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LÉDDIE #4


 
Eddie battit deux fois des paupières, avant de finalement ouvrir les yeux. La lumière était claire, c'était le matin. Sept heures, huit heures, peut-être. Il était affalé sur le canapé, le torse encore nu. Ses sutures avaient sauté d'elles-mêmes tandis que sa blessure s'était résorbée. Personne ne pourrait croire qu'hier seulement, il était en sang, les plaies ouvertes, et incapable de faire trois pas sans se casser la gueule. Le flic se redressa avec lenteur, testant ses muscles, mais aucun nerf ne cria à l'agonie, aussi se permit-il un petit sourire satisfait. Léna était probablement rentrée chez elle. Il se rappelait vaguement l'avoir chassée, mais elle était restée, l'avait soigné. Et après ? Ah oui. Cette histoire de mutation, la seringue, les yeux blancs. Ceux de Venom. Il l'avait échappé belle, mais il y aurait d'autres questions. C'était Léna, et Eddie commençait à bien la cerner. Elle ne lâcherait pas l'affaire si facilement. Alors qu'il s'extirpait du canapé, et étirait bras et jambes, il se demanda si, comme il le lui avait demandé, elle était restée jusqu'à ce qu'il s'endorme. Ça n'avait pas dû être très long. Elle avait probablement pris la route à la seconde où ses paupières s'étaient closes, confuse quant à ce qu'elle avait vu.

Le policier ouvrit grand ses fenêtres, aérant la pièce. Ça sentait le fauve, c'était en bordel, et le désordre était quelque chose qu'Eddie supportait mal. S'il avait été en état, il n'aurait pas laissé un tel bazar s'installer, mais étant donné les récentes blessures dont il avait été victime, il était resté alité, condamné à voir la poussière et la crasse s'installer chez lui. Le contenu de la seringue l'avait non seulement guéri, mais Eddie était également en pleine forme. Il avait l'impression de pouvoir soulever des montagnes. Pourtant, il se contenta seulement de soulever ses meubles lorsqu'il passa le balai. Il rangea ses vêtements, nettoya le sang du mieux qu'il le put, et finalement, partit prendre une douche. Il était grand temps d'enlever cette odeur de sueur, de saleté et de sang. Dix minutes plus tard, Eddie entrait dans sa chambre, serviette autour de la taille, pour prendre des fringues propres. Et il trouva Léna, endormie dans son lit.

Sur le moment, il n'y fit pas trop attention. Comme si elle était au bon endroit, comme si c'était normal. Il lui passa devant, attrapa un tee-shirt noir, un caleçon et un jogging gris. C'est avant de ressortir, que sa main s'arrêta au-dessus de la poignée. Sa tête tourna lentement vers le lit, et il faillit bondir de surprise. Merde ! Elle était censée partir. Venom, jusque là bien silencieux, ronronna de contentement en voyant qu'elle était restée, malgré tout. Qu'elle avait refusé de l'abandonner. Eddie quitta la pièce pour s'habiller, et revint quelques minutes plus tard, un sourire carnassier sur les lèvres. « Good morning, sunshine ! » cria-t-il d'une voix forte. Elle sursauta, ce qui eut pour effet d'étirer plus encore les lèvres du policier. « Quand madame s'invite, elle s'invite vraiment ! » ria-t-il en observant Léna, étalée d'un bout à l'autre du lit, comme si l'endroit lui appartenait. Il la laissa à s'habiller, et partit préparer le petit-déjeuner. Mais pendant plusieurs jours, Eddie était resté cloîtré chez lui, et il n'avait plus beaucoup de provisions pour faire un vrai petit repas. Il se contenta de faire couler du café, mit plusieurs tranches de pain de mie à cuire, et sortit du beurre ainsi que de la confiture du frigo. Deux assiettes, deux tasses, face à face. Il était à table à siroter son café brûlant lorsque Léna entra dans le séjour. Silencieux, il la laissa effectuer sa routine matinale, sans trop la perturber – du moins, pas plus que ce réveil brutal qu'il venait de lui infliger. Enfin, quand elle prit place devant lui, tasse de café à la main, il lui offrit un beau sourire. « Merci pour hier. » Autant briser la glace de suite. Elle l'a aidé, et surtout, elle est restée. Pour lui comme pour Venom, c'est ce détail qui compte plus que tout le reste.


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Elle avait passée la nuit à veiller sur Eddie, restant assise à ses côtés alors qu'il dormait, affalé dans son canapé.
Pourquoi est ce qu'elle était restée ? Et pourquoi est ce qu'elle était comme ça avec lui ? Elle ne cessait de se poser cette question depuis sa soirée au restaurant avec Eddie, mais ne trouvait pas d'explications. Elle ne s'expliquait pas comment leur relation avait pu autant évoluer en si peu de temps. C'était vraiment étrange mais... Pas vraiment désagréable. Et puis ça mettait un peu d'action dans sa vie en dehors du boulot. Elle n'allait pas s'en plaindre.

Après avoir passé plusieurs heures à le veiller, elle avait finalement décidée de dormir un peu et avait fouillé l'appartement à la recherche d'un endroit où dormir avant de s'arrêter dans la chambre du brun, se demandant si elle pouvait dormir dans son lit. Certes ils se connaissaient à présent mais est ce qu'elle pouvait vraiment faire ça ?
Après plusieurs secondes de réflexion elle s'était finalement allongée dans le lit, se rassurant en se disant qu'elle se réveillerait avant Eddie et pourrait partir sans qu'il ne le remarque.

« Good morning, sunshine ! » Léna se réveilla en sursaut suite à ce beuglement bovin et resta un moment immobile, dressée sur le lit, paniquée et ses yeux hagards balayant la pièce à la recherche de l'origine de cette attaque. « Quand madame s'invite, elle s'invite vraiment ! » Bon... Pour la sortie sans se faire remarquer c'était foutu. Il allait la charrier avec ça pendant un moment, elle en était sûre.
La jeune femme se laissa retomber en travers du lit en poussant un grognement suivis d'un « Putain Eddie... » A peine compréhensible d'une voix endormie.
Elle l'entendit sortir de la chambre en riant, la laissant seule, encore à moitié endormie. Elle allait le tuer... Et se recoucher ensuite. Bordel mais d'où est ce qu'il sortait une telle énergie ? Il y avait à peine quelques heures il était agonisant sur son canapé et à présent il la réveillait en hurlant et avec le sourire ? Ça n'avait aucun sens.  

