

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mini-event #1 : halloween
Danny ouvrit les yeux d’un coup, comme s’il se réveillait d’un rêve. Il jeta un regard autour de lui, perdu. Il reconnait facilement une salle d’interrogatoire. L’agent Brock l’avait souvent arrêté et installé dans ce genre de salle afin de le questionner sur sa vie, d’où il venait. Mais le jeune homme était toujours resté de marbre face à ses arguments : que le policier essaye de jouer sur la corde sensible ou bien qu’il joue le méchant flic. Il se souvenait rester silencieux, tranquille, observant son reflet dans le miroir sans tain et attendant une occasion pour s’enfuir ou qu’on le laisse partir. Mais aujourd’hui était différent. Il n’avait aucun souvenir d’être arrivé dans cette pièce. Il se souvenait avoir fini les cours et être sorti pour profiter du parc de la x-mansion et après… Après, pouf ! Plus rien ! Le trou noir.

Il essaya pendant quelques secondes afin de réfléchir, de se souvenir comment il était arrivé ici mais rien ne vint. Poussant un grand soupir, il regarda autour de lui et vit le café et les donuts disposés sur une table dans un coin. Okay, ça, c’était nouveau. On ne voyait pas souvent ce genre de chose dans une salle d’interrogatoire. S’approchant, il n’eut aucune honte à se servir un café et à enfourner un donuts entier dans sa bouche qui peina à y tenir. Il observa les personnes présentes pendant quelques instants avant de reconnaître Kitty qui avait l’air aussi perdue que lui. Et là, la lumière derrière la vitre sans tain s’illumina et ils purent observer un homme qui leur souhaita la bienvenue avant de leur dire de profiter du spectacle. Danny, le donuts toujours en bouche, haussa un sourcil sceptique. Qu’est-ce que c’était que ce bordel ? Et d’un coup, le noir se fit et on entendit des hurlements, des cris de douleur. Okay, là, ça puait la merde. Avalant sa bouchée d’un coup, il se concentra sur les voix, essayant de reconnaître des personnes mais en vain. Il vit deux jeunes femmes se jeter sur la vitre hurlant des prénoms qui lui étaient inconnus. Et là, il l’entendit. Il la vit se jeter sur la vitre à son tour et hurler de toutes ses forces. . « DANNY! DANNY!» Celui-ci leva un sourcil perplexe. Elle était sous craque ou quoi ? Il était juste là. S’approchant d’un pas rapide de la jeune femme, il l’attrapa par les épaules avant de la retourner. Il plongea son regard dans celui de Kitty. « Kitty ! Kitty ! Regarde-moi ! Je suis là ! » Il la secoua légèrement, essayant d’attirer son attention du mieux qu’il pouvait mais elle avait l’air si paniquée, si perdue. Il pouvait sentir son estomac se tordre face à ce spectacle. La jeune femme ne devait pas être comme ça, jamais. C’était quelqu’un de stupidement joyeux, optimiste et excentrique mais c’est ce qui avait plu à Danny. C’était ce qu’il avait appris à apprécier chez elle et la voir si désemparée était perturbant pour lui. Alors, dans un stupide réflexe, il la serra contre lui aussi fort qu’il le pouvait et lui murmura à l’oreille des paroles rassurantes. « Je suis là… Je ne suis pas de l’autre côté. Tout ça n’est pas réel… » Il appuya chaque mot avec force afin que tout cela s’imprègne dans le cerveau de la jeune femme. Il fallait qu’elle soit à nouveau joyeuse, qu’elle redevienne comme avant…