Elle se décida finalement à se lever, s'habillant rapidement et traîna des pieds jusqu'au salon, les cheveux encore en bataille et poussant un bâillement à s'en décrocher la mâchoire.
Elle se laissa tomber sur la chaise face à son collègue, le toisant d'un air mauvais et sans prononcer un mot attrapa sa tasse de café pour en boire une gorgée.
« Merci pour hier. » Léna releva les yeux de sa tasse pour observer Eddie qui la regardait avec un grand sourire. Comment est ce qu'il faisait pour être autant en forme ? Elle but une nouvelle gorgée puis reposa la tasse sur la table, poussant un nouveau grognement avant de grommeler un « Comment tu fais pour être autant en forme dès le matin ? T'es pas humain... » Elle ponctua sa phrase par une nouvelle gorgée de café. « Mais de rien. T'en aurais fait autant pour moi non ? » Elle lui lança un petit sourire avant d'attraper un tranche de pain pour en faire une tartine et d'en croquer un morceau, fermant les yeux, savourant d'enfin avaler quelque chose.

Elle laissa son regard balayer la pièce, son visage prenant une expression étonnée en réalisant qu'il était rangé et nettoyé. Est ce qu'il avait fait ça dès son réveil ?
Ça se confirmait, il n'était vraiment pas humain.
Elle reporta son attention sur le brun, l'observant longuement avant de hausser un sourcil. « Et... Ça a l'air d'aller mieux toi. C'est quoi ton secret ? » Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. « Non parce que je rêverais de pouvoir me réveiller autant en forme. »
Le sourire de la brune s'agrandit un peu plus et elle s'installa plus confortablement sur sa chaise. « En tout cas, tu sais comment m'amadouer dès le matin. » Elle désigna la tasse de café et la leva devant elle, le remerciant avant de la finir d'une traite.
« Et hum... Désolée d'avoir squatté ton lit mais il était tard et je ne me sentais pas de refaire la route jusque chez moi. J'espère que tu ne m'en veux pas d'avoir... Empiété sur ton territoire. » Elle se doutait bien qu'il ne lui en voudrait pas d'être restée, mais elle voulait tout de même s'excuser.  


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Elle sirota un peu son café, le reposa face à elle, sur la table, et poussa un grognement typiquement matinal. « Comment tu fais pour être autant en forme dès le matin ? T'es pas humain... » Léna reprit son café, reprit une gorgée. Eddie ne put s'empêcher de sourire : il était loin d'être humain. Elle le pensait mutant, il était bien plus que ça, pourtant. « Mais de rien. T'en aurais fait autant pour moi non ? » Elle lui avait déjà répondu ça, elle avait déjà sous-entendu qu'il était aussi bon qu'elle, aussi altruiste. Mais est-ce qu'il le ferait, vraiment ? Même pour Léna ? Il prit le temps d'y réfléchir, se leva pour se servir un nouveau café, avant de se rasseoir face à elle. Oui, il le ferait. Pour Léna, il le ferait, à condition que Venom, à la vue et l'odeur de son sang, ne sorte pas de sa tanière pour la dévorer.

Elle laissa son regard divaguer sur le reste de l'appartement. Lui, ne la quittait pas des yeux. « Et... Ça a l'air d'aller mieux, toi. C'est quoi ton secret ? » Elle sourit. Il sourit. « Non, parce que je rêverai de pouvoir me réveiller autant en forme. » Léna se colle contre le dossier de sa chaise, elle semble plus réveillée, plus alerte déjà. Il y a une miette de pain au bord de ses lèvres, Venom la voit et Eddie la voit. Ils sourient plus fort. « En tout cas, tu sais comment m'amadouer dès le matin. » Puis elle finit sa tasse d'une traite, et la repose bruyamment sur la table en bois. « Et hum... Désolée d'avoir squatté ton lit, mais il était tard et je ne me sentais pas de refaire la route jusque chez moi. J'espère que tu ne m'en veux pas d'avoir... Empiété sur ton territoire. » Venom fixait la miette et Eddie fixait Léna, avec une intensité peu commune. Le flic avait l'impression que son cerveau tournait à cent à l'heure, peut-être à cause de cette injection faite la nuit dernière. Il débordait d'énergie, elle était réellement agglutinée sous sa peau, ne cherchant qu'à sortir, mais son visage était calme, ses cheveux un peu en bataille et son sourire énigmatique. « En ce qui me concerne, tu peux empiéter où tu veux. » répond-il, ambiguë. Brusquement, il se lève, et il s'approche d'elle et s'accroupit, face à Léna qui l'a suivi du regard. Elle lui fait face. Elle est jolie (appétissante) et il y a cette miette au coin de ses lèvres, alors Eddie lève le pouce et d'un petit coup délicat, il enlève le petit bout, il lui fait ce sourire bizarre. « T'avais un truc, juste là. » Il y a quelques secondes de flottement, quelques secondes qui paraissent durer beaucoup plus longtemps.

Après quoi, Eddie se relève. Il a pris la tasse de Léna dans une de ses mains, il attrape la sienne et il les ressert en café. Elle est fumante, quand il lui rapporte. « Quoiqu'il en soit, j'espère que tu me tiendras pas rigueur du bordel d'hier, de la situation, de tout le merdier dans lequel je t'ai fourrée ! Tout va bien maintenant, je vais bien, tu vas bien, l'appartement va bien aussi. Je propose qu'on passe à autre chose. » Sa voix a repris des couleurs, il a perdu la froideur un peu flippante qu'il avait adopté quelques secondes plus tôt. Son sourire est large et ses mains, serrées autour de sa tasse, la porte à sa bouche pour en boire encore deux longues gorgées. Il est debout, et se tient contre le plan de travail de la cuisine. La table est juste en face. Léna est juste en face. A quelques pas seulement. Venom aussi, voudrait un petit-déjeuner.

« A moins que t'aies des questions, ce qui serait normal. » il fait, sans grande passion. Il ne veut pas répondre à ses interrogations. Il refuse même qu'elle en ait. La vérité lui sera révélée (partiellement) lorsqu'il le décidera. Elle ne pouvait plus se permettre d'être trop curieuse. Venom ne voulait pas. Il serait donc intelligent de reconduire la conversation, préférablement vers un sujet qui la touche plus personnellement. Eddie se racle la gorge. « Mais, si on se montre honnêtes, faut d'abord que je t'avoue un truc... » Il se gratte la nuque, prend ce ton gêné, ces joues empourprées. « J'ai vu ton portable ce matin, quand tu pionçais. Y avait un message de, euh... Damien ? » Il se frotte le visage, il boit encore un peu de café. « Je l'ai vu, je l'ai lu. Et je l'ai supprimé. » Il pourrait s'excuser, mais il ne le fera pas. Il ne sera pas faible. Elle est à lui. « Avant que tu t'énerves, écoute-moi ! » ajoute-t-il rapidement. « Il est ici. Il est venu à New-York pour te faire une surprise et je... J'ai paniqué. J'ai pas envie que tu le vois. Je sais que c'est ton copain, mais j'ai pas envie. » A nouveau il tire sur ses cordes, il met de l'émotion dans sa voix, de la tristesse et de la culpabilité, un peu de jalousie aussi. C'est Venom qui tire les ficelles, et Eddie qu'est sa marionnette. « Et mon avis, on s'en fout, okay je sais. C'était con. » Il regarde au sol, ses pieds nus, Venom applaudit sa prestation mais Eddie veut Léna, Eddie l'aura. « J'voulais te garder pour moi tout seul. » Et sa voix est celle d'un gamin, un gamin possessif et amoureux. Eddie a le nez dans sa tasse de café. Venom se lèche les babines.

Si elle reste, Eddie l'aura.
Si elle fuit, Venom la bouffera.


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Elle ne comprenait pas comment il faisait pour être autant forme... Vraiment.
Est ce que c'était dû à sa mutation ? Vu la vitesse à laquelle ses blessures avaient guéri la veille, il était tout à fait plausible qu'il récupère bien plus vite aussi. Mais c'était tout de même assez déstabilisant, surtout dès le réveil.

Réalisant qu'elle fixait sa tasse depuis un moment, Léna releva les yeux vers Eddie et arqua légèrement un sourcil en voyant qu'il la fixait intensément, sans sourciller.
Quoi ? Qu'est ce qu'il avait à la regarder comme ça ? C'était quoi, ses cheveux en batailles ou les traces de plis des draps qu'elle avait encore sur le visage ?
« En ce qui me concerne, tu peux empiéter où tu veux. » Oh. Elle s'était bien attendu à ce qu'il lui dise qu'il n'y avait pas de problèmes parce qu'elle avait squatté chez lui, mais qu'il lui réponde ça comme ça ? C'était... Assez inattendu ouais.
Le brun se releva brusquement et elle le suivi du regard alors qu'il se rapprochait pour finalement s'accroupir en face d'elle.
Quoi ? Est ce qu'il allait enfin arrêter de la fixer comme ça et lui dire ce qui n'allait pas ?
Commençant à perdre patience, elle s'apprêta à lui demander mais il leva le pouce vers son visage pour le passer sur le coin de ses lèvres. « T'avais un truc, juste là. » Ils restèrent tous les deux immobiles à se regarder dans le blanc des yeux pendant quelques secondes qui semblèrent bien plus longues à la jeune femme.

Eddie se releva finalement, attrapant leurs tasses au passage avant de les remplir à nouveau, laissant quelques secondes à Léna pour reprendre ses esprits.
Qu'est ce qu'il venait de se passer là ? Bon, il venait de lui enlever une miettes du coin de sa bouche, ça c'était plutôt évident mais la question c'était pourquoi est ce qu'il l'avait fait ? Il n'aurait pas pu tout simplement lui dire qu'elle l'avait ?
Entre la veille et ce réveil, ces dernières heures en compagnie d'Eddie commençaient à devenir vraiment bizarres...

Le bruit de sa tasse se posant sur la table tira la jeune femme de ses pensées et elle releva les yeux vers Eddie, qui se tenait debout appuyé contre le plan de travail, l'observant silencieusement. Elle le remercia d'un signe de tête et but une gorgée de café.
« Quoiqu'il en soit, j'espère que tu me tiendras pas rigueur du bordel d'hier, de la situation, de tout le merdier dans lequel je t'ai fourrée ! Tout va bien maintenant, je vais bien, tu vas bien, l'appartement va bien aussi. Je propose qu'on passe à autre chose. » L'air toujours aussi perdu, elle hocha faiblement la tête et but une nouvelle gorgée de café pour essayer de se réveiller complètement et de retrouver ses esprits.
« A moins que t'aies des questions, ce qui serait normal. » La jeune femme releva subitement les yeux vers lui, le fixant longuement. Ça oui, elle avait des tonnes de questions à lui poser avec en tête de liste en quoi consistait exactement sa mutation et pourquoi est ce qu'il avait un dossier au nom de Peter Parker dans sa commode. Elle n'allait sûrement pas passer à autre chose après tout ça. Mais même s'il venait de le lui dire, elle connaissait assez bien son coéquipier pour savoir qu'il ne supporterait pas qu'elle lui pose des questions. Elle se reconcentra donc sur sa tasse, réfléchissant à la meilleure façon d'aborder le sujet quand Eddie se racla la gorge, la faisant à nouveau relever les yeux vers lui. « Mais, si on se montre honnêtes, faut d'abord que je t'avoue un truc... » Sa voix semblait hésitante et il se passa une main sur la nuque. Est ce qu'il était gêné ? Ça pouvait vraiment arriver à Eddie Brock de se sentir gêné ? C'était... Touchant ?

Un sourire discret se dessina sur les lèvres de la jeune femme mais elle l'effaça au moment où il reprit la parole. « J'ai vu ton portable ce matin, quand tu pionçais. Y avait un message de, euh... Damien ? » Les sourcils de Léna se froncèrent mais elle garda le silence, préférant le laisser continuer. « Je l'ai vu, je l'ai lu. Et je l'ai supprimé. » Il avait fait quoi ? La jeune femme se redressa subitement sur sa chaise, les yeux écarquillés sous la surprise. Non, il n'avait pas fait ça. « Avant que tu t'énerves, écoute-moi ! » Qu'est ce qu'il allait bien pouvoir lui donner comme raison ? Elle était curieuse de voir ça et son explication avait intérêt à être bonne s'il ne voulait pas qu'elle lui en colle une. « Il est ici. Il est venu à New-York pour te faire une surprise et je... J'ai paniqué. J'ai pas envie que tu le vois. Je sais que c'est ton copain, mais j'ai pas envie. » Damien était à New York ? Pourquoi est ce qu'il débarquait comme ça sans prévenir ? Ça ne lui ressemblait pas du tout de faire ça. Mais surtout qu'est ce qu'Eddie était en train de lui faire ? Il ne voulait pas qu'elle le voit ? C'était quoi ce nouveau délire, une crise de jalousie ?
« Et mon avis, on s'en fout, okay je sais. C'était con. » Il avait la tête baissée, le regard braqué sur le sol, visiblement trop gêné pour la regarder dans les yeux. Oui, effectivement c'était très con.
« J'voulais te garder pour moi tout seul. » Léna se décrispa presque instantanément, tout la colère qu'elle avait pu sentir monter s'envolant en entendant ces quatre mots. Pour moi tout seul.