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Taylor n'a jamais beaucoup dormi la nuit. La mémoire décuplée n'est pas vraiment la meilleure habilité à avoir quand on veut faire de grandes et bonnes nuits. Tous les jours, toutes les nuits, des images dansent derrière ses paupières, ou des pages entières de livres lui reviennent. Même dans ses rêves, elle n'est jamais tranquille. Quand elle ferme les yeux, de grandes batailles historiques se rejouent. Des moments importants de sa vie ou de sa journée. Dans ses rêves, elle ne voit jamais quelque chose qu'elle n'a jamais vu ou lu. Taylor ne fait jamais ces rêves fous que vous avez parfois, son subconscient n'imagine pas la journée du lendemain. Jamais. C'est la raison pour laquelle quand elle ouvre les yeux, elle sait tout de suite que ce qui se passe n'est pas un rêve. Elle observe autour d'elle, et elle sait que quelque chose de merdique est en train de se produire. Elle sait qu'elle ne s'est pas endormie dans une pièce comme celle-ci la veille. Elle sait que Kitty et Danny n'étaient pas là, et que ces deux femmes blondes non plus. Cet homme qu'elle n'a jamais croisé non plus, n'était pas là. Son cœur se met à battre très vite quand un homme apparaît à sa droite, derrière une vitre, et leur annonce que le spectacle va commencer. Elle fronce les sourcils, et c'est complètement impuissante qu'elle voit les deux premières femmes se coller à la vitre en criant des prénoms, ou des choses qui n'ont pas de sens. Kitty s'y met ensuite, et la professeur sent sa poitrine se serrer un peu plus. Mais cette vitre est noire, et elle n'entend rien qui puisse justifier les comportements des autres personnes présentes dans la pièce. Elle cherche de l'aide, autour d'elle, mais elle se sent soudain bien seule. Danny semble le seul à ne pas être porté par cette vague de tristesse, et elle s'apprête à lui demander s'il sait quelque chose quand Kitty crie son nom. Taylor observe le jeune homme, complètement déconcerté, prendre son amie par les épaules pour lui assurer qu'il est bel et bien là, et pas derrière cette vitre à laquelle elle s'accrochait comme une damnée quelques demi-secondes plus tôt.

C'est quand Taylor ferme les yeux qu'elle comprend. Il y a d'abord cette voix lointaine, qui lui semble légèrement familière. Au début, ce n'est qu'un murmure. Puis plus les secondes passent, plus la voix se rapproche, pleine de douleur, glaçante. Ce sont des cris, et Taylor reconnaît cette voix parfaitement : c'est celle de sa mère. Cela fait des semaines qu'elle n'a pas vu ses parents, et il n'y a aucune chance qu'elle soit là dans la vraie vie. Non, sa mère est loin d'ici, en voyage en Suède avec son père. Taylor tente de garder la tête froide. Tout ceci ne doit pas être réel, ou ils entendraient tous les voix. Et les mêmes voix. Elle pose ses mains sur ses tempes. Son père est le suivant. Ses frères et sœurs, certains de ses élèves. Elle se sent si vide à l'intérieur. Il y a certains des professeurs. Ororo, Bobby. Et Aneesh, aussi. Elle s'accroupit par terre et se bouche les oreilles. Elle ne doit pas se laisser dépasser, tout ça n'est qu'une illusion. Tout ça DOIT être seulement une illusion.
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Les mains tremblantes. Le regard brouillé. Les joues humides. L’émotion est trop forte. La peur est palpable. Chaque cri est un nouveau coup de poignard. Chaque appel est une torture. Les barrières s’effondrent. Les réticences disparaissent. L’effroi débarque à flots. Je sais que Riley est là. Je sais que mes parents sont à ses côtés. Je sais qu’ils souffrent tous à l’unisson. Je les sens. Je peux les imaginer. Les visages ravagés par les larmes. Le sang coulant. Les griffures rouges sur le corps. Je les imagine clairement souffrir. Je les imagine placer tous leurs espoirs en moi. Je les entends. Bon sang. Je les entends crier. Hurler. Gueuler. Ils ont besoin d’aide. Et j’ai les mains tremblantes. Elles tremblent comme jamais. Elles, pourtant si sûres quand elles tiennent une arme. Elles, pourtant si solides lorsqu’il s’agit de frapper. Elles sont incontrôlables. Je croise les bras. Je les emprisonne sous mes aisselles. C’est bien ainsi. C’est bien plus agréable. C’est bien mieux. Je tente de reprendre le dessus. Je tente de calmer mes palpitations. Je tente de calmer mes larmes. Je me concentre sur les autres. Je me concentre sur la situation. Je me concentre sur les faits. Nous sommes dans une pièce. Une salle qui possède une vitre. Une salle juxtaposée à une autre. Nos proches sont enfermés là-dedans. Ils subissent d’atroces tortures. Il faut donc les en sortir. Il faut donc les libérer. Est-ce que nous ne sommes pas dans la même situation ? Peut-être notre porte est-elle fermée ? Quelqu’un a essayé ? Mais de nouveau, les cris. Les cris reviennent. Encore plus forts. Encore plus puissants. Ils arrivent à percer ma concentration. Ils arrivent à attirer mon attention. C’est atroce. Il faut que ça s’arrête. Je n’en peux plus de les entendre crier. Je n’en peux plus de les savoir en train de souffrir. Je n’en peux plus de cette impuissance. La porte. La porte. La porte. Je répète les mots. J’en fais une chanson. J’en fais une corde à laquelle se raccrocher. La porte. La porte. La porte. Mon regard navigue. Nous sommes trois dans un état pathétique. Deux autres semblent perdus. Ils ne comprennent pas. La porte. La porte. La porte. A travers les cris, j’entends murmurer. J’entends chuchoter. “Je suis là… Je ne suis pas de l’autre côté. Tout ça n’est pas réel…” Pas réel. Comment ça, pas réel ? Est-ce qu’il est con ou quoi ? Est-ce qu’il n’entend pas ces voix ? Est-ce qu’il n’entend pas ces cris ? Il est aussi sourd que ça ? A croire que nous jouons la comédie. A croire que nous sommes sous l’emprise d’une illusion. A croire que nos proches ne sont pas là. Il est complètement insensible. Complètement idiot. “Ce n’est pas une illusion. C’est vrai.” Ma voix siffle. Ma voix se fait tranchante. Je plaque mes mains contre les oreilles. Je n’en peux plus. Je n’arrive pas à réfléchir. Je n’arrive pas à penser. La porte. La porte. La porte. La porte. “La porte… est-ce que l’on peut sortir ? Est-ce que l'on peut les aider ?” Je ne fais pas de gestes pour essayer de l’ouvrir. J’ai trop peur qu’en retirant mes mains, les appels à l’aide redoublent d’intensité. J’ai trop peur que tout s’amplifie. La seule chose qui compte est cette porte.
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mini-event #1 : halloween