La jeune femme s'enfonça dans sa chaise et ne put retenir un éclat de rire nerveux qui dura pendant plusieurs secondes.
Elle parvint finalement à reprendre son sérieux et secoua doucement la tête, maugréant en français un « Je dois être en train de rêver. » Avant de poser son regard sur Eddie qui avait toujours la tête baissée. « Eddie je... » Elle poussa un profond soupir et but une nouvelle gorgée de café pour hydrater sa gorge qui lui semblait anormalement sèche. « Pourquoi t'as fait ça ? Qu'est ce que tu espères ? » Il n'y avait aucune once de colère dans sa voix, juste de l'incompréhension et de la gêne pour Eddie. Il avait vraiment l'air de se sentir mal et la jeune femme en arrivait à le plaindre.
Au moins, le fait qu'il ait fait ça expliquait le comportement qu'il avait avec elle depuis plusieurs semaines. Ils étaient bien plus proches, n'étaient plus de simple collègues et si elle admettait qu'elle l'appréciait vraiment, visiblement lui espérait plus.
Putain ça s'annonçait vraiment compliqué...

La brune poussa un nouveau soupir, plus profond cette fois et se leva lentement de sa chaise pour se rapprocher d'Eddie. Elle lui posa une main sur l'épaule et s'inclina légèrement, essayant d'accrocher son regard. « Pourquoi t'as fait ça Eddie ? Tu me dis que tu veux pas que je vois Damien, que tu veux me garder pour toi tout seul mais... » Elle lui serra délicatement l'épaule. « Mais qu'est ce que t'attends de moi, qu'est ce que tu veux ? Que j'arrête de voir Damien ? Que je le quitte pour toi ? Parce que si c'est ça, je suis désolée mais c'est hors de question. » Sa relation avec Damien avait beau être loin d'être idyllique, il était absolument hors de question qu'elle rompe avec lui. Et surtout pas comme ça.
Mais elle n'en voulait pas à Eddie, elle reconnaissait qu'il lui plaisait aussi quand il n'était pas en mode macho mais... C'était tout, ça s'arrêtait là. Elle avait Damien point. Fin de la discussion.

Tout ce qu'elle voulait à présent c'était qu'il s'explique, qu'elle puisse comprendre sa réaction.


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LÉDDIE #4


 
Il s'était attendu à beaucoup de choses. Après tout, Eddie connaissait Léna. Qu'elle ne s'énerve pas relevait du miracle. Elle ne se lève pas de la chaise d'un bond, elle ne le gifle pas avec violence. Tant mieux pour elle. Ça veut dire qu'il n'aura pas à la mater, il n'aura pas à la remettre à sa place. Venom frissonne de plaisir à l'idée de frapper Léna. Eddie retient son souffle. Elle rit. C'est bizarre parce qu'elle le regarde pas, elle a un tic à l’œil droit, son rire pue la malaise à plein nez. La jeune femme baragouine du français que le flic ne comprend pas. Il lève un sourcil interrogateur – il déteste ne rien piger. Il a l'impression qu'elle peut se jouer de lui. Il va vraiment falloir qu'il apprenne la langue de Molière.

« Eddie, je... » A nouveau, le silence, le soupir, le bruit de sa tasse qu'elle prend et repose. « Pourquoi t'as fait ça ? Qu'est-ce que tu espères ? » Cela paraissait pourtant clair. Il la voulait elle. Pas seulement son corps, pas seulement ses baisers et sa poitrine et ses cuisses et ses mains, il voulait son âme. Sa dévotion la plus complète. Il voulait la marquer au fer rouge et la garder près de lui, pour toujours. Jusqu'à ce que je sorte pour la bouffer, crache Venom avec sa voix de fou, sa voix de crécelle un peu sale. Eddie secoue la tête, se gratte la nuque. Qu'est-ce qu'il peut bien lui dire ? Qu'il l'aime ? Il n'arrivera jamais à prononcer ces mots-là.

Il se balance d'un pied sur l'autre, il joue à fond le rôle du timide. Il pourrait la saisir maintenant, la prendre entre ses bras et la faire sienne. Il pourrait l'attacher et la forcer à rester, mais son esclavage doit être consentant. Son amour doit être sincère, son abandon doit être volontaire. Léna ne sera pas dominée et prise de force, elle sera apprivoisée. Il ne peut pas concevoir une autre possibilité. Où serait le jeu, sinon? murmure Venom. Elle se lève, il entend la chaise qui grince sur le parquet. Puis elle a la main sur son épaule, alors Eddie lève les yeux. Il se dit que ce pourrait être le bon moment. Il aurait à se pencher de quelques centimètres et il scellerait leurs lèvres. « Pourquoi t'as fait ça, Eddie ? Tu me dis que tu veux pas que je vois Damien, que tu veux me garder pour toi tout seul, mais... » Il y a une pression sur son épaule, un peu plus forte. C'est un signe, non ? Venom lâche des bruits salaces. « Mais qu'est-ce que t'attends de moi, qu'est-ce que tu veux ? Que j'arrête de voir Damien ? Que je le quitte pour toi ? Parce que si c'est ça, je suis désolée mais c'est hors de question. » Il ne baisse pas le regard. Il la fixe intensément et il la voit si proche. Elle a les yeux grand ouverts maintenant, les lèvres entrouvertes d'où s'échappe l'odeur amère de café. Pourquoi il la veut, déjà ?

Eddie essaie de se souvenir de ce qui rend Léna si spéciale. Ce qui lui a donné envie de se battre pour l'avoir dès le début. Sa fougue ? Sa beauté ? Ce sale caractère qui se laissait jamais dominer ? Elle était un challenge, ou elle était bien plus que ça. Le policier n'était jamais vraiment sûr. Elle paraissait pourtant n'avoir rien de plus exceptionnel qu'une autre. Venom le pensait, en tout cas. Il l'aurait dévorée comme n'importe quelle gourde – mais pas Eddie. Pour une raison qu'il ne s'expliquait pas encore, Eddie ne voulait pas faire de mal à Léna. Du moins, il ne voulait pas la tuer. Il préférait l'idée, un peu folle, de la faire sienne envers et contre tout. Dusse-t-il détruire toutes ses résistances, la remodeler de A à Z. Léna mérite cet effort, pas vrai ?

Eddie pose une main sur la joue de la jeune femme. Il la regarde encore, il la regarde avec une étoile ou deux dans les yeux. Du pouce, il caresse doucement sa joue. « Tu n'es pas heureuse. » Il fait un sourire doux, petit et mutin. « Je veux te rendre heureuse, moi. » Est-ce qu'il dépasse les bornes ? Sans aucun doute. Il n'arrête pas pour autant. Il garde cette main sur sa joue et il continue de parler, d'une voix légère, presque un murmure, alors que leurs regards sont si proches. « Il te faut un peu de temps, je comprends. » Son autre main, rejoint l'autre joue de Léna. Il a son visage en coupe, son visage qui paraît si petit entre ses grosses paluches. Leurs peaux se mêlent, Eddie a le cœur qui bat vite. Venom pousse des petits cris aigus, comme une parodie de gémissements, puis explose d'un rire gras. « Mais on est inévitables, ça je le sais. » Il se penche, il l'embrasse.

Son petit palpitant incapable d'aimer arrive à faire des bonds malgré tout. Il a le contrôle, il a le pouvoir sur elle – c'est sûrement pour ça qu'il se sent si bien. Venom pousse un long soupir, il est convaincu qu'elle sera la faiblesse d'Eddie. Ils en ont parlé. Les choses ont dérapé, Eddie avait fini par se mettre des baffes pour faire taire la voix de Venom. Une scène un peu triste. Le flic est convaincu qu'elle sera un atout plutôt qu'un inconvénient. Il faut juste qu'il la contrôle. Qu'il la tienne en laisse – alors, elle sera l'avantage majeur dans son combat contre Peter. Il tuera ce faux-frère, gardera Léna sous sa cape et vivra en roi de son monde. C'est à ça qu'il pense, quand leurs lèvres se séparent. Quand il la regarde, le souffle court, et qu'il s'attend à une gifle. Il ne peut pas donner raison à Venom, il doit croire qu'il peut la rendre amoureuse de lui. Qu'il a bien géré le timing.


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Ils étaient toujours immobiles, à se regarder dans le blanc des yeux sans prononcer un mot.
Pourquoi est ce qu'elle restait là ? Elle voulait connaître sa version, comprendre ses raisons bien sûr, mais elle se doutait bien de ce qu'il allait lui répondre. Elle pouvait s'en aller, claquer la porte derrière elle mais elle s'en sentait incapable.
Elle ressentait le besoin de rester là, face à Eddie.

Il le va doucement sa main pour la poser sur la joue de la jeune femme, le regard toujours plongé dans le sien et la lui caressa doucement du pouce. Léna resta immobile, ses muscles légèrement raide, attendant de voir ce qu'il allait dire, ou faire. « Tu n'es pas heureuse. » Il lui lança un léger sourire qui accentua le malaise de la jeune femme. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas cette réaction du jeune homme, comment ils en étaient arrivés à ce point là. Évidemment qu'elle n'était pas heureuse. N'importe qui et Eddie le premier pouvait s'en rendre compte mais le fait qu'il le lui dise avec ce ton là et avec ce regard. Ça la rendait vraiment mal à l'aise. « Je veux te rendre heureuse, moi. » La brune déglutit avec difficulté mais resta immobile. Elle aurait pu se dégager d'Eddie, le repousser et s'en aller mais elle était incapable de bouger. Pourquoi est ce qu'elle réagissait comme ça ? Ça n'avait aucun sens ! Elle s'était toujours défendue d'être une femme forte et indépendante mais maintenant qu'elle se retrouvait face à Eddie, aussi proche de lui elle se sentait complètement impuissante.
Elle ne savait pas comment réagir avec lui. Il y avait son copain, Damien mais Eddie avait pris tellement de place dans sa vie qu'elle ne savait vraiment plus où elle en était.
« Il te faut un peu de temps, je comprends. » Il vint placer son autre main sur l'autre joue de Léna, prenant son visage en coupe sans qu'elle ne réagisse. Non, le temps n'y changerait rien. Elle ne savait pas ce qu'il lui fallait, mais elle savait que le temps n'en faisait pas parti. « Mais on est inévitables, ça je le sais. » Le brun rapprocha lentement ses lèvres des siennes et Léna sentit clairement son cœur manquer un battement et son souffle se couper dans sa gorge.
Encore une fois elle avait largement eu le temps de le repousser, de se libérer de son étreinte mais elle n'avait rien fait. Elle s'était contentée de le regarder se rapprocher d'elle, encore et encore, le plus lentement du monde sans esquisser le moindre geste.

Les lèvres d'Eddie se posèrent sur les siennes et Léna se laissa faire pendant un instant, se contentant de subir le geste du jeune homme mais se reprit rapidement et plus par réflexe qu'autre chose vint presser ses lèvres contre celles d'Eddie, accompagnant son geste.
Elle pouvait sentir ses pulsations s'accélérer, sa peau frissonner sous le souffle d'Eddie et du se retenir pour passer ses mains sur la nuque du jeune homme.
Au bout de plusieurs secondes qui parurent une éternité à la jeune femme, ils finirent par se séparer et elle s'immobilisa une nouvelle fois, son regard braqué dans celui d'Eddie, la bouche légèrement entrouverte, encore sous le choc.

Est ce qu'elle venait vraiment de faire ça ?
Merde... Alors ça confirmait tout ce qu'elle s'était dit, tout ce qu'elle s'était imaginée sur sa relation avec Eddie. Elle ne parvenait pas à y croire. Elle ne parvenait pas à croire ce qu'elle venait de faire. Alors quoi ? Tout ce qu'elle s'était dit sur Damien était faux ? Elle ne faisait que se voiler la face depuis le début ? Non, ça ne pouvait pas être ça, ça ne pouvait pas être aussi simple.
Et pourtant...
L'air complètement perdue, presque paniquée, elle observait Eddie, cherchant une réponse dans son regard mais il n'y voyait rien, rien qui pouvait l'aider dans cette situation.

Elle finit cependant par se libérer de son étreinte et se recula d'un pas, puis un deuxième, lentement, le regard toujours plongé dans celui du brun et bafouilla quelques mots avant de reprendre un peu consistance et de prendre -enfin- la parole. « J-je... Il faut que j'y aille. »
Sans laisser le temps à son partenaire de réagir elle attrapa son sac qui traînait à côté du canapé depuis la veille et se dirigea rapidement vers la porte de l'appartement, l'ouvrant bien plus violemment qu'elle ne l'aurait voulu et s'engouffra dans l'ouverture, se retournant une dernière fois vers Eddie et lui murmura un « Je suis désolée. » D'une petite voix, presque éteinte avant de claquer la porte derrière elle.