groupe 5 : sharon, danny, taylor, kitty & heather.
Contexte
Pourtant, Danny a raison. Taylor aussi, même si elle ne dit rien. Ce n'est qu'une illusion. Hélas, vous n'êtes pas tellement en mesure de vous en rendre compte, n'est-ce pas Carter ?

Elle est en train de paniquer, terrifiée à l'idée que l'on puisse s'en prendre à ses proches. Danny ne se sent pas tellement concerné, mais les voix l'agacent, même si elles ne sont pas réelles.

Il regarde autour de lui et soupire. Il va devoir lui prouver que rien de tout ceci n'est vrai. Alors il s'empare du fauteuil et de toutes ses forces, le jette contre la vitre.

Elle se brise et les cris cessent immédiatement, tandis qu'une pièce entièrement vide apparaît devant eux. Il n'y a jamais eu personne, là-dedans.

« Alors, convaincue ? » lâche Danny, nonchalamment.

Vous n'êtes pas sortis pour autant.

explications
Avec beaucoup de retard (et on s'en excuse :mdr:) voici le deuxième tour des mini-events ! C'est aussi le dernier, on a hâte de passer aux vraies intrigues. Comme vous pourrez le constater, certains d'entre vous ont de quoi comprendre que tout ceci n'est qu'une illusion alors... c'est le moment de vous réveiller !

Bonne chance !  :haaaa:

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Formuler une pensée cohérente semble difficile. Entre les cris, l’inquiétude et le sang-froid qui s’échappe. Formuler une pensée cohérente est même impossible. J’ai appris à blinder mes émotions pour ne pas être touchée par toutes les injustices du monde. Sauf que ce blindage est détruit petit à petit. A chaque nouveau cri. A chaque nouvel appel. A chaque image. Oui, parce que je ne peux m’empêcher de m’imaginer ce qu’il se passe derrière la vitre. Je sais ce dont sont capables certaines organisations. Je sais ce que mes proches sont en train de vivre. Juste là. A quelques mètres de moi. Et je ne peux rien faire. Seule la volonté de les sauver parvient à faire son chemin jusqu’à mon esprit. Parvient à m’obliger à trouver une solution. La porte est le plus logique. Nous sommes forcément passés par une porte en arrivant. Nous serons forcés d’utiliser une porte en sortant. Logique. Nous n’avons pas pu être téléportés. La pièce n’a pas pu être construite autour de nous. Et soudain, un fauteuil. Un fauteuil qui est soulevé de sol pour se fracasser contre la vitre. J’ai envie de hurler. J’ai envie de l’arrêter. Je cherche même mon arme, sans la trouver. Il est fou. Il n'imagine pas les conséquences pour nos proches. Ce gamin est cinglé. Le bruit de la vitre brisée est atroce. Un crissement. Des débris qui tombent par terre. Des débris qui rebondissent. Le chaos laisse place au silence. Un silence étrange, après ces quelques minutes remplies de cris. Un silence inexplicable. “Alors, convaincue ?” Je pose un regard médusé sur l’ancien emplacement de la vitre. Il n’y a rien. Seulement de l’obscurité. Seulement le vide. Je m’approche pour en avoir la certitude. Je marche sur les morceaux de verre. Rien n’indique qu’il y ait pu avoir des personnes torturées ou retenues. Rien n’indique qu’elle ait servi dernièrement. Mais alors… d’où venaient les appels à l’aide ? La panique a disparu. L’inquiétude s’est échappée. Il n’y a plus que le sentiment que tout ceci n’est qu’un piège. Une mauvaise blague. Une illusion. A cette pensée, je fronce les sourcils. Évidemment. Il y a au moins deux personnes capables d’un tel exploit. Tout devient plus clair. Tout devient plus facile à expliquer. “C’est une illusion.” Je murmure. Bien sûr que c’est une illusion. Un dernier regard pour la salle vide afin d’en avoir la confirmation. Oui, une hallucination. Une scène irréelle. Je me tourne vers Heather. Elle semblait aussi bouleversée que moi, tout à l’heure. Et elle est la seule personne que je connais vraiment ici. “Heather, il a raison. Ce n’est qu’une illusion.” Un sourire trouve même la force de s'installer sur mes lèvres. Sécher nos larmes. Chasser l’inquiétude. Reprendre le dessus. Retrouver nos réflexes d’agent. Maintenant nous savons, le temps est compté avant que nous retournions à notre quotidien. Avant que nous réintégrions nos corps. Avant que nous reprenions nos vies. Juste quelques instants. Déjà, je sens le décor se dilater. Changer. Déjà, je sens que je ne suis plus totalement là. Déjà, je me sens étourdie. Tout ceci n’est qu’une illusion et la réalité nous attend.
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mini-event #1 : halloween

groupe 5 : sharon, danny, taylor, kitty, heather, shane.
conclusion
Danny a été le premier à comprendre, avec Taylor. Il a parlé quand elle s'est tue, et il a fini par lancer cette chaise pour convaincre tous les autres. Sharon, la plus paniquée jusque là, reprend son souffle et retrouve ses esprits. C'est un piège, c'est une illusion. Heather est rassurée aussi. Kitty a encore ce malaise au creux du ventre. Tout ça semblait si réel. Comment s'assurer que Bobby ou Ororo n'étaient pas en danger ?

Elle enjamba la vitre, chercha une sortie, mais il n'y avait rien. Shane tenta d'enfoncer la porte close, sans succès. Ils avaient compris le tour, certes. Ils n'étaient pas sortis pour autant. Taylor passa en revue tout ce qu'elle connaissait - et ça faisait beaucoup. Bouquins de spiritisme, le huis-clos de Sartre, les explosions centralisées ... comment sortir de là ? Elle séchait. C'était une sensation désagréable, pour cette femme qui avait toujours réponse à tout. Danny regardait Kitty, qui cherchait à utiliser son pouvoir pour traverser les murs. Elle n'y arrivait pas. Elle n'y arrivait pas, ça n'avait aucun sens. Il tenta de la rassurer, maladroitement. Mais ils étaient enfermés. Shane le premier commença à montrer des signes de pessimisme, répétant qu'ils allaient tous finir par mourir ici.

Jusqu'à ce que la porte se déverrouille dans un clic sonore. Sharon n'attendit pas une seconde de plus, et ouvrit le battant. Derrière, il y avait du blanc, un blanc éclatant, lumineux, où on ne distinguait rien. Ils sortirent, tous. Et chacun se réveille là où il se trouvait avant que ce cauchemar ne commence, les mains encore éprises de tremblements. Joyeux Halloween.

bilan & remerciements
Avec beaucoup (beaucoup) de retard, voilà la clôture des events d'Halloween  :whaaat:  ils n'ont pas de réelle répercussion physique sur vos personnages, mais probablement quelques perturbations psychologiques, ils vont sans doute développer de nouvelles phobies  :haaaa:  merci à tous d'avoir participé, on est désolés que ça ait traîné aussi longtemps ! on vous revoit aux prochains events  I love you
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it's a revolution, i suppose
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MINI EVENT, GROUPE 5 : my mind is dark and full of terrors.

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