Elle s'éloigna rapidement dans le couloir mais dû s'arrêter après quelques pas en sentant les larmes lui monter aux yeux. Elle s'appuya le dos contre le mur et leva une main jusqu'à son visage pour poser la paume sur ses paupières, se mettant à pleurer silencieusement.
Putain de merde... Il avait vraiment le don pour la faire craquer. Pourquoi est ce qu'elle réagissait comme ça ? Ça n'avait aucun sens. Tout cette situation, toute cette histoire avec Eddie n'avait aucun sens. Comment est ce qu'elle avait pu le laisser prendre autant de place dans sa vie ? Elle s'était dit que la situation avec Eddie s'était améliorée, que tout allait pour le mieux mais à présent elle se retrouvait avec une vie, une situation encore plus tordue...
Comment est ce que ça avait pu dégénérer à ce point...


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Elle aurait pu rester de marbre, stoïque tandis qu'il pressait ses lèvres contre les siennes, mais Léna avait répondu. Il avait senti sa bouche s'entrouvrir, la pression qu'elle exerçait et son souffle court, se marier au sien. Il aurait pu trouver ça beau – et dans une certaine mesure, c'était le cas – or ils s'étaient séparés brusquement. Elle n'avait même pas laissé sa paume sur la joue d'Eddie. Elle était incapable de garder le contact visuel. Il en aurait éructé de rage. Ce n'était pas le moment, il était trop tôt pour s'énerver de si peu. Elle regardait le canapé et le mur et le sol, au final elle regardait à l'intérieur de sa tête ; puis elle finit par voir Eddie, comme on voit une silhouette au loin, derrière le brouillard. « J-je... Il faut que j'y aille. » Il n'avait pas pu dire un mot, pas pu attraper son poignet que déjà elle avait pris son sac. « Je suis désolée. » fit-elle, piteuse, avant que la porte ne claque.

Merde. C'était quoi ce bordel ? Elle venait de lui résister, non ? Venom grondait. Il n'aimait pas qu'on lui échappe. Mais Eddie savait que ce dont Léna avait besoin, c'était de temps. Elle allait céder. Elle allait l'aimer, il en était convaincu. Il fallait juste calmer l'impatience du monstre qui sommeillait en lui. Puis il l'entendit. Elle sanglotait dans le couloir. Il pouvait presque voir les larmes rencontrer ses mains qui, contre son visage, tentaient de tarir le flot. Malgré lui, il sourit. Elle était restée.

Eddie ouvrit la porte de son appartement lentement. Il passa la tête dans l’entrebâillement, et la vit adossée au mur. Elle semblait si seule, si fragile. Il sortit sur le palier. « Léna, je... » Il ne savait pas comment ça fonctionnait, les relations de couples. Il ne savait pas ce que devait dire le mec, ce que devait dire la fille. Il avançait en aveugle. « Désolé de t'avoir surprise comme ça. » commence-t-il. Il voudrait s'avancer vers elle et calmer ses larmes ; ou bien Venom voudrait s'approcher pour sentir son odeur et croquer son cou. Il ne fait rien pourtant, inquiet de la voir détaler comme un animal blessé. « Reviens à l'intérieur, s'il te plaît... » L'araignée détestait supplier. Eddie n'était pas un grand fan non plus. Il avait le contrôle, non ? Il devait avoir le contrôle. Parfois, c'était avec des s'il te plaît qu'on restait maître d'une situation. Il tendit la main vers Léna, mais elle ne la prit pas. Elle continuait de pleurer en silence. Alors il tenta un pas. Elle ne bougeait pas, il en fit donc un deuxième. Jusqu'à se trouver à côté d'elle. Il posa une main sur son épaule, et il sentit le corps entier de la jeune femme tressauter. Ce qui affama Venom. Ce qui attrista Eddie. Il l'amena contre son torse, et la serra fort. « Chut... ça va aller. Pardonne-moi Léna. Tout va bien. » Une flopée de mots rassurants alors qu'elle chialait dans ses bras – c'était la meilleure technique, pas vrai ? Il allait certainement l'amadouer comme ça. Il continuerait d'être intense et aimant et gentil jusqu'à ce qu'elle soit prise dans la toile, si empêtrée qu'en sortir ne serait même plus envisageable. Alors il pourra laisser la colère et la jalousie, le narcissisme et la vengeance prendre possession de lui. Il pourra se permettre de devenir Venom face à elle.

Avec douceur, il l'attira vers l'intérieur de l'appartement à nouveau. Elle ne lutta pas contre Eddie, et s'assit sur le canapé où il l'installa tranquillement, sans dire un mot. Le flic retourna fermer la porte, sortit deux verres et y versa un vieux bourbon qu'il gardait toujours sorti, au cas où. Il apporta ça sur la table du salon, et prit place à côté de Léna. « Je sais qu'il est tôt, mais j'ai pensé qu'un truc un peu plus fort serait pas du luxe... » Sans prendre la peine de trinquer, il descend son verre. « J'ai déconné Léna. T'as un mec, on est potes, ce que je ressens ça devrait pas... entrer en ligne de compte. » Bien sûr que si, ça devrait. Sauf qu'il faut arrondir les angles. Il faut pas la brusquer, cette petite plante fragile. « On s'entend si bien. On se comprend. J'veux pas que ce baiser foute la merde là-dedans. » Eddie la fixe, droit dans les yeux. Il veut lire sa réponse dans ses iris, savoir ce qu'elle dira. Savoir si elle le pensera. Il sent Venom au bord de sa gorge, attentif, silencieux – pour une fois – et toujours si affamé. Peut-être que lui aussi, veut l'embrasser.


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« Léna, je... » La voix d'Eddie tira Léna de ses pensées, manquant de la faire sursauter mais elle resta immobile, sa main toujours appuyée sur ses yeux.
Depuis combien de temps est ce qu'elle était là ? Elle avait complètement perdu la notion du temps. « Désolé de t'avoir surprise comme ça. » Sans blague... Elle n'était pas sûr que surprise soit le terme. Léna restait parfaitement immobile, le visage masqué et essayait de calmer ses tremblements.

Qu'il la laisse tranquille... Elle ne voulait pas qu'il la voit comme ça, dans cet état.
« Reviens à l'intérieur, s'il te plaît... » Il pouvait ne pas comprendre qu'elle avait juste besoin d'être seule ? Pourquoi est ce qu'il ne la laissait pas tranquille ? Elle n'avait pas envie de retourner dans son appartement, ni même de lui parler. Elle sentit la main d'Eddie se poser sur son épaule et ne pu s’empêcher de tressaillir. Elle se laissa faire quand il la ramena contre son torse et alla enfouir son visage dans le creux de son cou pour continuer à pleurer silencieusement. « Chut... ça va aller. Pardonne-moi Léna. Tout va bien. » Non, tout n'allait pas bien. Loin de là. Qu'est ce qu'il espérait ? Que parce qu'il s'était excusé tout irait pour le mieux ? Qu'ils pourraient faire comme si de rien n'était ? Non, ça n'était pas aussi simple.
Elle allait mettre du temps avant d'aller mieux et de pouvoir ne serait-ce que regarder Eddie dans les yeux.

Une nouvelle fois, elle se laissa faire quand il la força doucement à bouger pour retourner à l'intérieur de l'appartement et alla s'asseoir sur le canapé pendant qu'Eddie allait fermer la porte.
Léna gardait le regard braqué sur le sol, les bras croisés contre sa poitrine comme pour former un rempart et ne releva les yeux que lorsqu'Eddie revint s'asseoir à ses côtés, posant deux verres d'alcool sur la table basse. « Je sais qu'il est tôt, mais j'ai pensé qu'un truc un peu plus fort serait pas du luxe... » La jeune femme attrapa son verre et l'observa un long moment, toujours silencieuse. Non, effectivement ça n'allait pas être de trop. « J'ai déconné Léna. T'as un mec, on est potes, ce que je ressens ça devrait pas... entrer en ligne de compte. » Non, ça ne devait pas entrer en ligne de compte mais c'était déjà fait. C'était trop tard. Elle haussa les épaule, un air désabusé sur le visage et vida son verre de bourbon d'un trait, grimaçant en sentant l'alcool lui brûler la gorge au passage. « On s'entend si bien. On se comprend. J'veux pas que ce baiser foute la merde là-dedans. » Léna tourna son regard vers Eddie pour s'apercevoir qu'il la fixait. Elle soutint son regard pendant quelques secondes mais baissa finalement les yeux, lâchant un « Je crois que c'est un peu tard pour ça non ? » D'une petite voix.
Ouais, c'était un peu tard pour que ce baiser ne foute pas la merde entre eux.

La jeune femme prit une grande inspiration et s'essuya les yeux avec le dos de sa main avant de reprendre la parole d'une voix toujours aussi faible mais assurée. « Alors quoi ? » Elle tourna son visage vers Eddie, soutenant son regard.« Qu'est ce que tu veux qu'on fasse ? Qu'on fasse comme si de rien n'était ? Parce que je suis désolée... » Elle secoua la tête tout en lâchant un petit rire nerveux. « Mais je ne crois pas qu'on pourra faire comme si de rien n'était. » Non, ça c'était évident. Elle n'allait pas pouvoir continuer à bosser avec lui, à le voir continuellement sans cesser de penser à ce qu'ils venaient de faire.
Ouais, ça allait la travailler pendant un long moment.

Elle était complètement perdue. Qu'est ce qu'elle était censée faire ? Elle aimait Damien, elle le savait, elle le sentait mais... Mais elle avait répondu au baiser d'Eddie. A ce moment précis, quand elle avait sentit ses lèvres sur les siennes elle n'avait pas hésité à répondre à son baiser.
Qu'est ce que ça voulait dire ?

« Je sais plus où j'en suis Eddie... » Elle prit une nouvelle inspiration et hocha faiblement la tête. « Je sais plus où j'en suis Ok ? Je... Je sais pas ce que ça veut dire tout... Tout ça. » Elle haussa une nouvelle fois les épaules. « Je suis complètement paumée. D'abord tu me dis que Damien est là, ensuite tu m'embrasses et je... » La brune serra la mâchoire, baissant les yeux sur son verre toujours fermement ancré dans ses mains. « Je t'ai embrassée en retour. »
Elle reporta son attention sur son partenaire, le dévisageant longuement.« Eddie je... Je suis désolée. » Elle posa sa main sur la cuisse du brun, la serrant doucement. « Il va me falloir un peu de temps pour ressasser tout ça. »

La brune observa longuement son verre vide, le faisant lentement tourner entre ses doigts et jeta un bref coup d’œil à Eddie. « Et ouais, il est tôt mais je crois que je vais avoir besoin d'un autre verre. »


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« Je crois que c'est un peu tard pour ça non ? » fit-elle d'une petite voix. Elle ne le regardait même pas. Eddie espérait ne pas avoir accéléré les choses, avoir respecté le timing qu'il s'était imposé, mais l'impatience de Venom coulait aussi dans ses veines. Peut-être qu'il avait tout fait foiré. Peut-être que Léna ne lui appartiendrait jamais. Si tel était le cas, il serait contraint de résoudre le problème de manière beaucoup plus brutale, parce qu'il l'avait laissée être proche de lui. Si sa dévotion n'était pas complète, si elle n'était pas malléable à souhait, elle devenait dangereuse pour lui. Il devrait la tuer ; et Venom insisterait pour la manger, des pieds à la tête. Eddie secoua la tête à cette pensée, tristement. « Alors quoi ? » Il releva les yeux vers elle, et se confronta au regard, un peu plus déterminé, de Léna. « Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Qu'on fasse comme si de rien n'était ? Parce que je suis désolée... » Le rire qu'elle laissa glisser d'entre ses lèvres n'avait rien de sincère. « Mais je ne crois pas qu'on pourra faire comme si de rien n'était. »

Il voudrait bien se lever. Ses jambes le démangent et son cerveau est en ébullition. Il faut qu'il la rattrape. Elle est à deux doigts de partir, il faut qu'il la rattrape. Qu'il garde le contrôle, sans quoi elle va s'échapper, elle demandera un nouveau partenaire, le rayera de sa vie, et Eddie sera seul à nouveau. Venom sera seul à nouveau. Dans sa lutte contre Peter, dans sa quête de vengeance. Il n'aura pas de dévote, pas de confidente, pas de Léna. Cette idée lui est insupportable. « Je sais plus où j'en suis Eddie... » Il la regarde, l'écoute, et le cœur de Venom bat aussi fort que le sien. « Je sais plus où j'en suis, ok ? Je... Je sais pas ce que ça veut dire tout... tout ça. » Eddie boit d'une traite. « Je suis complètement paumée. D'abord tu me dis que Damien est là, ensuite tu m'embrasses et je... Je t'ai embrassé en retour. » Il a un faible sourire lorsqu'elle le regarde. Le baiser était quand même agréable. « Eddie je... Je suis désolée. » Il sent la mauvaise nouvelle arriver, comme on sent la pluie dans ses os. La main de sa coéquipière se pose sur sa cuisse. Il retient son souffle. « Il va me falloir un peu de temps pour ressasser tout ça. » Elle jette un regard à son verre vide, elle le serre et le desserre, puis ses yeux remontent vers Eddie, rieurs mais troubles. « Et ouais, il est tôt mais je crois que je vais avoir besoin d'un autre verre. » Il sourit. Sa main se mêle à celle de Léna lorsqu'il lui prend le verre, mais ça ne dure pas. Il se lève, remplit le sien et celui de sa partenaire à moitié, puis retourne sur le sofa. « Prends le temps qu'il te faut. J'espère juste que... J'espère que tu sais que tu peux m'en parler. Je suis là. » Il se pince les lèvres, boit une gorgée. « Je peux être moins présent, si c'est plus facile pour toi. Juste... Me raye pas de ta vie, s'il te plaît. » Il laisse un petit silence suivre ses dires. Venom dirait que c'est pour le dramatique. Eddie, c'est juste pour qu'il trouve ses mots.

Il penche la tête en arrière, finit cul-sec. « Tu sais quoi ? Termine en une rasade, et rentre chez toi. Prends une douche, repose-toi, puis appelle Damien. Il faut que tu le vois. T'en as besoin. » Eddie se lève. Venom se lèche les babines. « Tu me répètes depuis un petit moment que tu ne sais plus où tu en es avec lui. Il est là ! C'est l'occasion de mettre des mots sur tes sentiments. Finis ton verre, et je te mets à la porte. » conclut-il en riant. Elle saura quand elle le verra, c'est ce que Venom se dit. Elle saura qu'elle ne l'aime plus, qu'elle veut seulement Eddie – elle récupérera l'araignée aussi, mais ça, elle le découvrira bien assez vite. Le flic est convaincu qu'elle finira par larguer Damien si elle le voit. Cette conviction est euphorisante. Il le sent, c'est con mais il blâme ses sens d'araignée – ou la folie naissante au bout de son crâne. « Chop chop! Ne le fais pas trop attendre. Ne me fais pas trop attendre non plus ! » ponctue Eddie dans un sourire. Il embrasse Léna sur la tempe, un au revoir étrangement complice. Puis il retire son tee-shirt. « Il me faut une autre douche. J'ai encore du sang séché sur le torse. » Il tourne le dos à Léna. Il est plein d'assurance. Elle va le voir, elle va le larguer. Pas d'autre issue possible, right ? « Appelle-moi plus tard, Delacroix ! » fait sa voix dans le couloir. Puis la porte de la salle de bain se ferme, et le bruit de l'eau qui coule résonne dans l'appartement.


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Elle se sentait nulle. Nulle  et parfaitement ridicule.
Comment est ce que ça avait pu dégénérer à ce point ? Elle ne comprenait plus rien à ce qu'il se passait entre Eddie et elle.

La main d'Eddie se referma sur son verre, la tirant de ses pensées et elle secoua brièvement la tête avant de regarder le brun se lever du canapé pour aller remplir à nouveau leurs verres et se rasseoir à ses côtés. « Prends le temps qu'il te faut. J'espère juste que... J'espère que tu sais que tu peux m'en parler. Je suis là. » Elle resta silencieuse, se contentant de prendre son verre et de le porter à ses lèvres alors qu'il reprenait la parole. « Je peux être moins présent, si c'est plus facile pour toi. Juste... Me raye pas de ta vie, s'il te plaît. » Ça c'était plus facile à dire qu'à faire. Bien sûr qu'elle ne voulait pas le rayer de sa vie, couper tout contact avec lui mais... Elle allait devoir rester seule pendant un moment pour se remettre de tout ça.

Elle trempa légèrement ses lèvres dans le bourbon alors qu'Eddie vidait son verre d'un trait avant de reprendre la parole.
Décidément, il avait beaucoup de choses à dire malgré ce qu'il venait de se passer. « Tu sais quoi ? Termine en une rasade, et rentre chez toi. Prends une douche, repose-toi, puis appelle Damien. Il faut que tu le vois. T'en as besoin. » Léna écarquilla les yeux, la bouche légèrement entrouverte, ce qu'il venait de dire lui faisant l'effet d'une gifle. Parce qu'il était sérieux là ? Comment est ce qu'il pouvait balancer ça comme ça après ce qu'il venait de se passer entre eux ?
Elle avait vraiment du mal à comprendre sa psychologie... « Tu me répètes depuis un petit moment que tu ne sais plus où tu en es avec lui. Il est là ! C'est l'occasion de mettre des mots sur tes sentiments. Finis ton verre, et je te mets à la porte. » Il lâcha un éclat de rire qui acheva de la mettre mal à l'aise. Ok, on ne pouvait vraiment pas faire plus bizarre comme situation. Il avait raison, bien sûr et elle le savait mais elle ne pouvait pas se résoudre à partir comme ça après ce qu'ils venaient de faire. Ça n'était pas en esquivant le problème qu'ils arriveraient à avancer.

La brune voulu reprendre la parole mais Eddie fut plus rapide et la coupa dans son élan et reprenant sur un ton enjoué. « Chop chop! Ne le fais pas trop attendre. Ne me fais pas trop attendre non plus ! » Il ponctua sa phrase en l'embrassant sur la tempe et retira son t-shirt alors que Léna se retrouvait une nouvelle fois sans voix, immobile et parfaitement ridicule.

« Il me faut une autre douche. J'ai encore du sang séché sur le torse. » Il tourna le dos à la jeune femme, s'engageant dans le couloir pour se diriger vers la salle de bain. « Appelle-moi plus tard, Delacroix ! » Elle entendit la porte de la salle de bain se refermer et l'eau couler quelques secondes plus tard alors qu'elle était toujours immobile, assise sur le canapé, le regard perdu.

Qu'est ce qu'il venait de lui faire là ? Bordel mais... Ce n'était pas comme ça qu'on réglait les conflits ! Elle tourna son regard dans la direction de la salle de bain et hésita pendant quelques secondes à aller voir Eddie pour qu'ils s'expliquent vraiment mais à voir la réaction du jeune homme, ce n'était pas ce dont il avait envie et elle se doutait bien qu'il trouverait bien un moyen d'esquiver le problème.
D'un autre côté, il avait raison et elle ne parvenait pas à se persuader qu'aller voir Damien pour s'expliquer avec lui n'était pas la bonne solution. Il fallait qu'ils crèvent l'abcès, qu'ils sachent où ils en étaient et sa venue à New York était l'occasion rêvée de le faire.

Elle vida son verre d'une traite, grimaçant brièvement en sentant l'alcool lui brûler la gorge et se releva lentement du canapé tout en attrapant son sac à main pour se diriger vers la porte de l'appartement. La jeune femme l'ouvrit et lança un dernier regard en arrière, hésitant pendant une fraction de seconde à retourner voir Eddie mais se ravisa et s'engagea dans le couloir, claquant la porte dans son dos.
Non, les explications avec Eddie viendraient plus tard. Elle avait un autre problème à régler avant.


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